ANDRÉA KOTARAC est face à SYLVAIN MAILLARD sur FRANCE INFO !
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Andréa Cotarac, ce soir Emmanuel Macron va évoquer l'impact des crises internationales sur le carburant, comme il l'a fait vendredi avec les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle.
- 1:37OuverteRéponse directe
Est-ce qu'effectivement Sébastien Lecornu aurait pu faire plus ou non ?
- 1:42RelanceÉludée
On a entendu des critiques de Ségolène Royal, de Bruno Retailleau, d'Éric Ciotti... Est-ce que ça vous a mis mal à l'aise cette position de votre allié ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ?
- 9:38OuverteRéponse directe
Là, quand vous avez les Français qui vont faire leur plein, certains Français qui ne s'en sortent plus, on a entendu quantité de professions...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueChiffre
« Le fuel a progressé, le prix en tout cas, de plus de 109% depuis 2017. »
- 1:04Invité politiqueChiffre
« Le gaz va augmenter d'ici octobre de plus de 41% depuis le mois de janvier. »
- 1:32Invité politiquePromesse
« une baisse des taxes massives et de la TVA de 20 à 5,5 sur toutes les énergies. »
- 2:40Invité politiqueFait
« la France ne pèse plus, elle était encore actrice il y a quelques années, elle est aujourd'hui spectatrice, incontestablement, elle est évacuée et évincée de toute négociation. »
- 6:34Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a conseillé François Hollande de les vendre aux États-Unis. Nous avons considéré que c'était une erreur. »
- 6:42Invité politiqueFait
« On a vu à la DGSI le fameux logiciel américain qui traite les données les plus sensibles, les fichiers S, le terrorisme, etc. »
- 12:40Invité politiqueChiffre
« Le gaz qui augmente de 41%, c'est 6 millions de familles. »
- 12:44Invité politiqueChiffre
« Le fuel avec des personnes qui n'arrivent plus à remplir les cuves parce que les prix ont explosé de 109%, c'est 2 millions de familles. »
- 12:52Invité politiqueChiffre
« Le carburant, c'est 30 à 40 millions de personnes qui prennent leur voiture. »
- 13:48Invité politiqueChiffre
« La contribution de la France à l'Union Européenne, c'est 10 milliards jusqu'en 2027 aussi. »
- 13:57Invité politiqueChiffre
« Les prestations sociales non contributives aux immigrés, c'est 6 millions. »
- 13:59Invité politiqueChiffre
« L'AMF pour les clandestins, c'est 1,3 million. »
- 17:00Invité politiqueFait
« Sur la réforme Borne, excusez-moi, vous l'avez fait passer en force. »
Temps de parole
- Invité39 %
- Sylvain Maillard35 %
- Présentateur13 %
- ?10 %
- Locuteur non identifié2 %
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Andréa Cotarac, ce soir Emmanuel Macron va évoquer l'impact des crises internationales sur le carburant, comme il l'a fait d'ailleurs vendredi avec les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle. C'est un exercice de pédagogie nécessaire où vous dites, comme on a pu l'entendre dans la bouche de certains opposants, il en fait trop.
Non,
je ne pense pas qu'il en fasse trop parce qu'à titre personnel je suis très alarmiste par rapport à la situation internationale, notamment par rapport à la situation au Moyen-Orient. Ce sont des causes exogènes, on va dire, à la France et à Emmanuel Macron pour le coup. Le blocage du détroit de Bab el-Mandeb et la victoire des outils sur les mercenaires saoudiens. La fermeture du détroit d'Hormuz eu égard à la guerre enclenchée par Donald Trump dont il ne nous a pas prévenu. Donc c'est des causes qui sont exogènes. En revanche, là où on peut être critique, c'est que c'est sur ce qu'on peut faire maintenant en urgence à l'intérieur du pays. L'énergie coûte extrêmement cher.
Le
fuel a progressé, le prix en tout cas, de plus de 109% depuis 2017. Le gaz va augmenter d'ici octobre de plus de 41% depuis le mois de janvier. Le carburant n'en parlons pas. Je ne
vous
parle même pas des assurances puisqu'on a eu récemment un article qui nous explique que les assurances vont augmenter le prix du contrat dans l'habitation pour l'automobile. Bref, tout explose. Et nous considérons au Rassemblement National que le gouvernement n'en fait pas assez et que ça va être très grave à la fois pour l'économie française et à la fois pour les familles. Donc on demande, et vous connaissez évidemment
notre
mesure, une baisse des taxes massives et de la TVA de 20 à 5,5 sur
toutes les énergies.
On va parler de la marge de manœuvre du gouvernement. Est-ce qu'effectivement Sébastien Lecornu aurait pu faire plus ou non ? Mais il n'empêche, je reviens sur cet exercice encore une fois de ce soir parce qu'on a entendu des critiques de Ségolène Royal, notamment qui dénonçait une opération de communication, de Bruno Retailleau qui dit que le chef de l'État veut instrumentaliser la peur pour escamoter, je le cite, le débat de la campagne présidentielle. Et puis chez vos alliés aussi, Éric Ciotti qui a dénoncé
une
campagne de communication qui est allée encore même plus loin puisqu'il a sous-estimé la menace russe, clairement, en disant qu'il n
'y a
rien de neuf sous le soleil, la menace elle est toujours là. Est-ce que ça vous a mis mal à l'aise cette position de votre
allié ?
Est-ce que vous êtes encore complètement aligné avec lui ?
Je
suis complètement aligné avec Éric Ciotti, Emmanuel Macron peut en faire trop ou moins, on verra ce soir, je n
'ai
pas de boule de cristal. Il n'en reste pas moins que la situation à l'échelle internationale est grave, qu'on aura des problèmes probablement d'approvisionnement, on a des problèmes de sécurisation des chaînes d'approvisionnement, on a un problème de liberté de navigation commerciale, et là où moi je peux reprocher quelque chose à l'international Emmanuel Macron, c'est que un, la France ne pèse plus,
elle
était encore actrice il
y
a quelques années, elle est aujourd'hui spectatrice, incontestablement, elle est évacuée et évincée de toute négociation. Là où je peux lui en vouloir, c'est que sur les raffineries, manifestement il n'a rien fait, puisqu'on a peu de raffineries et qu'on va avoir probablement un problème, et encore davantage de problèmes si Donald Trump exécute sa décision de ne plus exporter ou de limiter les exportations de diesel vers l'Europe. Donc effectivement je suis très alarmiste, Emmanuel Macron porte une responsabilité, mais pour l'instant, que ce soit à l'Elysée ou à Matignon, je n'ai pas entendu les réponses d'urgence massive, le choc pour les Français et pour l'économie française.
Donc les réponses pas à la hauteur pour le porte-monnaie des Français, et sur la scène internationale, la scène diplomatique, finalement, ce que vous dites, c'est plus de l'hésitation qu'autre chose, mais ça ne porte pas ses fruits.
Je ne
suis
pas certain que c'est ce qu
'a
dit André Cotterac, mais...
Sur la scène diplomatique, c'est ce
que vous avez dit,
pour un moment ça ne paye pas les Français.
C'est considérablement dégradé depuis cet été. La situation internationale s
'est
dégradée depuis cet été. Et je crois, en tout cas, quand on écoute l'ensemble des chefs de parti qui ont assisté à la réunion vendredi dernier autour du chef de l'État, mais aussi de l'ensemble des services extérieurs, intérieurs, militaires, sont tous sortis en disant que la situation est compliquée, grave, avec des mots parfois, y compris de nos opposants, qui ont semblé très marqués par cette réunion. Donc je crois que c'est important aussi de dire aux Français
ce
que fait le chef de l'État, ce que fait la France, quels sont les axes sur lesquels
ça
s'est dégradé, et quels sont les risques aussi, et ce que nous pouvons faire à notre mesure. Moi, j'entends tout à l'heure André Cotterac qui dit « Oui, mais la France ne pèse plus.
»
La France, elle pèse. Mais là où on peut se rejoindre, c'est que oui,
il
y
a
une vraie difficulté d'un point de vue européen.
C
'est-à-dire que quand aujourd'hui on voit, et vous venez de le montrer, Donald Trump qui accueille Xi Jinping
aux
États-Unis, on voit bien que ce sont les deux plus grandes puissances mondiales, et que la rivalité est extrêmement forte, et que la France et l'Europe singulièrement, et pour que la France puisse exister et avoir son mot à dire, il faut une Europe forte, c'est
aussi là le travail européen. Vous êtes en train vous-même
de confirmer que l'action diplomatique pour l'heure d'Emmanuel Macron ne passe pas grand-chose.
Moi, je suis très heureux qu'il puisse expliquer sur ce qu'il fait.
Oui, mais moi
je vous parle de l'efficacité de l'action diplomatique qui est menée.
L
'action diplomatique, il y a parfois des grands succès, et des fois des grandes difficultés. Être face à Donald Trump,
c
'est compliqué. Vous savez, quand ce week-end, il annonce que pour pouvoir gagner peut-être les midtermes, il serait capable de bloquer
l
'exportation du gazole un peu partout dans le monde,
c
'est-à-dire risquer un possible risque de pénurie, il ne s'occupe pas du tout de ses partenaires, il ne
s
'occupe de personne. Il décide parce qu'il l'a décidé, alors que peut-être 48 heures avant, il pensait exactement à l'autre chose. C'est compliqué de faire face à Donald Trump. Donc je crois que ce qui
est
important, c'est d'être là. Donald Trump a écouté le président de
la
République, ils se sont vus il y a deux jours. Je pense que c'est important pour les Français de savoir ce qu'ils se sont dit d'ailleurs, et qu'on puisse nous peser dans la décision de Donald Trump, dans l'axe sur le détroit d'Hormuz, sur évidemment la situation en Ukraine, que l'on puisse faire valoir nos points de vue et ce dont nous avons besoin.
Est-ce que Marine Le Pen à l'Élysée aurait pu peser davantage face à un Donald Trump ? Je le crois.
Je le crois parce que,
tout simplement, le Rassemblement National, depuis des années,
a
expliqué que la souveraineté,
d
'avoir une France autosuffisante, d'avoir une France qui produit chez elle, de réindustrialiser le pays, et d'être indépendant, c'était quelque chose qui allait peser, qui allait être important pour l'avenir. Je vous prends l'exemple des turbines d'Alstom. Les turbines hydrauliques d'Alstom sont présentes dans les barrages hydrauliques, c'est extrêmement stratégique, c'est une énergie décarbonée, pôle d'excellence français, c'est des turbines qui étaient dans les sous-marins nucléaires, dans le portavion Charles de Gaulle. Emmanuel Macron a conseillé François Hollande de les vendre aux États-Unis. Nous avons considéré que c'était une erreur.
Aujourd'hui, on voit que ce type de politique était fondamentalement une erreur. On a vu à la DGSI le fameux logiciel américain qui traite les données les plus sensibles, les fichiers S, le terrorisme, etc. C'est un logiciel étranger qui, si vous voulez, utilise les données françaises. Donc toutes ces thématiques-là, de data, d'infrastructures stratégiques, etc., ne doivent pas échapper au pouvoir français. Quand Mme von der Leyen souhaite privatiser les barrages hydrauliques, nous y sommes opposés. Lors de la crise du Covid, on avait lancé un grand plan de réindustrialisation de la France, puisqu'on a remarqué que même les masques qu'on portait ne pouvaient même pas être produits chez nous.
C'est quand même grave. C'est où cette politique ?
Donc c'est Emmanuel Macron qui vous a mis
dans cette position.
Emmanuel Macron, je crois, à l'échelle
internationale, a eu un manque de cohérence. On l'a vu en Afrique, on l'a vu vis-à-vis de la Russie, on le voit vis-à-vis de la Chine.
Et donc je pense qu'aujourd'hui, il faut remettre les choses à zéro. La question de
la souveraineté,
c
'est quand on rentre dans le détail, penser qu'on va tout faire en France,
qu'on va tout savoir
faire et qu
'on
va avoir toute la chaîne de production, est une illusion.
Il y a une différence
entre vendre
les
domaines stratégiques français...
D'ailleurs, je vous ferai remarquer que c'est revenu dans le giron français. À quel prix ? Quatre fois plus cher qu'on l
'a
vendu ? Non, nous l'avons acheté dix fois moins cher que ce qu
'on
a vendu. Alors, dans un autre format, mais dix fois moins cher,
parce
qu'on a vendu 4 milliards et racheté 400 millions. Mais sur le principe, partir du simple fait de dire qu'on construira tout en France, ce n'est pas vrai. Par contre, ce qui est important de la souveraineté, ce n'est pas de savoir tout faire en France, qu'on ne pourra jamais le faire, ou même en Europe. C'est d'avoir suffisamment de leviers de puissance pour obliger le partenaire qui a accès à cette ressource à continuer à vous approvisionner. Je prends un exemple sur les terres rares.
Mais je n'ai jamais dit le
contraire.
Sur les terres rares, c'est un sujet important. Vous en avez partout dans tous les écrans. Les gens qui nous regardent à l'heure actuelle ont besoin de terres rares pour leurs écrans. Les terres rares, 95% des terres rares sont produites, mais surtout sont travaillées en Chine.
Si
la Chine dit que
du
jour au lendemain nous bloque, ce qu'elle a fait il y
a
un an, l'accès, toute une chaîne de production s'arrête en France, en Europe. Nous ne sommes plus capables de fabriquer des téléphones, du matériel indispensable pour les communications à l'heure actuelle. Donc qu
'est
-ce qu'il faut faire ? Il faut être capable d'être suffisamment puissant pour faire en sorte que la Chine n'ait pas intérêt à nous bloquer l'accès. C'est ça la souveraineté.
Ce n'est pas savoir tout faire,
c'est d'être capable, d'être suffisamment puissant pour faire. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé avec les terres rares. Je vais vous
apprendre
une chose. Par exemple, l'ensemble des véhicules automobiles au travers le monde ont besoin d'une puce pour le système d'alimentation, une puce qui est fabriquée par un Français, ST Microelectronics, et aucune voiture ne peut fonctionner sans cette puce. Et donc, vous avez un moyen de rétorsion très simple. Pas de voiture produite en Chine si on n'a pas les
terres rares en échange. C'est comme ça que ça marche à Chine. Vous avez fait l'inverse.
Alors pardonnez-moi, il y
a
des enjeux de souveraineté,
il
y
a
des enjeux sur le long terme, évidemment qui sont essentiels et qui seront abordés ce soir par Emmanuel Macron dans son interview, mais il y a aussi des enjeux d'urgence immédiate. Là, quand vous avez les Français qui vont faire leur plein, certains Français qui ne s'en sortent plus, on a entendu quantité de professions estimées avoir été lésées par cette prolongation des aides, ne pas avoir été concernées, ou une aide insuffisante. Écoutez ce qu'a dit tout à l'heure Marine Le Pen sur le grand euro du site d'information politico.
Mais
il n'a aucun pouvoir sur la situation internationale, et c'est bien le problème d'ailleurs qui est le nôtre, c'est qu'en réalité la France est complètement à côté des décisions qui sont prises. Le président de
la
République n'a aucun moyen d'agir sur les causes, et ces causes s'aggravent. En quatre ans, on aurait pu faire quelque chose et aucune décision n'a été prise.
En
clair, il n'a aucun moyen d'agir sur les causes, et il n'agit pas suffisamment sur les conséquences.
Alors
regardons nos voisins, puisque à la fin, les problèmes sont toujours Emmanuel Macron, qui n'a pas fait le travail d'après Mme Le Pen. Je regarde les voisins. Mme Mélonie, qui n
'est
pas tellement de ma famille politique, a les mêmes difficultés, et d'approvisionnement et de prix du pétrole. On va en Espagne, même difficulté. Oui,
mais le gouvernement espagnol, le gouvernement allemand
a baissé les taxes aussi.
En Allemagne. Alors après, la réponse, elle est très différente. Vous avez raison, nous n'avons plus les moyens financiers. Nous le disons, on adorerait. Moi, je serais dans l'opposition,
je
serais à la place d'Anna Cotarac, je ferais la même chose. Je serais baisser les taxes. Non,
mais la
faute à qui si on n
'a
plus les moyens financiers ?
Nous avons dépensé très largement, nous avons accompagné, nous aurions dû couper plus vite le quoi qu'il en coûte. Mais je vous dis une chose, c'est que tout le monde, tous les partis politiques passaient leur temps à venir. Ne demandaient pas que les partis politiques, aussi les différents syndicats, pour demander en permanence, surtout de ne pas ralentir le rythme de la dépense. Nous avons un problème de dépense publique en France. Et tous ceux qui disent l'inverse, en réalité, vous savez, tout n'a pas commencé avec Emmanuel Macron. Depuis que je suis né, 1974, jamais un seul budget a été à l'équilibre. Jamais. En fait, nous dépensons trop d'argent et donc il faut revenir,
ne
serait-ce que même un équilibre. Dire qu'en 2032, on arrive à 3%, mais en attendant, il faut faire attention à tout argent. Donc on cible les aides. Oui, bien sûr, il y aura des mécontents. Bien sûr qu'il y
aura
des mécontents. Mais nous n'avons plus les moyens d'agir comme nous l'avons fait en 2023, plus de 70
000 gardes. Mais justement, et
sur ce point, est-ce que ce n
'est
pas un peu hypocrite, effectivement, de la part de l'opposition de renvoyer Emmanuel Macron à son bilan en matière de finances publiques, alors même qu'effectivement, à l'époque, vous étiez les premiers régulièrement à chaque crise à demander davantage d
'aide pour les
Français ? Non,
mais
Sylvain Maillard a présenté le constat budgétaire et financier de la France de manière extraordinaire. Vraiment, j'aurais aimé que vous soyez au pouvoir pendant 10 ans,
parce
que la réalité, c'est la suivante. On a 3 500 milliards de dettes.
3
500 milliards de dettes. Emmanuel Macron, en disant, on a rajouté 1 500. Et parmi ces 1 500, un tiers seulement, un tiers, c'était pour la crise du Covid qu'on nous ressort à chaque fois. Deux tiers, c'était de la mauvaise gestion. Et pardonnez-moi, oui, ça coûte cher les baisses de la TVA, je ne
vais
pas vous dire n'importe quoi, mais ça sert.
Les
Français ont besoin d'oxygène. Le gaz qui augmente de 41%, c'est 6 millions de familles. Le fuel avec des personnes qui n'arrivent plus à
remplir les cuves
parce que les prix ont explosé de 109%, c'est 2 millions de familles. Le carburant, c'est 30 à 40 millions de personnes qui prennent leur voiture. Et d'autant plus que l'INSEE nous explique que l'extrême pauvreté dans notre pays, c'est les communes rurales. Et principalement les communes rurales les plus isolées, celles qui n'ont pas de bus, pas de train, pas de métro, etc. Où les gens sont obligés de prendre leur véhicule. C'est-à-dire qu'on va approblier davantage les pauvres. Donc je pense qu'une baisse des taxes massive de 20 à 5,5 sur toutes les énergies est nécessaire. Parce que la question qu'il faut se poser, c'est si on ne fait rien, combien ça va coûter ?
Ça va coûter beaucoup plus à l'économie française que les 15 ou 16 milliards de la
baisse de la TVA de 20 à 5,5. J'ajoute un dernier point si je peux me permettre. C'est très très long. Un dernier point sur le budget.
C
'est juste pour vous dire que j'assume, on
assume au Rassemblement national cette baisse des taxes. On assume le coût, mais
beaucoup de choses coûte
cher. 10 milliards la baisse des taxes.
Tout dépend de la consommation et des volumes. Mais la réalité,
c
'est que la contribution de la France à l'Union Européenne, c'est 10 milliards jusqu'en 2027 aussi. Les prestations sociales non
contributives aux immigrés, c'est 6 millions. L'AMF pour les
clandestins, c'est 1,3
million.
Donc si vous
voyez,
beaucoup de choses coûte cher. Nous,
on va
présenter, et si on présente budgétairement cette mesure et qu
'on
l'assume, c'est parce que dans notre contre-budget, on réduit certaines dépenses publiques.
Vous savez, on peut financer cela. Ce qui est
extraordinaire quand vous êtes dans l'opposition, c'est que vous pouvez évidemment dire tout et son contraire. Le gros de la dépense, notre dépense publique, le plus grand poste, ce sont les retraites. Quand nous sommes attaqués... C'est le paiement
sur les marchés.
Le paiement, les retraites,
c
'est dans la dette qui a été constituée depuis 10 ans.
C'est les taux d
'intérêt qui explosent. 400 milliards du fait des retraites. C'est 80 milliards tous les ans. Nous n'avons pas équilibré entre les cotisations et ce
qui nous défendons. Et qu'est-ce qu'il faut faire, M. Maillard ? Ne payer les retraités ? On
fait une réforme, honnêtement,
en disant qu'il faut
travailler
un
peu plus, Andréa Cotarac. Un peu plus,
parce qu'en fait, il faut
équilibrer. On a moins d'enfants. Et là, le Rassemblement national dit, mais pas du tout, il ne
faut
absolument pas travailler un peu plus. Il faut la retraite à 60 ans, parfois à
62 ans, ce n'est pas trop. En fait, dès qu'il y a des réformes
un peu difficiles à porter, parce que c'est vrai que ce n
'est
pas populaire, derrière, quand vous êtes dans l'opposition, vous dites en
permanence, on rasera gratis, on trouvera de l'argent
gratuitement.
Non, en fait,
il y a un problème de modèle social dans lequel nous sommes. Il va falloir accepter de dire qu'il nous faut travailler collectivement un peu plus. Nous commençons plus tard que les autres, nous finissons plus tôt que les autres. Et dans la semaine de travail, je vais vous donner juste un exemple. Je voudrais vraiment qu'on y réfléchisse. Nos étudiants, nos collégiens et nos lycéens
ont
un rythme de travail à la semaine plus important que l'immense majorité des Français qui travaillent. C'est-à-dire qu'ils ne font plus de 35 heures que nos enfants de 16 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans, ont plus d'horaire que quand vous travaillez des 35 heures. Et moi, je trouve que ça doit nous interroger parce qu'on dit c'est super, il faut travailler,
c
'est très important. Et à côté de ça, on a mis le travail, ça c'est pour le coup, ce n
'est
pas forcément du Rassemblement national, mais aussi le socialiste, la CFDT aussi que je dis. À un moment que le travail
finalement, c'était les îles du citoyen. Pardon, mais ça fait 10
ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Cette réforme des retraites qui a tant fait débat, je veux dire, si elle était si importante que ça, pourquoi il n
'a
pas réussi à le faire passer depuis 10 ans
? Il y a eu des
concessions, il y
a
des
concessions. Vous êtes journaliste, vous savez bien ce qui s'est passé. Vous savez bien ce qui s'est passé quand vous êtes au front dehors qui vous dit que les deux meilleures années de
votre vie, les deux meilleures années de votre vie. Vous vous
rendez compte,
les deux meilleures années de votre vie, c'est 62 à 64 ans. Moi, je trouve ça très triste. Quand une société dit que les deux meilleures années
de votre vie, 62 à 64 ans, maintenant les meilleures années de votre vie, c'est quand vous avez 20 ans. Je dis juste que vous avez été 10 ans au
pouvoir et que vous dites, voilà, le RN ne veut pas mener ses réformes.
Mais il n'y a pas que le RN,
les LR nous ont abandonnés. En fait, il y
a
un manque de courage. Ça, c'est vrai de la classe politique.
Et d'un moment, il
faut... Mais on a évidemment notre part de...
Il y a eu un manque de courage
? Sur la réforme de retraite, pour le coup, on était les seuls à la porter. Et on a assumé par rapport à d'être extrêmement impopulaire, de la porter. Et donc, voilà, à un moment, il faut savoir dire les choses. Parce que sinon, vous savez quoi, on va continuer
à
race gratis. Les uns et
les autres ont un pouvoir
à la suite.
Et
nous, on dira exactement l'inverse.
Andréa Cotarac. Non, bon, très simplement. D'abord, sur la réforme Borne, excusez-moi, vous l'avez fait passer en force. Donc arrêtez de dire que...
Parce que les LR ne nous ont
abandonnés. Mais vous l'avez fait passer en force. Et on avait dit à l'époque que cette réforme était inefficace financièrement et injuste socialement. Qu'a dit M. Attal
? En
quittant Matignon,
il
a dit publiquement, cette réforme est inefficace financièrement. C'est-à-dire qu'il lui-même explique que cette
réforme n'a rien changé. Deuxièmement, monsieur, vous nous expliquez... Excusez-moi, je ne vous
ai pas coupé la parole.
Vous
avez
dit qu
'il faut travailler davantage. Parce qu'on commence tard, mais on aurait pu avoir une autre vision. C'est de commencer plus tôt. Vous savez qu'en Allemagne, c'est 24 ans la moyenne d'entrer sur le marché du travail. En France, c'est 27 ans. Vous n'avez pas mené les politiques publiques nécessaires... Et l'apprentissage ? L'apprentissage. C'est
pas un succès, l'apprentissage ? Pour les lycées professionnels, pour le Bacot,
pour l'intégration des jeunes dans
le marché du travail. La
preuve,
c
'est que depuis la réforme borne, ça a encore baissé davantage.
C
'est-à-dire qu'il rentre encore plus tard sur le marché du travail. Deuxième inefficacité. Et troisième inefficacité, pardon de vous le dire, j'accepte pas cette injustice. Les Français sont feignants.
Vous ne travaillez pas assez. Je n'ai pas dit que les Français sont feignants. Les
collégiens, vous avez entendu ? Les collégiens travaillent plus que les Français. Non, mais on est où ?
Les
Français
travaillent... Que 35 heures, ils font plus que 35 heures. C'est une
question, quand même. Monsieur Maillard, les Français travaillent beaucoup plus en moyenne que 35 heures. C'est la première chose qu'il faudrait que vous sachiez. Et deuxièmement, j'ai
entendu votre ministre hier... Attendez, je me dis juste sur un point... Mais alors, il est 19h30, c'est la fin du
duel. Eh bien, c'est très important. Votre ministre
hier a
voulu revoir la prime d'activité. C'est-à-dire aider les travailleurs les plus modestes dans notre pays. Ça concerne 15% des Français, monsieur Maillard. Et je
trouve ça inacceptable que vous ne respectiez si peu les travailleurs français. Nous, ce que vous, c'est que le net augmente,
le salaire du travail. On
veut que
le travail paie plus en
France. Je pense que vous avez méprisé les travailleurs ce soir.
Merci beaucoup à tous les deux. Et vous regarderez évidemment l'interview d'Emmanuel Macron.
On
aura l'occasion d'enregistrer. Merci. Merci.
Sylvain Maillard