Sommet ministeriel G7 - Conférence de presse de Jean-Noël Barrot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:53OuverteRéponse directe
Le secrétaire d'État américain vous a briefé sur leurs objectifs de guerre. Voyez-vous plus clair sur les objectifs américains contre l'Iran ? Et sur le détroit d'Ormuz ?
- 13:36ComplaisanteRéponse directe
Sur la première, je ne vais pas parler à la place de Marco Rubio et je vous renvoie aux déclarations publiques.
- 14:20OuverteRéponse directe
Sur la deuxième question, nous avons eu de nombreuses conversations avec les États-Unis, l'Inde et l'Arabie Saoudite.
- 15:04FerméeRéponse directe
Êtes-vous en lien avec votre homologue iranien pour faire libérer Cécile Coler et Jacques Paris ?
- 15:48OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous dit avec votre homologue américain ? Comment l'avez-vous senti ?
- 16:32OuverteRéponse directe
La France souhaite-t-elle être un médiateur entre l'Iran et les États-Unis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:37Invité politiqueFait
« Non, la Russie ne défend pas le droit international ni en Iran, ni en Ukraine, ni ailleurs. »
- 6:20Invité politiqueFait
« On ne défend pas le droit international en envahissant un pays voisin. »
- 7:03Invité politiqueFait
« Les enfants d'Ukraine que la Russie déporte dans des camps de redressement pour essayer d'effacer leur histoire et leur entité sont eux aussi des civils. »
- 7:48Invité politiqueChiffre
« En Europe, on compte 20000 médias d'information si seulement il y en avait autant en Russie. »
Temps de parole
- Jean-Noël Barrot100 %
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Bien, voilà que se clôture cette première réunion formelle des ministres des affaires. étrangères du G7 dans un cadre exceptionnel, celui de l'abayernet qui a certainement inspiré nos échanges et nos réflexions ces 48 dernières heures. Dans le contexte actuel, avec un ordre international qui se fragmente et qui vaille, notre présidence se veut une présidence d'équilibre, de convergence et de résultats dont le but est d'aboutir à des avancées concrètes pour la sécurité et la prospérité de tous. C'est un programme de travail dense et ambitieux sur lequel nous nous sommes accordés collectivement et qui guidera nos échanges tout au long de l'année.
S'agissant des résultats, nous avons lancé quatre grandes initiatives. Un, réformer ensemble les opérations de maintien de la paix des Nations- Unies pour les rendre plus efficaces. optimiser les chaînes d'approvisionnement humanitaire avec le secteur privé pour en augmenter le nombre de bénéficiaires et faire reculer la faim et la malnutrition dans le monde. Soutenir et participer à la levée de fond en faveur de la reconstruction de l'arche de confinement de Tchernobyl perforé l'année dernière par un drone russe. 4.
créer un réseau de ports des pays du G7 et de leurs partenaires représentant un/ers de la capacité portuaire mondiale pour faire échec aux stratégies de plus en plus sophistiquées des narcotrafiquants et des criminels organisés. Nous avons aussi décidé la tenue de trois conférences internationales ou régionales. D'abord, une conférence de lutte contre le trafic de Captagon, cette drogue de synthèse qui fait des ravages au Moyen-Orient mais jusqu'en Europe. De la conférence Nomie for Terror qui se tiendra le 19 mai prochain à Paris pour assécher les nouvelles sources de financement du terrorisme.
Et puis trois, une conférence régionale sur la sécurité dans la Caraïbe qui aura lieu en juillet en Martinique et qui associera donc les pays membres du G7. Le G7 reste également et fondamentalement une enceinte utile pour nous coordonner étroitement et répondre aux grandes crises. C'est cette ambition qui a présidé à la création du G7 à l'initiative de la France il y a 50 ans, à quelques kilomètres à peine d'ici au château de Rambouillier.
Sur l'Ukraine, nous avons réaffirmé, comme les chefs d'état et de gouvernement du G7 l'ont fait le 24 février dernier, notre soutien indéfectible à l'Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale, de son droit à exister, de sa liberté, de son indépendance. Et puisque monsieur Lavrov a pu dérouler tranquillement sa propagande hier soir sur une chaîne de télévision française, permettez-moi de lui porter la contradiction. Non, la Russie ne défend pas le droit international ni en Iran, ni en Ukraine, ni ailleurs. Monsieur Lavrov, on ne défend pas le droit international en lançant une guerre d'agression. On ne défend pas le droit international en envahissant un pays voisin.
On ne défend pas le droit international en niant la souveraineté d'une nation. Et le recours débridé à la force en dehors de tout cadre juridique n'est rien d'autre qu'une expression bestiale de brutalité. Premier mensonge. Non, la Russie n'épargne pas les civils et j'en veux pour preuve les charniers de Boucha, les horreurs de Mario, les bombardements d'hôpitaux, de maternité ou d'écoles ukrainiennes. Monsieur Lavrov, les enfants d'Ukraine que la Russie déporte dans des camps de redressement pour essayer d'effacer leur histoire et leur entité sont eux aussi des civils. Les faits sont là. Il s'agit de crimes de guerre. documenté. Deuxème mensonge.
Non, les Européens ne ferment pas les yeux quand cela les arrange. Notre positionnement est très clair. Partout où elles adviennent, la France dénonce et se mobilise contre les violations du droit international et du droit international humanitaire. En Ukraine par la Russie, en Israël par le Hamas, à Gaza par Israël, au Liban par Israël, en Israël par le Esbola au Soudan par les forces armées, en Syrie et en Irak par les bourreaux des Yésidis, en Iran par le Monsieur Lavrov, si vous cherchez des preuves d'hypocrisie, n'allez pas loin, elle se trouve dans votre propre camp. 3è mensonge. Non, la France ne muselle pas les journalistes.
Monsieur Lavrof, en Europe, on compte 20000 médias d'information si seulement il y en avait autant en Russie. Chez vous, les rédactions indépendantes comme Novaya Gazeta, Echo of Moscou ou Dodge TV ont été systématiquement fermé ou contraintte à l'exil et toute information allant contre la ligne officielle du Kremelin est tout simplement interdite. Les journalistes font face à des violences, des menaces et des intimidations. Je pense au sort réservé à la journaliste Anna Politovskaya et aux nombreux journalistes tués ou poursuivis, y compris notre compatriote Anthony Lalican pris pour cible par un drone russe sur le front ukrainien. Voilà la réalité, monsieur Lavrov, 4e mensonge.
La liste est encore longue. Je pourrais continuer longtemps. Comme j'ai été nominativement pris à parti mon homologue russe, il me paraissait important de faire cette mise au point car répéter des mensonges à une heure de grande écoute n'en fait pas des vérités. Sur l'Iran, depuis le début de la guerre, la mobilisation du G7 a été exceptionnelle. Le 28 février, au premier jour, nous nous sommes réunis ministre des affaires étrangères en visioconférence.
Le 11 mars, le président de la République a tenu une visioconférence avec l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement du G7 pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment la situation énergétique ainsi que les mesures pour les atténuer, y compris la libération des stocks stratégiques. Les ministres des affaires étrangères du G7 ont publié un communiqué le 21 mars 2026 rappelant leur soutien aux partenaires du Moyen-Orient face aux attaques injustifiables de la République islamique d'Iran et de ses supplétifs. Et aujourd'hui même, nous adoptons une nouvelle déclaration sur l'Iran au niveau des ministres des affaires étrangères. La voilà.
Elle appelle à un arrêt immédiat des attaques contre les populations et les infrastructures civiles. Rien ne justifie de prendre pour cible des civils de manière délibérée lors des conflits armés, ni de mener des attaques contre des installations diplomatiques. Et elle réaffirme la nécessité absolue de rétablir de manière permanente la liberté de navigation gratuite et sûre dans le D3 d'Ormous conformément à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et conformément au droits de la MA. Pour les temps à venir, nous nous sommes accordés sur le principe d'une réunion des ministres des affaires étrangères du G7 avec ceux du Conseil de coopération des États-rabes du golfe.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubiot a accepté de briefer le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne. Enfin, nous sommes convenus de poursuivre nos travaux pour contribuer à la résolution de la situation dans le D3 d'Ormous. Au sujet du Liban, j'ai souligné que la gravité de la conjoncture régionale renforçait la nécessité de préserver la stabilité du Liban, de soutenir ses institutions légitimes, de préserver les civils, de garantir la pleine restauration de sa souveraineté. Enfin, nous avons pu échanger sur d'autres conflits et menaces sur la paix et la sécurité dans de nombreuses régions.
Particulier le Soudan, nous cherchons à soutenir les efforts en faveur d'une trêve humanitaire, mais aussi la situation au Venézuela, à Cuba, en Haïti et sur l'importance d'un indopacifique libre et ouvert fondé sur l'état de droit. J'ai rappelé que notre attention devait continuer à se porter sur la situation à Gaza et que la crise au Moyen-Orient ne devait pas compromettre nos efforts pour la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix. À l'heure de clôturer cette première réunion formelle des ministres des affaires étrangères du G7, permettez-moi de dire quelques mots sur les perspectives pour la suite de la présidence française.
La prochaine étape sera bien sûr le sommet que le président de la République accueillera à Évian au mois de juin. Les questions géopolitiques y seront naturellement abordées mais certaines de nos initiatives concrètes pourraient également y aboutir. Nous continuerons à échanger entre ministre des affaires étrangères du G7. Une prochaine rencontre informelle est prévue en marge de l'Assemblée générale des Nations- Unies. Je souhaite que nous poursuivions la dynamique de convergence avec les pays des Brick sur tous les sujets sur lesquels il est possible et utile d'avancer ensemble.
Enfin, pour conclure l'année, nous tiendrons la deuxième réunion formelle des ministres des affaires étrangères du G7 à Marseille les 9 et 10 novembre. ce qui nous permettra de mettre en pratique les nombreuses initiatives concrètes sur lesquelles nous nous sommes mis d'accord au cours des 48 dernières heures ici au vac et tout au long de l'année, la société civile qui a un rôle primordial à jouer sur les questions de paix et de sécurité sera associé à nos travaux. Merci monsieur le ministre pour la question. Merci. Bonjour monsieur le ministre. Voici Madamear France 24. Monsieur le ministre, le secrétaire d'État américain vous a briefé sur leur objectif de guerre.
Est-ce que vous voyez plus clair aujourd'hui les objectifs américain de cette guerre contre l'Iran, en Iran ? Et puis euh sur le des dormos, qu'est-ce que vous a demandé vous les membres de G7 concrètement pour garantir la liberté de navigation et sur le Liban agence de Luxe metde aujourd'hui contre un risque réel, une catastrophe humanitaire ? Quelle est votre réaction d'abord et est-ce que vous pensez que c'est encore possible de des associés les de théâtre libanais et iranien ? Merci. Beaucoup de questions.
Sur la première, je ne vais pas parler à la place de Marco Roubio et je vous renvoie volontiers aux déclarations publiques qu'il a pu faire récemment et qui correspondent aux conversations que nous avons eu aujourd'hui. des objectifs militaires affichés des États-Unis étant je dirais la la miseur d'état de nuire des capacités balistiques de l'Iran.
qui je devais résumer sur la deuxème question qui est celle du D3 d'Ormous, nous avons eu de nombreuses conversations tout au long de ces deux jours, non seulement entre pays du G7 avec les États-Unis d'Amérique, mais également avec les pays que nous avions invités et notamment l'Inde et l'Arabie Saoudite qui sont intéressés au premier chef et pour différentes raisons. Il y a un consensus qui se retrouve, je crois, très largement au sein de la communauté internationale pour préserver un bien commun qui est la liberté de navigation.
Il est hors de question de vivre dans un monde où les eaux internationales sont fermées à la navigation dans le cadre de conflit qui ne concerne pas les les pays qui ont besoin que cette circulation puisse puisse avoir lieu.
et la France a marqué sa disposition euh dans le cadre d'une initiative lancée par le président de la République à bâtir une mission internationale euh permettant la liberté de navigation dans le D3 d'Ormous une fois le calme revenu dans une posture strictement défensive et euh en accord si l'on peut dire ou dans le cadre d'accord avec les principaux pays concernés s'agissant du Liban vous m'avez avait interrogé sur la dissociation des deux théâtres et ma réponse, elle est simple, c'est que jamais le Liban n'aurait dû être entraîné dans cette guerre qu'il n'a pas choisie et c'est une responsabilité écrasante du Esbola que d'avoir fait ce choix qui plonge le pays une nouvelle fois au bord du précipice.
Je crois qu'il il n'y a pas de de nécessité à ce que les deux théâtres soient associés, mais qu'au contraire il faut redoubler nos efforts pour d'une part cesser les hostilités au Liban, faciliter un dialogue de haut niveau qui serait historique entre les autorités libanaises et les autorités israéliennes qui leur permettrait de s'accorder sur le processus de désarmement du Esbola qui doit rendre ces armes et de chem vers un un règlement de du différent qui les oppose depuis 1949.
Et d'ici là, bien, il faut que Israël puisse s'abstenir euh terrestre, s'abstenir de toute atteinte aux infrastructures civiles, de toute atteintte porté aux zones densément peuplé et notamment Beou pour que un chemin vers la paix reste possible. Je veux saluer une nouvelle fois, comme je l'ai fait hier, je crois, les décisions courageuses qui ont été prises par le gouvernement libanais. d'abord de déclarer illégal la les activités militaires du Esbola d'ordonner à l'armée de procéder au désarmement de la milice et puis plus récemment de retirer ses accréditations à l'ambassadeur d'Iran au Liban.
C'est bien une manière pour le Liban, je crois, d'exprimer très clairement par ces décisions qu'il ne souhaitent en aucun cas être associé à cette guerre et qu'il ne souhaite pas que des puissances étrangères puissent faire de ce pays un théâtre secondaire d'une guerre qu'il n'a pas choisi. Bonjour Capucinz pour TF1 LCI. On voulait savoir si vous étiez en lien avec votre homologue iranien pour faire libérer Cécile Coler et Jacques Paris. Non seulement je suis en lien avec lui, le président est en lien avec son homologue.
lui a il y a quelques jours seulement exprimé une nouvelle fois notre exigence absolue de libération définitive et de retour en France de nos deux compatriotes Cécile Colleur et Jacques Paris qui sont à 7h à l'ambassade de France en sécurité avec les agents du diplomatique et consulaire qui les entourent et dont je veux saluer une nouvelle fois le courage et le dévouement. Bonjour monsieur le ministre Nafel KOFI pour BFM TV. Vous êtes entretenu longuement avec votre homologue américain. Qu'est-ce que vous êtes dit ? Comment vous l'avez senti ? Est-ce qu'il était en confiance ? Est-ce qu'il a réussi à à vous convaincre de vous investir davantage dans la réouverture du des tr d'ormous ?
Et une deuxième question sur la position de la France, c'est est-ce que la France souhaite être un médiateur entre l'Iran et les États-Unis ? Euh parce que vous trouvez que la France n'est ne s'est pas impliqué depuis le début de cette crise, depuis le 28 février. Je puis attester devant vous de la mobilisation exceptionnelle du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, de son centre de crise et de ses soutiens des 15 postes diplomatiques et consulaires des pays concernés depuis le début de cette crise pour apporter des réponses à nos compatriotes.
Ils sont 400000 à à être résidents ou de passage dans la région pour faciliter leur rapatriement en affraitant des vols, en appelant les compagnies aériennes à à augmenter la taille et la fréquence des vols à destination de la France. Je veux parler aussi de la mobilisation de nos armées qui ont déployé en Méditerranée orientale des moyens considérables en vue d'apporter les éléments de sécurisation nécessaire pour nos ressortissants mais aussi pour les pays qui sont nos partenaires dans la région du Golf mais aussi en Méditerranée, Chypre et d'autres.
Et puis sur le plan diplomatique, ne croyez pas qu'une réunion du du G7 ça s'improvise, ça se prépare et les équipes des du ministère des affaires étrangères ont préparé très activement cette rencontre avec les pays du G7, avec l'Arabie Saoudite, l'Inde, le Brésil, la Corée du Sud pour qu'elle puisse être utile, qu'elle puisse être un moment de euh de partage de d'analyse, de diagnostic, mais aussi de décision et de déclaration comme nous le faisons avec celle que avec cette déclaration que je viens de vous présenter. Donc le secrétaire d'État Marco Rubio, avec lequel je me suis entretenu plusieurs fois depuis le début de la crise, c'est parfaitement le niveau de mobilisation de la France.
et comme les autres participants à nos échanges, il il souhaite qu'une fois les objectifs militaires des États-Unis atteints, et bien que la sécurité maritime et que la liberté de navigation puisse être assurée dans le D3 d'Ormous comme dans toutes les eaux internationales du monde. Vous m'avez ensuite interrogé sur les questions de médiation. Bon, des échanges ont commencé qui euh qui euh euh qui s'appuie sur la médiation euh euh du Pakistan, mais aussi d'autres pays comme l'Égypte et et la Turquie.
Nous soutenons ces efforts, nous souhaitons qu'ils puissent produire des résultats pour la rouverture du des trois d'Ormous, pour la désescalade, bref pour mettre fin à cette à cette escalade qui entraîne avec elle des conséquences considérables et et dangereuses pour l'économie mondiale. Une dernière question. Oui, bonjour monsieur ministre journalists. Je veux juste revenir sur sur l'ormous et sur l'Iran pour bien comprendre. Marco Rubio n'a pas a formulé aucune demande précise au partenaires du G7 pour aider sur le D3 d'ormous.
Est-ce qu'il a donner en tout cas de moindre indications sur quand la guerre puisse se terminer et euh éventuellement est-ce qu'il a écarté la possibilité de troupe au sol ? Et juste parce que personne a posé la question sur la Russie et l'Ukraine, est-ce que vous sortez de cette réunion confiant que les États-Unis ne vont pas essayer de forcer l'Ukraine à accepter un mauvais accord ? à nouveau sur les les sur les propos de Marco Rubio, je vais pas parler à sa place et je vous renverrai à cette déclaration publique.
Quant à la question du droit des trit d'orm, je crois que l'objectif est largement partagé et je vous invite si vous vous intéressez vraiment à ces questions à euh à à revenir sur l'adoption [grognement] de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations- Unies qui a reçu le parrainage de d'une grande majorité des pays du monde et qui touche justement à la question [grognement] de la liberté de navigation et de la sécurité maritime. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que euh c'est que les mers se divisent en deux parties.
Il y a les eaux territoriales qui en quelque sorte sont placées sous la juridiction des États et il y a les eaux internationales qui sont un bien commun par lesquels les échanges d'un bout à l'autre de la planète peuvent se faire. Et il est hors de question pour quiconque que ce bien commun qui est protégé par le droit de la mer puisse être remis en question par quiconque. Et donc cet objectif est largement partagé. il le passera nécessairement d'une manière ou d'une autre une fois le calme revenu ou une fois les une fois que les objectifs militaires des États-Unis ont été atteints ou une fois que le pic des austérités aura été dépassé passera nécessairement par un système d'escorte.
un système d'escorte qui permettra d'apporter le le la sécurité nécessaire pour que la la circulation des navires puisse reprendre au plus vite. Vous voyez bien que chaque jour qui passe la situation s'agrape faute de circulation des navires depuis le golfe persic vers le reste du monde. Et donc pour que la reprise se fasse dans les meilleures conditions et au meilleur rythme possible, il faudra d'une manière ou d'une autre euh que cette mission internationale qu'a proposé le président de la République puisse euh intervenir dans le respect du du droit international et du droit de la ME. Et c'est ce à quoi nous voulons travailler. Vous m'avez interrogé sur la Russie et l'Ukraine.
[raclement de gorge] Ce que je puis vous dire, c'est que euh nous avons partagé un certain nombre de constats. Premier constat, la Russie est était déjà en échec militaire et économique. militaire parce que son une opération spéciale qui ne devait durer que quelques jours ou quelques semaines, c'est heurté à un mur, le mur de la résistance ukrainienne que la Russie de Vladimir Poutine accuse des pertes humaines supérieures à 1 million, ce qui est supérieur à à l'ensemble des pertes humaines de l'Union soviétique et de la Russie depuis la fin de la deuxème guerre mondiale et qu'aujourd'hui c'est plus de 1000 soldats rus front qui sont tués.
Donc c'est un échec militaire et dans les temps derniers l'Ukraine a repris plus de territoires à la Russie que la Russie n'en a prise à l'Ukraine. Un échec économique également structurellement, même si la hausse des prix des hydrocarbures vont peut-être atténuer temporairement cette cette tendance très forte à l'appauvrissement de l'économie de la Russie de Vladimir Poutine dont le secteur civil non militaire est asphyxié, dont les ressources budgétaires sont vides et qui devait et qui entrera sans doute en récession dans le courant de l'année.
Mais à cet échec militaire et à cet échec économique s'ajoute un échec stratégique puisque'après Bachar Alassad et Nicolas Madurau, la disparition de l'ayatolareney fait perdre à Vladimir Poutine celui qui était peut-être le dernier de ses alliés. Nous avons également fait un autre constat qui est que depuis le 24 février 2022, le G7 a été l'un le plus fidèle, si l'on peut dire, ou un groupe de pays fidèles à à l'Ukraine pour soutenir sa résistance.
Tous les pays du G7 sans exception ont pris des sanctions où ont livré de l'équipement des équipements militaires où ont apporté des contributions financières qui ont permis de soutenir la résistance héroïque du peuple ukrainien contre l'envahisseur. Alors, il est vrai que l'administration américaine, l'administration Trump a a voulu lorsqu'elle est lorsqu'elle a pris ses fonctions accélérer le processus de négociation, prendre en charge la médiation.
Cependant que l'Europe prenait une part plus importante du soutien à l'Ukraine comme nous l'avons montré à la fois sur le plan financier avec les 90 milliards d'euros du prêt qui arrivera et qui mettra l'Ukraine à l'abri de toute difficulté financière pendant 2 ans, mais aussi avec la coalition des volontaires rassemblant une trentaine de pays qui pour la première fois dans leur histoire pour beaucoup d'entre eux mettent en commun leur expertise et leur capacité militaire pour que la paix une fois conclue puisse être garantie.
sont ces constats que nous avons dressés en cohérence avec la déclaration d'échelle des tail de gouvernement du 24 février dernier et nous nous sommes résolus à continuer à soutenir l'Ukraine dans sa résistance contre l'envahisseur. Merci beaucoup. Merci. À bientôt.
Jean-Noël Barrot