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interviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 6 juillet 2026 5 min

Voix de droite : Procès de Marine Le Pen, la présidentielle commence demain - 06/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, Apolline Matin, Voix de Gauche, Voix de Droite. C'est lundi et le lundi c'est la Voix de Droite, c'est Louis Sarkozy. Bonjour Louis, la cour d'appel de Paris rendra demain sa décision sur l'inéligibilité ou non de Marine Le Pen. Hier, Edouard Philippe a estimé que tout n'est pas perdu pour la droite. Pour vous, tout se joue en réalité. Demain, c'est lié ?

0:25
Invité

Demain, la campagne présidentielle commence. En quelques minutes, dans le prétoire d'une cour d'appel, une poignée, quelques magistrats, va faire basculer le destin politique de la France. À ce point-là ? Deux scénarios. Premier scénario, Marine Le Pen est éligible. Dans ce cas, elle sera, française et français, la prochaine présidente de la République.

0:46
Présentateur

Pour vous, il n'y a même pas de doute.

0:48
Invité

C'est ce que disent les sondages, c'est ce que dit l'usure du pays, c'est ce que dit la volonté de changement, c'est ce que dit la France. Deuxième scénario, elle est inéligible. Alors passons ce matin sur le scandale démocratique que représente l'idée de voir trois magistrats décider de la vie politique d'un pays de 68 millions d'habitants. Ça sera pour une autre chronique. Mais si c'est le cas, tout se rouvre. Tout éclate. Tout devient possible.

1:10
Présentateur

Edouard Philippe, précisément dit, tout n'est pas perdu pour la droite.

1:13
Invité

Il a raison, mais à une seule condition. Que la droite cesse de se disperser entre 15 candidats potentiels. 15 candidats, c'est-à-dire aucun candidat. Car dans un second tour, Bardella-Mélenchon, le pire d'ailleurs scénario possible pour la majorité du pays, la droite assisterait à son propre enterrement. Pour cette élection et pour toutes celles qui suivront.

1:32
Présentateur

Pourquoi est-ce que ce serait la fin de la droite ?

1:34
Invité

Parce que si Bardella gagne, la droite se ralliera à lui, il n'y en a aucun doute. Et si Mélenchon gagne, l'URN deviendra la seule force d'opposition vraiment crédible, avalant toutes ses concurrentes. Dans les deux cas, la droite, pour cette élection, joue ici sa survie.

1:48
Présentateur

Alors comment s'assurer une place au second tour pour vous, la droite ?

1:52
Invité

Pour moi, il y a deux impératifs. Le premier est mécanique. Un seul candidat, un seul chef, c'est nécessaire. Le second est existentiel. Ce chef, le candidat de la droite, devra conduire l'une des plus grandes et l'une des plus belles élections présidentielles de l'histoire de la Ve République. Rien de moins ne suffira.

2:09
Présentateur

Mais alors ça veut dire quoi, une grande campagne ? Vous trouvez que pour l'instant, c'est vraiment ce qui se dessine ?

2:13
Invité

Pas du tout. Écoutez, nous ne vivons pas des temps ordinaires. Ça, je pense que tous nos auditeurs sont d'accord. La droite républicaine doit renouer, je le pense, avec sa radicalité. Et je l'utilise dans le sens le plus noble du terme. Celle qui retourne aux racines. Elle doit s'imprégner d'une énergie et d'une soif sans précédent. Il faut que la droite fasse une campagne d'affamé. Pas une campagne de gestionnaire, pas une campagne de comptable, pas une campagne de bon élève. Elle doit cesser cette droite. D'avoir peur de son ombre. Cesser de sentir la nartaline d'amphithéâtre, de sociologie. Censer d'endormir par son ringardisme, même ses plus ardents fidèles.

Cesser d'avoir peur des idées neuves. Et empoigner enfin son avenir avec le zèle du croisé.

2:54
Présentateur

Avec le zèle du croisé. Je reconnais bien votre phrasé, Louis Sarkozy. Concrètement, ça ressemble à quoi, une telle campagne ?

3:00
Invité

Écoutez, en toute modestie, je pense que ça ressemble à un combat idéologique. Incarné par un chef, nous l'avons dit, qui au fil de la campagne doit devenir incontestable. Pas populaire, ou pas que. Incontestable. Ce n'est pas exactement la même chose. Un chef que les Français regarderont en se disant, lui a compris. Lui, il ose. Lui, il mérite les clés. Avec tout cela, soyons clairs, la droite peut encore perdre. La politique n'est pas une science exacte. Les Français font ce qu'ils veulent. Et Marine Le Pen, si elle est candidate, reste bien évidemment favorite. Mais sans ça, sans cette soif, la droite est certaine de perdre. Voilà pour moi l'équation.

Et voilà pourquoi ce mardi 7 juillet, c'est une date charnière. Elle enclenche, ou n'enclenche pas, l'urgence politique de notre époque.

3:39
Présentateur

Il y en a un qui en est capable, la droite ?

3:41
Invité

Celui qui ose. Celui qui ose transformer en profondeur et réduire drastiquement le poids de nos institutions. Celui qui ose la baisse radicale des impôts et la croissance qui va en découler. Celui qui ose mener le combat migratoire. Mais aussi le combat civilisationnel. Celui qui ose, ma chère Apolline, la démocratie directe.

4:02
Présentateur

Vous ne me dites pas grand chose.

4:03
Invité

Le retour au peuple. Attends, si vous me laissez finir, peut-être que vous avez changé d'avis. Le retour au peuple, les référendums et la confiance rendue aux élus locaux. Celui qui ose le risque et l'initiative qui ont caractérisé toutes les grandes aventures humaines. Qui retrouve cet élabre foudroyant sur lequel aucune grande épopée n'est possible. Qui assume enfin la rupture que réclament nos concitoyens. Vous me demandez qui peut donner à la droite sa chance. Je vous réponds très clairement. Pas du tout un homme politique. Celui qui osera.

4:27
Présentateur

C'est celui qui osera. Bon, on verra si ça se dessine plus précisément. Merci beaucoup Louis Sarkozy. La Voix de droite sur RMC. Demain, ce sera la Voix de gauche.