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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 7 octobre 2026 65 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Colère lycéenne : une réponse disproportionnée ? | Chaque voix compte - 07/10/2026

Au micro : Marco Pomier Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 48 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Peut-on parler d'une réponse policière proportionnée après ces 3 semaines de mobilisation lycéenne ?

  • 3:45RelanceRéponse partielle

    Des accidents, monsieur le Premier ministre, des accidents. Un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, monsieur le Premier ministre. Mais enfin, vous avez perdu la raison.

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Romain Clusel, le Premier ministre a pris la parole ce soir. Pourquoi cette allocution de 14 minutes ?

  • 9:45RelanceRéponse partielle

    Pourquoi suspendre les grenades assourdissantes mais pas les LBD comme le réclame le Parti socialiste ?

  • 10:24OuverteRéponse directe

    Sylvain Boulou, comment interprétez-vous cette suspension des grenades assourdissantes ?

  • 15:11OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'avant d'intervenir, quand vous êtes déployé pour le maintien de l'ordre, est-ce qu'entre policiers vous vous dites attention en face de nous c'est des gosses ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:45Fait
    « Des accidents, monsieur le Premier ministre, des accidents. Un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, monsieur le Premier ministre. Mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou. »
  • 4:27Chiffre
    « Selon le ministre de l'intérieur, depuis le début des blocages, 215 lycéens ont été blessés, 88 parmi le personnel, 761 policiers. Il y a également plus de 6600 interpellations. »
  • 50:14Fait
    « on veut développer le nucléaire parce que c'est une électricité décarbonée et peu cher »
  • 50:30Chiffre
    « il faut baisser la TVA sur toutes les énergies. L'électricité le fioule le gaz le carburant parce qu'à un moment donné les français français payent 60 % de taxes à chaque fois qu'ils font le plein là 2,25 € c'est 1,10 1,20 € de taxe »
  • 51:23Fait
    « Des milliers d'exploitations sont en péril, c'est inédit. Un plan d'urgence a donc été engagé »
  • 52:01Promesse
    « l'agriculture française ne pourra pas attendre l'élection présidentielle. Il faut permettre aux exploitations françaises de tenir et de préparer la suite »
  • 52:46Fait
    « nous sommes à quelques mois d'une présidentielle où dans le propre camp de Sébastien Lecornu, on va dire le bloc central, en tout cas ce qui ce qu'il ce qu'il en reste, vous avez trois candidats à la présidentielle »
  • 55:15Fait
    « nous avons un modèle social que nous chérissons et qui a été créé après la guerre sur la croissance pendant les 30 glorieuses »
  • 55:56Fait
    « nous avons fait les 39hes, la 5e semaine de congé payé, la retraite à 60 ans et des 35h tout ça à crédit »
  • 56:40Promesse
    « nous devons réformer les retraites, nous devons prendre des décisions pour faire des efforts, sinon nous serons contraints de les faire »
  • 58:04Promesse
    « si ça reste en l'état et que les discussions ne le changent pas, on n'aura pas d'autres solutions que de censurer »
  • 58:45Fait
    « on ne s'interdit rien sur ce budget. Encore une fois, des discussions vont commencer, mais il y a tout juste un an, on voulait justement censurer le gouvernement qui supprimait 4000 postes d'enseignants dans notre pays »
  • 59:19Chiffre
    « on vote des budgets en déficit de 150 milliards depuis des années de macronisme et de socialisme d'ailleurs au passage »
  • 1:01:22Promesse
    « il faudra attendre 2032 pour que cet entretien ait lieu chaque année. En attendant, chaque enfant aura droit à quatre entretiens obligatoires répartis sur toute la scolarité »
  • 1:02:01Chiffre
    « 15000 postes, c'est un peu plus d'un milliard. C'est rien en vérité au regard du budget de l'État »
  • 1:02:45Fait
    « Les terroristes du Hamas déclenchaient la plus effroyable entreprise d'extermination de juifs depuis la Choa »
  • 1:03:28Chiffre
    « La France n'a pas oublié le 7 octobre 2023 parce que la France ne peut pas et ne doit pas oublier les 1200 personnes qui ont été assassiné, mutilé »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes [musique] ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Eva Rock. Bonsoir Eva, bonsoir Adine, bonsoir à tous. Et Nicolas Domena qui est là, bonsoir Nicolas, bonsoir à vous. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir Sébastien Lecnu qui monte au front semaines de mobilisation lycéenne.

Le premier ministre s'est exprimé ce soir depuis Matignon, [musique] 14 minutes d'allocution, le visage grave pour évoquer d'abord cette colère lycéenne et annoncer bah que des décisions seraient annoncées mais pas tout de suite plutôt fin octobre pour dire aussi que les forces de l'ordre n'ont pas instruction d'affronter les lycéens. Le mouvement lycéen est [musique] aussi devenu celui de la contestation de cette réponse policière aux manifestations. [musique] 215 élèves blessés depuis le début, 6629 interpellés, mais il y a aussi 761 policiers et gendarmes blessés et 89

1:19
Non speech

[musique]

1:19
Locuteur

personnels de l'éducation. Le maintien de l'ordre en question, on en parle ce soir dans la première partie de de chaque voix compte. À suivre ensuite Nicolas Doménac. Quadneu, vous avez suivi l'allocution de Sébastien Lecornu avec nous. Et ben Sébastien Lecornu qui rêve de nous sortir d'une crise qui est pourtant très grave. Et justement dans la deuxième partie de chaque voie compte, on fera réagir les députés à cette allocution du premier ministre. Il a parlé des lycéens mais il a aussi parlé du prix de l'essence, de l'agriculture, du [musique] budget. On va détailler ses annonces.

Alors pour le détail, ça va aller assez vite parce que en réalité le Premier ministre n'a pas annoncé grand-chose si ce n'est la libération de stock de baril de gasoile qui vont permettre de faire baisser le prix du litre à la pompe de gasoile de 12 à 18 centimes. On en parlera tout à l'heure et on commentera ça bien sûr avec les députés que vous pouvez vous aussi interroger chez vous grâce au QR code [musique] qui va apparaître ici. Regardez, il est là. C'est Eva Rock qui a la tablette magique ce soir. C'est elle qui est chargée de nous transmettre [musique] en direct tous vos messages. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.

Une main arrachée à lance, un ados ébornier à tour, une mâchoire brisée à Saint-Touin Lumone. Peut-on parler d'une réponse policière proportionnée après ces 3 semaines de mobilisation lycéenne ? Sébastien Lecornu a commencé son allocution tout à l'heure en évoquant justement les violences qui émaillent ce mouvement mais sans annoncer quoi que ce soit pour le moment pour les lycéens. On va en parler dans un instant. D'abord les faits avec Stéphanie Despierres.

2:58
Non speech

[musique]

3:01
Locuteur

Plus les jours passent plus la liste des blessés s'allonge. Un jeune garçon touché à l'œil à Argenteuil. Une blessure grave dû probablement à un tir de LBD. Un autre de 16 ans à tour qui a déjà perdu un œil. Un adolescent de 14 ans grièvement blessé à la mâchoire dans le Valdoise. Et ce lycéen de 15 ans à la main arrachée lundi après l'explosion d'une grenade à lance. La gauche réclame un changement de méthode des policiers. Elle n'est pas convaincue par les premières explications du premier ministre hier à l'assemble. un accident, un enfant de 15 ans qui perd la main et l'avant-bras parce qu'on a envoyé sur lui une arme de guerre. Des accidents, monsieur le Premier ministre, des accidents.

Un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, monsieur le Premier ministre. Mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou. L'IGPN, la police des polices, a ouvert 18 enquêtes pour faire la lumière sur ces événements. Aujourd'hui, le ministre de l'éducation nationale et le ministre de l'intérieur étaient auditionné par les députés. Laurent Nounè a confirmé une inflexion dans la doctrine de maintien de l'ordre. Je retire un type d'armement qui est la grenade assourdissante qui a causé un dégât qui a causé un dégât grave à lance. Je retire provisoirement. Je suspends l'utilisation. Je suis Oui, c'est c'est très grave. C'est très grave. C'est mais c'est très grave.

C'est très grave. C'est un c'est il y a une atteinte à l'intégrité physique qui est majeure. Je ne le conteste pas, monsieur le député. Je ne le conteste pas. Ne jouez pas sur les mots. Selon le ministre de l'intérieur, depuis le début des blocages, 215 lycéens ont été blessés, 88 parmi le personnel, 761 policiers. Il y a également plus de 6600 interpellations. Le gouvernement est confronté à un mouvement de grande ampleur et à des violences inédites. C'est la première fois dans l'histoire du système éducatif, enfin faut quand même qu'on se rende compte de ce qui se passe collectivement quoi, qu'on a 88 personnels qui ont été visés délibérément.

Enfin, on on est quand même enfin là, on a basculé dans dans quelque chose qui qui qu'on a jamais vu. Même si neu lycées sur 10 étaient ouverts aujourd'hui, les blocages sont loin d'être terminés. Une nouvelle manifestation est prévue demain. Et j'accueille sur le plateau de chaque voix contre Romain Clusel. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste politique ARMC. Merci d'être là au côté de Abdouah et Kanté. Bonsoir. Bonsoir. Ancien policier, conseiller de Paris et vous êtes désormais porte-parole de la campagne de Gabriel Atal. Merci d'être là et bonsoir Sylvain Boulou. Vous êtes historien des mouvements sociaux.

Vous êtes notamment l'auteur de communisme et syndicalisme paru aux éditions du Serge. Vous remercie également d'être avec nous ce soir. Romain Clusel d'abord le Premier ministre a donc pris la parole tout à l'heure vers 18h45 avec un peu de retard à Matignon depuis un bureau de Matignon. Ça a duré 14 minutes et on se dit pourquoi ? Il faut comprendre que c'est surtout un message d'empathie qui a voulu faire passer le premier ministre. On a vu qu'il a notamment expliqué que ce qui se passait dans les lycées nous touche toutes et tous. Euh et puis concernant le maintien de l'ordre, il a expliqué que les forces de l'ordre n'avait pas pour instruction d'affronter les lycéens.

Et ça c'était une phrase qui était attendue euh de la part de l'exécutif. On sait que le président de la République euh a eu des eu un agacement par rapport au à la stratégie du maintien de l'ordre. C un agacement vous dites. Il se dit que ça aurait un peu rué dans les brancards. C'est juste un petit agacement. Euh, on peut peut-être aller un peu plus loin qu'agement, mais en tout cas, il y avait notamment cette phrase qui avait été euh euh dite par l'un de nos confrères de du Parisien rapporté d'un d'un ministre qui avait dit "Il a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu'il considère que la réponse policière est trop dure, sans empathie." On y revient.

L'empathie finalement ce soir, c'est un petit peu le message que fait passer Sébastien Lecnu d'empathie envers les lycéens et et pour montrer que le gouvernement est aussi à l'écoute de de ce mouvement et de de leur revendication. Alors déjà hier à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, Sébastien Lecornu avait revendiqué un usage de la force strictement proportionné. Il rejette l'expression violence policière parce qu'il estime que cela suggère qu'il y ait eu des instructions politiques de répression policière.

Alors action réaction dans la foulée de l'intervention de Sébastien Lecornu hier, le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, a annoncé dès ce matin la suspension des des grenades assourdissantes. C'était une demande de du président. Alors ça, on n pas eu d'information particulière sur le fait que le président demandait une suspension de cette l'usage de cette de cette grenade assourdissante. En revanche, on sait que c'est lié à ce drame qui a eu lieu à Lance avec ce jeune homme qui a eu une main arrachée avec l'utilisation de cette cette grenade.

Le ministre de l'intérieur, Laurent Nouz, précise quand même que c'est temporaire et que c'est en fonction des résultats de l'enquête de l'IGPN qui est en cours à lance. Donc pour l'instant, c'est simplement pour quelques jours que cette que cet usage est est suspendu. Il faut remarquer que cette annonce, elle ne convient ni à l'opposition de gauche, ni à l'opposition Erenne puisque Marine Le Pen a expliqué que avec cette annonce, en gros, on tapait toujours sur les policiers et Olivier Ford dit, c'est pas suffisant. On va l'écouter si vous voulez Marine Le Pen, elle était cet après-midi au salon de l'élevage près de Clairmont Ferrant. regarder.

Emmanuel Macron est toujours du du côté qui consiste à taper sur la police. C'est pas la première fois. Au cours de ces deux mandats, il a très souvent mis en cause la police. Il a très souvent exprimé son désamour à l'égard de nos forces de l'ordre. Donc clairement, moi je considère que les forces de l'ordre font leur travail. Ils le font dans des conditions qui sont difficiles. Et pardon, je précise Olivier Fort de l'autre côté côté socialiste dit "C'est pas suffisant cette suspension de de la grenade assourdissante. Il faut aller plus loin et aussi interdire les LBD." Vous savez, c'est un autre une autre arme intermédiaire.

Je parle sous le contrôle d'Abdouah Kanté qui est u lanceur de balles de défense justement Abdouah Kanté. Alors d'abord on va prendre les les instruments les uns après les autres. La grenade assourdissante c'est quoi précisément ? C'est un c'est une arme intermédiaire en fait. Donc une munition qui permet, on va dire, de euh disperser la foule.

Donc quand vous avez des individus qui sont, on va dire armés, qui sont prêts à en découde avec des policiers, donc nous avons ce qu'on appelle arme de donc c'est une c'est une grenade SD qui justement qui euh fait partie de la catégorie du matériel de guerre mais qui n'est pas une arme de guerre, je précise, et pour autant qui permet à être justement dispersé la foule. Donc ça se dégoupille en entre une et 4 secondes. Donc le temps pour faire disperser donc c'est c'est le policier ou le gendarme qui dégoupie la grenade qui la balance justement sur la foule pour disperser et encore une à quel moment il décide de l'envoyer ?

Mais au moment si ça s'il voit qu'il est en danger ou justement s'il voit qu'il y a des dégradations qui permet de disperser on va dire les individus. Pour autant, pour revenir un petit peu sur le sujet sur le fait que le ministre de l'intérieur a décidé de de suspendre, on va dire, cette munition, on précise bien que c'est dans le cadre de l'enquête IGPN par rapport à l'affaire de lance. Mais pour autant, je pense qu'il faut bien faire comprendre à vos téléspectateurs et aussi aux gens qui nous écoutent que la les fonctionnaires de police n'ont pas pour instruction d'aller, on va dire, frapper les gens.

Ce qu'il y a c'est que on a cette faculté en maintien de l'ordre de prévoir qu'il y ait des armes intermédiaires non létales parce que on veut pas le contact direct et je pense que votre invité justement qui est spécialiste aussi qui a couvert aussi les maintiens de l'ordre aussi je l'ai fait on sait que on n'a pas matière à vouloir aller au contact sauf si on voit qu'il y a des individus qui font par exemple des intrusions ou bien qui attaquent les policiers. Sylvain Boulou, comment vous interprétez cette suspension euh de l'usage des grenades assortissantes mais par exemple pas du LBD comme le réclame notamment le Parti socialiste ?

En fait, je vais pas l'interpréter comme ça, je vais essayer de mettre en perspective par rapport aux différents mouvements sociaux qui existent depuis plusieurs décennies et des mouvements lycéens et étudiants en particulier. On a eu plusieurs dizaines depuis si on fait depuis 68, on a eu plusieurs dizaines de mouvements lycéens et étudiants. Si on prend par exemple mai 68, la première semaine de mai juin de mai 68 était d'une violence extrême contre les forces de l'ordre. La doctrine policière en réponse a été surtout pas de blessé grave. On fait très attention. Le C'est peut-être par hasard. Le préfet de police à ce moment-là s'appelait Maurice Grimau. C'était un ancien résistant.

Il y avait un certain nombre de choses qu'il ne fallait absolument pas faire quand on était policier. Donc ça c'est les indications que donne quand même le préfet sur ordre du ministre de l'intérieur. Après 68, le ministre de l'intérieur change, c'est Marcelin et là la répression deviendra beaucoup plus dure. Mais pendant la période de neige ju 2068, c'est pas le même ministre. Après, vous avez eu des affrontements très fréquents entre manifestants euh et euh enfin entre lycéens et étudiants et force de l'ordre, mais il y a toujours une limite.

La seule fa la limite a été dépassée, c'est en 1986 au moment de la du projet de loi de Vaquet quand il y a eu des affrontements extrêmement violent sur le pont des invalides où il y a un étudiant qui a perdu un œil en 1900, donc à cette période là, plus après les fameuses, je me souviens plus du nom exactement, qui ont entraîné la mort, les voltigeurs qui ont entraîné la mort de Malikin suite à une manifestation où lui-même n'était pas partie prenante Et puis depuis jusque jusqu'à une date récente, les manifestations lycéennes et étudiantes étaient toujours contenu mais il y avait jamais d'affrontement direct.

Ça renvoie à une deuxième chose et là depuis ce mouvement on a des affrontements directs. Ça renvoie une deuxième chose c'est que depuis 2016 a commencé un peu avant mais depuis 2016 et c'est aller crchendo avec les mouvements des gilets jaunes. On a une doctrine du maintien de l'ordre qui n'est plus du tout la même qui n'est plus juste de protéger un certain nombre de lieux et de d'empêcher les manifestants de rentrer dans un certain nombre d'endroits. On a une doctrine [raclement de gorge] du maintien de l'ordre qui est un maintien de l'ordre beaucoup plus offensif.

ce qui répond puisque le maintien de l'ordre est une une logique politique, ce qui répond à des instructions politiques précises qui viennent du chef de l'État, du ministre de l'intérieur et qui qui sont répercutés par les préfets.

Donc on a des mouvements étudiants qui ne sont pas une nouveauté où on a toujours eu ce type de mouvement un peu spontané avec des blocages des des mouvement mais sa comme vous dites cette doctrine le SNMO là le fameux schéma national du maintien de l'ordre c'est un document qui date de septembre 2020 qui a été actualisé ensuite en 2021 là on peut dire que c'est la première grosse mobilisation lycéenne depuis ce SNMO est-ce qu'il est adapté à un mouvement qui implique des mineurs. Ce que j'essaie de vous dire, c'est que il y a eu d'autres périodes dans l'histoire où il y a eu des mouvements.

Il y avait autant voir plus de manifestants dans un certain nombre de cas si on prend le CPE en 2006 par exemple et ces manifestations ne se sont pas déroulées de la même manière. Il y a pas eu d'autant de blessés chez les lycéens et chez les étudiants. Donc ça pose directement la question du maintien de l'ordre. Et si on prend d'autres pays européens, le maintien de l'ordre n'est pas lieu n'a pas lieu du tout de la même manière. On est quand même le seul pays démocratique où euh le maintien de l'ordre entraîne systématiquement autant de violence de la part des forces de l'ordre sur les manifestants.

Euh et les les mouvements sociaux existent dans les autres pays avec des tentatives de débordement exactement de la même manière. Donc ça pose une question ça pose une question sur l'utilisation du maintien d'ordre. Après, c'est des choix politiques. Aussi, il faut savoir aussi que on a face aussi enfin les les policiers ont face à eux des individus qui se mélangent avec notamment des jeunes. Et je veux rappeler aussi que le SNMO donc le schéma national notamment sur le maintien de l'ordre et tout a vraiment priorisé suite à ce qui s'est passé au gilets jaune la désescalade. Parce que quand j'entends certains politiques il disent oui mais bon, il faut faire la désescalade.

En priorité quand il y a une manifestation qui est déclarée où on cherche la personne qui est responsable de du cortège ou autre, on va un leader syndical en général leader syndical, on va vers cette personne. Donc c'estàd que le chef CRS ou autre va vers cette personne pour savoir un petit peu comment ça doit se passer, quel est le nombre, quelle est leur direction et cetera. Par contre, ce qui se passe c'est que on sait qu'il y a des mouvements et notamment les renseignements n'ont bien précisé donc la mouvance ultra gauche qui ne sont pas des étudiants qui se que font avec ces jeunes et qui euh je suis désolé de le dire qui les prennent un peu comme bouclier.

Et c'est vrai que la difficulté notamment des policiers c'est d'aller chercher justement ces fauteurs de trouble qui se mélangent avec ces jeunes.

pour enfin d'aller chercher les fauteurs de trouble mais aussi d'aller chercher des interlocuteurs dans les manifestations pour ça et avant toute chose et je vais aussi revenir parce que aujourd'hui je suis parti voir aussi je suis parti sur un blocus de lycéen, j'ai discuté un petit peu avec ces jeunes évidemment ce sont des gamins et encore une fois je veux vraiment insister sur le fait que aucun policier ne se satisfait de voir un enfant blessé moi je suis père de famille et bien évidemment si pardon je me permets de vous interrompre Abdouah Kanté vous étiez policier jusqu'à très récemment encore quand vous êtes face à des lycéens est-ce Est-ce que avant d'intervenir quand vous êtes déployé pour le maintien de l'ordre, est-ce qu'entre policiers vous vous dites attention en face de nous c'est des gosses ?

Le truc qu'il y a c'est que les policiers ne chargeront pas tant qu'il n'y aura pas, on va dire en face des individus qui sont armés. Et quand je dis armés, ce sont des fois de boules de pétanque, de cocktail molotof. Vous avez des individus qui sont totalement, ils ont aucune envie. C'est en décou les blocus, vous avez le droit de manifester, il y a pas de souci. tant que vous n'empêchez pas l'entrée du lycée, on sait que malheureusement vous avez des individus qui sont armés de mortiers.

On a vu à Nant, on a vu dans certains lycée où ils ont quand même cramé des halls et tout ça et vous avez des enseignants aussi des enseignants qui ont été aspergés d'essence 88 personnels de l'éducation blessé. Mais hier ça s'est relativement je dis entre guillemets relativement bien passé. Euh vous reveniez sur cette histoire qu'on a pas effectivement on n pas de représentants des lycéens et des étudiants qui pourraient venir faire la sécurité de pas de structure comme on peut avoir avec les syndicat. C'est ça qui est nouveau en fait c'est que on est face à des enfin des des des des jeunes qui n'ont pas cette culture de la manifestation.

Donc 14 15 ans c'est pas nouveau pourant mais ça s'est radicalisé je trouve parce que si vous voulez il y a aussi l'aspect des réseaux sociaux où on pousse ces jeunes à aller à la confrontation directe comme vous l'avez dit qui on pousse ça veut dire quoi on pousse qui pousse les jeunes à aller à la mais vous avez des partis politiques notamment comme la France insoumise justement qui met de l'huile sur le feu et vous avez l'algorithme aussi des réseaux sociaux qui fait en sorte que quand vous êtes un gamin et que regardez la plupart des gardes à vue qu'il y a eu vous avez à peu près plus de 6000 personnes qui ont été placées en garde à vu 662929 Exactement. Merci pour la précision.

En 68, c'était 1500 pour la première semaine de 68. Là, c'est vous aviez affaire et après vous aviez affaire à des gens qui balançaient des pavés en permanence sur les forces de l'ordre. Là, c'est le cas aussi. Là, vous avez des individus qui av vous avez des gens vous avez quand même le cas. Moi je fais je fais pas je fais la différence. Je fais la différence juste juste après je vous laisse répondre. Moi, je fais vraiment la différence parce que j'ai pas envie de rentrer dans la churancer entre qui euh la jeunesse et la police. Il y a des lycéens qui ont des revendications légitimes.

De l'autre côté, vous avez des policiers qui sont des forces de l'ordre qui sont là pour faire en sorte que les manifestations se passent dans le calme et tranquillement. Pour autant, vous avez des individus et là on va pas et qui sont armés qui ont une volonté réelle dans des comptes avec les forces de l'ouv Abdahé mais sur les 6500 interpellations, on sait que la plupart ce sont des mineurs 90 % de mineurs et qui n'ont jamais eu affaire à la police.

Donc a priori c'est pas les casseurs, c'est pas c'est pour ça que je fais la différence entre les casseurs qui sont et parce qu'il y en a qui sont dedans aussi qui ont été interpellé en train de soit jeter des projectiles ou dégrader du mobilier urbain. Et il faut savoir aussi que je dis pas que tous les 6629 vous m'avez dit ont été déférés. Vous avez une partie quand même qui ont été présenté. D'ailleurs, vous avez la la proportion de défer. J'ai pas j'ai les chiffres exacts mais je sais qu'il y a une partie quand même qui ont été présenté à magistrat.

une petite partie, une grande partie, je peux pas vous le dire, je je serai vous mentir, après j'ai pas les chiffres exacts, mais pour autant vous avez certains quand même qui ont été présentés à un magistrat et avec une alternative aux poursuite avec des stages et aussi peut-être aussi des stages de rencontre avec des policiers pour comprendre un peu comment fonctionne. Ah ben oui, donc non mais clairement ça montre aussi que il y a une volonté aussi de ceux qui n'ont jamais été connus pour des services de police notamment dans des cas de délinquence, ça permet de voilà de les mettre sur le pas. Sylvain Boulou euh je rappelle ce chiffre de 6629 interpellés.

Est-ce que c'est un chiffre qui objective d'une certaine façon quand même la brutalité de la réponse policière à cette mobilisation lycéenne ? C'est ce que j'ai essayé de vous dire il y a 30 secondes. M 68 la première semaine c'est 1500 personnes qui sont en garde à vue et qui enfin c'était même pas des gardes à vue j'étais au compariat et qui sont relâchés dans la la journée sauf cas exceptionnel. On n'est pas dans la même proportion et je peux vous affirmer que M68 c'était un autre degré de violence. Donc là ça pose d'une manière claire la façon dont la le ministre de l'intérieur, le premier ministre et le président de la République envisage les réponses aux mouvements sociaux.

Mais il y a eu le même phénomène au moment des gilets jaunes et le même phénomène au moment de la loi. Enfin ça remonte même à François Hollande au moment de la loi travail. Il y a eu il y a effectivement un certain nombre de personnes qui sont des révolutionnaires qui veulent transformer le système et rompre avec le système et qui sont prêts à aller à la violence contre les forces de l'ordre ou plus loin si les conditions étaient réunies pour eux. Mais d'une manière plus globale, la majorité des gens ont manifesté euh pacifiquement et il y a quand [raclement de gorge] même une réponse disproportionné par rapport à euh à la à la à la à la à la manifestation en cours.

Vous prenez hier ce qui se passait d'après les témoignages qu'on peut avoir ce qui se passait place de la nation. Vous aviez des gamins qui étaient assis par terre, il y a des lacrimeaux qui leur tombent dessus. Bah vous pouvez m'expliquer ce que vous voulez mais là ça pose quand même un problème dans l'utilisation du maintien de l'ordre. C'est mais c'est vrai qu' en 68 si je peux me permettre ce rappel, on avait eu un préfet de police Maurice Grimau qui avait fait une circulaire beaucoup plus humaniste que tous les textes qu'on a jusqu'ici disant "Frapper un homme à terre c'est vous frappez vous-même" disait-il au policier.

dire, on arrive le ministre de l'intérieur pour la désescalade, il va pas aussi loin. Hm.

Moi je pense que quand on voit évidemment je suis père de famille he vous savez et c'est vrai que même ma fille aussi euh me disait papa oui ça fait peur de voir tout ça et c'est vrai que quand je vois ces ces mouvements cette violence pard vous demander ce que vous lui répondez quand vous lui quand elle vous dit ça me fait peur de voir tout ça papa je lui dis ben ne te mêle pas à ses manifestations donc si n'y va pas je lui dis n'y va pas tiens-toi à l'écart tiens-toi à l'écart à l'écart elle voulait manifester non elle est ad mais elle peut-être aussi part envie mais encore une C'est pas à moi de l'interdire simplement. C'est à moi de la protéger. Je dois la protéger.

Mais pour autant, c'est vrai que aujourd'hui et quand on voit par exemple ces mains qui ont été arrachées ou c ce ce gamin qui il y a des enfants qui sont mutil pour le mé et cetera et c'est vrai que aujourd'hui toute action qui est suspicion de violence illégitime et c'est ça en fait qui est important de lu dire parce qu'on a une dizaine d'enquêtes qui ont été ouvertes par l'inspection générale de la police nationale une dizaine donc le 18 une vingtaine du coup voilà si on ve sur les chiffres euh je pense que c'est important aussi c'est une preuve aussi de transparence que l'autorité judiciaire se saisit très rapidement Justement, parmi ces enquêtes, s'il vous plaît, je voudrais qu'on parle ce soir d'Eden.

Eden, il a 14 ans et lundi dernier, il a été grièvement blessé au visage lors du blocus d'un lycée à Saint-toin Lumone dans le Valdoise. Plusieurs vidéos le montrent face à trois policiers. Il reçoit un coup de matraque, il répond par un coup de pied, puis il est percuté en plein visage à 1,50 par un tir de lance-grenade. Il s'écroule. Écoutez ce soir le témoignage de ses parents. D'abord, il lui a mis un coup de cross, un coup de cross dans la tête et ensuite de ça, il a chargé une première fois. C'est veut dire il avait déjà une première intention de de viser le visage et ensuite il a chargé une deuxième fois.

Et euh voilà, c'est la scène qui qui lui revient euh en boucle en boucle, en boucle, en bou. Il fait des crises d'angoisse, des crises de panique. Il comprend pas. sa mâchoire est scellée. Il y a juste de l'espace pour laisser passer une paille et actuellement il s'alimente uniquement de façon liquide. Voilà comment va mon fils aujourd'hui. Ça fait mal d'envoyer son enfant à l'école un lundi matin et de le retrouver dans cet étatlà que ça devrait pas arriver parce qu'encore une fois ils sont face à des enfants et à des enfants qui réclament quoi ? Simplement les conditions des meilleures conditions pour pouvoir étudier. Eden, 14 ans a perdu sa mâchoire.

Une enquête de la police des polices est ouverte. La famille va porter plainte pour tentative d'homicde volontaire. Romain Clusel, c'est peut-être l'histoire d'Eden qui a poussé Emmanuel Macron à à convoquer les les ministres concernés hier soir. C'est ce genre d'image ? C'est ça fait évidemment partie des des drames qui sont déclencheurs de la réaction du gouvernement. On peut aussi noter que c'est une réaction euh on va dire sur à une confrontation politique entre une partie de la gauche qui dénonce des répressions inédites à leurs yeux et donc le gouvernement qui essaie de aujourd'hui de se défendre. On ça s'est d'ailleurs illustré parfaitement lors des questions gouvernement.

Hier, on a vu dans le sujet de de début d'émission l'échange, on va dire, entre Sébastien Lecnu et Benjamin Lucas Lundi, un député écologiste. Euh, on a vu que voilà, c'était une contration assez forte entre les deux parties. Donc c'est aussi qui était lié peut-être aussi au fait que Sébastien Lecornu a utilisé le mot accident. Oui, tout à fait. Peut-être pas le le terme le plus euh le plus par calmer la colère notamment des parathie tout à l'heure. Donc, il y a eu ce terme de d'accident. Euh, il redit son soutien aussi euh aux forces de l'ordre. On a l'impression qu'il y a pas de message à l'égard des familles aussi euh qui ont vécu ces drames-là.

Est-ce que c'est ça que lui reproche aussi euh son clairement sur une ligne de crête, on le voit d'ailleurs, le le ministre de l'intérieur est vraiment sous pression parce que il y a à la fois euh une pression venant de de la gauche disant "Mais en fait, on peut pas avoir une un une politique de maintien de l'ordre aussi aussi forte et aussi répressive." Et de l'autre, on a Marine Le Pen qui dit "Voilà, c'est le maintien de l'ordre avant tout." Et euh et on l'a vu dès que il y a une annonce par exemple sur la suspension de cette fameuse grenade, elle considère que c'est une marque d'inattention envers envers les policiers.

Donc on voit bien que le gouvernement se retrouve pris en étoil essaie là aujourd'hui et depuis le début de semaine de contre-attaquer en quelque sorte et de de défendre une politique, on va dire d'entre deux mais qui parfois a ses limites également. Il faut parler aussi des 715 policiers et gendarmes qui ont été blessés, une policière rouée de quoi à Paris. Le ministre de l'éducation nationale rappelait ce matin lors de son audition ici à l'Assemblée que les mortiers d'artifice étaient interdits à la vente en France et c'est ainsi qu'il justifie d'une certaine façon les 215 blessés du côté des des lycéens.

C'est-à-dire que c'est souvent des accidents liés à des mortiers d'artifice qui ont été mal manipulés par les enfants. Ces mortiers d'artifice, ils sont interdits à la vente en France. C'est vous savez, ils sont interdits à la vente. Vous avez aussi ce qu'on appelle le marché noir. Donc oui, bon, il y a même pas besoin du marché noir. Regardez, nous, on a fait le test cet après-midi. On a réussi à s'en procurer sur internet sans aller sur le dark web. On pouvait nous en livrer dès demain matin pour quelques pour quelques euros. Pardon, on a réussi à interdire certains objets sur les plateformes chinoises.

Pourquoi est-ce qu'on arrive pas à interdire la vente de ces mortiers d'artifice en France à Douanté ? Ben, c'est tout l'enjeu en fait de la lutte contre tout ce qui est la cybercriminalité ou même ces choses qui sont en train de se la cybercriminalité.

C'est une des c'est de l'achat de feu d'artif c'est l'achat mais ça fait aussi si vous voulez quand vous des plus grandes marques de revendre par internet vous voulez trouver je suis d'accord mais bon vous savez que quand vous allez par exemple sur la plateforme Faros qui est on va dire des une centaine d'enquêteur il y en a pas assez ce sont là où vous avez des signalements quand vous voyez un contenu illicite sur internet il y a aussi la responsabilité des des personnes aussi dès qu'il voi c'est en vente tout à fait libre sur internet enfin nous on a vraiment commis aucune infraction en en commandant il y a même pas de message de prévention sur Sylvain Boulou que je je vous sens agacé Non mais parce que c'est en vé de toute manière ça sert à faire des feux d'artifice pendant un certain nombre de fêtes et c'est pas interdit enfin pas à ma connaissance hein mais il y a certains sites qui sont interdit même par exemple à la vente par exemple l'heure des des fêtes notamment au jour et cetera donc voilà c'est ça évidemment il y a des arrêtés qui montrent que c'est interdit donc toute possession c'est considéré comme un délit a d'ailleurs été interrogé à ce sujet lors de l'audition qui a eu lieu en commission des lois cet après-midi et on peut dire que sa réponse était pas tout à fait convaincante.

savait pas exactement que comment expliquer le fait qu'on puisse encore avoir en vente libre des des mantiers d'artifice, des feux d'artifice. Tu peux me permettre une question quand même ? Vous nous avez expliqué à juste titre qu'il y avait eu des violences particulièrement dures autrefois dans plusieurs manifestations. Moi, j'en ai fait un certain nombre. J'ai jamais vu autant de professeurs agressés, blessés et cetera. C'est la première fois pour Oui. Non mais c'est il y a une quand même de toute manière il a une diffusion de la violence qui est évidente dans les manifestant dans des gens qui sont dans la société en général dans des gens qui sont pas forcément manifestants.

Si vous avez vu l'autre jour dans le 13e il y a un lycée qui a failli être incendié c'était pas des lycéens c'était en tous les cas c'était pas des lycéens extérieurs c'était pas des lycéens de cet établissement. [raclement de gorge] Euh donc une proviseur qui disait il y a une perte de repère, il y a une perte de respect qui fait qu'on s'en prend même bah aux proviseurs, au personnel éducatif, au jour forcément des euh des élèves directement de cet établissement.

Ça peut être d'autres personnes qui viennent qui sont pas forcément qui sont pas forcément politisées qui sont ce qu'on appelle qui se greffent en fait sur les manifestations comme on avait pu avoir au maman des gilets jaunes et qui vont Oui mais je reviens au chiffres du ministère de l'intérieur. 90 % de mineurs dans les personnes interpellées et la plupart aucune inscription au tage inconnu des services de il y a deux choses.

Il y a un certain nombre de personnes qui ça pourrait s'inscrire soit dans le droit commun, soit dans le pillage régulier qui participe à ces manifestations, qui sont prêtes pour x ou y raison à s'affronter, qui ne sont pas en général des raisons politiques ou dans ce cas-là sinon c'est des raisons infrapolitiques qui sont prêtes à s'affronter à à se combat à se battre avec les forces de l'ordre comme ce qu'on peut retrouver dans dans un certain nombre de quartiers. Donc ça ça pose un problème de violence sociale qui existe dans des quartiers, on va dire plutôt défavorisés. Ça c'est une première chose.

Après vous avez une deuxième chose, c'est les faits l'effet de groupe qui peut exister dans le cadre où il y a des jeunes [raclement de gorge] qui manifestent et qui savent pas quels sont les codes de manifestation et qui vont se faire interpeller parce que bah ils auront prononcé trois trois injures, lancer un bout un bout de caillou qui risque de se faire interpeller et qui se font interpeller par les forces de l'ordre. Il y a plusieurs niveaux dans dans les pratiques manifestantes et dans les violences de la part de des personnel. Et en fait, c'est pas tout à fait nouveau sur ce phénomène de violence vis-à-vis des enseignants.

Je sais pas si vous vous souvenez au moment de l'affaire Zieb et Bunia des deux enfants qui sont qui étaient morts dans le transformateur. Donc il y avait eu quand même 3 semaines d'émeutes avec promulgation pendant quelques jours de l'état d'urgence. Au moment de cette affaire-là, il y a eu un certain nombre d'enseignants, alors beaucoup moins et d'établissements scolaires qui avaient été incendiés euh dans un certain nombre de quartiers. Donc c'est un phénomène qui naît à ce moment-là, qu'on retrouve aujourd'hui et qui pose question comment se fait-il que des jeunes invectivent Mais ça moi j'ai pas la réponse et c'est pas forcément un mouvement social.

Vous êtes historien, vous n'êtes pas sociologue. Non, c'est pas forcément qu'un mouvement social.

Ça peut être aussi des phénomènes de violence autres auquels j'ai pas forcément de réponse je pense que effectivement on a basculé on va dire notamment sur la perte de repère quand on parle de la perte de repère c'est la perte de l'autorité en général donc c'est vrai que quand vous avez un problème d'éducation de base et que vous n'avez pas on va dire ce fameux schéma éducatif donc un papa ou une maman entre guillemets ou mais on sait que maintenant il y a des familles monoparentales et que des fois vous avez des mamans solo qui ont du mal aussi à pouvoir gérer et qui ne demandent pas par honte aussi de pouvoir de l'aide parce que quand ils ont un enfant défaillant derrière aussi on demande à l'école qui dont ce n'est pas son travail parce que l'école c'est l'instruction derrière il y a l'aspect répressif effectivement donc nous on arrive en enfin les policiers arrivent en bout de chaîne et derrière le sens de la sanction parce que si vous n'avez pas une sanction qui puisse faire comprendre aux jeunes que ce qu'il a commis est grave derrière on est dans une forme de répétition pour autant moi je pars du principe que il faut essayer d'appliquer ce fameux triptique pour moi qui est très important c'est à la fois la prévention répression et donnaissance à la sanction Parce que je pense que quand on fait la prévention notamment sur ces violences, c'estàd que comment expliquer responsabiliser les parents ce que Gabriatal porte aussi notamment la responsabilité civile aussi c'estàd que remettre aussi les parents mais pardon comment vous faites de la prévention la prévention vous savez moi les seules personnes que j'ai vu faire de la prévention sur ces manifestations ce sont ces avocats qui sont venus aux abords des manifestations en donnant au lycéens leur droit et puis de leur dire si si s'il y a une charge il faut partir il faut vous éloigner pour éviter d'être blessé madame François vous savez en tant que policier, je faisais j'étais beaucoup euh sur la relation police-population.

Donc je faisais le Tour de France pour aller voir les jeunes, pour leur parler un petit peu du métier de policier, savoir un petit peu que comment ça se passe réellement de voilà avec d'autres ces police de proximité qu'on a supprim. Je suis un enfant de la police de proximité et effectivement oui, ça a été une grosse bêtise de de l'enlever. Il faut aller parler à ces gens. On parle de d'empathie. Je j'ai oublié de dire aussi que j'ai une pensée aussi pour ces jeunes qui ces personnes qui ont été blessées.

Pour autant aussi, j'ai une pensée aussi pour ces policiers qui eux aussi sont des êtres humains qui eux aussi attends aussi pour rentrer chez eux en cher en mais pour autant il ne faut pas être dans l'opposition de entre la jeunesse et la police. Et la prévention c'est quoi ?

La prévention, c'est effectivement trouver d'autres moyens pour aller parler, échanger, dialoguer, essayer de faire baisser les tensions et sauter ces ces malentendu parce que on sait que malheureusement, il y a beaucoup de vecteurs qui font que on arrive dans la confrontation et je peux vous dire que il y aura jamais de confrontation de chercher une volonté d'aller à la confrontation entre la police et la jeunesse parce que il faut pas non plus séparer la prévention et la répression. Romain Clusel, demain il y a une 4e journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndical avec également les étudiants. Est-ce que l'exécutif arrive à voir la la sortie de ce tunnel ?

Alors, c'est un peu difficile pour eux parce que on a vu que Sébastien Lecnu dans les propositions qu'il compte faire pour ces lycéens reporte tout à la fin du mois. Il l'avait déjà annoncé d'ailleurs dimanche dans une lettre qu'il avait adressé à ses ministres où il avait lancé les les cinq chantiers sur le bâti le les remplacements des profs absents et en fait tout cela est reporté à la fin du mois d'octobre.

Donc on peut imaginer le temps dit-il de compiler les contributions apportées par les lycéens sur la plateforme qui a été mise en place 40000 le temps des vacances scolaires aussi et puis on a en plus les vacances scolaires qui arrivent donc dans dans une dizaine de jours mais c'est vrai que on peut comprendre que pour des lycéens qui manifestent depuis plusieurs jours, leur dire attendez fin octobre et on vous dira tout ça puisse paraître un petit peu insuffisant pour calmer la la volonté de de porter ces revendications. Et bien merci à tous les trois d'être venus en tout cas en parler ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. On va poursuivre cette conversation dans un instant.

On va on va détailler et analyser les non annonces, j'ai envie de dire, de de Sébastien Lecornu qui s'est donc exprimé il y a un peu plus d'une heure maintenant depuis depuis Matignon. Bon, avant cela, on fait le point aussi bah avec Nicolas Domenac. Quoi de neuf ? Quoi de neuf ? Bah, pas grand-chose en fait, Nicolas. Écoute, il y avait quand même urgence à sortir les lances à incendie quand même à montrer effectivement on l' évoqué davantage d'empathie et peut-être même d'efficacité qui sait.

Donc il a quand même puis il y a des crises y a des feux hein qui se sont qui ont éclaté un peu partout je dire d'abord du côté des agriculteurs donc plan d'urgence qui a été annoncé et puis aussi du côté des des automobilistes qui souffrent de la hausse du pétrole. Donc ça c'était la première annonce hein d'une baisse à venir 12 à 18 centimes. On y reviendra sur le gazol grâce à la libération de 10 millions de baril de pétrole. Donc les conducteurs apprécieront quand même adeline même si l'impact attendu est limité je crois hein. Bon et donc la seconde annonce c'est une bonne nouvelle pour le prix de l'électricité. Oui. Qui doit être bloqué en théorie hein. Ils ont demandé ça à EDF.

Tout ça est en théorie bien sûr. Voilà pas de baisse et cetera. Donc voilà. Donc maintenant, il faut passer ce qui était peut-être le centre quand même. Oui, les lycéens. Ben voilà, les lycéens, on ne peut plus en rester à la réponse sécuritaire. Il faut montrer davantage vraiment de de prévention de sens du dialogue. Alors la sécurité d'abord, il a dit qu'il fallait la maintenir hein, mais le dialogue le dialogue en rappelant qu'il était déjà engagé par la plateforme mise en place qui aurait recueilli 40000 contributions, hein. [grognement] Bon mais pour apaiser la situation plus encore, il faut vraiment le nouer ce dialogue.

Alors, il a demandé qu'on organise [grognement] dans les lycées une demi-journée, voire une journée, hein, de dialogue, de discussion entre élèves. professeur et cetera. Mais alors voilà que cette annonce bah elle a pas trouvé grâce auprès des proviseurs. Le principal syndicat par la voix de Nicolas Bonet sur France info et ben annoncé qu'il organiserait pas ses entretiens. On l'écoute. On a une profession qui est à l'heure actuelle très fatiguée et qui va avoir beaucoup de mal à mettre en œuvre ce qui a été annoncé maladroitement par le Premier ministre hier.

Donc nous très clairement le SNP, on le dit, on ne va pas organiser ces temps de démocratie interne ni aujourd'hui ni demain, ni après-demain. On le fera quand les conditions seront réunies. Donc il s'est mis les lycéens à dos. Il a même réussi à se mettre les proviseurs à dos. Chapeau ! Et pour autant, il va pas annoncer. Non non non, surtout pas. Ça serait une manifestation une manifestation de faiblesse d'un pouvoir qui est déjà réputé assez inexistant.

Non mais ce qu'il veut c'est bien montrer queen est fini du mépris qu'on a pu ressentir et puis au fond faut dire ce qu'il est ils sont ils écoutent les sondeur notamment Brisurier de d'ipsos qui disait dans l'opinion ce matin mais qui l'a dit à Maton aussi il faut écouter en profondeur ce que cette jeunesse nous dit voilà ça paraît évident mais enfin bon il fallait leur rappeler et puis quand même ce qu'il faut rappeler aussi c'est que Sébastien Lecornu n'a pas oublié comment il est rentré en grâce auprès d'Emmanuel Macron c'était pendant les gilets jaunes. C'était lui qui était leur qui avait organisé le premier grand débat avec les élus. Regardez ça, c'est historique.

Il formait hier un joli duo de jeunes premiers. C'est d'à la fois avoir un retour terrain de ce que vous vivez en tant que maire, soit en tant qu'élu locale. C'était le grand chambellan de la palabre. il a fait le Tour de France comme ça un peu partout dire et et ça lui a plu et il pense que maintenant ça pourrait on pourrait récidiver. Ah bah sauf que les lycéens sont pas des élus dire ça passera pas comme ça à mon avis mais enfin bon faut voir et puis quand même ils ont le sentiment ces lycéens que on on veit flouer et que il y avait eu des cahiers de doléance qui avaient été déposés autrefois un peu partout. Oui. Vous nous rappelez où ils sont les cahiers de doléance aujourd'hui ?

Dans les tiroirs. Voilà. Voilà. Exactement. Donc bah et puis alors il réclame 10 milliards. Je vous rappelle que les gilets jaunes ça avait été 11 milliards. Alors je sais pas où on les trouverait les les 10 milliards. Ça c'est une grande question. Bon en tout cas comme me le dit euh Crument un membre de la majorité important nous n'avons qu'une espérance c'est la météo d'abord c'est qu'il fasse froid qu'il pleuve et puis les vacances le 17 octobre. [grognement] Sauf que je vous rappellerai que le 17 octobre, c'est la Saint-Ignase qui avait été brûlée hein par les Romains. Saint-Sébastien brûlé le 7 octobre, ça serait quand même beaucoup. Enfin, il veut pas finir comme ça. [rires] Voilà.

Merci Nicolas. Voilà, une belle entrée en matière pour la question qui fâche. Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Diama Diob. Bonsoir député socialiste des Yvelines. Merci d'être là au côté de François Cormier Bouigon. Bonsoir. Bonsoir. Député EPR du cher, merci de votre présence et bonsoir Alexandre Pilot, député UDR du gare. Non pas du tout, c'est Jordan Guon, excusez-moi, député rassemblement national de l'aube, pardonnez-moi. Et merci de votre présence ici ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Une heure tout juste après cette allocution de Sébastien Lecorn, 14 minutes depuis son bureau à Matignon.

J'ai d'abord envie de vous demander à tous les trois assez rapidement l'impression que vous a faites le premier ministre Diana Badiop. Ah ben je pense qu'il est vraiment en difficulté et qu'il essaie désespérément de de trouver une porte de sortie. Je pense que ce qui est le plus flagrant euh c'est quand même les propositions pour les lycéens. En fait, c'est surtout j'avais j'ai l'impression que c'est vraiment je n'avais pas grand-chose à vous dire mais il fallait que je vous dise quelque chose. Donc je suis venue bricoler et pendant 14 minutes et enfin voilà, j'ai j'ai essayé de dire bah écoutez, on va trouver des solutions mais rien de concret.

C'est-à-dire que vous avez un premier ministre qui aujourd'hui euh a bricolé des petites mesures et même pas pour les lycéens parce que les lycéens il leur dit "Bon, on va vous écouter. C'est ce qu'on lui demande depuis le début. On va revenir après thème par thème parce qu'il a abordé quatre quatre grands chapitres on va dire. Mais je voulais vraiment avoir d'abord votre impression générale d'un mot et vous avez déplacé le mot vraiment. Non mais vraiment l'impression générale c'est que je pense que il est dépassé. Jordin Guon vous qui l'avez regardé aussi vous l'avez trouvé comment ce premier ministre ?

Depuis des mois, on s'aperçoit qu'il y a un gouvernement qui ne gouverne plus, qui réagit aux crises, crise énergétique, crise internationale, crise des écoles, des lycées. Et on voit bien qu'il y a premier ministre sans vision, sans majorité et que c'est un peu la fin et qu'on attend l'année avril mai 2027 pour que vraiment les choses elles changent. Il y a urgence à à changer globalement la politique. On voit que c'est une fin de règne un peu chaotique pour Emmanuel Macron et son premier ministre. François Cormier Bouligeon, la parole est à la défense. [rires] Non, la parole est à la nuance peut-être. Euh non, moi je l'ai trouvé comme je le connais. C'est pas un scoop.

Moi, j'apprécie le style le cornu. C'est-à-dire sobriété, sérieux, gravité, pragmatisme. Oui, gravité parce que la situation est grave. Il y a une situation internationale qui [raclement de gorge] pèse sur l'ensemble de nos démocraties occidentales, sens du dialogue et puis réalisme politique. Parce que au fond, moi ce que je retiens de son propos, c'est qu'il demande au Parlement, à l'Assemblée nationale, aux députés de faire ce pourquoi ils sont élus, c'est-à-dire de débattre ensemble et de trouver des solutions ensemble. Nous empilons les crises. Soit nous sommes déjà dans la présidentielle et nous faisons de la politique politicienne à l'ancienne.

Soit les parlementaire puisqu'il n'y a pas de majorité essayent de sortir de ces crises ensemble. Mais pardon, c'est pas un discours qu'il aurait pu tenir à l'Assemblée nationale dans une réunion de groupe. Est-ce qu'il y avait besoin de venir à la télévision pendant 14 minutes ce soir à 19h50 pour annoncer finalement pas grand-chose ? François, j'adorerais que il y ait des millions de téléspectateurs qui regardent en direct les débats à l'Assemblée nationale. Je crois que c'est pas tout à fait le cas, même si LCP fait un travail remarquable, mais non, je crois qu'il a essayé de de faire une intervention avec un peu de solennité. J'espère qu'elle sera reprise dans les journaux.

Mais moi, j'aime beaucoup ce côté sérieux, sobre et assumant ses responsabilités. Et honnêtement, bon à part si on enfin demandant surtout aux autres de les prendre. Mais oui, mais c'est normal. Nous sommes élus pour ça. Je veux dire, j'ai des gens, j'ai des gens dans ma circonscription qui se demandent ce que nous faisons. Ils ont raison parce que en réalité depuis 2022, nous en avons déjà parlé avec Nicolas Doménag, depuis 2022, le pouvoir il est passé à l'Assemblée nationale, sauf que les députés refusent d'assumer leur responsabilité.

Or, nous sommes les représentants du peuple depuis alors même Sébastien Lecnu n'a pas exactement dit ça puisqu'il a même salué les députés qui l'année dernière avaient permis d'adopter une certaine nombre de choses dans les représentants du peuple depuis 1789. Les Français comptent sur nous pour les représenter. Aujourd'hui, une grande partie de mes collègues refuse d'assumer leur responsabilité. Assumonsles. On va leur donner la parole. Je voudrais d'abord qu'on écoute Sébastien Lecornu.

Je vous le disais, il a commencé par parler des lycéens pour dire ben qu'il y aurait pas d'annonce avant la fin du mois d'octobre le temps de de compiler les les remonter sur la la plateforme qui a été mise en place et puis d'organiser ces temps de démocratie interne dans les lycées. Et puis ensuite, il en est venu bah à notre deuxième sujet de préoccupation du moment, le prix de l'essence qui plombe le pouvoir d'achat des Français et il a fait cette annonce. Regardez. Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois.

Les générations précédentes ont ont constitué ces réserves pour faire face aux pénuries. Nous allons les utiliser de manière nouvelle pour agir sur les prix. Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gasole. Jordane Guon, le gasoil va baisser de 12 à 18 centimes par litre pour les 3 mois qui viennent. Vous saluez cette décision ? Mais je pense qu'aujourd'hui, il faut saluer toutes les décisions qui font baisser le prix du carburant.

Moi, je suis député dans l'aube, j'ai 218 communes, un monde rural qui fait 30 40 km tous les matins pour emmener les enfants à l'école pour aller travailler. Mais je pense que ces mesures elles sont insuffisantes. D'ailleurs, je note quand même que ces mesures de d'utilisation du stock national stratégique, mon collègue Jean-Philippe Tanguy en avait parlé notamment dans une question gouvernement à monsieur l'Escure qui nous avait envoyé balader à nous dire comme quoi on était incompétent et qu'on était complètement démago. Aujourd'hui, je vois que le gouvernement rejoint nos mesures.

Si on attend encore quelques semaines, je suis sûr que le gouvernement va baisser les taxes sur le carburant parce que 12 à 15 centimes, ça veut dire que le demain le lit du carburant gazoile, il va se retrouver au lieu de 225 à 210 à 212. C'est pas suffisant comme bouon. Cette mesure, on a l'impression que le gouvernement l'a gardé dans sa manche et puis pourquoi la sortir maintenant ? Et non, ben ce que contrairement à ce qu'on dit pour faire de la polémique, en réalité le gouvernement et le chef de l'État travaillent sur ces sujets-là. Nous faisons le tour des pays producteurs de pétrole et notamment de ceux qui sont capables de nous fournir du pétrole à raffiner.

Donc nous essayons d'assurer le l'approvisionnement de notre pays en pétrole en gazoile et puis nous avons ces réserves stratégiques que nous allons mettre sur le marché pour faire baisser le prix. Donc nous sommes actifs pour essayer de faire baisser les prix. Moi je vais plus loin. J'ai déposé une proposition de loi signée par une trentaine des de collègues de de mon groupe pour instaurer une taxe élastique sur la TICPE parce que euh moi je vois bien j'ai pris très peu de vacances cet été. Je je vais vous expliquer. Moi chez moi, comme partout, les mes concitoyens sont obligés de faire le choix entre faire le plein du cady ou faire le plein de la voiture.

C'est intolérable et nous ne pouvons pas rester inerte. Et donc nous ne restons pas inertes. La taxe élastique, c'est on définit en loi de finance chaque année ce qu'on attend des recettes en matière de fiscalité du carburant. En l'occurrence, en ce moment, c'est 37 milliards. 24 milliards de TICPE, 12 milliards de TVA. Et ensuite on instaure un coefficient d'élasticité sur la TICPE. Quand le prix le prix quand le prix du baril augmente, la TICPE baisse et quand le prix du baril baisse, la TICPE augmente. L'État ne perd pas d'argent. Vous remettez en place la taxe flottante. Non, pas du tout. justement parce que il y avait il y a eu un échec, on a analysé l'échec de la TIPP flottante.

La différence c'est qu'on définit ce qu'on attend en matière de recette de fiscalité des carburants et puis après on adapte chaque décad chaque semaine chaque évolution sur la base de quoi puisque la consommation d'essence est en train de se casser la figure depuis 3 mois en 30% à votre avis pourquoi la la la consommation de carburant baisse parce que le prix est bien trop élevé ou mais en tout cas les taxes attendues ne rentreront pas avec la baisse de la consommation qu'on a déjà si jamais vous stabilisez le prix des carburants, les français vont qu'on se met normalement. C'est ça le but stabiliser pour que l'État même avec 18 centimes de Attendez madame François.

Moi ce que je veux c'est que l'État ne perde pas d'argent. Nous avons des finances publiques qui sont plombées et je ne veux pas non plus que l'État fasse de l'argent sur le dos du pouvoir d'achat des Français ou de la trésorerie des entreprises. Donc avec cette TICPE élastique, nous assurons une stabilité des prix et donc une consommation stable. Vous vous sent très sceptique Diana Badiop ?

Je enfin sincèrement je enfin vous êtes favorable à toute mesure qui peut faire de toute façon baisser la tension sur le prix de l'essence à la p on avait demandé de toute façon la le déblocage de la de la réserve et c'est très bien qu'elle intervienne en je veux dire faut pas être dans la posture politicienne quand on a demandé quelque chose lorsque ça arrive il faut il il faut le saluer maintenant je pense que il va falloir accompagner notamment les publics les plus fragiles not par exemple en les incitant à prendre les transports en commun pour celles et ceux qui peuvent les prendre là où il y en Là où il y en a, moi j'ai une j'ai une une circule France.

J'ai beaucoup de gens qui ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur voiture parce que vous avez la première gare parfois qui se trouve à des kilomètres et il y a pas de mobilité, il y a pas de bus qui vous permet de prendre les transports en commun. Donc il faut aussi accompagner des mesures à plus long terme où on peut par exemple Oui. Mais là il faut des réponses immédiates. Je sais.

Donc c'est pour ça que je dis déblocag de la réserve, c'est très bien aussi des chèqus énergie ciblés quand vous êtes un professionnel par exemple des infirmières et cetera, qui vont à domicile, qui se déplacent, qui peuvent pas faire autrement que de travailler ou des ou des artisans, c'est pas enfin sincèrement hein, c'est très compliqué. Moi, j'ai ma fleuriste, elle m'a dit, il faut leur dire le problème du chèque c'est que comme il se base sur les les par exemple les revenus de 2025 et ben il y a pas droit parce que elle dépasse et on tient pas compte de la réalité de des besoins justement des artisans aujourd'hui. Ça c'est pareil pour les prestations sociales aussi.

Il faudrait les décorerles et et les prendre à l'instanté. Non, pour réagir à tout ce que vous dites en fait, euh deux réflexions, un sur la taxe élastique, un j'entends ce que vous dites, mais un moment où on dit aux gens consommer moins de pétrole et aller vers des des véhicules électriques.

Donc il y a voyez il y a il y a une dicotomie entre vous avez parfaitement raison c'est que quand on dit élastique savoir et ben oui parce que quand on dit [rires] quand on dit élasticité ça veut dire que quand le prix du baril baisse la TICP remonte pour garder un effet incitatif pour aller vers l'électrification des usages c'est une part sur une base de de de recettes que vous voulez avoir ces recettes immancablement elles vont baisser si on va dans Non non non c'est là on se comprend pas on vote un objectif de recette sur la fiscalité des carburants.

Et cet objectif de fiscalité, il est bon pour les finances publiques, mais il est aussi lié à un objectif qu'on a d'électrification des usages. Moi, par exemple, je je suis député d'une centrale nucléaire qui est candidate pour avoir le PR2. Donc on veut développer le nucléaire parce que c'est une électricité décarbonée et peu cher et donc ça permet d' d'électrifier les usages notamment avec les voitures électriques où on connaît des c'est encore trop cher les voitures électriques mais ça progresse au niveau de l'autonomie et donc nous devons avoir une incitation et cette fiscalité élastique qui me paraît intelligente permet d'atteindre cet objectif.

Donc heureusement que le prix de l'électricité va pas augmenter. Mais bien évidemment là aussi là aussi au Remembl national nous le disons depuis des mois quand on parle des carburants. Nous on parle des énergies. Il faut baisser la TVA sur toutes les énergies. L'électricité le fioule le gaz le carburant parce qu'à un moment donné les français français payent 60 % de taxes à chaque fois qu'ils font le plein là 2,25 € c'est 1,10 1,20 € de taxe. Donc à un moment donné il faut arrêter. Il faut aller faire les économies que les macronistes n'ont pas su faire ces 9 dernières années pour pouvoir baisser les taxes.

Et quand j'entends les propositions un peuuse ou un peu compliqué là sur la TICPE, je rappelle je rappelle qu'eddou qu'Edouard Philippe a augmenté la TICPE. Donc il faudrait une TCIPE soit disant flottante élastique, je sais pas comment on peut l'appeler. Nous on va aussi supprimer les hausses de TICP d'Édouard Philippe de 2018. Mais s'il y a une chose s'il y a une chose qui est foireux, c'est de proposer des baisses de TVA qui vont ruiner le pays et après on fait ruiné le pays en ter de pays, vous êtes professionnel. Attendez s'il vous plaît, s'il vous plaît. Je voudrais qu'on avance parce qu'il faut aussi parler des agriculteurs.

Voilà, il y avait les lycéens, il y avait l'essence, il y avait les agriculteurs, il y avait le budget. Sur les agriculteurs, bon alors on a été aussi un peu déçu, on attendait des annonces. Vraisemblablement, il faudra attendre demain que la ministre de l'agriculture les fasse depuis le salon de l'élevage près de près de Clermontferrand. On écoute ce qu'a dit Sébastien le cornu. Des milliers d'exploitations sont en péril, c'est inédit. Un plan d'urgence a donc été engagé.

Demain, au sommet de l'élevage qui a lieu à cournom, la ministre de l'agriculture le complétera avec de nouvelles mesures que nous avons discuté récemment ici à Matignon avec l'ensemble des organisations syndicales et nous travaillons en plus et en parallèle à un plan de relance qui sera proposé au Parlement et je souhaite d'ailleurs y associer l'ensemble des forces politiques de la nation. Je le dis avec gravité ce soir, l'agriculture française ne pourra pas attendre l'élection présidentielle. Il faut permettre aux exploitations françaises de tenir et de préparer la suite. L'agriculture française ne pourra pas attendre 7 mois. Non. Donc ça c'est dans le budget aussi. Oui, c'est des mesures.

C'est maintenant qu'il faut s'entendre sur la façon dont on aide les agriculteurs. Et bah il faut de l'argent. Mais sincèrement, moi je veux bien qu'on essaie de s'entendre. On l'a fait l'année dernière. C'est-à-dire que nous avons fait le choix au Parti socialiste de discuter. Nous avons entraîné avec nous euh le groupe communiste, le groupe écologique et on a réussi à trouver un compromis sur le PLFSS. Le problème c'est qu'aujourd'hui ça ne vous aura pas échappé. Nous sommes à quelques mois d'une présidentielle où dans le propre camp de Sébastien Lecornu, on va dire le bloc central, en tout cas ce qui ce qu'il ce qu'il en reste, vous avez trois candidats à la présidentielle.

Je doute sincèrement qu'il puisse avoir un une quelconque comment dirais-je euh euh influence sur les différents groupes pour leur dire "On va discuter, on va tendre la main." C'est ça le problème. Nous on a on a commencé à discuter, on a dit ce que on attendait du budget, on attend le on attend le son retour parce que je crois qu'on peut pas être dans un budget. Oui. Vous avez proposé un contrebudget ce qu'a fait également le Rassemblement national hier matin. On verra ce qu'il en ce qu'il ce qu'il en fait.

Et moi je pense qu'il est quand même important que sur l'agriculture et nous au groupe RA national on a soutenu les trois quatre derniers textes qui soutenaient le monde agricole parce qu'on a toujours eu envie de défendre ce monde agricole quelle que soit la personne qui propose. Il y a eu des textes d'initiatives parlementaires, il y a eu des textes d'initiatives euh gouvernementaux et on les a pris tous ces textes pour le monde agricole. Maintenant vous dites il faut de l'argent pas que supprimer des paliers de norme arrêter la surtransposition européenne ça coûte 0 € et parfois les agriculteurs, ils veulent quoi ?

qu'on baisse leur coût de production, qui vivent de leur travail et évidemment faire en sorte qu'il soient mieux rémunérés. Mais c'est pas à l'état de faire évidemment des dépenses. Évidemment, il faut des plans de crise et tous les ans on débloque des budgets pour cela. Par contre, il y a des choses qui coûtent 0 € qui sont très simples à mettre en œuvre.

Et évidemment, quand on évite la surtransposition, quand on leur simplifie la vie, comme à l'ensemble des acteurs économiques de notre pays, je pense qu'il y a des choses à mettre en place, à mettre en œuvre qui encore une fois n'ont pas été faites ces h dernières années et qui sont demandées par les agriculteurs lorsqu'on va sur notre territoire. C'est de la simplification et à un moment donné, il faut relancer parce que on a chacun dans nos circonscriptions des centaines d'emplois par petit village qui sont interdépendants du monde agricole. C'est le monde des transports, c'est le monde des commerçants, c'est le monde des artisans qui sont tous interdant.

Les crises qui s'empilent et puis les caisses qui sont toujours plus vides. Et c'est le dernier point qu' a abordé avec gravité le le Premier ministre, c'est le budget. C'est en ce moment en commission. Le débat dans l'hémicycle commencera mardi prochain. François Cormier Bouligeon. Là aussi, je le disais avec beaucoup de gravité, il a appelé au patriotisme de chacun. Ça vous a surpris qu'il utilise ce mot le patriotisme pour appeler à un vote du budget ? Non, ce qui m'a surpris euh d'abord Aline François, c'est que vous n'interrogiez pas le député du Berry sur l'agriculture.

Moi, j'avais des choses à dire parce que précisément mais parce que alors c'est pas un boycott de ma part, croyez-moi. Mais c'est juste que l'horloge tourne parce que on attend des décisions de l'État, mais euh je sais bien que cette 5e République est un peu déséquilibrée, un peu beaucoup mais nous on est des députés donc on est là pour faire des proposition. Moi j'ai une horloge que je dois respecter aussi. Je bien mais moi je suis député des zones intermédiaires et j'ai fait des propositions à la ministre de l'agriculture et je vais les défendre parce que effectivement je vois que j'ai 400 exploitations qui risquent de flancher d'ici la fin de l'année.

Il est pas question d'un berry sans agriculture et sans agriculteure. Donc je vous le dis après sur le patriotisme mais il y a une chose qui est qui est très simple. Nous avons un modèle social que nous chérissons et qui a été créé après la guerre sur la croissance pendant les 30 glorieuses. Sauf que les tres glorieuses, d'où leur nom n'ont duré que 30 ans et que depuis les deux crises pétrolières des années 70, nous finançons notre modèle social à crédit en s desétant et nous avons fait les 39hes, la 5e semaine de congé payé, la retraite à 60 ans et des 35h tout ça à crédit.

Et bien la note, elle nous est présentée et euh mon collègue du Rassemblement national disait que on avait mis la France en faillite. Assumons. Ass Oui, mais enfin ça c'est des EDL, c'est c'est bon pour faire EDL élément de langage hein si vous voulez bien de langage pour sur les foir en 9 ans depuis 1958. Et voilà. Alors, quand on appelle au patriotisme économique, c'est de dire "Nous avons tous bénéficié, nous avons tous bénéficié de ces mesures. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Donc, nous devons réformer les retraites, nous devons prendre des décisions pour faire des efforts, sinon nous serons contraints de les faire." Donc, nous devons avoir des paroles et des actes mesurés.

Et donc l'Assemblée nationale peut-être que dans un dernier sursaut avant euh la catastrophez je me tourne vers mon collègue d'extrême droite pour parler de la catastrophe peut-être que nous pouvons prendre nos responsabilités les républicains de fatalité d'avoir des solutions. C'est ça le message que les républicains modérés s'entend pour le bien du pays. Di Badiop, vous avez entendu aussi ce qu'a dit Sébastien Lecu. Il appelle au patriotisme, il appelle à l'unité aussi mais qui nous donne la la possibilité de pouvoir discuter. Nous on refuse pas de discuter. On est les premiers à dire que ce pays a besoin un besoin un besoin d'un budget et nous y somous nous y sommes allés.

Mais parce que vous savez, c'est aussi le rôle d'un groupe politique à mon sens, c'est que si vous voulez, vous êtes dans un moment qui a un moment important qui est celui du budget, évidemment que vous discutez avec le chef de l'exécutif pour lui dire "Voici ce que vous avez proposé. Voici ce que nous nous aimerions voir dans le budget." C'est normal, ça fait partie aussi du dialogue parlementaire et je crois que le parlement en tout cas l'Assemblée nationale n'a jamais autant besoin de jouer son rôle qu'en ce moment. Mais pour ça, il faut nous donner la possibilité et aussi des marges de manœuvre pour pouvoir discuter et ne pas arriver forcément en disant de toute façon on censure.

Et bien aujourd'hui nous on n'a pas dit de toute façon on censure, on dit les propositions telles qu'elles sont. Bah excusez-moi, entendu moi je suis navré mais nous on a dit les propositions qui sont faites aujourd'hui, c'est-à-dire ce qui a été proposé dans le projet de la finance aujourd'hui ne nous convient pas. Et oui, si ça reste en l'état et que les discussions ne le changent pas, on n'aura pas d'autres solutions que de censurer. La balle est dans le camp du de l'exécutif. Moi, je vous tends la main pour avoir une discussion entre parlementaires parce que c'est notre travail chers collègue Guop.

Mot au Rassemblement national puisqueil y a eu la présentation du budget de la trajectoire budgétaire que voudrait Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir, est-ce que vous vous êtes enfin mis d'accord sur la censure ou pas ? Non, mais on ne s'interdit rien sur ce budget. Encore une fois, des discussions vont commencer, mais il y a tout juste un an, on voulait justement censurer le gouvernement qui supprimait 4000 postes d'enseignants dans notre pays. Je pense qu'aujourd'hui, on aurait pu censurer ce gouvernement pour revoir le budget, pour revoir la copie gouvernementale. Il y a eu des augmentations d'impôts, des augmentations de dépenses, rien ne change.

On vote des budgets en déficit de 150 milliards depuis des années de macronisme et de socialisme d'ailleurs au passage. Donc à un moment donné, il faut que ça change.

rien à de l'extrême droite alors on n toujours pas d'extrême droite c'est pas défini politiquement droite mais c'est la duplicité madame le dit qu'elle ne va pas censurer et en fait on entend un de ses pores-paroles dire on s'interdit rien c'est la duplicité éternelle de responsabilité monsieur on n pas et ça promet ça promet les débats dans l'hémicycle sur le budget à partir de de mardi prochain on va ça c'est sûr on va en reparler du budget bon merci si vous voulez bien tout de suite c'est Bourbon Express c'est Marco Pomier Tout de suite le journal de l'Assemblée nationale. Merci. Bonsoir Aline. Bonsoir Marco. Il faut être prêt hein pour le budget de la semaine prochaine.

Ça va donner on sa on le saura. Tiens, il y a une proposition de loi qui a été adoptée aujourd'hui à l'Assemblée nationale qui porte sur les les tit restaurants. On va pouvoir continuer à les utiliser au supermarché. Oui, parce qu'à l'heure actuelle, vous pouvez les utiliser, hein, vos tickets pour acheter des pâtes, du riz ou de l'huile. Mais en principe, à partir du 1er janvier 2027, ça ne sera plus possible. Pourquoi ? Parce qu'à l'origine, ce n'était qu'une mesure temporaire votée en 2022 pour le pouvoir d'achat. Alors, le Parlement avait reconduit he la dérogation en 2024. Aujourd'hui, le président du groupe veut rendre le dispositif définitif.

Pour que le 1er janvier prochain, les salariés puissent continuer à faire leur course avec leur titre, ce texte doit aboutir avant la fin de l'année. C'est pourquoi, mes chers collègues, je vous invite à adopter cette proposition de loi pour les salariés et leur pouvoir d'achat, pour nos restaurateurs et nos commerçants et pour un titre restaurant enfin adapté à son temps. Et la proposition de loi a été adoptée en commission des affaires sociales avec une nouveauté. Les tickets restaurants pourraient aussi être utilisés le dimanche pour tous les travailleurs. En revanche, les députés ne se sont pas accordés sur le plafond du ticket restaurant.

Est-ce qu'il faut l'augmenter ce plafond pour les restaurants ? Est-ce qu'il faut le maintenir ou le baisser pour les courses ? L'ensemble du texte sera de nouveau examiné et mise au vote lundi dans l'hémicycle. Dans l'hémicycle justement, les députés poursuivent l'examen de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes et ils viennent de voter des entretiens obligatoire à l'école pour mieux repérer les violences faites aux enfants. C'est une mesure phare hein de cette loi intégrale, un entretien pour chaque élève de la maternelle à la terminale. Seul ombre au tableau, il faudra attendre 2032 pour que cet entretien ait lieu chaque année.

En attendant, chaque enfant aura droit à quatre entretiens obligatoires répartis sur toute la scolarité. C'est le résultat d'un compromis voté la nuit dernière à l'unanimité. Mais selon le ministre de l'éducation nationale, tenir cette promesse ne sera pas si simple. Si on dit qu'il y a un entretien annuel d'une heure avec deux adultes de confiance, il faut nécessairement qu'il soit deux. Je crois qu'on est tous d'accord là-dessus aussi. Ça veut dire qu'il faut grosso modo 15000 équivalent temp plein. Aujourd'hui, il faut savoir simplement que ces 15000 personnes n'existent pas sur le marché où il travaille.

La députée Clémentine lui a répondu : "Pas question de se contenter d'une victoire à l'apyuse. 15000 postes, c'est un peu plus d'un milliard. C'est rien en vérité au regard du budget de l'État et au regard de la gravité de ce dont nous parlons. Si nous ne sommes pas capable de trouver un milliard pour ce geste fondamental de prévention et d'éducation pour lutter contre les violences sexuelles, alors je ne sais pas de quoi nous sommes capables. Et l'examen de la loi intégrale se poursuit cette semaine. Le vote solennel sur l'ensemble du texte aura lieu mardi prochain. Et on termine avec les commémorations des attaques terroristes du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

3 ans plus tard, le sujet s'est invité cet après-midi lors de la séance de questions au gouvernement. Deux députés ont interpellé le gouvernement sur le sujet à commencé par Julien Odoule du Rassemblement national. Il est revenu sur les événements du 7 octobre. Il y a 3 ans, à 6h29 du matin, l'horreur s'abattait sur Israël. Les terroristes du Hamas déclenchaient la plus effroyable entreprise d'extermination de juifs depuis la Choa. Le Hamas continue d'oppresser les Palestiniens et de sévir à Gaza comme en 6 Jordanie. Contrairement aux contrevérités prononcées par Menel Macron à la tribune de l'ONU. Écoutez maintenant la réponse de la ministre Aurore Berger. La France n'a pas oublié.

La France n'a pas oublié le 7 octobre 2023 parce que la France ne peut pas et ne doit pas oublier les 1200 personnes qui ont été assassiné, mutilé. Mais monsieur le député, vous comprendrez qu'évidemment ni ce gouvernement ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Barie Le Pen et d'un parti dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella. Voilà Berger faisait référence, vous l'avez compris, à l'article de Méia Part qui attribue des propos antisémites à Jordan Bardella. Merci beaucoup Marco. Merci à vous d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Eva et et Nicolas. Merci he et merci à vous de nous avoir suivi.

On vous souhaite une excellente soirée sur la 8. À demain [musique] en direct 19h30 sur LCP. Vous êtes en duo.