Olivier Dard présente son livre «Histoire de l’extrême droite française»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« c'est une expression extrêmement péjorative et à partant de là, je serais tout aussi sceptique pour parler de l'extrême gauche que de l'extrême droite. »
- 0:43Fait
« les tentatives de définition qui en ont été données et bien souvent débouchent sur des impasses ou des divergences entre les différents tenants de ces ces définitions qui considèrent que finalement c'est un concept souvent vague. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
doute, mais bon, c'est un choix aussi et que j'ai accepté de de l'éditeur. Effectivement, je ne sais pas que je ne suis pas à l'aise avec ce concept, mais je le critique effectivement pour toute une série de de raisons. Il y en a essentiellement trois. La première, c'est parce qu'effectivement c'est une expression extrêmement péjorative et à partant de là, je serais tout aussi sceptique pour parler de l'extrême gauche que de l'extrême droite. Deuxième élément, c'est que les tentatives de définition qui en ont été données et bien souvent débouchent sur des impasses ou des divergences entre les différents tenants de ces ces définitions qui considèrent que finalement c'est un
concept souvent vague. Et puis troisème élément et c'est le plus important, c'est que historiquement si vous voulez, ça me pose problème parce que moi ce qui m'intéresse fondamentalement, c'est l'histoire des droites françaises et que d'une part dans extrême droite, il y a extrême mais il y a aussi droite au singulier. Et de ce point de vue, je crois que ce que j'essaie de montrer, c'est l'histoire d'une famille politique dominée par sa diversité, même si elle partage un certain nombre de rejets communs. Et puis que par rapport à l'histoire des droites, effectivement l'extrême droite, si l'on peut dire, relève au moins de deux familles bien identifiées qui sont le traditionnalisme, mais surtout
l'histoire du nationalisme français. Ce nationalisme français qui émerge dans les années 1890. et qui euh continue aujourd'hui avec un rassemblement national qui en est un héritier. Alors nous donc faisons effectivement un détour vers l'histoire mais le moment inaugural pour vous donc c'est moins la contre-révolution, c'est moins le le la autrement dit le le rejet fondamental de la modernité que le moment nationaliste. Donc on peut dire boulanger baresse cette séquence. Oui. C'est-à-dire que on pourrait tout à fait on aurait pu démarrer ce livre. Alors, je ne sais pas quel épaisseur il aurait eu mais avec la révolution française en incluant effectivement la contre-révolution parce que la contre réévolution finalement c'est une forme d'extrême droite historique. Un certain
nombre de travaux he je pense en particulier à ceux de mon collègue Olivier Thor ont très bien montré que cette extrême droite historique se constituait véritablement pendant la restauration au sein du légitimisme. et l'extrême droite à l'époque et bien c'est l'aile plus radicale de ce légitimisme face à d'autres qui finalement souhaite un certain nombre d'accommodonements avec la modernité et 1870 effectivement m'intéresse à cause du compte de Chambor parce que c'est finalement cette période des années 1870 un double échec l'échec d'une restauration légitimiste, celle du compte de Chambor. Donc de ce point de vue, cette extrême droite historique d'un certain point de vue s'arrête. Et puis autre élément qui est très
important dans cette histoire du légitimisme, c'est la volonté de refaire une France chrétienne. Et les années 1870, ce sont aussi des années de l'ordre moral et j'en parle évidemment beaucoup. Et cette tentative de refaire une France chrétienne à l'heure à l'heure pardon de l'ordre moral, elle échoue aussi et permet à la 3e République à partir de 1870 1876 pardon 1877 de prendre son envol différente de celle de la restauration. Alors, on en arrive au nationalisme. Le monde, je crois le vous me corrigerez, mais le monde qui traverse véritablement la la philosophie don dont vous suivez la trace dans ces nombreuses manifestations, c'est le nationalisme français. Qu'est-ce qui caractérise ce
nationalisme français ? Je dirais des origines à aujourd'hui, s'il y a une continuité. Alors, s'il y a une continuité et pour moi, il n'y en a une, ce nationalisme français, précisons peut-être pour nos téléspectateurs, qu'il va être véritablement formulé au début des années 1890, c'est-à-dire au lendemain d'une crise qui a été la crise du boulangisme qui a été ou qui peut être considéré comme le premier marqueur d'un populisme français. Alors, ce nationalisme, il a eu deux doctrinaires principalement, Maurice Bar et Charles Moras. il a mis 10 ans à se véritablement se se comment dire se constituer. Alors qu'est-ce qui le caractérise ? Bon bien entendu le primat de la nation et vous retrouvez ici un
texte extrêmement important de baress. L'opposition entre cosmopolitisme et nationalisme c'est fondamental. Deuxième élément l'idée selon laquelle à côté de ce primat de la nation il faut insister sur la question de l'enracinement. C'est fondamental. Barès va être l'homme des déracinés. Ensuite, il y a un rejet de la part de ces nationalistes vis-à-vis effectivement du nouveau système qui s'est mis en place, cette 3è République qui est en particulier cette République parlementaire qui est considérée comme un régime faible parce que elle ne protègerait pas et en particulier de l'étranger. Alors, vous avez au sein de ce nationalisme entre Bares et Moras plusieurs sensibilités. Une sensibilité plus plébiscitaire, c'est celle de Barè.
une sensibilité pardon plus marquée par la contre-révolution mais avec beaucoup de bémoles et par la volonté de lutter contre la démocratie elle-même. C'est la logique de Charles Moras.