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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 11 juin 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeTravail & emploi

Surveillante poignardée : un "déferlement de violence insensé" - Reportage C dans l'air 10.06.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:33OuverteÉludée

    Si le portique sonne, qui fait quoi ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Vous les voyez souvent, les professeurs qui considèrent prendre un risque en faisant leur métier ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Les statistiques de l'Education nationale sur les violences... Elles sont surtout verbales envers les enseignants ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas le cas pour l'établissement Françoise-Dolto de Nogent ?

  • 6:56RelanceRéponse directe

    On ne peut rien comparer à rien ?

  • 7:39OuverteRéponse directe

    Les armes blanches sont de plus en plus en circulation auprès des jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06M.Le PenFait
    « C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que l'ultraviolence s'est banalisée, en particulier chez les mineurs. »
  • 2:06F.BayrouFait
    « Il va falloir durcir la réglementation parce qu'un certain nombre de ces couteaux ne sont pas considérés comme des armes. »
  • 3:33Chiffre
    « En 2 mois d'opération, les forces de l'ordre ont procédé à 6000 contrôles, saisi 186 couteaux et placé 32 personnes en garde à vue. »
  • 4:58M.-E.PechChiffre
    « Dans les écoles primaires, dans 72 % des écoles primaires, aucun incident n'est remonté. 40 % des collèges ne font jamais remonter d'incident. »
  • 7:39A.GoutardFait
    « Les armes blanches sont de plus en plus en circulation auprès des jeunes. »
  • 8:22A.GoutardFait
    « Cet Opinel 13 qui a une lame jusqu'à 20 cm de longueur, ça s'achète sur Amazon. »
  • 9:07Fait
    « Il y a eu un rapport de la vice-présidente de l'Assemblée nationale la semaine dernière qui disait que c'était très répandu chez les mineurs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

depuis les années covid. - C.Barbier: Ca a été un phénomène d'aggravation. - C.Roux: Les mots ne suffiront pas. F.Bayrou a repris à son compte les mots de M.Le Pen à l'Assemblée depuis l'annonce de la mort de la surveillante poignardée ce matin à Nogent par un élève de 14 ans qui n'avait pas a priori de profil perturbateur. - Des enseignants et des parents d'élèves effondrés. La surveillante, frappée de plusieurs coups de couteau, a succombé à ses blessures. Ce matin, vers 8h15, devant le collège Françoise-Dolto de Nogent, en Haute-Marne, un élève de 14 ans poignarde à plusieurs reprises une assistante d'éducation. L'agression se produit alors qu'une fouille des sacs était effectuée par des gendarmes.

0:42

Un élève raconte. - Le suspect, Quentin G, est immédiatement maîtrisé par les forces de l'ordre. Une cellule psychologique est organisée pour les 324 élèves. - E.Borne: Evidemment, les jeunes sont choqués, par ce qu'ils ont pu voir, et sont aussi choqués de voir qu'un de leurs camarades a pu commettre un acte aussi effroyable. C'est un camarade très intégré dans le collège. C'était un référent de l'équipe de lutte contre le harcèlement. Naturellement, tout le monde est choqué par ce qui s'est produit. - Emotion et condamnation de l'ensemble de la classe politique. - La violence n'a pas sa place et n'aura jamais sa place dans nos établissements scolaires. - A l'Assemblée nationale cet après-midi, minute de silence avant le retour de la politique.

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L'extrême droite accuse le gouvernement de laxisme. - M.Le Pen: C'est parce qu'il n'y a jamais eu de réponse politique que l'ultraviolence s'est banalisée, en particulier chez les mineurs. C'est pour cela que des enfants deviennent orphelins que des parents sont obligés d'enterrer des enfants, victimes de la barbarie. - F.Bayrou: Il va falloir durcir la réglementation parce qu'un certain nombre de ces couteaux ne sont pas considérés comme des armes. Nous devons aussi travailler à la question de la santé mentale des plus jeunes.

2:51

- F.Bayrou détaille des mesures qui ne sont pas nouvelles. Son gouvernement a été confronté à plusieurs attaques meurtrières dans les établissements scolaires ces derniers mois. Comme ici, à Nantes, le 25 avril. Un lycéen poignarde et tue une jeune fille en pleine salle de classe. - B.Retailleau: C'est un fait de société. Nous sommes une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdits, l'autorité, l'ordre, les hiérarchies, et qui a accouché de toute cette violence. - Des fouilles de sacs à l'entrée des collèges et lycées sont mises en place. En 2 mois d'opération, les forces de l'ordre ont procédé

3:33

à 6000 contrôles, saisi 186 couteaux et placé 32 personnes en garde à vue. Aujourd'hui, F.Bayrou remet sur la table l'idée d'équiper les établissements scolaires de ce genre de portiques, comme dans les aéroports et les tribunaux. Impossible, pour certains chefs d'établissement. - Si le portique sonne, qui fait quoi? Nous avons des assistants d'éducation qui ne sont pas des agents de sécurité. Nous n'avons pas le droit de fouiller des élèves. Si, à chaque fois qu'un portique sonne, on doit appeler le 17, attendre l'arrivée d'une patrouille de police... On n'en sortira jamais. - En Haute-Marne, le suspect de 14 ans est entendu par les enquêteurs pour tenter de comprendre

4:16

les raisons de son acte. - C.Roux: Nous allons revenir sur cette histoire de portiques. Vous les voyez souvent, les professeurs qui considèrent prendre un risque en faisant leur métier? - M.-E.Pech: De fait, les statistiques de l'Education nationale sur les violences... Elles sont surtout verbales envers les enseignants. Heureusement, on a une minorité de violences physiques. Ils subissent beaucoup de violences verbales, dès l'école primaire. Il y avait un article récemment dans "Le Parisien" concernant tout ce que pouvaient subir les enseignants: menaces de mort, de la part des parents d'élèves et des élèves, de façon récurrente, qui sont très anxiogènes. Heureusement, ce n'est pas le cas dans tous les établissements. Ces violences sont concentrées. Dans les écoles primaires, dans 72 % des écoles primaires, aucun incident n'est remonté. 40 % des collèges ne font jamais remonter d'incident. Ca ne concerne pas tout le territoire. Ce n'est pas partout. C'est un certain type d'établissement scolaire.

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- C.Roux: Ce n'est pas le cas pour l'établissement Françoise-Dolto de Nogent. - M.-E.Pech: C'est un établissement rural sans difficulté particulière. Il faut comprendre ce qui s'est passé dans la tête de cet élève. Etait-il harcelé? Avait-il des problèmes psychiatriques? Il faut revoir tous ces éléments de violences dont il a fait preuve cet automne envers ses camarades de classe. Est-ce que ça a été traité correctement? Il a été exclu quelque jours. Est-ce que c'était suffisant? Est-ce qu'il y a eu un suivi derrière? On va savoir tout ça au fur et à mesure de l'enquête. C'est encore tôt pour le dire. - A.Bauer: Il faut toujours être prudent avec la statistique. La statistique scolaire est la pire que je connaisse. Les établissements qui répondent ne sont pas les mêmes d'une année sur l'autre.

6:56

On ne peut rien comparer à rien. Elles posent un problème majeur, de quoi parlent-elles? Entre l'agression verbale, l'agression entre élèves, l'agression entre parents et enseignants, qui est la plus importante... Les plus dangereux dans l'école, c'est les parents d'élèves, en tête de tout le monde. Les problèmes entre élèves et enseignants et anciens élèves et enseignants... - M.-E.Pech: C'est d'abord les élèves entre eux. - A.Bauer: Au début, dans la violence, c'est d'abord les parents qui sont violents. L'outil est un peu... - C.Roux: Je redonne un chiffre cité par E.Borne.

7:39

On ne les cherche plus? - A.Goutard: Les armes blanches sont de plus en plus en circulation auprès des jeunes. On voit bien qu'il y a un degré de violence qui s'est élevé, pour des raisons certainement multiples, chez les jeunes. Ce qui se réglait à coups de poing ou à coups de batte de base-ball, ce qui n'est pas rien, aujourd'hui, ça a monté d'un degré et ça se règle à coups de couteau. On a connu ça dans les années 50. On connaît ça aujourd'hui dans notre société. Il y a plein de raisons à cela.

8:22

Une raison importante, c'est qu'avant, un couteau, s'achetait en armurerie. Aujourd'hui, ça s'achète sur Amazon. Cet Opinel 13 qui a une lame jusqu'à 20 cm de longueur, ça s'achète sur Amazon. C'était moins facile il y a quelques années. - C.Roux: On parle aussi de "couteau zombie". - M.-E.Pech: C'est un couteau interdit en Grande-Bretagne, qui ressemble à une machette. Il est très long. On appelle ça "zombie", parce que ça vient de ce qu'on peut voir dans les jeux vidéo violents. Ils sont très utilisés par les mineurs. Il y a eu un rapport de la vice-présidente de l'Assemblée nationale la semaine dernière qui disait que c'était très répandu chez les mineurs. Elle s'inquiétait de ce sujet. On imagine que F.Bayrou va en parler ce soir. - A.Goutard: Pour les téléspectateurs qui ont l'impression que les pouvoirs publics ne font pas grand-chose, il y a quand même une prise de conscience. Je pense notamment à Paris. La capitale est touchée par une violence de rixes entre mineurs. Il y a eu des drames absolus. Paris est très touché par cette progression des couteaux.

9:45

Il y a un "plan couteau" qui a été créé. On voit que la préfecture de police, le préfet de police, la maire de Paris et l'Etat se sont réunis pour trouver