Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 28 janvier 2026 105 minAutoproduit

Conférence : La nouvelle donne internationale - Comprendre pour agir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

tout le monde. Il y a un caractère un peu singulier à cette rencontre qui résulte d'une sorte de bug des calendriers. Nous sommes, il faut le dire sans s'en cacher, comme tout le monde le sait en France, pris dans un lenton noir dont le débouché l'année 2027 et il s'agit entre maintenant et le début de la campagne présidentielle d'inscrire dans le dans l'agenda une série de tâches concernant le programme, les analyses et ainsi de suite qui sont pour nous des tâches prioritaires puisque nous sommes les héritiers déjà de trois campagnes présidentielles et donc d'un très important matériel euh intellectuel et programmatique si ajoute la nécessité pour nous compte tenu des circonstances internationales particulières à cette époque et à ce moment la nécessité de faire une relecture générale des positions que nous avons pris des cadres d'analyse de ce qui doit être repensé ou pensé autrement et de ce qui doit être remis en forme. que aujourd'hui c'était d'abord l'idée dans d'une d'une relance, on va dire, de la discussion interne au mouvement insoumis.

Comme beaucoup de gens pensent qu'il y a pas de discussion interne, ils se trompent parce qu'elles se déroulent sous le régime de la palabre sous le bagnant. C'est-à-dire qu'elles sont fort lentes jusqu'à ce que tout le monde arrive à peu près à tomber d'accord sur l'essentiel. On n'y arrive pas toujours.

Donc on trouve des fois des voies de traverse, on vous dira pas lesquelles, mais en général si on y arrive en prenant le temps de déconstruire les mots, déconstruire les idées et de voir ce que chacun veut dire. Évidemment, bon, puisqu'on en était là, il fallait pas y donner un caractère secret, on a pensé que c'était une bonne idée de demander à la presse internationale de venir ce même jour, d'abord pour faire entendre ce qu'on se raconte entre nous et puis euh parce que on a déjà eu à plusieurs reprises des rencontres et on y a trouvé un intérêt mutuel à chacune de de ces étapes et ça s'est toujours passé plutôt bien. L'idée semble avoir été bien accueillie puisque il y a à peu près 25 organes de presse qui sont présents de 10 pays différents.

Donc c'est satisfaisant. On a demandé aux deux aux deux médias français qui sont spécialisés dans l'international si ça les intéressait d'être là. Oui, ça les intéressait d'être là.

Donc ils sont là et je les en remercie tous. Donc après la première partie qui sera la présentation du cadre de ce que nous avons à mettre en discussion, il y aura une deuxième partie qui sera spécifiquement dédiée au aux journalistes qui sont présents ici et naturellement nous entrerons dans la discussion aussi bien Arnaud Legal et notre coordinateur national Manuel Bonpard. Alors bon, évidemment, c'est toujours très difficile de commencer quelques réunions que ce soit à propos d'international sans reconnaître tout de suite qu'on est déjà englouti dans l'actualité et qu'à l'heure à laquelle nous parlons continue le massacre à Gaza et que je profite de l'occasion pour émettre une protestation solennelle en des plus en au-delà de tout ce qu'on a déjà pu dire sur le sujet contre la France, le fait que la France ait décidé de ne plus suivre le programme pause qui devait permettre d'accueillir des intellectuels palestiniens et nous considérons que c'est une complicité honteuse avec le gouvernement de monsieur Netaniau qui lui est déterminé à assassiner tous les intellectuels et journalistes palestiniens.

De même exprimer solennellement le dégoût que nous inspire le fait que notre pays n'ait pas été capable de pratiquer une politique d'accueil des enfants qui soit au moins égale à celle des autres pays européens sur le sujet. Je n'en dis pas plus pour l'instant sinon que pour la partie qui nous concerne, il y a une discussion qui doit reprendre dont il faut définir les modalités d'organisation dans la mesure où la position traditionnelle que nous avons tenue qui est celle de l'ONU, c'est la position à deux états et discuter de bien des côtés parmi les intellectuels et jusque dans nos rangs au profit de l'idée que peut-être ce qu'il faudrait c'est un seul état dans lequel toutes les communautés seraient égal en droit et donc aurait disposerait d'un état démocratique. Cette question a été soulevée à plusieurs reprises par Rima Hassan et elle a sollicité qu'on puisse faire un groupe de travail sur le sujet pour au moins pour ceux qui ont envie de mieux comprendre et mieux connaître, on arrive à maîtriser les termes du débat et pour finir savoir comment on articule ce qui est un projet, une position politique possible et la position de base sur laquelle fonctionne aujourd'hui notre travail politique qui est la reconnaissance du droit international et des prises de position de l'ONU parce que si nous venions à défendre quelque chose qui n'est pas pris en charge par l'ONU, on va se trouver dans une situation un peu compliquée.

Or, depuis le 7 octobre, notre mouvement a fait le tournant qui est en tournant dans la gauche radicale parce que ce n'était pas le cas jusqu'à présent qui est de dire le droit international et la base à partir de laquelle, queles que soient les imperfections de ce droit, nous travaillons, pensons, préparons, organisons notre action dans le but évidemment de construire une relation de force dans le monde entier pressent que ce droit international et l'institution qui les institutions qui l'incarne, mais en particulier l'ONU serait et est en effet la cible de des partisans de la loi du plus fort qui eux n'ont que faire d'un tel droit international ni d'aucune des institutions qui l'incarne. Par conséquent, il est apparu dans la discussion de cette gauche radicale que nous incarnons que c'était une position révolutionnaire de soutenir le droit international, ceux qui veulent le soutenir et y participer par rapport à tous ceux qui pensent que non, le droit international ne nous concerne pas vraiment et c'est une position qui a été tenue pendant des décennies et des décennies au profit d'une autre vision du monde qui était celle d'un internationalisme qui s'appuyait aussi sur des réalités géopolitiques politiques, des états là qui existait des forces politiques qui mettaient en cause les relations internationales telles qu'elles étaient et qui ont aujourd'hui disparu, notamment tout ce qui relevait du camp socialiste, ce qui s'en approché de près ou de loin. Dès lors, la question de ce droit international va encore être centrale dans ce que j'ai à dire.

Mais en attendant, à propos de Gaza, puisque la discussion existe, autant l'organiser et la maîtriser euh plutôt que d'être pris euh de temps en temps dans des polémiques qu'on ne maîtrise pas forcément, dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants car nous ne sommes pas tous au bon niveau de compréhension. Dans le présent, évidemment, il y a l'épouventable situation de l'Iran. Comme vous le savez, le mouvement insoumis parine depuis le groupe parlementaire des personnes condamnées à mort.

Il y a plus d'une trentaine de nos camarades qui qui exercent ce parrainage. Nous participons à toutes les manifestations en défense de la population iranienne mais auparavant des droits des femmes pour la libération des deux otages français qui sont aujourd'hui à la résidence de l'ambassade de France et dont nous pensons que nous nous approchons du moment où l'échange va pouvoir se faire avec la personne qui a été jugée et remise en liberté en France puisqu'elle a fait un an de préventive et qu'elle est condamnée en partie en surcis. Donc maintenant, les bases sont là pour qu'on puisse faire l'échange.

Et pour notre part, nous souhaitons que cela se fasse le plus tôt possible car nos otages ont déjà été pris une fois dans une situation que plus personne ne maîtrisait qui a été le bombardement de la prison dans laquelle il se trouvait, je le rappelle, et maintenant le moment paraît quand même le bon pour qu'il puisse enfin rentrer. Mais il est évident que ça ne peut pas suffire et que notre pays s'honorerait en convoquant le conseil de sécurité, en mettant en place ce qu'il faut mettre en place pour que les liaisons internet soient rétablies avec la population et évidemment pour avancer l'idée d'élection libres puisque il y a des élections en Iran mais ce ne sont pas des élections libres vu que c'est un comité théocratique qui décide qui a le droit d'être candidat ou qui n'a pas le droit d'être candidat. En attendant la position du mouvement insoumis, on la connaît, elle est remise en débat.

Notre position, c'est ni Mola ni chat. Pour ce qui est du chat, euh l'affaire est dite depuis le début puisque à l'époque, il y avait pas de mouvement insoumis. En tout cas, votre serviteur qui était déjà un militant politique et un dirigeant s'est toujours opposé au chat et à participer aux mobilisations contre lui, mais également d'entrée de jeu contre les Molas.

Donc je voudrais rappeler que leurs premiers actes ont consisté à réprimer férocement le syndicalisme, le partié et toutes les organisations marxistes avec lesquelles nous étions liés avec une sauvagerie sans pareil, des arrestations, des meurtres et ainsi de suite. Par conséquent, c'est un régime que nous avons toujours combattu. Bien sûr, nous étions partisans de l'accord qui avait été largement négocié par les Français sur l'interruption du programme nucléaire militaire de l'Iran et nous étions satisfaits de l'accord et nous sommes toujours très en colère qu'il aura suffi que les États-Unis d'Amérique élisent monsieur Trump pour que le lendemain on apprenne que tout le travail qui avait été accompli et le suivi qui avait été opéré de manière sérieuse et qui permettait de dire que les garanties qui avaient été demandées au début étaient respectées que Tout ça a été détruit d'entour de main en échange de rien du tout sinon la préparation d'une guerre que les États-Unis d'Amérique vont peut-être décider cette fois-ci de mener.

Et dans un instant, je pourrais préciser bien pourquoi. Parce que évidemment c'est pas la démocratie en Iran qui les intéresse. C'est pas ça non plus qui les intéressait au Venezuela quand qu'on a dit quelques naïves dans ce pays.

C'est le pétrole et ça restera le pétrole. Suivez les gazoduc et vous avez le chemin de la guerre des États-Unis d'Amérique. Suivez les points de passage de la Chine et vous avez les points de passage de des coortes nord-américaines.

Tout le reste c'est du blabla, de la flû, du bruit avec la bouche. Ça n'a aucune réalité. Les États-Unis d'Amérique sont un empire agressif, né d'un génocide et qui a passé les 9/10è de son existence en guerre contre le reste du monde.

Et par conséquent, il ne change pas sa nature, il reste ce qu'il est. Mais on va voir si quand même en ce moment quelque chose est en train de changer. De même, nous sommes dans le moment terrible où nous voyons les Kurdes être assassinés sans que ceux qui les ont utilisés ou qui ont eu été si contents de les avoir pour allié dans la guerre contre Daesh les abandonnent.

Et je crois que nous, le mouvement insoumis, nous ne pouvons plus rester simplement à la situation dans laquelle nous sommes. Je rappelle que Mathilde Panot et Daniel Obonau traversant toute l'Irak et le Kurdistanakien s'est rendu dans le Kurdistan syrien au contact des forces kurdes qui se trouvaient là, féministes, laïques, socialistes et dans le RJAV. Dès lors et à partir de là, nous avons construit au fil du temps discrètement mais fermement une amitié, une alliance et des pratiques militantes commune avec les militants kurdes, que ce soit sur place ou ici même à Paris.

Nous les considérons comme nos frères et sœurs de lutte et nous nous mettons à leur service chaque fois queil nous le demandent ou de l'aide d'une manière ou d'une autre, nous participons aux mobilisation. Mais la question du Kurdistan doit être posée parce qu'il serait tout à fait étrange que toute la carte explose, que tous les pays soient remis en question et soit en proie des tumultes. Bien sûr, c'est le cas de l'Irak.

Maintenant qu'on a détruit Mossou, peut-être que on pourrait parler autrement de la suite des événements, quoi qu'il y ait beaucoup de pétrole à Mossou. Peut-être que maintenant que la Syrie est dans l'état dans lequel elle est et qu'elle se rediscute, peut-être que l'Iran étant dans l'état dans lequel il est. Peut-être que la Turquie, regardant tout ça d'un œil plus ou moins agressif, selon que ça se passe loin de ses frontières ou à l'intérieur de ces frontières, peut-être que le moment est venu de reposer la question du Kurdistan, de son existence et de la possibilité pour les Kurdes de disposer d'un état nation.

En tout cas, je crois que nous, on doit y réfléchir et pas se contenter de s'arracher les cheveux en regardant la carte et le nombre de pays que une telle idée euh don bouscule les frontières. parce que c'est la vérité, cinq pays se trouvent impliqués par le concept de Kurdistan et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils n'y sont pas très favorables jusqu'à présent. Est-ce que pour autant c'est une raison suffisante pour que le débat n'ait jamais lieu, qu'on en parle pas et qu'on ne sache pas ce qu'on fait ?

Non. Donc il faut avoir la discussion. Le dernier point que je vais évoquer à cet instant, c'est évidemment la situation de la RDC, la République démocratique du Congo avec qui nous avons une relation amicale liée.

Mais bon, notre rôle étant n'est pas d'aller dire aux Congolais ce qu'ils doivent faire, mais nous pouvons dire dans la réflexion que nous avons amené que si nous alignons sur les décisions du pouvoir de la République démocratique du Congo, nous en tout cas les insoumis voyons dans très mauvais œil la présence du Rwanda qui a envahi la République démocratique du Congo, les exactions auxquelles il se livre sur place, les meurtres et les massacres et que dans cette histoire nous nous sommes du côté des des Congolais et que nous n'avons aucune sympathie pour le gouvernement du Rwanda qui est une dictature et que de plus ne voyons pas très bien ce qu'ils font à l'intérieur du groupe de la francophonie internationale alors que ils ont décidé de devenir anglophone et que leur propre ministre des affaires étrangères que par une espèce de caprice de Notre Prince a été nommé secrétaire général de l'OIF, nous pensons que c'est une très mauvaise idée et qu'il est temps de changer de secrétaire général. Alors après, il restera évidemment à dire aussi un mot à cet instant parce que c'est l'actualité que euh dans le cas euh du Soudan, si nous n'avons pas à choisir entre les différentes forces qui se présentent là, que ce soit la force d'action rapide euh que l'Union européenne a encensé, encouragé, aider, armé, équipé, qui pour finir se retournent contre la population et massacre à tour de bras. Et comme c'est pas eux, c'est les forces d'armées régulières qu'ils font.

Si bien que nous n'avons pas à choisir lequel serait le bon et le progressiste, ils sont tous mauvais. Par contre, nous avons à nous positionner contre le massacre et affirmer notre solidarité avec les chrétiens de cette zone qui sont les premiers persécutés. et dire que dans tout ça évidemment on pourrait déjà commencer par demander aux Émiratis qui sont très occupés à nous espionner ici en France et à intervenir dans la politique nationale française contre nous en particulier les insoumis qui ne leur avons strictement rien fait ni demandé et bien ils pourraient par exemple eux arrêter d'armer le groupe dit des forces d'action rapides puisque c'est comme ça qu'il s'appelait au départ et qui sont des meurtriers et des assassins.

Donc, il pourraient euh s'en s'en abstenir et s'ils ne le faisait pas, on pourrait euh les aider à y réfléchir à deux fois. Je le dis puisque euh les Émirats arabes unis bénéficient d'une base française dont on n jamais parlé au Parlement, ainsi que de force et d'avion dont on a non plus jamais parlé au Parlement, qui ont diverses activités dont on n' jamais parlé au Parlement. Et nous n'avons pas parlé des relations des Émirats avec euh Trackfin qui pourtant nous intéresse beaucoup puisque ça fait l'objet d'une dénonciation. dans le journal Le Monde qui comme vous le savez n'est pas un brévière gauchiste, loin de là et qui a publié une enquête montrant les corrélation entre l'action des Émirats arabes unis contre Carlos Bilongo mais on n'est pas le seul évidemment nous tous au nom de cette fumeuse guerre contre les frères musulmans qui ont selon le rapport officiel de la commission qui a eu le bonheur de m'interroger aucune espèce d'influence dans ce pays puisque au pire selon eux pour le mot pire.

Cela concernerait 8 mosquées sur 2800 qui se trouvent dans notre pays. Mais malgré cela, ils sont très actifs et ils affichent surtout les kiosques de Paris euh des la une de de leur journal qui n'existe pas. Puisque je me suis rendu au kiosque qui avait en bas de chez moi où on faisait la pub pour ce journal payé par les Émiratis.

J'ai demandé à voir le journal, il y avait pas de journal, il y avait que la fiche. Bon, alors c'est mieux de mettre le journal comme ça au moins je risqu dedans et si éventuellement ça peut me donner à penser. Alors là évidemment, j'ai pris des pièces et des morceaux.

Je n'ai pas traité et c'est pas le moment et c'est pas le sujet à cette heure hein. Par exemple la question de du Moyen-Orient dans son ensemble. Nous nous tenons aux opposition que nous avons tenu jusqu'à présent contre le génocide pour le jugement des génocidaires et des criminel de guerre de toutes sortes.

L'un d'entre eux qui avait été désigné par la Cour internationale de justice un des chefs du Hamas étant mort. Le dossier est clos. Par contre, il n'est pas clos pour monsieur Netaniaou et nous ne sommes pas d'accord pour qu'il puisse continuer à survoler ou traverser notre territoire sans que personne ne lui demande rien alors qu'il est recherché par la justice internationale.

Et puis l'autre point que je veux rappeler, mentionner, redire parce que c'est une spécificité du mouvement insoumis à part nous personne d'autre n'en parle ni ne le fait. Nous réaffirmons les liens spéciaux avec le Liban puisque nous y sommes allés à tour de rôle. Le président du groupe d'amitié parlementaires est ici au premier rang.

C'est notre camarade Arnaud Legal qui était il y a pas longtemps et nous-même nous avons monté une délégation qui s'est rendue et a rencontré celui qui était alors le chef d'état-major des armées, le général Joseph Aun qui entre-temps est devenu le président du Liban. Et à toutes les circonstances, nous réaffirmons notre solidarité. Si je le mentionne au milieu de toutes les solidarités, c'est parce que comme c'est la ligne de front d'une certaine manière, on pourrait se demander si notre solidarité ne doit pas être réservée à ceux qui pensent comme nous.

Alors, ça c'est la conséquence de ce qu'on a déjà dit tout à l'heure, hein. C'est-à-dire que ce qui compte pour nous, c'est qui sont les autorités légales, qui est agresseur, qui est agressé et le reste n'entre pas en ligne de compte. Nous ne savons pas quelle est l'idéologie du général Joseph Aoun, mais en toute hypothèse, notre sympathie lui est assurée, ainsi que dans la construction de forces militaires que nous aiderons si nous étions nous le gouvernement insoumis, nous aiderions le Liban à avoir des forces d'armées capables de se défendre, de défendre toute seule leurs frontières et euh de ne plus subir comme ils subissent les pressions que vous savez, sans oublier les bombardements et les meurtres qui ont lieu chez eux.

Alors le moment donc disais-je ça ce c'est le j'ai fait un petit tour comme ça parce que je ne peux pas te ouvrir cette réunion sans évoquer les questions chaudes mais ce qui est le plus important pour le mouvement insoumis c'est d'avoir un cadre de pensée et d'analyse une grille de lecture stable que bien sûr on remet en cause à l'expérience des faits mais qui ne soit pas proclamatoire déclarative et qui entre dans le détail des situations de chaque zone du monde et il propose non seulement une politique tenable, des solidarités affichées, mais aussi une pratique pour un gouvernement insoumis. Et vous savez comme moi que ce n'est pas tout à fait pareil. Et évidemment, nous nous faisons le maximum pour que ce soit pareil.

C'est-à-dire que pour que ce que nous croyons utile soit demain la proposition de notre pays et le la commande qui serait passée au service diplomatique de la France dès lors que nous les dirigerions. Mon rôle dans cette affaire est singulier mais il change. Il est singulier parce que bah comme dans d'autres sujets, je suis le passeur de relais que il y a des position depuis des années et que depuis il y a toute une équipe qui s'est constituée et qui anime une puissante activité internationale du mouvement assoumis.

Pour être franc, une activité qui des fois nous dépasse parce que nous ne sommes pas équipés pour faire face à un tel paquet de demande en tout genre parce que chaque cas est examiné. Souvent nos amis supportent mal qu'on ne réagisse pas immédiatement. Ben souvent il nous faut le temps de l'expertise.

Nous n'avons pas des experts de tous les continents. Si, euh mais pas de tous les pays. Euh bon, je crois pas qu'il y a beaucoup de mouvements qui a des spécialistes de l'Inde, je crois pas qu'il y a beaucoup de mouvements qui a des spécialistes de la Chine et ainsi de suite.

Donc c'est une force pour nous quant à l'Amérique latine, n'en parlons pas et l'Afrique de même. Mais il y a pour tous ceux qui aiment la France, disons qu'il ne se tourne pas spontanément vers monsieur Macron. Et comme pour le reste, il ne se tourne vers personne, vu que personne s'en occupe, il se tourne vers les insoumis puisque c'est les seuls qui s'intéressent à ce qui se passe dans le monde, qui discutent, qui jusqu'au point où nous avons eu des relations avec le parti communiste japonais qui m'aurait dit qu'un jour on aurait ce type de relation et ben nous avons des relations avec le parti communiste japonais avec des partis à peu près partout en Asie chaque fois qu'on nous le demande.

Thaïlande, Cambodge, Vietnam et que sais-je encore de tous les pays avec l'Inde évidemment où on construit ça méthodiquement, facialement et avec prudence pour ne pas être embarqué par ce que nous-mêmes nous faisons. Ma place dig est singulière parce que j'ai été conduit avec le livre que vous connaissez peut-être qui s'appelle Faites Mieux et à un résumé de la situation internationale qui se trouve à la fin du livre et qui ne s'est pas trop trompé sur le diagnostic fondamental de ce qui est en train de changer dans la géopolitique et le rapport des forces internationales. J'ai eu le bonheur d'aller le présenter en notre nom évidemment dans plusieurs pays de manière plus chaleureuse et amicale que dans mon propre pays puisque j'ai été reçu avec les petits plats dans les grands à l'université de Casablanca, j'ai été reçu à l'université de Kinshasa.

Je suis allé en Arménie à l'université française à Erevan, au Sénégal dans les deux universités, la publique chez Cantadiop et puis la privée subdo. Au Mexique à l'UNAM, au Canada à Montréal où on s'est bien amusé puisque j'ai fait une petite intervention non seulement à l'université mais dans la salle de meeting en anglais ouvrant une mode qui depuis offshore est tout à fait bien répandue. J'ai si j'ai bien compris ce qui se passe.

Je n'avais pas pensé aux lunettes, mais peut-être un kéfier aurait suffi à signifier qui j'étais. Alors bon, il y a eu ça, les États-Unis où ça s'est très bien passé. Euh l'université Cuni en Espagne comme c'est où je l'habitude où je suis déjà allé à plusieurs reprises, mais on m'a aussi accueilli en Italie et en Angleterre.

Si bien que le livre étant de réén traduit en espagnol euh de du nouveau monde comme on disait, pardon, des Amériques du Sud, euh de l'Amérique de l'anglais de de l'espagnol d'Espagne parce que c'est pas tout à fait le même figurez-vous. Et puis bon, l'anglais c'est le même partout, c'est-à-dire qu'il est imprononçable mais il y a un livre, il y a la traduction. Et puis sinon, bon donc l'espagnol, nous avons l'italien et en cours de route le brésilien et l'allemand.

Oui, même en allemand. Euh pourquoi pas euh pourquoi pas ? Je veux dire il y a bien Carl Marx qui écrit en allemand alors pourquoi pas moi ?

Euh ça ça par contre en France les choses se sont passées beaucoup moins bien. Il faut dire que j'ai vraiment pas eu de peau. Le livre est paru le 28 septembre.

Ça vous dit rien mais après c'était le 7 octobre. À partir du 7 octobre, j'ai été blanche-gardinisé. C'est-à-dire que tout ce que je pouvais dire ou faire quick par un hasard, c'est comme ça.

Tout d'un coup, pouf, vous disparaissez, vous passez dans la trappe. Alors, faire disparaître un insoumis, c'est une tâche compliquée et périlleuse et donc personne n'a réussi à nous faire disparaître et moi non plus. Mais enfin, je ne peux manquer de souligner devant vous tous que j'ai été reçu dans tous ces pays qui sont des pays civilisés après le 7 octobre dans une ambiance où dans chacun de ces pays, il y avait des débats mais où on pouvait parler.

Tandis que en France, il y a eu une sorte de vague de persécution contre tous ceux qui de près ou de loin dans les universités, dans la presse, dans les arts et lettres manifester la moindre sympathie pour les Palestiniens était immédiatement blacklisté. persécuté, poursuivi pour apologie du terrorisme et moi-même, j'ai été interdit à deux fois deux reprises à Bordeaux à commencer par le jour même où je rentrais du Maroc, c'était le 8 octobre et où j'allais mais je me suis expliqué, vous avez eu des vidéos sur le sujet. Bref, à Bordeaux dont je veux souligner la lâcheté spéciale de cette université qui sur la simple base d'un mail a interdit la conférence que je devais prononcer et la deuxième fois par une servilité remarquable à la demande du préfet.

Euh, j'ai été également comme ça interdit à Rennes, à Lille et à l'université d'Ex-Marseille à la demande de l'Uni, une organisation fasciste connue de la plupart de nos jeunes camarades. Bon, d'autres de mes camarades ont aussi été interdits en différents endroits et plusieurs d'entre nous faisons l'objet de poursuite de toutes sortes. Alors, maintenant que tout ça a été dit, parce que ça devait être dit, euh, j'en viens au fond de l'affaire.

Une nouvelle ère commence. C'est le point numéro 1 que nous mettons en débat. Il y a plein de gens qui pensent que ce qui se passe avec les États-Unis d'Amérique est un incident provisoire et que si l'on veut bien avoir la patience d'attendre que les démocrates reviennent au pouvoir, tout s'arrangerait.

C'est en particulier l'espoir des forces et des journaux qui sont directement liés au parti démocrates américain via soit l'ambassade quand c'est les démocrates qui gouvernent, soit les liens directs entre le parti démocrate, ses institutions, ses fondations et les journaux en question et les partis en question. Le mouvement socialiste international est une sorte de dépendance du parti démocrate à moins que ça soit le contraire. Mais la vérité c'est que c'est quand même le mouvement socialiste international ou ce qu'il en reste qui est une dépendance du parti démocrate.

Et donc tous ces gens vivent dans l'illusion que ça va s'arranger et que par conséquent surtout il ne faut rien changer à leurs croyances précédentes et à leur certitude précédente au moment même où il y a mis un terme mais surtout au moment même où eux-mêmes ne voulaient pas croire ce qu'il y avait à voir. À savoir que la politique il disait il faut rétablir des droits de douane. Il faut reconstruire l'industrie, il faut la subventionner est une politique qui a commencé avec monsieur Biden et avant avec monsieur Obama qui dès Obama dès Biden désignait la Chine comme adversaire systémique dans toutes les réunions du G7 et du G20 dans les textes qu'il produisait et à sa suite et l'Arbanin européen intervenant recopiant piteusement les mêmes formules depuis cette période et nous étions en alerte et dans le livre vous verrez les citations que que j'ai donné de ce que disait monsieur Sullivan et puis qui était lui s'occuper de la sécurité, mais il y avait aussi la secrétaire d'État à l'économie et au commerce qui disait, comme on aurait cru en les lisant lire une résolution de du du sommet là-bas le le contraire de Davos Porte Allègre hein, le forum social mondial.

Alors Sullivan disait oui oui quoi. Les doigts de doub c'est pas une politique. Euh le les salaires très bas, c'est pas une politique.

La preuve ça a ruiné la classe moyenne américaine et ça ruine notre pays. C'est-à-dire que les démocrates faisaient afficher la compréhension qu'ils avaient de l'impasse dans laquelle se trouvaient les États-Unis d'Amérique. Mais c'est une impasse qui est commune à d'innombrables pays dans le monde qui se sont infligés des doses plus ou moins importantes de politique néolibéral.

Mais comme là il s'agit euh du vaisseau amiral du capitalisme et de l'impérialisme mondial, évidemment que l'impasse pour eux n'a pas le même sens que pour nous ou pour d'autres pays. Mais les démocrates étaient déjà conscients de ça. Monsieur Trump a repris le dossier à sa sauce alors avec des variantes par rapport au parti démocrate puisque le parti démocrate était parti dans l'idée que la reconstruction industrielle passait entre autres choses mais passait part un redéploiement écologique et prévoyait toutes sortes de subventions.

Et madame Verer Layen qui est toujours disponible pour n'importe quelle illusion était allé là-bas en disant "Mais c'est formidable, quelle belle idée vous avez là." et fallu que tous les autres européens lui disent "Mais madame, vous vous trompez totalement, ce n'est pas du tout une belle idée. C'est une manière qu'ils ont de renforcer le subventionnement de leur industrie et cela va aller contre nous, contre les investissements européens et cetera." Et d'ailleurs, les droits de douane ont commencé à l'époque à être mis en discussion.

Par conséquent, le temps, le tempo Trump n'est pas une rupture d'orientation politique. C'est une amplification qui résulte de deux choses. Et bien des orientations spécifiques de MAGA, il y a des partis politiques et de l'évolution générale auquelle le néolibéralisme donne lieu.

Et nous allons contester certaines formules. Le contraire du néolibéralisme n'est pas l'illibéralisme qui est une manière de dire que si vous vous débarrassez de l'illibéralisme, ça y est, vous revenez à la démocratie et à la situation enviable. Pas du tout.

Ce qu'ils appellent l'ill libéralisme est en réalité le produit du néolibéralisme. C'est parce qu'on est passé par la case néolibéralisme que vous avez partout des masses humaines immenses qui entrent en rébellion contre le système et le mode de vie qui leur est infligé et que les dominants leur donnent à manger avec du racisme et avec tout ce qui va avec. Le racisme étant une stratégie de domination et non pas un écueil moral de population qui auraient perdu leur boussole.

C'est volontairement et en masse qu'on injecte du racisme et du suprématisme. Nous cherchions un mot euh parce que Manuel Bonpard dans une émission lui a dit euh a caractérisé de fasciste le gouvernement de monsieur Trump. Alors euh littéralement, nous sommes évidemment tous d'accord sur ce mot puisque les caractéristiques essentielles que nous retenons nous les Européens par rapport au faschisme, c'est essentiellement l'aspect raciste et privation de liberté.

Mais nous cherchons à un autre mot parce que il y a dans le fascisme quelque chose qui n'existe pas dans la situation que nous connaissons aujourd'hui. En particulier la nouvelle droite, la nouvelle extrême droite mondiale est enracinée dans une ou deux composantes qui n'existaient pas dans le fascisme précédent. Laquelle de ces composantes ?

Et bien c'est d'abord un suprématisme. C'est un suprématisme ethnique au sens de il y a une ethnie qui est la bonne et l'autre elle est pas bonne. C'est un suprématisme qui est enraciné dans les doctrines libertariennes, ce qui n'existait pas auparavant dans le fascisme qui en est même exactement le contraire à mains égards si l'on parle du fascisme des années 30 et de de l'axe.

C'est un technocapitalisme. Quelqu'un a parlé de des lumières de l'ombre. C'est-à-dire à propos de ce technocapitalisme, c'est-à-dire c'est les lumières, la technique va tout régler mais d'une manière absolument inhumaine et n'envisageant à aucun moment le développement égalitaire des capacités humaines mais le réservant à certains individus.

La phrase par exemple de monsieur Trump est extrêmement significative quand on lui dit et le droit international et qu'il répond "Ma morale me suffit." Il n'y a pas besoin de droit international. Il suffit de ce que lui pense parce que lui est un génie et qu'il appartient à la catégorie euh qui doit mener le monde et et le diriger d'après les normes d'un seul et unique une seule et unique vision du monde, c'est l'entreprise, le profit, la compétition, la cupidité qui sont les moteurs du monde et rien d'autre.

C'est pourquoi il ne faut pas se tromper sur la manière de l'envisager. Le mot qu'on ne peut, si ça vous plaît, il restera. Si ça vous plaît pas, il restera pas. le néosuprématisme parce que ce suprématisme est nouveau.

Ve dire, il a des traits communs avec le passé mais c'est un suprématisme et c'est en cela que c'est un anti-humanisme et c'est en cela que c'est un obscurantisme puisque c'est le contraire de la tradition née à partir du 15e siècle et du 16e siècle dans le monde européen puisqu'on parle de cette partie du monde qu'on ne parle pas de l'Asie à cet instant. Ce n'est pas beaucoup de gens croient que les États-Unis sont un pays animé par euh comment dire le surgissement soudain de la créativité individuelle et cetera. C'est absolument faux.

Les États-Unis d'Amérique ont été le miroir inversé de l'Union soviétique avec des fonctionnements extrêmement voisins de l'Union soviétique. Une bureaucratie des organes de sécurité absolument gigantesque. une manière d'encadrer une partie de la production notamment militaire qui est vaut largement un pays socialiste parce que c'est de l'argent attribué massivement par des plans d'état qui ne subissent aucune concurrence et qui fonctionnent d'ailleurs aussi mal à certains égards que fonctionnait l'Union soviétique.

Puisque vous avez peut-être su que monsieur le président Trump a fait une réunion des fournisseurs militaires récemment. C'est j'ai lu ça dans je sais plus quel journal un d'entre vous euh et où euh il s'en est pris au retard et il a dit que si c'était comme ça de rien avant il y aurait des pénalités et comme vous le savez euh euh dans ce domaine il y a toujours des imitateurs. Alors notre président Offsh quand il a entendu ça, il s'est précipité pour réunir tout le monde à l'Élysée, engueuler tout le monde.

Ça tombait mal parce que les gens qui étaient dans la salle sont pas de nature à se laisser engueuler comme des Américains parce que eux ils servent à l'heure. Donc ils n'étaient pas contents. après ce que on m'a dit dans l'oreillette hein et un certain nombre de grands industriels français ont très mal pris qu'on leur parle de cette manière-là parce que non seulement ils sont pas en retard mais ils sont en avance pour ce qui est de l'équipement et des cadences de production des armements qui leur ont été demandés.

Ne demandez pas ce que je pense de tout ça. Je vous raconte une histoire pour que vous sachiez comment ça se passe. Quant aux États-Unis d'Amérique, ils ont toujours fonctionné d'après une doctrine d'État.

Toujours lorsque monsieur Kennedy était là, il y avait comment s'appelle ce type ? Walt Rostov. Ça vous dit quelque chose ?

Et ben, lisez. Vous verrez le discours à l'ONU de Kennedy et c'est un discours étapiste. Il dit euh voilà ce qu'il faut faire pour que ça avance.

Il faut faire c, il faut faire là. Alors ça va passer par plusieurs étapes. Il y a le microdéveloppement puis après il y a le développement et cetera et puis à la fin les biens qui se répartissent.

C'était une vision étapiste. Et pour vous dire à quel point ça les dérangeait pas qu'on les accuse de faire de la théorie, c'est que le document de ce de ce rostop que Kennedy reprend s'appelait le manifeste anticommuniste. Alors, on pouvait pas faire mieux.

Il y avait le manifeste communiste d'un côté, le manifeste anticommuniste de l'autre. Et puis à la suite de cette merveille, les pays ayant connu ici et là un certain développement est intervenu monsieur le le doctrinaire officiel des États-Unis d'Amérique, Samuel Uninton, qui a produit un premier livre qui s'appelait l'État, pardon, le soldat et la nation. Et alors, on expliquait bah voilà, il y a eu du développement et les classes moyennes, que voulez-vous ?

Qu'est-ce qu'elles ont produit ? et ben pas grand-chose. Et les plus avancés, ils sont militaires et les militaires sont les seuls qui sont capables de penser l'état la pensée, comment dire l'intérêt général des nations.

Donc faut donner le pouvoir aux militaires et s'en sont suivi, justifié et valider toutes sortes de coups d'état dans toutes sortes de pays, mais notamment dans l'Amérique latine où le problème qui était posé c'était pas le développement mais précisément le sous-développement et la participation des populations à diverses insurrections. Et puis enfin, nous avons eu en 1996, succédente à la chute de l'Union soviétique, après quelques tentatives un peu cafouilleuses de ceux qui prétendaient que c'était la fin de l'histoire, nous avons eu le fameux livre le choc des civilisations de Samuel Untilon qui part de données chiffrées que nous connaissons tous maintenant et qui sont fondées, qui est le recul de la part de la population blanche occidentale dans un monde où il y a des noirs et des asiatiques en très grande quantité. Et ce livre explique la coalition qui doit se nouer dont l'ennemi principal, c'est que toute culture repose en définitive sur une religion et toute religion oppose les civilisations entre elles.

Et d'ailleurs, le livre commence par une discussion des Peres qui essayent d'envahir la Grèce et qui vont voir les Sparciates en leur disant quand même, vous allez vous mettre avec nous, on mett une bonne raclé à Athènes. Et les autres disent "Oui, on les aime pas, c'est clair. Bon, on les aime pas du tout les Athéniens.

Mais qu'est-ce que vous voulez On a les mêmes dieux. Et donc euh lui il en tire la leçon une tinton. Il dit bah voilà au bout du bout ce sont les dieux qui partagent l'humanité.

Et donc il organise la croisade mentale contre les musulmans comme ennemi mondial. Et à partir de là, la théorie du choc des civilisations a été répercutée dans sa version hypocrite, c'est-à-dire social-démocrate. Les socio-démocrates faisaient des colloques en disant "Comment éviter le choc des civilisations ?" Voilà.

Bon, il disait pas il y a un choc des civilisations, c'est comment l'éviter ? Mais en même temps, il validait le concept et l'idée qu'il y a un choc des civilisations. Il n'y a pas de choc des civilisations et il n'y en aura jamais parce que les intérêts matériels qui divisent l'humanité ne passent pas par les religions mais par d'autres aspects.

Nous le savons tous dans cette salle. En attendant, nous sommes entrés maintenant dans la nouvelle phase. La nouvelle phase, c'est la doctrine MAGA.

C'est le néosuprématisme et il est appliqué partout où ils peuvent avec une reconstitution des ligues dissoutes si j'ose dire. On les retrouve dans les pays où ils avaient d'abord été vaincus. Il est quand même assez frappant de voir un gouvernement d'extrême droite au Japon qui a un pays qui quand même a payé durement la fin de la guerre mondiale et qui donc est mieux placé que d'autres pour mesurer le poids atroce de du militarisme sur une société.

Et pourtant, c'est ce qui se passe et on voit ça se reproduire dans une géographie qui plaira à quelquesuns d'entre vous qui sont des amis de l'histoire longue qui vous permettra de vérifier qu'il y a des permanences de l'histoire et que les permanences de l'histoire ne tombent pas du ciel mais de la géographie, des intérêts matériels, des coalitions de longues dates. Ainsi, ce n'est pas par hasard que l'Allemagne se retrouve à dominer toute l'industrie qui se trouve à l'est et ce sera la deuxème ou la troisème fois qu'elle entreprend d'avoir des liens plus serrés de ce côté-là qu'ailleurs. J'ai été frappé et déçu de voir l'Italie commercer de manière plus étroite avec les Allemands qu'avec nous alors que nous avons tant d'activités et d'intérêt commun, notamment dans les secteurs de pointe de l'espace ou de la navigation la navigation maritime.

Bref, il y a les permanences de l'histoire qui se redessine comme le moisi finit par réapparaître quand une maison est humide, toujours au même endroit. Alors, dans ce contexte, les conséquences du trumpisme seront au moins aussi importantes que l'a été la chute de l'Union soviétique. La chute de l'Union soviétique a conduit à la dislocation de ce que l'on appelait le camp socialiste.

C'est la dislocation du camp socialiste qui a précédé la dislocation de l'URSS elle-même et sa réorganisation en communauté des nations et en la Russie. Et puis la Russie avait mis des lignes rouges. Ces lignes rouges étaient au nombre de trois pardon quatre.

Personne n'adhère à l'OTAN. La première chose qu'on a fait c'est de faire adhérer tout le monde. Tous ceux qui sont entrés dans l'Union européenne ont commencé par signer avant leur entrée à l'OTAN.

Deuxièmement, la garantie des passages entre la Russie et Kaliningrad qui se trouve là-haut qui est une enclave. Tantôt s'appelle Konixberg, tantôt Kaliningrad. Je ne me rappelle plus ce qu'avait fait le camarade Kalinin, mais en tout cas et là ça s'appelle Kalinrad.

Kaliningrad. Et ensuite deux endroits où en aucun cas il ne peut être question d'autant ni de tentative d'encerclement de la Russie. Ces deux endroits, ce sont la Geéorgie et l'Ukraine et naturellement a été préparé de longuement les provocations qu'il fallait.

Bon, ça tout ça ne justifie pas le fait d'envahir le voisin et je le redis avec la plus grande fermeté parce que il se trouve que le mouvement insoumis est le seul qui a été à Moscou tenir une réunion avec des opposants de gauche le camarade Sergey Oudsov qui était à l'époque le président du Front de gauche russe parce que ça existait. Ensuite Toualsov s'est aligné sur les positions nationalistes notamment en matière d'Ukraine. Je ne sais plus où il en est aujourd'hui.

Je sais qu'une seule chose c'est qu'ils l'ont remis en prison. Il avait pris à l'époque 4 ans et demi quand je suis allé le voir et il venait d'en sortir. Je crois qu'il a pris 15 ans cette fois-ci pour s'opposer à ce qui se passe.

Par conséquent, le lien avec les opposants de gauche est permanent. Comme vous le savez, il continue encore aujourd'hui. Nous hébergeons toujours du monde et en ce qui concerne l'Ukraine, nous aurons été la seule organisation à passer la frontière. représenté une première fois au nom du Parlement européen par Yunus Somargi mais une deuxième fois par Marina Mesure au syndic à la réunion du syndicat du bâtiment qui est une des grandes questions qui se pose en Ukraine puisque la question de la reconstruction va se poser.

En attendant donc disais-je pour la nouvelle période, elle aura le même impact destructeur et c'est commencé. C'est-à-dire que c'est à partir du moment où le pouvoir soviétique a renoncé à réprimé ceux qui le contestaient. Allemagne de l'Est, Lituanie.

Lituanie, c'est le premier, hein. Et ensuite est venu tout le reste que le l'empire s'est effondré. Et bien, monsieur Trump est en train de détruire, on devrait peut-être lui faire une statue, nous la gauche radicale est en train de détruire méthodiquement qui d'abord ses amis et pas ses ennemis, ceux qui étaient liés à lui par l'OTAN.

Et cette nouvelle phase, elle repose sur un plan simple. Il n'y a pas de solution de marcher à la compétition avec la Chine. C'est une déclaration d'un officiel démocrate et qui vaut encore aujourd'hui chez les Républicains.

Par conséquent, c'est la vieille courroie de la période précédente qui s'effondre. Un instant d'histoire à nouveau. À la sortie de la guerre, aucune des questions de la deuxième guerre mondiale n'avait été vraiment réglée.

Un accord général d'organisation dans la zone dite libre, c'est-à-dire capitaliste, avait été conclu et à la fin, il fallait bien s'entendre sur le point clé qui était la question de la monnaie. Il avait été question de créer à l'époque une monnaie commune basée sur l'or qui serait le garant ultime de la conversion de toutes les monnaies. Bien.

Alors ça ça n'a pas eu lieu bien sûr, mais il faut vous rendre compte que pour ceux qui connaissent un peu l'analyse des contradictions de l'économie de marché, c'est comme ça qu'on dit pour rester poli, et bien le problème qui leur a été posé c'est que à ce moment-là la situation était pire qu'avant guerre parce que non seulement il y avait les mêmes crises de surproduction, même réparer tout ce qui avait été détruit pendant la guerre ne suffisait pas à donner la dynamique suffisante mais on se retrouvait avec les mêmes limites de surproduction. mais avec un inconvénient supplémentaire un/ers de l'humanité n'était plus inclus dans l'économie de marché c'est-à-dire l'économie capitaliste. Si bien que rapidement, les mêmes causes produisent les mêmes effets, on s'est retrouvé dans une sorte de que faire ?

Et alors bon, les nord-américains qui bien sûr étant les plus importants, ayant fourni le plus de matériel, ayant endetté le plus de monde, était devenu la puissance centrale de ce monde libre. Les États-Unis d'Amérique se sont trouvés confrontés à la difficulté que dès lors que leur monnaie servait de monnaie de réserve et de monnaie d'échange, ce qui les arrangeit, il fallait qu'il soit capable d'en fournir la contrepartie. Alors bon, il y en a pas un d'entre vous qui a acheté de l'or récemment, donc vous ne savez pas le prix que ça coûte.

Nous en sommes à 4000 dollars de l'once. Là, je vous parle d'une date. Nous sommes le 15 août 1971, j'ai quand même déjà 20 ans.

Et le 15 août 1971, le une once d'or valait 25 dollars. Et les États-Unis d'Amérique disent même à 25 dollars, on peut pas vous les donner ces 11 d'or. Par conséquent, d'or et avant, il y a plus de relation entre notre monnaie et une valeur matérielle quelconque.

Que faire ? C'est eux les plus puissants. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?

Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? Rien. Voilà.

Et comme ça, ça s'est bien passé. Et en 1974, les Américains avec une formule magnifique disent : "Écoutez, le dollar, c'est votre problème mais c'est notre monnaie. Par conséquent, nous ne vous rendrons aucun compte.

Le dollar vaut ce que vous croyez qu'il vaut." Et c'est les accords du Plaza 1974 à le nom d'un hôtel où on décide que le dollar vaut ce qu'on croit, c'est-à-dire à combien il peut s'échanger avec d'autres monnaies. Mais même ça, ça suffit pas.

Les Nord-Américains ont un privilège de situation absolument inoui. À partir de là, ils appuyent sur le bouton et ils produisent des dollars tant qu'ils veulent. Il y a pas besoin de contrepartie.

C'est le seul pays au monde qui est dans cette situation. une contrepartie, il y en a une, c'est qu'ils ont signé avec tous les fournisseurs de pétrole et voici le mot important, pétrole que les échanges de pétrole et ce sera le cas ensuite pour toutes les autres matières premières se font en dollars. Tant que vous achetez des dollars pour pouvoir acheter du pétrole, le circuit fonctionne.

Mais même en 71, ça suffit pas aux États-Unis d'Amérique. Il faut trouver autre chose pour équilibrer le mécanisme de l'échange et de la production. Au mois d'octobre de l'année 1971, l'ONU reconnaît la Chine.

La Chine, pas les Chines, la Chine sur la base d'une notion présentée par l'Albanie qui à l'époque est un pays communiste qui est dans l'orbe dans l'orbite des Chinois. Par conséquent, il n'y a aucune ambiguïté sur la nature de la reconnaissance qu'il n'y a qu'une seule Chine. Aucune ambiguïté.

Depuis, il y a des gens qui ont inventé que c'était vrai, mais pas tout à fait, mais que tout ça, c'est des histoires. À ce moment-là, la décision de l'ONU c'est il y a une Chine et une seule. Ça ça se passe en octobre, 15 août, taux de change, je viens de vous en parler.

Et puis ensuite, le 27 février 1972, le président Nixon se rend en Chine à Pékin et il rencontre Maung. Tout ça pour vous, c'est à peu pour beaucoup d'entre vous là, c'est à peu près aussi vieux que la bataille d'Alésia, mais vous pouvez pas comprendre le présent si vous savez pas ça. Et euh en 1972 a lieu une discussion absolument inouie.

Qu'est-ce qu'elle a dit ? que la Chine est pas seulement un pays communiste, c'est un pays très communiste. Pas seulement communiste, très communiste.

On sort 4 ans auparavant de la révolution culturelle. Bon, je me lance pas dans le débat de savoir si c'est une révolution communiste ou pas. Il y a vraiment un gros doute sur la question.

Mais en attendant, c'est un événement inoui qu'un américain aille voir un chinois du randsung pour discuter et essayer de s'entendre. Ça avait été précédé par ce qu'on avait appelé la diplomatie du ping-pong. C'est-à-dire qu'il y avait eu des matchs de ping-pong où des Américains avaient rencontré des Chinois et tout le monde se trouvait assez content euh de ces matchs.

Et là, à ce moment-là, il y a un communiqué qui fait date dans l'histoire. Donc, vous irez le lire tous autant que vous êtes. Vous regarderez sa construction parce qu'elle est très intéressante où la partie chinoise et la partie nord-américaine étale sa vision de l'histoire mais dans des mots où à aucun moment l'autre est diabolisé.

à aucun moment on dit "Mais l'autre vous là-bas, vous êtes un adversaire systémique." Non, c'est la dans la déclaration de Shanghaiï, il y a pas d'ennemi. L'ennemi c'est qu'on se comprend pas, c'est qu'il faut la paix et cetera.

Et c'est à l'intérieur de cette déclaration qu'il est décidé que les accords commerciaux vont améliorer la situation des deux pays. Pour que il faut vous rendre compte de l'extraordinaire révolution mentale que représente un texte pareil. Faire du commerce avec un pays euh comme la Chine à cette époque, c'est une idée qui ne venait à l'esprit de personne.

Et pourtant, c'est ce qui s'est passé. Et voici le circuit qui a été organisé et qui doré avant est rompu. Premièrement, les États-Unis d'Amérique émettent des dollars en grande quantité, achète ce qu'ils veulent quand ils veulent et déclenche la financiarisation de l'économie.

Deuxièmement, avec cette montagne de pognon, on achète aux Chinois et on délocalise. Les Chinois gagnent beaucoup d'argent, développent leur économie. C'est un peuple extrêmement travailleur, méthodique.

Les plans quinquenau du parti communiste chinois sont appliqués avec la plus grande rigueur et d'année en année se produisent ce que personne ne croyait possible. Tout d'un coup, la Chine rattrape tous les retards techniques et commerciaux alors qu'on disait il y en a au moins pour deux générations ou trois générations ou quatre générations avant qu'on les revoit. Et aujourd'hui, la Chine a gagné la partie manufacturière, c'est-à-dire c'est la première nation du monde pour la production d'à peu près tout.

Euh moi, j'ai entendu euh un peu plus jeune, on nous disait "Mais c'est très bien, on va s'arranger avec les Chinois. Nous, on fait les ordinateurs, eux ils font les ombrelles. Résultat, euh nous ne faisons pas d'ombrelles, mais pas non plus d'ordinateur.

Eux, ils font les ombrelles, les ordinateurs, les castagnettes, euh les avions, les fusées. Euh ils envoient un équipage tous les 6 mois sur une station spatiale qui tourne autour de la Terre pendant que celle des Américains et la nôtre ne marche pas ou quand par hasard elle marche, on sait plus comment revenir ou comment y aller et c'est à chaque fois des sacs de nœuds pas croyables. La Chine a gagné la partie manufacturière.

Ça plaît ou ça plaît pas ? Mais comment peut-on faire de la politique quand on est un pays de 69 millions d'habitants si notre unique préoccupation c'est le Dalai Lama ? Clairement, nous ne pratiquons pas ce genre de réalisme et pour ma part, je ne l'ai jamais pratiqué.

Ne pas comprendre que la Chine est à l'origine de la civilisation humaine pour un très large parti du territoire mondial et qu'au 19e siècle, elle était le premier PIB du monde et qu'elle est redevenue la grande puissance qu'elle a toujours été. Le concours de l'ENAR, c'est les Chinois qui l'ont inventé mais 1000 ans avant l' commune. Donc la Chine produit et puis elle accumule les dollars et avec ces dollars, elle achète des bondes du trésor des États-Unis d'Amérique et la vieille courroie tourne pendant des années et des années.

Et d'un côté les États-Unis se vident et de l'autre côté la Chine se remplit de savoir-faire. Tant et si bien que pour finir les la puissance des États-Unis, l'empire, les Gémon reposent sur un le dollar. Tant que vous en avez besoin, les États-Unis peuvent en émettre.

Et deuxièmement, la concentration du savoir-faire nord-américain sur les techniques de pointe qui sont aujourd'hui concentrées dans les gars femmes et qui sont l'ultime et dernier enjeu de la compétition avec eux. Le jour où ils sont coulés sur ce plan, c'est fini. Ils seront coulés sur tout le reste.

Alors, prenant les devant, monsieur Trump rond le cadre ancien. D'abord, il assume que l'adversaire c'est la Chine. Il procède aux provocations habituelles en prenant le motif de Taïwan avec lequel ça permet d'entretenir une ambiance insupportable dans le coin, dans la mer de Chine et le reste.

Et puis pour le reste, il passe d'une doctrine les Gémon. Je commande mais ce que je propose est bon pour tout le monde puisque je propage la démocratie, l'intelligence, la valeur et cetera et les belles choses à autre chose qui est maintenant c'est la loi du plus fort et vous faites ce que vous voulez, je m'en fous. Ce qui compte, c'est ma force.

Et l'air de la loi du plus fort a commencé en dehors des frontières des États-Unis d'Amérique et du retour de Trump. C'est pour ça que Gaza a été le cahier de brouillon du bouleversement des relations internationales. Pendant 2 ans et demi, toutes les règles internationales ont été violées.

Le pouvoir s'est exercé sur la base dans deux poids de mesures absolument honteux puis que spectaculairement étalé et montré à tout le monde. Vous avez bien compris, il y a plus de règles. Il y en a plus qu'une seule, le plus fort.

Et monsieur Trump vient de passer le seuil qu'il devait passer. Sa politique s'est d'abord contre les institutions internationales. Les États-Unis d'Amérique se sont retirés de plus de 60 agences internationales de l'ONU.

Ne payent pas leur code part. Ce dis parenthèse, des Chinois non plus qui me déçoit beaucoup. Mais vous verrez qu'ils vont se remettre à payer et vous allez voir pourquoi.

En attendant, la page est tournée. Les États-Unis d'Amérique sont passés sur la position la loi du plus fort. Ils se sont dotés d'un organe pour le faire qui s'appelle qu'on a appelé en Europe Comité pour la paix.

Vous avez tous vu passer ce truc là avec un ticket d'entrée, un abonnement permanent à 1 milliard. Mais ici, on sait aussi lire, c'est pas comité pour la paix qui est écrit, c'est borde. Le mot board ne désigne pas un comité, il désigne un conseil d'administration d'une entreprise, le poste de pilotage.

Et là, vous sentez l'odeur du néosuprématisme. Le monde doit être géré comme une entreprise et dans une entreprise, tout marche par la compétition. Tout marche par l'intérêt qu'on y trouve et seulement l'intérêt qu'on y trouve.

C'est pourquoi même quand il entre au Venezuela pour enlever un président de la République il n'aime pas, à aucun moment il n'ura parlé de démocratie, il aura parlé de pétrole et il aura menacé toute l'Amérique du Sud. En tout cas, prenons acte de ce point, ils ont rompu et ils vont rompre un à un tous les cadres internationaux de délibération collective. telle est la politique trumpiste.

Ce sera donc une dévastation de l'ordre géopolitique comparable à celle, je l'ai dit tout à l'heure, qui a résulté de la chute de l'Union soviétique. Et il y a donc évidemment une foule, un nuage de point d'interrogation sur ce que ça va donner. Évidemment, Trump ne se contente pas de faire des déclarations, il pose des actes et ces actes, ce sont des actes de leggé.

Je commande, point final. Et comment je commande ? parce que 91 % du commerce mondial passent par les mers et donc les États-Unis d'Amérique sont en train de s'assurer de tous les passages maritimes du monde.

Ils ont commencé par Panama. Il y avait une société qui possédait les ports, une société chinoise qui possédait les ports. Tout a été revendu à Black Rock.

Je signale qu'il y avait parce que je suis bien renseigné des Français, des transporteurs français marseillais. qui euh postulé pour une partie d'entre eux et les États-Unis ont dit "Non, on ne vend rien au détail, on achète tout d'un coup et pour le même Black Rock." Et puis il y a le D3 d'Ormuse.

C'est la raison pour laquelle la probabilité la plus élevée à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui, c'est qu'ils interviennent en Iran. Pas pour la démocratie. À moins que vous considérez qu'amener le chat dans ses bagages, c'est démocratique ou qu'intervenir dans un pays soit démocratique, mais parce que c'est couper le détroit d'Ormus par lequel passe l'approvisionnement en pétrole, notamment en partie pour la Chine et l'Iran par lequel passe ou apporter de l'Iran passe les pipelines et les gazoducs qui un temps et qui maintenant on passe par la banque de terre qui est entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sous prétexte d'Azerbaïdjan qui a été armé jusqu'au dents par Israël.

L'Azerbaïdjan a donc maintenant un couloir que s'est approprié le président Trump pour le compte des États-Unis d'Amérique. C'est donc une société nord-américaine qui possède le passage. Un passage entre deux États appartient à une société nord-américaine et c'est par là que vont passer les pipelines autorisés et tout ce qui va permettre de rattraper la route vers l'Europe.

Ce n'est pas une guerre d'aujourd'hui. Elle a commencé avec la guerre d'Afghanistan. Cette guerre dans cette zone là.

Le D3 d'Ormuse, le D3 qui conduit dans la mer rouge au canal de Suède par lesquels passe 3/4 du commerce entre l'Asie et l'Europe. 3/4, c'est autre chose que Panama. Panama, c'est 5 petits pour du commerce mondial.

Là, 3/4 de ce qui s'échange entre l'Asie et l'Union européenne passe par là. Alors, il y a en cours de route gibouti où il y a une base chinoise, une base française, une base américaine. Alors, comme c'est un peu haut, voilà que tout d'un coup, monsieur Netaniau a reconnu un confetti qui se trouve là qui s'appelle le Somaland.

Somaland, c'est un bout de la Somalie qu'ils ont l'intention de soustraire à la Somalie elle-même en reconnaissant, je pense, d'ici quelques temps son indépendance et qui se trouve un peu décalé par rapport au sud. de l'Afrique pour contrôler l'entrée avant d'arriver à la base chinoise, avant d'arriver à la base française et à la base américaine. Voilà, là-dessus arrive l'affaire du Groenland.

Le Groenland, c'est le point de passage de la route dite nord-ouest. Aujourd'hui, c'est à peine quelques semaines par an que la voie est libre. à condition évidemment quand on y met des gros bris glace on passe plus mais c'est pas ça qui compte à la fin du siècle la certitude est que ça sera 6 mois par an pendant 6 mois on pourra faire passer par le nord ce qui passait par le sud et quand on passe par le nord l'évaluation c'est 30 % de gain 30 % de chemin en moins, 30 % de temps en moins, 30 % de carburant en moins. c'est-à-dire une baisse du prix des marchandises et de leur temps de transport qui est considérable et qui donc est un enjeu du commerce mondial parce que la certitude est là que les Chinois passeront par le nord parce que c'est ce qu'il y a de plus intelligent à faire et que il ne manque pas d'intelligence.

Voilà pourquoi quand vous êtes dans le détroit de Bering pour passer, vous êtes dans deux eaux territoriales. J'ai demandé à des copains, ils n'ont pas su me répondre si il y avait un espace qui restait eau international mais c'est tellement serré que c'est pas du tout sûr que ça existe. Et quand bien même, imaginez-vous que vous passez entre ces deux personnes qui sont là en décidant de pas les bousculer.

Donc il faut faire très attention. Et donc là, c'est un cas de conflit direct, c'est le D3 de Bering, on est en face de la Russie. Et bien si vous ne passez pas là, si vous voulez passer là, on peut aussi vous bloquer à l'entrée ou à la sortie par le Groenland.

La raison numéro 1, c'est de couper la route maritime parce que il y a pas besoin d'envahir le Grenland pour contrôler ses réserves minières. Il suffit d'acheter les sociétés, de faire peur à ceux qui les ont. C'est très facile à faire.

C'est une affaire géopolitique géostratégique. Ils sont donc en train d'acquérir 1 la destruction de tous les cadres internationaux dans lesquels on prend des décisions. 2 la coupure de toutes les routes maritimes qui permettent le commerce international et donc la possibilité de tenir tout le monde à la gorge.

Voilà les deux objectifs et trois la confrontation militaire avec la Chine. Le dernier document nord-américain laisse rêveur un certain nombre de gens parce qu'ils disent "Ah il y est plus question de Taïwan du tout et il n'est plus question de la Chine du tout. Nous n'en croyons pas un mot, pas un mot.

Tout est organisé pour affronter la Chine. Et donc une fois que je ce fait-là est posé, qu'il faut compléter, qu'il faut documenter, qu'il faut alimenter, qu'il faut vérifier pour voir si on ne s'est pas trompé, s'il n'y a pas des aspects qui nous échappent, bien sûr, il y a la bataille pour les matériaux rares et cetera et cetera. Bien sûr, ça existe.

Mais n'y donnez pas plus d'importance que ça n'en a. des métaux rares, on peut s'en passer avec des métaux moins rares. Par exemple, pour faire des batteries, vous avez besoin de lithium.

Et bien, il y a des gens qui travaillent pour faire des batteries au sodium. Du sodium, il y en a partout. Et il y a une société espagnole qui en fait.

Et les Chinois, évidemment savent le faire aussi et ainsi de suite. Ce qui compte, c'est la réalité matérielle, physique qu'on peut déployer pour dominer. Les États-Unis sont donc passés d'un régime où ce qu'ils font est bon pour tout le monde puisqu'ils sont pour la démocratie à nous faisons ce que nous voulons et c'est bon pour vous parce que sinon on vous ferme la bouche.

Pour ça ils doivent faire les contrôles et trois contrôler politiquement. Contrôler politiquement l'Amérique du Sud. Vous avez vu qu' a été les Amériques, on va dire.

Premièrement la menace à portée sur le Canada. Je suis assez fier de dire qu'on y a été pour affirmer. On était les seuls, je sais pas pourquoi, à affirmer notre solidarité avec le Canada à ce moment-là.

Et puis il y a évidemment les Amériques du Sud. Ça a commencé par Panama. Pas de réaction, personne ne dit rien.

Et bien c'est comme ça. Si vous êtes allé jusqu'ici, c'est pas la peine de dire jusqu'ici mais pas plus loin. Parce que on est allé jusqu'ici que pour aller plus loin.

Et bien c'est ce qu'il a fait. Et une fois qu'il en a eu fini avec le canal de Panama, il s'est mis à menacer Groenland, Canada et Mexique. Mexique qui est une une chose incroyable dans l'histoire.

Les États-Unis d'Amérique se sont déjà appropriés la moitié du territoire historique du Mexique. Et voici qu'il recommence en disant "Ah ben ça va pas aller comme cela. On veut entrer, on veut y mettre des hommes et maintenant ils vont y envoyer des milices privées.

Ce qui est un sans précédent dans l'histoire des Amériques que euh l'Amérique du Nord s'appuie sur des milices privées pour intervenir dans un pays voisin. Et il y a aussi la Colombie où il a dit que euh Gustavo Petro était un malade. Je sais pas ailleurs pourquoi Gustavo va à Washington.

Ça se trouve il va pas pouvoir repartir. Enfin, il a dit qu'il y allait. Il va y aller.

Donc Colombie, Mexique, le Brésil ne per rien pour attendre parce que c'est un des plus virulent dans le cadre des briques. Et Cuba évidemment, Cuba qui est la revanche personnelle dans certains personnel politiques nord-américain. Voilà comment le contrôle politique de l'Amérique du Sud est engagé.

Et c'est la même chose en Europe avec des méthodes qui autrefois étaient réservées à l'Amérique du Sud. il s'amène et il dit maintenant tout le monde paye 5 % de son PIB pour acheter des armes et tout le monde dit oui et signe le papier et c'est tonne que le lendemain le même revienne en disant ah à propos pendant que j'y suis tous payer des droits de douanes et on lui dit oui et on accepte l'augmentation des droits de douane et en en face rien alors voilà ça c'est la situation il s'agit de la documenter à fond mais les gens la vivent avec peur. Ils ont raison.

Un contexte de guerre peut dégénérer à tout moment parce que l'homme qui a vu l'ours, qui a rencontré le singe, peut se fâcher à propos des cacahuètes. Et vous vous dites de quoi ? Comment ?

Et vous avez la Première Guerre mondiale pour un assassinat d'un archiduc dont personne n'avait rien à faire. Ça se peut. C'est dangereux.

C'est pourquoi faut pas jouer avec l'idée de la guerre et ne pas oublier que nous ne sommes pas dans les conditions ni de la première ni de la seconde guerre mondiale parce que doréavant il y a des armes nucléaires et qu'avec les armes nucléaires, il y a plus de France même si nous disposons de la dissuasion nucléaire mais faut bien que vous méditiez tous sur le fait que la dissuasion c'est une arme postume parce que vous la déclenchez si vous êtes agressé. Si votre agresseur vient avec des arcs et des flèches, tout va bien. Mais s'il vient avec une bombe nucléaire, c'est fini.

Un coup, avant, je disais pas ça dans les meetings ou dans les réunions avec les camarades, mais comme je vois que certains arrivent pas à comprendre et que je vois des gens qui ont été premier ministre comme monsieur Atal dire les règles internationales, on peut s'en passer maintenant, faut venir à la puissance. La puissance de quoi jeune homme ? Qu'est-ce que tu veux faire au juste ?

La guerre à qui ? Dans quelles conditions ? Et monsieur Jade, l'impétueux, je ne sais quoi, qui accuse tout le monde de tout et de n'importe quoi, a commencé par nous.

Celui-là, il est pour commettre des armes de longue portée contre les Russes. Vous vous figurez qu'on va tirer sur des Russes un pays qui a 11 fuseaux horaires, vous allez leur tirer dessus puis qu' vont vous regarder en vous demandant, vous pouvez pas arrêter ? Non, évidemment que la réplique sera là.

D'ailleurs, ce qu'ils appellent la guerre hybride, c'est parce que nous-mêmes nous menons une guerre hybride. Alors, ils mèneent une guerre hybride et tout le monde mène une guerre hybride. Nous ne pouvons pas accepter le conflit armé avec la Russie.

Alors, tout ça, je viens de le poser sur la table et j'en viens au point qui nous importe nous. Nous nous pensons comme gouvernant de ce pays. Cette crise est une opportunité pour nous car jamais les conditions n'ont été aussi bonnes pour faire valoir ce qu'est le nonalignement.

Jamais les conditions n'ont été aussi bonnes pour expliquer pourquoi le nonalignement rend nécessaire et possible un partenariat privilégié avec la Chine et avec l'Inde qui bien sûr sont des régimes qui ne nous conviennent pas mais apparemment nous ne leur convenons pas et si on parle de cette histoire-elà il faut alors y aller dans sur toute la planète et ne plus acheter de pétrole au saoudien parce qu'on ils ont un régime qui ne nous convient pas et ainsi de suite. Donc, on laisse tout ça de côté et on se préoccupe de savoir qu'est-ce qui est bon pour notre indépendance, qu'est-ce qui est bon pour notre souveraineté. C'est forcément un accord.

C'est forcément un accord de partenariat. Dans l'accord de partenariat, vous discutez ce que l'autre vend et vous discutez ce que vous lui vendez. C'est-à-dire qu'on ne fait pas du libre échange aveugle.

Tout est vrai en même temps. On échange tout dans n'importe quel ordre sans tenir compte de rien et ne pas se rendre compte que le gouvernement chinois et les autorités chinoises comprennent ce qu'est la contractualisation et que ça les intéresse d'avoir de la contractualisation. Je prends l'exemple des relations internationales et du nonalignement.

Mais il y a d'autres aspects dont certains qui peuvent nous troubler. Par exemple, dès lors que l'Union européenne dans un aveuglement qui fait pitié, continue à croire que à elle toute seule, elle va réorganiser le libre échange mondial. Alors la voilà qui signe un accord qui a été négocié et pensé il y a plus de 20 ans alors qu'on était dans le délire néolibéral absolu.

C'est le mercossour qui va tuer à coup sûr l'agriculture française et pas que. Et voici que maintenant on vient de négocier un accord avec l'Inde et qu'on s'en vente. Vous savez en Europe, c'est toujours la même musique.

On dit "Nous allons faire un accord de libre échange avec celui-ci, avec cela et là ça fera plus de d'autau de croissance. Là ça va faire deux points de croissance. Si on met bout à bout ce que nous a promis l'Europe, il y a au moins 200 points de croissance qui ont déjà été accumulés par accord.

Naturellement, on en a pas vu le début du commencement. L'Europe croupit à peine un point de taux de croissance pour toute l'Europe, sauf là où on ne zote pas le budget depuis 3 ans qui est l'Espagne où ça va mieux. Bon, de ce fait sans doute et pourquoi que nous on est contre le fait qu'on vote les budgets.

On va dire ça pour blaguer. Mais bref, vous avez compris, l'Union européenne continue une politique qui est dévastatrice parce que comme elle ruine les les pays composant l'Union européenne, elle débouche mécaniquement sur l'illibéralisme, le néosuprématisme que nous voyons se répandre de pays en pays quand des masses immenses de gens se sentent frustrés, dépouillés. volé de ce qui a été toute leur vie, leur savoir-faire et le reste.

Si l'on veut rompre avec ce déclin, parce que c'est un déclin industriel, technique, scientifique, à quoi le racisme rajoute une note absolument détestable. Tout à l'heure, j'évoqué le cas du programme pause. Ça sera un moment génial pour faire venir à nous l'élite intellectuelle palestinienne dans notre pays.

Et quoi ? Vous croyez qu'on y suffit nous à fournir l'élite intellectuelle de ce pays ? Et ben non.

On a besoin des autres. Le racisme empêche parce qu'on a inventé des droits extravagants d'inscription dans les université qui fait que tout le monde francophone est tenu à distance. Donc l'opportunité c'est pour déployer le programme du nonalignement.

L'opportunité, c'est pour mettre à mal si l'on peut isoler les États-Unis d'Amérique si c'est possible, mais en tout cas isoler leur politique et prendre le drapeau de la construction d'un nouvel ordre international. Alors qu'on s'entende sur les mots, le multilatéralisme, bien sûr, c'est un mot qui nous va plutôt, mais un monde multipolaire, ça n'a pas de sens. Nous ne sommes pas pour un monde multipolaire, nous sommes pour un monde ordonné.

C'est-à-dire un monde où il y a des règles que tout le monde applique de la même manière et qui a des organes pour décider quand la règle n'est pas respectée. C'est la cour de justice internationale. Ce sont les conventions de l'OIT.

Amis et camarades, on republiera la liste des conventions que n'ont pas signé les États-Unis d'Amérique. Convention sur les mines antipersonnelles, convention sur l'interdiction de faire travailler des personnes handicapées dans certains métiers, convention sur ceci, sur cela. Le néosuprématisme, comme vous le savez est un obscurantisme aussi sur la question du genre et des droits génésiques.

Par conséquent, tout ça se tient qui permet à des pays qui comme nous veulent continuer la bataille pour le droit international tel que je viens de le formuler, de l'apporter et de convaincre. Car vous devez savoir que c'est une majorité de gouvernement à certains moments a voté avec les États-Unis d'Amérique. cette majorité de la population mondiale ne vote pas avec les États-Unis d'Amérique à l'ONU et que la majorité des États et de la population mondiale vote tous les ans contre les États-Unis d'Amérique pour lever l'embargo sur Cuba et que vote deux ou trois îles, monsieur Netaniau et monsieur Tom.

Point final. Autrement dit, il y a dans l'état du monde une disponibilité pour la construction de l'ordre international. et le rejet de l'hégémonie et de la loi du plus fort.

Il ne faut pas croire qu'il suffira à l'oncle Sam de claquer dans les doigts pour que tout le monde se mette en ligne. Aujourd'hui, vous avez des gens qui ont accepté d'aller au comité au bord pour la paix. Mais on connaît nous tout ça.

On a vu quand les proconsules nord-américains ont commencé à se balader dans l'Asie du Sud-Est. Alors toutes sortes de gens ont signé toutes sortes de choses pour faire plaisir au type qui passait. Et puis à peine signé courz voir les Chinois pour dire "Attendez, il y a pas de problème, on va s'entendre ou aller voir les hindou parce que ces gens là n'ont pas envie de se faire la guerre entre eux.

Ils viennent de décoller, pas pour la Chine, c'est fait depuis un moment mais pour beaucoup d'entre eux, ils ont un intérêt à la paix. Et quand bien même ont-ils des conflits de frontières et de tension pour telle ou telle île, il va de soi que ce qui est le plus important pour eux, c'est de préserver la paix. Que croyez-vous qui résulte à un pays qui se prend une bombe atomique ?

Qu'est-ce que vous croyez qui se passe derrière ? C'est terrible. Personne ne veut ça.

Et c'est parce qu'on en est menacé que il y a la crainte que ça dérape. Mais il y a pas de majorité mondiale pour faire des guerres nucléaires. Par contre, il y a des majorités mondiales pour ce que nous pourrions faire nous gouvernants.

Autre idée qui est mise dans le débat, c'est dire au fond, qu'est-ce que la puissance ? Il ne suffit pas d'avoir la puissance militaire. La puissance militaire a un inconvénient.

Vous avez intérêt à gagner tout le temps parce que le premier jour où vous perdez, tout est perdu. Le premier jour où vous n'êtes pas capable de mettre quelqu'un au pas alors que vous avez décidé de le faire, alors tout est perdu. Le revers de la puissance militaire, c'est la puissance populaire, c'est-à-dire le fait que les gens n'acceptent pas.

Et la puissance populaire, elle se construit dans les rapports et les constructions organisées. Dès lors, pour nous français, la seule source de puissance que nous puissions avoir, c'est la puissance diplomatique, se rendre utile au monde. Et quand on est utile, et ben on a besoin de vous, hein.

C'est comme dans la famille, il y en a un qui est le sapa ou celui qui arrange les choses et on va le voir quand l'écrit euh ne sert plus à rien. La puissance diplomatique de la France, elle est basée sur son autonomie, son indépendance, sa capacité à châtier rudement quiconque s'attaquerait à elle par des moyens différents. On en verra quand on va mettre à l'ordre du jour le programme de la défense pour le mouvement insoumis.

Et deuxièmement, c'est une puissance intellectuelle et culturelle. Le destin de notre pays est tourné d'abord vers le monde francophone. Le monde francophone, ce sont des dizaines de pays.

Et il faut pour nous français passer à une francophonie raisonnée, c'est-à-dire qui ne soit pas en fourtou où on vient pour avoir des bonnes places et des prébandes, mais qui repose sur une vraie volonté de coopérer et d'utiliser la langue commune. Je dis la langue commune préférant cette expression même à l'expression de francophonie. Un jour, j'ai expliqué ça et j'ai dit que j'aimerais mieux qu'on appelle ça la langue créole.

Vous savez que je m'amuse beaucoup à les provoquer. Aussitôt ce fut en bouillonnement. Voilà, Mélenchon veut même sacrifier la langue la langue française.

Et j'ai été accusé par monsieur Genot de vouloir supprimer et la langue française et le peuple français. Ma situation c'est depuis aggravé comme vous le savez puisque j'ai osé faire remarquer que le grand remplacement s'opérait à chaque génération et que c'était bien dommage qu'il ne veuille pas mourir mais tout le monde y est condamné et que dès lors qu'il meurt et bien la génération suivante ne demande pas au fasciste avec qui elle a le droit de s'amourcher, de faire des enfants et que la probabilité que la génération suivante soit très créole et très mélangée est tellement grande qu'on peut dire que ils ont perdu la partie. Et je le redis à tous ceux qui vivent dans l'angoisse du grand remplacement, vous avez perdu.

Les Françaises et les Français ne vous demanderont pas la permission de s'aimer. Ils font bien ce qu'ils veulent et qu'ils s'aiment ou pas de toute façon de faire vivre ce grand pays qui est le leur. Je le redis pour mémoire, mais la francophonie politique doit devenir un axe sur lequel nous construirons notre politique du nonalignement.

De même qu'il y aura une fraction de les Gemonde nord-américain, il y aura la fraction que les Français animeront par la stratégie des causes communes qui est le mot que nous voulons introduire dans le vocabulaire mondial. La stratégie des causes communes et ben ça veut dire il y a un sujet, il y a des pays qui sont qui ont envie de porter ce sujet ensemble et il y a un lieu où le faire qui est les instances internationales, l'ONU et cetera. Évidemment, il faut changer les règles de fonctionnement de l'ONUI, ce qui peut-être une des bonnes manières d'en faire partir les Américains dont nous n'avons que faire.

Comment rectifier les Bon bah ça on pourrait déjà commencer des choses simples. Par exemple, il y a une motion qui est portée conjointement par le Mexique et la France pour obtenir qu'en cas d'atrocité dans un pays ou entre deux pays en guerre et bien il n'y ait plus de droit de véto au conseil de sécurité mais que l'assemblée générale puisse être en état de voter à la majorité des mesures qui seraient prises contre l'état défaillant à l'égard du droit international. Et je rappelle que l'ON est nu dispose d'un commandement militaire car comme vous le savez il y a des casques bleus un peu partout dans le monde.

Et bien ces casques bleus ont un commandement militaire. Il n'est donc pas vrai que il n'y aurait qu'un seul commandement militaire possible celui de l'OTAN. De toute façon, n'en parlons plus.

Le board of peace demain sera le se prendront les décisions. Car pour mener la guerre qu'il prépare, les États-Unis d'Amérique ont besoin de n'avoir que des alliés sûrs, disciplinés, fidèles, loyaux et qui ferment leur grande bouche. Et par conséquent, ce n'est pas l'OTAN dans lequel il y a toutes sortes de pays qui ne sont qui n'ont aucune des qualités que je viens décrire dont le nôtre. puisque il se trouve qu'en France, entre autres calamités, existe une gauche radicale qui est à plus de 20 % et pourrait le moment venu prendre les décisions et ça ne serait pas celle qu'espère les États-Unis d'Amérique, hein, même si nous saurons avoir bon cœur.

La loi du plus fort, elle a été répétée. Vous en avez le moindre doute lorsque Trump a dit lui-même qu'il rétablissait la doctrine Monjroke, une vieillerie qui veut dire que les États-Unis Amérique considèrent que l'Amérique du Sud c'est leur jardin. J'ai dit le Brésil ne perd rien pour attendre.

Pourquoi ? Parce que c'est là que se trouve un des problèmes dont les États-Unis doivent se débarrasser. Quel est ce problème ?

Je l'ai dit tout à l'heure, la puissance des États-Unis d'Amérique repose sur le dollar. Le Brésil fait partie d'une coalition mondiale qu'on a appelé BRIX pour faire court et qui au départ comptait cinq États. La Russie, l'Inde, l'Afrique du Sud, la Chine et le Brésil.

Et ces cinq états étaient dit émergents. Vous pensez bien que émergent ça correspond pas tout à fait à la situation de la Chine qui est plus qu'émergée. Mais le Brésil non plus parce que certes, il lui reste des progrès à faire mais quand même elle est dans les 10 puissances du monde.

Quant à l'Inde, son PaysB est fort bas enfin c'est la première population du monde. Donc on peut penser surtout s'il y a des madames Vlen pour organiser la pagaille que il y a il va ben c'est il y a ça on voit à travers hein cette femme. Qu'est-ce qu'elle veut faire ?

Ce que avec l'Europe, ce que les États-Unis ont fait avec la Chine. C'est-à-dire bon, on s'entend avec vous, vous produisez à bas prix et puis euh bon voilà, vous nous achetez nos trucs, on vous achète vos trucs et cetera. Vous savez, on a vécu des choses incroyables, nous les insoumis comme tout le monde vient nous voir hein.

Le parti du Congrès est venu nous voir avec monsieur Gandi. C'est ça, hein ? Donc monsieur Gandy, il avait pas dû être bien renseigné sur avec qui il était en train de discuter, mais il est venu à la réunion et il nous a dit "Écoutez, nous avons une offre formidable à vous faire.

Nous vous offrons de la main d'œuvre à bon marché et très qualifié. Vous pourrez l'utiliser pour faire tout ce que vous voulez. Ça vous coûtera moins cher que chez vous." Alors bon, on a un peu toussé pour lui dire "Vous avez dû vous tromper de porte ici.

C'est pas les républicains, c'est la gauche radicale." Bon, il a pas compris donc il est reparti comme il est venu. Je sais pas s'il a bien compris où il a été, mais c'est pour dire que voilà, on comprend qu'il y ait des gens qui se fassent des illusions, qui se disent "Ben, ils pensent toujours ça, que les autres sont des nigos, des sous-développés qui vont se contenter du peu qu'on leur donnera parce qu'ils ont une vision néocoloniale du monde et qu'il se voi au 19e siècle quand on pouvait attaquer tel ou tel pays et assez rapidement l'effondrer." Bon donc toute cette situation, c'est que ces pays ont décidé d'abord de commercer entre eux en monnaie nationale et les Chinois qui sont les plus raisonnables ont commencé à dire "On va échanger en monnaie nationale mais ça serait bien qu'il y a une monnaie commune mondiale pas unique he pas une monnaie unique c'est une horreur une monnaie unique mondiale mais une monnaie commune de référence des gens faire des saus périeux arrière.

Mais pardon, c'est ça qui avait été décidé au départ après la Seconde Guerre mondiale et les accords de Bretonwood. C'était ça qui avait été décidé. Donc les Chinois ont raison.

Il faut une monnaie commune mondiale qui soit la monnaie de réserve de tout le monde et qui nous mettent pas tous comme ça euh soumis au bon vouloir des États-Unis d'Amérique qui s'encombrent même pas de faire semblant de respecter leur propre monnaie puisque vous avez vu comment monsieur Trump est en train de traiter le banquier central nord-américain. Il lui a collé une bonne affaire judiciaire. On se croirait en France pour pouvoir le contrôler, hein.

Oui, je devais ajouter en France aux élections municipales euh pour déclencher des ca judiciaire, donc sans objet. Alors ce gars, il est pris, tout le monde a compris que c'est Trump veut lui donner des ordres. Donc on ne peut pas faire confiance à des gens pareils.

Donc les Chinois proposent la monnaie commune. Bonne idée. Comment se fait-il ?

Je prends les causes communes, j'en prends une autre. Comment se fait-il que quand il y avait l'URSS, on était plus en sécurité que maintenant ? Quand il y avait l'URSS, il y a eu la discussion Helsinki où on a pris une série de dispositions et notamment décidé que on arrêter les missiles de intermédiaire à 1500 km et cetera et cetera.

Et puis on parlait de désarmement nucléaire. Plus personne ne parle de désarmement nucléaire. Il se trouve, j'ai observé que si certains pays en parlent, alors évidemment, ils commencent par dire si on doit des armées, comment ?

Alors moi, c'est ce que je dirais si on me pose la question hein, on est d'accord pour des armées, mais comment ceux qu'on ont le plus ? D'abord parce que c'est absurde. Si vous avez de quoi faire sauter 17 fois la planète, c'est ça de trop hein, parce que les 16 autres, vous les verrez jamais.

Donc on peut commencer à désarmer ceux qui sont les plus armés parce que ça réduira le danger dans le monde. Et après bah nous comme les autres, nous comme les autres, on dira les Français qui n'avons pas des stocks pareils, bah oui oui, on est d'accord pour réduire le stock jusqu'à disparition, mais vous commencez par vous vous mettre au même niveau que nous parce que vous désarmez pas. D'accord ?

De même la guerre bactériologique. Quand en 1993, on a signé les accords contre les armes chimiques, on n pas signé les armes bactéologiques. Bah parce que quoi ?

Parce que les États-Unis voulaient pas et les Russes non plus. Et bien, c'est le moment de reprendre. Vous ne croyez pas ?

Au moment où tout le monde craint les eonoses, bref, quelles seraient les causes communes mondiales ? Donc nous avons une opportunité d'isoler les États-Unis d'Amérique et tout candidat à un Gémon dans ce monde. Nous avons l'opportunité d'en faire de même dans l'Union européenne car l'Union européenne ne sait plus où elle va.

Ensuite, il est clair que nous avons à gérer avec les Nord-Américains la définciarisation de la planète. Aujourd'hui, il s'échange en une journée 5000 milliards d'euros. C'est-à-dire, j'ai noté le chiffre, je crois que c'est 115 fois, vous entendez ? 115 fois le commerce réel annuel.

Il s'échange en papel de toutes sortes, en combine de toutes sortes, 115 fois ce qui s'échange réellement. On voit qu'il y a là quelque chose d'inouit. Les avoirs en action titre de dette représente 12 fois le PIB mondial.

Ce qui veut dire que la crise financière est inéluctable. Il y en a une tous les 10 ou 12 ans. Les États-Unis d'Amérique se sont rattrapés à chaque fois en injectant des milliards de dollars.

Mais la différence, c'est que la masse financière est déjà telle qui circule que ces injections n'ont plus d'effet sur la relance. Après 2008, ce qui s'est observé aux États-Unis d'Amérique, c'est que l'argent qui avait été injecté n'a pas relancé la production. Elle a colmaté la brèche provisoirement.

Ne fais pas cette grimace, je te garantis que j'ai vérifié les chiffres parce que c'est ainsi. L'économie est une réalité matérialiste. Ce qui compte, c'est ce qui se produit, pas ce dont on parle ou sur lesquels on fait des titres.

Aujourd'hui, la moitié du trafic financier se fait en dehors des cadres, c'est-à-dire dans ce qu'on appelle l'économie de l'ombre. L'Europe à peine était-elle sortie de 2008 a inventé de retitriser les titres de dettes des entreprises. Ça veut dire que vous savez pas qu'il y a des titres qui circulent puisqu'ils sont dans l'ombre.

Ils représentent les dettes d'une entreprise à l'égard d'une autre et que si elle se casse la figure, la série des dominaux démarre. Donc nous sommes menacés de crise financière tout le temps, tous les jours. Ça peut être aujourd'hui, ça peut être demain.

Et je m'amuse ayant des souvenirs sur ces pays qui avaient dit "Mais maintenant c'est le monde moderne. Qu'est-ce que vous racontez sur la monnaie, mon pauvre ami ?" Et d'ailleurs, la preuve que tout ça ne veut rien dire, c'est que nous allons vendre notre or et nous commercerons à la valeur de notre monnaie.

Certains pays ont vendu leur réserve d'or. Aujourd'hui, il se bouffent les mains et jusqu'au coude. Parce que sans réserve d'or, bah le jour où tout ça se pète la figure, il te reste le papier que tu as que tu peux aller vendre comme du papier mais qui n'a aucune valeur et qui ne permet pas de sortir ton pays de l'endroit où il se trouve.

Voilà comment nous aurions dans tous les domaines des causes communes. Et maintenant, puisque je l'ai dit, ce sont des opportunités, il faut pratiquer le judo politique. Trump peut croire ce qu'il veut.

Ses prédécesseurs, le général de Gaulle, en est venu à bout. Quand ils ont commencé à parler trop fort au français, on a remboursé notre dette et on leur a dit maintenant nous allons vous demander de l'or contre vos dollars. Évidemment, les Américains n'étaient pas en état de le faire mais ça crée comme dit l'autre une ambiance de travail.

Et maintenant que voyons-nous ? Si les Européens décident de vendre leurs avoirs et leur bond du trésor, il y a pas d'États-Unis d'Amérique en face de nous, il y a plus personne. Autrement dit, nous n'avons pas besoin de la bombe nucléaire, nous avons la bombe financière.

Et nous les Français, comme nous avons cinq banques systémiques dans nos murs, nous sommes mieux plaqués que d'autres pour créer cette ambiance de travail. Et d'ailleurs, vous avez vu que monsieur Trump a immédiatement réagi dès que pas nous les Suédois ont dit "Ben si c'est comme ça, ils ont rien dit du tout. D'ailleurs, c'est une ce sont des fonds de pension qu'on dit écoutez comme vous vous comportez très mal avec nous, bah nous on veut pas se comporter avec vous.

On vous rend vos bons du trésor et vos avoirs. Et imaginez une demi que la République populaire de Chine en fasse autant. Quels que soient ces efforts, la Chine a fait l'année dernière. 1200 milliards d'excédents commerciaux.

D'accord ? C'est-à-dire que il y a en plus dans leur caisse le tiers du PIB de la France en une seule année. Imaginez-vous que ce qu'ils ne font pas, ils vendent des dollars tous les ans mais pas assez pour en être débarrassé puisqu'ils en rendent pratiquement autant et même plus comme je viens de vous le dire.

Mais imaginez-vous que cette bataille ait lieu. Les États-Unis ne tiendront pas 48 he ? Il est évident que nous parce que le chaos qui en résulterait serait absolument mondial.

Ce n'est pas notre intérêt qui est le chaos. Mais il faut vous enlever de la tête que ils sont tellement puissants. Ils ont des portesavions, ils ont des avions.

Alors nous on en a qu'un de porte-avion. Des avions, on en a. Et alors donc on peut pas.

Si on peut. Personne ne peut nous dominer si nous décidons qu'on nous domine pas. Et compte tenu de la politique que je viens d'exposer, on voit qu'il y a la possibilité d'avoir des alliances mondiales.

Je vais finir sans entrer plus dans les détails, quoi que le document vous parviendra, juste pour faire un petit point pour que vous compreniez que même si vous êtes pas d'accord, vous êtes obligé de vous emmêler. Je vous fais un petit tour du monde rapide. Pour chaque région du monde.

Quel est notre point d'application comme français ? Quel est notre point de contact ? Et quel est l'enjeu ?

Amérique du Nord, point d'application. Saint-Pierre Miclon. Saint-Pierre Miclon a le même statut que le Groenland, le même statut que la Calédonie Nouvelle Kanaki Nouvelle-Calédonie que nous aurons sur les genoux comme crise dès notre arrivée au gouvernement parce que ils sont en train de faire pour y ficher une pagaille indescriptible au gouvernement.

En attendant, nous sommes concernés par ce qui arrive au Groenland parce que Saint-Pierre et Michelon est exactement dans la même situation juridique. Le point de contact pour nous, l'allié naturel et spontané, c'est le Canada Québec. L'enjeu, c'est évidemment la dérive antie-européenne et anti-chinoise des États-Unis d'Amérique et le passage nord-ouest qui nous concerne directement pour les raisons que je viens d'évoquer.

L'Amérique du Sud, la France est présente. Nous sommes dans les Caraïbes par la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Bart et évidemment sur le continent lui-même la Guyane française. Par conséquent, rien de ce qui se passe en Amérique du Sud et au Caraïbe ne peut laisser un dirigeant français indifférent à dire "Je m'en fous, c'est loin ou c'est pas chez moi." Et donc on verra la prochaine fois.

Non, on verra pas, c'est maintenant. Le point de contact pour nous numéro 1, bah c'est celui avec qui nous avons une frontière commune, le Brésil. 800 km de frontière commune sur la rivière au Yapoc que votre serviteur a eu l'honneur d'aller visiter lui-même.

C'est vraiment une petite petite rivière. Il y a la Légion étrangère française d'un côté et l'Église baptiste de l'autre à l'endroit où je suis allé hein. Bon euh donc disais Amérique du Sud, le Brésil et de le Mexique.

Pourquoi le Mexique ? parce que nous l'avons envahi et qu'ils nous ont jeté dehors et que le Mexique est une puissance qui est engagée avec nous français dans une intervention que j'ai cité tout à l'heure auprès de l'ONU pour réformer le droit de véau. Et il est évident que le Mexique est culturellement ce qu'il y a de plus proche des Français puisque l'État mexicain est un état laïque.

Mais en vrai hein, un vrai de vrai. Le pape arrive au Mexique, le président de la République l'accueille et puis après l'avoir accueilli, il lui dit "Monsieur, nous vous laissons avec vos ouailles, hein. Vous imaginez Macron en train de faire ça ?

Lui nous, il court au stade là-bas à Marseille pour aller faire le kéké à la messe." Vous vous rappelez pas de cet épisode là ? Vous en rappelez hein ?

Déjà le pape, il avait dit qu'il venait à Marseille. Bon, alors on é obligé de lui dire "Si que Marseille c'est en France quand même." On vous informe.

Et le vela qui vient faire la messe pour les migrants. Nous insoumis, on peut pas dire on s'en fout. Et comme tous les fachot voulaient pas aller à sa messe, il n'y a rien du tout.

Nous, on a organisé une he on s'est mis on s'est mis à vendredi soir à 23h et le lendemain, on a fait une petite manif confisquée par le quartier nord. Alors bon, évidemment l'essentiel des gens qui étaient là était des musulmans mais ils de bon cœur avec nous en train de soutenir le pape qui venait pour protester contre le sort réservé aux migrants. C'est pour vous dire vraiment le Mexique et la laïcité ça nous parle.

En jeu, c'est évidemment le canal de Panama mais c'est le Mercosour de Rénabon. Si nous nous dirigeons la France, Mercour, c'est fini. Il y en aura pas, en tout cas pas avec nous.

Et ça aura des conséquences gigantesques sur la réorganisation du commerce du continent. C'est pour ça que je vous ai dit tout à l'heure que c'est une opportunité. Que ça fasse plaisir ou pas, tout va être bousculé. la zone indo-acifique ou que c'est loin mais c'est le cadre numéro 1 de la planète.

C'est là qu'il y a l'essentiel de la population humaine. C'est là qu'il y a l'essentiel de la production du monde. C'est là que il y a tout.

Et nous, allez 1 2 3. Là, nous parlons de l'Indo- Pacifique. Pour prendre l'expression, avant ça s'appelait Asie pacifique.

Alors moi des fois, je continue à dire Asie pacifique juste pour embêter ceux qui disent Indo pacifique parce que c'est leur manière d'expulser la Chine et moi je veux qu'on se rappelle absolument de quoi et de qui on parle. Voilà. Et ben dans l'Indo-oppacifique, alors là il y a foule pour ce qui est des Français.

D'abord nous sommes dans l'océan Indien, c'est l'île de la Réunion. 1 million d'habitants au contact de du sud de l'Asie de l'Afrique francophone. Madagascar est en face.

Mayotte est de l'autre côté à 3000 km et Mayotte est directement en face de l'Afrique. Là, elle est anglophone à cet endroit-là. Et puis une fois qu'on a passé ça, on a la Nouvelle-Calédonie Kanaki et puis nous avons la Polynésie, Polynésie française dit-on.

Et tout ça dans une situation d'instabilité totale parce que partout on discute de savoir quel va être le statut de ces territoires et donc pour la France c'est une discussion qu'il va falloir qu'on ait aussi de savoir qu'est-ce que nous on propose. Si nous sommes partisans de l'autonomie de la Corse, il va de soi que la discussion change de ton quand on parle ou de la Kanaki ou de ce qui se passe dans les Caraïbes ou de ce qui se passe dans l'océanindien. En tout cas nous sommes directement concernés.

Je ne veux pas oublier où Alice et Futuna dans cette zone-là parce que eux aussi sont là. Le point de contact c'est la zone francophone de l'océan Indien et l'enjeu et ben c'est le centre, c'est l'essentiel pour nous. L'enjeu c'est le partenariat avec la Chine, donc pas de guerre avec la Chine.

Le partenariat avec l'Inde, dans quel domaine on le fait ? Donc à chaque fois c'est dans quel domaine on le fait ? Quelle est la demande chinoise de la partie chinoise ?

Quelle est la demande de la partie française ? de même avec l'Inde. On va pas dire en général non, c'est sur des sujets par exemple, vous ne le savez pas mais nous avons d'excellentes relations et coopération avec l'Inde dans le domaine spatial.

Nous l'avons depuis le début hein et donc on continue aujourd'hui à voir des relations et l'Inde est un pays très développé dans le domaine spatial. Je parle pas des chinois, c'est les maîtres en la matière. Et évidemment, nous avons les partenariats avec le Vietnam parce que c'est encore un des endroits où la francophonie continue à avoir du sens, même si c'est pas autant que ce qu'on voudrait, mais il ne tient qu'à nous d'organiser les affaires.

En Afrique du Nord, le point d'implication, mais c'est la gestion du petit bassin de la Méditerranée. Pourquoi je vous dis le petit bassin ? Parce que si vous mettez toute la Méditerranée, vous avez dedans Israël, vous avez dedans Chypre et c'est fini.

On passe des heures à parler et on fait rien. Or, on a besoin d'installations qui nous permettent de tirer d'affaires le petit bassin de la Méditerranée pour ce qui est des eaux usées et de tout le reste. Évidemment, notre point de contact et ben c'est les pays francophones à condition d'avoir avec eux des relations respectueuses, c'est-à-dire Tunisie, Algérie, Maroc avec qui on partage d'ailleurs une partie de population commune entre eux et nous.

Et donc c'est la zone dans laquelle la France a naturellement sa vocation. en tout cas d'une manière beaucoup plus profonde, beaucoup plus intense, beaucoup plus marqué d'affa que par exemple avec la Lituanie, pays que nous aimons beaucoup ou l'Estonie mais avec qui nous entretenons des relations dans une union tandis que les autres nous leur regardons et nous leur cherchons des pouillot qui nous dirige. Bon, j'en reste là parce que après, je vous l'ai déjà dit tout à l'heure, il reste un point sur lequel il faut aussi que toute la maison réfléchisse et tranche.

Nous n'acceptons pas l'idée que la Russie, en tout cas nous sommes un certain nombre, en tout cas nous qui animons, nous n'acceptons pas l'idée que la Russie soit expulsée de l'Europe. Nous pensons, c'est une vieille formule que nous sommes partisans de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural et par conséquent notre tâche politique serait de réintégrer la Russie dans le concert européen. Il existe beaucoup d'organes dont ils ont été expulsés qu'il faudrait remettre en route avant d'envisager des choses plus approfondies.

Mais parmi les garanties mutuelles que nous demandons pour mettre fin à la guerre d'Ukraine, car évidemment on ne peut réintégrer rien du tout si la guerre d'Ukraine ne finit pas. Pour nous le point cardinal maintenant, tout le monde a compris quel est le plan Trump. Tout le monde a compris ce que monsieur Zelenski est capable d'accepter et ainsi de suite.

Nous les Français, nous avons une règle. Les populations votent. Vous ne vous partagez pas les gens sans leur demander leur avis.

Il est question de céder des territoires qu'on les cède ou qu'on ne les cède pas du moment qu'ils ont été disputés et qu'il y a eu de tels massacres, il faut faire voter et on doit voter dans le Donbas, on doit voter dans la zone sud de de l'Ukraine pour que l'on sache ce que veulent les populations. Et ensuite, il y a les garanties que vous connaissez d'éminer la mer noire, protéger les centrales nucléaires puisque toutes sont branchées sur des rivières qui se jettent dans la mer noire. laquelle mer noire se jette dans la Méditerranée, laquelle Méditerranée est notre voisine.

Et comme elle s'évapore plus vite que toutes les autres mèes du monde parce qu'elle est quasiment enfermée, ça veut dire que nous bénéficierons tous du radium et de l'uranium qui viendrait à être perdu par là-bas. Et une fois qu'on a posé ça, évidemment il y a les garanties mutuelles de sécurité dont on finit par observer que de ce que nous disent les camarades qui ont rencontré le président de la République, il a enfin compris de quoi on parle et donc il est d'accord pour dire qu'il faut remettre sur la table la question des missiles de portée moyenne parce que ça c'est la guerre assurée. Et nous avons eu tout ce débat dans les années 90.

Tout ça a déjà eu lieu. À un moment donné, les Russes avaient mis des fusées, les Américains avaient mis des perchings. Ils ont du matériel nucléaire aujourd'hui en Allemagne et on a déjà eu tout ce débat.

Et nous les Français, on avait des missiles à roulettes et le président Mitteran a décidé qu'on enlevait les missiles parce que comme il tirait à 400 km, vous preniez un compas et vous vous aperceviez que c'était pour bombarder toutes les capitales de l'est de l'Europe. Donc ça veut dire plus personne n'a de missile sur son territoire qui porte à 1500 km, ni les uns ni les autres. Et donc on peut espérer avoir un espace de paix.

Ce qui veut dire que on désarme les stations antimissiles qui ont été installées en Pologne et qui menacent directement 75 % des installations de défense de la Russie. Ramener la Russie dans le concert européen, c'est utile aussi parce qu'on ne voit pas pour quelle raison on déciderait qu'il ne serait ami qu'avec les Chinois. Il pourra aussi être ami avec nous.

Et ça m'amène à un point qui donnera de l'urtire à quelques-uns, c'est qu'il est évident qu'il faut rétablir les infrastructures d'énergie et nous n'acceptons pas l'idée que nous soyons obligés d'acheter du gaz et du pétrole nord-américain arrivant dans leur bateau et résultant de percussion puisque c'est du gaz et du pétrole du chist. Et donc il faut remettre en route Norstream et que ceux qui l'ont saboté au mépris des loisins internationales soient chopés et punis. D'ailleurs, ça commence bien.

Les Allemands ont déjà arrêté des gens qui sont soupçonnés d'avoir fait ce sabotage. Rétablir Nordstream veut dire d'un seul coup faire baisser le prix de l'énergie en Europe puisque pour finir il est calé sur l'usine la moins productive de gaz. D'un seul coup donc ramener de la respiration qui permet à nos économies de faire une transition qu'aujourd'hui nous avons le plus grand mal à organiser puisque notre voisin est le plus puissant sur le plan industriel qui est l'Allemagne est en récession depuis 3 ans.

Voilà, j'ai fait le tour. Je n'ai pas pu passer en revue tout ce que j'avais imaginé que je dirais, mais tout ça va être mis par écrit et va partir sur tous ceux que ça intéresse. D'ors et déjà, pour ceux qui m'écoutent à cet instant, vous êtes invités, si vous avez des participations à faire, à vous adresser à l'Institut ILB puisqueil y a dedans le secteur de l'international où vous pouvez envoyer vos contributions.

J'ai déjà reçu de quelques et quelques-unes d'entre vous des contributions que dont je ne rends pas compte là. Notre organisation est la suivante. Nous sommes devenus très actifs et très puissants dans le domaine de l'international.

J'ai dit tout à l'heure parce que tout le monde vient nous voir pour voir à quoi ça ressemble mais aussi parce que nous présidons au total. Nous sommes présidents et vice-présidents dans 78 groupes d'itiers parlementaires et il a là-dedans 67 nations. Nous avons créé une internationale européenne et là nous avons créé une fondation européenne maintenant le peuple.

Manon Aubri est à la tête du groupe parlementaire européen de la gauche radicale européenne et c'est de là qu' est parti la motion de censure la première qui a été déposée de gauche contre le gouvernement de la commission. C'est une première dans l'histoire. Elle a été actionnée par nos camarades.

Et puis c'est de là aussi qu' est partie la pétition pour rompre les accords commerciaux de libre échange avec Israël. Et nous avons déjà recueilli à cette heure 385000 signatures. Nous les Français, on est à 150 % de notre quota je crois ou à 200 %.

Et il faut recueillir d'ici à 2027 1 million de signatures. Par conséquent, la campagne bass son plein et elle est animée essentiellement par les parties membres de notre groupe au niveau européen. J'espère que vous ne confondez pas. le groupe, en tout cas, je vous le dis, qui comporte je sais pas combien de pays euh et la délégation française dont la présidente est Marina Mesure, car tous nos groupes parlementaires sont présidés par des femmes.

C'est comme ça que ce soit la délégation, le groupe interparti ou le groupe à l'Assemblée nationale. Alors, ça nous donne des responsabilités. Nous avons un board of pour nous qui est animé par Arnaud Legal et Sopia Chikirou qui représentent l'espace international dans la coordination des espaces et auquel participe Aurélie Entaché qui a une place singulière dans notre dispositif puisque c'est lui qui s'occupe de la francophonie et qui a pondu le rapport sur le sujet ainsi que Nadjabu Mongoli qui est première vice-présidente de l'Assemblée nationale et qui est en charge la gestion des relations des groupes parlementaires d'amitié, des personnalités qui viennent rencontrer les autorités françaises à l'Assemblée nationale.

Mais évidemment d'autres camarades, mais vous avez là le le quator et moi-même qui tient la plume et assure la continuité historique. Mais ça ça va parce que maintenant tout ça est assez bien acquis par tout le monde. Il y aura un rapport général.

Le gar a commencé à faire une partie du travail, moi-même j'en ai fait une autre, introduit ce que seraient les normes d'un nouveau droit international. Bon, plusieurs camarades sont au boulot. Clémence Geté n'est pas là aujourd'hui, mais elle rentre, elle est en train de rentrer.

Elle revient d'une réunion qui a été convoquée en Amérique du Sud en Colombie à l'appel du président de la Colombie, Gustavo Petro. Et euh nous avons consigné une déclaration commune de partie issue de The Left en appui à au groupe qui se qui se constitue qui s'appelle Nostra America. Et bon voilà, donc on est dans la pointe des combats, mais c'est pour ça que vous n'avez pas aujourd'hui euh Clémence à mes côtés pour la coproduction.

Maintenant, voilà comment les choses vont se passer. Ceux qui ont besoin d'être libérés vont l'être. Quant aux malheureux journalistes qui ne savaient pas dans quoi ils ont mis le doigt, qui veulent bien continuer avec moi l'échange.

On se donne le temps de boire un petit Kawa, on prend 5 minutes, 10 minutes hein et puis hop, on se retrouve et je répondrai très violonté aux questions qu'éventuellement vous posez. Quoi que j'étais d'une clarté absolue qui à mon avis necite pas d'autres commentaires mais s'il le faut, je les ferai. Bon, c'est juste pour piquer un peu quoi, sinon c'est plus moi hein.

Voilà. Bon et ben merci les amis. Merci à tous ceux qui sont donnés.