Conférence de presse du Président Emmanuel Macron à l'issue de la Conférence de soutien à l'Ukraine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Sur les propos du Premier ministre slovaque évoquant l'envoi de troupes au sol en Ukraine : a-t-il été discuté ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Sur les importations/exportations vers la Russie et les sanctions : sont-elles suffisantes ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Sur la proposition estonienne d'emprunt commun pour la défense européenne : cheminement vers un accord ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Sur l'initiative tchèque de financement de munitions : quel montant et horizon ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Sur le calendrier de livraison du million d'obus promis par l'UE à l'Ukraine.
- 24:00OuverteRéponse directe
Sur l'inquiétude face à l'engagement américain et l'autonomie européenne.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronFait
« la Russie poursuit la guerre réitère ses objectifs de conquête territoriale et a adopté une attitude plus agressive »
- 9:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons augmenté de plus de 40 % la scolarisation des enfants en situation de handicap depuis 2017 »
- 13:00Emmanuel MacronFait
« les sanctions aujourd'hui avaient des points de fuite »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien messieurs les ministres en général mesdames messieurs en grâ et qualités mesdames messieurs merci beaucoup pour votre présence ce soir nous avons donc réuni 27 États dont 21 chefs d'État et de gouvernement ce soir à Paris suite à l'analyse qui est la nôtre et à ce que j'avais exprimé il y a maintenant quelques quelques jours au côté du président Zelinski dans cette salle même à voir le changement de posture à nos yeux de la Russie je constate d'abord qu'il y a unité de vue sur ce constat celui que la Russie poursuit la guerre réitère ses objectifs de conquête territoriale et a adopté une attitude plus agressive non seulement en Ukraine mais contre nous tous en général et cette attitude de la Russie ce danger accru ce durcissement russe je l'ai caractérisé tout à l'heure dans mon propos introductif je n'y reviendrai pas je pourrais éventuellement détailler dans le cadre de vos questions il fait l'objet d'un consensus d'une unanimité entre tous les États qui était présent ce soir nous avons entendu ensuite la demande du président Zelinski au début de notre réunion d'amplifier notre soutien et nous avons la conviction en effet que la défaite de la Russie est indispensable à la sécurité et la stabilité en Europe et au fond ce qui se joue aujourd'hui est évidemment d'une part le théâtre des opérations en Ukraine c'est-à-dire la possibilité pour l'Ukraine de résister à toute nouvelle offensive russe de résister à tout aléa dans les mois qui viennent mais également la possibilité pour les Européens de définir leur propre sécurité collective concept souvent brandis notion souvent avancé C'est maintenant une réalité la question est de savoir si nous sommes capables ou pas ma conviction est oui c'était l'un des objectifs de la réunion de ce soir nous sommes résolus en effet à faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps que nécessaire et c'est pour moi le point essentiel de ce soir la première partie de notre discussion a été sur au fond faire plus et il y avait un large consensus pour faire ensemble encore davantage et plus vite avec d'abord un point sur les financements plusieurs d'entre nous avons déjà signé des accords bilatéraux avec l'Ukraine nous av ont invité tous les autres à suivre ce mouvement 6 sur 32 États qui se sont qui s'étaient engagés à Vilnius sont aujourd'hui signés des accords bilatéraux il est important de poursuivre ce mouvement et d'accroître les financements qui sont les nôtres et je le dis pour nous Européens quand on regarde aujourd'hui la réalité des chiffres elle fut rappelé ce soir 30 % des financements sont européens nous devons faire davantage c'est ce qui a conduit au choix de la France de l'Allemagne et de quelques autres cela doit être suivi d' faits déployer donc davantage de financements bilatéraux déployer aussi davantage de financement européens c'est le sens de la décision que nous avons prise au sein de l'Union européenne avec la facilité européenne de paix et l'accord de février début de début de ce mois à Bruxelles mais il y a plusieurs pistes aussi qui sont sur la table que la France soutient celle par exemple de la première ministre d'Estonie qui propose d'avoir des émissions communes de dett pour financer nos initiatives militaires de soutien à l'Ukraine et donner de la visibilité à nos industriels le consensus est là en tout cas pour dire que nous devons déployer mobiliser davantage de financement comme la France l'a fait ces derniers jours et donner de la visibilité sur plusieurs années aux Ukrainiens à côté de cela le consensus a été fort aussi pour dire que nous devons aller encore plus fort sur une économie de guerre nous le faisons en France depu depuis 2 ans nous l'avons réussi sur certaines composantes la France par exemple mène cette coalition pour l'artillerie avec de vrais résultats et une économie de guerre qui s'est organisé forcé de constater qu'aujourd'hui nous tous européens non européens d'ailleurs qui soutenons l'Ukraine avons encore des marges de manœuvre et nous devons aller plus vite et plus fort sur cette thématique la priorité des priorités est la question des munitions nous l'avons largement mobilisé pour ce qui est du domaine de l'artigerie coalition sur laquelle nous avons comme vous le saz avait justement cette ce rôle d'impulsion mais nous nous sommes tous engagés autour de la table à aller au bout des stocks qui sont encore disponibles à identifier les paystiers qui sont mobilisables dans les différentes catégories de munitions et à aller vers aussi toutes les solutions nouvelles proposées pour aller solliciter des pays-tiers en même temps que nous avons tous pris conscience de la nécessité de faire face à la rareté de certaines composantes en particulier les poudres deè de élément ce sont les systèmes de défense solaire sur lesquels là aussi nous devons mobiliser davantage et qui font partie des besoins ukrainiens et trè élément ce sont tous les missiles et bombes à moyenne et longue portée qui sont extrêmement importantes pour les ukrainiens et sur lesquels les besoins sont là vous le savez la France en a livré plusieurs et donc nous avons là aussi pris des décisions concrètes au total nous avons aujourd'hui h coalitions capacitaires qui existent nous avons acté de renforcer sur ces huit coalitions capacitaires la dimension munition et d'avoir une impulsion immédiate sur ce sujet de redonner une impulsion à la coalition défense solaire sur laquelle un besoin a été explicité par le président ukrainien et de créer ce soir une 9e coalition une coalition pour les frappes dans la profondeur et donc missile et bombes de moyenne et longue portée nous allons organiser cette coalition à partir de ce soir pour mobiliser toutes les bonne volonté les États qui ont des capacités qui ont commencé ou sont prêts à livrer des équipements nouveaux nous avons ensuite dans un deuxième temps de la discussion aborder la nécessité de faire différemment en effet nous voyons bien que nous sommes à un moment critique du conflit qui nous impose de prendre l'initiative nous sommes un moment où l'Ukraine est soumise à une très forte pression et qui nous impose de ne pas simplement être en réaction mais à aider l'Ukraine justement à prendre des initiatives et à un moment où il y a des des incertitudes pardon stratégiques qui sont là sur la capacité américaine à décider d'une aide supplémentaire sur le résultat aussi des élections américaine et sur la nécessité donc de recréer un engagement stratégique de notre part une mobilisation plus forte au côté de l'Ukraine pour montrer que l'ensemble des alliés qui sont prêts à le faire c'est le cas de la France seront là résolument aussi longtemps que nécessaire et quoi que cela exige ceci nous a conduit après une discussion très stratégique et prospective à nous mettre d'accord sur cinq catégories d'action sur lesquelles il y a un consensus pour faire pour prendre de nouvelles initiatives le cyber défensif la coproduction d'armement de capacitéés militaire de munition en Ukraine la défense de pays menacé directement par l'offensive russe en Ukraine en particulier la Moldavie la capacité de soutenir l'Ukraine à sa frontière avec la Biélorussie avec des forces non militaires et les opérations de déminage sur ces cinq axes un consensus c'est détaché pour agir ensemble faire davantage avec une volonté de garder un cadre clair que je veux ici rappeler en trois points très simples la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre dont elle est l'unique agresseur et celle qui en a décidé le début et la conduite le deuxème point la Russie de fait aujourd'hui menace notre sécurité collective par ses actions en Ukraine et ses attaques multiples hybrides à nos à notre égard et le trisème point nous voulons maîtriser toute communication et évidemment éviter toute escalade rappel étant fait que nous ne sommes pas en guerre avec le peuple russe mais que nous voulons pas nous voulons simplement pas les laisser gagner en Ukraine sur ces cinq points nous allons donc poursuivre en même temps que sur les premiers sujets de notre travail commun en nous coordonnant très étroitement donc avec les Ukrainiens sur tous ces sujets nous sommes convenus que donc les ministres français de la défense et des Affaires étrangères inviterai tous leurs collègues ici présents ainsi que tous ceux qui sont partenaires potentiel et qui sont en état de contribuer à ces actions et qui sont désireux de le faire de s'y joindre les réuniront pour pouvoir décliner opérationnellement les initiatives qui ont été prises ce soir ce a redit notre détermination à tous plus encore qu'hier quelques jours après les 2 ans début de cette agression russe de soutenir l'Ukraine de permettre à l'Ukraine justement de négocier dans les meilleures conditions la paix le retour à sa souveraineté pleine et entière et à son intégrité territoriale et notre volonté concrètement de bâtir notre sécurité collective je vais maintenant répondre à toutes vos questions bonsoir monsieur le Président Yanus Baum de Bloomberg deux très petites questions sur les propos du Premier ministre slovaque qui avant cette conférence d'aujourd'hui évoquait la possibilité d'envoyer des troupes au sol occidental en Ukraine est-ce que cela a été discuté aujourd'hui qu'est-ce que vous en pensez et qu'en est-il et deuxième question sur la proposition de la République tchèque d'envoyer des centaines enfin de sourcer pardon des centaines de milliers d'obus qui seraient achetés donc des miss qui serait acheté à des acteurs non européens est-ce que la France pourrait participer à cette initiative les Néerlandais ont indiqué vouloir y mettre une centaine de millions d'euros et qu'est-ce que vous pensez de de cette initiative là est-ce que on pourrait pas passer par des fonds européens merci sur la première question tout a été évoqué ce soir de manière très libre et directe il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officiel assumer et endosser des troubles sol mais en dynamique rien ne doitêtre rien ne doit être exclu nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre je le dis ici avec à la fois détermination mais aussi avec l'humilité collective que nous devons avoir quand on regarde les deux années qui viennent de s'écouler beaucoup de gens qui disent jamais jamais aujourd'hui étaient les mêmes qui disaient jamais jamais des tanks jamais jamais des avions jamais jamais des missiles de longue portée jamais jamais ceci il y a 2 ans je vous rappelle qu'il y a 2 ans beaucoup autour de cette table disaient nous allons proposer des sacs de couchage et des casques et aujourd'hui disent il faut faire plus vite et plus fort pour avoir des missiles et des tanks ayons l'humilité de constater qu'on a souvent eu 6 à 12 mois de retard c'était l'objectif de la discussion de ce soir donc tout est possible si c'est utile pour atteindre notre objectif pour ce qui est ensuite de la proposition de chèque elle est totalement cohérente avec ce que nous avons fait et ce que nous menons sur l'artillerie nous avons d'ailleurs solliciter des États non membres de l'Union européenne pour arriver à des solutions qui sont les nôtres et donc nous participerons à cette initiative là aussi nous allons rentrer dans le détail dans les 10 jours à venir mais nous sommes totalement ouverts à cela le seul objectif c'est l'efficacité pour aider les Ukrainiens bonsoir monsieur le Président SCART sono donc je vienscer un nouvelle hebdomadaire avec des personnes en situation de handicap mental donc ça montre en fait comment la stratégie TND avance depuis 2018 et qu'il est possible d'entreprendre quand on est autiste 10 ou Tdh aujourd'hui en France ma première question va porter sur les importations les exportations en Russie actuellement puisqu'on voit qu'un ensemble d'acteurs économiques exporte donc européen exporte toujours des produits en Russie notamment dans le secteur alimentaire et un ensemble d'acteurs du secteur militaire aussi puisque le Figaro a fait un papier ce matin pour expliquer comment des armes russes contenent des éléments fabriqués en Occident et ce qui fait qu'il y a une réelle difficulté parfois à différencier les armes occidentales offertes aux Ukrainiens et les armes russes sur les territoire de guerre donc aujourd'hui est-ce que vous pensez que les sanctions sont assez conséquentes contre l'ensemble des acteurs économiques occidentaux qui continuent à exporter du matériel militaire ou différents types de d' en Russie et enfin j'aimerais avoir un dernier mot peut-être li mon média sur toutes les familles qui se battent pour que leur enfant soit scolarisé et qu'ils aient la meilleure éducation possible d'abord merci beaucoup pour la démonstration concrète du fait que l'inclusion n'est pas qu'un mot mais une réalité et que des initiatives très concrètes entrepreneuriales professionnel la plus grande exigence sont sont possibles et je vous félicite pour cela sur ce qui est de la scolarisation des des enfants en situation de handicap je veux dire ici que nous avons augmenté de plus de 40 % la scolarisation des enfants en situation de handicap depuis 2017 nous avons augmenté de 60 % le budget de cette politique publique qui représente aujourd'hui plus de 3 milliards d'euros pour la nation chaque année on n'est pas au bout pour autant et si nous avons permis d'avoir beaucoup plus de postes disponibles si nous avons créé plus de postes justement d'accompagnants pour les enfants en situation de handicap l'école l'une des difficultés qui est la nôtre est de prendre en compte le temps périscolaire pour ses accompagnants afin de leur permettre d'avoir un salaire complet et c'est tout le travail que j'ai demandé à la ministre pour pouvoir fidéliser ces personnels nous les avons stabilisé nous leur avons donné un cadre beaucoup plus stable nous avons réussi dans beaucoup de cas à à mieux les rémunérer nous avons maintenant un défi sur le temps périscolaire pour beaucoup d'entre eux mais vous avez raison aujourd'hui même si c'était une manière incidente dans votre proppos de de souligner l'importance de cette politique euh à laquelle j'attache caractère essentiel pour ce qui est de votre question nous avons eu ce débat ce soir et vous me permettez de revenir sur un point que je n'ai pas évoqué dans mon propos introductif qui est celui des sanctions il y a vu aussi l'unanimité pour dire que les sanctions aujourd'hui avaient des points de fuite celle que vous avez évoqué plusieurs rapports ont ont ont mis en lumière le fait que des matériels russes avaient encore pour quelques entreprises des composantes directement venant de pays qui avaient imposer des sanctions européens ou alliés ou utilisant en tout cas des capacités pour les produire pour autant je crois que nous sommes toujours en situation de les différencier de nos propres équipements et de nos propres matériels ceci va nous conduire à sanctionner davantage les compagnies et les pays qui facilitent ce contournement des sanctions il suffit de voir les chiffres de commerce et d'augmentation du commerce avec certains pays qui sont au fond des voies de passage ou les chiffres que certaines entreprises utilisent avec ces pays pour avoir une ligne assez claire et donc qu'il s'agisse des équipements militaires de certains composants technologiques ou du gaz VO du pétrole il y a des mécanismes de contournement qui sont assez clairement identifiés sur lesquels l'accord a été trouvé ce soir pour accroître en effet les réponses cl pour politico monsieur le Président vous avez évoqué la proposition estonienne d'un grand Prun emprunt pour soutenir la défense européenne est-ce que vous pensez que vous cheminez vers un accord avec les frugos qui étaient là ce soir notamment avec le chancelier allemand Olaf Scholz on sait que les Allemands ne sont pas pour des grands emprunts de ce type et par ailleurs on voit des des articles de presse qui évoquent peut-être des discussions sur la livraison de mirage en Ukraine de Mirage français est-ce que vous pouvez nous dire si cela va se concrétiser merci alors aujourd'hui nous n'avons pas de discussion sur des mirages mais nous avons une formation qui est en cours de pilote ensuite nous regardons les capacités euh qui pourrait être utile il y a dans les huit coalitions existantes à laquelle nous avons ajouté donc ce soir une 9e coalition sur les missiles longue porté une coalition qui existe en matière justement euh d'aviation et qui est une coalition ditite F16 elle existe elle est là nous n'avons pas de F6 comme vous le savez puisque nous avons nos propres capacités mais nous regardons sur not propre capacité ce qui serait utile pour la défense du sol ukrainien pour le moment en tout cas dans le cadre de cette coalition existante nous formons des pilotes et nous allons continuer j'ai connu un monde où l'Allemagne et la France se mettaient d'accord pour convaincre les frugau et dans ce monde-là d'ailleurs l'Allemagne n'était pas considéré comme un pays frugal à proprement parler je note c'est la beauté des moments que nous vivons que l'Estonie qui était en effet l'un des pays frugau a fait une proposition d'emprunt commun je m'en félicite et je la partage et je pense que si nous avions la capacité ensemble de mettre en place exactement ce que nous avons fait en franco-allemand d'abord puis en européen à l'été 2020 pour répondre à la crise covid sur la crise sur la guerre en Ukraine ce serait pertinent qu'est-ce que c'était c'était de dire nous apportons avec nos budgets nationaux une garantie commune qui permet à la commission d'émettre une dette pour financer une dépense exceptionnelle qui nous ou tous je crois que aucun pays européen peut dire que l'attitude russe aujourd'hui et la guerre d'agression en Ukraine ne le touche pas et donc je pense que c'est exactement une situation de ce qu'on appellerait un choc géopolitique totalement symétrique qui justifie des mesures d'exception je soutiens donc la proposition de la première ministre estonienne Philippe Ricard pour journal Le Monde bonsoir à propos de de l'envoi éventuel de troupe au sol vous dites que ça a été évoqué est-ce que vous pouvez préciser par quel pays ça a été évoqué quels sont les pays qui envisageraient de le faire à titre bilatéral et pourquoi la France n'y est pas favorable à ce stade merci alors je n'ai absolument pas dit que la France n'y était pas favorable je ne lèverai pas l'ambiguïé des débats de ce soir en donnant des noms je dis que ça a été évoqué parmi les options je vous ai dit les CIN points sur lesquels il y avait un cons qui s'était établi si ces points d'ailleurs étaient totalement mis en œuvre il ne faudrait pas exclure qu'il nécessite des sécurisations qui justifient ensuite quelques éléments de déploiement mais je vous ai dit de manière très claire ce sur quoi la France maintiendra sa position qui est une ambiguïé stratégique que j'assume rien ne doit être exclu pour poursuivre l'objectif qui est le nôtre la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre bonsoir monsieur le Président c'est Martin baloucha pour la radio publque tchèque je vais revenir vers l'initiative tchèque qui a été aujourd'hui présentée par le Premier ministre tchck le quotidien britannique il a évoqué le Financial Times il avait évoqué une somme de plus d'un milliards de d'euros pour financement de justement de cette munition de ces munitions de ses capacités d'obus quel quel justement quel financement quel financement en fait est-ce qu'on cherche pour pour pour cette cette cette aide à l'Ukraine et donc quelle on parle de quel horizon horizon est-ce qu'on pourrait fournir cette aide à l'Ukraine est-ce qu'on parle de plusieurs semaines de des mois merci beaucoup je seraai très prudent sur les chiffres qui s'agissent de nombre de munitions ou d'argent puisque ceux qui ont pu s'engager ces derniers mois sur ce sujet ont été rattrapés par la réalité nous produisons nous le maximum de munitions que nous pouvons nous avons fait plus que tripler nos capacités notre volonté de mobiliser chez nos partenaires et tous ceux que nous trouvons des capacités supplémentaires et d'ailleurs il se trouve que plusieurs États qui étaient autour de cette table ont fait les mêmes démarches que la République tchèque et donc ce soir nous a permis de mutualiser ces efforts et donc dans les 10 prochains jours nous allons mettre tous ces efforts autour de la table car nous avons démarché beaucoup de pays européens non européens qui ont des munitions disponibles parce que c'est ça à très court terme faut que ce soit des munitions qui soient disponibles dans vos stocks et donc ça c'est le premier point et donc nous mobiliserons des financements bilatéraux comme multilatéraux sur la table la question je dirais est de rang 2 c'est une maintenant une question de disponibilité de ces munitions la deuxième chose c'est de produire plus nous-même on a déjà triplé avec les Ukrainiens sur leur sol et avec tous les partenaires possibles et là nous devons sécuriser en particulier la poudre qui est vraiment ce qui manque aujourd'hui parce qu'il faut vous présenter qu'en fond il y a 2 ans nous vivions dans un monde où très peu de gens anticipai le retour d'une guerre continentale avec une telle intensité sur le sol et donc on vivait tous dans des pays où on avait beaucoup moins de stock de munition et on avait des industries qui étaient pas du tout à ce rythme de production et donc dans tous nos pays nous avions des des capacités des disponibilités de poudre pour ces munitions qui sont pas du tout ceux dont on a besoin aujourd'hui donc c'est vraiment un pivot complet de cette économie de guerre donc si je puis dire les finances suivront la question c'est où sont les munitions disponibles avec qui comment on mutualise nos efforts et ensuite comment on produit davantage je vous en prie juste à votre droite merci monsieur le Président Francesco fantemagi de l'Agence France Presse le président Zelinski a dit aujourd'hui que à ce stade seul 30 % du millions d'US promis par l'Union européenne avait été livré est-ce qu'après les décisions nouveaux efforts qui ont été décidé ensemble ce soir vous pouvez nous dire si collectivement vous pouvez lui donner un calendrier des nouvelles étapes pour atteindre ce million d'obus est-ce qu'il y a une échéance c'est ce que je disais à votre collègue c'est une très bonne question c'est pour ça qu'il faut toujoursire faire très attention quand on s'engage et la France depuis le premier jour nous avons très longtemps été plus discret que les autres surtout à chaque fois qu'on s'est engagé sur des capacités une date on les a tenus parce que derrière il y a une guerre et donc vous nous avez pas nous entendu nous engager sur des millions des milliards qu'on savait pas tenir bon la réalité c'est qu'en fait à très court terme vous ne pouvez donner que les munitions que vous avez en stock et ou les munitions que vous produisez en flux tendu il est forcé de constater que nous n'avons pas nous n'avions pas ce million donc c'était sans doute un engagement imprudent aujourd'hui les initiatives que nous avons lancé France plusieurs autres complété par la proposition de la République tchèque lesqueles d'ailleurs se recoupant vont être toutes mises autour de la table et dans 10 jours nous aurons une réponse claire avec un agenda sérieux c'est ça ce qu'il faut moi j'ai toujours privilégié ce point on verra d'ailleurs ce qu'on rend public et ce qu'on rend pas public parce que je dis ça c'est tout à fait normal qu'on vous rende compte par transparence et parce que c'est ce qu'on souhaite tous mais il y a aussi un temps comme c'est une guerre les premières personnes à qui on doit donner de la visibilité ce sont les autorités les forces armées ukrainiennes donc d'ici 10 jours on y verra beaucoup plus clair est-ce qu'il y a d'autres questions j'en prends encore une deux je vous en prie vous avez un micro à votre droite également oui bon bonjour James Andr pour France 24 je voudrais savoir quel est le degré d'inquiétude quant à l'engagement des États-Unis et de l'OTAN on le voit les Américains ont effectivement 60 milliards d'aides à destination de l'Ukraine qui sont bloqué et surtout des déclarations très inquiétantes notamment de Donald Trump difficile de prévoir l'issue des élections américaines est-ce que vous vous en avez parlé dans votre propos liminaire à quel point est-ce qu'on est inquiet et est-ce qu'on est en train de poser les bases d'une potentielle suite sans les Américains pour moi la question est pas de savoir si nous sommes inquiets ou pas d'abord je vais vous dire on a beaucoup de chance d'avoir les États-Unis d'Amérique qui sont là aujourd'hui qui sont si engagés c'est un fait et on doit remercier chaque jour l'administration américaine d'être si engagé les Canadiens d'être si engagés ou autre l'Union européenne c'est 30 % aujourd'hui de l'effort et de l'investissement militaire on a les Britanniques à nos côtés ça fait un peu plus mais on a la chance d'avoir des alliés compris outreAtlantique qui sont à nos côtés deuxième chose c'est une guerre européenne et donc nous Européens ça fait partie de ce sursut strat gque que j'évoque et de ce que je dis depuis 7 ans moi je crois dans l'Europe je crois dans une Europe de la défense je pense que c'est notre sol notre continent on a de la chance d'avoir des gens au bout du monde qui sont prêts à nous aider mais on aurait tort de penser que on doit se reposer sur eux troisème chose je suis assez stoïcien en la matière moi je déplore pas ou je ne conjecture pas sur ce qui ne dépend pas de moi si l'Europe et je dirais à for chacun de nos États membres dont la France nous sommes souverains notre avenir et si on considère que cette guerre détermine notre avenir ce que je crois profondément parce que ce jou là notre sécurité comme européen est-ce que nous devons déléguer notre avenir à l'électeur américain ma réponse est non quel que soit son vote donc on n pas à attendre le résultat c'était le but de cette réunion d'aujourd'hui c'est pour ça que je l'ai voulu maintenant n'attendons pas de savoir quel est lu ce résultat décidons maintenant parce que le constat est clair c'est notre avenir c'est l'Europe qui est en jeu c'est aux Européens de décider c'est formidable si on en a d'autres qui nous joig mais ça doit être en plus nous devons avoir la possibilité de faire 100 pas par défiance pas par pessimisme pas parce qu'on aurait peur juste parce que c'est ce qui dépend de nous c'est ce qu'on doit faire je suis dans cet état d'espritniè question s'il n'y en a pas c'est en soit une première pour une conférence de presse ah peut-être une deuxième question de Monsieur rard c'est une deuxème première pour une conférence de presse puisque vous insistez est-il possible d'envisager qu'un pays envoie des troupes au sol en Ukraine sans l'accord des autres au niveau européen est-ce que par exemple la Pologne pourrait envisager de le faire et est-il possible de la retenir dans ce cas-là et est-ce que ça été un des un des objets de la discussion ce soir merci je vous dire d'abord chaque pays est souverain sa force armée est souveraine il a par sa constitution les voies et moyens de son engagement personne ne peut engager un autre pays de de faire ce qui lui revient de manière sûre il faut définir un cadre d'intervention et dans ces cas-là des cadres de solidarité mais ma réponse est est non personne ne peut engager personne mais je vous dis simplement que l'Esprit qui régnait ce soir c'est qu'autour de cinq actions que j'ai évoqué le consensus était là et que nous nous sommes prêts à faire aussi longtemps que nécessaire et tout ce qui est nécessaire pour que la Russie ne puisse gagner cette guerre je vous remercie pour votre attention bon courage à tous et toutes
Emmanuel Macron