Prisons : Manuel Bompard n'est "pas pour" une participation des détenus aux frais d'incarcération
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Bonjour.
Il a annoncé hier soir le garde des saut Gérald Darmanin compte demander une participation des détenus au frais d'incarcération. Comme il existe des frais d'hospitalisation, ce sera possible en modifiant la loi dit-il. Est-ce que vous êtes pour ?
Non, je suis pas pour. Je pense que il faut comprendre que la prison normalement doit permettre doit contribuer évidemment c'est une sanction mais ça aussi contribuer ensuite à une sorte de de réhabilitation et que quand quelqu'un est en prison, l'objectif c'est pas que ensuite quand il sorte il se retrouve lourdement endetté et avec encore plus de difficultés dans la vie. Je pense qu'on doit au contraire essayer de penser comment le parcours carcéral il se termine ensuite avec quelqu'un qui ne réitère pas et donc pour ça il y a des mesures qui sont nécessaires.
C'est ce qu'on appelle l'approbation. réinsertion pour essayer de faire en sorte que la personne pas l'autre le but c'est de faire participer les détenus à l'entretien des prisons. J'entends bien mais ça fait de ma part quand un détenu est en prison il a plus de ressources, il a plus de revenus donc de la bah avec quel moyen financier va-t-il participer à ces frais ?
Certains travaill Ouais. Le travail obligatoire par exemple, est-ce que c'est une idée le travail obligatoire comme en Allemagne ? Attendez, attendez, attendez, attendez.
Non, mais il y a pas de problème. Vous me posez la question que vous que que vous voulez. Mais je pense que si une personne au moment de sa peine euh a des moyens financiers importants, elle va on va lui infliger à la fois une peine de prison et puis à la fois on va lui infliger une sanction financière.
Ça c'est je veux dire ça arrive aussi dans les dans les dans les dans les peines qui sont euh qui sont qui sont décidées et décrétées par des tribunaux. Donc à ce moment-là, d'un certain point de vue, elle contribue aussi aux conditions de son incarcération. mais automatiser ou systématiser le fait que des des des détenus doivent payer au cours de leur incarcération.
À mon avis, en tout cas, c'est ma première réaction, je me dis mais en fait ça risque de complexifier encore le parcours de réinsertion et je pense que c'est pas une bonne idée. Même quelques euros seulement sur les 105 € que coûtent en moyenne chaque jour. Écoutez, attendons après, attendons de voir.
Moi je sais pas, monsieur Darman a dit ça, il a pas donné les détails de sa participation symbolique ou alors même le travail. Ça peut donc on le travail obligatoire. Vous en pensez quoi vous ?
Non mais moi je je j'ai j'ai je je pense qu'il y a des tous les détenus ne peuvent pas travailler. Euh vous pouvez décider si vous voulez euh de manière arbitraire que le travail va être obligatoire mais tous les détenus ne sont pas forcément en mesure de pouvoir euh travailler. Donc je pense que c'est bien d'ailleurs quand les détenus peuvent avoir une activité euh professionnelle parce que précisément ils préparent l'après-prison.
C'est aussi ça l'objectif. L'objectif c'est pas que la prison soit une impasse dont on ne sorte jamais. Donc j'ai pas de problème avec l'idée qu'on puisse favoriser les activités y compris professionnelles en prison.
Mais je pense que mais là vous voyez bien le but juste pour clôturer, c'est parce que ça coûte ça coûte 4 milliards aux finances publiques par an. Et donc favorisons plutôt favorisons plutôt les alternatives à la prison quand c'est possible. C'est pas toujours possible évidemment.
Favorisons plutôt les alternatives à la prison. Tout le monde sait que la prison est aujourd'hui la sanction qui produit le plus de réitération et que les alternatives à la prison sont plus efficaces pour éviter qu'une personne reproduise ensuite des actes déluels. Travaillons plutôt dans cette direction plutôt que dans des mesures que pour vous dire les choses franchement je trouve extrêmement démagogique.
Manuel Bonar le chaos pendant de longues heures en Espagne au Portugal. Panne géante d'électricité qui a tout mis à l'arène également en France au Pays-Bas touché quelques quelques minutes. La situation a rétablie ce matin mais qu'est-ce que qu'est-ce qu'elle dit qu'est-ce que cela dit cette panne de la vulnérabilité de notre économie de notre vie quotidienne ?
D'abord je veux je veux je veux saluer les les travailleuses et les travailleurs qui se sont parce qu'il y a eu une partie de de la France qui a été aussi impacté. Il y a des travailleuses et des travailleurs qui ont travaillé pour faire en sorte de rétablir les réseaux d'électricité le plus rapidement possible. Ce qui permet de dire qu'on a souvent beaucoup, on dit souvent beaucoup de mal dans le débat public du du service public et des travailleurs du service public, mais heureusement qu'ils sont là.
Ça c'est la première chose que je que je que je veux vous dire. Deuxièmement, je je crois pour avoir essayé de de comprendre les causes de cette panne que ils sont pas encore tout à fait établis. Euh donc c'est un peu difficile d'en tirer des des des enseignements.
Euh mais évidemment euh nos sociétés elles ont des vulnérabilités euh à à une dépendance à l'électricité dont on a vu euh ici les conséquences. Donc attendons de voir euh les les les raisons concrètes. J'ai lu que ça pouvait être en raison de phénomène climatique particuliers de variation de température très important.
C'est une des hypothèses qui est sur la table aujourd'hui. Bah si c'est si c'est le cas, si c'est cette hypothèse là qui est valable, alors je pense que ça dit aussi la vulnérabilité de nos sociétés au changement climatique, au phénomène climatique extrême et donc ça devrait nous amener à faire bien davantage en terme de politique d'adaptation au changement climatique. Si c'est cette hypothèse qui est retenue.
L'un des directeurs de RTE, le réseau de transport d'électricité ici en France nous disait que la France avait fourni 1000 MW et là même maintenant à l'heure actuelle 1500 MW par solidarité avec l'Espagne pour lui permettre de retrouver une situation donc quasiment normale ce matin. Cette interdépendance européenne c'est une solution ou c'est un problème ? Mais non mais alors ça c'est c'est intéressant que vous posiez la question parce qu'il y a toujours une énorme confusion dans le débat public sur ce sujet.
Personne est défavorable à l'interconnexion. Après, il y a une deuxième il y a un deuxième sujet qui est différent de celui-là. C'est ce qu'on appelle le marché européen de l'électricité qui ne ne vient ne concerne pas la question du fait que les réseaux soient interconnectés, mais concerne l'établissement du prix de l'électricité qui se fait à l'échelle européenne et qui est appuyé sur un prix du marché qui produit aussi aujourd'hui une absurdité qui fait que le prix de l'électricité notamment est aligné sur le le prix de production de la dernière centrale à gaz.
Donc tout ça et c'est ce ce mode de d'établissement du prix de l'électricité au niveau européen, il est tout à fait ridicule. Et d'ailleurs, l'Espagne, puisqu'on parle de l'Espagne, euh a pris des mesures pour sortir de ce réseau euh euh européen, l'électricité, donc de du mode de calcul du tarif et ça lui a permis d'avoir des tarifs de l'électricité qui qui étaiit qui étaient beaucoup plus bas qu'en France. Or aujourd'hui, une des difficultés des ménages en France mais des entreprises en France, c'est le prix de l'électricité qui est beaucoup trop.
Donc là, en l'occurrence la la les décisions espagnoles de se mettre à distance du marché européen de l'électricité sont des bonnes décisions mais n' rien à voir avec l'interconnection. La panne s'est produite au moment même où l'Assemblée débattait de la feuille de route énergétique de la France pour les 10 prochaines années. Il va y avoir un décret dont la publication a été finalement repoussée à la fin de l'été.
D'ici là, vous allez devoir vous prononcer sur une loi qui prévoit une proposition de loi qui prévoit une relance massive du nucléaire en l'État. Est-ce que vous la votez ? Non.
Euh, d'abord, je vais vous dire, c'est il y a quand même un un problème démocratique majeur, c'est-à-dire que la la programmation de de notre politique énergétique euh échappe en vérité à la décision souveraine de l'Assemblée nationale puisque on a eu un débat hier sans vote et ensuite c'est le gouvernement qui va publier un décret. Or, je sais pas mais en démocratie c'est quand même bien quand les parlementaires peuvent voter sur un sujet aussi important que la question de la politique énergétique. Ça c'est la première chose qu'il faut dire.
Deuxièmement, maintenant, si on regarde un peu le bilan de notre politique énergétique en France, il faut d'abord noter que la France euh est en retard sur ses objectifs de développement des énergies renouvelables. C'est quasiment le seul pays en Europe qui est en retard sur les objectifs mais pas en retard sur la décarbonation là sur le pour le coup, elle est plus euh plutôt en avance compte tenu du fait qu'elle a nucléaire. Attendez, vous pouvez pas dire ça quand vous savez qu'aujourd'hui vous avez 2/3 de notre énergie qui est issue d'énergie carbonée et que les effort nécessaires pour faire monter en puissance les énergies renouvelables sont pas en électricité.
Non mais même en même électricité évidemment on a le nucléaire dans notre mix énergétique mais on a encore une dépendance très forte à l'énergie carbonée. Et donc la question qui nous est posée maintenant c'est qu'est-ce qu'on fait pour essayer de sortir de cette dépendance ? Vous me parlez du nucléaire.
Indépendamment des débats qu'on peut avoir sur le mix énergétique qu'on veut pour la France à horizon de 2050 ou 2060, indépendamment de ce débat aujourd'hui, vous êtes obligé de faire monter en puissance les énergies renouvelables parce que les nouveaux projets nucléaires auquels je suis opposé n'arriveront pas et ne rentreront pas en fonction si les délais étaient respectés. Aujourd'hui, ils ne sont respectés sur aucune aucun des projets de nouveau nucléaire avant au moins 2050. Donc si vous voulez réduire votre dépendance aux énergies carbonées aujourd'hui, il faut faire monter en puissance les énergies renouvelables, avoir des politiques d'efficacité énergétique et avoir des politiques de sobriété énergétique.
Est-ce que aujourd'hui l'idée du gouvernement là sur le papier he ce que vous dites d'accord mais c'est l'inverse de ce qu'il fait. Pardon on a annoncé encore des des coupes massives encore ces derniers jours des coupes supplémentaires de plusieurs milliards d'euros et parmi les budgets qui sont impactés, il y a le budget de l'écologie. Euh dans le budget de cette année, on a réduit et on a coupé on a de manière extrêmement importante dans le budget de l'écologie.
Et par exemple, le budget de l'écologie, c'est le budget de la rénovation euh énergétique des logements. Quand vous parlez de politique d'efficacité énergétique, vous devez investir massivement dans la rénovation thermique des logements pour prendre cet exemple-là. Donc aujourd'hui, on a un gouvernement qui en matière de politique énergétique ne fait rien pour avoir une politique qui permet de faire monter en puissance les énergies renouvelable.
Vous avez des projets d'éolienne en mer, d'hydroliennes qui sont au point mort parce qu'il y a pas de visibilité, de prédictibilité. Moi la semaine dernière, j'ai rencontré des acteurs économiques du Solaire qui sont dans une difficulté aujourd'hui parce qu'il y a eu des annonces, excusez-moi, c'est un peu technique de baisse de la TVA pour les installations solaires, mais les décrets d'application n'ont pas été produits et vous avez tout un secteur, toute une filière avec des des dizaines de de milliers d'emplois à la clé qui sait pas comment ils vont pouvoir finir à la fin de l'année. Le décret effectivement.
Bah oui, mais d'accord. Donc, il faut aller vite. Pourquoi on procrastine ?
Pourquoi on perd du temps ? Alors que cette question là de notre modèle énergétique et de notre transition, notre planification de transition énergétique, elle est cruciale. Donc maintenant, il faut arrêter de procrastiner.
Il faut arrêter de faire semblant que c'est les nouveaux projets du nucléaire qui vont résoudre le problème. Il faut faire monter en puissance les énergies renouvelables. Donc il faut mettre les moyens pour le faire.
Faut avoir des politiques d'efficacité énergétique et faut avoir des politiques de sobriété énergétique. C'est tout l'inverse de ce que fait le gouvernement. Il le dit, c'est vrai, mais il le fait pas.
Dit, vous faisiez allusion justement au budget. L'objectif, on le rappelle, 40 milliards d'économies pour l'année prochaine. Et donc depuis quelques semaines, on voit fleurir quelques pistes dans le débat public.
La dernière en date, celle de François Repsamen, le ministre de l'aménagement du territoire qui envisage une contribution modeste pour financer les services publics des communes. Vous dites quoi ? Ça se discute.
Mais une contribution de qui ? Bah, il est pas assez clair là-dessus. Donc, enfin, pardon, c'est pas c'est pas pour vous mettre en cause de vous, mais je veux dire, ça n'a aucun sens.
Si s'il s'agit de dire c'est une contribution des des des grandes entreprises, des multinationales, j'y suis favorable. Si vous me dites c'est une contribution de tous les Français comme la TVA, quel que soit leur revenu, je vous dis qu'évidemment j'y suis défavorable. Vous comprenez ?
C'est pas je veux pas mettre en cause votre question mais c'est juste que la proposition c'était son idée qu'elle n'était pas forcément partagée. D'accord. Mais depuis que Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, ses décisions, ça a été précisément de supprimer la fiscalité locale, par exemple, de supprimer ce qu'on appelle la CVAE, non mais la taxe d'évitation, mais aussi la CVAE, la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises.
Et donc précisément, il a fait exactement l'inverse de ce que propose aujourd'hui monsieur Repsamen, ce qui fait qu'aujourd'hui vous avez des collectivités locales qui ont plus de ressources, qui sont dépendantes de l'État et qui sont dans des très grandes difficultés et surtout que quand on fait de l'austérité budgétaire comme le fait le gouvernement, c'est aux collectivités locales qu'on demande de faire des efforts. Bref, franchement, moi je vais vous dire le le le la foirefouille a des idées ridicules sur le budget, j'en peux plus. En fait, la question qui nous est posé, c'est est-ce qu'à un moment on pose la vraie question ?
La vraie question, elle est simple. Si la part de recette de l'État dans en proportion du PIB était restée au même niveau que quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le déficit de l'État aujourd'hui serait inférieur à 30 % du pays. Attendez, attendez, écoutez, ça devrait quand même vous intéresser.
Si la part de recette de l'État dans le PIB était restée au même niveau que quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, on serait à moins de 3 % de déficit aujourd'hui. Donc si on veut répondre sérieusement à cette difficulté de déficit, ça passe par le fait de produire des nouvelles recettes, d'arrêter de chercher des des des mesures ridicules sur les dépenses. Les nouvelles recettes, c'est des augmentations d'impôts pour les milliardaires.
C'est la taxe par exemple de 2 % sur le patrimoine des 147 milliardaires. C'est 14 milliards d'euros. C'est de faire en sorte que les entreprises et en particulier les grandes multinationales payent effectivement leur impôts en France.
Et ça c'est l'impôt universel, ça permet de rentrer 25 milliards d'euros. Voilà, ça c'est ça c'est des aussi la suppression des 10 % de l'abattement fiscal pour les retraiter. Mais mais pourquoi alors qu'on peut résoudre le problème par des nouvelles recette ?
Pourquoi on va aller s'en prendre ici au retraités euh ici au travailleurs travaill en récurrence ? Mais non mais attendez qu' une question d'attractivité aussi du pays et vous vous l'entendez cet argument aussi. Non je ne l'entends pas.
Quand euh on on a euh supprimé en France l'impôt de solidarité sur la fortune, on nous a dit "Vous comprenez, c'est pour l'attractivité du pays. Si on supprime l'impôt de solidarité sur la fortune, il y a des gens qui partent, ils vont revenir et cetera. Est-ce qu'à un moment, il y a quelqu'un qui a regardé les conséquences de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune ?
Est-ce qu'il y a des gens qui sont revenus ?" Non, il y a personne qui est revenu. Donc ça n'a aucun sens anné aucun sens.
Mais le pays aujourd'hui euh la la en France, on a un record historique de versement des dividendes. Franchement, il y a pas de problème pour les plus riches en France aujourd'hui. Donc peut-être peut-être qu'on peut considérer que quand on a gagne beaucoup d'argent, on a profité de l'éducation en France, on profite des services publics en France, on peut contribuer davantage et il faut arrêter ce cette histoire que dès que vous proposez de mettre à contribution davantage les milliardaires, on vous dit vous voulez augmenter les impôts pour faire croire aux gens qu'on va leur demander à eux de verser davantage.
La mesure que dont je vous parle, elle touche 147 personnes. Pas pas une personne de plus, 147 personnes. Bah c'est 147 personnes, je pense qu'elles peuvent quand même contribuer davantage à la solidarité nationale.
Et alors on rentrera avec une mesure comme ça 15 milliards d'euros, en mettant en place un impôt universel sur les7 personnes 15 milliards d'euros. Oui. 2 % la taxe Zucman 2 % sur le patrimoine des milliardaires c'est 14 à 15 milliards d'euros. 25 milliards d'euros pour une mesure qui permet aux multinationales de payer effectivement l'impôt qui correspond au chiffres d'affaires qu'ils ont réalisé au coup et pour mettre un terme au aux mesure d'optimisation fiscale.
Je vous dis juste ça et je m'arrête là parce que ces deux mesures ça fait 40 milliards d'euros. C'est ce qu'il cherche pour l'année prochaine. Il les a.
Manuel Bonpard, le coordinateur de la France insoumise est avec nous jusqu'à 9h. Il est 8h47. On vous retrouve juste après le fil info de Maurine Suignard.
L'association européenne des gestionnaires de réseau va lancer des investigations dans les heures qui viennent au lendemain de la panne massive d'électricité en Espagne au Portugal. On ne connaît toujours pas la cause du sinistre. Ce matin, l'électricité est de retour quasiment partout et le trafic ferroviaire va reprendre progressivement.
Volodimir Zelenski dénonce une tentative de manipulation. Réaction du président ukrainien à cette trêve unilatérale décrétée par son homologue russe Vladimir Poutine annonce une suspension des hostilités du 8 au 10 mai. La Russie fêtera alors les 80 ans de la victoire soviétique sur l'Allemagne-Naz.
Des manifestations à Paris, Marseille, Lyon, Lille ou encore Toulouse. La mobilisation continue pour une partie des médecins. Il s'oppose à la proposition de loi transpartisane qui vise à lutter contre les déserts médicaux.
La loi Garo prévoit de réguler l'installation des médecins. L'examen du texte à l'Assemblée se poursuit la semaine prochaine. 2500 supporters parisiens attendu ce soir à Londres pour un match d'importance et il sera à suivre sur France info à partir de 21h.
Arsenal PSG demi-finale allée de la Ligue des Champions de football. Arsenal a vaincu à domicile depuis de saisons dans cette compétition. France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia et toujours Manuel Bonpar le coordinateur national de la France insoumise 8,7 % 3,4 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A.
Le chômage est en hausse au premier trimestre 2025 il y a quelques raisons techniques, mais il y a aussi une tendance. Est-ce que vous craignez le retour du chômage de masse ? Bah oui, bien sûr.
Euh euh vous avez raison, il y a quelques il y a une partie de cette augmentation qui s'explique par une réforme du RSA qui a changé un peu les modalités d'attribution dans les différentes catégories. Mais il y a une tendance qui date pas de ce trimestre, qui date de plusieurs trimestres, qui a une tendance d'augmentation du chômage et qui éloigne le pays euh de l'objectif qui avait été fixé y compris par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, c'est-à-dire le retour au plein emploi. Moi, le point sur lequel je veux insister, c'est que dans ces chiffres du chômage, quand vous regardez depuis 1 an, le premier motif de de d'inscription de nouvelles inscriptions à Pôle Emploi, c'est les licenciements économiques.
C'est à peu près, je crois que c'est 10 % d'augmentation des chiffres sur les licenciements économiques. On est face à une écatombe de plan de suppression d'emploi aujourd'hui dans ce pays et je pense qu'on devrait en parler davantage que ce dont on en parle aujourd'hui. On a eu les annonces la semaine dernière de harcelor, c'est plusieurs centaines de suppression d'emploi.
Moi, je me suis rendu je me suis rendu la semaine dernière dans le gare à une verrerie à Verg dans le gare dans lequel il va y avoir 200 suppressions d'emploi. Euh je peux parler du secteur de l'automobile 250 et 200000 emplois en danger. C'est ce que dit Sophie Bin la voilà les études parlent de 150000 selon l'OFCE jusqu'à 300000 selon certains cabinets emploi déjà supprimés ou menacé cette année.
Donc bah précisément c'est ça la question qui nous est posée. Donc je mets un certain nombre de mesures sur la table. Premièrement les organisations syndicales proposent de mettre en place une cellule de crise avec le gouvernement de manière hebdomadaire pour qu'à chaque fois il puisse y avoir des réponses qui sont apportées.
Premier élément. 2e élément, la caractéristique principale, c'est que toutes ces suppressions d'emploi aujourd'hui, pardon, mais ce sont dans des secteurs dans lequels il y a pas de difficulté économique. Ce sont des difficultés économique par exemple pour la concurrence chinoise.
Non, mais d'accord mais Arcelor Mital euh les sites sont rentables en France. Euh peut-être selon les stratégies boursières de harcelor Mital, pas suffisamment à leurs yeux. Mais évidemment les sites sont rentables en France.
La la verrerie à Verg dont je vous parle, c'est une verrerie qui a des carnets de commande qui sont remplis et qui font des bénéfices. Donc ce sera une affaire par exemple pour pour les pour l'État de les racheter, de nationaliser c Je vais vous proposer deux solutions. Premièrement, nous avons déposé et je propose que cette proposition de loi puisse être examinée à l'Assemblée nationale, une proposition de loi pour l'interdiction des licenciements boursiers, c'est-à-dire interdire les licenciements quand des entreprises versent des dividendes, quand des entreprises touchent de l'argent public, quand des entreprises procèdent à des rachats d'action.
Nous déposons une proposition de loi sur ce sujet. Ce n'est pas normal que des entreprises qui s'en mettent plein les poches licencient et laissent des familles sur le carreau et à l'abandon. Premièrement.
Deuxièmement, quand on parle de secteur aussi stratégique que Harcelor Mital que le secteur du spatial par exemple qui est aussi directement confronté à des difficultés aujourd'hui à Talè à Linia Space des plans de suppression d'emploi. Alors oui, la puissance publique elle doit être en capacité de rentrer au capital des entreprises, de les nationaliser et on a pas d'argent Manuel Bompard. On a pas d'argent.
Bah ouais si on a de l'argent pour faire ça mais si on a de l'argent madame je vous ai me fait même un certain nombre de propositions pour qu'on ait des pour qu'on ait des recettes nouvelle et si vous laissez ces entreprises ces floraons industriels partir là on parle de notre capacité de production d'aciers pardon peut-être qu'on a parlé du budget dans la première partie mais on a aussi parlé de la nécessité de faire la transition énergétique. Et ben, comment vous allez faire la transition énergétique si vous avez pas des capacités de production d'acier en France si vous laissez partir ailleurs parce que quand ça va être parti ailleurs, ça va nous coûter plus cher à la fin. Donc oui, il faut que l'État joue son rôle et l'État doit jouer son rôle, c'est-à-dire s'il le faut nationaliser ses entreprises.
Quand des entreprises sont en attente de repreneur, parfois on peut aussi faire des nationalisations temporaires. On aurait dû le faire par exemple sur l'entreprise Vancorex euh dont tout le monde sait qu'on a une dépendance par exemple dans notre chaîne d'approvisionnement et dans notre filière de nucléaire militaire à ces entreprises-là. Ces entreprises-là, ce sont des secteurs stratégiques qui sont indispensables.
On peut pas les laisser partir. Et moi, j'en ai assez de voir l'État qui fait rien sur le sujet. euh qui fait comme si ça n'existait pas et on se retrouve avec des suppressions d'emploi par dizaines de milliers face à un état qui est totalement inactif, totalement impuissant.
Bah ça c'est insupportable. Donc maintenant il faut qu'il se bouge, il faut qu'il fasse quelque chose. Et moi j'appelle à euh mettre la pression aussi populaire.
Il va y avoir des manifestations le 1er mai, ce jeudi et ben je crois que ces manifestations elles doivent être aussi contre ces suppressions d'emploi et j'appelle toutes et tous à y participer. D'un mot d'ailleurs pour le à propos du 1er mai, le gouvernement va soutenir la proposition de loi de deux sénateurs centristes visant à autoriser boulanger fleuristes à ouvrir à l'avenir au 1er mai. Vous êtes pour Mais mais non, bien sûr que j'y suis opposé.
Si c'est un jour férier dans un jour férier, bah c'est un jour dans lequel on travaille pas. Et on me dit oui, c'est sur la base du volontariat. Sauf que les les artisans dont vous êtes en train de me parler, ils ont aussi des salariés et ces salariés, ça va être sur la base du volontariat pour eux aussi.
Évidemment non, vous le savez bien. Donc à la fin, petit à petit, on fait en sorte qu'un jour qui était un jour férier ne le sera plus. Donc si on a des jours fériers et en plus celui-là qui est la journée internationale pour les droits des travailleuses et des travailleurs, c'est certainement pas pour contraindre des travailleuses et travailleurs à aller travailler ce jour-là.
Donc je trouve ça vraiment une une très mauvaise très mauvaise mesure. Mais moi, j'appelle plutôt que d'aller travailler le 1er mai, j'appelle à tout le monde à venir manifester. Ça c'est important de le faire.
Euh Manuel Pompard, une information judiciaire a été ouverte pour meurtre avec préméditation et à raison de la race ou de la religion dans l'assassinat d'Abouakar Sissé dans le gare. Mais l'avocat du suspect a expliqué notamment en France info que son client a déclaré avoir je cite tué la première personne qu'il a trouvé sur son chemin. Il n'a rien dit contre l'islam euh contre les mosquées.
Donc on ne serait pas sur un crime islamophobe à l'en croire. C'est une stratégie de défense. Bah ça me paraît évident.
Je crois il dit aussi que ils ont pas filmé et il y a une vidéo. Donc bon, je je pense que si désormais c'est normal le travail d'un avocat, c'est d'essayer de défendre son client. Et pour défendre son client, on sait qu'il y a des circonstances qui sont aggravantes et donc il essaie de ne pas se revendiquer de ces circonstances là.
Mais je crois que les faits sont assez clairement établis par les vidéos. Euh quand vous dites "Je crois que c'est les propos qui sont prononcés dans la vidéo ton ala de merde" je crois que les choses sont assez claires sur le fait que la motivation euh islamophobe, elle est euh elle est euh présente. Et donc c'est la raison pour laquelle je pense que la société dans son ensemble doit se mobiliser pour dire en France quand on s'en prend à quelqu'un de manière générale c'est évidemment problématique quand on s'en prend à quelqu'un en fonction de son sa confession religieuse de sa couleur de peau, de son origine, alors c'est la République tout entière qui doit dire ça c'est inacceptable et on doit faire bloc.
Et de ce point de vue-là, franchement, le fait que le ministre de l'intérieur et ministre des cultes, monsieur Retaillot, considéré qu'il était plus utile pour lui de continuer à mener sa campagne à l'intérieur du Parti des Républicains plutôt que de se rendre sur place, que la marche blanche qui a été organisée dimanche sur place soit fait en dehors de toute présence des autorités de l'État, des élus et est quand même extrêmement problématique. Bah oui, il y avait quelques élus, des députés de la France assoumise qui se sont rendus sur place pour essayer justement de corriger et de dire regardez les les les élusend la République à vos côtés. C'est intéressant ce que vous dites parce que lors du rassemblement à Paris en hommage à Abouakar justement Richy Tibo, collaborateur parlementaire de la députée LFI Arcilia Soué a appelé à la création de brigades d'autodéfense populaire partout dans le pays pour se défendre contre l'islamophobie.
Le ministre de l'intérieur, Rota a saisi la justice pour appel à à l'insurrection. C'est justifié. Vois je vois que monsieur Rota il il est plus rapide à venir réagir à des propos que évidemment je ne partage pas, qui ont été tenus dans ce rassemblement plutôt que de se rendre sur place.
Donc s'il vous plaît, on va peut-être euh d'abord euh retenir euh le la douleur, la colère, le chagrin, la peur. On retient ça vous êtes je vais vous soumise, je vais vous répondre sur votre sujet, mais que la que la première question que vous me posiez sur ce rassemblement, ce soit celle-là. Pardonnez-moi.
Peut-être d'abord dire euh que euh on on on présente nos condéléances à la famille de de Abouakar Sissé. peut-être d'abord dire que il y avait dans ces manifestations et dans ces rassemblements poses le coordinateur de la France de la France et qui est de la colère euh que notre d'abord notre objectif ça doit être de faire en sorte que la communauté nationale dans son ensemble dise qu'elle est au côté des musulmans, des musulmans et des musulmanes simplement répondu je suis pas d'accord avec ces propos et c'est pas des propos de la France insoumise mais on verra mais en tout cas je Pe ce que je peux vous dire c'est que la France assoumise ne se retrouve pas dans ses propos. Maintenant, je voudrais vous dire quand même s'il vous plaît faites attention avec les accusation à la géométrie variable.
J'ai entendu il y a quelques mois un monsieur Tapiro, Franck Tapiro dire qu'il fallait construire des brigades d'autodéfense juive en France et monsieur Retaillot n'a pas saisi la justice à ce moment-là. Donc voilà ma position. Ma position, c'est que c'est aux institutions, c'est à l'État, c'est à la communauté nationale dans son ensemble de défendre une personne quand elle est ciblée en fonction de sa confession religieuse.
Et ça c'est vrai évidemment contre l'islamophobie, c'est vrai évidemment contre l'antisémitisme, c'est vrai évidemment contre tous les actes racistes, contre tous les actes qui sont malheureusement en augmentation en France et contre lesquels on doit réagir. Et cette manière d'essayer si vous voulez de changer le sens de ces rassemblements c'est vraiment quelque chose qui s'est passé Manuel B. C'est à mon avis pas une bonne chose par rapport à ce qu'on doit répondre.
On doit répondre de manière unie face à cet acte islamophobe. Et moi j'aspire à ce que il y a je sais qu'il y a d'autres initiatives des rassemblements qui vont avoir dans les prochains jours. Il faut y participer massivement.
Question. Une toute dernière question Manuel Bonpard. Alors, on en est au costade de la rumeur, mais elle est elle provient du magazine Valeurs Actuelles qui qui l'alimente cette semaine Anouna 2027.
Cyril Anouna, voilà, qui aurait un programme présidentiel dans les prochains jours. Vous y croyez ou c'est du bluff ? Je sais pas et franchement, je suis pas sûr que ça soit euh très malin nous-même de donner de la de la de la de la de l'écho à cette à cette rumeur.
Euh sauf si des gens veulent qu'on construise des cours de padel dans les jardins de l'Élysée puisque ça a l'air d'être la proposition de monsieur Hanouna. Enfin franchement, je sais pas. Je pense que dans ce pays, j'ai essayé d'en faire la démonstration dans cette interview, on est confronté quand même à des à des questions et à des difficultés qui sont des difficulté majeures.
Bah moi, je préférais qu'on se concentre sur qu'est-ce qu'on fait face aux suppression d'emploi, sur qu'est-ce qu'on fait pour être enfin à la hauteur de la lutte contre l'urgence climatique, sur Est-ce qu'il y a d'autres exemples dans le monde d'animateurs de télévision qui prennent des responsabilités qui sont élu ? Interrogeons-nous et interrogez-vous sur votre propre responsabilité aussi. Ça on s'interroge tous les jours mais on vous pose juste cette question par monsieuruna, je crois qu'il devait partir sur le groupe M6 en échange du fait qu'il arrêtait de faire de la politique.
Donc peut-être la question qu'on peut poser c'est est-ce que le groupe M6 va mettre un terme à la collaboration prévue avec monsieur Hanouna puisqu'il annonce qu'il va faire de la politique ? Ça c'est peut-être une bonne question. Vous voyez, pour le reste, j'ai pas du tout envie moi-même de contribuer à donner de de l'écho à une personne qui s'est exprimée ces derniers mois et ces dernières années par des propos que je trouve extrêmement problématiques.
Donc, je préfère qu'on se concentre sur les vrais problèmes du pays et qu'on essaie d'apporter des réponses parce que les Françaises et les Français, ils souffrent beaucoup aujourd'hui et ils attendent de leur classe politique qu'elles s'attaquent à leurs problèmes et c'est ce que j'essaie de faire. Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise invité France. Merci et dans quelques instants les informés Antoine compte et salut.
Manuel Bompard