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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 25 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

ANDRÉA KOTARAC est face à SYLVAIN MAILLARD sur FRANCE INFO !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Andréa Cotarac, ce soir Emmanuel Macron va évoquer l'impact des crises internationales sur le carburant, comme il l'a fait vendredi avec les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle.

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'effectivement Sébastien Lecornu aurait pu faire plus ou non ?

  • 1:42RelanceÉludée

    On a entendu des critiques de Ségolène Royal, de Bruno Retailleau, d'Éric Ciotti... Est-ce que ça vous a mis mal à l'aise cette position de votre allié ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ?

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ?

  • 9:38OuverteRéponse directe

    Là, quand vous avez les Français qui vont faire leur plein, certains Français qui ne s'en sortent plus, on a entendu quantité de professions...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « Le fuel a progressé, le prix en tout cas, de plus de 109% depuis 2017. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Le gaz va augmenter d'ici octobre de plus de 41% depuis le mois de janvier. »
  • 1:32Invité politiquePromesse
    « une baisse des taxes massives et de la TVA de 20 à 5,5 sur toutes les énergies. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « la France ne pèse plus, elle était encore actrice il y a quelques années, elle est aujourd'hui spectatrice, incontestablement, elle est évacuée et évincée de toute négociation. »
  • 6:34Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a conseillé François Hollande de les vendre aux États-Unis. Nous avons considéré que c'était une erreur. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « On a vu à la DGSI le fameux logiciel américain qui traite les données les plus sensibles, les fichiers S, le terrorisme, etc. »
  • 12:40Invité politiqueChiffre
    « Le gaz qui augmente de 41%, c'est 6 millions de familles. »
  • 12:44Invité politiqueChiffre
    « Le fuel avec des personnes qui n'arrivent plus à remplir les cuves parce que les prix ont explosé de 109%, c'est 2 millions de familles. »
  • 12:52Invité politiqueChiffre
    « Le carburant, c'est 30 à 40 millions de personnes qui prennent leur voiture. »
  • 13:48Invité politiqueChiffre
    « La contribution de la France à l'Union Européenne, c'est 10 milliards jusqu'en 2027 aussi. »
  • 13:57Invité politiqueChiffre
    « Les prestations sociales non contributives aux immigrés, c'est 6 millions. »
  • 13:59Invité politiqueChiffre
    « L'AMF pour les clandestins, c'est 1,3 million. »
  • 17:00Invité politiqueFait
    « Sur la réforme Borne, excusez-moi, vous l'avez fait passer en force. »

Temps de parole

  • Invité39 %
  • Sylvain Maillard35 %
  • Présentateur13 %
  • ?10 %
  • Locuteur non identifié2 %

≈ 29,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Andréa Cotarac, ce soir Emmanuel Macron va évoquer l'impact des crises internationales sur le carburant, comme il l'a fait d'ailleurs vendredi avec les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle. C'est un exercice de pédagogie nécessaire où vous dites, comme on a pu l'entendre dans la bouche de certains opposants, il en fait trop.

0:19
Locuteur

Non,

0:20
Sylvain Maillard

je ne pense pas qu'il en fasse trop parce qu'à titre personnel je suis très alarmiste par rapport à la situation internationale, notamment par rapport à la situation au Moyen-Orient. Ce sont des causes exogènes, on va dire, à la France et à Emmanuel Macron pour le coup. Le blocage du détroit de Bab el-Mandeb et la victoire des outils sur les mercenaires saoudiens. La fermeture du détroit d'Hormuz eu égard à la guerre enclenchée par Donald Trump dont il ne nous a pas prévenu. Donc c'est des causes qui sont exogènes. En revanche, là où on peut être critique, c'est que c'est sur ce qu'on peut faire maintenant en urgence à l'intérieur du pays. L'énergie coûte extrêmement cher.

0:57
Locuteur

Le

0:57
Sylvain Maillard

fuel a progressé, le prix en tout cas, de plus de 109% depuis 2017. Le gaz va augmenter d'ici octobre de plus de 41% depuis le mois de janvier. Le carburant n'en parlons pas. Je ne

1:11
Locuteur

vous

1:11
Sylvain Maillard

parle même pas des assurances puisqu'on a eu récemment un article qui nous explique que les assurances vont augmenter le prix du contrat dans l'habitation pour l'automobile. Bref, tout explose. Et nous considérons au Rassemblement National que le gouvernement n'en fait pas assez et que ça va être très grave à la fois pour l'économie française et à la fois pour les familles. Donc on demande, et vous connaissez évidemment

1:32
Locuteur

notre

1:32
Sylvain Maillard

mesure, une baisse des taxes massives et de la TVA de 20 à 5,5 sur

1:36
Locuteur

toutes les énergies.

1:37
Présentateur

On va parler de la marge de manœuvre du gouvernement. Est-ce qu'effectivement Sébastien Lecornu aurait pu faire plus ou non ? Mais il n'empêche, je reviens sur cet exercice encore une fois de ce soir parce qu'on a entendu des critiques de Ségolène Royal, notamment qui dénonçait une opération de communication, de Bruno Retailleau qui dit que le chef de l'État veut instrumentaliser la peur pour escamoter, je le cite, le débat de la campagne présidentielle. Et puis chez vos alliés aussi, Éric Ciotti qui a dénoncé

2:00
Locuteur

une

2:01
Présentateur

campagne de communication qui est allée encore même plus loin puisqu'il a sous-estimé la menace russe, clairement, en disant qu'il n

2:09
Locuteur

'y a

2:09
Présentateur

rien de neuf sous le soleil, la menace elle est toujours là. Est-ce que ça vous a mis mal à l'aise cette position de votre

2:14
Locuteur

allié ?

2:14
Sylvain Maillard

Est-ce que vous êtes encore complètement aligné avec lui ?

2:16
Locuteur

Je

2:16
Sylvain Maillard

suis complètement aligné avec Éric Ciotti, Emmanuel Macron peut en faire trop ou moins, on verra ce soir, je n

2:22
Locuteur

'ai

2:22
Sylvain Maillard

pas de boule de cristal. Il n'en reste pas moins que la situation à l'échelle internationale est grave, qu'on aura des problèmes probablement d'approvisionnement, on a des problèmes de sécurisation des chaînes d'approvisionnement, on a un problème de liberté de navigation commerciale, et là où moi je peux reprocher quelque chose à l'international Emmanuel Macron, c'est que un, la France ne pèse plus,

2:42
Locuteur

elle

2:42
Sylvain Maillard

était encore actrice il

2:44
Locuteur

y

2:44
Sylvain Maillard

a quelques années, elle est aujourd'hui spectatrice, incontestablement, elle est évacuée et évincée de toute négociation. Là où je peux lui en vouloir, c'est que sur les raffineries, manifestement il n'a rien fait, puisqu'on a peu de raffineries et qu'on va avoir probablement un problème, et encore davantage de problèmes si Donald Trump exécute sa décision de ne plus exporter ou de limiter les exportations de diesel vers l'Europe. Donc effectivement je suis très alarmiste, Emmanuel Macron porte une responsabilité, mais pour l'instant, que ce soit à l'Elysée ou à Matignon, je n'ai pas entendu les réponses d'urgence massive, le choc pour les Français et pour l'économie française.

3:16
Présentateur

Donc les réponses pas à la hauteur pour le porte-monnaie des Français, et sur la scène internationale, la scène diplomatique, finalement, ce que vous dites, c'est plus de l'hésitation qu'autre chose, mais ça ne porte pas ses fruits.

3:26
Invité

Je ne

3:26
Locuteur

suis

3:26
Invité

pas certain que c'est ce qu

3:27
Locuteur

'a

3:27
Invité

dit André Cotterac, mais...

3:29
Locuteur

Sur la scène diplomatique, c'est ce

3:30
Présentateur

que vous avez dit,

3:31
Locuteur

pour un moment ça ne paye pas les Français.

3:32
Invité

C'est considérablement dégradé depuis cet été. La situation internationale s

3:37
Locuteur

'est

3:37
Invité

dégradée depuis cet été. Et je crois, en tout cas, quand on écoute l'ensemble des chefs de parti qui ont assisté à la réunion vendredi dernier autour du chef de l'État, mais aussi de l'ensemble des services extérieurs, intérieurs, militaires, sont tous sortis en disant que la situation est compliquée, grave, avec des mots parfois, y compris de nos opposants, qui ont semblé très marqués par cette réunion. Donc je crois que c'est important aussi de dire aux Français

4:06
Locuteur

ce

4:07
Invité

que fait le chef de l'État, ce que fait la France, quels sont les axes sur lesquels

4:12
Locuteur

ça

4:13
Invité

s'est dégradé, et quels sont les risques aussi, et ce que nous pouvons faire à notre mesure. Moi, j'entends tout à l'heure André Cotterac qui dit « Oui, mais la France ne pèse plus.

4:25
Locuteur

»

4:25
Invité

La France, elle pèse. Mais là où on peut se rejoindre, c'est que oui,

4:30
Locuteur

il

4:30
Invité

y

4:30
Locuteur

a

4:30
Invité

une vraie difficulté d'un point de vue européen.

4:32
Locuteur

C

4:32
Invité

'est-à-dire que quand aujourd'hui on voit, et vous venez de le montrer, Donald Trump qui accueille Xi Jinping

4:39
Locuteur

aux

4:40
Invité

États-Unis, on voit bien que ce sont les deux plus grandes puissances mondiales, et que la rivalité est extrêmement forte, et que la France et l'Europe singulièrement, et pour que la France puisse exister et avoir son mot à dire, il faut une Europe forte, c'est

4:51
Locuteur

aussi là le travail européen. Vous êtes en train vous-même

4:54
Présentateur

de confirmer que l'action diplomatique pour l'heure d'Emmanuel Macron ne passe pas grand-chose.

4:59
Invité

Moi, je suis très heureux qu'il puisse expliquer sur ce qu'il fait.

5:03
Locuteur

Oui, mais moi

5:04
Présentateur

je vous parle de l'efficacité de l'action diplomatique qui est menée.

5:07
Locuteur

L

5:08
Invité

'action diplomatique, il y a parfois des grands succès, et des fois des grandes difficultés. Être face à Donald Trump,

5:13
Locuteur

c

5:13
Invité

'est compliqué. Vous savez, quand ce week-end, il annonce que pour pouvoir gagner peut-être les midtermes, il serait capable de bloquer

5:19
Locuteur

l

5:20
Invité

'exportation du gazole un peu partout dans le monde,

5:23
Locuteur

c

5:23
Invité

'est-à-dire risquer un possible risque de pénurie, il ne s'occupe pas du tout de ses partenaires, il ne

5:28
Locuteur

s

5:28
Invité

'occupe de personne. Il décide parce qu'il l'a décidé, alors que peut-être 48 heures avant, il pensait exactement à l'autre chose. C'est compliqué de faire face à Donald Trump. Donc je crois que ce qui

5:37
Locuteur

est

5:37
Invité

important, c'est d'être là. Donald Trump a écouté le président de

5:41
Locuteur

la

5:41
Invité

République, ils se sont vus il y a deux jours. Je pense que c'est important pour les Français de savoir ce qu'ils se sont dit d'ailleurs, et qu'on puisse nous peser dans la décision de Donald Trump, dans l'axe sur le détroit d'Hormuz, sur évidemment la situation en Ukraine, que l'on puisse faire valoir nos points de vue et ce dont nous avons besoin.

5:58
Présentateur

Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ? Je le crois.

6:04
Locuteur

Je le crois parce que,

6:04
Sylvain Maillard

tout simplement, le Rassemblement National, depuis des années,

6:08
Locuteur

a

6:09
Sylvain Maillard

expliqué que la souveraineté,

6:11
Locuteur

d

6:12
Sylvain Maillard

'avoir une France autosuffisante, d'avoir une France qui produit chez elle, de réindustrialiser le pays, et d'être indépendant, c'était quelque chose qui allait peser, qui allait être important pour l'avenir. Je vous prends l'exemple des turbines d'Alstom. Les turbines hydrauliques d'Alstom sont présentes dans les barrages hydrauliques, c'est extrêmement stratégique, c'est une énergie décarbonée, pôle d'excellence français, c'est des turbines qui étaient dans les sous-marins nucléaires, dans le portavion Charles de Gaulle. Emmanuel Macron a conseillé François Hollande de les vendre aux États-Unis. Nous avons considéré que c'était une erreur.

Aujourd'hui, on voit que ce type de politique était fondamentalement une erreur. On a vu à la DGSI le fameux logiciel américain qui traite les données les plus sensibles, les fichiers S, le terrorisme, etc. C'est un logiciel étranger qui, si vous voulez, utilise les données françaises. Donc toutes ces thématiques-là, de data, d'infrastructures stratégiques, etc., ne doivent pas échapper au pouvoir français. Quand Mme von der Leyen souhaite privatiser les barrages hydrauliques, nous y sommes opposés. Lors de la crise du Covid, on avait lancé un grand plan de réindustrialisation de la France, puisqu'on a remarqué que même les masques qu'on portait ne pouvaient même pas être produits chez nous.

C'est quand même grave. C'est où cette politique ?

7:19
Locuteur

Donc c'est Emmanuel Macron qui vous a mis

7:21
Présentateur

dans cette position.

7:21
Locuteur

Emmanuel Macron, je crois, à l'échelle

7:23
Sylvain Maillard

internationale, a eu un manque de cohérence. On l'a vu en Afrique, on l'a vu vis-à-vis de la Russie, on le voit vis-à-vis de la Chine.

7:29
Locuteur

Et donc je pense qu'aujourd'hui, il faut remettre les choses à zéro. La question de

7:31
Invité

la souveraineté,

7:32
Locuteur

c

7:32
Invité

'est quand on rentre dans le détail, penser qu'on va tout faire en France,

7:36
Locuteur

qu'on va tout savoir

7:37
Invité

faire et qu

7:37
Locuteur

'on

7:37
Invité

va avoir toute la chaîne de production, est une illusion.

7:40
Locuteur

Il y a une différence

7:41
Sylvain Maillard

entre vendre

7:41
Invité

les

7:43
Locuteur

domaines stratégiques français...

7:44
Invité

D'ailleurs, je vous ferai remarquer que c'est revenu dans le giron français. À quel prix ? Quatre fois plus cher qu'on l

7:50
Locuteur

'a

7:50
Invité

vendu ? Non, nous l'avons acheté dix fois moins cher que ce qu

7:53
Locuteur

'on

7:53
Invité

a vendu. Alors, dans un autre format, mais dix fois moins cher,

7:56
Locuteur

parce

7:56
Invité

qu'on a vendu 4 milliards et racheté 400 millions. Mais sur le principe, partir du simple fait de dire qu'on construira tout en France, ce n'est pas vrai. Par contre, ce qui est important de la souveraineté, ce n'est pas de savoir tout faire en France, qu'on ne pourra jamais le faire, ou même en Europe. C'est d'avoir suffisamment de leviers de puissance pour obliger le partenaire qui a accès à cette ressource à continuer à vous approvisionner. Je prends un exemple sur les terres rares.

8:21
Locuteur

Mais je n'ai jamais dit le

8:21
Sylvain Maillard

contraire.

8:22
Invité

Sur les terres rares, c'est un sujet important. Vous en avez partout dans tous les écrans. Les gens qui nous regardent à l'heure actuelle ont besoin de terres rares pour leurs écrans. Les terres rares, 95% des terres rares sont produites, mais surtout sont travaillées en Chine.

8:36
Locuteur

Si

8:37
Invité

la Chine dit que

8:37
Locuteur

du

8:37
Invité

jour au lendemain nous bloque, ce qu'elle a fait il y

8:39
Locuteur

a

8:39
Invité

un an, l'accès, toute une chaîne de production s'arrête en France, en Europe. Nous ne sommes plus capables de fabriquer des téléphones, du matériel indispensable pour les communications à l'heure actuelle. Donc qu

8:51
Locuteur

'est

8:51
Invité

-ce qu'il faut faire ? Il faut être capable d'être suffisamment puissant pour faire en sorte que la Chine n'ait pas intérêt à nous bloquer l'accès. C'est ça la souveraineté.

8:59
Locuteur

Ce n'est pas savoir tout faire,

9:00
Invité

c'est d'être capable, d'être suffisamment puissant pour faire. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé avec les terres rares. Je vais vous

9:06
Locuteur

apprendre

9:06
Invité

une chose. Par exemple, l'ensemble des véhicules automobiles au travers le monde ont besoin d'une puce pour le système d'alimentation, une puce qui est fabriquée par un Français, ST Microelectronics, et aucune voiture ne peut fonctionner sans cette puce. Et donc, vous avez un moyen de rétorsion très simple. Pas de voiture produite en Chine si on n'a pas les

9:25
Locuteur

terres rares en échange. C'est comme ça que ça marche à Chine. Vous avez fait l'inverse.

9:28
Présentateur

Alors pardonnez-moi, il y

9:29
Locuteur

a

9:29
Présentateur

des enjeux de souveraineté,

9:30
Locuteur

il

9:30
Présentateur

y

9:30
Locuteur

a

9:30
Présentateur

des enjeux sur le long terme, évidemment qui sont essentiels et qui seront abordés ce soir par Emmanuel Macron dans son interview, mais il y a aussi des enjeux d'urgence immédiate. Là, quand vous avez les Français qui vont faire leur plein, certains Français qui ne s'en sortent plus, on a entendu quantité de professions estimées avoir été lésées par cette prolongation des aides, ne pas avoir été concernées, ou une aide insuffisante. Écoutez ce qu'a dit tout à l'heure Marine Le Pen sur le grand euro du site d'information politico.

9:56
Locuteur

Mais

9:56
Locuteur non identifié

il n'a aucun pouvoir sur la situation internationale, et c'est bien le problème d'ailleurs qui est le nôtre, c'est qu'en réalité la France est complètement à côté des décisions qui sont prises. Le président de

10:07
Locuteur

la

10:07
Locuteur non identifié

République n'a aucun moyen d'agir sur les causes, et ces causes s'aggravent. En quatre ans, on aurait pu faire quelque chose et aucune décision n'a été prise.

10:19
Locuteur

En

10:19
Présentateur

clair, il n'a aucun moyen d'agir sur les causes, et il n'agit pas suffisamment sur les conséquences.

10:23
Locuteur

Alors

10:23
Invité

regardons nos voisins, puisque à la fin, les problèmes sont toujours Emmanuel Macron, qui n'a pas fait le travail d'après Mme Le Pen. Je regarde les voisins. Mme Mélonie, qui n

10:32
Locuteur

'est

10:32
Invité

pas tellement de ma famille politique, a les mêmes difficultés, et d'approvisionnement et de prix du pétrole. On va en Espagne, même difficulté. Oui,

10:42
Locuteur

mais le gouvernement espagnol, le gouvernement allemand

10:45
Présentateur

a baissé les taxes aussi.

10:46
Invité

En Allemagne. Alors après, la réponse, elle est très différente. Vous avez raison, nous n'avons plus les moyens financiers. Nous le disons, on adorerait. Moi, je serais dans l'opposition,

10:55
Locuteur

je

10:55
Invité

serais à la place d'Anna Cotarac, je ferais la même chose. Je serais baisser les taxes. Non,

10:59
Locuteur

mais la

11:00
Présentateur

faute à qui si on n

11:01
Locuteur

'a

11:01
Présentateur

plus les moyens financiers ?

11:02
Invité

Nous avons dépensé très largement, nous avons accompagné, nous aurions dû couper plus vite le quoi qu'il en coûte. Mais je vous dis une chose, c'est que tout le monde, tous les partis politiques passaient leur temps à venir. Ne demandaient pas que les partis politiques, aussi les différents syndicats, pour demander en permanence, surtout de ne pas ralentir le rythme de la dépense. Nous avons un problème de dépense publique en France. Et tous ceux qui disent l'inverse, en réalité, vous savez, tout n'a pas commencé avec Emmanuel Macron. Depuis que je suis né, 1974, jamais un seul budget a été à l'équilibre. Jamais. En fait, nous dépensons trop d'argent et donc il faut revenir,

11:37
Locuteur

ne

11:38
Invité

serait-ce que même un équilibre. Dire qu'en 2032, on arrive à 3%, mais en attendant, il faut faire attention à tout argent. Donc on cible les aides. Oui, bien sûr, il y aura des mécontents. Bien sûr qu'il y

11:48
Locuteur

aura

11:48
Invité

des mécontents. Mais nous n'avons plus les moyens d'agir comme nous l'avons fait en 2023, plus de 70

11:52
Locuteur

000 gardes. Mais justement, et

11:53
Présentateur

sur ce point, est-ce que ce n

11:54
Locuteur

'est

11:54
Présentateur

pas un peu hypocrite, effectivement, de la part de l'opposition de renvoyer Emmanuel Macron à son bilan en matière de finances publiques, alors même qu'effectivement, à l'époque, vous étiez les premiers régulièrement à chaque crise à demander davantage d

12:05
Locuteur

'aide pour les

12:05
Sylvain Maillard

Français ? Non,

12:06
Locuteur

mais

12:06
Sylvain Maillard

Sylvain Maillard a présenté le constat budgétaire et financier de la France de manière extraordinaire. Vraiment, j'aurais aimé que vous soyez au pouvoir pendant 10 ans,

12:15
Locuteur

parce

12:15
Sylvain Maillard

que la réalité, c'est la suivante. On a 3 500 milliards de dettes.

12:18
Locuteur

3

12:19
Sylvain Maillard

500 milliards de dettes. Emmanuel Macron, en disant, on a rajouté 1 500. Et parmi ces 1 500, un tiers seulement, un tiers, c'était pour la crise du Covid qu'on nous ressort à chaque fois. Deux tiers, c'était de la mauvaise gestion. Et pardonnez-moi, oui, ça coûte cher les baisses de la TVA, je ne

12:36
Locuteur

vais

12:36
Sylvain Maillard

pas vous dire n'importe quoi, mais ça sert.

12:39
Locuteur

Les

12:39
Sylvain Maillard

Français ont besoin d'oxygène. Le gaz qui augmente de 41%, c'est 6 millions de familles. Le fuel avec des personnes qui n'arrivent plus à

12:46
Locuteur

remplir les cuves

12:47
Sylvain Maillard

parce que les prix ont explosé de 109%, c'est 2 millions de familles. Le carburant, c'est 30 à 40 millions de personnes qui prennent leur voiture. Et d'autant plus que l'INSEE nous explique que l'extrême pauvreté dans notre pays, c'est les communes rurales. Et principalement les communes rurales les plus isolées, celles qui n'ont pas de bus, pas de train, pas de métro, etc. Où les gens sont obligés de prendre leur véhicule. C'est-à-dire qu'on va approblier davantage les pauvres. Donc je pense qu'une baisse des taxes massive de 20 à 5,5 sur toutes les énergies est nécessaire. Parce que la question qu'il faut se poser, c'est si on ne fait rien, combien ça va coûter ?

Ça va coûter beaucoup plus à l'économie française que les 15 ou 16 milliards de la

13:27
Locuteur

baisse de la TVA de 20 à 5,5. J'ajoute un dernier point si je peux me permettre. C'est très très long. Un dernier point sur le budget.

13:33
Sylvain Maillard

C

13:33
Locuteur

'est juste pour vous dire que j'assume, on

13:35
Sylvain Maillard

assume au Rassemblement national cette baisse des taxes. On assume le coût, mais

13:40
Locuteur

beaucoup de choses coûte

13:42
Présentateur

cher. 10 milliards la baisse des taxes.

13:44
Sylvain Maillard

Tout dépend de la consommation et des volumes. Mais la réalité,

13:48
Locuteur

c

13:48
Sylvain Maillard

'est que la contribution de la France à l'Union Européenne, c'est 10 milliards jusqu'en 2027 aussi. Les prestations sociales non

13:54
Locuteur

contributives aux immigrés, c'est 6 millions. L'AMF pour les

13:58
Sylvain Maillard

clandestins, c'est 1,3

13:59
Locuteur

million.

14:00
Sylvain Maillard

Donc si vous

14:00
Locuteur

voyez,

14:00
Sylvain Maillard

beaucoup de choses coûte cher. Nous,

14:02
Locuteur

on va

14:02
Sylvain Maillard

présenter, et si on présente budgétairement cette mesure et qu

14:05
Locuteur

'on

14:05
Sylvain Maillard

l'assume, c'est parce que dans notre contre-budget, on réduit certaines dépenses publiques.

14:09
Locuteur

Vous savez, on peut financer cela. Ce qui est

14:10
Invité

extraordinaire quand vous êtes dans l'opposition, c'est que vous pouvez évidemment dire tout et son contraire. Le gros de la dépense, notre dépense publique, le plus grand poste, ce sont les retraites. Quand nous sommes attaqués... C'est le paiement

14:23
Locuteur

sur les marchés.

14:24
Invité

Le paiement, les retraites,

14:25
Locuteur

c

14:25
Invité

'est dans la dette qui a été constituée depuis 10 ans.

14:27
Locuteur

C'est les taux d

14:28
Invité

'intérêt qui explosent. 400 milliards du fait des retraites. C'est 80 milliards tous les ans. Nous n'avons pas équilibré entre les cotisations et ce

14:37
Locuteur

qui nous défendons. Et qu'est-ce qu'il faut faire, M. Maillard ? Ne payer les retraités ? On

14:39
Invité

fait une réforme, honnêtement,

14:41
Locuteur

en disant qu'il faut

14:41
Invité

travailler

14:42
Locuteur

un

14:43
Invité

peu plus, Andréa Cotarac. Un peu plus,

14:45
Locuteur

parce qu'en fait, il faut

14:46
Invité

équilibrer. On a moins d'enfants. Et là, le Rassemblement national dit, mais pas du tout, il ne

14:50
Locuteur

faut

14:50
Invité

absolument pas travailler un peu plus. Il faut la retraite à 60 ans, parfois à

14:53
Locuteur

62 ans, ce n'est pas trop. En fait, dès qu'il y a des réformes

14:56
Invité

un peu difficiles à porter, parce que c'est vrai que ce n

14:58
Locuteur

'est

14:58
Invité

pas populaire, derrière, quand vous êtes dans l'opposition, vous dites en

15:01
Locuteur

permanence, on rasera gratis, on trouvera de l'argent

15:03
Invité

gratuitement.

15:04
Locuteur

Non, en fait,

15:05
Invité

il y a un problème de modèle social dans lequel nous sommes. Il va falloir accepter de dire qu'il nous faut travailler collectivement un peu plus. Nous commençons plus tard que les autres, nous finissons plus tôt que les autres. Et dans la semaine de travail, je vais vous donner juste un exemple. Je voudrais vraiment qu'on y réfléchisse. Nos étudiants, nos collégiens et nos lycéens

15:25
Locuteur

ont

15:25
Invité

un rythme de travail à la semaine plus important que l'immense majorité des Français qui travaillent. C'est-à-dire qu'ils ne font plus de 35 heures que nos enfants de 16 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans, ont plus d'horaire que quand vous travaillez des 35 heures. Et moi, je trouve que ça doit nous interroger parce qu'on dit c'est super, il faut travailler,

15:43
Locuteur

c

15:43
Invité

'est très important. Et à côté de ça, on a mis le travail, ça c'est pour le coup, ce n

15:47
Locuteur

'est

15:47
Invité

pas forcément du Rassemblement national, mais aussi le socialiste, la CFDT aussi que je dis. À un moment que le travail

15:55
Locuteur

finalement, c'était les îles du citoyen. Pardon, mais ça fait 10

15:56
Présentateur

ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Cette réforme des retraites qui a tant fait débat, je veux dire, si elle était si importante que ça, pourquoi il n

16:03
Locuteur

'a

16:03
Présentateur

pas réussi à le faire passer depuis 10 ans

16:04
Locuteur

? Il y a eu des

16:04
Présentateur

concessions, il y

16:05
Locuteur

a

16:05
Présentateur

des

16:05
Locuteur

concessions. Vous êtes journaliste, vous savez bien ce qui s'est passé. Vous savez bien ce qui s'est passé quand vous êtes au front dehors qui vous dit que les deux meilleures années de

16:11
Invité

votre vie, les deux meilleures années de votre vie. Vous vous

16:13
Locuteur

rendez compte,

16:14
Invité

les deux meilleures années de votre vie, c'est 62 à 64 ans. Moi, je trouve ça très triste. Quand une société dit que les deux meilleures années

16:19
Locuteur

de votre vie, 62 à 64 ans, maintenant les meilleures années de votre vie, c'est quand vous avez 20 ans. Je dis juste que vous avez été 10 ans au

16:23
Présentateur

pouvoir et que vous dites, voilà, le RN ne veut pas mener ses réformes.

16:26
Locuteur

Mais il n'y a pas que le RN,

16:28
Invité

les LR nous ont abandonnés. En fait, il y

16:31
Locuteur

a

16:31
Invité

un manque de courage. Ça, c'est vrai de la classe politique.

16:34
Locuteur

Et d'un moment, il

16:35
Invité

faut... Mais on a évidemment notre part de...

16:38
Locuteur

Il y a eu un manque de courage

16:38
Invité

? Sur la réforme de retraite, pour le coup, on était les seuls à la porter. Et on a assumé par rapport à d'être extrêmement impopulaire, de la porter. Et donc, voilà, à un moment, il faut savoir dire les choses. Parce que sinon, vous savez quoi, on va continuer

16:50
Locuteur

à

16:51
Invité

race gratis. Les uns et

16:54
Locuteur

les autres ont un pouvoir

16:55
Invité

à la suite.

16:55
Locuteur

Et

16:55
Invité

nous, on dira exactement l'inverse.

16:57
Sylvain Maillard

Andréa Cotarac. Non, bon, très simplement. D'abord, sur la réforme Borne, excusez-moi, vous l'avez fait passer en force. Donc arrêtez de dire que...

17:04
Locuteur

Parce que les LR ne nous ont

17:05
Sylvain Maillard

abandonnés. Mais vous l'avez fait passer en force. Et on avait dit à l'époque que cette réforme était inefficace financièrement et injuste socialement. Qu'a dit M. Attal

17:14
Locuteur

? En

17:15
Sylvain Maillard

quittant Matignon,

17:16
Locuteur

il

17:17
Sylvain Maillard

a dit publiquement, cette réforme est inefficace financièrement. C'est-à-dire qu'il lui-même explique que cette

17:23
Locuteur

réforme n'a rien changé. Deuxièmement, monsieur, vous nous expliquez... Excusez-moi, je ne vous

17:27
Sylvain Maillard

ai pas coupé la parole.

17:28
Locuteur

Vous

17:28
Sylvain Maillard

avez

17:29
Locuteur

dit qu

17:29
Sylvain Maillard

'il faut travailler davantage. Parce qu'on commence tard, mais on aurait pu avoir une autre vision. C'est de commencer plus tôt. Vous savez qu'en Allemagne, c'est 24 ans la moyenne d'entrer sur le marché du travail. En France, c'est 27 ans. Vous n'avez pas mené les politiques publiques nécessaires... Et l'apprentissage ? L'apprentissage. C'est

17:46
Locuteur

pas un succès, l'apprentissage ? Pour les lycées professionnels, pour le Bacot,

17:48
Sylvain Maillard

pour l'intégration des jeunes dans

17:51
Locuteur

le marché du travail. La

17:52
Sylvain Maillard

preuve,

17:52
Locuteur

c

17:52
Sylvain Maillard

'est que depuis la réforme borne, ça a encore baissé davantage.

17:55
Locuteur

C

17:55
Sylvain Maillard

'est-à-dire qu'il rentre encore plus tard sur le marché du travail. Deuxième inefficacité. Et troisième inefficacité, pardon de vous le dire, j'accepte pas cette injustice. Les Français sont feignants.

18:03
Locuteur

Vous ne travaillez pas assez. Je n'ai pas dit que les Français sont feignants. Les

18:05
Sylvain Maillard

collégiens, vous avez entendu ? Les collégiens travaillent plus que les Français. Non, mais on est où ?

18:08
Locuteur

Les

18:08
Sylvain Maillard

Français

18:09
Locuteur

travaillent... Que 35 heures, ils font plus que 35 heures. C'est une

18:11
Sylvain Maillard

question, quand même. Monsieur Maillard, les Français travaillent beaucoup plus en moyenne que 35 heures. C'est la première chose qu'il faudrait que vous sachiez. Et deuxièmement, j'ai

18:19
Locuteur

entendu votre ministre hier... Attendez, je me dis juste sur un point... Mais alors, il est 19h30, c'est la fin du

18:23
Sylvain Maillard

duel. Eh bien, c'est très important. Votre ministre

18:25
Locuteur

hier a

18:26
Sylvain Maillard

voulu revoir la prime d'activité. C'est-à-dire aider les travailleurs les plus modestes dans notre pays. Ça concerne 15% des Français, monsieur Maillard. Et je

18:35
Locuteur

trouve ça inacceptable que vous ne respectiez si peu les travailleurs français. Nous, ce que vous, c'est que le net augmente,

18:41
Invité

le salaire du travail. On

18:42
Locuteur

veut que

18:42
Invité

le travail paie plus en

18:43
Locuteur

France. Je pense que vous avez méprisé les travailleurs ce soir.

18:46
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux. Et vous regarderez évidemment l'interview d'Emmanuel Macron.

18:50
Locuteur

On

18:50
Présentateur

aura l'occasion d'enregistrer. Merci. Merci.