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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 3 juin 2021 11 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSolidarités & famille

LA DROITE EST-ELLE ENCORE RÉPUBLICAINE ? - UN BOURBON SINON RIEN #8

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00narrateurFait
    « Guillaume Peltier, vice-président de LR, n’y est pas allé par quatre chemins, dimanche, au micro de RTL : Moi, je lance un appel, aujourd’hui, à nouveau, fort, à l’union sacrée de tous les patriotes et de tous les républicains des deux rives, y compris aux électeurs du Rassemblement National, qui ne sont pas des citoyens de seconde zone, pour mettre fin à l’aventure terrible du macronisme. »
  • 4:00narrateurFait
    « La droite va gagner à la condition qu’elle présente un projet de contre-révolution. De contre-révolution pour refaire de la France une nation sûre et prospère. »
  • 6:00narrateurFait
    « Guillaume Peltier écarte toute voie de recours. L’idée, c’est de créer une justice exceptionnelle. Sans appel ? Sans appel possible. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La droite va gagner, à la condition qu’elle présente un projet de contre-révolution. Marine Le Pen aime le couscous, j’aime le couscous, donc j’aime Marine Le Pen. Nous devons également aller plus vite, probablement, dans la désignation d’un candidat.

Quand il n’y a pas de candidat, il n’y a pas de porte-parole. La ligne politique qui peut nous faire gagner l’élection présidentielle, c’est celle qui va de Michel Barnier à Xavier Bertrand en passant par Valérie Pécresse. Bravo Guillaume Peltier, bravo Ciotti, bravo Aubert.

Venez à Debout la France ! Justice d’exception et contre-révolution, c’est le programme fou du numéro deux des Républicains. On en parle tout de suite dans le numéro 8 d’un Bourbon Sinon Rien.

Il aura suffi d’une heure au numéro deux des Républicains pour dynamiter son parti. Guillaume Peltier, vice-président de LR, n’y est pas allé par quatre chemins, dimanche, au micro de RTL : Moi, je lance un appel, aujourd’hui, à nouveau, fort, à l’union sacrée de tous les patriotes et de tous les républicains des deux rives, y compris aux électeurs du Rassemblement National, qui ne sont pas des citoyens de seconde zone, pour mettre fin à l’aventure terrible du macronisme. La droite va gagner à la condition qu’elle présente un projet de contre-révolution.

De contre-révolution pour refaire de la France une nation sûre et prospère. Contre-révolution. Le mot est lâché.

Guillaume Peltier a donné un exemple éclairant de ce qu’il entendait par là. Le député du Loir-et-Cher veut en effet rétablir la Cour de sûreté de l’État pour les dossiers terroristes. Cette juridiction d’exception, créée juste après la guerre d’Algérie pour lutter contre l’OAS, et supprimée en 1981, pourrait ainsi interner préventivement des individus soupçonnés d’être des terroristes.

Avant tout passage à l’acte, donc. Guantanamo-sur-Seine, en quelque sorte. Pour rajouter à l’arbitraire, Guillaume Peltier écarte toute voie de recours.

L’idée, c’est de créer une justice exceptionnelle. Sans appel ? Sans appel possible.

Le numéro deux de LR est coutumier des coups d’éclat sans lendemain. Mais cette fois, l’affaire est sérieuse, car les déclarations de cet ancien cadre du Front national interviennent au lendemain d’un premier psychodrame : la tentative de rapprochement de la liste LR en PACA, conduite par Renaud Muselier, avec la République en marche. À cette occasion, l’aile droite de LR a donné de la voix comme jamais, de Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, à Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, en passant par l’eurodéputée Nadine Morano.

Les deux derniers ont déclaré qu’ils ne voteraient pas pour la liste de leur parti aux régionales, ne voulant pas cautionner d’éventuelles alliances avec les macronistes au second tour. Guillaume Peltier, lui, a indiqué dimanche qu'il “voterait blanc” en cas de duel au second tour entre Renaud Muselier et Thierry Mariani, qui conduit la liste RN en PACA. Provocateur, il a été jusqu’à affirmer qu’il portait les “mêmes convictions” que Robert Ménard, le maire de Béziers.

La goutte d’eau pour Damien Abad, le président du groupe parlementaire LR. Beaucoup de députés se sont interrogés suite à l’expression de Guillaume Peltier dimanche, et notamment sa volonté de rapprochement avec Robert Ménard. Nous l’avons dit très clairement, c’est un rapprochement que nous ne pouvons pas cautionner ni de près ni de loin.

Aucune digue ne doit être franchissable avec le Rassemblement National, y compris d’ailleurs avec monsieur Dupont-Aignan et Debout la France, comme avec monsieur Robert Ménard, qui, les deux, jusqu'à preuve du contraire, soutiennent madame Le Pen et appelleront éventuellement au deuxième tour à voter pour madame Le Pen, y compris contre notre candidat de droite, si nous sommes au deuxième tour face à elle. Partant de là, il faut que la digue soit infranchissable, que les choses soient claires. En toute logique, on s’attendrait à ce que Guillaume Peltier soit sanctionné.

Mais à LR, on marche sur des œufs : Je ne crois pas à la logique de sanction. Je crois davantage à la logique de rédemption, et je crois davantage au fait que, et les uns et les autres, il faut qu’on apprenne à travailler ensemble. Rédemption… Ce n’est plus un parti politique, c’est l’Hôtel-Dieu !

La proximité revendiquée par Guillaume Peltier avec Robert Ménard ne choque pas tout le monde. Le député du Vaucluse, Julien Aubert, dédramatise la chose en évoquant l’épouse de Robert Ménard, Emmanuelle Ménard, élue députée de l’Hérault avec le soutien du RN. Maintenant, il m’arrive dans l'hémicycle d’être d’accord avec elle.

Et alors ? Il m’arrive aussi d’être d’accord avec Jean-Luc Mélenchon et je vous rassure, je ne sens aucune proximité. On adopte ce qu’on appelle le Reductio ad Hitlerum, c’est à dire Marine Le Pen aime le couscous, j’aime le couscous, donc j’aime Marine Le Pen.

Malheureusement, la politique c’est un petit peu plus complexe que ça et donc on peut avoir des points de convergence et des points de divergence. À la question : "Êtes-vous d’accord avec Robert Ménard quand il pousse la candidature de Marine Le Pen ?" la réponse est clairement non.

Je ne sais pas si Marine Le Pen aime le couscous, mais il est clair que les Républicains pédalent dans la semoule. Ce que confirme Julien Aubert : il est minuit moins cinq pour la droite. Un peu comme les horloges atomiques, vous savez, qui indiquent l’apocalypse.

Il est minuit moins cinq et nous savons que si nous n’arrivons pas à nous mettre d'accord sur un chef, eh bien nous serons confrontés l’année prochaine exactement, mais avec une force 10, exactement aux mêmes choses. Même les plus modérés, comme l’ancien ministre du Budget, Éric Woerth, plaident pour une désignation rapide d’un candidat à la présidentielle. Nous devons également aller plus vite probablement dans la désignation d’un candidat.

Quand il n’y a pas de candidat, il n’y a pas de porte-parole. Voilà, quand il n’y a pas de porte-parole, c’est compliqué. Damien Abad est du même avis, avec une petite réserve : La ligne politique qui peut nous faire gagner l’élection présidentielle, c’est celle qui va de Michel Barnier à Xavier Bertrand en passant par Valérie Pécresse.

C’est cette ligne politique-là qui peut nous faire gagner. Maintenant, qui des trois l’incarnera, on verra bien. Vous ne remarquez rien ?

Il manque un candidat à la candidature dans cette énumération : Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat. Sans doute parce qu’il est aussi clivant que Guillaume Peltier. Retailleau s’est donc rappelé au bon souvenir de ses camarades.

Vous restez candidat pour 2022 ? Eh bien j’attends, j’espère qu’il y aura des primaires justement, un vote qui permettra à notre électorat, à nos militants, de nous départager. Moi je crois au vote, voilà.

En démocratie, quand personne n’écrase le match, qu’est-ce que vous voulez ? Il n’y a pas d’autre meilleure méthode. En tout cas, il y en a un que ce désordre réjouit : le leader de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.

Il a réussi à placer six membres de son mouvement sur la liste de Gilles Platret, le candidat LR en région Bourgogne Franche-Comté, sans que la direction de LR ne s’en émeuve ou ne retire son investiture à la liste. Moi, je me réjouis de cette clarification. En Bourgogne Franche-Comté, Debout la France est alliée avec Gilles Platret qui est carré, qui n’ira jamais vers En Marche.

Et donc moi je dis, au contraire, je me réjouis. Bravo Guillaume Peltier, bravo Ciotti, bravo Aubert. Venez à Debout la France !

La droite se cherche un candidat d’envergure pour la présidentielle. Si elle tarde encore, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se partageront sa dépouille. Mais la vraie question, c’est de savoir si LR compte un tel sauveur dans ses rangs.

Le groupe de la France insoumise à l’Assemblée nationale va-t-il bientôt accueillir une 18e députée ? C’est bien ce qu’espèrent Jean-Luc Mélenchon et ses amis après le premier tour de la législative partielle qui s’est tenue ce dimanche dans la 15e circonscription de Paris. Un scrutin atypique : sur 77 000 inscrits, seulement 12 000 électeurs se sont déplacés, soit une participation de 15,54 %.

Ce dimanche, le second tour départagera la candidate du PS, Lamia El Aaraje et celle de la FI, Danièle Simonnet. La première a obtenu 3 009 voix, la seconde 2 437. Le jeu est donc ouvert.

Hier soir, Jean-Luc Mélenchon est venu soutenir Danièle Simonnet. La candidate n’a pas manqué de souligner l’effet d’entraînement que provoquerait sa victoire : Vous imaginez si on gagne dimanche soir, pour les régionales avec Clémentine Autain, ça change la donne face à Pécresse. Alors dimanche, c’est nous qu’on va gagner !

Jean-Luc Mélenchon, lui, a exhorté les électeurs de cette circonscription populaire à adresser un message au gouvernement : Vous allez dire au pays la chose suivante : Ca fait des mois qu’on nous matraque, nuit et jour, avec l’idée que s’il y a des problèmes dans la patrie, ce n’est pas parce que les uns prennent tout et ne laissent rien aux autres, c’est parce qu’il y aurait des musulmans. Eh bien nous, nous allons dire dimanche prochain : les musulmans ne sont pas nos ennemis. Tous les êtres humains, quelle que soit leur religion, peuvent être nos amis, si nous partageons ensemble la volonté de bien faire, d’améliorer la vie de chacun.

Dans un communiqué, la direction du Parti communiste invite les électeurs “à se rassembler pour faire élire les candidates de gauche les mieux placées dans ces circonscriptions à l'issue du premier tour.” Autrement dit, Fabien Roussel, le secrétaire national du PC, soutient le Parti socialiste. Alors même que communistes et insoumis font liste commune pour les régionales en Ile-de-France.

La consigne n’est pas suivie par tout le monde. Les députés communistes Marie-Georges Buffet, Elsa Faucillon et Sébastien Jumel appellent à voter FI dimanche. Quant au candidat communiste éliminé au premier tour, Thomas Roger, celui-ci s’est refusé à une quelconque consigne de vote.

C’est peu dire que le porte-parole du groupe communiste à l’Assemblée, Pierre Dharréville, était mal à l’aise sur le sujet : Le Parti Communiste s’est exprimé à Paris, il y a eu une déclaration nationale, ça fait le tour de la question. Je ne veux pas en rajouter sur ce sujet. J’ai vu des prises de position, on n’a pas eu d’échange ce matin dans le groupe sur la question.

Le résultat de ce dimanche 6 juin sera à double tranchant. Si la candidate socialiste l’emporte, le signal sera désastreux pour la FI. À l’inverse, une victoire de la FI confirmerait la place centrale qu’occupe aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon à gauche, même si cette dernière ne rassemble plus qu’un quart de l’électorat du pays.

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À la semaine prochaine pour un Bourbon Sinon Rien !