Daniel Chasseing - Création d'un centre hospitalier universitaire en Corse
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« Cette proposition de loi vise à doter l'accord de CHU. »
- 1:00Daniel ChasseingFait
« La densité médicale est marquée par d'importantes disparités sur le territoire avec en plus une population qui double pendant la saison touristique. »
- 1:30Daniel ChasseingFait
« Le bénéfice d'un CHU n'est pas un luxe mais une nécessité. »
- 4:30Daniel ChasseingChiffre
« C'est 35000 déplacements sur le continent chaque année pour 13500 Corses. »
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Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le président de la commission, madame le rapporteur, je voudrais saluer mes collègues Corse, mes chers collègues, empêché une première fois d'examen en séance publique par la dissolution est finalement adopté en décembre 2024 à l'Assemblée. C'est donc en 2026 que notre chambre est saisie de ce texte. Il était bien temps que cette PPL débute sa navette parlementaire.
Cette proposition de loi vise à doter l'accord de CHU. Cela a été très bien expliqué madame par madame le rapporteur que je félicite. L'implantation d'un CHU dans un territoire ne nécessitant pas de loi mais relève d'une décision réglementaire.
En instaurant la nécessité d'un CHU dans chaque région, ce texte impulse de fait la création d'un établissement en Corse puisqu'elle est actuellement la seule région de France qui n'en est pas dotée, la seule région ou presque. N'oublions pas Mayotte, collectivité unique à la fois département et région. Même si la situation du territoire est tout à fait particulière et que l'archipel a besoin de se reconstruire très lourdement avant d'envisager de disposer d'un CHU, mais sera sûrement envisagé.
Pour ce qui est de la Corse, la densité médicale est marquée par d'importantes disparités sur le territoire avec en plus une population qui double pendant la saison touristique. Le bénéfice d'un CHU n'est pas un luxe mais une nécessité. Une nécessité qui répond à une logique plus large, celle de mieux soigner les gens, d'attirer et fidéliser le personnel médical, notamment les praticiens hospitaliers universitaires.
La création de postes d'internes dédiés à la Corche disposant d'un CHU sécré un cercle vertueux en faveur de l'accès aux soins dans le territoire. Bien sûr, les acteurs du territoire ont déjà prévu le développement d'hyperspécialité, la mise en place d'un premier cycle d'études de médecine comme ça a été dit et l'accueil d'interne dans les établissements de santé. Cette PPL nous semble corriger une inégalité de fait en matière d'accès aux soins.
Nous soutiendrons donc son adoption. Au-delà de la question du CHU, cette PPL met en avant la difficulté d'accès aux soins en général et plus particulièrement dans les territoires insulaires. Patience en médecin traitant, délai indisponibl impossible pour obtenir un rendez-vous avec un spécialiste ou bénéficier d'examens médicaux.
La Corse ne dispose pas actuellement d'un PE scan et elle est là aussi une des rares région dans ce cas et offre une prise en charge des patients atteints de cancer insuffisantes ou en médecine nucléaire. Ces difficultés d'accès aux soins, beaucoup de nos territoires hexag hexagonaux com insulaires les connaissent. Mais la différence est que l'insularité crée une dépendance au transport spécifique car il est plus difficile de devoir prendre un avion, un bateau puis un avion pour aller se faire soigner ou même pour aller rendre visite à un proche hospitalisé.
Ça a été dit, c'est 35000 déplacements sur le continent chaque année pour 13500 Corses. Cela me fait d'ailleurs penser au texte que notre commission examinera bientôt. Comment faire quand il s'agit d'un enfant hospitalisé sur le continent ?
C'est une réalité particulière avec des délais et des coûts plus conséquents que lorsqu'on vit bien sûr sur le continent. Il y a des frais d'hébergement, de transport. Il y a aussi des impacts sur la vie professionnelle.
Dans beaucoup de territoires insulaires, ces difficultés d'accès aux soins se conjuguent avec celle de l'accélération du vieillissement de la population. Ça a été dit aussi la population encore c'est 25 % de la population qui a plus de 65 ans soit tr points de plus que la proportion nationale. Le vieillissement démographique c'est aussi l'explosion de maladies chroniques et de pathologies lourdes qui rendent la question de l'accès aux soins toujours plus prignante dans les territoires insulaires.
Bien sûr, la création d'un CHU ou d'universitarisation comme l'a dit madame ministre ne réglera pas tout. Mais elle met fin à une inégalité. Elle constitue un levier indispensable au renforcement de l'attractivité médicale et de l'attractivité démographique plus largement.
Elle est une chance pour la Corse. Le groupe des indépendants soutient cette proposition de loi très importante pour l'avenir de la Corse. Je vous remercie chers collègues.
Daniel Chasseing