Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Charleville-Mézières
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous. On est ravi de vous accueillir si nombreuses et si nombreux ce soir dans cette salle. Nous remercions toutes les personnes qui se sont mobilisées pour coller les affiches et distribuer les tractes, les bénévoles et le service d'ordre ainsi que les ag les agents municipaux sans qui cet cet événement ne pourrait avoir lieu.
Je veux parler ce soir de la guerre, la guerre qui nous mène que mène le capitalisme contre le peuple. contre les peuples. Depuis plusieurs années, en effet, on assiste à une offensive nette des possédants contre ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre.
Ce sont les salaires qui stagnent, les prix qui explosent, les licenciements qui se multiplient, les services publics démantelés, sacrifiés sur l'hôtel du profit de quelques-uns. La misère s'installe et avec elle, la petite musique de la guerre qui revient et qu'on essaie de nous mettre dans la tête. Pourtant, de l'argent, il y en a.
C'est nous qui créons les richesses par notre travail, mais ces richesses sont accaparées par le capital. Tous, ou presque tous, les budgets sont coupés au prétexte de réduire le déficit et diminuer la dette. Il y en a un par contre qui est en augmentation, c'est celui des armées.
Il a augmenté de 60 % en 8 ans et dépasse aujourd'hui les 60 milliards d'euros. Cette hausse réduit d'autant les moyens dédiés à la santé, à l'éducation, à l'écologie ou au logement. Quelle perspective dès lors pour notre jeunesse.
Souvenez-vous, on était en guerre contre un virus en 2020. L'ennemi était là et on appelait à la mobilisation générale. Et puis on nous a parlé de réarmement démographique puis de réarmement tout court.
Aujourd'hui, il faudrait accepter de perdre nos enfants. Accepter de perdre nos enfants. Mais jusqu'où iront-ils ?
Jusque quand allons-nous accepter une telle maltraitance à l'égard des salariés, des retraités, des jeunes, des malades alors que les dividendes explosent ? Plus 50 % en 5 ans, les 500 familles les plus riches possèdent 40 % du revenu national. Il est plus que temps de rompre avec ce capitalisme ravageur et de refuser la guerre qui vient. [applaudissements] Nos jeunes nos jeunes n'iront pas faire la guerre.
Nous ne voulons pas de ce massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et qui ne se massacrent pas. Je cite ici Paul Valérie. Nous agissons et continuerons d'agir pour la paix.
Maudite soit la guerre et maudit soit les vat en guerre. [applaudissements] [applaudissements] Merci pour votre attention. Je laisse la parole à Philippe Lenis, animateur du groupe d'action de Charleville. [applaudissements] Mes amis, mes chers camarades, bienvenue à Charleville Misière.
Bienvenue dans les Ardenes. Ici, nous vivons dans un territoire fier, courageux, marqué par le labeur, la solidarité et la dignité. Nous sommes un peuple qui se relève toujours, mais qui aujourd'hui plus que jamais voit comment un capitalisme sans scrupule, bras de tout. les femmes et les hommes, les services publics, les entreprises et même la nature.
Les Ardaines ici comme ailleurs, ce sont des habitants qui doivent lancer une pétition pour obtenir simplement un accueil humain aux urgences de l'hôpital de Manchester. Des personnes âgées laissé seul sans nouvelles pendant des heures, parfois dans leur voiture, dans l'angoisse la plus totale. Quand le service public laisse les gens dans la détresse, ce n'est plus un service, c'est une faillite morale.
Les Ardennes, ce sont aussi 2700 habitants privés d'eau potable depuis juillet, des communes où l'eau contient des faces, ces polluants éternels, à des taux 3 à 27 fois supérieur à la norme. Et quand les maires demandent justice, on leur répond qu'un recours judiciaire serait de l'affichage. Mais ici, comme rappelé quand même le préfet, on ne parle pas de matériel, on parle de la santé des gens.
Le capitalisme ne respecte rien, ni les rivières, ni les sols, ni les corps. Dans les Ardaines, ici comme ailleurs, l'économie ressemble trop souvent à un champ de ruine où on sacrifie les travailleurs. Les ouvriers Tréfimétau, dernière fonderie de cuivre de France voi leur usine condamnée. 35 travailleurs menacés, un savoir-faire unique abandonné et une banderole qui dit tout.
Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. Les salariés de Capsamb 105 emplois supprimés les outils de la SAM vendue aux enchères. Ces salariés résument mieux que n'importe quel rapport d'expert.
Tout ferme dans les Ardaines, il n'y a plus d'emploi. Les travailleurs de valeur ont été licenciés après un jeu financier opaque. Leur avocat dit a dit "Tout le monde s'est réveillé trop tard." Il soulligne le rôle trouble de l'État qui a incité les salariés à renoncer à leur droit en échange d'une prime dérisoire.
Et voilà que l'entreprise EG Club s'effondre à son tour. 31 salariés licenciés, des équipes expérimentées sacrifiées, une entreprise vidée de son sens. Un ouvrier dit le raconter à chaque fois ça fait mal au trip.
Voilà ce que fait le capitalisme aux femmes et aux hommes. Il rachète, il presse, il jette et il recommence ailleurs. Le service public ici comme ailleurs est démantelé.
Les AEH qui accompagnent les enfants en situation de handicap disent qu'elles ne peuvent pas vivre de leur métier, qu'elles sont épuisé, parfois agressé, mais qu'elle continue par conscience professionnelle et par amour des enfants. Les AESH avec les familles veulent plus d'effectifs, être mieux payés et reconnu. Dans les gars, même scénario du démantellement.
Asphyxié, dégradé, accusé, privatisé, à résigner. Revin et Retel ont vu leur guichet fermés. Les gens doivent désormais acheter leurs billets à la poste.
C'est cela la nouvelle proximité du service public selon le système. Dans les Ardennes, on aura plus d'égar, on aura des QR codes. Mais ici la solidarité reste debout.
Face à tout cela, les habitants ne s'effondrent pas. Ils s'organisent, ils se rassemblent et ils se soutiennent. À la houillère, quand un mur de béton est installé devant le café de la poste, un lieu de rencontre, de dialogue et de mixité, les habitants n'ont pas répondu par la division, ils ont répondu par la dignité.
Ils ont dit "La meilleure solution serait de parler. Le mur c'est moche, le dialogue c'est beau. Ils ont dit le café faisait du lien social.
Les quartiers populaires sont plus intelligents et plus humains que ceux qui prétendent les entraîner dans des délires sécuritaire. Et puis ici, les voyages, les paysages pardon, je notre mémoire et notre avenir. Mes amis, on vous invite à découvrir la beauté farouche de nos paysages jardonais. ces collines vertes qui ressemblent à des vagues immobiles.
Ces forêts profondes où l'on respire mieux qu'ailleurs. Ces vallées où la Meuse trace son fil et lumineux, ces villages accrochés aux pentes comme des vigilis. Ici, la nature parle encore et toujours.
Elle dit la patience, la dignité silencieuse, l'ancien courage des femmes et des hommes. Et c'est parce que ces paysages sont magnifiques que la pollution des sols, les faces dans l'eau, les rivières menacées raisonnent comme une trahison. Le capitalisme n'abîme pas seulement les ouvriers, il abîme aussi les arbres, les sources, les rivières, la terre sous nos pieds.
Mais nos paysages savent se relever. Chaque printemps le prouve. Rien n'est jamais perdu tant que le peuple se tient debout.
Nous sommes un territoire qui attend la rupture. Dans les Ardennes, nous savons ce que c'est de lutter. Nous savons que ce que c'est que perdre une usine, un service public, une rivière, mais nous savons aussi ce que c'est que tenir, ce que c'est que s'entraîner, ce que c'est que se relever ensemble.
N'oublions jamais que les Ardenes sont aussi une terre d'immigration qui a su accueillir et se transformer. Une terre d'écrivains où les mots sont toujours ont toujours éclairé l'obscurité. une terre d'enseignants souvent de grands intellectuels qui ont façonné ici une tradition d'exigence de culture et d'émancipation.
Et c'est ici, c'est ici dans cette terre de résistance, dans ce pays vivant trop souvent ignoré que nous accueillons aujourd'hui l'un des seuls responsables politiques qui parle de nous, de notre vie, de nos souffrances. de notre dignité et surtout de notre avenir. Un homme qui refuse que notre époque demeure un monde intolérable, un homme qui rassemble le peuple pour reconstruire la République sociale, écologique et humaine.
Mes amis, Charleville Misière, les Ardaines, accueillons comme il se doit Jean-Luc Mélenchon. Merci. Ça va là-bas.
Merci. Merci. Je vous en prie.
Bon alors tu es content toi Anthony Smith il a il est il baigne dans la joie. On avait fait des paris tous les deux. C'est un grand beau militant.
Ça me fait plaisir d'être avec vous. L'accueil que vous me réservez me fait du bien. Vous devinez tous pourquoi.
C'est pas que je sois en manque de caresse, mais il y a des jours si, tellement il en pleut. Et puis en venant là, je suis déjà venu mais maintenant j'ai changé ma manière de voyager le pays. J'ai dû déjà faire 20 ou 30 fois le Tour de France dans toute sa diversité.
Mais plus jeune comme souvent quand on est jeune tout que ça soit tout comme ça quoi. Pouf, on arrivait touf, on faisait la réunion tac repartait, tu vois. Bon maintenant j'arrive la veille et je regarde pendant la journée, je prépare mes feuilles, je me paye toutes les angoisses que vous imaginez.
Est-ce que je vais me rappeler de ceci ? est-ce que je vais me rappeler de cela ? Et puis j'ai regardé un peu le paysage et j'ai retrouvé quelque chose que j'avais pas vu les fois précédentes où je suis venu.
Quelque chose qui me rappelait le doux. Vous voyez l'ameuse qui serpente entre les les falaises. Ça m'a rappelé le doux et la ville de Besançon où j'ai fait mes études universitaire.
Si bien que il y avait quelque chose d'un peu familier dans ma rencontre avec votre petit pays et ça m'a fait beaucoup de bien. Et ce matin nous sommes allés voir le musée de la métallurgie. Je vous en dis un mot dans un instant parce qu'en fait c'était mon mon but de la matinée.
Je voulais un peu mettre dans votre ambiance longue. Moi je crois que l'histoire a une voix longue, qu'il y a des ondes longues de l'histoire, que rien ne s'efface jamais et que les choses travaillent en nous plus ou moins par la tradition orale, affective, par les paysages et que nous sommes souvent à l'image des lieux dans lesquels nous vivons. Voyez-vous, moi je suis né entre la Méditerranée et l'océan Atlantique.
Bon, il y a quelque chose en moi de la tourmente de ces deux mères, hein. C'est clair. Et puis bon, me voilà là, je vois que vous vous êtes mobilisé.
Je sais très bien que quand les gens de gauche, vous vous êtes c'est à coup sûr très divers dans la salle quant à vos origines politiques ou pas et votre intérêt ou pas pour la chose publique à cet instant, je le sais. Et bien sûr, bienvenue à tout le monde. Le mouvement insoumis n'est ni un dogme ni un parti d'avant-garde révolutionnaire et c'est un mouvement.
Et ces objectifs politiques, vous les connaissez maintenant, vous les avez vu. Plusieurs d'entre vous dans cette salle ont voté à plusieurs reprises pour le même candidat à l'élection présidentielle que j'ai eu l'honneur d'être et croyez-moi que je m'en fais devoir d'être responsable de ce à quoi vous avez fait conscience. [applaudissements] parce que je ne m'en suis jamais départ.
Je ne me suis pas tout d'un coup identifié à je ne sais quel mythe qui rend fou parce que c'est quelque chose d'un peu bizarre que cette constitution qui établit une sorte de monarque républicain, il y a de quoi devenir fou. D'ailleurs, on voit ceux qui exercent la fonction dans quel état ils sont très rapidement et donc il faut se bien se garder de tout ça. Enfin bon, me voici parmi vous et je sais que quand vous vous déplacez, l'événement c'est le déplacement, c'est pas moi.
Et je pense qu'il y a bien des gens qui vont être comme on dit dans le midi, bien espantés de savoir combien vous avez été ce soir, si nombreux et d'où vous sortez, si divers, une salle si mixte, hommes et femmes. Vous savez, j'apportiens à une génération où j'ai connu des salles entièrement remp d'hommes, hein. ce n'est plus le cas et tant mieux, c'est un bon signal de bonne santé de notre société que de l'avoir changé de cette façon.
Mais vous venez là parce que vous sentez comme moi que nous sommes à l'heure d'une tempête sur l'échelle à échelle mondiale. Pas seulement une tempête de changement climatique, ça l'affaire est réglée. Je veux dire c'est parti et c'est irréversible et par conséquent l'humanité va être pour vous là les plus jeunes, vous allez vous retrouver avec ça sur les genoux.
Qu'est-ce qu'on fait ? chacun pour soi, tous ensemble, comment on s'y prend et chacune de nos réunions doit être une occasion pour vous de gagner en confiance en vous-même et dans l'idée que vous pouvez maîtriser les événements si compliqués, si tortueux, si dangereux qu'il soit, vous allez affronter à votre génération des choses que d'autres ont affronté dans les précédentes et dont ils sont sortis. Rien n'est pire que la résignation ou le manque de confiance en soi pour aborder le futur.
Je sais très bien que c'est dur pour nous ici à Charleville Misière en général et que dans le moment encore plus vu que l'état d'esprit moyen de nos adversaires a pas l'air de s'arranger et que on les voit glisser progressivement et sans retenu vers des positions dont la plupart d'entre nous savent tous très bien et très profondément qu'elles finissent mal. Et nous sommes dans un moment, on a eu raison de commencer par ça, la question de la guerre. Évidemment, il y a 10 10 sujets de cette ampleur, mais ça pour ceux qui ont pu vivre voir, c'est irréversible la guerre.
C'est pas un jeu vidéo, c'est pas une circonstance passagère. Et c'est pourquoi quand dès 2008, nous avons lancé l'alerte en disant "Attention à ce que vous êtes en train de faire. Quand vous décidez que l'Ukraine et la Geéorgie doivent entrer dans l'OTAN, vous nous menez directement à la guerre avec la Russie parce qu'elle ne pourra pas l'accepter.
De même que nous français, nous n'accepterions pas d'avoir à nos frontières déjà armés jusqu'au dents et qui auraiit avec nous des contradictions telles qu'on sait qu'elles finiront mal. Alors évidemment, il suffisait qu'on lance l'alerte pour qu'aucit tout dise "Ah oui, ils sont suspects de sympathie pour monsieur Poutine. On se demande bien pourquoi on aurait ce type de sympathie.
Pour quelle raison ? Alors, je ne vous dis pas qu'avant il y avait pas des gens, des hommes, des femmes de gauche qui avaient des sympathies pour l'URSS. On peut comprendre pourquoi, même si on les a pas toujours partagé.
Mais n'empêche quelle quelle raison aurions-nous d'avoir des sympathies pour monsieur Poutine ? Et vous allez voir dans un instant que on a raison de souffrir de la cruauté de ce genre de remarque absurde contre nous qu'on nous reproche ce qu'on veut de nous tromper, de pas faire ce qu'il faut, de pas dire ce qu'il faut. Mais pourquoi tout de suite passer à l'insulte ?
Et je le dis d'autant plus tranquillement que le moment dans lequel nous sommes est absolument sidérant. Il y a deux guerres qui nous touchent de près mais ce ne sont pas les seuls dans le monde hein. Ne faisons pas un européoccentrisme exagéré.
Il y a la guerre au Soudan aussi. Il y a la guerre en Asie, il y a la guerre dans des tas d'endroits. Les seules guerres qui comptent ne sont pas seulement celle qui nous implique directement.
Il y a la guerre en préparation contre la Chine que les États-Unis d'Amérique préparent matin, midi et soir, relayé par des fous dangereux comme la première ministre du Japon qui commence à faire des remarques extrêmement agressives. Imaginez-vous que le Japon a envahi la Chine. C'est pas n'importe qui dans le coin pour des Chinois vu d'un point de vue chinois.
C'est pas des gens dont ils se disent "Oh, ils sont là-bas dans leur île, ils vont nous la paix." Non, ils ont déjà envahi deux ou trois fois et avec une sauvagerie et une brutalité qui a laissé une empreinte terrible dans l'histoire de la Chine comme nous-même les Français avec les Anglais nous avons saccagé. Mais jamais nous sommes rendus coupables de crimes d'une intensité comparable à celle des Japonais qui ont dépassé dans le sadisme ce que les nazis allemands avaient été en Europe.
Donc, ce sont des choses extrêmement vives dans l'histoire des peuples, dans dans leur réflexion. Voilà, où nous en sommes pas. Nous en tout cas, on a deux guerres qui nous touchent de près parce qu'elles nous influencent politiquement dans nos pays.
C'est la guerre d'Ukraine qui résulte de l'invasion par la Russie de l'Ukraine. Et évidemment, nous avons condamné cette invasion et nous Français et nous dirigeants de la France, si nous le sommes et nous le serons les insoumis, nous avons pour un principe que on ne règlera jamais avec notre accord les problèmes par des invasions. Nous avons été envahis quatre fois.
Donc nous savons très bien que l'invasion se finit toujours de la même manière. La guerre et ensuite encore la guerre et encore la guerre. La mort de masse pour rien parce qu'à la fin c'est pour rien.
Sauf la fois où il a fallu battre les nazis ou là çaavait la peine de sortir les fusils, de lutter, de vaincre pour les vaincre et de mourir s'il le fallait. Mais ces circonstances exceptionnelles nous rendent encore plus vigilant sur ce que nous vivons. Alors, il y a la guerre d'Ukraine et il y a la guerre en Palestine où se commet un génocide contre le peuple palestinien avec la complicité muette insupportable de toutes les autorités européennes qui n'ont pris aucune mesure pour protéger si peu que ce soit.
Alors que tout ça se déroule à porté de vue et crée un précédent. inoui au 21e siècle. Le 21e siècle aura donc commencé lui aussi par un génocide.
C'est un événement qui va marquer l'histoire du monde, pas simplement dans les souvenirs, mais dans les manières de faire. Toutes les brutes du monde se disent "Nous n'avons qu'à en faire autant. Si nous avons un problème avec notre voisin, nous entrons chez lui armé jusqu'au d ça le génocide.
On tue tout le monde et spécialement les femmes puisque c'est elles qui font les enfants et deuxièmement les enfants eux-mêmes. C'est pourquoi ça n'est pas par hasard que la guerre de Gaza tue autant de femmes et d'enfants. Et je ne le dis pas parce qu'on considérerait que ce serait moindre mal que les hommes périssent mais parce que l'intention est là.
L'intention génocidaire est dans la spécialisation du massacre, voyez-vous. Alors, on les a et voici que arrive monsieur Trump qui est le nouveau dirigeant des États-Unis d'Amérique qu'on traiterait partout ailleurs de fascistes mais que compte tenu des servilités habituelles et de la culture qui est celle des dirigeants européens, il continue à regarder, à dire "Oui, chef, en effet, chef, comment n'avais-je pas compris ça plutôt chef ?" et cetera.
Il arrive avec ses grosses bottes et il décide que tous les pays européens vont consacrer 5 % de leur richesse à s'armer jusqu'au dmero 90 % ou 80 % des commandes militaires des pays européens c'est du matériel nord-américain. Et par conséquent, les États-Unis d'Amérique prélèvent un tribut sur l'Europe qui est achetez-moi du matériel. Et le matériel de guerre pour le capitalisme, c'est extraordinaire parce que d'abord ça fait tourner toutes sortes d'industries, toutes sortes d'activités qui sinon n'ont pas de déboucher que faire du l'acier ici, que faire du cuivre là-bas, que faire du cuir, bref tout ça hop dans le matériel militaire qui a cette vertu merveilleuse, c'est qu'il est détruit.
La guerre, ça détruit beaucoup. C'est fait pour ça. Et donc on recommande et on recommence et on en quelque sorte la paralysie dans laquelle est en train d'entrer toute l'Europe d'une part mais aussi les États-Unis d'Amérique du point de vue du fonctionnement du capitalisme, c'est-à-dire de l'art de produire, de vendre et encore de produire et encore de vendre et de passer de la marchandise à l'argent, de l'argent à la marchandise sans cesse plus vite puisque tout ça est ralenti.
Pour la 3è année consécutive, l'Allemagne qui est la première puissance industrielle du continent est en récession. Nous sommes nous les Français, paraît-il, très ardents dans la croissance avec un petit rien du tout de plus que l'année précédente. De ce point de vue, le capitalisme est en crise.
Il faut, je dis le capitalisme, je sais que je n'yffray personne dans cette salle, mais comme il y a eu un moment quand on disait capitalisme, vous regardez en disant le malheureux, il en est encore là. Bah oui, parce que c'est bien là-dedans qu'on vit. Alors, je nomme la chose par son nom et pas par pour autre chose que pour de bien faire comprendre que c'est un moment de l'histoire humaine.
Ça m'a frappé ce matin quand je suis allé au musée de la métallurgie parce que je voyais les dates et les premières machines à faire des clous que vous avez dans le coin, elles sont de 1820. On nous montre ça et puis ensuite on voit vers 1830. Et figurez-vous que c'est la date à laquelle on considère que le capitalisme a commencé en France parce que c'est la date à laquelle pour la première fois on définit ce qui est une société anonyme par action et c'est donc le début du capitalisme.
Alors, il fait que commencer à ce moment-là. Il va s'encrer davantage à la moitié du siècle et puis ensuite c'est avec la guerre qu'il va prendre un envol avant qu'on a eu bien sûr l'industrie ça va soi qui avait commencé à se répandre. Mais c'est la guerre qui en systématisant les procédés de production de masse vont faire que le capitalisme submerge toute la société, tous les compartiments, toutes les activités, toutes sans exception jusqu'au point où nous sommes aujourd'hui où c'est le vivant lui-même qui devient une marchandise.
C'est notre santé, c'est notre respiration, c'est nos loisirs, c'est nous jusque dans notre chair, notre corps, notre esprit. Tout a été pris en main par des outils qui à la fin conduisent par vous achetez c, vous achetez là, vous consommez. Alors ça m'a frappé ce matin de me dire "Ah bon finalement c'est un acte de siècle cette histoire.
Nous sommes en 2025, je le rappelle pour ceux qui l'auraient oublié, c'est rien de siècle dans l'histoire, rien. Les êtres humains sont là depuis 300000 ans. Il leur a fallu 300000 ans pour qu'on atteigne le premier milliard d'êtres humains.
Et puis depuis ça s'est accéléré, hein. Je vous souhaite pas la même chose qu'à moi. Moi, j'ai vu deux doublements de la population.
Vous êtes rendu à 8 milliards, ça vous ferait 32 si jamais vous voyez la même chose que moi. Mais je vous rassure et je vous alarme, ça ne vous arrivera pas. La pente inverse est prise et je vais vous en dire un mot dans un instant.
Mais ces comparaisons sont faites à quoi ? Je m'adresse plutôt au plus jeune à cet instant. Tout change, tout passe.
L'histoire n'est pas une règle qui tomberait comme ça. L'histoire, elle est à la portée d'action de ceux qui entrent en mouvement, font ceci, font cela, refusent de faire ceci, mais décident de faire cela. L'histoire est telle qu'elle est faite par les êtres humains, soit qu'il la fassent, soit qu'il la déface, soit qu'il la supporte, soit qu'il s'insurge contre elle.
Ne croyez jamais qu'on ne peut rien et aucune action individuelle n'est jamais vaine. Tout est une semence pour le futur. Tout ce qu'on entreprend, la moindre pétition que l'on fait, rien ne reste sans effet.
Telle personne est touchée, l'autre change son point de vue. En voici un autre qui a court et voici une femme qui tout d'un coup réfléchit et change au point de vue sur l'existence. Tout est là.
Tout est dans notre cerveau, dans notre intelligence. Nous sommes une espèce faite de cette manière-là. Nous sommes des êtres changeants à mesure que nous changeons ce qui nous entoure.
Je vous redis tout ça parce que vous allez au devant de grands événements et il vous faudra faire sans cesse appel à votre intelligence. Alors, je reviens à mon affaire. Voici la guerre de Gazar réglée par monsieur Trump.
Réglé comme vous le savez, il y a eu un cesser le feu qui a donné aussitôt 300 morts et deux séries de bombardements sur le Liban. Le CC le feu n'est pas respecté par le gouvernement génocidaire de monsieur Netaniaou. On continue à tuer.
C'est la paix Trump. Et puis voici qu'il est convenu d'une paix avec monsieur Poutine sur à propos de l'Ukraine et les Européens qui n'ont joué aucun rôle et qui sont en quelque sorte prostrés dans leur servilité et maintenant se sentent offensés parce qu'on leur a pas demandé leur avis et ils découvrent que en réalité les nord-américains n'en ont absolument rien à faire ni de l'Europe ni de ses dirigeants parce qu'ils les considèrent comme une succursale dirigée par des petites gens sans grande conception politique et ils ont bien tout accepté. Alors pourquoi pas continuer ce se disent-il, ils ne s'en souci même pas.
Mais nous, c'est le moment de demander des comptes et de nous dire "Mais qu'est-ce que vous avez décidé là ?" Parce que tout de même, il y a quelque chose qu'ils ont décidé dans les deux cas en Ukraine et à Gaza. Il y a une chose en commun, c'est que la vie des gens, ils s'en foutent.
C'est eux qui nous parlent sans arrêt de démocratie. C'est ceux qui sans arrêt nous disent "Vous êtes un peu suspect d'accointance avec monsieur Poutine et puis avec des extrémistes ici là, ça dépend du jour et qu'on nous attribue. Mais qui a décidé qu'on ne consulterait ni les Palestiniens ni les Ukrainiens qui habitent le Donbas, la Crimée et ailleurs pour leur demander leur avis s'ils ont envie d'être russes ou s'ils ont envie d'être ukrainien ?
Parce qu'au bout du compte, c'est quand même bien eux qui vont se trouver dans cette situation. C'est pourquoi nous autres, nous ne devons pas relâcher un seul jour notre pression. Pour nous, c'est le peuple qui décide.
Les Ukrainien du Donbas, ceux de la Crimée, ceux de toutes les régions qui ont été mises en cause dans la lutte entre Ukrainien et Russes doivent pouvoir se prononcer et donner leur avis. C'est moins difficile d'organiser une élection qu'une guerre. [applaudissements] Et de même, les Palestiniens doivent donner leur avis.
Pourquoi est-ce qu'une fois de plus, on va décider que tout se fera sans eux sans qu'on leur demande rien ? Vous voyez pourquoi amis et camarades dans cette affaire vous pouvez marcher la tête haute parce que depuis le début nous disons ça et que maintenant ceux qui trahissent tous les idéaux dont ils se sont réclamés que ce soit à Gaza en laissant le massacre se faire ou en Ukraine en à la fin passant par-dessus bord tous ceux qui ne leur conviennent pas et bien c'est nous qui sommes là et qui tenons le fan de la lutte de la conscience de la démocratie de l'attachement au peuple et à ses droits fond fondamentaux qui est de décider pour eux-mêmes de ce qu'ils veulent. Voilà la vérité à cet instant de l'histoire. [applaudissements] Et si vous éisez un président ou une présidente insoumise, cette parole que je viens de prononcer à cette tribune, ce sera celle de la France.
Et si la France le fait, alors le monde change parce que nous sommes d'un grand peuple. Écoutez, entendu. Ne renoncez jamais. [applaudissements] Ne renoncez jamais, car si vous l'emportez, votre pays a déjà fait cet exploit dans le passé.
Notre pays, votre pays, celui de vos enfants pour les plus jeunes, celui de vos petits enfants pour les autres. Quand la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui est une pauvre chose qui tient sur une page fut écrite et votée le 4 août 1789. et que pour finir, les femmes se mirent en mouvement pour aller chercher le roi et lui imposer d'avoir assigné les papiers et de leur donner à manger.
Et bien, notre grand peuple a parlé à la terre entière. Il n'est un pays où on a recueilli le texte de cette déclaration, où on l'a recopié à la main pour le distribuer, le faire connaître autour de soi. Et il y a des commentaires qui sont touchants à vous mettre les larmes aux yeux sur ce qui est dit.
Ah, voici que une grande révolution où tout le monde sera frères et sœurs, disent-ils en Argentine. D'autres disent "Dorna avant, il n'y aura plus de maître." Enfin bref, c'est une lumière qui s'est allumée sur le monde.
Et c'est pourquoi le poète Gud pouvait dire à la bataille de Valmi, voici le début de l'ère moderne et nous sommes dedans. Nous ne sommes pas sortis de l'époque où doit se faire les droits de l'être humain et du citoyen. J'ai bien dit du citoyen, de la citoyenne, c'est-à-dire l'exercice du pouvoir.
Sinon, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen elle-même n'est qu'une déclaration d'intention. qui n'a pas plus d'intérêt que n'importe quelle prophétie. C'est un programme politique.
Tout le pouvoir au peuple. Vive la révolution citoyenne. Voilà le programme des infinis. [applaudissements] Alors comme je suis allé à votre musée de la métallurgie, on m'a dit il faut pas déborder parce que les gens après ils rentrent en voiture et ils pleut.
Alors au musée de la métallurgie, je m revenu comme ça parce que j'ai l'esprit un peu bizarre mais ça m'est revenu que la première activité de fonderie ça a été le cuivre et le mot cuivre lui-même est fait sur le mot Chypre parce que c'est à Chypre enfin c'est comme ça que ça s'appelait dans le coin que on a mis les premières fonderies de de cuivre puis il y en avait d'autres en Espagne. Si bien tout ça c'est pas ça dans la préhistoire hein. en appel préhistoire.
Enfin bon, l'histoire était déjà commencée mais c'est avant l'écriture. Donc c'est 5 6000 ans avant notre ère que il y a eu les premières activités. C'est un moment merveilleux pour les êtres humains.
Transformer des cailloux en quelque chose de liquide qui ensuite devenait un métal. Ça donnait lieu à toutes sortes d'activités magiques. Bon parce que on supposait que les forgerons avaient un rapport un peu spécial avec le diable ou différents autres dieux qui faisait qu'on arrivait à ce résultat.
Bon, après la suite de l'histoire vous la connaissez mais c'est pour dire que faire du métal, le traiter ce n'est pas rien dans la vie des êtres humains. Avant que nous soyons capables de produire un matériau comme le plastique qui nous pose tous les problèmes que vous savez et qu'on soit peut-être demain capable de produire des choses en fibre de carbone qui soient productives à grande échelle et qui n'aillent pas tout salopé. Il y a encore un temps.
Mais pour l'instant, on est là. C'est la raison pour laquelle cette semaine a été si importante pour nous autres, les insoumis et l'organisation insoumise elle-même. Voyez-vous, nous sommes conscients, comme la plupart d'entre vous, que quelque chose est en train de dévisser en France, qu'il sera ensuite bien difficile à reconstruire.
Tout à l'heure à juste titre, vous avez fait les deux le tableau de tout ce qui a été détruit. C'est pire qu'une guerre, hein. Une maternité tous les 3 mois, une école tous les jours, 5000 km de voie ferrée, les usines, les raffineries, tout ça, tout ça, tout ça fermé.
Et puis il y a un moment à partir duquel on pouvait plus faire la machine dans l'autre sens parce qu'il faut qu'il y ait une accumulation, il faut qu'il y ait un savoir-faire, il faut qu'il y ait de l'éducation. Il y a que les il y a que les je sais pas comment les appeler. Enfin bref, voyez bien de qui je parle.
Alors il se figure qu'on met un paquet de dollars d'un côté, un paquet de tôle de l'autre et au milieu il sort des bagnoles. Non, il faut qu'il y ait des gens, faut du savoir-faire, faut des ingénieurs, faut de l'invention. Il y a rien sans les êtres humains.
Rien ça, rien ne se fait tout seul. Bon alors la bataille pour nous maintenant, je vous le dis comme elle est, c'est que nous veillons partout où nous le pouvons à faire en sorte de bloquer ce qui serait irréversible ensuite quand nous nous gouvernerons ce pays. La question de des de la sidérurgie est une question essentielle à nos yeux.
On ne fait aucune industrie sans sidérurgie, sans capacité de prévoir de fabriquer les aciers, les fontes et autres étaqu ne produit rien pour l'instant. C'est comme ça et en tout cas on ne peut produire aucune des machines dont nous aurons besoin demain. Car pour prendre le relais des énergies renouvelables, il faudra mettre notamment l'exploitation et qui sera pas rien d'une des énergies gratuites la plus abondante qui est les mouvements de la mer et le mouvement de l'eau dans toutes les rivières. aussi longtemps qu'il y aura la Lune, tant qu'il y aura des marais, tant qu'il y aura des pentes, ça sera comme ça.
Et donc, nous sommes garantis de trouver dans la mer 366 fois l'énergie dont on a besoin à terre. Il nous faut ces machines et quand la l'industrie française est tombée à 9 % de la richesse totale produite, c'est le le chiffre le plus bas de notre histoire, et bien on peut vraiment dire c'est comme si on a vécu une guerre, ils ont tout cassé, tout détruit. Mais comme on produit et on fait ailleurs, comment va-t-on se reconstruire ?
Il faudra une stratégie. C'est ça l'objet de mon discours, c'est le plan. Mais avant ça, il faut empêcher que soit détruit.
C'est pourquoi l'autre soir, nous avons ouvert quelque chose de nouveau. D'abord, une stratégie de combat. Le chacun chez soi, ça va 5 minutes.
Les grands discours sur la charte d'Amien qui ne correspond à rien du tout parce que dans la charte d'Amien, il est écrit que si on tient à distance les partis politiques, c'est pour pouvoir faire la grève générale révolutionnaire et transformer la production sous les l'ég de la coopérative. Alors alors appelez-moi à la révolution et à la coopérative, je dirai plus rien. Je me mets derrière et je porte mon drapeau comme tout le monde.
Mais c'est pas ça que vous êtes en train de faire. arrêtez de nous raconter des histoires. Ça suffit d'être chacun dans son couloir.
Donc il y a une jonction qui s'est faite entre le syndicat CGT d'Arselor et le mouvement insoumis d'abord dans le nord et ensuite nationalement. On a travaillé ensemble chacun dans le rôle qu'ci le syndicat fait le boulot à l'usine. Il prend ceux qui rentrent au syndicat quel que soit leur conviction et nous autres les insoumis nous menons la bataille là où elle se mène c'est-à-dire à l'assemblée et nous sommes comme ça.
Nous avons besoin les uns des autres. Le mouvement insoumis et sans orgueil. Il ne dit pas nous allons faire tout.
C'est pas vrai. On a besoin d'une classe ouvrière organisée, syndiquée sur des positions qui se comprennent et qui permettent de faire jonction avec le mouvement politique que nous sommes qui ne s'aide jamais. Quand je dis qu'il ne s'aide jamais à personne, y compris à certains syndicats qui appellent pour qu'on fasse ceci ou cela à l'assemblée ce que nous ne ferons pas surtout quand il s'agit d'arrêter la lutte.
Bien, mais comme je ne suis pas venu ici pour régler des comptes, mais pour vous expliquer ce qui se passe et il s'est passé que cette rencontre a donné la bataille pour la nationalisation d'Arscelor. Il y a ici des gens qui ont des cheveux blancs, donc ils appartiennent à la même génération que moi depuis 1982 et le fait qu'alors qu'on avait prévu de faire le socialisme et qu'on a rien fait du tout, même en appliquant le programme commun, il ne s'est pas fait une nationalisation. ne s'en est pas décidé une dans ce pays.
C'est donc un événement historique qui a eu lieu à l'initiative de cette combinaison entre la classe ouvrière de la sidérurgie représentant 15000 travailleurs qui vivent dans ce secteur et les 80000 qui vivent de la sous-traitance. Et ensemble, dans un même mouvement, un même élan, un même effort, nous nous sommes entraînés pour arriver jusqu'à l'Assemblée nationale. Mais auparavant, rendons-leur cette justice.
Les sénateurs socialistes, je pense à Fabien Guuruma qui animé cette affaire, avait proposé la nationalisation au Sénat. Et je compte bien sur eux pour que quand la loi que nous avons fait adopter retourne là-bas, et bien les communistes la prennent en charge pour mener la bataille parce qu'il peut se produire plein de choses et je vais vous dire lesquelles. Mais en attendant, voilà ce que nous avons réussi.
Je veux que vous sachiez, vous autres qui avez porté sur votre bras, sur votre dos, par vos bulletins de vote, les élus insoumis, que ce soit celui-ci qui est assis au premier rang, l'inspecteur du travail Anthony Smith et qui est un député européen ou tous les autres, vous avez fait le bon placement parce que vous avez obtenu en échange la nationalisation d'Arscelor et cela a été fait à l'initiative des insoumis. toute la journée, toute la bataille, je le dis par fierté, par orgueil parce que moi je me rappelais qu'après 82 83, je vous raconte une histoire horrible, on savait plus quoi faire. Alors où était passé le socialisme qu'on devait faire, on avait nationalisé toutes les banques, le ceci, le cela.
Il se passait strictement rien. Alors, nous étions quelques petites poignées à dire "On continue." Alors, on continue quoi ?
Qu'est-ce que vous voulez nationaliser ? on en avait pas la moindre idée. Alors bah on a dit bah faut nationaliser l'eau.
Très bonne idée. D'ailleurs, on le fera le moment venu. On le fait dans toutes les mairies où on peut.
Et puis on a dit aussi les pompes funèbres. Alors le canard enchaîné s'était moqué de moi. Il a marqué le camarade Mélenchon de d'ailleurs aussi on nationalisera les pompes funèbres parce qu'il y a pas de raison qu'on soit aussi inégaux dans la mort.
Il y a pas de raison. Alors bref, [applaudissements] tout d'un coup, revoici ce qu'on croyait terminait à jamais. Ils étaient persuadés qu'il vous avait tous convaincu qu'il y a rien au-dessus du marché libre de l'entreprise bla bla bla bla bla flexible, inventive, innovante et vous tondant jusqu'à la peau et des fois un petit peu au-delà mais en vous vendant le pensement pour que vous vous soigniez.
Et bien non, voici comment ayant tout trahi, je parle de ceux qui nous avaient promis un monde délicieux sur la base du commerce libre, de la concurrence libre à nos fossées, du libre échangisme mondial. Et bien, voici le résultat. Notre pays a été saccagé, à moitié détruit.
Voici le résultat pour les peuples de toute l'Europe qui avait accumulé les uns les autres, chacun sous une forme différente des bienfaits et du bien-être social. Tout a été détruit partout et il n'est plus un pays où il reste autre chose que les choix maudits qu'on vous donne entre moins de ceci ou moins de cela et toujours moins de bonheur, toujours moins de bien-être et toujours plus pour les mêmes. Et bien cet événement que nous avons vécu, il a une onde choc.
Les plus anciens qui ont l'oreille fine doivent l'entendre. C'est la grande roue de l'histoire. Cette nuit-là, on vote la nationalisation.
Cette nuit-là, les représentants du syndicat CGT qui sont dans les tribunes se jettent dans les bras les uns des autres. Et la présidence de séance dit "Il y a un incident dans les tribus." Non, non, non, il y a pas d'incident.
C'est juste de la joie, c'est du bonheur. Il rentre, ils disent "On n'oubliera jamais." Parce que nous avons refait une démonstration politique avec les camarades qui sont en première ligne, ceux qui perdent le salaire quand ils font une journée de grève.
Ceux qui passent leur journée à défiler en se demandant si ce qu'ils font sert à quelque chose. Et bien oui, ça a servi. L'action est arrivée jusqu'au bout.
Et que s'est-il aussitôt passé, même pas une semaine après, toute l'usine est en train de se mettre en grève. C'est même pas la CGT qui les y a appelé. Elle se met en grève parce qu'il relève la tête.
Exactement. L'unité populaire qui est faite sur le programme de rupture. Vous voyez les grandes formules abstraites, ce qu'elle signifie concrètement.
Il faut que le signal du combat soit donné et pour ça, il faut qu'il y ait une force politique qui le fasse et il faut que ce signal soit porté d'une manière rationnelle, organisée, discipliné et alors la victoire est possible et on avance pas à pas. Nous avons obtenu le plus difficile. Nous avons obtenu de dire la nationalisation se fera et maintenant débrouillez-vous avec le problème.
Et si vous y réfléchissez puissant de la terre, important de ce pays, vous les avez vu les phases de pierre qui ne disaient rien parce que l'ouvrier, qu'est-ce qu'ils s'en foutent ? L'ouvrier n'est pas content et bien il n'a qu'à aller vaquer à ses occupations. Alors le dernier jour, ils se sont dit "Mais qu'est-ce qui se passe là-dedans ?
Mais qu'est-ce qu'ils vont faire ? nous nationaliser, c'est une blague. Alors, on a vu un important dire "La nationalisation ne règlera rien." Et ben, si tu sais comment régler les problèmes, pourquoi tu l'as pas fait plus tôt ?
Pourquoi c'est maintenant que tu viens nous dire ce qui va marcher ou pas, toi qui es bon à rien ? Parce que tu es bon à rien, même pas à défendre la propriété privée de ton patron parce que tu es resté comme un imbécile, persuadé que les gens lèveraient pas la tête, mais ils ont relevé la tête et cette fois-ci, tu te tapes une grève. C'est même pas le syndicat qui l'a lancé.
Et que demandent les gens ? Ils veulent leur part des bénéfices de cette année. C'est-à-dire que le baratin d'après lequel on vous fait la faveur de vous donner une paye.
On a la gentillesse de vous garder au travail pour vous exploiter tout ça c'est du baratin. L'argent coule à flot dans ces grandes entreprises. Et souvent c'est l'argent de l'État parce qu'Arceleur a ramassé 300 millions qui sortent de vos poches qui lui ont été directement donnés comme une aide.
Voilà ce qu'a fait Arcelor et dans les 5 dernières années, Arcelor n'a pas payé 1 € d'impôt à l'indise. Et c'est comme ça depuis le début. Et voici que la vérité ressurgit et va à son petit pas.
Alors vous vous rappelez tout d'un coup les gens Arcelor Arcelor, ça s'appelait Usinor cette affaire avant et puis avant ça s'appelait comment ? Ça s'appelle la sidérurgie française. Ça c'était la troisème du monde.
Et ensuite, on a nationalisé, on l'a recapitalisé. Elle était alors la première du monde parce que nous étions la grande nation industrielle dans le grand continent industriel et ils ont tout détruit. Alors une fois que vous tous nous avons payé recapitalisé Usinor, nous en avons fait une société européenne privée bien sûr.
Ah quelle joie. enfin la propriété privée et les miracles qu'elle porte avec elle. Alors en plus européenne, vous vous rendez compte ?
Non mais à l'époque il disait l'Europe qui protège aujourd'hui ils ose plus hein parce que tout le monde se sent plutôt agressé que protéger. Mais il disait ça et en avant tout le monde a remis la main à la poche pour que ça fonctionne et puis on a déclaré que le monde étant libre et ouvert et ben on y allait et ben on y a été on s'est fait bouffer et arrivé monsieur Mital et tout d'un coup le premier sudérurgiste du monde c'est un hindou qui vient chez nous et qui est le premier européen. Pourquoi ?
Parce qu'on sait pas faire de d'acier sans lui. On pouvait se poser la question non ? dire "Écoutez, c'est une industrie stratégique, monsieur, vous êtes le bienvenu.
Si vous voulez prendre une part de l'effort, pourquoi pas ? Hein ? Mais non, venez pas chez nous.
Vous êtes notre principal concurrent, vous venez pas chez nous pour nous dire ce qu'on doit faire parce que on sait ce que vous allez faire, c'est fermé. Et ben oui, c'est ce qu'ils ont fait à Grandange, à Florence et partout. Et là-bas, la classe ouvrière et les familles ont enragé.
Qu'est-ce qu'elles ont fait ? Elles en ont voulu à tous ceux qui leur avaient menti et qui les avaient trahi, à ceux qui les ont abandonnés. Et rappelez-vous de Hollande monter sur un camion en train de leur jurer que personne ne serait plus chier dehors.
Vous croyez que ça s'est passé comme ça ? Ce sont des êtres humains, vous les connaissez. Vous n'êtes pas si loin et vous avez vécu des choses comparables.
Alors la colère l'a emporté sur tout le reste. On a trouvé plus normal de s'en prendre à l'immigré ou à l'idée qu'on s'en fait. On a trouvé plus normal de s'en prendre à tout, à la liberté elle-même.
Et ces gens-là se sont mis à voter pour le Rassemblement national. Et ben, regardez le résultat de ce que vous avez fait, où il était votre rassemblement national. Les fiers patriotes quand ont voté dans cette salle, ils ont passé leur journée à perdre de l'obstruction pour qu'on puisse pas voter et ils ont fini par lâcher prise parce que c'est nous qui du matin au soir avons envoyé des tweets, des télégrammes, des tracts, des affiches pour dire votre député est entraître.
Alors ça ça leur plaît pas comme ils ont déjà vu passer tous les autres à la poubelle de l'histoire. À cause de ça, ils se sont dit "Bah, on connait le chemin." Bah oui.
Alors euh bon, dans la journée, ils ont commencé à dire "On va faire autrement." Nous les avons vaincus psychologiquement parce qu'ils ont dû reculer à leur tactique ridicule d'obstruction. Et deuxièmement, parce que pour finir, nous avons gagné.
Mais la partie ne s'arrêtait pas là, figurez-vous. Hier, on a voté au Parlement européen, c'est la première phase de ce travail, une résolution qui décide que doren avant les productions d'acier sont protégées par des droits de doigt. Vous vous imaginez hein, on a fait l'apologie de quoi ?
De l'alcool dans une maison qui prétendait s'en privé. Quelle horreur ! Des droits de douan !
Et oui, à Dieu. Le libre échange, le mythe du libre échange et de ces histoires à dormir debout. Maintenant, c'est vous qui êtes en train de voter le contraire.
C'est-à-dire que dans cette salle, tous ceux qui ont voté non en 2005 et qui ont été trahis, roulé dans la farine, qui avait raison ? C'est vous, ceux qui ont dit non parce que c'est le nom à cette politique là que vous avez voté qu'ils ont essayé de faire croire. Ils ont essayé de faire croire que c'était no à l'Europe.
C'était no à vos à vos idées folles. Il y a des productions qu'il faut protéger. On sait bien qu'on fera pas tout.
On n'est pas en train de dire on va s'enfermer et rester entre nous à tout faire. Mais il y a des choses qu'on sait faire et qu'on veut faire parce qu'on veut rester souverain. Trouvez-vous normal que plus de la moitié des légumes que nous mangeons viennent d'ailleurs ?
On sait plus faire de poireaux ni de carottes. C'est quoi cette histoire ? Et bien ça va s'aggraver mes amis parce que il y a Mercosour qui arrive.
Alors là aussi on a fait voter contre Mercosour. J'attends de voir ce que va faire le petit monsieur là-haut qui faisait le malin. Non oui oui non oui non oui non c'est plus ce qu'il veut dire.
Mais on a bien compris tu vas céder comme d'habitude. Mais là la France a parlé la France a voté dans son parlement son assemblée nationale. Ça s'appelle la France comme c'est l'Assemblée nationale unanime sauf qui est pas malin qui s'est trompé.
Il est allé aussitôt dire "Je me suis trompé." Non non, il y a pas une voix contre. Tout le monde a voté notre résolution contre Mercosour.
C'est la deuxième des victoires de cette journée-là et c'est la deuxième raison que vous avez devant vous de savoir pourquoi vous pouvez faire confiance à des gens comme ça et à Mathilde Panau qui mène nos députés à l'Assemblée nationale de ce palace et à Manon Aubris qui mène le groupe au Parlement européen. À vous tous qui avez douté, à vous tous qui avez pensé à un moment donné que la cause elle-même était perdue et qui ce soir vous réjouissez de voir de plus jeunes visages qui sont dans cette salle et qui viennent relever nos rangs. Nous n'avons pas fait tout ça en vain.
Vous avez eu raison de résister, vous avez eu raison d'être syndiqué, de continuer l'action politique et tous les autres de vous y mettre maintenant parce que vous n'avez plus le choix. Il faut s'y mettre. Si vous ne vous y mettez pas, ils vont décider à votre place.
Et c'est la raison pour laquelle vous m'avez entendu protester contre l'intervention du général Mandon qui est le chef d'état-major des armées qui avait dit que vous connaissez maintenant la formule parce que tout le monde a dit "Est-ce que nous sommes prêts à sacrifier nos enfants ?" Mais c'est même pas moi c'est pas ça que je critiquais. On s'est pas compris.
Je critique le fait que c'est pas le chef d'état-major des armées qui désigne à une tribune quelle qu'elle soit devant les maires qui est l'ennemi de la France et comment on va se battre et qu'est-ce qu'il faut faire maintenant. C'est une décision politique. [applaudissements] Les militaires, les militaires comme l'a dit De Gaul, vous voyez, vous m'entendrez pas souvent citer De Gaulle, mais je vous le cite, leur rôle, leur honneur, c'est de servir et d'obéir à qui ?
À l'autorité politique, à l'Assemblée nationale. Nous ne voulons pas de la guerre. [applaudissements] Et si guerre il y a, nous voulons d'abord être bien, sûr et certain des raisons qui y conduisent, car c'est une damation que la guerre.
Voyez-vous, la seule fois où je me suis trompé en géopolitique, il y en a une. Le reste du temps, je suis très fier de moi, je ne me suis pas trompé. C'est la seule fois où j'ai cru les militaires parce qu'ils nous ont dit texto.
Écoutez bien, la ministre a dit "Nous avons les moyens de voir, nous les Français, nous avons des satellites et nous avons les moyens de voir ce qui se passe sur Terre. à peu près comme les Américains et des fois mieux queux. "Nous avons des moyens de voir et nous voyons", a-t-elle dit "tyons ne nous amène pas à la même conclusion.
Il n'y aura pas d'intervention russe. 3 jours après, pas d'intervention intelligence qui me conduisait à dire maintenant que les blendus est une telle quantité à la frontière, pourquoi il la passerait pas ?" Et c'est ce qu'on se disait entre nous.
C'est donc eux qui nous ont alors je ne leur fais pas confiance pour dire ce qui se passe. Je respecte leur savoir-faire. Le chef d'étatmajor des armées, en effet, conseille l'autorité civile, lui donne des avis, l'informe, lui dit les choses.
Oui, ça c'est normal, c'est son boulot. Il peut avoir une opinion personnelle, ça va de soi sur ce qu'il y a lieu de faire, mais c'est pas lui qui décide. Et c'est pas lui qui va dire au maire de France, "Écoutez, préparez-vous, nous allons perdre nos enfants." Non, non, non.
C'est l'autorité politique. Où est passé monsieur Macron, s'il vous plaît ? 3 jours après, il n'avait toujours rien à dire.
Alors, il faut dire qu'il en a tellement dit, un coup, on allait là-bas, on allait s'y installer. Le coup d'après, non, il n'en était plus question. Après, il fallait y retourner.
Le coup d'après, on allait donner des armes pour taper en profondeur les Russes. Quoi ? Tu es devenu fou, non ?
Taper en profondeur qui ? Russe. Mais vous le savez, vous avez jamais ouvert un livre d'histoire, monsieur le président.
Vous le savez pas qu'on peut pas battre les Russes, sauf quand ils sortent de chez eux, ce qui leur arrivera mais quand ils sortent, on peut les battre. On l'a fait les Français le 2 décembre 1800 machin choses. Mais quand ils sont chez eux, c'est pas possible.
C'est un pays qui fait 11 fuseaux horaires et puis ils sont bien équipés et drôlement vaillants. Parce que la dernière fois que quelqu'un est rentré chez eux, ils sont morts à 20 millions, ils ont foutu tout le monde dehors. C'était les nazis.
Faut jamais l'oublier. Je dis ça pour les plus jeunes camarades hein parce qu'on vous dit les Américains nous ont libéré. Bien sûr qu'on leur est reconnaissant.
Ça va de soi. Chaque chaque homme chaque femme qui qui est tombée sur nos plages. Total respect.
Mais n'oublions pas qu'il y a eu 20 millions de Russes assassinés par les nazis et que pour finir le dernier mot est resté à l'armée rouge. Bon l'histoire elle vit avec nous. Si nous oublions en cours de route, si nous ne savons pas alors à quoi bon que faisons-nous ?
Au nom de quoi décidons-nous ? Pourquoi cet homme prétend tantôt qu'on va aller là-bas, tantôt qu'on n'ira pas. Non, on n'ira pas, ça n'a pas de sens.
Et nous n'allons pas faire la guerre à la Russie. Il faut qu'on trouve le moyen de s'entendre et de demander des garanties pour nous-mêmes. Je ne m'éloigne pas d'Arcelor, j'y reviens.
Des garanties pour nous-mêmes. Ça veut dire que qui va déminer la mer noire ? Qui va deviner les zones qui ont été minées en Ukraine ?
Qui va garantir la sécurité des centrales nucléaires à bout de souffle de l'Ukraine ? Qui qui va le faire ? Ça c'est une question de sécurité pour nous.
Pourquoi n'a-t-on pas un nouveau traité sur la table pour interdire les missiles qui tirent de 500 à 5000 km ? Parce que cela c'est pour nous. C'est pour nous qu'ils ont été inventés.
Et c'est à cause de ça qu'on les a interdit avec les accords d'elsinki en 1975. Et entre-temps, ils ont décidé que tout ça, il y en avait plus besoin. Si, il y en a besoin.
Et on veut pouvoir contrôler. On contrôle bien sûr, mais on veut pouvoir s'entendre. Il ne faut pas faire la guerre aux Russes, il faut s'entendre avec eux parce que la Russie est un état européen et si l'on est capable de s'entendre avec tous les autres, on doit aussi s'entendre avec eux.
Et après, bah ils font comme ils l'entendent parce qu'on n'est pas si brillant qu'on ait donner des leçons aux autres. Bon, il faut qu'ils s'en débrouillent de leur situation. N'acceptez pas la guerre.
Donc si vous n'acceptez pas la guerre, vous préférez la diplomatie. Donc si vous voulez la diplomatie, alors il faut travailler à l'union des peuples, choses qu'on fait ensemble, celle qu'on ne fait plus. Qu'a donné le résultat de ce qu'on a fait jusqu'à présent ?
Rien, absolument rien. Sinon d'avoir précipité dans un seul bloc chinois et russes et quelques autres. Alors Arcelor, arrivant là au milieu, c'est un signal de bonne santé du peuple français qu'on a été capable de prendre cette décision et que les ouvriers ouvrières d'Arselor se soient mis en mouvement en amenant un cahier de revendication. en leur disant à leur patron que dans le cahier de revendication, il y a des exigences qui concernent l'hygiène, figurez-vous, dans l'usine et l'hygiène des travailleurs et des travailleuses.
Çaen est fini de la prostration, de la résignation. Voici que les têtes se relèvent. Je ne sais pas ce que ça va donner mais voilà l'importance que ça a Et du coup nous savons que nous allons tout faire pour empêcher pour empêcher que ces usines ferment parce que sinon quand on gouverne il faut comment va-t-on faire pour produire les machines dont nous avons besoin et que nous avons à l'esprit du plan que nous avons déjà mis au point parce que le mouvement insoumis ne se contente pas d'agir de lutter. il prévoit, il calcule, il réfléchit, il fait venir les spécialistes, il évalue, il fait des plans.
Alors à chaque fois, on me dit comme il y a pas longtemps, j'ai été invité à une réunion euh c'était avec des patrons et pour la revue de challenge, si vous pouvez voir ça, c'est encore sur YouTube. Alors bon, ça m'a surpris parce que là, il y avait trois personnes de qualité honnêtement. Un grand patron, bon un traître parce que il vient de Ber donc quand tu sers l'État, pourquoi tu vas servir le fric après ?
Bon, enfin, je dis ça en blaguant, hein, mais comme j'ai lu ces livres, ça me fait moins blaguer et je suis vraiment des accords complets avec sa vision du monde. Lui, il pense que c'est l'égalité, l'inégalité, le bon moteur de l'histoire et moi je pense exactement le contraire. Je pense que c'est l'égalité.
Mo, c'est un débat hein. Et il est implanté en Chine aux États-Unis. L'autre pareil qui était à l'autre bout, lui, il fait du du des des du tissu, vous savez, médical.
Alors, ils ont des usines un peu partout. Puis la dame au milieu, elle était à la tête d'une petite entreprise avec enfin petite quand même, il y a du monde. Et c'est un truc où on ramasse où ils font de la plume, hein.
Ils utilisent la plume là-bas dans la région il y a beaucoup de canards et tout ça. On peut discuter. Ce qui m'a frappé c'est comment trois personnes intelligentes comme ça qui ont des responsabilités dans la vie qui c'est pas on reconnaît ça.
Le reconnaître c'est pas autre chose que de reconnaître une valeur humaine aux gens hein. Comment des gens aussi intelligents peuvent dire des bêtises pareilles ? qui croit absolument n'importe quoi et il le répète les impôts, les prélèvements obligatoires, on est le plus d'Europe du gen c'est pas vrai, c'est le Danemark.
L'autre il sait pas quoi me répondre, il aurait pu au moins préparer. Mais pour qui me prend ? Il pense que je vais le laisser faire, qu'il va se balader avec son son petit matériel de combat là.
Alors il me dit "Oh le Danemark, c'est pas une grande puissance." Ah c'est drôle de réponse. Donc vous avez dit une bêtise et maintenant vous en dites une deuxième.
La première c'était que on était les premiers à taxer les gens et la deuxè c'est que c'est pas une grande puissance. Bien sûr que si. C'est quoi une grande puissance s'il vous plaît ?
C'est là où les gens peuvent vivre dignement de leur travail. Les Danois c'est pas c'est pas c'est pas une armée de gens qui a dans les rues, hein. Bon et alors après ça recommence.
On leur dit "Mais monsieur mais qu'est-ce que vous racontez ? Prélèvement obligatoire. Ils vous font peur à vous.
Les prélèvement obligatoire, vous dites "Mon, non, c'est pas moi." Prélèvement obligatoire 45 % quelle horreur. Alors, vous vous imaginez un état qui rentre chez vous, qui vous fait les poches, qui prend 45 % de votre argent et qui le jette dans la cheminée ou bien c'est un bocal d'eau et il le verse dans le sable et ça disparaît.
Déjà, tout ce qui rentre dans la caisse de l'État ressort. Il y en a une en ressort même plus qu'il en rentre. Ça s'appelle le déficit, hein.
Et ben oui. Et comment il ressort ? Bah il ressort en paye de fonctionnaires.
Il ressort en pont, il ressort en en plein de choses, hein. Donc il y a pas 1 € qui va à l'État qu'on ressorte pas aussitôt pour faire autre chose. Ce dont l'État a besoin pour en quelque sorte ses papiers, les trombones, les agrafeuses et le reste.
Bon, c'est rien par rapport à la masse totale du budget de l'État. Faut que vous disiez ça. Quand l'État a des sous, il les dépense.
Bah tant mieux parce que quand il les dépense, c'est pour vous les donner à vous. C'est votre paye qui est toujours insuffisante. Ça va de soi.
Mais bon, qu'est-ce que vous faites avec votre paye ? Je vous connais. Aussitôt vous appelez votre agent de boursier pour lui dire qu'est-ce qu'on achète cette semaine.
Certains parmi vous un peu un peu trouillard achètent de l'or, des rubis, des diamants en s'assurant qu'ils sont stockés au bon endroit. Non, bien sûr que non. Vous dépensez tout.
C'est là que le piège s'amorce. Car si vous dépensez tout, mes chers amis, le taux moyen de TVA étant de 18 %, quick, il y a 18 % de tout ce que vous avez eu qui repart dans la caisse de départ. Donc arrêtons de décrire le mécanisme comme une une destruction permanente de valeur.
C'est le contraire. Et vous avez un effet multiplicateur. Quand vous en sortez 1 € quick de l'autre côté, vous en rentre 1,3.
Pourquoi ? Ben parce que l'activité s'est développée. Vous avez fait vous avez acheté ceci, vous avez acheté cela.
La consommation populaire c'est 55 % de la richesse du pays. Voilà, c'est comme ça. Alors, si vous rendez les gens plus heureux, la caisse sera plus pleine.
Si la caisse est plus pleine, votre poche seront plus pleine et cetera. Le contraire de ce qu'il raconte. Alors, je leur dis mais qu'est-ce que vous nous racontez ?
Les prélèvements obligatoires, vous comptez les impôts et vous comptez quoi avec ? Parce que des fois ils prennent des mines et ils disent tout le monde devrait payer un impôt dans ce pays. Alors là vous vous êtes justement celle ou celui qui en paye pas parce que c'est tellement rien ce que vous avez et vous dites ben je suis un peu coupable quoi.
Bon c'est pas de ma faute. Bah si mais si alors tu payes la TVA tout le monde la paye et plus tu es pauvre plus la TVA t'en prend proportionnellement à ce que tu as. Plus tu es riche moins tu'en donne.
Donc ne vous culpabilisez pas. Vous n'êtes coupable de rien du tout. C'est eux qui sont coupables de mentir, de truquer et et de procéder comme ils le font pour vous désarmer.
Alors, je leur dis prélèvement obligatoire. Et bien, imaginez qu'on décide de plus payer nos cotisations sociales que eux appellent charge. Notre système est généreux.
J'ai déjà dit 100 fois. Non, non, le système n'est pas généreux. C'est nous qui sommes généreux.
Parce que quand il dis on va prendre dans le salaire brut pour mettre dans le salaire net, tout le monde suit hein. Bon, alors salaire brut, salaire net, salaire brut. Bon, pas si brut que ça.
Bref, et salaire net. Entre les deux, vous avez payé les cotises. Donc vous vous avez votre salaire net et ils vous disent "On va vous redonner du salaire brut." Mais qu'est-ce que vous êtes en train de nous dire là ?
Vous allez nous C'est le RN qui dit ça, vous allez nous redonner du salaire brut et qui c'est qui va payer les cotisations sociales ? Qui c'est qui va les payer ? Il regarde ailleurs.
Bon, c'est qui ? assurances privées. Et bien, si vous avez la chance de pouvoir un jour polémiquer avec eux, dites-leur "Mais pourquoi pas les assurances privé ?
Quelle bonne idée ! À votre avis, combien faudra qu'on paye pour avoir la même chose que ce que nous donne la sécurité sociale ?" J'aime mieux vous dire que là, ils sauvent en courant parce qu'il y a aucun système aussi performant que la sécurité sociale.
Ça existe pas. C'est pour ça que ça marche la sécurité sociale pas aussi bien qu'on voudrait vu qu'ils ont vidé. Les problèmes qu'à la sécurité sociale aujourd'hui, c'est uniquement, souligné trois fois, l'argent que l'État lui doit parce qu'il exemple de sécurité de de cotisation sociale les salaires jusqu'à un certain niveau.
Ce que vous ne savez pas, c'est qu'aujourd'hui l'État paye 40 % dans SMIC. 40 %. Alors, il paraît que vous êtes contre l'État, l'économie estatisée, monopolisée.
Alors, vous devriez protester et dire "Ah non, non, nous voulons nous-mêmes payer les travailleurs. Ne nous aidez pas, je vous en prie, hein. C'est ça qu'il devrait dire, mais c'est pas ça qu'ils disent.
Autrement dit, on ne peut pas les croire. On ne doit pas les croire. Si on vous enlevait les cotisations sociales et les prestations de la sécurité sociale, vous devriez le payer avec des assurances privées et il vous donnerait pas la même chose.
Et je peux vous raconter si vous ne le savez pas ce que c'est que de vivre dans un pays où il y a pas de sécu. C'est que quand vous avez quelqu'un qui est très malade à la maison, votre vieux père ou votre vieille mère ou votre jeune enfant et qui a une terrible maladie, vous le mettez à l'hôpital et la première semaine tout ce que vous aviez d'argent, vous n'en avez plus tellement ça coûte cher. Et la deuxième semaine, vous empruntez pour que l'enfant ou l'ancien soit soigné.
Et la 3è semaine, on vous dit qu'est-ce qu'on fait ? Vous savez, on sait pas s'il a une chance de s'en sortir. Vous le ramenez à la maison ou on le laisse ici et ça va vous coûter temps.
Voilà la comptabilité abjecte dans laquelle sont plongés tous les peuples où il y a pas de sécurité sociale. La sécurité sociale, c'est le joyau le plus précieux que vous ayez gagné par vos lutes. Car elle n'a pas été accordée, elle a été arrachée.
Et c'est le syndicat le premier qui tenait les premières maisons où l'on distribuait les papiers de l'assurance. C'est nous, c'est nous qui avons tout construit dans l'histoire et ce peuple incroyable qui s'est assuré contre tous les risques de l'existence, la vieillesse qui en était il y a encore une ou deux générations et qui le redevient aujourd'hui à cause de la misère qui est revenue parmi les retraités, la maladie et cetera et cetera et cetera. La sécurité sociale est le cœur d'un projet politique.
Chacun donne selon ses moyens ce qu'il peut donner, mais chacun reçoit selon ses besoins ce dont il a besoin pour élever les enfants, pour soigner les gens qui sont malades. Vive la sécurité sociale. On ne vous laissera pas y toucher.
C'est pourquoi vous nous avez sur le dos continuellement. Alors, j'ai pas fini de vous parler de tous ces braves gens. Alors, ils payent de moins en moins, ils veulent encore moins payer.
Nous sommes écrasés d'impôts. Pauvre chou, il est écrasé d'impôt. Oh là là, ils ont jamais payé si peu.
Moi, je suis assez vieux pour avoir connu la période où il y avait l'impôt sur les sociétés. Vous savez à combien il était ? 50 % les petits loups.
Les bénéfices claquent la moitié qui rentraient dans la caisse de l'État. Et pourquoi ils se tenaient à carreau ? Et ben parce qu'il y avait les syndicats qui étaient puissants, les syndicats parce qu'il y avait ceci, parce qu'il y avait cela parce qu'il y avait humé 68, il les avait à zéro d' revoir.
Là, il ferait bien de réfléchir. Je leur donne une information. En 1968, la dernière usine qui a arrêté la grève, c'est celle d'usinord d'unquercque, aujourd'hui Arcelor.
C'est tout. Je n'en dis pas plus parce que sinon ils vont dire comme la dernière fois où je les ai bien eu, ils vont dire Mélenchon appelle à la grève sans trêve et cetera et cetera. J'ai fait ça au aux précédentes vacances là.
J'ai dit "Ah ben c'est pas mon rôle mais euh si les syndicats ce qui ferait bien c'est d'appeler à la grève générale." Vous vous rappelez c'était pour le 10 septembre. Mélanchons appel à la grève générale.
J'ai pas dit ça. J'ai dit que si les syndicats voulaient faire quelque chose qui nous convienne, c'est ça qu'il devrait faire. Et évidemment, je les ai piégé parce que dans leur idée, on allait dire que ce fou vient d'appeler à la grève générale et tout le monde allait courir, se cacher sous la table en attendant que les rouges aient fini de déferler.
C'est le contraire, ça excitait tout le monde et il y a eu un monde fou le 10 septembre. Eux, ils ont raconté qu'il y avait personne mais nous, on sait très bien où on en était. Vous vous rappelez tout cet épisode là ?
Donc je leur dis ça et je reviens à mon affaire de gens qui veulent pas payer. Donc on est passé de 50 % de l'impôt à l'époque à 25 % et il trouve encore le moyen de pleurer. On leur a on les a exenté de la moitié de l'impôt qui payait et il continuent à pleurer.
Vous voulez quoi ? Ben je vais vous dire ce qu'ils veulent. Ils sont à 25, ils veulent 15 parce que c'est l'impôt mondial.
Ils veulent toujours moins payer. Pourquoi ? Et ben pour qu'ils puissent vous en vendre à plus ville prix. et vous aurez besoin de ville prix vu que vos pays baisseront avec et vu que vous aurez plus de sécurité sociale.
C'est un monde. Il y a une logique, une logique vicieuse mais qui amène à ça. Et là le note de logique c'est l'inverse.
J'espère qu'on le comprend à ce que j'explique. Figurez-vous que l'année dernière, j'ai posé la question, ça m'intéresse. J'aime bien faire des comparaisons.
Combien ils ont pris comme ça en dividende ? 485 milliards. Rigolez pas, vous savez même pas ce que c'est. 1 milliard déjà d'euros, c'est beaucoup.
Faut multiplier par 659 pour retrouver les francs. Alors, je vous parle pas des anciens francs parce qu'il faut rajouter des zéros aussi. Il y en a dans la salle, j'en suis sûr, qui continuent à compter comme ça pour se demander ce que vaut ce qu'ils achètent.
Je me moque pas trop parce que j'ai fait ça un moment. J'avais pas l'air malin. Tous mes jeunes collaborateurs s'est ficha de moi.
Bref, voilà que en euros euh vous vous rendez pas compte de ce que c'est 485 milliards. Alors, je vais vous simplifier les choses. Vous prenez la totalité de ceux qui travaillent dans ce pays, peu importe ce qu'ils font.
Si ce qu'ils font rapporte beaucoup ou pas beaucoup, un petit peu ou d'accord ? À la fin, tout ce qu'ils ont produit, ça donne 485 milliards in the pocket des grands. OK, c'est les dividendes, les profits.
Tout le monde hein, qui que vous soyez, vous avez travaillé, vous avez donc rapporté du dividende. C'est pas vrai pour tout le monde. Alors, on le sait.
Alors, on a fait la division de cette somme et du nombre de gens qui vont au boulot, qui vont effectivement au boulot. Je compte pas dedans les jeunes gens qui sont dans les études, je compte pas dedans les chômeurs et je compte pas dedans les retraités, s'il vous plaît. Parce que quand ils font leur fichu calcul, ils mettent tout le monde là-dedans.
Pour un peu, il mettra aussi votre chien. Après tout, il fait partie de la famille, non ? Bon, allez, hop, avec population active.
C'est vrai qu'il y a des bestioles, elles sont actives et elles font tourner le commerce. Ils ont du bol les chiens parce que si vous leur achetez des croquettes, ça vous arrive. Mais attends, les croquettes, il y a pas de nitrite dedans.
Le nitrite, ça vous colle le cancer. C'est juste pour les êtres humains. Les êtres humains, il y a du nitrite dans le jambon, mais pas dans les croquettes de votre chien.
Votre chien a du bol. Alors donc, on a divisé pour voir ce que ça donnait. Et bien c'est comme si chacun d'entre vous, quel que soit le travail que vous faites pour ceux qui bossent dans cette pièce, chacun d'entre vous avait donné à la fin de l'année après avoir fait son travail vendu et cetera, avait donné de grand cœur 16000 € par tête de pipe pour faire les profits du capital. 16000 €.
Est-ce que enfin, on comprend bien qu'il n'y a pas de richesse produite par qui que ce soit d'autre que ceux qui travaillent ? Ils produisent la richesse. Ils ont une paye qui est loin de représenter ce qu'ils ont produit comme richesse.
Et cette partie-là fait qui n'est pas payé fait les dividendes. Ça représente 16000 € par tête de pipe en moyenne. Vous voyez ?
Voilà ce que c'est le rapport capital travail. C'est un rapport de force pour savoir quelle part on va partager. dans la partie qui reste, combien reste pour le capital, pour le porteur de dividende et combien reste pour le salarié ou pour l'action publique ?
Voilà pourquoi ne vous laissez jamais dire que ce pays manque d'argent. Ce n'est pas vrai et c'est la raison pour laquelle je vais vous régler d'entour demain le problème qui vous obsède. Cher monsieur Mélenchon, nous avons vu votre plan, il y a beaucoup de choses, c'est très généreux.
Mais comment allons-nous payer tout ça ? une tenue de la dette pharaonique que nous avons. D'abord, ne venez pas me demander à moi quelque chose sur la dette parce que c'est pas moi qui l'ai fait, hein.
Vous vous souvenez pas d'un moment où c'est nous les insoumis qui avons dirigé ce pays, ni rien qui nous ressemble de près ou de loin. Donc ceux qui ont fait la dette, on peut vous donner la liste des noms, hein. On les connaît tous et il y en a qu'on fait plus que d'autres.
Monsieur Macron a battu tous les records, mais il était talonné de près par monsieur Sarkozy. les deux qui sont des grands honneurs de leçon sur la raison. Eux c'est les raisonnables et nous on est les dingues parce qu'on propose de soigner les gens, de s'occuper des vieux et des enfants.
On est on est fou. Eux non, ils s'intéressent à l'argent. Bon et bien ce n'est pas vrai.
La dette de la France que les générations futures à gnagar à blabla vont payer, ce sont des titres de dette. Et dessus, il est marqué Anthony Smith me doit 1000 balles. Mais c'est on va pas le tuer tout de suite.
C'est étalé sur 8 ans. Regardez-le, il était tout rouge il y a un instant, mort de peur et le voilà tout. 1000 balles sur 8 ans, ça te va ?
Et voilà. Donc la dette de l'État c'est 8 ans, c'est pas cette année. Alors on vous dit vous suivez hein.
Si vous suivez pas, vous levez la main parce que je recommence. Bon c'est à vos risques que péril. J'ai fait une fois j'ai dit il y en a un qui lève la main qui a pas compris.
Il y en a un qui a levé la main. Recommencer c'était à propos des ampou. Je sais plus ce que je racontais.
Bon nous y là. Alors, c'est sur 8 ans. Et ben sur 8 ans, eux, ils comptent sur une année.
Imaginez-vous, vous avez tous des dettes en ce moment, votre bagnole, votre maison. Et un jour, on vient et on vous dit "Écoutez, combien ça représente par rapport à ce que vous gagnez sur une année ?" Qui ?
Vous êtes mort de peur. Votre maison c'est sur 10 ans, c'est sur 15 ans, des fois 20 ans, c'est pas sur une année. Bah l'état si, on lui dit par rapport à une année. 110 % catastrophe. 110 % vous dites "Oh mon dieu, je dois 110 % de ce que j'ai." Pas du tout, c'est 110 % d'une année.
Parce que quand vous l'allez sur 8 ans comme je viens de vous le dire, c'est même pas 12 %. Et aujourd'hui, ce qu'on paye c'est un petit 5 %. 5 % c'est comme si vous étiez dans vous allez rêver ça va vous plaire. 5 % c'est comme si vous étiez dans le rouge à la banque un jour et demi avant la paye suivante.
La catastrophe non ? Bon fait tous semblant hein. J'en vois là qui il y en a qui rigolent mais il y en a d'autres tu vois.
Il baissent la tête en se disant si seulement quoi. Bah oui si seulement. Ne vous laissez pas intimider par leur comptabilité à la noire.
De l'argent, il y en a. Et quand on le prend, on l'utilise. Alors, qu'allons-nous faire ?
Où allons-nous trouver le liquide dont nous avons besoin ? Écoutez, on leur donne 212 milliards par an. C'est le rapport du sénateur communiste Fabien G qui l'a établi.
Certains ont dit "Ah non, vous avez compté seulement 110 ?" Mais va pour 110. 110 milliards qu'on vous donne en échange de quoi s'il vous plaît ?
C'est pour faire un choc de compétitivité. Résultat, ils investissent rien du tout. Alors, qu'est-ce qui se passe, hein ?
Qu'est-ce que vous faites avec tous ces sous qu'on vous donne ? et bien ils se les mettent dans la poche et cet argent qu'ils ont dans la poche comme leur poche est pas assez grande, ils la mettent à la banque et avec cet argent il le placent dans la sphère financière mondiale. Ils ont pas besoin de venir faire des usines, ils le mettent dans la sphère financière parce que le capitalisme de notre époque fonctionne comme ça.
Vous avez une masse de pognons qui circulent du matin au soir à échelle de la planète qui représente 4 5 10 4000 fois ce qui s'échange réellement matériellement. OK ? 4000 fois en pognon.
Ce qui s'échange réellement, ce sont des échanges. Autrefois, on appelait ça la spéculation. Maintenant, je sais plus comment il faut dire pour avoir l'air intelligent, mais ça s'appelle toujours la spéculation.
Et alors ça, ça vous donne du 10 %. Qui c'est qu' a un petit Non, on va pas faire lever les mains pour ça. Mais bon, si vous avez votre petit Libréa, c'est la fortune garantie.
Bon et ben je vais vous faire rêver parce que vous avec votre petit Libra que vous râez que si là et que les autres vous disent que c'est la ruine de l'État que de vous donner des sous et bien eux ils se sortent du 10 %. Ça vous dit du 10 % les gens ? Parce que vous c'est pas 10 si j'ai bien compris ce que je vois sur mon propre livréa.
C'est pas 10 ans qu'on me donne. Donc nous ne manquons de rien mais de l'argent on leur en donne. Donc nous allons utiliser différemment notre argent.
Puisqu'on leur donne 100 ou 200 milliards. Au lieu de leur donner on va le mettre à l'endroit où on en a besoin. Voilà les autres et fini à la comédie.
Plus 1 € sans contrepartie. On vous donne 1 € alors vous donnez si et ça on investira là où on a besoin et on sait où on a besoin. Vous savez que les insoumis d'abord il y a la réparation de la vie quotidienne mais on a tracé quatre lignes d'horizon.
L'espace nous sommes la première puissance spatiale européenne ça va pas durer. Les Allemands sont en train de nous reprendre la place. Deuxièmement la mer.
Nous sommes le deuxè territoire maritime du monde. Troisièmement, le numérique. Nous sommes une des rares puissances européennes qui est capable de construire des super calculateur et même d'avoir un modèle d'intelligence artificielle.
Et nous en avons ajouté un 4e qui s'appelle la santé humaine. Pourquoi ? Parce que la planète devenant invivable parce que comme vous buvez tous de l'eau polluée aux polluances éternelles comme ça vous a été rappelé il y a un instant, comme vous mangez tous des choses avec du nitrite dedans, pardon de vous dire ça, vous serez tous malades et nous avons intérêt à trouver le moyen d'aborder la maladie, de la régler, de la soigner.
Un de mon équipe a dit quel objectif on se donne ? On va vaincre le cancer. Alors ne me dites pas ce n'est pas possible.
Rien n'est impossible à l'intelligence humaine et ça aussi on le règlera si vous en doutez. [applaudissements] La France, les hôpitaux de la région parisienne ont plus de 4 ou 5000 brevets par an. plus de 25000 plans de recherche qui sont faits.
Les Français marchent en tête pour ces questions-là. Et si on arrête de brader toutes nos entreprises comme Sanopi au nord américains et aux autres gringo qui choisissent entre étudier une molécule pour vous déboucher les artères et savoir quelle molécule on trouve pour que vos cheveux blancs ne deviennent pas jaunes avec le temps, ils choisissent les cheveux qui deviennent blancs qui doivent être blancs plutôt que jaunes. Pourquoi ? parce que le produit il est mis sur le marché en même pas 2 ans tandis qu'une molécule des fois faut 10 ans pour la trouver.
Mais si vous ne cherchez pas, vous ne la trouverez pas. Si vous n'avez pas de recherche fondamentale, si vous n'avez pas des gens qui travaillent nuit et jour et des fois ils savent même plus ce qu'ils cherchent parce que l'esprit humain est fait comme ça. Des fois on trouve des choses qu'on ne cherchait pas et celle qu'on cherche, on les trouve pas.
Mais c'est par association d'idées que ça se fait. La science reste quelque part une poésie, quelque chose d'imprévu qui relève de la création évidemment qui doit être soumis à la rationalité scientifique. Donc nous sommes capables, alors je vais vous régler d'encre leur fichi budget et leurs autres trouvailles.
On va faire des économies et les braves gens se disent "Ben oui, on a trop dépensé." Ils disent "La France vit au-dessus de ses moyens." Non, non, c'est les riches qui vivent au-dessus de nos moyens.
C'est pas pareil. C'est eux qui nous coûtent exagérément cher et j'espère vous en avoir convaincu avec la démonstration que je viens de vous faire. Et je suis sûr qu'il y a des gens qui se disent "Monsieur Mélenchon, vous exagérez.
Forcément, vous avez fait de la philosophie, de la littérature." Bon, j'ai aussi fait un peu d'économie hein, à force depuis tant d'années. Mais non, non, non, je n'exagère pas.
Ce n'est pas vrai que seule la cupidité mène le monde. J'ai manifesté avec les sanopfis. Un jour, il y avait un gars plus âgé que moi et on marchait tous les deux côte à côte.
Je dis "Ça fait longtemps que vous travaillez là-dedans." Ah oui oui oui. Moi, ça y est, je suis à la retraite tranquille tout ça.
Ah bon ? Oui. Alors je dis c'était quoi ?
Il dit "Ah ben moi je faisais la partie chimie recherche. Bon très bien, on marche un peu." Il dit "Vous connaissez tel produit ?" Alors dit "Non.
Qu'est-ce qu'il fait ?" Benah il dit "ça débouche les moléc les artères. C'est moi qui a trouvé ça." J'ai dit "Mais il y en a du monde qui vous doit la vie." Il dit "Ah ouais, au moins sans doute 400 500000 personnes.
Et moi qui suis devenu très 21e siècle, je lui dis et vous ont bien payé pour ça. Moi je pensais brevet, tu vois, royalty, je sais pas quoi." Et lui il a traduit ça dans sa paye quoi.
Il dit "Ouais, ça va, j'avais une bonne paye." Il c'est tout. Puis il me regarde, il dit "Qu'est-ce que vous voulez d'autre ?" "Non, non, rien, rien.
J'ai rien dit, monsieur." Et il était content. Alors, on était pas d'accord tous les deux parce qu'il allait gueuler contre les produits génériques.
Lui, il voulait pas il on a fait de la recherche, on a le droit d'avoir des sous pour nous et cetera. Pas pour lui hein, pour la boîte. C'est vous dire comment le gars était formaté.
Mais c'est pour vous dire ne croyez pas que seul la cupidité fait trouver des bonnes idées, que seul la pas du gain fait avancer. Ce n'est pas vrai. Chaque personne aime son travail.
Quand je suis allé à ce musée, on m'a raconté des gens qui aimaient faire quoi ? actionner une machine qui écrase un bout d'acier pour en faire un clou. Alors vous qui regardez ça en passant, vous dites "Ah bon quand même, moi j'en aurais marre au bout d'une heure he de faire des clous." Eux, ils y passaient leur vie.
Pourquoi les êtres humains sont faits comme ça ? On aime ce qu'on fait souvent, pas toujours. Et on essaie de le faire bien et on essaie d'améliorer le processus.
Et des fois, vous avez un gros malin qui dit "Bon, tuarrêtes parce que sinon c'est ton poste qui va sauter si tu continues à trouver comment se passer de toi." Vous voyez ce que je suis en train de vous raconter ? On trouve toujours par générosité, par invention, par goût de ce que l'on recherche, de ce qu'on étudie et des fois on ne sait même pas à quoi sert ce qu'on va trouver.
Alors, puisqu'ils font des comptes, ils ont tous décidé de couper dans les budgets. Alors toi là, si tu pars parce que tu es malade et ben c'est seulement qu'un jour. Comment ça ?
Tu as la pâte à moitié bousillée, tu peux plus avancer arquer. Ben qu'est-ce que ça ? On a dit 15 jours, point final, tu feras comme tout le monde.
Au bout de 15 jours, tu retournes chez le TBI pour ravoir ta rallonge. C'est moi la tête d'œuf qui a inventé ça. D'accord ?
Qu'est-ce que j'ai produit ? Je vais vous dire. Ah, celui-ci je dit mais je peux pas, même si je veux, j'ai la pâte en miette.
Mais il va falloir qu'il retourne chez le TBI au bout de 15 jours. Donc faut reprendre rendez-vous. Et s'il y a pas beaucoup de tbiis, qu'est-ce qui se passe ?
Et ben vous l'avez pas votre truc. D'accord ? Voilà.
Voilà ce qu'il viennent d'inventer. Limiter la date d'un congé parce que il y a des arnaqueurs. Je vous dis pas qu'il y a pas d'arnaqueurs dans la vie mais la masse des gens est parfaite de filou et de voyou.
C'est pas vrai. Ici ou là. Mais il y a moins de voyou et de filou parmi ceux qui font ça que chez les autres hein.
Ah chez eux il y en a beaucoup plus dans les puissants et les importants pour contourner l'impôt pour pas payer c pas payer ça. Ah ils sont les premiers. [applaudissements] Ça c'est une trouvaille.
Autre chose, vous êtes malade de longue durée. On peut en parler, pardon. Je je veux pas que mes propos blessent des gens qui sont dans la difficulté d'une manière ou d'une autre.
Tout le monde sait qu'il y a une épidémie de cancer et dans les épidémies de cancer, il y en a une qui est le cancer du sein. Je regardais ce que disait la Toubible de l'association de ça. Pourquoi je regardais ce qu'elle disait ? parce que il venait de décider que les indemnisations pour les maladies de longue durée, ils allaient les réduire.
Alors vous vous dites "Non, réellement, vous croyez que les gens font semblant d'être malad pour pas aller au boulot ? Vous croyez vraiment ça ? Peut-être qu'ils en ont trouvé un ou deux comme ça, mais ça n'a rien à voir avec le cas général.
Et cette femme, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit "Le résultat, c'est que donc les gens vont moins se soigner." Parce que quand il y a un cancer du sein, il y a un reste à payer qui est de 1400 € par an.
Et c'est vrai pour beaucoup de cancer. Et il y a une épidémie de cancer parce que quand vous avez la même maladie qui se reproduit, alors c'est une épidémie et on sait que ce sont les facteurs environnementaux qui sont décisifs aujourd'hui et il y a pas que ça comme épidémie. Alors vous avez deux manières de faire des économies.
L'une qui est de dire toi que tu as pas de bousiller, tu iras quand même ou tu iras pas mais on arrêtera de te payer. Et la nôtre la nôtre qui est de dire mesdames messieurs, il y a une épidémie de cancer, elle coûte 23 milliards à ce pays. Il y a une épidémie de la malbouffe qui a déclenché une multiplication par 5 du nombre de cas de diabète qui a multiplié par je ne sais combien les cas d'obésité.
Pas parce que les gens mangent trop mais parce qu'ils mangent mal. Ça ça coûte l'un 14 milliards, l'autre 17. Vous voulez faire des économies ?
Soignez les gens, rendez les produits plus mangeables et commencez à dire "Je me lance le défi, je vais réduire ces dépenses là. Pas parce que j'aurais empêché les gens de se soigner mais parce que j'aurais amélioré la santé publique par une politique de prévention qui fait qu'on arrêtera de des pesticides partout comme on continue à le faire et à assassiner les gens de cette manière-là. Voilà la vérité, [applaudissements] parce qu'on va arrêter de vendre des produits dans lesquels il y a du nitrite.
Parce qu'on va arrêter et cetera et cetera. On peut changer ça. On peut faire ce type d'économie et on blessera personne.
À la fin, il y a plus de bonheur si on est moins malade. Voilà le résultat qu'on obtiendra. pas des gens qui se culpabilisent tout le temps.
Nous sommes des êtres humains, [applaudissements] pas des machines à cash. Voilà tout ce que je voulais vous dire pour vous montrer qu'on sait où on va, qu'on sait ce qu'on veut faire et les accidents du travail. Nous sommes record d'Europe.
L'année 2024, ça a été un record absolu. 765 morts au travail. J'ai dû revoir tous mes chiffres parce que quand je parle des accidents du travail, je disais 500 mais ça c'était il y a 4 ou 5 ans.
Et mes camarades dont celui-ci l'Anthony Smith qui est là mené une campagne qui est une campagne nationale et internationale au niveau de l'Europe pour qu'on reprenne à zéro la question des accidents du travail. Il faut s'en occuper. Il faut punir là où il faut punir et il faut prévenir, il faut le faire absolument.
Il y a un dicton horrible qui dit personne n'est irremplaçable. Si si, tout le monde est irremplaçable. Tout le monde est irremplaçable.
Demandez-vous autour de vous de qui vous pourriez vous passer. Et ben deux personnes. Alors vous avez la réponse.
Tout le monde est irremplaçable. Tel homme, telle femme, il sait faire ceci, il sait faire cela, il apporte ceci, cela. C'est un bon père, une bonne mère de famille, c'est un bon maire pour la commune, c'est un bon camarade pour le syndicat.
Tout le monde apporte son utilité au collectif humain. Nous sommes des êtres humains, pas des machines à cash. Nous ne sommes pas des consommateurs.
Nous sommes des citoyens, des êtres humains, des êtres humains. Des êtres humains. [applaudissements] Voilà.
Voilà. Voilà. J'ai retrouvé ma fiche.
Il y a qu'un mois que ça arrive de paumer ses fiches pendant les discours. Depuis 58, le diabète est passé de 0,5 % de la population totale à 6 %. Depuis 58, l'obésité est passée de 3 % à 20 %.
Et puis il a les autres maladies, j'en parle que d'une parce que je l'ai là comme ça. Les maladies qui concernent ce qu'on appelle, on va dire la reproduction humaine. Est-ce que vous savez qu'un couple sur qu a du mal à avoir des enfants et que il doit recourir à la procréation médicalement assistée ?
Voilà où on en est. Pour quelle raison ? L'endométriose qui est une maladie qui frappe les femmes dont personne ne parle jamais, maintenant seulement depuis 2 3 ans, on commence à en parler.
Et les autres maladies qui vont avec, tout ont à voir avec ce qu'on mange, tout ont à voir avec ce qu'on boit, tout ont à voir avec ces produits. Rien ne vient par malédiction individuelle. [applaudissements] Ce sont des souffrances dont je suis certain que main de personnes dans cette salle savent ce que je suis en train d'évoquer.
Pourquoi la médecine n'est pas plus avancée dans ces domaines ? Comment cela se fait-il qu'il ait fallu attendre si longtemps pour se rendre compte qu'il y avait une épidémie d'endométriose ? Pourquoi faut-il attendre qu'on en soit au point où on en est pour découvrir que nos jeunes ont du mal à avoir des enfants ?
Dieu, moi je viens d'une génération. C'était plutôt le problème contraire qu'on avait. Mais oui, je le dis parce que faut que vous sachiez que le monde a changé.
Vous avez pas idée vous là les jeunes de ce que c'est la malade la C'est ce que c'était que l'amour avant les contraceptifs ? Ah bah hein, c'était un bon mélange. Ben oui oui oui.
Les progrès de la science de la Alors, c'est pas au point. C'est encore pas au point parce que ça crée des problèmes, ça crée de la maladie aussi. Il y a des risques avec.
Il faut qu'on avance dans tous ces domaines. Voici pourquoi c'est la 4e grande frontière, la santé humaine. Nous autres, les Français, nous sommes capables de le faire.
Et ben moi, j'enrage quand je vois que l'entreprise française qui fabrique des prothèses pour les vertèbres cervicales. D'accord, tout le monde rendre les épaules. Les cervicales ces sont là derrière, on peut même pas les toucher.
Et bien cette entreprise, c'est les français qui ont fait ça. C'est la recherche française, les savants français, les docteurs français, les universités françaises payées par les impôts de tous les français. La boîte qui fabrique ça, elle a été vendue à un fond de pension américain.
La boîte qui a fabriqué les premiers corps artificiels, elle vient d'être sauvé, tiré comme ça par les cheveux à la dernière minute. Combien de temps ça va durer qu'on a des dirigeants qui considèrent que les affaires c'est les affaires et qu'on s'en fout de savoir qui c'est qui le fait ? Et bien je vais vous dire la différence c'est que si vous aurez besoin demain de prothèse cervicale et ben il vous reste plus qu'à croiser les doigts pour qu'il y ait encore un distributeur et que les Américains ne gardent pas pour eux comme ils ont gardé les molécules qui fabriquent deor avant chez eux et plus chez nous.
Et vous vous retrouverez à la prochaine zooonose. La zonose c'est les maladies qu'on attrape avec les animaux. à la prochaine zéonose comme vous étiez pour le covid comme des idiots là comme ça tous enfermés chez nous et puis des gens sur le tarmac en train de se battre pour faire un masque pour des cargaisons de masque parce que même ça on était plus foutu de le faire et que quand on avait des gens qui avaient besoin de respirateur justement on était en train de vendre la boîte qui fabrique les machines qui étaient adaptées à tous les systèmes dans les ambulances ça s'appelle Feroluc je crois un truc comme ça.
J'ai été deux ou trois fois là-bas pour voir les gars. Gur avait dit combien de temps il vous faut pour remettre tout ça en route ? Il m'avait dit si c'est vous qui le dites 3 semaines.
C'est beaucoup 3 semaines mais c'est peu. Ça veut dire que en pleine crise on était capable de réaligner les gens pour remettre en route la machine. On a besoin de ça.
Qu'est-ce qu'on va faire ? Vous croyez qu'il y aura plus de zonose ? Vous avez entendu parler de la grippe avière ?
C'est la 5è qu'on se tape. Alors on vaccine paraît-il. Alors on vaccine mais on est quand même à la 5e.
Le virus va muter. Il a déjà muté. Donc vous en souffrirez, vous aurez des grippes plus violentes que d'autres en vous demandant d'où elles viennent.
Ben, elles viennent de là. Donc desonoses, il y en aura encore plein. Nous sommes condamnés tant que le monde est comme il est à la zonose permanente.
La dernière fois, je sais plus quelle est la bête qui était en cause, le congolain, je crois, on a dit c'est une une bête. Une bête quoi. Alors celle-là, elle a Non, mais c'est comme ça.
Depuis que les êtres humains sont là, ils chopent les maladies des animaux parce que les leur ils se les chopaient entre eux et ils étaient immunisés. Mais ceux des animaux, il y en a toujours un qui surgit. Vous êtes pas immunisé, quick, vous l'avez hein.
Bon, donc on en aura d'autres. On a besoin d'un système de santé de haut niveau et tout ce qu'on fera nous les Français, on le mettra en partage. On va pas faire comme la dernière fois.
Le vaccin, vous en pensez ce que vous voulez. Moi, je suis pour la science, donc je suis pour. Mais le vaccin, on a commencé à dire "Oh, vous là-bas, vous pouvez pas payer, on vous en donnera quelques ans, hein." Voilà.
Donc, des gens n'ont n'ont pas pu être soignés, pas pu être traités. Aujourd'hui, on sait combattre le virus du sida d'une manière tout à fait perfectionnée, mais il y en a, ils enverront pas la couleur. Et nous autres, les Français dans notre pays, les vaccins c'étaient interdits de coller un brevet dessus jusqu'en 1959.
Et maintenant, on est devenu des rapias comme les autres. Quand on trouve quelque chose, on se dit on se le garde pour nous, pas pour vous, pour telle ou telle ou telle ou telle entreprise. Mais quand nous on va s'y mettre au pouvoir et que ces choses-là vont être fait d'une manière disciplinée et organisée parce que nous aurons un plan.
Il y aura pas que les marchands qui auront des plans de profit. Il y aura l'État, la nation, le peuple qui va se donner des objectifs. Nous voulons guérir ceci, nous voulons guérir cela, nous voulons un plan de prévention pour qu'on arrête de mourir de ceci et de cela.
Et l'argent ira là et les autres auront rien. Si vous êtes dans le plan, vous avez les sous. Vous êtes pas dans le plan, pas d'argent.
C'est dur, hein ? Et bien, il a suffi que je dise ça devant les petits et moyens patrons avec qui je discute en ce moment pour qu'il disent "Ah bon, vous énervez pas, on va le faire." J'ai l'art de rendre tout le monde accessible aux bons arguments pour un patron, quelle que soit la taille, je parle de la petite entreprise.
Bon, les autres, c'est autre chose, hein, c'est un autre un autre sujet. Mais bien sûr qu'ils sont disposés à entrer dans le plan parce que c'est de la prévisibilité. tu peux investir, tu sais pour combien d'années les machines que tu vas acheter vont fonctionner aussi longtemps que le plan de l'État tient.
Donc nous y arriverons mes amis et camarades. Mais pour ça, il faut que l'État réexiste. L'État c'est pas juste la police et l'armée.
L'État c'est tout le reste. C'est tout ce qui va avec. C'est les services publics.
C'est toutes ces choses. Il faut une volonté. On va faire c là.
Quelqu'un m'a dit "Ah mais on peut se tromper parce que vous vous trompez pas." Peut-être vous vous trompez pas à l'entreprise privée. Vous produisez pas des trucs qui servent à rien.
Bien sûr que si. Vous prétendez même que c'est ça qui vous fait vivre, ça vous stimule. Bon bah moi je peux pas oublier.
Quand on a décidé de mettre le téléphone partout en France, c'était le téléphone filiaire. Il fallait attendre 6 mois pour avoir un téléphone. On s'y est mis en 1975.
Un an après, tout le monde avait le téléphone en 15 jours et quand on a installé le Minitel, nous étions le premier pays du monde qui avait des terminaux d'ordinateur à domicile quand il fallait raconter à quelqu'un ce qui était Minitel, il comprenait rien. On disait "Si si, tu ouvres et puis tu tapes et puis tu as ton billet de train." Ah bon ?
Comment ? Où il est le billet ? Où il sort ?
Bon, c'est il fallait expliquer ce que c'était. Tout ça est fini. Mais comment nous les Français nous sommes fait dépossédés nous-mêmes par notre bêtise de toutes ces inventions ?
Nous sommes la nation qui a inventé l'appareil photo. On produit plus un seul appareil photo dans ce pays. Vous me direz, on a tous des téléphones.
Mais enfin, et je pourrais continuer comme ça. Le pour internet, c'est pareil. Pour combien d'autres choses ?
La photocopie. Comment se fait-il que nous soyons continuellement dépossédés de ce que nous savons faire ? On ne pouvait pas continuer à le faire et bien sûr en partageant en faisant les choses comme il faut les faire.
C'est pourquoi ce que j'essaie de communiquer, c'est l'enthousiasme de faire les choses, de transformer le monde, de faire tout ce qui est à notre portée pour rendre la vie meilleure parce qu'on peut le faire. Voilà, c'était ça mon discours. Ça fait 1h22 que je cause, je crois je vais m'arrêter là parce que vous en avez assez entendu comme ça. [applaudissements] Attendez. [applaudissements] Ouf, j'ai échappé à la dernière partie.
Les municipales. Bon, on s'en fout donc non, on s'en fout pas, pardon. Non, non, mais pour qu'est-ce que voulez que je vous alors sur les municipal ?
On verra. Débrouillez-vous. C'est pas un meeting municipal sinon ça va rentrer dans les comptes de campagne.
Donc non. Alors, voilà ce que vous allez faire. Le 10 décembre, je fais un truc qui s'appelle le moment politique.
Il y en a peut-être parmi vous qui suivent ça. Alors, on fait ça à Paris puis c'est diffusé sur nos réseaux. Alors à chaque fois vous êtes 6 7000 8000 9000 ça dépend si c'est chaud la période est chaude vous êtes nombreux si c'est un peu plus froid vous êtes moins nombreux donc je vous dirai tout sur les élections municipales le 10 décembre et comme ça l'annonce est faite et donc les médias palpitants vont pouvoir savoir à quel moment surveiller chacune de mes paroles pour voir s'il y a pas moyen de moyenner avec moi, de me tirer un mot de trop ou quelque chose dont j'ai entendre parler pendant des mois et des mois.
Franchement, quelle vie de chien pour un gars qui parle autant que moi et qui écrit autant que d'être surveillé comme ça et guetté au motou. Bah, c'est la rançon de la gloire. Moi, j'ai rien demander mais ça se passe comme ça pour moi.
Allez, pour terminer Rau, j'ai hésité hein. Il y a discussion poétiquement non. Non, attends, arrête-toi de dire non.
C'est beau. Quand c'est beau, c'est beau. Bah oui, c'est ça le problème.
C'est pourquoi l'œuvre le plus souvent dépasse son auteur. Alors, je sais que c'est un sujet à discussion cette affaire là, donc je ne risque pas non plus sur ce terrain, mais la beauté, la poésie, la littérature, vous savez souvent ceux qui écrivent, ils savent pas ce qu'ils écrivent. Balzac, il se prenait pour c'est un type complètement réactionnaire hein, Balzac. et il était plutôt noblesse féodale, ça lui plaisait tout ça.
Il a écrit des romans meurtriers pour la bourgeoisie dont il croyait se moquer. Et ce gars-là, il est classé à gauche. Mais pas du tout, il a rien à voir avec nous, hein.
Et je pourrais vous en citer comme ça tout un paquet. Le camarade Corney qui croyait qu'il défendait les nobles et le système féodal, pas du tout, défendu le contraire. Enfin bref, il y a des littéraires dans cette salle.
Ah, regardez-les, il lève la main. Bravo. Vous savez qu'on a une énigme sur les bras.
Est-ce que les pièces de Molière, c'est Corneille qui les a écrit ? Celles qui sont en vert. Il y a que nous pour s'intéresser à des trucs pareils, hein.
Mais bon, c'est le peuple français, il est comme ça. Faut pas croire, il y en a pas un que ça laisse un différent parce que dit quoi ? Moler, il se rappelle vaguement.
Oui. Oui. Ah bon ?
C'est pas lui qui a écrit. Voilà. Allez Rau, on a cherché hein.
Voilà. Mais comme Anthony m'a dit, "Tu peux pas citer Rambo ? Je cite Ro Mon cher." Oui, mais tu aurais dû me donner la citation au lieu juste de me dire ce que je dois faire, tu vois.
Allez, on y va. Ce n'est qu'au prix. d'une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous.
Ainsi, la poésie n'aura pas chanté enfin. [applaudissements] [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Jean-Luc Mélenchon