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interviewCNEWS· 20 avril 2026 3 min

L'édito de Thomas Bonnet : «Bruno Retailleau désigné candidat, le plus dur commence»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Quand on suit les élections internes à droite, on ne sait que trop bien qu'il vaut mieux y réaliser un score sans appel afin d'éviter toute contestation. De ce point de vue, le scrutin est positif pour Bruno Rota. Même si le suspense était tout relatif, chacune des trois options proposées était favorables à la désignation de Bruno Rota.

Mais ce sont quand même trois adhérents sur quatre qui ont fait le choix de faire de l'ancien ministre de l'intérieur le candidat à la présidentielle et ce de manière immédiate. Déjà déclaré avant les municipales, Brono Rotaillo a désormais le tampon officiel du parti LR pour se lancer, pour engager la campagne, dévoiler son programme, engager les frais également et c'est donc une étape très importante à un an du scrutin. Est-ce que ce scrutin peut mettre fin au aux divisions internes au sein du parti ?

C'est assez peu probable. En réalité, David Lisnard est parti, je vous le rappelle. D'autres semblent assez peu emballés à l'idée de soutenir Bruno Rota.

Par exemple, vous allez le voir dans son tweet en réaction au scrutin, Valérie PC ne se montre pas particulièrement chaleureuse mais surtout et vous le voyez à peine le résultat annoncé, elle affirme déjà qu'il faudra réunir la droite et le centre. Voilà ce qu'elle dit, rassembler la droite et le centre pour desserrer les taux euh des extrêmes. Autrement dit, elle parle déjà d'une autre forme de départage, cette fois avec les candidats macronistes.

Et cette idée risque de peser lourd dans les prochains mois des cadres. L pourraient par exemple raller Édouard Philippe et polluer régulièrement la campagne de Bruno Rota. Comment voulez-vous convaincre les Français si vous avez des voix dissonnantes au sein de votre propre famille politique ?

Faudra donc une clarification. Bruno Rota va devoir montrer qu'avant d'être un candidat, il est un chef et plébiscité de façon incontestable par les militants. Il doit désormais mettre son parti au pas. "L'ure du chisme a sonné", a dit Jean-François Copé et il a raison.

Certains vont devoir choisir. À commencé par Jean-François Copé lui-même, incapable hier soir de dire que Bruno Rotaillot était son candidat. Mais au-delà des choix des chefs à plume, il faudra un choix clair et tranché sur les idées, sur la ligne du parti.

Est-ce que LR a vocation à devenir un parti supplétif d'un futur candidat héritier du macronisme ? Est-ce que semble appeler de leur vœu certaines voies dans le parti à rebour des adhérents qui eux ont validé la ligne politique de Bruno Rotaillot, celle d'une droite qui ne s'excuse qui ne s'excuse pas d'être de droite et qui porte un discours constant et résolument ferme sur les sujets régaliens. Avant cela, les mêmes adhérents, rappelez-vous, avaient choisi Eric Sioti pour être le patron du parti.

Ça montre une chose, les électeurs LR, qui n'ont pas encore rejoint le RN ou les Macronistes aspirent à ce que leur représentants porte un discours marqué à droite sans aucune compromission. Alors pour espérer et rassembler largement, Bruno Rota ne pourra pas se payer le luxe de devoir gérer les frondes internes. Il devra déjà gérer la suite de son aventure où les questions autour d'une éventuelle primaire risque de polluer sa campagne à peine désigné.

Donc le plus dur commence pour celui qui espère désormais réanimer la droite 15 ans après le départ de Nicolas Sarkozi, dernier président de droite à ce jour.