Manifestations du 24 octobre : "Il y a de quoi ne pas être très optimiste" (Yves Bourdilllon)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Les syndicats sont reçus à Matignon pour éviter des incidents lors des manifestations. Comment comptez-vous organiser ces rassemblements ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
Les syndicats ont-ils les moyens de venir en aide au gouvernement pour sécuriser les manifestations ?
- 1:28OuverteRéponse partielle
Sébastien Lecornu va tenter de trouver un compromis avec les syndicats. Quels sont les enjeux ?
- 2:07RelanceRéponse directe
Comment adapter le dispositif policier pour éviter les pillages ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Les syndicats peuvent-ils encadrer des cortèges spontanés ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Quelle est la position de la CGT sur la gestion des cortèges ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:14Fait
« nous on sait gérer une manifestation nos propres cortèges mais tout ce qui se passe à l'extérieur, c'est la responsabilité de l'État »
- 5:37Fait
« La vie chère et l'inquiétude quant à l'avenir est un et un sentiment de déclassement sont clairement au cœur des revendications »
- 6:58Chiffre
« En 5 ans, le coût moyen d'un panier alimentaire a déjà augmenté de 30 % dans la zone euro »
- 8:23Marie-Sophie Biné (CGT)Fait
« des millions de travailleurs et travailleuses ne peuvent plus vivre de leur salaire »
- 8:23Marie-Sophie Biné (CGT)Fait
« 100000 hectares de forêts sont partis en fumée parce que les pompiers n'ont pas de Canadair »
- 8:23Marie-Sophie Biné (CGT)Chiffre
« 8300 personnes sont mortes parce que Emmanuel Macron a fermé 45000 lits dans les hôpitaux »
- 9:04Marie-Sophie Biné (CGT)Fait
« on ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression »
- 11:52Chiffre
« le taux de d'intérêt sur les emprunts de du trésor français frôle les 5 % »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Richard, on voit que les sont reçus là, ils arrivent petit à petit à Matignon les syndicats parce que l'idée ça va être d'éviter que des incidents se produisent à nouveau et que ces manifestations ces cortèges soient enfin bien organisé et en concertation puisque c'était un reproche qui avait été fait à Sébastien Lecornu et Laurent Nunez. Oui, c'est pas seulement l'idée mais c'est un impératif. C'est il faut absolument que ces manifestations ces rassemblements, je sais pas comment les appeler d'ailleurs parce que c'est pas une manifestation, c'est des points de ralliement à la manière des gilets jaunes, c'est-à-dire des points de ralliement supposé être spontané mais si ça devait dégénérer, ce serait un deuxième échec énorme pour le gouvernement et pardon de le dire pour
la France dans la situation actuelle. Donc il faut impérativement que ça se passe bien. Est-ce que les syndicats ont les moyens de venir à la ? Est-ce qu'ils en ont ? On connaît le contentieux qui existe entre les syndicats et le macronisme si je puis dire pour parler généralement puisque depuis le début de la présidence Macron, ils ont quand même eu le sentiment d'être négligé voire directement affronté sur la question de la réforme des retraites, ils n'ont pas été écoutés, je pense notamment à la CFDT. Donc venir leur dire vous devez en quelque sorte sauver la France, c'est louable, peut-être vont-ils le faire et sans doute ont-ils envie de le faire parce que les syndicats sont par définition des organisations responsables. Mais avouez que la situation est quand même assez compliquée.
Votre regard Yves Bourdillon sur c'est justement le fait que Sébastien Lecornu reçoive les syndicats juste dans dans quelques instants. Et bien il va essayer de trouver un compromis sur alors à la fois la sécurisation de samedi mais ça c'est un peu compliqué parce que ce n'est pas clair si les syndicats vont s'impliquer beaucoup ou rester. sûr qu'ils sont à la manœuvre puisqu'on voit bien que c'est un mouvement qui naît sur les réseaux sociaux essentiellement le mouvement gilet jaune vient de dire déclarer qu'il participerait à aux manifestations. sont plutôt se focaliser sur le 5 novembre et ce samedi, c'est un peu confus, c'est-à-dire que le mouvement des gilets jaunes avec aussi beaucoup comme vous venez de l'évoquer des rassemblements spontanés qui sont plus
difficiles à sécuriser, c'est-à-dire que déjà samedi dernier quand c'était des cortèges bien cadrés, il y a eu quand même des des des pillages considérables parce que tout simplement les les casseurs et les black blocs au lieu de d'être comme c'est souvent le cas à proximité des cortèges qui ont été bien sécurisés opéraient dans des rues plus lointaines où les policiers n'étaient pas déployés. Donc il va falloir que le dispositif policier s'adapte d'abord qu'il soit beaucoup plus massif comme l'a dit le Premier ministre hier et puis qu'il soit plus plus mobile et déployé à d'autres endroits que juste les les lieux stratégiques et et les cortèges. C'est ça la difficulté pour samedi, il y a de quoi ne pas être très optimiste même si Ah oui, vous êtes pas ? Et ben disons que pour les pilleurs
c'est le gouvernement assure qu'il va tout faire pour que ça se passe bien. il est dans son rôle de prétendre qu'il va tout faire mais il faut reconnaître que les pilleurs ils ont en quelque sorte remporté des grands succès dans la première manche et donc la deuxième manche ils risquent de vouloir recommencer en se disant bah on avait pas grand monde en face de nous et donc ils vont être assez mobilisés et là c'est là où le rôle des syndicats ils sont assez bons les syndicats pour sécuriser les cortèges. Et ça ça s'est bien passé de ce point de vue là dans les cortèges organisés samedi. Maintenant la question c'est pour les policiers c'est au-delà dans les rues adjacentes ou dans des coins inattendus. Béatrice Julot c'est c'est bien la la complexité de ce de ce type de réunion,
c'est-à-dire que on le Premier ministre va avoir en face à lui des syndicats organisés capables de s'organiser qui savent qui savent créer des cortèges et encadrer des cortèges de façon j'allais dire propre pour que ça se passe bien mais en même temps ça n'est pas comme ça que ça s'organise cette c'est c'est c'est cortèges actuellement ces manifestations, On voit bien que ça monte sur les réseaux sociaux en ce moment ça part dans tous les sens. Donc il y a quand même un risque que les syndicats finalement ne puissent pas faire grand-chose face au risque de violence. Mais c'est pour ça que les syndicats attendent cette réunion de de ce matin pour voir s'ils vont participer à la manifestation de samedi, ils prendront leur décision cet après-midi.
Alors samedi dernier la CGT FSU avait rejoint les cortèges pour les manifs du 17 octobre et Marie-Lise Léon elle l'a très bien dit hein. Elle a elle a dit hier nous on sait gérer une manifestation nos propres cortèges mais tout ce qui se passe à l'extérieur, c'est la responsabilité de l'État et ça c'est pas à nous de le gérer. C'est ce qu'elle va redire ce matin à Sébastien Le Cornu pour le 5 novembre. Nous on gère nos cortèges mais tout ce qui se passe autour, c'est la responsabilité de l'État et c'est à vous de mettre en place toutes les forces de sécurité pour que tout ce qui se passe autour soit soit géré. Et là on voit les syndicats qui arrivent petit à petit à Matignon, on a vu
Cyril Chabanier là de la CFTC. On les a pas encore à l'image. On les a pas encore à l'image mais en attendant voilà, ils commencent ils commencent à arriver à prendre la parole les uns après les autres. Mais ce qu'ils veulent ce que ce que Marie-Lise Léon Chevet hein donc ce que Marie-Lise Léon a dit elle elle a dit nous on veut pas avoir une leçon de responsabilité de la part de Sébastien Le Cornu, on veut des réponses concrètes sur nos revendications sur nos revendications, sur les revendications aussi des lycéens et d'ailleurs elle regrette que les syndicats de lycéens ne soient pas présents ce matin. D'accord, vous avez raison d'ailleurs de parler justement des revendications des lycéens, des revendications vie chère de de ces 500000 manifestants qui ont
suivi les cortèges de ce weekend. La vie chère et l'inquiétude quant à l'avenir est un et un sentiment de déclassement sont clairement au cœur des revendications. Au-delà de cette terrible semaine, le gouvernement est inquiet car la situation économique ne s'arrange pas. On voit bien que l'inflation continue d'augmenter. Regardez ce sujet de Mathieu Rio. Depuis 15 ans, ce maraîcher vend ses fruits et légumes sur ce marché de la Somme. Au fil des années, il a remarqué une baisse du budget de ses clients. Les gens achètent moins ou font plus attention à ce qu'ils achètent. Les produits qui sont un petit peu plus chers, bien sûr, on renonce plus facilement, hein. C'est le cas de Claudine, retraitée, plus vigilante à chaque achat. Il y a quelques années, on regardait
moins, on regardait pas à se faire un un petit plaisir. Maintenant, c'est autre chose. On s'inquiète quand même parce qu'on ne sait pas jusqu'où ça va aller, hein. Un pouvoir d'achat qui pourrait être encore diminué. Selon des économistes de la Banque Centrale Européenne, l'inflation des produits alimentaires pourrait repartir à la hausse. Elle était de 1,3 % le mois dernier et pourrait atteindre 3,4 % au 3e trimestre 2027. En cause, la hausse des prix de l'énergie et des conditions climatiques extrêmes qui affectent certaines cultures partout dans le monde, comme le maïs cet été en France. D'après les experts, on va faire face à un super El Niño, c'est-à-dire qu'il y aura de très forts changements en terme de de climat dans les zones productrices, par exemple le riz
basmati, donc le riz pourrait augmenter très fortement dans les prochains mois. En 5 ans, le coût moyen d'un panier alimentaire a déjà augmenté de 30 % dans la zone euro. Donc Richard, on voit bien dans ce sujet les les les principales préoccupations des Français et puis le fait que finalement la situation économique [raclement de gorge] ne s'arrange pas du tout. Situation économique, comment pourrait-elle ? Même si la dette n'était pas à des niveaux records, même si la pression financière n'était pas très importante sur la France, de toute manière, le moment serait un moment de doute chez les entrepreneurs et un moment de doute chez les consommateurs. Vous imaginez bien, sauf peut-être des exceptions, que c'est pas dans une période comme ça aussi turbulente
d'abord que vous allez aller faire des courses, le shopping samedi, j'ai quand même des doutes dans un certain nombre de villes qui ont été sinistrées. Vous imaginez que les entrepreneurs, leurs achats, leur approvisionnement, ils vont faire attention parce qu'ils se disent que l'hiver va être très difficile. Donc et au-dessus de ça se rajoute ce qu'on sait, à savoir cette crise de la dette qui laisse la France. je place au direct, on on écoute Marie-Sophie Biné de la CGT. ministre, le gouvernement répond aux revendications sociales qui s'expriment depuis des semaines dans la rue, aux revendications des jeunes qui devraient être reçus ici avec nous, c'est un problème qu'il ne soit pas, aux revendications des travailleurs et des travailleuses qui n'ont jamais vécu un
tel déclassement. Aujourd'hui, des millions de travailleurs et travailleuses ne peuvent plus vivre de leur salaire. La situation, elle est extrêmement grave dans le pays. Nous sommes venus pour faire entendre les revendications des retraités qui n'en peuvent plus d'être traités comme des favorisés et qui refusent que leur pension soit gelée l'année prochaine. Nous sommes venus pour faire entendre les revendications des fonctionnaires, des agents publics qui tirent la sonnette d'alarme, qui disent que depuis 10 ans leur pouvoir d'achat a baissé de 20 % qui disent que les services publics n'ont plus les moyens de fonctionner et que ça met notre pays en danger comme on l'a vu cet été où 100000 hectares de forêts sont partis en fumée parce que les pompiers n'ont pas de Canadair et
n'ont pas de camion où 8300 personnes sont mortes parce que Emmanuel Macron a fermé 45000 lits dans les hôpitaux. Voilà ce que nous allons dire et demander au gouvernement. Nous allons lui dire, pour résumer, qu'on ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression. On répond à une mobilisation sociale par des réponses politiques aux revendications. On fera aussi un point sur le maintien de l'ordre avec un point fait par Laurent Nunez qui craint des des casses et des nouveaux dommages pour samedi. Est-ce que vous partagez ces ? Nous allons dire au gouvernement que nous savons sécuriser nos manifestations et donc chacun fasse son travail, nous sécurisons nos manifestations qu'il s'occupe du maintien de l'ordre. Au revoir.
Et bien voilà que le gouvernement apprenne à faire du maintien de l'ordre et qu'il apprenne à gérer effectivement son ses ses forces de l'ordre et c'est la phrase de Sophie Binet qui juste avant avait évoqué les principales revendications des manifestants, je vous rappelle 500000 manifestants dans des cortèges qui se sont passés tout à fait pacifiquement en samedi dernier, donc ceux-là aussi il faut les entendre dit Sophie Binet. Oui alors il faut reconnaître c'est assez cynique mais que pour les syndicats il y a une fenêtre d'opportunité, il y a face à eux un gouvernement qui est qui a désespérément besoin de leur contribution et de leur aide pour le maintien de l'ordre et pour canaliser les manifestations, ils ont des revendications qui n'ont pas été satisfaites, ils vont tout faire pour
essayer de les pousser. Alors après est-ce qu'ils peuvent obtenir ? N'oublions pas que la réponse qu'ils obtiendront sera quand même un peu une réponse je dirais artificielle puisque ce gouvernement ne sera plus aux manettes à partir de avril de l'élection présidentielle et sans doute même avant puisque tout sera gelé, mais pour les syndicats il y a c'est le moment d'arracher des victoires symboliques et c'est le moment de prouver et là il y a un point d'orgueil qu'on peut comprendre, de prouver à Emmanuel Macron que les mettre hors du coup pendant ces deux présidences c'était une erreur stratégique majeure. Votre regard Yves Bourdillon. Les syndicats aussi sur le pouvoir d'achat et il faut reconnaître que notamment la composante carburant avec une flambée du prix de l'essence de 28 %
depuis janvier qui est liée à la à la guerre du Golfe et avec la flambée du prix du baril, c'est assez légitime. Je vous interromps une seconde, on voit je pardon excusez-moi on voit tous ces effectivement ces représentants syndicaux qui vont rentrer là à Matignon puisqu'ils sont reçus par le Premier ministre. Allez-y. Et bien c'est-à-dire que les syndicats dans ces cas-là, ils formulent généralement la la la la formule clé, c'est il faut sortir par le haut, une réponse politique. On peut décoder pour dire il faut trouver un chèque, enfin il faut trouver des moyens d'augmenter le pouvoir d'achat des gens, soit via l'augmentation du SMIC, soit la hausse du prix de l'indice des fonctionnaires, soit d'autres mesures. Le problème étant que le chiquier est vide, c'est-à-dire
que le gouvernement n'a n'a n'a plus les moyens de distribuer beaucoup d'argent. La situation des finances publiques est catastrophique avec un budget qui va être très très difficile à voter, qui sera voté par on ne sait quel artifice constitutionnel sans doute. Et donc le gouvernement ne peut pas, alors que d'habitude on a un peu des marges de manœuvre pour calmer le jeu et et quand il y a des crises sociales, on l'a vu quand il y avait les les les gilets jaunes dans 2018, là euh le gouvernement est sous la surveillance des marchés financiers internationaux. Il est entre le marteau et l'enclume. Je rappelle juste que l'OAT, c'est un terme un peu technique, le taux de d'intérêt sur les emprunts de du trésor français frôle les 5 % qui montre une prime de risque pour
les investisseurs internationaux qui hésitent désormais, sauf rémunération 5 %, ça commence à être cher pour prêter à l'État français. Votre regard Béatrice Jolo. Alors moi je retiens une phrase de Sophie Binet, elle a dit on répond à une mobilisation sociale par des réponses politiques. Donc elle attend ce qui veut dire qu'elle attend bien de Sébastien Lecornu. attend ? Et ben elle attend euh des réponses sur qu'est-ce qu'on fait du SMIC, on demande d'une augmentation du SMIC, on demande une augmentation générale des salaires, on veut un dégel du point d'indice des fonctionnaires, c'est pas du tout ce qui est prévu dans le projet de loi de finances. Donc Sébastien Vous croyez qu'elle va pardon, vous croyez qu'elle va là à cette réunion qui est une réunion sur la sécurité faire
valoir ses son ses ses ? Est-ce que ça va être une négociation ? Genre vous nous vous acceptez certaines choses et en échange de ? Bah on vous on vous aide à mieux vous encadrer, à gérer ces ces ces mouvements ? euh je pense je pense euh je pense pas que qu'on va être dans dans ce timing-là. Non non. Le bras de fer, il va être pour un peu plus tard. Sébastien Le Le Cornu l'a dit, les discussions avec les syndicats euh et Jean-Pierre Farandou, ce sera pour euh un peu plus tard. Il va peut-être euh voilà, donner euh une feuille de route, mais après les discussions, ça se poursuivra plus tard avant la fin de des discussions sur le projet de loi de de finances. Mais en tout cas, Sophie Binet euh et euh les autres syndicats ont bien l'intention de
dire à Sébastien Le Cornu, il va falloir trouver des solutions, trouver de l'argent euh pour répondre à nos revendications et aux revendications des lycéens, parce qu'elle l'a bien redit. Elle l'a bien redit, euh "Nous déplorons l'absence des syndicats lycéens. Ils devraient être là aujourd'hui euh puisque Édouard Philippe est là et il va nous faire une synthèse euh des revendications sur les sur la plateforme." Alors justement, euh vous avez raison de signe de de de noter qu'effectivement les syndicats vont ont des revendications. Ils sont là aussi peut-être pour donner un coup de main au gouvernement parce que ce gouvernement, il est dans une situation extrêmement complexe avec ses ses ses nouvelles manifestations qui arrivent samedi. Et justement, François Hollande, le presque
candidat, on peut dire euh qui était entendu qui était chez nous ce matin, euh s'est exprimé et et sur France Inter, il s'est exprimé et il il a expliqué à quel point effectivement la situation était complexe pour le gouvernement. Écoutez-le. Jamais nous n'avions connu euh ce type d'excès, d'exactions et euh vraiment de de violence contre l'État et aussi de vol, parce que d'une certaine façon, il y a deux sortes de mouvements. Il y a le mouvement bien sûr des lycéens ou de ceux qui venaient pour défendre le le pouvoir d'achat et puis à côté, mais je dis bien à côté, parce que c'était même plus dans la manifestation, ce que j'en ai vu en tout cas, c'était les mouvements ultra-violents et les casseurs et les voleurs.
Richard, le le François Hollande résume assez bien la situation. C'est d'un côté des manifestants et qu'on va retrouver certainement samedi qui était là pour faire valoir leurs revendications de façon totalement pacifique et d'un autre côté, effectivement, les casseurs et les voleurs, dit François Hollande. Euh, c'est ça va se jouer comme ça sur ces deux pieds, hein, c'est ce qu'on attend encore samedi. Oui, alors, je suis pas sûr, quand on regarde les images, alors moi j'étais place de la République, j'en suis parti samedi vers 16h, donc on était au tout début des affrontements qui étaient déjà très sévères entre euh les jeunes euh habillés de noir, je les appelle comme ça parce qu'à ce moment-là ils étaient pas encore ni casseurs ni pillards, ils étaient euh face à la police euh et euh
et les forces de l'ordre. Il me semble quand même qu'à certains moments il y a eu de la porosité entre les les les manifestants d'une part et notamment les plus jeunes et les casseurs. Je suis pas sûr que la frontière était aussi étanche que le dit François Hollande. Quand vous regardez le spectacle, les images qu'on a eues d'un certain nombre de rues qui ont été pillées, les je pense à des images que j'ai vues à Lille, les jeunes qui sortaient les jeunes qui sortaient euh des magasins euh les bras remplis de différentes choses, ils ils étaient pas tous vêtus de noir, ils étaient pas tous, entre guillemets, pilleurs professionnels. Ça, c'est la première remarque. Malheureusement, il y a eu peut-être un effet de contagion parce que effet d'opportunité à un moment
donné où il y a une vacance d'autorité. Après, là où il a raison, François Hollande, c'est que il va falloir deux dispositifs policiers. Et c'est là où ça devient très complexe. Il va falloir un dispositif qui sécurise les rues susceptibles d'être à nouveau attaquées par les pillards qui fonctionnent maintenant, on l'a compris, en bande, qui se ruent sur un emplacement précis, qui cherchent à créer une brèche et ensuite à piller. Et il va falloir un dispo Alors, ce dispositif de sécurité, ? Est-ce qu'il va être en amont, au ? Est-ce qu'il va être à ? Je ne sais pas. Et il va y avoir un dispositif de sécurité nécessaire pour le cortège. Ça fait beaucoup de choses à gérer en même temps de la part d'un gouvernement qui a prouvé euh qu'il était pas très efficace le weekend dernier.