Les 4 vérités - Valérie Pécresse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Qu'espérez-vous de cette intervention solennelle du chef de l'État ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Combat radical contre les violences, qu'est-ce que vous entendez par ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est dans un moment où il faut desserrer la contrainte budgétaire ?
- 2:12OuverteRéponse directe
La baisse des impôts doit-elle être immédiate ou durable ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Les 80 km/h, est-ce qu'il faut laisser faire les préfets ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Justice fiscale, inégalité : le gouvernement doit-il y répondre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Fait
« On a vu effectivement les émeutiers tout casser dans les centres-villes, mais ce qu'on ne voit pas, c'est la violence plus sourde, c'est les violences scolaires, les établissements dans lesquels des enseignants, des élèves sont agressés, harcelés. »
- 1:29Chiffre
« En 2011 quand j'étais ministre du budget, je crois que c'est la seule année où nous avons baissé les dépenses réellement du budget. »
- 2:12Chiffre
« J'ai plein de pistes de baisse de dépenses 50 milliards que je nous avons proposé dans le cadre de mon mouvement d'idées libres. »
- 2:53Promesse
« Je plaide pour une baisse de la TVA aujourd'hui à 10 % la TVA en la passant à 5 % notamment pour les transports publics. »
- 3:35Fait
« La justice fiscale, c'est plus de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent et c'est la garantie pour les retraités de vivre sereinement de leur retraite. »
- 6:13Chiffre
« 10 % seulement des amendes prononcées sont récupérées. »
- 6:52Fait
« Les Français veulent des services publics qui fonctionnent mieux et ils ont l'impression qu'ils payent trop d'impôts. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Valérie Pécresse. Bonjour. Qu'espérez-vous d'une manière générale de cette intervention solennelle à 20h ce soir du du chef de ? Certains disent ce sera le moment de lancer un acte 2 du quinquennat. J'en attends d'abord une inflexion de sa politique, une inflexion très forte, très puissante de la ligne politique du président de la République vers moins d'impôts donc moins de dépenses et un combat radical contre les violences qui marquent aujourd'hui notre pays. Combat radical contre les violences, ça veut dire ? C'est-à-dire c'est ce que ce qui s'est exprimé lors des des des gilets jaunes, qu'est-ce que vous entendez par ? Non, je crois qu'aujourd'hui malheureusement l'autorité de l'État est affaiblie dans de nombreux domaines. On a vu effectivement les émeutiers tout
casser dans les centres-villes, mais ce qu'on ne voit pas, c'est la violence plus sourde, c'est les violences scolaires, les établissements dans lesquels des enseignants, des élèves sont agressés, harcelés et c'est pour ça qu'aujourd'hui je crée dans ma région des brigades mobiles de sécurité. Vous vous rendez compte des équipes de cinq personnes spécialement formées à la médiation scolaire pour aller faire face aux incidents très graves que nous avons connus depuis la rentrée. Donc ça doit être une réponse apportée ce soir par le président de la République. crois que c'est la restauration de l'autorité de la loi en même temps que la baisse des dépenses et des impôts qui doivent être au menu ce soir. baisse des dépenses, la baisse des impôts surtout. Le Premier ministre
donne le sentiment que c'est l'essentiel de la réponse qui sera apportée par l'exécutif, une baisse des impôts vite a-t-il dit. Vous avez été ministre du budget, est-ce qu'on est dans un moment où il faut d'une certaine manière desserrer la ? Vous savez, en 2011 quand j'étais ministre du budget, je crois que c'est la seule année où nous avons baissé les dépenses réellement du budget disent ça. Non non, écoutez Madame Roux, il suffit d'aller regarder le rapport de la Cour des comptes de 2013 qui dit que en 2011 les les dépenses de l'État ont baissé en net. Il y a beaucoup de gaspillage et c'est si on baisse durablement ses dépenses qu'on pourra durablement baisser les impôts. Mais là mais là encore l'un ne va évidemment pas
sans l'autre et moi j'ai plein de pistes de baisse de dépenses 50 milliards que je nous avons proposé dans le cadre de mon mouvement d'idées libres. Mais pour revenir à la baisse des impôts, il faut qu'elle soit durable, il faut qu'elle soit immédiate. C'est pour cela que je je plaide pour une baisse de la TVA aujourd'hui à 10 % la TVA en la passant à 5 % notamment pour les transports publics. Ça ferait produits de première de première nécessité. déjà aujourd'hui à 5 5 les produits de première nécessité. à zéro. Oui mais ça ça nécessite un changement de règles européennes et ça prendra du temps. Moi ce que je veux c'est quelque chose d'immédiat qui donne des dizaines d'euros de pouvoir d'achat aux ménages parce que le budget transport c'est un gros budget. En plus, revenons à la
racine du mouvement des gilets jaunes. Écologie, pouvoir d'achat et droit de se transporter, c'était le cœur de la crise au moment de la taxe carbone. Si on baisse la TVA à 5 5 sur les transports, alors on donnera du pouvoir d'achat et de l'écologie. les 80 km/h par exemple, est-ce qu'il faut laisser faire les ? Mais je crois que avoir plus de souplesse et de décentralisation, ça permettra aussi de faire beaucoup d'économies. Aujourd'hui tout le monde fait tout et tout le monde se mêle de tout. On a vu le plan vélo du gouvernement à 300 millions d'euros, c'est tu c'est absurde, c'est pas au niveau de l'État qu'il faut décider des mobilités, les mobilités ça se décide au plus près dans la vie quotidienne. Il y a un mot que vous n'avez pas prononcé depuis le début de l'interview,
justice fiscale. Inégalité. Est-ce que c'est parce qu'il s'est exprimé au fond pendant cette crise des gilets jaunes et est-ce que le gouvernement doit y répondre en ? Mais je dirais pas seulement justice fiscale, je dirais justice pour tous, justice dans tous les domaines. Je vous ai parlé de la restauration de l'autorité, je vous parle aussi de la restauration effectivement de la justice fiscale. La justice fiscale, c'est plus de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent et c'est la garantie pour les retraités de vivre sereinement de leur retraite avec l'argent qu'ils ont gagné tout au long de leur vie. Donc par exemple, ça veut dire par exemple, vous parlez des retraités, réindexation des retraites sur ? Bien sûr. Ça coûte cher. Vous parlez des finances
publiques, entre 1 à 3 milliards. Merci Madame Pécresse. Mais Madame Rou bien sûr ça coûte cher, mais ce qui coûte surtout cher, c'est les gaspillages. C'est le fait de faire trois fois la même chose avec l'argent du contribuable. Croyez-moi, j'ai fait 1 milliard d'euros d'économie dans ma région. Aujourd'hui, les Franciliens, qu'est-ce qu'ils ? Ils voient que je remets de l'argent sur les transports publics, que je remets de l'argent sur les lycées, que j'ouvre le métro la nuit comme les Parisiens le souhaitent, comme les commerçants et les restaurateurs. d'appliquer la méthode Pécresse. Je lui demande de enfin faire des économies sur les dépenses de l'État et puis d'avoir le courage de réformer les retraites et l'assurance chômage. C'est pas normal que il y ait des chômeurs qui
gagnent plus en étant chômeurs que lorsqu'ils étaient en activité. Vous voyez bien qu'il y a des gaspillages, des gaspillages partout, dans tous les domaines. Quelles sont les populations qui doivent être en priorité concernées par les annonces du chef de ? Est-ce qu'il y a des populations à ? On parle des classes moyennes inférieures, on parle des retraités, à votre ? Je crois que c'est ceux qui ont le droit de vivre de leur travail. Je pense que la valeur travail, de vivre de son travail. La valeur travail aujourd'hui est bafouée. Quand on arrive pas à la fin du mois à boucler à boucler son budget, alors ben écoutez, c'est injuste, voilà. C'est injuste et je ne sais pas le dire mieux. Donc valeur travail, tous ceux qui travaillent, tous ceux qui sont en
situation précaire, tous ceux qui ont des contrats qui sont parfois subis à temps partiel, ceux-là doivent être particulièrement protégés et j'ai une pensée évidemment pour les les monoparentales. Je pense que aujourd'hui nous avons beaucoup de femmes qui se retrouvent dans des situations ultra précaires, peut-être aussi parce que leur mari peut-être aussi parce que leur mari ne paye pas ou leur compagnon ne paye pas leur pension alimentaire. Donc je pense qu'il faut aussi avoir une pensée particulière pour elle. et des propositions concrètes comme la possibilité par exemple de l'État de se porter garant, de récolter les fonds et ensuite de les redistribuer. C'est une proposition qui est sur la table. Ça fait des années qu'on en parle, ça fait des années que ça n'est pas fait.
Il faut le faire, il faut faire des retenues sur salaire aujourd'hui mais pas seulement sur les maris qui ne payent pas ou les compagnons qui ne payent pas leur pension alimentaire mais aussi sur tous ceux qui enfreignent la loi, qui fraudent parce que là aussi nous avons beaucoup d'argent à récupérer pour les finances publiques et si on récupère l'argent de la fraude, on pourra baisser durablement les impôts. De toutes les fraudes. Aujourd'hui par exemple quelqu'un qui paye pas son ticket dans les transports publics, c'est très difficile d'aller récupérer les amendes. 10 % seulement des amendes prononcées sont récupérées. Vous imaginez bien que si c'était 100 % des amendes qui étaient récupérées, on pourrait baisser les coûts de transport là encore. a le fond dont on vient parler et puis
il y a la méthode, la manière d'exercer les responsabilités. Le Premier ministre a parlé du mur de défiance qu'il y aurait entre les Français et d'une manière générale les élus sans sans les mettre tous dans le même sac mais en tout cas c'est ce qu'il a évoqué hier à l'Assemblée la semaine dernière à l'Assemblée nationale. Sur ce point-là, qu'est-ce qu'il faut changer dans la manière d'exercer les ? Je crois que le président aimerait bien avoir un gouvernement sans élus, il aimerait bien que ce soit uniquement des fonctionnaires qui gouvernent. Moi je dis franchement les résultats sont là, trop de dépenses, pas assez de services publics. Les Français veulent des services publics qui fonctionnent mieux et ils ont l'impression qu'ils payent trop d'impôts. Donc l'État a plutôt été
défaillant et je crois pas que ce soient les maires, les présidents de région ou les présidents de département qui soient ciblés aujourd'hui par les Français, je Je qu'au contraire c'est les technocrates, c'est cet état obèse qu'il faut ? C'est la question. Bah tout simplement, il faut arrêter les gaspillages. Je vous donnerai des exemples. La politique de l'emploi, on a des missions locales, on a des maisons de l'emploi, on a des centres d'information et d'orientation, on a Pôle emploi. Franchement, donnons tout aux régions et demandons-leur de rationaliser tout ça, de mettre de la performance dans tout ça. Je vous assure, il y a des économies à faire partout et ces économies, ce sera des baisses d'impôts, baisses de l'impôt sur le revenu, baisses de la TVA et enfin du pouvoir d'achat.
la des nouvelles pratiques démocratiques, des nouvelles pratiques démocratiques. Sur les pratiques démocratiques, je crois au suffrage universel direct. Je crois au lien direct entre les électeurs et leurs élus. Je crois que chaque électeur a besoin de savoir qui est son élu et de lui donner lui-même le pouvoir. Merci beaucoup Valérie Pécresse, c'est à vous Laurent.
Valérie Pécresse