AUSTÉRITÉ, PASSAGE EN FORCE : CE QUE PRÉPARENT LECORNU ET MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:01OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui change avec Le Cornu ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Le patronat menace de manifester si les impôts augmentent. Que répondez-vous ?
- 13:01OuverteRéponse directe
À quoi sert la note des agences de notation ? Faut-il les craindre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fait
« Le nouveau Premier ministre est pris entre la manif du 18 septembre et le patronat en colère. »
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Mia 247, et d'activer la cloche via des mécanismes. Ils arrivent à échapper à l'impôt sur le revenu en mettant ça dans des holdings, en vivant plus ou moins à crédit, enfin et là on vous dit "Mais non, non, circulen à voir. C'est une fortune professionnelle, ça rien rien à voir avec la la fortune personnelle." Oui, mais il y a quand même un jeu qui a été fait et ce jeu, il doit être dénoncé.
À l'époque de l'ISF, il y avait l'exemple, vous savez, de de ce couple de retraités à l'île de Rayé qui a un terrain qui s'est valorisé et qui vaut maintenant des millions et des gens qui ne gagnent pas suffisamment d'argent pour payer leur ISF. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont vendu une petite partie de ce terrain, une toute petite partie et ils ont payé leurs impôts.
Est-ce qu'ils sont plus pauvres ? Non. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous trouver pour un nouvel épisode de l'instant porché.
Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça et on en a du travail. Le média est en pleine repost.
L'extrême droite aidée par des médias financés par les milliardaires cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en bâfant le pluralisme sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne. Nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs. Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous.
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Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme qu'est-ce qui va changer avec le cornu ?
Le nouveau Premier ministre est pris entre la manif du 18 septembre et le patronat en colère. C'est parti. On prend les mêmes et on recommence.
Après la chute de Bairou, Emmanuel Macron a décidé de nommer Sébastien le cornu à Matignon. L'1 nouveau premier ministre issu des band de la droite avant de rejoindre Macron enchaîne les rencontres avant la mobilisation sociale du 18 septembre. Discrétion, sobriété, humilité, répète son entourage avec une volonté de ne pas attiser la colère, de ne pas électriser le débat, rapporte France info.
Ce weekend, le nouveau locataire de Matinou a fait quelques annonces. L'abandon de l'idée de la suppression des deux jours fériers, le conclave sur les retraites ne sera pas rouvert et la fin des privilèges à vie pour les anciens membres du gouvernement. Et le chantier du budget arrive à grand pas et le cornu va avoir besoin de sa gauche le PS et ou de sa droite même son extrême droite s'il ne veut pas finir comme ses prédécesseurs.
Thomas Barnier Baou cornu à part des mesurettes ou la méthodo qui change, on est clairement sur le même programme, la même idéologie. Ah oui, très clairement, on est on est sur le même programme, la même idéologie. Après, il y a une volonté, voilà, de faire quelques petites économies à droite et à gauche pour pouvoir passer politiquement.
Parce que le but c'est que le budget en fait en réalité le but c'est que le budget passe. Donc comme il a dit hein là les retraites il sent que c'est une piste où le PS ne peut pas se faire avoir une deuxième fois probablement. Donc là on met ça de côté.
Les deux jours fériers ça coûte pas grand-chose et ça plaît à tout le monde. Et puis après, on va aller voir sur de la taxation peut-être de la taxation sur sur l'héritage un peu plus parce que sur la taxe du Zukman, ils ont l'air d'être d'être très opposés mais on reste quand même sur à mon avis de la mesurette pour que ça passe. Et je pense que le calcul global c'est quoi ?
Le RN veut la dissolution et retourner en campagne sur leur circonscription, il y a aucun risque, ils vont gagner, ils risquent même de faire une progression. Donc eux, c'est leur leur but. LFI eux veut dissolution voir démission d'Emmanuel Macron.
Ils l'ont dit très clairement et sur leur circo, ils sont aussi plutôt à l'aise parce que sur certaines circos notamment dans le 93 ou à Marseille, ils font des scores très élevés. Reste le PS. Le PS qui a pas mal de députés et qui peut être la variable d'ajustement.
Je pense que le Cornus se dit est-ce que le PS a intérêt à revenir à à une dissolution, revenir sur les terres pour faire des élections et cetera ? Bah, il y a un certain nombre si LFI leur met quelqu'un devant qui ne seront pas réélus en premier lieu, par exemple quelqu'un comme Olivier Fort qui a un risque ou monsieur Valallot qui a aussi un risque de perdre sa circonscription. Donc le PS n'a pas absolument pas intérêt à revenir à mon avis he selon le calcul de monsieur le cornu à revenir à une dissolution et et sur le le terrain pour des pour des élections.
Donc il se dit voilà comment je peux charmer cette partie- làà le PS en donnant des mesures voilà annulation de 2 jours et puis peut-être trouver une taxation pour emballer les choses et avoir la confiance du Parti socialiste. Nous, on était à l'Assemblée nationale le jour de la chute de Baerou et tous les Macronic m'expliquaient. On croit au compromis, on croit au dialogue, on pense qu'on peut avancer et cetera.
Le PS me disait un peu en off, bon retraite et taxation, c'est mort, on lâchera pas là-dessus. Mais euh comment c'est possible de trouver un compromis entre normalement deux programmes radicalement posés ? D'un côté, même si même si on annule la suppression des de jours fériers, on est sur un budget austéritaire de 40 milliards d'économie et de l'autre on veut pas baisser les dépenses mais normalement augmenter les recettes.
Je dis normalement parce que on sait jamais PS mais ce que je veux dire c'est que comment c'est possible de trouver des compromis là où c'est radicalement opposé ? En fait les quand ils parlent de compromis c'est le but pour eux c'est de rester dans toujours le même cadre avec des ajustements très légers. C'est pas des tournants, c'est des ajustements très légers.
C'est le même cadre. le cadre austéritaire, le cadre où on on on coupe plus dans les dépenses qu'on regarde les recettes. Voilà, on reste toujours dans le même cadre.
C'est c'est c'est vraiment le le le but du gouvernement. Après, avec ces petits ajustements, il se dit qu'il peut aller convaincre des partis qui ont certes en eux un programme économique, mais aussi des intérêts personnels de poste et cetera et que là-dessus, il arrivera à trouver une voie de passage. Et je pense que ce qui va monter dans les jours à venir, c'est surtout avec la baisse de la note dont on va reparler, la baisse de la note de la France par une des agences de notation, ce qui va monter, c'est la peur de dire si nous n'avons pas de budget et que ça continue comme ça, la situation va être très très grave.
Ouais, comme d'habitude. Voilà, comme d'habitude. Et donc il faut accepter même si on n'y croit pas vraiment, il faut accepter ce budget qui sera mieux que rien alors que il peut être aussi pire que l'ancien que que l'ancien budget.
Donc c'est ça qui va monter. C'est je pense cette cette peur et cet effet de sidération qui va faire que un certain nombre de gens dans la population vont faire pression et que certains partis peuvent accepter et lâcher moins que ce qu'ils auraient lâché au départ. parce que là ces petites mesurettes, on est d'accord que ça va rien changer sur le budget général, c'estàdire la baisse des dépenses et le quotidien des Français parce qu'on l'a vu dans la dans la rue le 10 septembre, il demande des salaires décents, il demande une bonne répartition des richesses, même si on même s'il y a des ajustements entre les politiques pour des mesurettes à droite à gauche, ça enfin il y aura pas de de moi je pense qu'ils vont même aller plus loin. vont faire croire que au début il voulait annuler de jours de jours fériers, ils vont les remettre, ils vont faire passer ça pour une avancée sociale en disant "Bah regardez, on vous a redonné de jours férier alors que au début il voulait les enlever." Voilà donc non, on est complètement il y a le les budgets là qui seront votés jusqu'à 2027 et c'est pour ça qu'un certain nombre de partis demandent une dissolution, voir une une réélection présidentielle, ce seront des budgets où il y aura pas une amélioration du pouvoir d'achat parce que c'est pas la question.
Euh c'est vraiment le but, c'est d'avoir une trajectoire de déficit. En fait, dans la dans le le raisonnement de ces gens, vous savez quand vous faites un quand vous regardez normalement les comptes de la nation, vous regardez les dépenses, vous regardez les recettes, s'il y a un trou, vous ajustez un petit peu les recettes aux dépenses et ainsi de suite. Là, l'objectif de ce budget avant tout, le premier, c'est pas d'avoir des dépenses dans des dans l'éducation et cetera, c'est de réduire les déficits, c'est d'avoir une trajectoire.
Voilà, c'est ça c'est ça c'est ça la première des choses. Alors je pense que sans toucher aux recettes sans sans toucher aux recettes ou très peu de voilà parce que la dernière fois il y avait soit les 44 milliards, il y avait 30 milliards il y avait 2/3 tiers qui étaient de la dépense et un/ers de de de des des recettes et et là il y a voilà il y a pas il y a pas de volonté d'aller chercher des recettes supplémentaires. Donc moi je pense qu'on sera dans les ajustements peut-être au lieu de 44 milliards, il y aura une baisse de 40 milliards et et là le gouvernement dit "Regardez, j'ai fait un effort, j'ai lâché du l'est, on peut pas faire mieux. euh accepter et surtout si vous n'acceptez pas après moi le déluge, ça va être ça le le cadre du débat.
Ça va absolument pas être un débat. C'est impossible, je vois pas monsieur le cornus se dire "Demain, écoutez, on va on va revenir sur l'ISF, on va faire la taxe Zucman où on va investir tant de millions euh tant de milliards dans la transition énergétique ou dans l'éducation, j'y crois pas." Donc comme avec euh les retraites là, Macron, il fait le passage en force en fait.
Oui, il va faire le pass Oui, il fait le passage en force. Bah, il y a une forme de déni parce que il voit très bien que les ministres qui l'a nommé, alors déjà, il a il a il a fait la dissolution. il voit très bien que ça n'a pas eu l'effet escompté.
Euh, il a nommé un certain nombre de ministres qui ont qui ont tous été éjectés. Donc là, renommer un ministre qui est quelque part euh une forme de double en terme de de d'analyse programmatique, c'est euh à part dans des petits des petits ajustements. Il paraît que c'est un fin négociateur, on nous le dit, donc il va les chercher à droite et à gauche.
Euh mais il y a très peu de chance normalement que ça passe. Normalement, si on en restait, en tous les cas, si on en restait vraiment à à au programme et à ce que défendent les gens, il y a aucune raison que ça passe. Maintenant, si on prend le programme et les questions électorales, les questions de poste, il y a une possibilité de trouver une allez un trou de souris.
Justement, les conditions du PS officiel pour ne pas censurer seront pour l'instant la taxe Zucman. Donc on a déjà parlé ici un taxer les 1800 plus haute fortune qui paient moins d'un point proportion que les classes moyennes et la suspension de la réforme des retraites et quelques macronismes commencent à capituler sur la taxe en disant c'est une mauvaise chose mais on va pas avoir le choix parce qu'il faut trouver des compromis quelques macronistes mais il y a aussi tout un panel d'arguments qui se dresse contre la taxe duman par exemple taxer un patrimoine virtuel forcerait à revendre ses actions. Je vous laisse regarder.
Vous connaissez le Arthur Manchou qui est le patron Mistral donc qui est là. Super la presque l'unique entreprise qu'on a dans l'intelligence artificielle qui qui a réussi. Bah lui sa boîte vaut très cher.
Elle gagne pas d'argent donc lui il se paye pas. Bah qu'est-ce que il fait quoi ? Il vend sa boîte à des Américains qui ne demandent que ça.
On fait quoi ? Non mais attendez si si mais donc si je suppose que s'il se paye pas son patrimoine n'augmente pas il y a pas de problème parce que le son entreprise il a il a 20 % ou 22 % de Attendez il se paye pas il a une entreprise qui gagne énormément d'argent mais non qui ne gagne pas d'argent. Bon alors dans ces cas-là, il est si son entreprise ne gagne pas d'argent et produit pas de patrimoine, il ne payera pas de il ne payera pas cette taxe.
Ah non, puisque ça concerne des gens qui gagnent de l'argent. Bah non, parce que sa boîte, elle vaut 14 milliards. Ah bah donc et et sa boîte vaut 14 milliards.
Attendez che sa boîte 14 milliards et il ne se paye pas. Non mais non, il a mais il a un salaire qui n'est pas à hauteur de 100 millions. Vous voyez ce que je veux dire ?
Et bien d'accord. Et bien dans ces cas-là, je suppose dans ces cas-là que son patrimoine, d'accord, y compris en terme de bienel ne sera pas impacté. Et encore une fois, nous parlons de 2 % de 2 %.
Cet argument d'être obligé de revendre des actions pour payer la taxe, c'est pas la première fois qu'on l'entend. La porte-pole du gouvernement m'avait déjà répondu un peu sur ce sujet en fait sur le risque de déposséder nos investisseurs français. En gros, qu'est-ce que qu'est-ce que tu en dis là-dessus ?
Déjà, il faut faut dire une chose parce que là, il nous montre vraiment cet exemple comme s'il y avait ça. Enfin, la taxe Zucman 1800 contribuable. D'accord.
Euh des entreprises euh comme Mistral, puisqu'on parle de celle-là, euh vous en avez combien en France ? Vous voulez comptez sur les doigts de deux mains. Mais alors vraiment je en en mettant un effet loupe, hein, très largement.
Donc on parle d'une dizaine moins d'une dizaine de grandes entreprises et et Mistral étant quand même celle qui a eu une valorisation la plus énorme, on parle d'une dizaine d'entreprises pour masquer les 1790 contribuables qui eux pourraient payer euh la la taxe. Donc il faut faut vraiment éviter les effets de diversion. Vous savez, dans l'histoire des des taxations des haut revenus ou des hauts patrimoines, qu'il soi des patrimoines personnel ou des patrimoines d'entreprise, vous avez toujours eu besoin de montrer un exemple qui dirait que ça ne fonctionne pas.
À l'époque de l'ISF, il y avait l'exemple, vous savez, de de ce couple de retraités à l'île de Ray qui a un terrain qui s'est valorisé et qui vaut maintenant des millions et des gens qui ne gagnent pas suffisamment d'argent pour payer leur ISF. qu'on fait ces gens dont on ne parle plus aujourd'hui qu'on eu ce terrain qui sont assis sur une mine d'or qui s'est valorisé. Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Ils ont vendu une petite partie de ce terrain, une toute petite partie où ils ont gagé une petite partie de ce terrain et fait un prêt et ils ont payé leurs impôts. Est-ce qu'ils sont plus pauvres ? Non, parce que le terrain a pris une telle valeur qu'ils ne sont pas plus pauvres.
Est-ce qu'ils veulent se séparer du terrain ? Non, parce qu'ils savent très bien que leur terrain ils soit assis sur sur une mine d'or et même leurs enfants veulent pas qu'il s'en séparent. Donc on a montré cet exemple pendant des années en disant "Regardez l'ISF c'est idiot parce qu'il y a des gens qui sont qui ont pas les moyens de le payer et qui sont assis sur une mine d'or." Et là on fait la même chose avec Mistral.
Alors que pourrait faire Mistral ? Effectivement il pourrait euh vendre une partie de ses actions et payer son impôt une petite partie heon Musk, il avait vendu à un moment 10 % de Tesla pour payer les impôts. Euh c'est des choses qui se font. il peut ensuite faire un antissement, c'est-à-dire euh aller euh aller à la banque, faire un prêt garanti sur ses actions, voilà, et payer.
Il peut aussi euh euh s'arranger avec l'État et demander à l'État de prendre une partie des actions et payer. Il y a il y a plein de formules possibles, mais ce qu'il faut vraiment avoir en tête, c'est pas le fond du problème, quoi. C'est pas non mais bien sûr, surtout la valeur à laquelle a augmenté cette entreprise a été crée en 2023. la valeur enfin vous savez vous avez notre ancien ministre Cédric e qui a acheté des actions de cette entreprise pour un peu plus de 100 € un peu entre les 100 et 200 € je crois que c'est 170 € elles sont valorisées aujourd' million enf moi je je serais heureux voilà et et donc là vous allez me dire que prendre 2 % à cette valorisation qui est ultra exponentielle serait un problème à l'investissement et puis je rajouterai une chose le fondateur de de Mistral qui est qui est un jeune français, il a fait polytechnique normal supèse à sa clé.
Donc quand vous faites Polytechnique, vous êtes rémunéré pendant vos études. Quand vous faites normal SU, vous êtes rémunéré pendant vos études. Vous ne payez pas et vous êtes rémunéré par l'État français.
Donc je pense qu' lui-même, je je sais pas quelle est sa pensée, mais je pense qu'il est très conscient que tout ça a besoin d'impôts pour financer des services publics dont il a bénéficié. Et donc c'est une très bonne chose qu'il puisse contribuer lui aussi euh au service public. Donc vous voyez, c'est un faux problème.
C'est un faux problème déjà parce que on met cet exemple en avant pour ne pas montrer le reste. Et alors qu'est-ce qu'il a été agité cet exemple-là ? Et deuxièmement, ce n'est pas parce qu'on paye 2 % alors que même si même si l'entreprise perd de l'argent, même si la personne ne se met pas un salaire, cette entreprise, elle a une valeur énorme qui augmenté de manière exponentielle et c'est pas les 2 % que l'on va payer qui va faire en sorte que ça va mal aller.
Et la preuve en est, c'est qu'Elon Musk l'a fait une fois en vendant des parts de son entreprise Tesla et il a pas été plus mal. Donc ça ça il faut et puis le mérite qu'à la taxe Zucmane, il faut le rappeler hein, elle peut-être imparfaite, elle peut-être améliorée. Je veux dire pourquoi on parle de cette taxe ? parce que c'est le seul qui a proposé une taxe et qu'on a un spécialiste de la fiscalité, un économiste spécialiste de la fiscalité de de renommée internationale.
Donc on en parle, il a mis sur le taping taxe et tout le monde en parle et je trouve ça très bien. Mais le mérite qu'elle a, c'est d'aller fouiller en fait l'optimisation fiscale faite par les très très très riches et de voir comment via des mécanismes ils arrivent à échapper à l'impôt sur le revenu en mettant ça dans des dans des holdings en vivant plus ou moins à crédit. Enfin voilà, c'est important de comprendre comment ces gens-là ont des mécanismes parfaitement légaux et en quoi ces mécanismes légaux doivent changer.
Oui, ça c'est c'est vraiment important et et et au moins s'interroger là-dessus. Cette taxe dumane, elle mérite qu'on aille voir ce qui se passe en lieu parce que c'est pas normal que en lieu on puisse avoir des mesures fiscales qui ont été votées plus ou moins par des par des parlementaires aussi français hein et qui permettent d'échapper à l'impôt. C'est c'est pas normal.
Si le gouvernement laisse à penser qu'il pourrait un peu craquer sur la question de la taxation des plus riches ou des entreprises, le grand patronat lui aussi monte au créneau. Le MDF menace d'une grande mobilisation du patronat si les impôts augmentent. Je le cite, les entreprises ne peuvent pas supporter de nouveaux impôts ou des hauts impôts supplémentaires.
Au contraire, il est même urgent de desserrer le frein à main pour relancer l'investissement. Donc c'est Patrick Martin, prétend du MF, qui a dit ça. Thomas, est-ce que on va bientôt voir les patrons manifes ?
Alors euh voilà, bah ils ont le droit de manifester comme tout le monde hein et alors parce que c'est les premiers à dire qui parfois qui il faut pas bloquer et cetera. Bon là ils vont manifester. Bon c'est une sorte de meeting ironique mais ça va être un meeting les patrons sont ensemble tout le monde a le droit de manifester y compris les patrons.
Alors les patron mais moi sur les arguments, je les comprends. Enfin sur une chose c'est que ils ont tellement été gâtés que c'est très difficile aujourd'hui de revenir sur des baisses d'impôts qu'on vous a donné il y a quelques années. Enfin depuis Hollande Depuis Hollande le MEDEF a un agenda économique et les gouvernements l'appliquent plus ou moins.
Ça a été avec, on le rappelle le CICE, la loi travail puis la loi travail puis les impôts de production puis la baisse de l'IS, la flat taxe, l'ISF, ils ont eu leur agenda qui a été plus ou moins impliqué. Donc là aujourd'hui, l'idée de pouvoir revenir là-dessus c'est pour eux très compliqué et c'est compréhensible. Mais après, quand on regarde les données macro-économiques, les promesses qu'il y a eu derrière ces réformes fiscales en terme de création d'emplois, de croissance économique, de gain de compétitivité qui empêcherait la délocalisation, le compte n'y est absolument pas.
Oui, parce qu'il parle encore de de relancer l'investissement. Si vous nous imposez, on ne pourra pas investir. Écoutez, il y a Ouais. ouvestissent déjà et Ouais.
Ouais. Ouais. Mais oui oui, on parle des grandes entreprises et et d'ailleurs moi quand je vois que que les représentants des petites et moyennes entreprises sont main dans la main avec les grandes entreprises, moi je pense qu'il devraient pas parce que voilà, ils jouent contre eux.
Il y a une concurrence déloyale pratiquée par des grandes entreprises et et souvent ce qu'il vous répondent même si ils constatent qu'effectivement oui les grandes entreprises qui ont plus d'optimisation fiscale qui ont plus de de de filiales dans les paradis fiscaux ont une pression fiscale plus faible que les PME, ça tout le monde le sait et eux-mêmes en sont conscients. Mais ils vous disent par symbole le patronat doit rester uni. Bon ben, on peut qu'est-ce que vous voulez qu'on dise à ça ? un symbole fait empêche de de pointer du doigt des une forme de concurrence desloyal qui existe. c'est c'est problématique.
Mais bon, à leur place, moi je serai comme eux quand personne n'a envie qu'on change le cadre quand vous avez un cadre qui vous est extrêmement favorable. Mais la réalité c'est que le cadre qui leur a été donné a permis à certaines de gagner énormément d'argent. on parle des très grandes entreprises.
Les autres la situation est un peu plus un peu plus difficile pour pour les PME, mais ça n'a pas amené les les millions de créations d'emplois qui étaient promises. On se rappelle que pendant la le la crise de l'énergie pendant le début de la guerre en Ukraine, enfin c'est pas le début mais la reprise de la guerre en Ukraine ou encore pendant le Covid, il y a des entreprises qui n'ont jamais fait autant de dividend qui n'ont jamais été profiteuses aussi profiteuses de la crise en fait. Donc on voit qu'il y a eu des grands grands gagnants de la crise pendant les 20 % d'inflation alimentaire sur 2 ans.
Donc c'est bien de le rappeler aussi je pense il faut le rappeler. Et d'ailleurs au-delà de la taxe Zucman dont on a dont on a parlé hein, il faudrait aussi aller voir tous les mécanismes d'optimisation fiscale des des très grandes entreprises très clairement aussi parce que on l'a souvent dit si mais il faut le rappeler 40 entreprises le 440 qui ont 1500 filiales dans les paradis fiscaux, c'est normal de se demander ce qu'elles y font. Euh c'est et sur cette question de la taxation, c'est euh vraiment la question du patrimoine professionnel en fait qui fait qui fait un peu trembler.
Les macronistes et le RN avait voté pour l'exclure de la taxation des hauts revenus à l'Assemblée nationale quand il y a eu les débats il y a quelques mois. C'est pourtant là où se concentre la fortune et le nœud de inégalité devant l'impôt. C'est pour ça qu'on veut pas s'y attaquer.
Ouais. Je je alors c'est c'est vrai que les sera la première fois qu'il y aura un impôt sur des des des très hauts patrimoines qui prennent en compte le patrimoine en fait professionnel. Ça c'est ça c'est une ça c'est une première.
Mais il y a eu un tel jeu en fait de vaste communiquant entre le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel qu'on est obligé de l'inclure. C'est-à-dire que un certain nombre d'achats aujourd'hui de yaut, de bâtiments et tout se font dans les dans les règles he mais se font par des par des holdings et plus par des des du personnel, vous voyez ? et et un certain nombre des revenus de ces gens se sont payés en dividende mais il ne les touchent pas parce qu'il payerait la flat taxe et il les place sur sur des holdings.
Donc il faut vraiment enfin je veux dire il y a eu une volonté de baisser la part des revenus parce que normalement vous êtes payé avec des revenus et là vous payez de l'impôt de l'impôt très fortement. Donc eux ils ils touchent un revenu mais il payent ils baissent la part des revenus pour être payés en dividendes et il touchent pas tout de suite les dividendes, il les parce que sinon il payerait la flat taxe, il les il les place sur des holdings. Donc il y a tout un mécanisme de jeu de vaste communiquant entre les biens personnels et entre la fortune personnelle et la fortune euh professionnelle.
Et là on vous dit "Mais non non non circul rien à voir. C'est une fortune professionnelle rien à voir avec la fortune personnelle." Oui mais il y a quand même un jeu qui a été fait et ce jeu il doit être dénoncé.
Voilà. Et donc c'est normal à la fin quand vous jouez vous-même à à flouter les limites entre les deux que bah l'impôt qu'il frappe bah frappe l'ensemble du patrimoine qu'il soit personnel ou professionnel. Euh le RN aussi, ça bien d'en parler, ne veut pas s'attaquer à ce sujet sur la taxation des plus riches ou des grandes entreprises.
J'ai confronté lors la valette làdessus à l'Assemblée, on peut regarder. Faut absolument faire baisser la pression sur ces normes et pour ça, je pense que comme dit Jordan Bardella, il faut pas que ça soit des technocrates de le faire mais vraiment de mettre autour de la table toutes les corporations et de voir ce qui les empêche de travailler et à ce moment-là de relancer l'économie, de relancer l'industrialisation du pays. Et je peux pas recevoir si vous voulez des comment dire des conseils de gens qui ont mis l'économie à genoux, qui ont mis l'économie à plat.
Je vous rappelle que c'est sous Emmanuel Macron qu'on a perdu Alcatom, Alstel, Lafge, Technipp. Donc il faut vraiment qu'il reste modeste en la en la mesure. Ba les impôts des entreprises, c'est le programme d'Emmanuel Macron.
C'est ce qu'il fait depuis 2017. Ah bah c'est pas du tout ce qu'il voulait faire dans son dernier dans son dernier budget, voyez-vous. Donc non, nous on fera baisser évidemment les impôts des entreprises, mais je vous assure que c'était pas du tout ce qu'il en ce qu'il était prévu pour son pour son dernier budget.
Parlez beaucoup de pouvoir d'achat des Français. Quelle est votre position ? Oui, votre position sur la taxation des très hauts revenus, des extras plus riches et des grandes entreprises parce que là vous vous me parliez des chefs d'entreprise, moi je parle des grandes entreprises.
Non, mais vous l'avez bien vu, il y a il y a une ligne de crête entre garder aussi des gens qui créent de la richesse sur notre pays et c'est notre grande différence avec le nouveau Front populaire qui eux veut taxer les grandes entreprises dès que voilà, une grande entreprise, c'est aussi des gens qui embauchent, c'est aussi du pouvoir d'achat évidemment et des familles qui vivent et du coup, j'allais dire un aménagement du territoire. Enfin, on ne peut pas faire sans ces grandes entreprises, sinon elles vont partir à l'étranger. Donc, on ne dit pas qu'il faut faciliter leur tâche évidemment, mais on a déjà eu des des des amendements que d'ailleurs les amis de monsieur Cloué n'ont pas voulu n'ont pas voulu voter sur la taxation de la spéculation financière.
Par exemple, des pistes d'économie, il y en a avant de s'attaquer aux grandes entreprises. Bon, on soutient les chefs d'entreprise, on soutient les grandes entreprises, on parle pas de haut revenu de sujets un peu trop Voilà, c'est assez clair leur position, non ? Ouais, le mais leur position est très claire là.
Et là, on a vu Jordan Bardella envoyé une lettre au patronat disant qu'il leur promet encore de des baisses de charg, des économies de 100 milliards. Enfin, moi je pense que le vrai danger, le moment lust dont parlé Berou en disant qu'on va se faire attaquer par les marchés financiers, il resque il risque d'avoir lieu quand le le RN sera au pouvoir s'il applique le programme qu'il veut appliquer parce que peut-être qu'il appliquera pas parce que il y a des baisses d'impôts d'un côté très fortes notamment sur le patronat pour le séduire et de l'autre cette compensation se fait avec des économies sur l'immigration qui sont franchement très fantaisistes. Voilà, très fantaisiste.
Donc le le budget ne va pas tenir, ne ne va pas et puis après ils veulent faire certains investissements dans les services publics. Donc le budget, je vois pas comment il va être il va il va être équilibré. Alors ils ont des chiffres un peu magiques mais ça risque d'être compliqué.
Mais on voit bien que voilà tout ce qu'il s'agit de taxer les haut patrimoines, bon ben hors de question parce que il y a la même rangaine libérale et ce sont des familles qui sont là qui nous aident à produire qu'emploient des gens et cetera. Bon, faudrait l'élect l'électorat du nord qui qui vote majoritairement aujourd'hui euh c'est un électorat industriel qui a vu les usines fermées, des certaines usines appartenaient à des grandes familles et cetera. Il devrait s'en souvenir cet électorat là et et sanctionner ce type de de de prise de position de la part du RN.
Oui, parce que c'est sûr que on en parle beaucoup moins, mais il y a une il y a une bourgeoisie, il y a une élite qui vote énormément à l'extrême droite parce que justement l'extrême droite protège un peu leurs intérêts. Donc c'est pour ça aussi que qu'il y a un vote, il y a un vote riche en fait à l'extrême droite parce qu'il se protège entre eux et que quand la gauche est trop dangereuse ou prend trop de place, c'est là où on voit les les alliances et on l'a bien vu de toute façon aux États-Unis, on en avait déjà parlé ou dans l'histoire aussi. Ouais.
Et même chez nous au moment de la dissolution, on a vu très clairement qu'il y avait un classement avec le le OK programme Macronis c'est le mieux mais après RN et en dernier lieu bien sûr le programme de la gauche est moins dangereux quoi. Pour courer le tout l'agence de notation FIT a abaissé la note de la France passant de A à A+ en gros on a perdu notre double A. Tout le monde s'accorde à dire que l'impact sera plutôt limité parce que les entreprises avaient vu avaient un peu anticipé la chose.
Mais à quoi ça sert d'être noté par ces agences Thomas ? Est-ce qu'on doit les craindre ? Est-ce que tu peux un peu nous expliquer parce que justement tu as dit on va s'en servir plus tard pour faire passer le budget en force.
Ouais, tout à fait. Enfin déjà la première chose, je pense que pour pourquoi on a été dégradé par cette agence parce que justement on a un premier ministre qui qui a été rejeté avec avec enfin qui a fait quand même un discours très affolant sur la France. Vous rendez vous rendez compte le signal qu'il envoie quand même aux investisseurs à tout le monde.
Enfin, je vous êtes premier ministre d'un pays. Normalement, c'est l'inverse que vous devez faire. Vous devez vous bien sûr que il faut faut du sérieux avoir une vérité mais on n'est pas là pour dramatiser et faire peur à tout le monde.
Et c'est ce qu'a fait notre notre premier ministre et il y a eu la la il a pas eu le vote de confiance. Donc dans ces conditions-là que pouvait faire l'agence à part dégradé la situation au moment où il rendaient leur note était beaucoup plus dégradé avec une incertite supplémentaire en tous les cas politiques que si Berrou n'avait pas fait son discours et cetera et cetera. Donc il la dégrade.
Mais après coup, soyons soyons très clair, on parle tout le temps de l'Italie, on parle tout le temps de l'Espagne en nous disant que ces pays sont géniaux. On se compare de plus en plus à l'Italie depuis que Mélonie est là parce qu'elle a su J'entendais monsieur Breton qui dit "Ce qu'a fait Mélonie à Milan, c'est super. Elle taxe plus du tout, quasiment plus du tout les milliardaires.
Il y a plein de milliardaires qui sont venus chez elle. Enfin voilà, tout le monde est en train ben la note de l'Italie est bien inférieure à la note française et elle n'a pas de problème de refinancement la note et en plus elle est en excédent budgétaire ce que veul faire euh et ce que veut faire la France depuis un certain nombre d'années. Euh l'Espagne l'Espagne a moins bien nos techno également donc et ils n'ont pas de problème de financement donc c'est pas parce qu'on perd un grade de note, c'est un indicateur, la situation va être un peu dégradée, nous le savons tous, on apprend rien.
Merci vos agences de notation, mais c'est pas pour ça qu'on va avoir des problèmes de liquidité. Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porscher. Je voulais vous remercier pour tous les gentils mots qu'on a eu pendant la fête de l'humanité à notre stand au village des médiand.
C'était de beaux moments. Donc merci beaucoup et j'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance repost, une contreoffensive vitale et citoyenne.
C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne. Pour enfin donner la parole à celles et ceux qu'on ignore ensemble. Reprenons le terrain et protégeons notre démocratie.
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