Islamisme : Bruno Retailleau annonce le dépôt d’un texte pour lutter « contre l’entrisme municipal »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On apprend que chez les plus jeunes, le degré de religiosité progresse, mais surtout que 42 % des jeunes musulmans éprouvent de la sympathie pour l'islamisme. 52 % des 15 24 ans interrogés pensent que les lois de la République passent après les règles de l'islam. Est-ce que vous êtes surpris vous par ces chiffres ?
C'est terrible. C'est terrible parce que on n' pas une sécularisation chez les jeunes, vous l'avez dit, moins de 24 ans de l'islam. On a une radicalisation et ça c'est très préoccupant.
Qu'il y a une pratique religieuse plus importante chez les jeunes, pourquoi pas ? Je veux dire que ça c'est une question c'est une question laïité bah c'est une question de spiritualité. La laïcité ça n'est pas l'interdiction de la spiritualité de la pratique religieuse.
La laïcité au contraire c'est la liberté de conscience notamment la liberté de culte. Mais là ce qui est très troublant c'est la victoire pour moi du frérisme des frères musulmans. Est-ce que c'est pas votre échec un peu aussi Bruno Rot ?
Vous étiez un an au ministère de l'intérieur et on voit qu'il y a pas eu de recul de cette mouvance selon le sondage encore fait par nos par l'hop. Si il suffisait d'avoir un ministre de l'intérieur pendant quelques mois pour que on claque des doigts et que ces tendances là ces tendances là et là encore vous ne le citez pas mais qui sont préoccupantes puisque on voit qu'il y a une accélération après 2016 c'est-à-dire juste après les attentats de 2015. C'est ça qui est préoccupant.
Simplement ce que je veux vous dire. J'ai fait en sorte que euh on puisse publier un rapport très important sur les frères musulmans. C'est ce rapport-là a eu un écho non seulement en France mais dans toute l'Europe.
Mais qu'est-ce qu'on a fait depuis ? Et bien voilà. Et bien moi, j'avais des mesures législatives.
Je vais vous en citer deux. Première mesure législative. Aujourd'hui, vous ne pouvez dissoudre, et j'en ai dissous, euh une organisation qu'à la condition que cette organisation, vous puissiez la prendre la main dans le sac, notamment en terme de violence, recours à la violence, propos ou de discrimination vis-à-vis des juifs, vis-à-vis des homosexuels et cetera. les femmes qui sont les inférieurs des hommes.
Moi, je propose que on puisse dissoudre aussi lorsqu'il y a une atteinte à la forme démocratique et républicaine de euh notre République, de notre organisation institutionnelle. Deuxème élément, pour contrer l'entrisme municipal, je pense que celles et ceux qui pourraient être convaincus évidemment par une décision de justice d'avoir soutenu ce type d'organisation deviendrait par la justice, pas par le préfet, deviendrait inéligible. Vous allez déposer des propositions de loi bien sû sur la question.
Sû bien sûr, bien sûr. Vous savez pas quand vous avez pas de visibilité à nous donner aujourd'hui. [rires] J'arrive au Sénat tout juste.
Laissez-moi le temps de Vous êtes dans quel état d'esprit précisément de C'est votre retour au Sénat. Vous êtes revanchard, vous êtes amer, excité par par cette idée de reprendre les débats budgétaires ? Écoutez, on est au congrès des maires.
Moi, je suis pas une secoupe volante. J'ai été président d'une intercommunalité, j'ai été président d'un département, j'étais président d'une région. J'ai eu un long parcours local et d'ailleurs comme ministre de l'intérieur, on dit que c'est un ministère exigeant, ce parcours local m'avait formidablement bien préparé.
Donc c'est aussi une hade au aux élus locaux et et me retrouver au Sénat qui est la chambre des territoires pour moi c'est un bonheur et je vais travailler pour mon pays que j'aime pour les Françaises et les Français là où je serai. Je serai législateur mais j'utiliserai précisément l'expérience que j'ai acquise comme ministre de l'intérieur de façon différente. Je l'aut parler effectivement de la de la sécurité euh et des problématiques notamment de narcotrafic avec ces deux drames successifs hein ces derniers jours.
L'assassinat de Mini Kessassi le frère d'un militant écologiste à Marseille. C'était la semaine dernière et puis à Grenoble le weekend dernier cet adolescent de 14 ans qui a été grièvement blessé sur un point de deal en matière de narcotrafic. Sébastien Lecornu dit qu'il faut s'inspirer des des des méthodes de l'antiterrorisme aujourd'hui.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Je souris, je souris. Vous êtes journaliste à public donc vous ne pouvez pas ignorer l'histoire du texte qui était voté contre le narcotrafic en juin puisque c'est moi Bruno Rotaillot qui était président des Républicains et qui avait initié la commission d'enquête contre le narcotrafic.
Ensuite, avec les conclusions de cette commission d'enquête, nous avons fait cette loi et j'ai eu le bonheur d'ailleurs de la porter et de la faire voter au Parlement quand j'étais ministre de l'intérieur. Et à l'époque, j'avais voulu en faire une cause nationale. On on me riait au nez et à l'époque, j'avais dit inspirons-nous il y a 3 ans, 2 ans 3 ans, inspirons-nous de ce qui a fonctionné avec la lutte contre le terrorisme.
Ça veut dire un faisons un parquet national comme on a le PNAT en matière lancé au mois de janvier, il sera lancé le 5 janvier. Mais vous n'imaginez pas les problèmes que j'ai eu pour imposer cette idée. Vous n'imaginez pas.
Mais vous dites que c'est suffisant aujourd'hui. Cette loi est suffisante pour lutter contre le narcotrafic. Sébastien le cornu parle de point de bascule.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Dans quoi on bascule exactement ? On bascule le risque sur le narcotrafic.
J'avais parlé de mexicanisation à l'époque. On me là encore j'avais suscité une polémique. La mexicanisation, le mot n'est pas de moi en fait, je l'avais repris, il est de Nicolas Besson, le procureur de Marseille, très valeureux.
Et bien euh cette loi, elle va déployer ses effets. Simplement, moi je regrette que le Rassemblement national, la gauche n'est pas voulu voter une disposition qui nous permet en matière de renseignement d'intercepter des messages de ces grandes organisations criminelles qui utilisent les messageries cryptées. Parce que aujourd'hui les interceptions téléphoniques à la grand papa.
Vous avez un téléphone, vous téléphonez, on se branche et voilà, ça c'est terminé. Ils ont tous basculé sur les messageries cryptés et on a les moyens technologiques sans créer de portes dérobées. Là encore, en faisant en sorte que euh le secret des communications pour le grand public, il y ait pas de d'atteinte du tout.
Et bien malheureusement, il nous manque il nous manque encore cette arme-là. No.
Bruno Retailleau