Macron en Afrique : « une fin de règne interminable »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
US et vous nous avez rejoint Mario Maréchal. Bonsoir. Bonsoir.
Député européenne l'énorme écho. On va parler évidemment des événements en France, mais d'abord les événements internationaux qui ont un tel retentissement ces images de guerre. Trump qui fait évoluer ses ses portesavion pour montrer la la puissance américaine.
Est-ce que c'est notre guerre ? Non, ce n'est pas notre guerre. De fait, je crois que personne n'a le souhait d'entrer en guerre avec l'Iran, en particulier dans les circonstances actuelles.
D'autant plus que pour que nous puissions envisager un jour d'être partie prenante de ce conflit, encore-il fallu que les Américains décidassent de nous associer, ce qui n'a jamais été le cas puisque nous avons eu un certain nombre de buts de guerre évolutif et et ératique. On a commencé par nous expliquer ce qui d'ailleurs pouvait faire consensus, qu'il fallait évidemment bloquer le processus de de comment dire nucléaire iranien. Mais il a été décidé par les Américains de faire comment dire de de mettre en place des assassinats ciblés sans nous en informer en en amont.
Puis ce but de guerre est devenu la volonté de faire tomber le régime, ce qu'il a été beaucoup plus hasardeux parce qu'évidemment on ne fait pas tomber un régime avec des bombes et des avions. Il faut des soutiens sur place. C'est là, je crois que tout le monde s'accordait à dire que et bien le Paris était fragile.
Et puis maintenant, il s'agit de limiter la case sur le D3 d'Ormuse et d'accélérer son son déblocage. Donc c'est vrai qu'à partir de là, les buts de guerre n'étant pas clairs, la communication et l'association américaine n'étant pas voulu, pas de raison aujourd'hui que la France s'engage plus directement dans ce conflit, même si ça ne veut pas dire qu'elle ne fait rien puisque nous avons pris nos dispositions et à juste titre pour faire valoir comment dire l'application des accords de défense que nous avons avec chiffre, que nous avons avec le Qatar, que nous avons avec les émiss. Vous avez la dent très dure pour Trump.
Moi je suis frappé de voir alors madame Méloni, vous êtes de la même mouvance que Madame Mélonie en Italie a fait a eu cette évolution aussi. C'est-à-dire, elle était très proche, pas 100 % mais assez proche de Trump et là elle est très dure et c'est c'est réciproque. C'est votre cas aussi.
J'ai toujours eu une approche, on va dire pragmatique et nuancée à l'égard de Donald Trump. Ça veut dire qu'il y a le Trump intérieur avec qui je partage évidemment de nombreux combats dans la lutte contre l'immigration clandestine sur le narcotrafic dans le face au wisme. Voilà, il y a pas de débat là-dessus et évidemment il y a des combats culturels et politiques que nous partageons.
Et puis il y a le le Donald Trump extérieur si je puis dire qui défend sa vision des intérêts américains. Intérêts américains qui ne sont pas toujours alignés sur les intérêts français européens. Ça ne date pas d'hier hein, mais bon, il n'y avait que les élites européennes pour ne pas s'en rendre compte.
Quand c'était la gauche américaine au pouvoir, il fermait les yeux surtout hein. Vous vous souvenez l'amende BNP Paribas, l'affaire halstom, l'espionnage massif des dirigeants européens, l'affaire occus, tout ça ne leur posait absolument aucun problème. Bon voilà, il se trouve qu'aujourd'hui c'est Donald Trump, donc il redécouvre comme par magie, ce qui n'est pas mon cas, euh l'autonomie, l'indépendance, la puissance et d'une certaine manière, tant mieux.
Voilà. Maintenant, en ce qui concerne la politique étrangère de Donald Trump, il est évident que une fois de plus, les intérêts américains ne sont pas toujours alignés avec les nôtres. Et en l'espèce et et sur ce conflit en particulier, c'est vrai que les les changements de pieds et la communication à la fois spectaculaire et relativement illisible rend d'autant plus compliqué un positionnement, on va dire très impliqué de la France.
C'est un empire. les États-Unis, votre grand-père Jean-Marie Le Pen, vous avez fait un livre très très marquant sur votre grand-père à une phase très atlantiste, hein. Il était très atlantiste contre les soviétiques et après très critique sur les Américains.
Votre mouvement, vos mouvements, cette histoire-là. Vous aujourd'hui, ce que vous dites, l'empire américain est dangereux. Ce qui ce qui est logique, si vous voulez, c'est que au moment où le monde libre s'opposait euh à l'URSS et au communisme, il m'a paraissait logique euh qu'il puisse y avoir une une attache toute particulière faite au monde occidental et au monde libre auquel nous appartenons toujours d'ailleurs, me semble-t-il.
Il est vrai que les aventures euh ensuite dans les décennies qui ont suivi en Irak, en Afghanistan, bien sûr ont été plus critiquables et ont conduit à une prise de distance. Euh maintenant, une fois de plus, euh le sujet étant toujours de savoir euh comment de nous devons nous comporter nous et les leçons que nous devons tirer de cette situation. Et il me semble que la première des leçons à tirer euh et moi pour moi, elle n'est pas nouvelle.
Elle est nouvell pour un certain nombre de mes de partenaires, mais elle est pas nouvelle pour moi, c'est que nous ne pouvons pas dépendre euh sur le plan militaire et donc d'une certaine manière diplomatique euh d'un pays euh aussi allié soit-il euh qui euh et bien a des intérêts divergents des nôtres euh et a une comment dire une une zone d'influence différente de la nôtre, à des méthodes différentes de la nôtre. Euh et donc de ce point de vue-là, c'est le moment, me semble-t-il, d'accompagner cette idée qui commence à fleurir, hein, il faut bien le dire, auprès des des dirigeants européens, qui est celle d'un pilier européen de l'OTAN, c'est-à-dire la le le fait de conforter bien sûr une alliance, un accord de défense avec les États-Unis, mais qui ne revient pas à une dépendance, comment dire sur le plan matériel, sur le plan réglementaire, je pense notamment la réglementation ITAR et sur le plan du commandement tel que fonctionne aujourd'hui l'OTAN. Trump va-t-il trop loin ?
Regardez l'image. Vous êtes une catholique pratiquante he beaucoup de catholiques américains notamment européens ont été un peu quand même un peu un peu horté même chez ceux qui aiment bien Trump ou qui aiment bien Trump. Cette image là, il a prétendu qu'il savait pas que c'était Jésus et cetera.
Ça vous a choqué ? Oui, moi évidemment je suis mal à l'aise quand il s'agit d'instrumentaliser l'image en l'occurrence divine ou même les textes parfois bibliques pour justifier sa propre politique, ce qui peut être la tendance d'une partie de l'administration de Donald Trump. Mais ça ça vous a personnellement heurté cette image là ?
Bah personnellement heurté. Bon, il en faut beaucoup mais en tout cas ça m'a ça m'a dérangé pour une raison simple, c'est que il me semble qu'en l'espèce sur le cas iranien le pape en tant que chef spirituel chef de l'Église catholique en plaidant pour un chemin de diplomatie, de négociation, de paix, de protection de la vie évidemment des citoyens et dans son rôle. Voilà et donc la la réponse rugueuse de Donald Trump à la fois d'ailleurs au sujet du pape et à l'égard de Georgia Meloni qui pour des raisons bien évidente y compris sur le plan, j'ai envie de dire quasiment culturel puisque le Vatican, vous l'autez bien en Italie compte encore peut-être davantage que pour nous.
La réponse qu'il a faite également à l'égard de Georgia Méloni était, me semble-t-il, à la fois disproportionnée et très indélicate. Marion Maréchal, la polémique s'allume entre vous et Bali Bagailloko. Elle se elle se poursuit par un peu par comment dire par une forme de rouleau.
Vous aviez dit, euh c'était sur France 2. Monsieur Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis, a plus de chance d'être un descendant d'esclavagiste que moi puisque'en l'occurrence, il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquaient jusqu'au 20e siècle l'esclavage de manière structurelle. réponse euh sur Twitter tout à l'heure de de Bali Bagayoko extrêmement euh développé.
Il dit "Je suis profondément choqué que madame Maréchal en arrive à m'attaquer personnellement." Il dit insulte qui m'est adressé euh il dit que vous assignez des élus à leurs origines réelles ou supposées. Il reconnaît que l'histoire les mémoires historiques sont multiples.
Mais il dit "En France, nous avons la responsabilité de regarder lucidement notre propre histoire, celle de la traite négrière." Le le culot de monsieur Bali Bagayoko est sans borne. Voilà.
Je ne peux pas dire autre chose puisque en réalité il fait un texte très développé mais il ne répond sur rien. C'est dire qu'à aucun moment il ne fait ne serait-ce qu'une allusion à la traite en effet interrafricaine qui a fait 14 millions d'esclaves, je le rappelle, à la traite araboom-musulmane qui a duré plusieurs siècles et qui en a fait 17 millions, c'est-à-dire chacune plus que la fameuse traite transatlantique. Donc il ne répond pas là-dessus.
Il m'accuse de le renvoyer à ses origines alors que lui-même sur Radio Nova a expliqué qu'il était extrêmement fier d'être de d'ascendance. euh malienne et en l'occurrence venu de la noblesse malienne. Et là, je ne fais qu'un raisonnement factuel. dire le raisonnement factuel, c'est que la noblesse malienne euh pendant jusqu'au 20e siècle a pratiqué en effet l'esclavage euh de manière structurelle au point d'ailleurs même qu'un rapport de l'ONU de 2021 continuait de dénoncer la persistance chez les descendants de ce fonctionnement d'esclavage.
Et donc, j'ai simplement fait une réflexion tout à fait juste qui était de dire qu'il a plus de chance en effet lui de descendre en effet de famille d'esclavagist que moi qui suis moitié normande et en l'occurrence moitié bretonne, descendant d'ouvriers agricoles de bouché et de pêcheurs. Et voilà, je comprends que ça lui soit désagréable. Mais la réalité de monsieur Bali Bagayoko, c'est que son son accusation à mon encontre et à mon endroit est d'autant plus injustifiée que c'est un homme qui passe son temps à trier les gens en fonction de leur couleur de peau.
Je rappelle que il y a encore quelques à peine quelques jours, il a expliqué parce que finalement le sous-texte commence à devenir le texte beaucoup plus clair que le grand remplacement en fait c'était le remplacement des couches blanches. Voilà les couches blanches c'est c'est vous et moi. de la même manière que quand il est en plateau face à monsieur Apati, il dit vous et moi.
Voilà donc c'est un homme qui a une lecture profondément racialiste des rapports de force politique. Donc je trouve sa réponse oui particulièrement culottée. Cela étant chacun sa croix là il y a évidemment une traite esclavagiste en Afrique mais il y a évidemment aussi eu la traite esclavagiste est-ce que il ne s'agit pas de la nier.
J'ai bien compris. Il s'agit de ne pas de de faire comment dire d'avoir une approche qui soit une vraie approche d'apaisement et de réconciliation des mémoires mais sans triélectif parce que s'il y a un triélectif ça veut dire qu'il y a un objectif politique biaisé. Quand madame Tobira, je crois que c'est dans le monde va jusqu'à dire il faut on n pas fini avec ce sujet-là, c'est-à-dire par exemple l'indemnisation, les dédommagements, une forme de réparation morale voire financière de ce qui a été fait aussi par la France.
Non, mais madame Tobira euh elle est en effet à l'initiative euh d'une loi sur la commémoration euh de de enfin de la reconnaissance de l'esclavage comme un crime contre l'humanité qui a ensuite donné lieu en effet à la mise en place de cette de cette commémoration. Et elle disait à l'époque, ce qui était quand même révélateur de l'état d'esprit, qu'il ne fallait pas parler de la traite arabo-musulmane parce que c'était faire peser, je cite quasiment au mot près, c'était faire peser un poids trop lourd sur les épaules des jeunes arabes. Voilà.
Par contre, en ce qui concerne la traite transatlantique européenne, je constate que le poids n'est jamais assez lourd. Euh voilà, pour les coupables que nous sommes. En revanche, le le statut de victime ne nous est jamais accordé parce que je rappelle que par ailleurs, parmi les victimes de l'esclavage, il y a eu notamment les rasias en Méditerranée qui a été commis à l'encontre de plus d'un de million d'Européens et qui sont des victimes oubliées, balayées.
Donc moi, je considère l'esclavage comme une ignominie. Je note d'ailleurs qu'il y a encore des formes d'esclavage he qui continuent à exister aujourd'hui euh en Afrique, un esclavage aussi du travail sous certaines formes au Qatar. Euh et et que donc nous ferions bien un de dénoncer l'esclavage qui continue de perdurer et de une fois de plus d'accepter que toutes les mémoires euh puissent être euh comment dire euh commémoré et toutes les souffrances puissent être commémorées.
Est-ce que paradoxalement vous vous retrouvez avec Bali Bagayoko ce quand il dit ben l'identité, l'origine compte, ça a été au fond une grande partie de l'histoire de vos mouvements, votre histoire aussi vous az toujours dit mais contrairement à ce qu'il disent tout se mélange, peu importe l'identité et cetera, l'origine oui l'identité compte quand il dit par exemple il y a il y a une certaine le fait d'être de Saint-Denis les gens de Saint-Denis, il faut pas qu'il soi remplacé par une gentrification un peu un peu générale. Oui. Enfin, je note d'ailleurs que il considère que donc Jordan Bardella qui est né et a grandi à Saint-Denis ne n'est pas reconnu comme de de son point de vue comme un habitant légitime de Saint-Denis.
Donc j'imagine que c'est parce qu'il est blanc. Je ne sais pas. Je je j'essaie de comprendre en fait la logique de monsieur Bali Bagayoko.
Je crois qu'il y a absolument rien de comparable entre le combat qui est celui de la Rate nationale depuis toujours qui est attaché à la défense, à l'identité, à la culture du pays qui accueille. Voilà, parce que moi je considère que c'est à celui qui vient de se plier au mœurce, à la culture et au code du pays d'accueil, non pas à la société accueillant de s'adapter au mœur venus d'ailleurs. Donc ça ça me paraît légitime.
Et moi, excusez-moi, je n'ai pas comme carburant électoral euh comme c'est le cas aujourd'hui de la France insoumise, un carburant toxique. Le carburant toxique, c'est quand même l'instrumentalisation du ressentiment post-colonial. C'est l'instrumentalisation de la frustration économique et matérielle revancharde dans certaines cités.
C'est le racisme antifrançais et antiblanc totalement décomplexé. Vous allez me dire qu'avec ce carburant-là, ils ont vocation à mettre en place un projet bienveillant, inclusif euh je ne le crois pas une seule seconde. Et et donc une fois de plus, je tiens à rappeler à monsieur Bali Bagayoko et à tous ceux qui l'entourent et qui nous expliquent qu'il met en place la Nouvelle France qui se veut donc de ce que je comprends de toutes leurs déclarations, sans et contre le peuple de souche que oui, je suis navré de vous dire que je considère que aujourd'hui c'est la culture française comment dire d'origine qui est installée ici et qui a fait ce pays qui a un droit de presséance sur toutes les autres. ces questions d'origine, est-ce qu'elles reviennent qu'on soit pour vous contre vous, pour Bagayoko contre Bagayoko ?
On voit à quel point ça revient de tous les côtés la polémique entre Mbappé et Bardella, je sais que c'est c'est Kinan Mbappé qui parlait. Je sais quelle conséquence ça peut avoir pour mon pays parler de la possibilité que le Rassemblage national prenne le pouvoir. Réponse de Jordan Bardella.
Et moi je sais ce qui arrive lorsque Kyan Mbappé quitte le PSG, le club gagne la Ligue des Champions et peut-être bientôt une deuxième fois. Voilà, on voit monter de tout côtés de nouveau cette idée, voilà, la entre guillemets la France blanche et la France issue de l'immigration. Oui, enfin là, je crois pas tant que ce soit de cela qu'il s'agit.
D'ailleurs, j'ai trouvé la réponse de Jordan Bardel excellente par ailleurs, mais et non, je crois que là, il s'agit surtout de l'illégitimité d'un d'un avis politique venant de quelqu'un qui ne vit pas en France, qui ne paye pas ses impôts en France et qui et fait partie du fait de son talent. ne lui enlevons pas ça mais de d'une partie de la population particulièrement privilégiée et qui s'autorise à venir donner des leçons politiques et morales à des millions de français qui sont parfois dans une extrême précarité, voilà, ou qui vivent l'insécurité à grande échelle euh ou qui vivent la détresse civilisationnelle comme une angoisse existentielle et qui se fichent pas mal de ça parce qu'il se sent finalement assez peu concernés par l'avenir de son pays. Donc donc enfin de toute façon ça c'est le préalable à mon avis de des grandes comment dire tribunes que nous aurons des artistes des cinéas des du monde des de la culture des écrivains, des sportifs.
Est-ce que ça marchera ? Avouez que le ce plafond de verre il a marché. C'est-à-dire que élection après élection, malgré tout la dernière marche a été dure pour vous, pour le RN, pour Marine Le Pen, pour Jordan Bardella au législative, au présidentiel qu'on approuve ou non voilà comme vous dites les artistes une partie des médias et cetera, à chaque fois le plafond de verre existe.
Pourquoi ça changerait ? Non mais s'il y avait un plafond de verre, c'est qu'il n'y aurait pas de progression. Or, indéblement, d'élection en élection, il y a des progressions et la démonstration aux dernières municipales euh est telle qu'il y a pas moins de 70 villes qui sont passées.
Donc non, moi je crois que justement cette cette moraline ambiante d'une partie de gens euh qui se croient autorisé à donner des leçons aux français est de moins en moins efficace. Dans quelques instants, Pascal Perry va nous rejoindre puisqu'on va parler aussi des liens entre pas seulement l'immigration mais l'économie en général. Écoutez Emmanuel Macron dans son voyage en Afrique, la la dimension culturelle aussi quand il dit "Le français aujourd'hui, l'épicentre du français n'est plus sur les bords de la scène, c'est son expression, il est au Congo." Ces mots voyagent parce que cette langue voyage et je l'ai souvent rappelé, l'épicentre aujourd'hui de la langue française est sur les bassins du fleuve Congo.
Elle n'est pas sur les quais de la scène parce que c'est là qu'il y a le plus de locuteurs. Mari Maréchal, j'ai noté votre imparfait du subjonctif tout à l'heure. Des Sidas.
Alors, est-ce qu'il a raison le président de la République ? C'est la vérité statistique. C'est Je sais moi franchement je vous assure, je vois ces images et pour moi c'est une fin de règne interminable.
Alors interminable. Alors, ils contentent d'avoir totalement effondré l'influence française en Afrique. On va pas revenir sur le bilan en Afrique francophone, on a un président de la République qui va faire le pitre et qui nous fait un florilège de déclarations plus dingues les unes que les autres.
Donc, on a en effet le fait que Doren avant donc ça n'est plus la France qui est l'épicante de la langue française he donc ce sont les rives du Congo. On a compris une autre déclaration explo statistiquement ça n'est pas fou. Statistiquement, vous avez vu, je crois qu'il y a 65 % des gens qui parlent français maintenant qui sont en Afrique.
Enfin, jusqu'à preuve du contraire, l'Académie française qui fixe encore les règles du fonctionnement de langue française est à Paris. Voilà. Bon, et accessoirement, c'est le peuple qui a fait émerger cette langue-elà.
Donc, première chose. Deuxième chose, il explique qu'il y a, je cite, des millions et des millions de personnes en France qui sont 100 à la fois 100 % français et 100 % africains. Il s'en félicitent, il trouvent ça merveilleux.
Euh il ajoute que euh toutes les familles qui parlent arabes en France sont une chance pour la France. Voilà. Donc moi, j'en tire la conclusion quand je vois tout ça qu'en fait, il y a eu Mitteran et la France-Afrique et puis il y a Emmanuel Macron et la France africaine.
Et je dis ça sans provocation. C'est-à-dire que on est face à un homme qui normalement en tant que président de la République devrait avoir pour mission d'aller porter l'influence française en Afrique et qui au lieu de ça va faire l'apologie de l'influence africaine en France, des mœurs africaines, de la langue arabe, de voilà. Et et je trouve ça euh je je suis sûr d'ailleurs que son public lui-même est est peu réceptif à cela euh parce que les peuples africains tous tels qu'ils sont sont fiers de leur identité et je pense doivent être assez démunis face à cette espèce d'obsession diversitaire de ce président qui ne cherche qu'à faire disparaître de la culture française dont il ni même d'ailleurs les existences l'existence on s'en souvient en en 2017 en l'occurrence dans sa campagne.
Mario Marchal, je vais passer la Pasc la parole à Pascal Péri, mais pour l'introduire, président de la République, il parlait des médecins algériens dont les hôpitaux, disait-il ont besoin. Il disait : "Ceux qui nient cette réalité sont des maboules. Est-ce que vous vous classez dans les maboules ?" Oui, je voilà.
Bon, une fois de plus, il a il a toujours des termes qui me semblent très inappropriés. On a un président de la République qui manifestement se satisfait hein de la dépendance bah médicale en l'occurrence qui est la nôtre puisque la France n'est même plus capable de former suffisamment ses médecins. Je note d'ailleurs au passage qu'il a le souhait de faciliter euh comment dire le le le passage des médecins étrangers vers la médecine française. aujourd'hui, vous savez, un diplôme d'équivalence, un test de connaissance qu'il souhaite alléger, ce qui est quand même très inquiétant pour la sécurité sanitaire euh aujourd'hui des Français parce que le niveau de formation euh dans un certain nombre de pays extraeuropéens est très loin d'être équivalent au niveau d'exigence du diplôme médical français.
Donc, c'est vrai que c'est quand même un sujet. Et puis une fois de plus, ça me semble être un une diversion parce que en fait, on parle beaucoup d'immigration de travail, on va sûrement y revenir, mais l'immigration est-ce qu'on en a travail, est-ce qu'on en a besoin ? Alors précisément, je je prendre le cas de de l'Espagne.
Bonsoir madame Marichol. D'abord le cas de l'Espagne qui vient de régulariser 500000 personnes. Souvent d'ailleurs venus d'Amérique du Sud, c'est des gens qui travaillaient.
L'Espagne comme nous est confronté à un choc démographique, c'estàdire qu'il nous manque des actifs. Pourquoi est-ce que nous ne ferions pas la même chose ? Alors, j'allais y venir parce qu'en fait, on parle beaucoup de l'immigration de travail en France et légitimement à ceci près que 86 % de l'immigration aujourd'hui en France n'est pas de l'immigration.
C'est vrai. 86 % ça veut dire que 86 % de l'immigration qui rentre dans notre pays c'est de l'immigration familiale, c'est de l'immigration étudiante, c'est de l'immigration sanitaire et 14 % c'est 15 % l'immigration de travail. Mais est-ce que il ne faut pas réorienter l'immigration française, accueillir des gens qui viennent pour travailler uniquement pour travailler ?
Donc on parle de 15 % des gens. Ensuite, il y a quand même une chose qui m'interpelle. Ça veut dire avant de recourir à cette immigration de travail dont on sait en général qu'elle se transforme en immigration durable de peuplement avec le regroupement familial et tout ce que ça induit.
Commençons déjà par nous poser la question du taux d'inactivité euh des immigrés dans notre pays qui, je le rappelle, euh en ce qui concerne les immigrés descendants d'immigrés et 7 à 8 points en dessous que le taux d'activité des natifs. Et ça ne va pas en s'arrangeant puisque la 3e génération, taux de chômage des étrangers en France, des immigrés en France est effectivement supérieur à celui des natifs. J'aime pas beaucoup l'expression mais c'est c'est une expression statistique.
Enfin, en l'occurrence c'est les chiffres à la fois de l'INED et de l'ID. Donc, ce sont des termes objectifs et surtout euh ce qui est incroyable et ce qui est inquiétant de la même manière, c'est que plus on avance dans les générations euh moins ça s'arrange. Je peux dire que la troisème génération est encore moins active, c'est-à-dire qu'il y a un taux d'inactivité trois fois plus important que celui des natifs.
Comprends parfaitement. Non, mais donc pourquoi je vous dis ça, pardon, je finis juste là-dessus. Parce que avant de se poser la question d'importer de nouvelles populations, commençons déjà par nous poser la question du taux d'inactivité en France.
Je rappelle qu'il y a 1,5 million de jeunes en âge et en capacité de travailler qui sont sans emploi, sans études, sans formation. Je rappelle qu'il y a euh 2 millions de personnes qui sont euh au RSA. Euh euh et donc non, mais tous ces chiffres sont justes, mais vous avez en même temps 500000 personnes, au moins 500000 personnes des étrangers qui travaillent en France en situation irrégulière.
Le fait de les régulariser à à la rigueur aurait aurait un avantage ferait produirait des ressources pour la sécurité sociale, pour les impôts. Non, ce serait un drame. Ce serait un drame absolu parce que si nous régularisons, si nous régularisons, je vais y arriver, excusez-moi, euh le des clandestins, ce que nous faisons déjà hein, d'ailleurs, mais si nous le faisions de manière encore plus massive telle que le fait l'Espagne, ce serait évidemment un signal d'appel d'air absolument dramatique pour l'ensemble des candidats finalement à l'immigration. qui vraiment qui a une très affirmée.
Ah c'est c'est évidemment le point faible de l'Europe. Nous sommes je rappelle dans un moment où nous avons obtenu au Parlement européen grâce à l'initiative notamment de notre groupe et à la coalition des droites un durcissement historique de la politique migratoire euh européenne. Ça ne nous fait pas faire des enfants pour autant.
Ça c'est encore comprenez Non mais vous comprenez le lien. Bien sûr, pour travailler. Bien sûr, mais je je me permets quand même de rappeler une chose, c'est que on nous explique par ailleurs que l'immigration est indispensable pour répondre aux difficultés des métiers en tension.
Je note que ça fait 40 ans que nous recourons de manière massive à l'immigration et que ces métiers sont toujours autant en tension. Donc manifestement, la recette ne fonctionne pas et par ailleurs, le coût induit par ces arrivées est très important. Et donc aujourd'hui, en effet, l'Espagne est le est le point faible du dispositif puisque de fait l'appel d'air créé contribue à alimenter les voies de passage notamment vers la France qui dans le tourisme social, pardonnez-moi, européen est évidemment la grande gagnante de la pour la destination finale.
Alors, je voulais qu'on évoque un autre sujet. La France est très dépendante des hydrocarbures. Ce n'est pas une découverte, on le sait depuis bien longtemps.
J'ai trois questions très simples auxquelles je vous demande de répondre rapidement. Faut-il bloquer selon vous les prix des carburants en France pour soulager les automobilistes ? Euh non, je ne le crois pas.
Je pense que la solution, moi je il y a deux choses que je refuse sur cette question du carburant. 1, c'est la politique du bouc émissaire, c'est-à-dire aller taper sur Total euh comme le soi-disant pour J'allais vous demander si Total, c'est une une de ces trois questions, devait payer un impôt exceptionnel sur ses profits exceptionnels. Alors euh plusieurs choses parce que faut savoir que sur un 1 L à 2 € Total prend 15 centimes quand l'éteint prend 1,20 €.
Donc c'est pas c'est pas total c'est pas total qui qui se polie. euh on va dire le le consommateur euh il me semble que c'est d'abord et avant tous l'État puisque 60 % du prix du carburant en effet est fait par les taxes. Par ailleurs, il faut noter que Total a fait un geste euh de fait puisqu'il a bloqué les prix euh à suffisant pour vous à à la pompe que euh si je devais aller Non mais je vais au bout du raisonnement parce qu'en fait il faut comprendre une chose c'est que le bénéfice en fait Total fait très peu de bénéfices en France donc il paye d'ailleurs les impôts sur ces bénéfices mais il fait très peu de bénéfic il a des activités de de raffinerie qui lui rapportent un petit peu.
Il a les activités de distribution à la pompe qui sont assez peu rentables, mais il n'y a pas de possibilité de double imposition en Europe dans le monde général. D'ailleurs, on paye des impôts au Nigéria, on ne les paye plus en France. Exactement.
Et de fait totale ne paye pas d'impôts à l'étranger. Au Danemark, c'est 70 % par exemple. Donc vous vous doutez bien que si nous allions dans cette direction, ce serait la faillite pour le coût total de de cette de cette grande entreprise française qui est le bou émissaire facile.
Donc moi, je crois pas du tout à cela. On a déjà tenté par le passé des contributions exceptionnelles de solidarité. Vous vous en souvenez de mémoire, c'était en 2022 dans cette logique de taxer les super profit soi-disant indu.
Voilà. Et et le résultat c'est que le rendement a été trois fois moins important que ce n'a presque rien rapporté. On attendait des milliards, on a eu des millions.
Exactement. parce que il y a un moment donné, si vous voulez, euh on ne peut plus tirer sur la corde et que l'effet devient négatif et que la seule chose à laquelle nous aboutirons si nous continuons de taxer encore davantage nos grands euh champions euh euh économiques et industriel, c'est de les faire partir. Voilà.
Donc si nous voulons que Total parte, Total qui a 100000 emplois dont un/ers en France, bah continuons comme ça. Un refus du bouqu émissaire, de refus de la politique du chèque. Donc on ne bloque pas les prix.
Donc il faut baisser le Est-ce que éventuellement voilà est-ce qu'il faut baisser au moins temporairement la fiscalité ? Je pense qu'il y a deux choses à faire dans l'urgence. La première c'est geler les certificats d'énergie.
Donc les certificats de c'est 17 centimes par litre à peu de chose. Voilà. Alors l'administration ne parle pas de taxe mais de contribution.
Ben enfin de fait c'est 17 centimes en effet par litre. Et ça des certificats d'économie d'énergie. Exactement.
Et ça a un avantage important, c'est que ça ne prive pas le budget de l'État de revenu puisqueil se trouve que ces certificats ne vont pas dans le budget de l'État, mais ils vont directement à des dispositifs de transition énergétique. Donc ça l'urgence c'est de rendre ces 17 centimes, de les geler le temps que la crise évidemment s'estompe. Puis ensuite, il y a la solution bien sûr euh de toucher à à l'assise sur le les produits pétroliers qui est l'équivalent de la TI CPE euh et qui là encore euh pourrait être baissé moyennant bien sûr euh certains efforts, mais qui auraient le mérite euh de rendre une pouvoir d'achat à sur un bien de consommation qui qui n'est pas un loisir parce que on parle d'un outil en l'occurrence la voiture qui est indispensable pour des millions de Français pour aller travailler et qui aurait le mérite à la fois de la clarté et de l'efficacité plutôt que cette politique du CH qui est très ciblée. et qui ne répond pas aux difficultés de la classe moyenne et surtout qu' a un coût de mise en place qui est important.
Et puis je juste j'en finis par là. Il me semble qu'au-delà de ces mesures de court terme, il faut aussi penser le long terme. Et à un moment donné, il va falloir se poser la question en effet de la souveraineté.
Euh et il va falloir notamment se poser la question par exemple de l'abrogation de la loi Hullo qui nous interdit aujourd'hui d'explorer et d'exploiter euh justement le les ressources de pétrole et de gaz que nous avons potentiellement sur notre zone économique. Va falloir peut-être investir dans la géothermie de de surface et profond qui permettrait de nous libérer de la dépendance au gaz qui est déjà fait déjà fait en partie en partie. Je je voulais qu'on évoque le le les sujets généraux.
Bon, vous avez euh vous-même euh Darius interrogé ma maréchal sur la la question de ce virus qui qui traverse le pays aujourd'hui. Alors évidemment, il y a ce spectre d'une crise, on a tous les images du Covid en tête, la France qui s'arrête, la France qui ne produit plus rien. Or, il se trouve qu'aujourd'hui nous avons plus les moyens.
Les rentrées fiscales sont décevantes, la consommation des croix. La dette sera notre premier poste de dépense cette année pratiquement. Où est-ce qu'on peut trouver rapidement des ressources supplémentaires dont la société a besoin ?
Alors moi, c'est très simple, hein. Je fais un constat euh, on va dire factuel qui est que sur 1000 € de dépenses publiques, nous avons 560 € qui est consacré à de la dépense sociale. Voilà, en parallèle, c'est à peu près 7 € pour la justice.
Donc le le sujet principal sur les 3500 milliards d'ailleurs d'euros de dette que nous avons, il y a 2000 € de dette 2000 milliards d'euros de dette sociale. qu'on est sur des échelles qui font qu'aujourd'hui c'est cette c'est ce coût des 800 milliards un peu plus d'ailleurs aujourd'hui par an de dépenses sociale 33 % du PIB qui est le sujet central. Et donc là, faut se poser plusieurs questions.
Je vous ai parlé tout à l'heure des inactifs qu'il fallait réinciter à retourner au travail, mais il y a aussi la question de en chômage par exemple, comment alors comment on fait en sorte de travailler plus longtemps et plus vite ? plus longtemps, moi je je défends l'idée d'une d'un allongement de la durée du travail, je pas vous mentir pour un alignement sur la moyenne européenne. En parallèle de ça, je défends une part de de capitalisation parce que quand je vois pour vous donner un exemple, une grande entreprise dans l'aéronautique comme Safran qui est détenu en partie par des fonds de pension de retraite anglo-saxon et qui donc après avoir vu sa capitalisation boursière exploser de de 2000 % depuis 20 ans, enrichir finalement les retraités américains, bah voyez-vous, je préférais qu'ils enrichissent les retraités français et que cette entreprise appartiennent.
Mario Marchal, on arrive au terme, un mot quand même. La la campagne c'est c'est animée en quelque sorte. On a vu par exemple, c'est intéressant euh Marine Le Pen semblait cibler en priorité Eddouard Philippe.
C'est le le l'adversaire qu'elle qu'elle sentait comme le plus probable. Euh Jordan Barnella parlait beaucoup de de monsieur Mélenchon en soulignant évidemment son opposition, en disant il est très doué Mélenchon, hein. Vous qui est l'adversaire le plus probable que vous voyez face à vous, face à votre camp ?
Bah plus probable, c'est trop tôt pour le dire. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'au moins, on va dire l'opposition avec Jean-Luc Mélenchon est claire et quant à Édouard Philippe, le double jeu est encore à à dénoncer parce que Édouard Philippe, c'est un homme qui a annoncé lors de son dernier discours que il préparait des alliances avec la gauche, qui fait des petits accords sous-marins avec Gabriel Atal euh et dont la vice-présidente au Parlement européen, Nathalie Loiseau par exemple, refuse de voter la directive retour quand son chef défend une politique migratoire, ferme et rigoureuse. Oui, je crois qu'il y a petite nécessité de rappeler aux électeurs de droite d'où vient Édouard Philippe le plus redoutable le plus redoutable pour vous c'est qui en 2027 ?
Le plus redoutable. Non, mais il y a pas de plus redoutable si vous voulez. Tout dépend de la configuration.
Maintenant, moi je vous dis une chose, je pense que le seul qui peut à la fois gagner l'élection présidentielle et emporter une majorité législative, c'est le Rassemblement national. Je pense qu'Edard Philippe n'est pas en capacité de le faire et je crois que Jean-Luc Mélenchon n'est pas en capacité de le faire et ça c'est un vrai gage de stabilité sur lequel les électeurs devraient se pencher. Madame la député, merci beaucoup d'avoir été notre invité
Marion Maréchal