Avec Jean-Luc Mélenchon, la Kanaky-Nouvelle Calédonie sera indépendante !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et nous accueillons Mathilde Panot. Bonsoir à vous. Bonsoir.
On va parler dans un instant de cette tribune paru ce matin où Jean-Luc Mélenchon revient en détail sur cette promesse d'indépendance pour la Nouvelle-Calédonie. Mais d'abord, on vient d'entendre ces ces habitants, les difficultés qu'ils traversent. Ils n'arrivent pas à joindre les debouts.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment l'indépendance peut selon vous être la réponse à ces difficultés très concrètes d'emploi et de conditions de vie ? Eh bien, je crois que nous avions alerté l'année dernière lorsque nous étions venus avec Bastien Lachotud sur la bombe sociale qui allait éclater en Kan Nouvelle-Calédonie suite au passage en force sur le dégel du corps électoral. Il n'y a pas seulement eu euh suite aux événements du 13 mai 2024 morts, ce qui est beaucoup trop.
Il y a eu aussi tous les dégâts qu'on connaît, les destructions d'emplois qu'on a vu et donc des difficultés dont les gens nous parlent entre le problème de transport pour les habitants des îles, les problèmes de santé, le problème d'un chômage de masse et donc le passage en force a détruit et a mis à feu et à sang la Kanaki Nouvelle-Calédonie. Ce que nous nous proposons, c'est une paix durable avec une prévisibilité, y compris pour les les petits entrepreneurs, les petites entreprise. Et je le dis parce que lorsque nous disons indépendance au 1er janvier 2028, nous ne disons pas qu'après la France se lavera les mains de ce qui a été fait ici et notamment de la responsabilité de l'État.
Et donc au 1er janvier 2028, il y aura un plan d'accompagnement de la Kanaki Nouvelle-Calédonie avec un plan de réparation mais aussi un plan d'annulation de la dette. Sur combien d'années ? Ben sur les années qui seront discutées dans le cadre d'un accord d'association.
Pour expliquer, il y aura donc euh ce que nous nous voulons, c'est tourner la page de l'histoire colonial. Il se trouve que depuis les trois référendums, le 3è étant extrêmement contesté, nous l'avons contesté nous-mêmes, mais il n'y a plus de chemin vers la pleine souveraineté et la décolonisation. Donc, il faut créer ce chemin avec Jean-Luc Mélenchon.
Nous proposons que la Kanaki Nouvelle-Calédonie accède à son indépendance et qu'en tant qu'état souverain, libre de ses interdépendances, nous lui proposions un accord d'association avec la France. Bah, allons allons justement sur les référendums parce que c'est ce qu'il propose dans cette tribune paru ce matin dans Media Part avec ce titre sans ambiguïé. Effectivement, la Kanaki Nouvelle-Calédonie sera indépendante.
Il promet donc d'organiser dès l'année prochaine un référendum national avant une consultation locale. Alors, pourquoi demander à des dizaines de millions d'électeurs de l'Hexagone de se prononcer sur l'avenir d'un territoire sur lequel ils ne vivent pas ? D'abord parce que le peuple de France a son mot à dire et c'est une question aussi de sa dignité d'en finir avec le fait colonial qui persiste toujours en Kan Nouvelle-Calédonie.
On l'a vu notamment sur la question de la justice avec des prisonniers politiques déportés à des dizaines de milliers de kilomètres de chez eux et en non lieu lorsque l'affaire a été dépaysée. Donc le peuple de France a son mot à dire, mais je vais vous dire, c'est le modèle de 1988, c'est que pour pouvoir faire ce référendum local en décembre 2027, nous avons besoin du référendum national en terme juridique pour réouvrir une voie. Et la réouverture de cette voie prend l'inverse de ce qui s'est passé pendant les accords.
Les accords, c'était pendant 30 à 40 ans. On disait "On va préparer le pays à être peut-être indépendant selon la réponse qui est fait au référendum. Là, nous voulons faire l'inverse.
Nous voulons qu'il y ait l'indépendance et que la France accompagne par exemple pour former véritablement ce qui ne s'est pas fait. Vous savez qu'aujourd'hui il y a un commissaire Canac, il y a une juge Canac et seulement deux avocats Canac." Donc, il faut que la formation aille beaucoup plus vite ce que nous engageons à faire.
Mais Mathilde Panot sur cette histoire de référendum, est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe à combattre le dégel du corps électoral provincial au nom du droit des populations locales justement à décider de leur avenir, mais de faire voter encore une fois des dizaines de millions d'électeurs français qui n'ont aucun lien direct avec ce pays. En droit international, c'est à la puissance administrante de prendre l'initiative sur la décolonisation. Donc nous nous prendrons nos responsabilités pour respecter la parole qui a été prise par le peuple Canac en 1983 à Ninville Les Roch fait unique dans l'histoire le fait de partager son droit à l'autodétermination avec ce qu'on a appelé les victimes de l'histoire.
Nous engagerons des discussions dès l'élection de Jean-Luc Mélenchon avec les différents partenaires de la CANCKI Nouvelle-Calédonie sur un accord d'association et sur l'indépendance. S'il y a un accord, ce sera très simple. Les référendums permettront d'entériner cet accord.
Mais je le dis aussi, si comme à Deva, il y a un blocage qui met tout le pays dans l'impasse, l'État prendra ses responsabilités pour avancer avec les forces qui le souhaitent. Et là encore, nous offrons un horizon politique qui est une sortie par le haut de la situation que nous avons euh aujourd'hui. Mais et qu'est-ce que vous faites des non indépendantistes qui représentent la moitié des gens de ce territoire ?
Mais euh faire pays, c'est ça que nous proposons, c'est faire pays. Nous étions sur la stelle de Giibril. Nous avons eu l'honneur de nous recueillir devant la tombe de Jean-Marie Chibao, devant les 10 qui sont tombés dans l'embuscade de Yengen, il y a eu trop de morts.
Donc faire pays, qu'est-ce que ça veut dire ? Lorsqu'il y a eu à Deva une proposition d'accord, il y avait 2 ti3 des forces du Congrès qui étaient en accord avec une forme d'indépendance association. Quand on regarde les élections provinciales, il y a toujours 60 % des électeurs en plus dans une un océan d'abstention, 60 % des électeurs qui quand on additionne les résultats des partis qui étaient favorables à Devas qui se sont euh qui se sont portés justement sur des partis qui étaient favorables à une indépendance association.
Donc il y a une majorité pour avancer, pour faire pays et pour enfin réouvrir une nouvelle page pour la Kanie Nouvelle-Calédonie. ce que nous présenterons notamment euh demain au Meeting euh que nous aurons à Dumba dimanche. Effectivement, il reste néanmoins un fait démocratique.
Vous l'avez évoqué brièvement tout à l'heure, mais euh c'est en 2018 et en 2020 euh l'indépendance qui a été majoritairement rejetée. Euh et dans les deux cas pour le coup avec une participation supérieure à 80 %, ils ont été reconnus ces résultats. Le 3ème effectivement n'a pas a été contesté.
Mais pourquoi reposer selon vous la question maintenant ? Parce que la lutte indépendantiste ne s'arrêtera pas. et que quand je dis qu'il y a eu trop de morts et qu'il faut construire des solutions politiques, le 3e référendum a fait dérailler un processus de paix civile qui a été construit patiemment et l'a fait dérailler avec ensuite jusqu'au dégel du corps électoral qui a créé la catastrophe que nous avons devant nous.
Je le dis très solennellement ici avec nous le passage en force c'est fini. Nous n'enverrons pas la troupe ici en Kanaki, Nouvelle-Calédonie. Donc, il faut construire la paix.
Et vous avez la chance ici d'avoir euh des hommes comme euh Jean-Marie Chibaou qui ont permis par le travail qu'ils ont fait, la poignée de main, l'idée du destin commun qui permettent encore que nous puissions parler de paix. Donc, il faut prendre ses responsabilités. C'est ce que l'État fera si Jean-Luc Mélenchon emporte cette élection présidentielle.
Et en tout cas, c'est ce que nous faisons ici à la fois avec les parrainages et je remercie le FLNKS de nous parrainer mais aussi en nous adressant à l'intelligence des gens. Merci à vous Mathilde Panot d'avoir répondu à notre invitation ce soir.
Mathilde Panot