Réforme de la SNCF #4. La pression monte chez les cheminots
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Chapitres
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- 0:41Invité politiqueFait
« Ce même Guillaume Pépy qui a toujours été à l'avant-garde du cheminot bashing qui nous a ménagés à aucun moment pendant son double quinquennat à la tête de la SNCF »
- 1:23Invité politiqueFait
« il y a une raison pour laquelle il fait ça, parce qu'il est en train de voir qu'il y a une pression qui monte de la base »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« Guillaume Pépy ses 450 000 euros ainsi que l'ensemble des gros dirigeants de la SNCF du groupe public ferroviaire qui sont quasiment aux mêmes rémunérations »
- 4:07Invité politiqueFait
« Guillaume Pépy ne va pas briguer un troisième mandat »
- 4:50Invité politiqueFait
« le 15 mars prochain il y a l'intersyndicale nous en tout cas au niveau de SUD Rail ce qu'on va porter c'est le mandat des cheminots et c'est le mandat du terrain »
- 5:28Invité politiqueFait
« une attaque qui est sans précédent à la SNCF, parce que c'est tout simplement la libéralisation de la SNCF et puis la fin du statut des cheminots »
- 6:45Invité politiqueFait
« ils s'attaqueront au SMIC, ils expliqueront à quel point le SMIC, à la manière de ce qu'ils font avec la SNCF, à quel point ce SMIC empêche les patrons de pouvoir embaucher »
- 8:52Invité politiquePromesse
« le 12 mars prochain, lundi parvis de gare de Lyon à partir de 18h, j'invite l'ensemble des cheminots syndiqués ou non syndiqués »
Temps de parole
- Anasse Kazib100 %
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Salut à tous! Alors obligé de réagir à cette actualité à l'aube du 22 mars, qui sans nul doute va être une journée de mobilisation très forte à la SNCF, dans la fonction publique et dans d'autres secteurs on en parlera après mais tout d'abord moi je voulais réagir sur monsieur Guillaume Pépy qui vient de sortir sa tête de l'eau, qui vient de faire un coup de gueule justement contre le "cheminot bashing" le "SNCF bashing". En ce moment on est vraiment dans une période de "SNCF bashing et de "cheminot bashing" et j'en ai assez, je trouve que c'est nul et que c'est inutilement méchant.
Ce même Guillaume Pépy qui a toujours été à l'avant-garde du cheminot bashing qui nous a ménagés à aucun moment pendant son double quinquennat à la tête de la SNCF, on peut se remémorer 2014, la réforme du ferroviaire où il nous expliquait à quel point cette réforme allait dans le bon sens et qu'elle permettait à la SNCF de pouvoir se préparer à la concurrence.
En 2016 lorsqu'on était en grève et dans la rue contre la loi El Komri et contre le décret socle, et la fin du RH077 et qu'au même moment il y avait des inondations mais on a essayé de faire porter le chapeau de la météo aux cheminots et notamment Guillaume Pépy qui nous traitait d'inconscients de continuer à faire grève alors qu'il y avait des inondations en France. Voilà donc aujourd'hui il vient nous expliquer que justement il en a ras-le-bol de ce cheminot bashing dans les médias alors que lui même a été le chef d'orchestre de tout ce cheminot bashing pendant toutes ces années là et n'a jamais cherché à nous défendre.
Voilà mais il y a une raison pour laquelle il fait ça, parce qu'il est en train de voir qu'il y a une pression qui monte de la base, il est en train de voir qu'il y a une certaine montée en pression des cheminots à l'aube de ce 22 mars mais ça c'est le côté façade, c'est la vitrine pour essayer de cajoler un peu les cheminots, leur dire "voilà moi votre président je suis de votre côté je laisserai à aucun moment qu'on massacre et qu'on critique les cheminots"...
la réalité c'est qu'on voit en interne il y a un autre discours, c'est à dire le discours d'avoir des dirigeants de proximité, des dirigeants d'établissements, des dirigeants régionaux qui envoient des mails qui balancent des communications pour essayer de recenser tout de suite le nombre de potentiels agenst qui seraient non grévistes dans un mouvement futur pour tout de suite préparer les casseurs de grève et pouvoir les répartir dans un certain nombre de postes pour assurer au maximum la casse du mouvement de grève des cheminots Donc ça c'est une réalité, c'est ce qu'on voit, c'est à dire qu'il y a en façade aujourd'hui Guillaume Pépy qui est en train de nous expliquer qu'il est contre le cheminot bashing, mais en interne il est en train d'orchestrer la mort d'un mouvement à la SNCF.
Donc c'est un double discours et ça il va falloir que les gens l'entendent, il va falloir que les cheminots l'entendent, et moi je voudrais m'adresser également à l'ensemble des cadres du chemin de fer, qu'on se le dise chers camarades, il n'y a pas un statut des cheminots pour les agents de l'exécution de maîtrise et un statut de cheminot pour les cadres.
On va tous perdre à la fin de cette histoire là donc il y a 2 choix qui se posent à vous : soit d'être avec nous dans la rue et en grève et de faire le nécessaire pour que cette réforme du ferroviaire elle ne passe pas et qu'on conserve les acquis sociaux qu'on a eu jusqu'à présent, et de faire en sorte que le statut des cheminots il soit justement élargi à l'ensemble des travailleurs du rail, soit d'accepter de baisser la tête et d'accepter la fin de notre statut et du service public ferroviaire.
Voilà il n'y a pas 36 solutions A un moment donné il va falloir comprendre que qu'on soit cadre, qu'on soit dans l'exemple des instances de direction etc ça permettra pas d'avoir une couverture sociale au moment où cette réforme ferroviaire va passer par ordonnances, et tout le monde va manger, tout le monde va trinquer. Par contre Guillaume Pépy ses 450 000 euros ainsi que l'ensemble des gros dirigeants de la SNCF du groupe public ferroviaire qui sont quasiment aux mêmes rémunérations et qui eux ne sont pas au statut des cheminots, eux ça les dérange pas que le statut saute ou pas.
Voilà et c'est pas étonnant, je l'ai déjà dit dans une précédente vidéo, que la SNCF est favorable dans la quasi totalité au rapport Spinetta.
Ce que j'avais envie de dire donc cher Guillaume Pépy, cher président, nous on va anticiper votre départ, parce qu'on a entendu que Guillaume Pépy ne va pas briguer un troisième mandat, en tout cas le syndicat SUD Rail va participer à votre pot de départ le 12 mars prochain, lundi en gare de Lyon à 18 heures on va venir fêter les 80 ans de la SNCF avec vous et votre départ anticipé de la SNCF, parce que maintenant c'est terminé, on a avalé assez de couleuvres comme ça j'ai envie de dire, et on ne va pas se laisser faire, maintenant c'est terminé 2018 ne sera pas comme les années précédentes et ça on le voit, on le voit à la SNCF et personne ne pourra dire le contraire il n'y a pas un secteur de cheminots qui ne parle pas du rapport Spinetta.
Il n'y a pas un secteur de cheminots qui ne parle pas de l'attaque vis-à-vis du statut et de tout ce cheminots bashing justement dans les médias, ça tout le monde le voit et on en train de voir qu'il y a une pression qui est en train de monter, et on sent que le 22 mars ça va être quelque chose d'énorme maintenant il y a une date c'est le 15 mars prochain Le 15 mars prochain il y a l'intersyndicale nous en tout cas au niveau de SUD Rail ce qu'on va porter c'est le mandat des cheminots et c'est le mandat du terrain, c'est le terrain qu'il le veut ça C'est de faire en sorte que le 22 mars soit une journée de forte mobilisation mais qu'elle soit un tremplin, une grève reconductible voilà le mandat qu'on va porter et on comprendrait pas que ce 15 mars là dans cette intersyndicale ne soit pas décidée une grève reconductible très rapidement après le 22, parce que les cheminots le veulent, et on ne comprendrait pas qu'avec une attaque qui est sans précédent à la SNCF, parce que c'est tout simplement la libéralisation de la SNCF et puis la fin du statut des cheminots donc ça veut dire la fin de la retraite des cheminots, qu' il n'y ait pas une grève reconductible immédiatement à la SNCF.
Voilà en tout cas nous ce qu'on va porter. Il y a tous les arguments et on le voit, pour qu'il y ait une grosse bataille à la SNCF.
Maintenant moi j'invite l'ensemble des secteurs, l'ensemble des secteurs du privé, du public, à se mettre en ordre de bataille aux côtés des cheminots, aux côtés de la fonction publique, de la santé, des étudiants etc, parce que les cheminots, on l'a déjà répété plusieurs fois, c'est une digue qui couvre un certain nombre d'autres secteurs aussi parce qu'ils savent très bien que quand on attaque le prolétariat dans son ensemble on se retrouve toujours face au mur des cheminots et ça ils veulent le faire tomber ce mur là, qui est un mur aussi de protection des cheminots, mais aussi un mur de protection pour l'ensemble des ouvriers de ce pays là, ils ont envie de le faire tomber et qu'on se le dise, le moment où ils défonceront le statut des cheminots, ils s'attaqueront au statut des fonctionnaires ils s'attaqueront aux acquis à la RATP, dans l'aérien etc et ils ne laisseront pas un seul secteur sans le défoncer, et dès qu'ils auront fini avec les soi-disant privilégiés, parce qu'on voit aujourd'hui ils s'attaquent même aux retraités, c'est à dire que maintenant c'est devenu un privilège d'être retraité, on le voit.
Même chômeurs aujourd'hui, avec l'attaque de la réforme sur l'assurance chômage, c'est un privilège d'essayer de se former, la formation professionnelle à travers la réforme Pénicaud, c'est devenu un privilège donc dès qu'ils en auront terminé avec tout ce qui reste d'acquis social, et bien ils s'attaqueront au SMIC, ils expliqueront à quel point le SMIC, à la manière de ce qu'ils font avec la SNCF, à quel point ce SMIC empêche les patrons de pouvoir embaucher, empêche un certain nombre de choses, "regardez en Allemagne, le SMIC il est ceci, regardez en Ethiopie, regardez en Afghanistan ils n'ont pas de SMIC... et puis regardez les 35 heures", etc.
Donc ils laisseront rien passer ils continueront le rouleau compresseur, ce réformisme compulsif qu'a ce gouvernement Macron ne va pas s'arrêter après les cheminots, donc tout le monde a intérêt à être dans la bataille avec les cheminots, le 22 mars et après le 22 mars parce qu'on ne va pas faire que de l'incantation et parler de mai 68 et 95, mais va falloir faire justement en sorte que 2018 soit à l'image de 95 et de 68, et on peut le faire parce qu'il y a suffisamment d'arguments pour pouvoir se mettre en ordre de bataille et dans la rue ensemble, il y a personne qui est épargné aujourd'hui, entre les ordonnances de la loi travail, l'application de la loi El Khomri et un certain nombre d' attaques dans des gros secteurs on a tous les arguments pour se mettre en ordre de bataille et combattre ensemble ce gouvernement là qui est en train de nous asphyxier et qui en train de nous réprimer au quotidien, dans nos entreprises, c'est ça la réalité donc va falloir comprendre il va falloir se lier dans cette bataille là et pas penser uniquement que les cheminots vont se défendre tous seuls et que "ce qui se passe à la SNCF ne me regarde pas".
Voilà pour faire court, donc je rappelle la date, le 12 mars prochain, lundi parvis de gare de Lyon à partir de 18h, j'invite l'ensemble des cheminots syndiqués ou non syndiqués, peu importe l'organisation syndicale, l'ensemble des usagers qui se sentent solidaires de la SNCF, à venir s'inviter avec nous aux 80 ans de la SNCF, parce que c'est nous qui faisons le rail c'est nous qui faisons le service public au quotidien et il est hors de question que ce soit les patrons et les politiciens qui fêtent cet anniversaire là la fin du service public, parce que c'est ça leur anniversaire, c'est de fêter les 80 ans de la fin du service public et de passer à une nouvelle ère, l'ère de la privatisation voilà ce qu'ils ont envie de faire et ben non on va leur dire le contraire et puis en même temps le 12 mars prochain ça va être un triste anniversaire pour nous et j'ai une pensée émue pour mon camarade Edouard Postal qui s'est suicidé le 10 mars 2017 voilà donc pour nous c'est aussi ce service public là qu'on va dénoncer, cette critique de la SNCF là, à savoir tous nos morts, tous ceux qui sont morts dans des accidents du travail, tous ceux qui se sont suicidés en 2017 et les années précédentes, pour essayer de faire avancer le rouleau compresseur de la privatisation Voilà ce que j'avais à dire, donc le 12 mars prochain et une dernière date, je suis invité le 16 mars prochain, il y a un débat public organisé par les camarades de Révolution Permanente autour de 95, autour de la convergence des luttes entre les différents secteurs, donc ça va être l'occasion pour moi aussi d'échanger avec vous et puis de débattre un peu plus sur la situation dans le ferroviaire Je vous remercie beaucoup, merci de votre patience et merci de continuer à relayer et partager les vidéos.
Bisous à tous, salut, ciao!
Anasse Kazib