Fatiha Keloua Hachi, députée "Socialistes et apparentés" de Seine-Saint-Denis | La politique et moi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00ComplaisanteRéponse directe
Si les étudiants peuvent avoir un repas à 1 euro, c'est grâce à elle.
- 0:28OuverteRéponse directe
Le 17 octobre 1961, la police a réprimé dans le sang une manifestation de travailleurs algériens à Paris qui voulaient protester contre le couvre-feu. Alors le bilan reste encore aujourd'hui incertain, mais il y a eu au moins plusieurs dizaines de morts, dont certains sont morts noyés, jetés dans la Seine par des policiers. Le 28 mars 2024, vous avez pris la parole à l'Assemblée pour que l'État français reconnaisse sa responsabilité dans ce massacre. On va regarder un extrait de votre discours.
- 1:42RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé exactement à ce moment-là ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous expliquez que plus de 60 ans après ce massacre, votre prise de parole soit accueillie avec une telle hostilité par certains députés ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Vous attendiez à cette violence sur les réseaux sociaux ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, un jeune né en France de parents étrangers peut encore avoir le même parcours que vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le 17 octobre 1961, la police a réprimé dans le sang une manifestation de travailleurs algériens à Paris qui voulaient protester contre le couvre-feu. »
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« il y a eu au moins plusieurs dizaines de morts, dont certains sont morts noyés, jetés dans la Seine par des policiers. »
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« Ce qu'ils demandent, c'est juste la justice. La justice. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Le temps est devenu de dire que la France, notre pays, est responsable de ce crime et que nous devons le reconnaître pour avancer. »
- 2:07Invité politiqueFait
« « allié des terroristes », à mon égard. »
- 2:12Invité politiqueFait
« J'ai demandé une sanction, puisqu'on ne peut pas proférer de tels propos envers un député. »
- 2:27Invité politiqueFait
« la présidente de l'Assemblée, en bureau, m'a clairement dit qu'il ne pouvait pas y avoir de sanction parce qu'il n'y avait pas, en fait, de tumulte. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Moi, clairement, c'est un moment qui est très douloureux. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Et donc, clairement, c'était totalement arbitraire et discriminatoire d'avoir un couvre-feu uniquement envers les Algériens. »
- 4:46PrésentateurFait
« Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, un jeune né en France de parents étrangers peut encore avoir le même parcours que vous ? »
- 4:52Invité politiqueFait
« Alors, moi, je réfute la notion de méritocratie. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que j'ai eu un boulot acharné que je suis là où je suis aujourd'hui. »
- 5:08Invité politiqueFait
« si vous me dites que l'ascenseur social ne fonctionne plus, je dirais oui. »
- 5:22Invité politiqueFait
« les politiques n'ont pas compris qu'il fallait faire de la place à ces jeunes, à tous les jeunes de France, en fait. »
- 5:36Invité politiqueChiffre
« On a, dans l'hémicycle, on n'a pas de quotas, on n'a pas le droit d'avoir des chiffres, mais une toute petite représentation d'enfants d'immigrés, alors que dans la réalité de la société, c'est entre 10 et 12 %. »
- 7:56PrésentateurFait
« la bascule, ça a été le ministère de l'immigration de Nicolas Sarkozy. »
- 8:36PrésentateurChiffre
« Elle a été rejetée à une voix près. »
- 10:19Invité politiqueFait
« Il m'a dit, ce n'est pas votre commission, vous êtes président de rien en fait. »
Temps de parole
- Fatiha Keloua Hachi65 %
- Présentateur34 %
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Si les étudiants peuvent avoir un repas à 1 euro, c'est grâce à elle. Mon invité se bat pour la jeunesse depuis plus de 30 ans, d'abord comme enseignante et aujourd'hui comme députée du groupe socialiste à l'Assemblée. Bonjour, Fatia Kelouachi.
Bonjour.
Le 17 octobre 1961, la police a réprimé dans le sang une manifestation de travailleurs algériens à Paris qui voulaient protester contre le couvre-feu. Alors le bilan reste encore aujourd'hui incertain, mais il y a eu au moins plusieurs dizaines de morts, dont certains sont morts noyés, jetés dans la Seine par des policiers. Le 28 mars 2024, vous avez pris la parole à l'Assemblée pour que l'État français reconnaisse sa responsabilité dans ce massacre. On va regarder un extrait de votre discours.
Parmi celles et ceux qui ont vécu ce drame, certains nous écoutent ici même aujourd'hui, dans les tribunes de cet hémicycle. Et oui, il faut leur rendre hommage parce qu'ils ne crient pas, ils ne disent rien. Ce qu'ils demandent, c'est juste la justice. La justice. Ils attendent de nous aujourd'hui notre dignité et pas l'indignité que vous êtes en train de proférer. Le temps est devenu de dire que la France, notre pays, est responsable de ce crime et que nous devons le reconnaître pour avancer. Vive la France, vive la République, vive l'amitié franco-algérienne.
Alors, on entend des députés réagir pendant votre discours et vous parlez d'indignité de leur part. Qu'est-ce qui s'est passé exactement à ce moment-là ?
Alors, ce qui s'est passé, alors d'abord c'est intéressant parce que c'est documenté sur le procès verbal.
Oui, parce qu'en fait, il y a un compte-rendu écrit des séances. On met à l'écrit ce qu'on n'entend pas forcément, nous, sur les vidéos de l'Assemblée.
Et donc, j'ai clairement entendu une personne, une femme, la voix d'une femme hurler « allié des terroristes », à mon égard. Et donc ensuite, j'ai compris que c'était Laure Lavalette, parce que j'ai lu le compte-rendu. J'ai demandé une sanction, puisqu'on ne peut pas proférer de tels propos envers un député. Et la présidente de l'Assemblée, en bureau, m'a clairement dit qu'il ne pouvait pas y avoir de sanction parce qu'il n'y avait pas, en fait, de tumulte. C'est-à-dire que je suis restée digne. Et mes collègues sont restés dignes. Mais la réalité, c'est que ça faisait…
Il aurait fallu que vous réagissiez vous-même de façon…
Ou soit moi, soit mes collègues, en demandant une suspension de séance, en demandant…
Donc, en fait, un député peut dire n'importe quoi sur un autre député ?
Eh bien, écoutez, ce jour-là, elle n'a pas du tout été sanctionnée, alors que c'est dans le procès verbal, c'est-à-dire que c'est écrit noir sur blanc, « allié des terroristes », à mon égard. Ce qui est, pour moi, extrêmement grave. Et c'est difficile de se concentrer à la tribune quand, justement, on entend à la droite des propos monstrueux.
Comment est-ce que vous expliquez que plus de 60 ans après ce massacre, votre prise de parole soit accueillie, j'allais dire, avec une telle hostilité par certains députés ?
Oui. Bon, clairement, on a des députés qui sont issus, souvent, d'ailleurs, de familles de pieds noirs. Et donc, qui ont beaucoup de mal à faire la vérité sur ce passé, parce que c'est un passé qui est trop douloureux pour eux.
On revoit les images de ce 17 octobre et ce qui s'est passé.
Oui. Moi, clairement, c'est un moment qui est très douloureux. Et pourtant, je ne l'ai pas vécu. Mais dans ma famille, on en parle énormément de ce 17 octobre. Pourquoi ? Parce que mon père vivait en France. Il était gérant d'un café à Paris. Et on lui imposait le couvre-feu. Et ce qui était compliqué, c'est que les cafés fonctionnent la nuit, fonctionnent le soir. Et donc, clairement, c'était totalement arbitraire et discriminatoire d'avoir un couvre-feu uniquement envers les Algériens.
Les réactions, elles ont aussi été très virulentes sur les réseaux sociaux. Après votre discours, vous avez reçu, et vous avez d'ailleurs posté, vous-même, sur Internet, les messages racistes, « Retourne au bled », « Vivement un vote pour la remigration ». Vous attendiez à cela ?
Je ne m'attendais pas à cette violence-là, c'est-à-dire au nombre. Je pense que j'ai éteint mon téléphone le matin, je l'ai rallumé, j'avais 700 messages de haine. Donc je suis allée déposer plainte, bien sûr. Donc je ne m'attendais pas à la quantité. Mais par contre, les messages de haine, j'en ai toujours eu, en réalité, depuis que je fais de la politique.
Vous racontez que vos parents ne savaient ni lire ni écrire quand ils ont quitté la Kabylie. Aujourd'hui, vous, vous êtes députée de la République française. Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, un jeune né en France de parents étrangers peut encore avoir le même parcours que vous ?
Alors, moi, je réfute la notion de méritocratie. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que j'ai eu un boulot acharné que je suis là où je suis aujourd'hui. Je suis persuadée qu'il y a un facteur chance, un facteur hasard, un facteur aussi bonne rencontre dans la vie que tous et toutes peuvent avoir. Par contre, si vous me dites que l'ascenseur social ne fonctionne plus, je dirais oui.
C'est plus compliqué, quoi.
C'est beaucoup plus compliqué aujourd'hui parce que, aussi, les politiques n'ont pas compris qu'il fallait faire de la place à ces jeunes, à tous les jeunes de France, en fait. Et quand on voit dans l'hémicycle, réellement, la représentativité, par exemple, des enfants d'immigrés, ce n'est pas la réalité. On a, dans l'hémicycle, on n'a pas de quotas, on n'a pas le droit d'avoir des chiffres, mais une toute petite représentation d'enfants d'immigrés, alors que dans la réalité de la société, c'est entre 10 et 12 %.
C'est-à-dire que vous êtes un symbole pour vous représenter quelque chose à ce titre ?
Je représente quelque chose, surtout pour les jeunes femmes issues de l'immigration. Beaucoup plus, j'ai l'impression, qui me disent, pour nous, tu es un modèle. Ça prouve que, quand même, parfois, on peut ouvrir certaines portes.
On va remonter aux sources de vos tout premiers engagements. Alors, au début, vous n'avez pas milité dans un parti, mais dans des associations, notamment à la Ligue des droits de l'homme. Oui. Pourquoi ce choix, plutôt qu'un parti ?
Alors, moi, je suis berbère, donc je suis amazire, je suis une femme libre. Les amazires, ce sont des gens libres. Et de s'encarter, pour moi, c'était un vrai, vrai problème. Parce que je n'étais jamais pleinement satisfaite des propositions politiques. Et donc, j'ai grandi à Montreuil, ville communiste, avec un maire qui a fait énormément de mandats, Jean-Pierre Brard, que je trouvais extraordinaire, très, très bon maire. Et je n'avais pas du tout envie de m'encarter politiquement. Et par contre, j'avais envie de vivre dans ma cité, de faire quelque chose pour ma ville.
Donc, c'était un engagement politique, mais en dehors du...
En dehors des... Voilà, tout à fait.
Vous avez enseigné les lettres modernes pendant 28 ans. Est-ce que l'enseignement et l'éducation, c'est aussi pour vous une autre forme d'engagement ?
Ah, c'est un engagement très fort, très, très fort. Moi, j'ai aimé passionnément mon métier. Et c'est encore mon métier, je suis encore prof en disponibilité. J'ai essayé d'enseigner la littérature, mais j'ai vraiment donné au-delà, largement au-delà, parce que j'ai été prof beaucoup en Seine-Saint-Denis, majoritairement dans ma carrière. Et j'ai beaucoup donné de ma personne, de ma personnalité. J'ai été très sévère, j'étais une prof très rigoureuse, très droite, très juste. Et je voulais apprendre aux adolescents, justement, cette droiture. C'était pour moi essentiel. Donc, je pense que j'ai vraiment aimé passionnément mon métier, oui.
L'engagement politique, il est venu plus tard pour vous, en 2008. C'est là que vous avez pris votre carte au Parti Socialiste. Qu'est-ce qui a déclenché cela, chez vous ?
On va dire qu'il y a eu une bascule. Et la bascule, ça a été le ministère de l'immigration de Nicolas Sarkozy.
Qu'est-ce que ça a déclenché en vous, ça ?
Ça a déclenché en moi l'envie de m'engager en politique et de vraiment être dans la bagarre face à la droite. Et pour moi, j'appelais ça la droite dure déjà à l'époque. C'est-à-dire cette droite qui, clairement, rappelle aux enfants d'immigrés que ce sont des enfants d'immigrés et aux immigrés qui sont juste tolérés en France. Et que la tolérance peut changer.
Et ça, vous, vous ne l'avez pas tolérée, justement ?
Non.
Il fallait passer à l'action autrement que ce que vous faisiez jusqu'à présent ?
Oui, oui, oui.
Parmi tous vos combats, il y a donc les repas universitaires à 1 euro pour tous les étudiants. Vous avez défendu ça à travers une proposition de loi en 2024. Elle a été rejetée à une voix près. Quelle leçon vous en avez tirée ?
Ça a été extrêmement frustrant. C'est très difficile à une voix près de se voir rejeter sa loi. Mais d'un autre côté, ça a été aussi galvanisant. Parce qu'à une voix près, ça veut dire que ça peut passer. Et donc, je suis restée sur mon leitmotiv du repas à 1 euro pour tous depuis 2022, en réalité. Depuis, je suis députée. Et je crois que j'ai beaucoup travaillé depuis 2022 sur cette idée en restant complètement acharnée et focus dessus.
Et votre combat a fini par aboutir ?
Il a abouti moyennement, parce que là, il est sur un projet de loi de finances pour une année.
Vous avez peur que ce ne soit pas reconduit ?
L'année prochaine, en décembre, on verra.
En 2024, vous avez été élu président de la Commission des affaires culturelles. Et c'est à ce titre que vous avez présidé la commission dite bétarame, la commission d'enquête dite bétarame. Je dis dite bétarame parce qu'en fait, le sujet était quand même plus vaste. Ça concernait toutes les violences commises contre des élèves dans des établissements scolaires. Et puis, la façon dont l'État contrôlait ces établissements. Alors, vous vous êtes retrouvés pendant cette commission d'enquête sous les feux de la ronde pour une raison toute simple. C'est que vous avez auditionné le Premier ministre en fonction de l'époque, François Bayrou, et que ça a été très tendu. Comment vous avez vécu cela ?
– Je l'ai mal vécu. Alors, mon métier de prof m'a beaucoup aidée à prendre de la hauteur sur la situation. Parce que quand on est prof, même si un élève est turbulent et irrespectueux, on reste respectueux, pour montrer le bon exemple.
– Il a été un élève turbulent et irrespectueux.
– Ah oui, il est arrivé en disant que cette commission ne servait à rien, que c'était un simulacre et que ça n'était pas ma commission. Il m'a dit, ce n'est pas votre commission, vous êtes président de rien en fait.
– Quand il a dit ça, c'était une façon de dire aussi, c'est un procès politique. – Oui. – Vous êtes à charge contre moi, il y a des objectifs politiques derrière cette commission d'enquête. C'était ça aussi ce qu'il voulait dire.
– Alors, une commission d'enquête, c'est un président ou une présidente, deux rapporteurs. Donc là, il y avait quand même deux rapporteurs avec deux groupes politiques différents et des membres de la commission de tous les groupes politiques.
– Donc ça finit par s'équilibrer.
– Normalement, ça s'équilibre.
– Est-ce que vous gardez des regrets sur cette commission ?
– Non, non, non, pas du tout, je n'ai aucun regret. J'aurais juste aimé que le Premier ministre prenne l'ampleur de la situation et travaille peut-être mieux ses réponses, notamment en dehors de la commission, c'est-à-dire pendant les questions au gouvernement, où je l'ai trouvée beaucoup trop léger dans ses réponses.
– Allez, on va passer à notre quiz, le quiz de la politique et moi. Donc je vais vous proposer des phrases et vous allez devoir les compléter. Quand une classe chahute trop, il suffit de ? – De se taire. – Ah, est-ce que vous avez testé ça dans l'hémicycle, ça marche ou pas ?
– Ça marche, c'est-à-dire par exemple, commencer une phrase et s'arrêter. Ça donne envie d'écouter la personne qui s'arrête.
– J'essaierai moi de mon côté si je me trouve confronté à ça. Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
– Merci beaucoup, c'était une très belle citation de Victor Hugo.
– Que vous avez reprise quand vous avez défendu les repas à un euro pour les étudiants. – Tout à fait. – C'est l'extrait d'un poème, je crois ?
– C'est l'extrait d'un poème de Victor Hugo sur justement la misère.
– Ce sont des textes qui ont beaucoup compté pour vous ?
– Oui, Victor Hugo a beaucoup compté dans ma vie. – Pourquoi ? – Ça fait un peu bateau, parce que c'est un homme qui s'est trompé de parti politique et qui est revenu à la raison dans sa vie, et qui est revenu à gauche, parce que c'est un homme qui a réussi dans l'hémicycle à expliquer la pauvreté des Français. Et c'est rare, c'est puissant. Son discours sur la misère, il est très puissant. Et parce que c'est un très grand écrivain français, quoi qu'on en dise. Et donc, où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
– En fait, là, il décrit le travail des enfants sous la révolution industrielle, c'est ça ?
– Tout à fait. Je dirais aujourd'hui, ils vont dans une impasse.
Désolée. – Vous n'êtes pas très optimiste ?
– Non.
– Bon, on va finir sur notre plus gay, Paulie et moi.
– Paulie et moi, c'est une grande histoire d'amour.
– Ce n'est pas un film, parce que c'est aussi le titre d'un film, d'une comédie.
– Tout à fait. C'est l'histoire d'amour d'un chien, d'un refuge, que je n'ai pas choisi. Donc, j'ai demandé à ce qu'on me donne n'importe quel chien. Je voulais juste un chien en bonne santé et qui comble notre vie depuis quatre ans.
– Et c'est donc Paulie. – C'est tout. – Merci beaucoup, Fatia Kelouachi, d'être venue dans La Politique et moi.
– Merci.
Fatiha Keloua Hachi