Après le 17 octobre, la presse étrangère n'a pas de mots assez durs pour Emmanuel Macron
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Après le 17 octobre, la presse mondiale étrille Emmanuel Macron. À 6 mois de son départ de l'Élysée, mais surtout au lendemain des violentes manifestations qui ont secoué la France, de nombreux médias étrangers commentent l'attitude [musique] et la responsabilité du président sortant. Et certains titres ne mâchent pas leurs mots. Le New York Times, par exemple, s'étonne de son absence au début du mouvement des lycéens. Le journal américain rappelle notamment que lors des manifestations du 6 octobre, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes dans la rue, le président français était à bord d'un navire de guerre au large des côtes bretonnes.
Même son de cloche du côté d'El País, qui souligne la présence d'Emmanuel Macron au concert de Céline Dion le 16 octobre au soir. La présence du chef de l'État à cette soirée a d'ailleurs aussi fait réagir l'animateur américain John Stewart. Le président français serait sourd aux revendications, estime le quotidien algérien L'Expression, proche du pouvoir, qui dénonce aussi l'attitude agressive des forces de l'ordre, révélatrice, selon lui, d'un régime assez peu démocratique. L'allocution d'Emmanuel Macron le 18 octobre soir ne semble pas non plus avoir convaincu les observateurs étrangers.
J'ai écouté son discours hier et et il y avait pas il y avait un appel à l'apaisement, il y avait pas de mesures concrètes pour apaiser les doléances et la colère des Français. Et le quotidien britannique The Independent se montre lui aussi particulièrement sévère. Il a en quelque sorte demandé aux citoyens en colère d'attendre. Ce n'est pas le leadership dont la France a besoin, ni celui qu'elle mérite. la crise actuelle, c'est aussi le bilan et la méthode de ses 9 années au pouvoir qui sont passées au crible. Pour la presse étrangère,
[musique]
ces mouvements sociaux et les émeutes qui les accompagnent marquent la fin précipitée d'un deuxième mandat chaotique. Emmanuel Macron est arrivé à l'Élysée en président jupitérien, commente de Guardian, mais ce style autoritaire s'est mué en arrogance et en détachement, écrit le quotidien britannique. Sur le plan politique, El País lui reproche de laisser derrière lui une France plus fracturée que jamais. Le quotidien madrilène souligne également que l'extrême droite, que le macronisme voulait marginaliser, est aux portes du pouvoir pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Son bilan économique, lui, suscite des analyses plus contrastées.
Sur les plateaux de télévision, certains observateurs étrangers relativisent [musique] la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la crise du pouvoir d'achat. Mais certains titres de presse pointent de leur côté les choix économiques du président. Le quotidien américain The Nation estime notamment qu'une partie de la colère des Français réside dans le favoritisme d'Emmanuel Macron envers les plus riches, citant par exemple la suppression de l'impôt sur la fortune. Le journal qualifie cette mesure de générosité budgétaire. Pour beaucoup, et notamment El País, [musique] les manifestations du 17 octobre semblent avoir définitivement signé la mort du macronisme.