L'avenir est à nous : Les tables rondes de l'Université de rentrée 2026 de Reconquête
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 49 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:08:41OuverteRéponse directe
L'IA menace-t-elle les emplois intellectuels ?
- 4:15:37OuverteRéponse directe
L'IA rend-elle encore utile un socle de connaissances solides ?
- 4:26:07OuverteRéponse directe
Quel rôle pour la France et l'Europe face à la course technologique ?
- 4:30:06OuverteRéponse directe
L'IA influence-t-elle la démocratie par ses biais idéologiques ?
- 4:33:42OuverteRéponse directe
Le problème de l'IA est-il politique ou technologique ?
- 4:36:33OuverteRéponse directe
Quelles précautions prendre avec les données personnelles dans l'IA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:41Pierre LoisaChiffre
« On est champion du monde en France. vous le savez sans doute déjà, on est champion du monde de ce qu'on appelle les prélèvements obligatoires. En gros, les impôts et les taxes, hein. On est à allez 46 % du PIB en qui est collecté par l'État en impôt et taxes. »
- 9:25Pierre LoisaChiffre
« aujourd'hui l'État français dépense plus que l'URSS à son apogé en pourcentage du PIB hein. »
- 11:30Pierre LoisaFait
« la propriété privée, c'est une fondation de la civilisation. Et quand elle recule, c'est la civilisation qui recule. »
- 38:45Éric NoloFait
« C'est un projet sécessionniste. C'est la Nouvelle-Fance contre la France éternelle. »
- 40:13Éric NoloFait
« il s'adresse pour lui son public c'est les racisés. »
- 43:47Éric NoloFait
« le programme de monsieur Mélenchon et de la France insoumise, c'est la destruction de notre République, de notre pays et de notre civilisation. »
- 45:16Éric NoloFait
« Raquel Garido et Alexis Corbierre avaient dans leur salon une un portrait de lénine. »
- 47:50Éric NoloChiffre
« 80 % ou 90 % des médias servent à soutenir le récit de monsieur Mélenchon et les idées de monsieur Mélenchon. »
- 51:30Éric NoloFait
« Monsieur Mélenchon veut détruire notre civilisation et la remplacer par une autre. »
- 52:58Éric NoloFait
« Qu'est-ce qui vous rend triste ? fondamentalement et qu'est-ce qui vous rend heureux quand même dans ce qui peut venir ? »
- 1:06:16Éric ZemmourFait
« Si le prochain président de la République s'appelle François Hollande, là c'est McGiver, c'est pas d'Éric, c'est ou Alors après c'est un homme politique d'expérience, donc qu'est-ce qu'il dit ? Il se dit il se dit Raphaël Luxman ça va pas durer il va s'effondrer. »
- 1:07:01Éric ZemmourFait
« Quand je vous parle d'autorité, si vous arrivez pas à vous imposer à une gamine, ça va être très compliqué devant Trump et Poutine quoi. »
- 1:08:12Éric ZemmourFait
« Marine Le Pen, est-ce que c'est son moment ou pas ? Ça fait quatre fois. La 4e sera-t-elle la bonne ou la campagne dira des choses, fera bouger des lignes ? »
- 1:11:07Éric ZemmourFait
« L'heure est grave, l'heure est tragique pour notre pays. Écoutez, moi je veux bien je je revendique ce mot de pessimisme. »
- 1:45:48François BousquetFait
« La thèse c'est l'anarchie. L'antithèse c'est la tyrannie et la synthèse c'est la narcotyrannie. C'est-à-dire un état qui est faible avec les forts et un état qui est fort avec les faibles. »
- 1:53:01Pierre Marie SèveChiffre
« 65 % des Français n'ont pas confiance en la justice. C'est du jamais vu. »
- 1:55:04Philippe PrisantFait
« Nous nous sommes à peu près dans le même système. Quel est l'intérêt de notre état depuis plusieurs décennies ? C'est de réprimer l'opposition. »
- 1:56:15Philippe PrisantFait
« La seule chose qui les choque, c'est la fraude fiscale. Là par contre, on parlait du laxisme de la justice en matière de fraude fiscale, faites très attention là laxisme de la justice disparaît très rapidement. »
- 2:00:13René BouaniFait
« C'est selon moi une dérive de l'État providence. C'est-à-dire que maintenant, on a un état nounous, un état qui hyper réglemente tout. »
- 2:11:31Philippe PrisantFait
« La différence entre la première instance et la cour d'appel sont beaucoup plus sévères en appel. »
- 2:14:56Fait
« en 2026, ça fait 21 ans hein, imaginons des jeunes gens qui sont nés en 2005, ils n'ont jamais vu de référendum de leur vie. »
- 2:25:24Fait
« au-dessus de nous c'est Richard Ferrand et c'est Richard Ferrand qui va décider si une loi est constitutionnelle ou pas. »
- 2:41:35Fait
« Vous pouvez vous pouvez faire ce que vous voulez. Vous avez un autre exemple très subtil, la débancarisation. »
- 2:53:28Fait
« il y a une politique sur laquelle on ne revient pas. Ce sont les conséquences des flux migratoires. On ne revient pas. »
- 2:54:10Promesse
« Il faut faire des enfants, il faut encourager à faire des enfants, il faut encourager les politiques publiques qui poussent à faire les enfants. »
- 3:12:25Chiffre
« Aujourd'hui, tu as 50 millions d'identités actives sur les réseaux sociaux. »
- 3:14:00Chiffre
« Twitter c'est 30 millions, je crois. »
- 3:14:40Fait
« Lancer une chaîne YouTube, ça coûte zéro. Lancer un compte X, ça coûte zéro. »
- 3:20:15Fait
« Les réseaux sociaux, c'est un truc pour les gamins, c'était le virtuel, ça rien à voir avec le réel. »
- 3:23:05Fait
« Le camp libéral n'a jamais été organisé et était beaucoup trop dans la théorie. »
- 3:33:10Fait
« On oppose rien de mieux qu'une opinion vraie pour contredire une opinion fausse. »
- 4:07:19Fait
« Il y a un an, LIA n'était pas capable de résoudre de grands problèmes de mathématiques ou de faire des sciences de très haut niveau. Aujourd'hui, elle est capable. »
- 4:07:58Fait
« Les agents, ce sont des IA capables de réaliser des tâches, de répondre à des mails, de prendre des décisions stratégiques et ce en total autonomie. »
- 4:10:06Fait
« L'intelligence artificielle mobiliserait l'équivalent de toute une civilisation intellectuelle travaillant pendant des années et des années pour vous. Tout ça en quelques secondes uniquement pour vous. »
- 4:11:34Fait
« Une grosse partie des ministres de l'éducation de ces dernières années n'ont jamais touché Chat GPT ou Claude et n'ont pas préparer nos gamins au choc qui va les toucher. »
- 4:17:03Fait
« L'intelligence artificielle, c'est aujourd'hui ce que l'on vit, c'est la démission de l'intelligence humaine au profit de l'intelligence artificielle. »
- 4:26:51Fait
« L'Europe est très fort pour réglementer pour les normes. La vérité, c'est que aujourd'hui la situation dans laquelle on est ne date pas d'hier. Elle date de plus de 50 ans. »
- 4:27:35Chiffre
« Depuis 50 ans, les États-Unis ont créé plus de 250 entreprises avec une valorisation supérieure ou égale à 10 milliards de dollars tandis que l'Union européenne n'en a fait émerger que 14. »
- 4:28:12Chiffre
« Les États-Unis dépensent chaque jour à peu près 3 milliards de dollars en recherche et développement dans l'intelligence artificielle. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Le sang des sirén vient souvent montré vers m loin de polynésie. Oh l'amour du pacifiqu
le grand soleil sur les sables sauveur de musicité. Croyez-moi, c'est presque les messombres de la plage sous les grands palmers avec mes côtés quelques marin petit coquillag Il me faut goûter tous les fruits du péché.
he
Bienvenue bienvenue pour cette 5e université d'été de reconquête. Est-ce que vous êtes prêts ? Nous allons passer de jours ensemble. De jours à débattre, de jours à comprendre, de jours à décrypter, de jours à soutenir un programme que personne d'autre n'a. On a besoin de vous, on a besoin de votre énergie, on a besoin de votre entrain. Attention, je veux vous entendre. Bienvenue. Ça se passe ici et maintenant.
Bienvenue à tous ceux qui nous rejoignent. Installez-vous. Nous allons passer tout une après-midi à parler, à débattre de sujets qui compte pour le pays. Vous avez chacun le pouvoir de changer la donne. On a besoin de vous. Merci à tous d'être là.
Nous allons accueillir notre tout premier invité. Il s'appelle Pierre Loisa, il va vous parler de choses qui comptent. C'est un entrepreneur, ingénieur polytechnicien. Il est l'auteur de d'un livre qui s'appelle l'énergie face cachée de la monnaie. Il soutient qu'une monnaie ne vaut que par l'énergie qu'elle représente. Il s'est engagé avec reconquête auprès d'Éric Zemour et de Sarah Knafo à l'élection municipale de Paris. Il a beaucoup de talent, il a beaucoup de courage. Merci d'accueillir monsieur Pierre Noisa.
Bonjour, bonjour chers amis. Bonjour, bonjour à tous et toutes. Merci Olivier, merci pour l'invitation aussi à Reconquête. Je vais avoir le plaisir de vous parler de de deux sujets qui me sont qui me sont chers, à savoir l'énergie et la monnaie. Alors, vous pouvez vous demander quel est le rapport entre les deux sujets et en fait il est assez intuitif pour la plupart d'entre nous. On accepte de la monnaie en échange de notre travail, un salaire et donc cette monnaie représente un flux d'énergie, notre travail pendant un mois et c'est l'énergie la plus précieuse d'ailleurs, l'énergie humaine qui est compensée par ce cette quantité de monnaie. Donc il y a bien ce on accepte
quelque part tous ce lien entre énergie et monnaie. Donc ça me semble important de creuser un petit peu la réalité physique et de ce lien et c'est ce que je vais essayer de de faire. Avant, je voudrais dire un mot de pourquoi je suis là, pourquoi je je me suis engagé avec reconquête, c'est que comme pas mal d'entre nous, j'imagine dans cette salle, je me suis aperçu que on dérivait progressivement vers un régime, je dirais pas seulement économique, mais politique, civilisationnel euh qui se rapproche du communisme. C'est évidemment pas aussi brutal et aussi évident aujourd'hui puisque comme le montre ce petit dessin, on n'y arrive pas avec un interrupteur au communisme.
C'est pas on bascule pas du jour au lendemain, sauf s'il y a une révolution, mais tout le monde s'accorde à dire que c'est pas comme ça que ça va arriver au 21e siècle. Le communisme au 21e siècle, il arrive avec un curseur qu'on tourne toujours un peu plus dans le même sens qui est celui de toujours plus d'état, toujours plus d'impôts, toujours plus de d'extraction de valeur auprès des créateurs de richesse et plus d'état, ça veut dire plus de bureaucratie, concentration du pouvoir dans une caste. Donc on commence à ca à cocher en fait toutes les cases de de ce qui étaient les régimes communistes, notamment en Europe de l'Est. Euh al c'est il y a pas que moi qui le dit évidemment, mais les gens qui ont connu cette époque-là le le remarquent évidemment. Donc
voilà, c'est une des raisons et je pense qu'on est nombreux à partager ce sentiment que il faut alors d'ailleurs une petite remarque sur le mot capitalisme. Mot capitalisme ça désigne pas vraiment quelque chose. C'est plutôt une invention justement des communistes pour désigner quelque chose en isme qui soit l'adversaire hein. Le communisme ou le socialisme, on peut l'appeler comme on veut, étatisme, on peut centrisme aujourd'hui d'ailleurs, puisque maintenant les socialistes s'appellent centristes. Donc ils ont ils trouvent toutes sortes de d'étiquettes pour renaître de leur cendre à chaque fois. Il faut savoir que c'est un système qui n'a march jamais marché nulle part. Donc c'est un système qui marche essentiellement sur le mensonge et le déni de réalité puisque évidemment
si on regardait un jour les résultats, ça personne pourrait suivre. Donc c'est un système qui est consubstantiel au mensonge et au débilité. Donc le capitalisme c'est le truc dont ils ont besoin pour au lieu de montrer des résultats, ils ont besoin de montrer un ennemi, hein. Donc l'ennemi c'est les riches, les ultra riches. C'est en gros les créateurs de richesse, he tout le monde, les gens qui gagnent quelques milliers d'euros par mois, ils sont tout d'un coup, ils deviennent riches. Ce sont les ennemis parce que sans ça, ils ont effectivement du mal à fédérer leurs troupes, hein. Donc, vous êtes en face dans cette logique toujours de de de l'ennemi à combat. Donc capitalistme ça existe pas vraiment. Moi je je parle de liberté. Liberté économique, liberté d'entreprendre,
droit de propriété, liberté de posséder quelque chose, liberté d'expression. C'est tout ça le l'autre côté du spectre et c'est tout ça qui est qui est squeezé, je dirais quand on va vers le ce que j'appelle le communisme. Vous avez compris l'idée. Alors concrètement, je dis on coche beaucoup de cases et notamment on est champion du monde en France. vous le savez sans doute déjà, on est champion du monde de ce qu'on appelle les prélèvements obligatoires. En gros, les impôts et les taxes, hein. On est à allez 46 % du PIB en qui est collecté par l'État en impôt et taxes. On est champion du monde. C'est quelque chose qu'il faut rappeler que les gens ont tendance à oublier. Donc ça c'est pour le côté revenu de l'État. Alors côté dépenses, on est là aussi champion
du monde et dans des proportions encore plus incroyables. C'estàd qu'aujourd'hui l'État français dépense plus que l'URSS à son apogé en pourcentage du PIB hein. Donc quand je dis qu'on va vers le communisme, c'est pas tout à fait une vue de l'esprit. Il y a des indicateurs objectifs qui nous disent que à certains égards on y est déjà. hein. Mais les autres aspects, vous les connaissez, c'est euh le l'organe la preuve d'art, hein, le l'audiovisuel public, euh donc la l'organe de propagande, l'organe de censure avec l'ARCOM, euh et toutes sortes les les indicateurs de sécurité. Oui, parce que en plus donc euh les ennemis euh que que qui sont désignés, donc les créateurs de richesse, il faut qu'ils se sentent en insécurité pour pouvoir évidemment mettre la pression
sur eux. Faut pas qu'il se révolte, donc faut pas qu'il y ait trop de sécurité pour eux, hein. Donc ça c'est le laxisme judiciaire. Tout ça, c'est un ensemble cohérent. C'est une évolution très cohérente vers voilà une forme de une forme nouvelle, l'URSS 2.0 et euh et c'est évidemment la ce qu'on va essayer de combattre ici à Reconquête. Alors, je vais avant de passer au sujet énergie et monnaie qui qui est vraiment le titre de ma présentation et qui qui c'est vraiment mon thème, je je dira un mot de la civilisation et de la propriété privée parce que je dis qu'on évolue vers le communisme, c'est aussi le recul de la propriété privée, c'est aussi un recul de la civilisation parce que ce lien entre civilisation,
propriété privée, je suis pas le premier à le faire. C'est le premier à l'avoir fait clairement, c'est monsieur qui s'appelle Ludwich von Mises, c'est-à-dire un économiste autrichien euh qui l'a posé c'est qui a énoncé dans les années 20. Donc en gros, il part du de quatre constats. Le premier constat, c'est que la civilisation existe quand il y a des échanges libres entre les gens. S'il y a pas d'échange libre, ça veut dire qu'on est dans une économie de subsistance, on consomme ce qu'on produit, donc on est dans une société primitive. On peut pas vraiment parler de civilisation sans échange libre. Pour qu'il y ait des échanges libres, il faut qu'il y ait des prix sinon on sait pas comment échanger les choses. Pour qu'il y ait des prix, il faut qu'il y
ait des marchés parce que les prix se forme sur des marchés. Et les marchés c'est quoi ? C'est des acheteurs qui décident d'acheter et des vendeurs qui décident de vendre. Donc pour qu'un un vendeur décide de vendre, il faut qu'il possède ce qu'il vend. Donc ça c'est la propriété privée. Donc vous avez compris par ce cheminement logique que quand on a besoin de la propriété privée, c'est une fondation de la civilisation. Et quand elle recule, c'est la civilisation qui recule. Donc c'est exactement ce qu'on observe aujourd'hui en France. Je pourrais citer les lois qui protège les squatterurs par exemple. Ça c'est un recul de la propriété privée. La taxation du patrimoine c'est un recul de la propriété privée. Si vous avez un patrimoine, vous l'avez acheté
avec de l'argent qui a déjà été taxé. Donc si on vous taxe le patrimoine, c'est une sorte de deuxème lame. Ça veut dire que vous êtes une sorte de locataire. Vous possédez pas quelque chose. Vous vous êtes devenez finalement un locataire de l'État. vous devez un loyer à l'État chaque année, que ce soit les taxes foncières ou euh les taxes sur le patrimoine de manière générale. Voilà, cela étant posé, on va on rentre dans le sujet maintenant énergie. Alors, l'énergie c'est un concept très abstrait qui a beaucoup évolué au fil du temps. C'est un concept scientifique et il est évidemment comme vous en doutter très mal traité par notamment l'écologie politique. Donc je vais on va essayer de cerner un petit peu ce que c'est que l'énergie réellement en tant que concept
et puis comment ça fonctionne et surtout les conséquences que ça. Donc pour un rappel, c'est l'énergie, on en produit à peu près 150000 TW he par par an dans le monde hein. à 150000 TWh. Le terrah c'est une unité de mesure de l'énergie. Vous entendez parfois aussi des joules, c'est la même chose, sauf que ça permet de manipuler des chiffres un peu moins grands si on utilise les terra ou les mWh. Donc là 150000. Sur ces 1500, il y en a 50000 qui sont perdus. Ils sont perdus comment ? Dans les inefficacités de la production de d'énergie. C'est-à-dire par exemple une ligne à haute tension, bah il y aura des pertes en ligne si vous extraitz du pétrole. euh vous allez relâcher du méthane. Le méthane, vous le voyez
parfois brûler dans des torchères. Donc ça c'est de l'énergie perdue. Donc si on fait la somme de tout ce qui est perdu, on a 50000 TWh d'énergie qui est perdu. Ça peut être récupéré mais dans des conditions économiques évidemment à B l'énergie qui est qui est un peu un surplus, un rebut, vous pouvez l'acheter très peu cher hein si vous êtes mobile. Donc et alors je parle ici de Bitcoin puisque c'est le thème de la société que en tant qu'entrepreneur j'ai fondé parce que je considère que l'invention de Bitcoin, c'est la séparation du pouvoir monétaire et du pouvoir politique. On est beaucoup à penser que la fusion des deux pouvoirs qui est le cas actuellement, ça corromp le pouvoir monétaire et ça corromp le pouvoir
politique. On pense qu'il peut pas y avoir de de discipline budgétaire si l'État a la main sur la création monétaire. Bon, donc c'est pour ça que je suis engagé dans Bitcoin aussi. Donc une petite remarque. Donc Bitcoin embête beaucoup les partisans de l'État providence, l'écosystème je dirais politico médiatique et bancaire. la petite caste qui en profite. Euh et donc c'est pour ça qu'il vous essaie de tout faire pour que vous en dissuadez de vous y intéresser. Mais je j'en dis juste un mot. Donc ça quand vous entendez que Bitcoin consomme beaucoup d'énergie par exemple juste pour placer les choses en perspective Bitcoin c'est à peu près le réseau Bitcoin consomme à peu près 200 TW par an et vous voyez que c'est même pas l'épaisseur du trait par rapport à
ce qui est perdu, les 50000 terw qui sont perdus. Sachant que le minage Bitcoin va utiliser prioritairement ses rebuts puisque c'est moins cher et que minage Bitcoin peut s'installer partout. Donc là où il y a des torchèes, là où il y a des surplus d'énergie hydroélectrique et cetera. Donc voilà, ces grandes masses, je les rappelle parce que c'est important pour tout. Vous entendez constamment qu'on manque d'énergie, qu'il faut éteindre la lumière et cetera. Euh c'est absolument faux euh évidemment puisque euh l'avenir d'ailleurs c'est plutôt un avenir où il y aura des sources d'énergie euh quasi limité. Par exemple la fusion nucléaire, on aura une source d'énergie quasi illimitée et qui ne produit pas de déchets. Hein donc la perspective d'un monde où il faudrait euh absolument
économiser l'énergie est assez assez bizarre mais qui ça correspond bien à l'écologie politique. Alors ça c'est un petit zoom sur l'électricité. Là, j'ai parlé de l'énergie au sens large. L'électricité donc 150000 TWh. L'électricité c'est 30000 TW aujourd'hui, mais c'est en phase de progression rapide puisque vous savez ce qui se passe c'est le la robotisation du monde don remplace des machines qui étaient thermiques par des machines électriques de plus en plus. Donc la production d'électricité est en hausse. C'est là que se situe les fameuses énergies renouvelables dont on nous rabat les oreilles. Ce qu'il faut observer sur ce graphique, c'est qu'en fait pour faire de l'électricité, on a toujours utilisé du charbon de de du gaz
du pétrole et que ça augmente chaque année cette part du cette consommation pour faire de l'électricité, elle augmente. C'est pas donc quand on vous dit que les renouvelables vont décarboner, c'est faux. ça décarbone rien du tout puisque de toute façon ça augmente tous les ans. Donc vous décarbonez rien du tout. Vous ajoutez juste quelque chose à une production qui est déjà en croissance. D'accord ? Donc ça c'est juste pour mettre aussi les discours sur les renouvelables en perspective. Alors, le plus important, c'est peut-être le le slide le plus important de de de cette présentation, c'est la la corrélation entre la la l'utilisation de l'énergie et le PIB, hein. Plus le monde utilise de l'énergie, ça c'est une un grap un graphique à l'échelle mondiale.
Ça c'est l'énergie consommée à l'échelle mondiale en fonction du PIB mondial. Vous pouvez observer que il y a une corrélation quasi parfaite entre la quantité d'énergie qu'on utilise et le PIB. Donc ça c'est très important à comprendre. Il y a un lien direct entre les deux. Si on regarde par pays et par habitant, on observe la même corrélation. Vous pouvez voir que les pays qui c'est pour l'électricité he ce graphe c'est par pays et c'est pour l'électricité. Donc on zoome sur l'électricité, mais vous pouvez voir que plus un pays consomme d'électricité, plus il est il est riche. Donc il y a une corrélation là très forte entre l'utilisation d'électricité évidemment et le PIB par habitant donc
la richesse du pays. Donc là encore si on vous dit qu'on va essayer de consommer moins, c'est ce qui se passe en France. Vous savez, avec la désindustrialisation, on est on a on a une une consommation d'électricité qui euh qui qui pourrait même presque diminuer à force de désindustrialiser s'il y avait pas l'IA derrière pour reprendre un peu les choses. Mais vous voyez que ce serait synonyme de baisse du PIB par habitant. Mais ça, on vous le dit pas. On vous parle juste de euh d'éteindre la lumière et de moins consommer. Alors pour revenir au concept d'énergie, comme je vous l'ai dit, c'est un concept ancien qui a évolué, concept scientifique. Il il nous dit on peut dire que l'énergie c'est quelque chose qui est obé à trois principes. Donc c'est les trois principes que je rappelle ici avec
les trois personnages qui les ont énoncés. Donc en commençant par la voisier, donc un brillant chimiste du 18e siècle qui a été guillotiné par un juge rouge à la terreur. Déjà à l'époque, il y avait des des juges rouges, donc un des plus brillants esprits. Après, il y a eu monsieur Rudolp Claus donc qui lui a inventé le concept d'entropie qui est fondamental pour comprendre la notion d'information, hein. Ça c'est un concept scientifique sur lequel je reviendrai. Euh entropie et information. Et puis le troisème principe plus près de nous avec un monsieur qui qui s'appelait Ilia Prigogine qui est un prix Nobel de chimie qui a énoncé le 3è principe. Donc le premier principe he je vous l'apprends pas c'est le principe de
conservation. Donc rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme pour reprendre la la formule de la voisier. Euh c'est un principe euh qui peut paraître connu. En tout cas, il a des conséquences importantes. C'est-à-dire queon peut créer de l'énergie, on peut pas la détruire, on peut que la transformer. Donc ça ça veut dire que euh voilà tout ce qui euh relève euh voilà encore de euh disons de de de bref, vous vous avez compris le l'importance de ce principe. Si on peut pas la créer, la détruire, évidemment, ça change le notion même du vocabulaire. Par exemple, la consommation d'énergie, c'est un mot qui a pas forcément beaucoup de sens puisqu'on ne fait que transformer une énergie. On peut pas la
peut pas vraiment la consommer. Donc le deuxième principe, je passe rapidement dessus parce que j'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui. Donc je passe rapidement dessus. Il dit simplement que l'entropie augmente au fil du temps. C'estàdire qu' l'entropie c'est quoi ? c'est l'incertitude, c'est l'information manquante. Donc effectivement au fil du temps, plus on se projette dans le futur et a priori plus plus moins on a de certitude. Et pour réduire l'incertitude, il faut apporter de l'énergie. C'est ce que dit le deuxième principe. Ça veut dire qu'il faut dépenser de l'énergie pour mettre de l'ordre et pour acquérir de la connaissance. Mais le plus intéressant peut-être, c'est le troisème principe qui nous dit que tout système euh voilà, tout système dans la nature en fait va
tendre à s'auto-organiser pour maximiser l'énergie qu'il capture et qu'il transforme. Donc le flux d'énergie qui va dissiper. Donc ça c'est un c'est un principe qui est extrêmement intéressant parce qu'il éclaire beaucoup de phénomènes naturels notamment l'évolution darwinienne. He ça veut dire que une espèce c'est un système du point de vue de la science de l'énergie. Une espèce animale c'est un système et l'évolution darwinienne c'est juste l'espèce qui s'organise pour capturer toujours plus d'énergie. Donc soit elle elle a plus de de membres de l'espèce, donc c'est les nombres d'individus de l'espèce augmentent donc qui capturent plus d'énergie mécaniquement, soit il s'optimise, c'est la sélection naturelle, il s'optimise pour être plus efficace. Donc les deux les deux vont en
parallèle évidemment et ça c'est l'évolution l'évolution darwinienne et c'est juste une manifestation du troisème principe. Donc vous voyez que c'est c'est un principe de la science de l'énergie mais qui en fait a une application vraiment dans d'autres domaines y compris la la biologie. Donc je me suis amusé à faire un petit récapitulatif des caractéristiques principales de l'énergie. Donc ce qu'on appelle l'énergie, donc elle est incrée du fait du premier principe, du principe de conservation. On peut pas la créer. Donc personne l'a créé par définition. Et donc c'est une caractéristique assez assez unique. Elle est ubicutaire, elle est elle est partout, on a de l'énergie sous forme de chaleur, sous forme de lumière, sous forme de matière. Donc tout elle est partout. Elle est
omnipotente au sens que avec assez d'énergie, on peut faire à peu près tout ce qu'on veut. Si on a assez d'énergie, elle est intangible qu'on peut pas la vraiment la toucher, hein. On peut ressentir la chaleur par exemple, mais on peut pas toucher la chaleur, ni la lumière, ni l'énergie électrique. Donc de manière générale, elle est intangible et elle est invisible sauf sous forme de lumière. Évidemment, la lumière, c'est une forme d'énergie qu'on peut voir, enfin on en voit en tout cas une petite partie. Donc ces quatre ces cinq caractéristiques en fait quand on les regarde, on s'aperçoit qu'elles coïncident avec un autre concept qui est qui n'a rien à voir qui est le concept divin hein. Dans la plupart des religions, on s'aperçoit que le le le Dieu a ces caractéristiques là aussi. Il
est créé, il est cuit, omnipotent, intangible, invisible. Donc ça veut dire quoi concrètement pour le scientifique que je suis ? Je veux dire quand je vais parler d'énergie avec des gens en fait, je vais activer la même zone du cerveau que si je leur parlais de Dieu hein, Paris que c'est les mêmes c'est le même objet abstrait en fait qu'on va manipuler avec notre cerveau. Donc on fait appel au même au même ressort psychologique et cetera. Donc ça peut compliquer la la discussion et surtout ça explique peut-être que pour certains l'écologie est une religion. Vous l'avez compris ?
Alors, l'énergie, elle existe sous différentes formes. Vous l'avez compris aussi, vous la voyez apparaître de plein de façons, mais si on veut schématiser, on a des flux et des stocks. Alors, les flux et les stocks, vous savez, les gauchistes ont du mal avec ce concept he mais je sais qu'ici reconquête, je peux en parler. Euh donc un flux, bah c'est typiquement une énergie renouvelable, c'est un flux, c'est de l'éolien, du solaire. Et un stock, c'est typiquement les énergies fossiles, c'est des stocks d'énergie. L'énergie chimique qui va être oxydée, qui va se transformer en énergie autre, en chaleur ou autre. Mais vous avez compris et ce qui est intéressant c'est que la matière, si on regarde bien, la matière c'est en fait un stock d'énergie aussi. Et ça aussi c'est intéressant de le de
le noter. C'estàd qu'en gros, on a des particules élémentaires qui sont comme des condensats, des gouttelettes d'énergie. Et en vertu du 3è principe, elles vont s'organiser pour former des structures plus grandes pour dissiper plus d'énergie, hein. Donc là, j'ai pris l'exemple des particules élémentaires, mais vous avez compris, c'est un système de poupée russe, hein. Donc on parle des particules élémentaires, elles vont former des des des noyaux, des des protons et des neutrons, pardon. Euh et ces protons et ces neutrons eux-mêmes vont vont s'autoorganiser pour former des noyaux euh et qui eux-mêmes avec des électrons vont former des atomes, hein, vous voyez le système de poupé rus de l'auto-organisation qui aboutit à des structures plus grandes qui dissipent
plus d'énergie, qui sont capables de capter plus d'énergie et ces atomes donc vont eux-mêmes s'autoorganisés en molécules et les molécules vont donner la matière. Donc vous voyez le la logique hein de de du troisème principe qui s'applique, mais retenez que l'énergie apparaît aussi sous forme de matière et c'est quelque chose qu'on oublie souvent. Donc si on prend un être humain, bah c'est donc beaucoup de d'atomes différents, essentiellement oxygène, hydrogène, carbone, mais vous l'avez vu, vous le voyez sur cette liste, il y a beaucoup beaucoup d'autres atomes qui composent un corps humain et disons dans le monde vivant en général, c'est c'est le cas. Donc on a des structures très simples comme les particules
élémentaires dont je viens de parler et vous avez compris que si elle restait isolée, si elle s'organisait pas, une particule élémentaire, elle va pas capterait pas énormément d'énergie. Mais du fait du troisème principe, elle va mobiliser beaucoup plus d'énergie à travers donc ces ces structures complexes. Donc effectivement le dans le vivant, on a les structures les plus complexes. Donc le vivant c'est des espèces. Les espèces elles-mêmes donc sont peuvent être vu comme un arbre avec comme si l'énergie essayait toutes sortes de chemins puisqu'on est dans une logique d'optimisation avec le troisème principe. elle essae toutes sortes de chemins pour arriver à un maximum et peut-être que l'espèce humaine est un
peu le évidemment le le maximum aujourd'hui mais il y a il y a périodiquement des extinctions de masse sur la planète qui rebattent les cartes là aussi comme si l'énergie voulait une fois qu' était arrivé un résultat voulait repartir d'une page blanche. Donc les extinctions de masse arrivent périodiquement sur la planète et il y en a eu plusieurs déjà dans l'histoire de la de la planète. Voilà. Donc il y a des structures dissipatives évidemment non biologiques comme une voiture. Donc ça le progrès technologique c'est aussi une expression du troisème principe. C'est juste l'espèce humaine qui s'auto s'organise pour capter encore plus d'énergie. Donc la voiture en est un exemple. Si j'ai une voiture, je vais pouvoir évidemment décupler
au lieu d'utiliser ma force musculaire pour marcher, je vais utiliser une structure qui va évidemment me permettre de mobiliser beaucoup plus d'énergie et je vais aller plus vite. Donc je c'est c'est ma c'est une réponse au troisème principe également. Donc le progrès technologique, je je pourrais en parler longtemps évidemment, mais c'est pas le c'est pas le sujet principal. Je regarde l'heure pour rester dans les temps. Tant qu'Olivier me m'arrête pas, je peux continuer. Euh alors, l'entropie, c'est un autre concept dont je voulais dire un mot pas trop, j'ai pas trop de temps pour le développer, mais l'entropie, en gros, ça nous rapproche du de le concept d'information et au 21e siècle évidemment qui est le siècle du du numérique he la transmission numérique
de l'IA et cetera. C'est un concept qui est important de de comprendre. Alors, rassurez-vous, il y a beaucoup de gens qui le comprennent pas, même des scientifiques de haut niveau. Moi-même, je prétends pas l'avoir l'avoir cernière entièrement, mais c'est important de savoir qu'il existe. Donc euh l'entropie, c'est en gros l'information cachée. Euh c'est euh certains disent c'est le plus grand mystère de l'univers parce que c'est ce qui nous reste à apprendre hein. Donc la quantité, c'est une quantité physique, hein, ça se mesure. Alors, c'est un peu particulier parce que ça dépend du celui qui mesure. C'est comme la vitesse, ça dépend du référentiel de celui qui mesure. L'entropie, c'est pareil. Vous mesurez une entropie en fonction de votre référentiel. Donc si par exemple, vous
êtes expert euh en Bitcoin, si je vous parle de Bitcoin, votre vous allez pas apprendre grand-chose. Donc votre entropie va pas forcément varier beaucoup. Par contre, si vous y connaissez rien et que je commence à vous apprendre, et ben vous allez réduire votre entropie. Donc ça dépend vraiment de du référentiel. Donc c'est important de de le noter au passage. Alors concrètement parce que c'est très abstrait quand on en parle comme ça, mais concrètement le GPS, votre système GPS que vous avez peut-être utilisé pour arriver euh jusqu'aux pyramides et bien c'est un système réducteur d'entropie. Il vous fournit de l'information et en vertu notamment du deuxième principe mais pas que. en vertu et bien vous avez économisé de l'énergie hein. Le fait de
recevoir de l'information permet une économie directe d'énergie qui est une économie qui est mesurable presque. Et là encore, c'est évidemment extrêmement intéressant. Donc si vous avez le GPS, vous allez aller plus vite, vous allez plus vite à destination, vous dépenserez moins d'essence, vous allez pas vous perdre, donc vous allez dépenser moins d'essence, ça c'est certain. Alors, un système monétaire, c'est la même chose. C'est une réduction d'entropie de la même façon que le système GPS. C'est une c'est une réduction d'entropie à l'échelle de la société. Vous allez économiser de l'énergie par rapport à un système ou une situation vous n'auriez pas de système monétaire. Par exemple, le troc, si vous voulez troquer troquer des biens, bah il faut les amener tous les
deux au même endroit. Il y a une logistique extrêmement coûteuse en énergie que vous allez économiser grâce au système monétaire. Donc le système monétaire réduit l'entropie de la société. Et donc ça débouge sur une économie d'énergie directe. Il y a aussi une libération d'énergie. C'est pas que de l'énergie économisé, c'est aussi de l'énergie libérée, c'est-à-dire les échanges qui n'auraient pas eu lieu sans le système monétaire. Donc c'est pas juste une économie. Ça c'est pour la fonction moyen d'échange de du système monétaire. fonction unité de compte du système monétaire, bah c'est moins d'incertitude sur les prix et la fonction réserve de valeur, c'est moins d'entrepied, donc moins d'incertitude sur la valeur de l'épargne
euh si vous gardez la la monnaie en épargne. Voilà. Donc en synthèse pour terminer sur ce thème donc je vous renvoie au livre que j'ai l'essai que que j'ai écrit sur le sujet où j'explique donc le les deux composantes de la valeur d'une monnaie, c'est une composante énergétique et une composante sociale. Composante énergétique c'est la l'énergie qu'il faut pour créer une unité monétaire. Exemple une pièce d'or dans les temps anciens on utilisait l'or. Il fallait beaucoup d'énergie pour créer cette pièce. Donc ça c'est sa valeur énergétique et la valeur sociale c'est son utilité pour le groupe, la taille du groupe qui l'utilise hein. Donc les commerçants, les utilisateurs, ça ajoute de la valeur. Dans le cas de l'or par exemple, on a une forte valeur
énergétique, une valeur sociale relativement faible. Il y a assez peu de gens qui utilisent l'or aujourd'hui comme monnaie et pourtant sa valeur énergétique lui permet de garder cette fonction de réserve de valeur. Bitcoin c'est un peu la même chose. C'est une valeur énergétique, ça utilise de l'électricité. En Bitcoin, c'est une preuve mathématique d'une quantité d'électricité. De même que l'or, c'est une preuve physique d'une quantité d'énergie qu'il a fallu pour l'extraire et créer la pièce. Ce qu'on appelle une preuve d'énergie. Mais dans le cas de Bitcoin, effectivement, la valeur sociale est encore relativement faible parce que l'adoption est encore relativement faible, mais il y a un gros potentiel de progression. Voilà. Donc ça ça conclut mon petit
exposé sur les trois concepts énergie et monnaie et valeur. Je parle aussi de valeur. Et juste pour terminer donc je vous montre deux graphiques qui sont qui sont le donc les résultats hein de du mozzard de la finance hein. Je voulais quand même les les mettre pour terminer conclure en beauté. Donc on parle du la du PIB de la France dans la zone euro, la part du PIB de la France dans la zone euro. Donc vous voyez qu'il est évidemment en baisse, enfin évidemment malheureusement en baisse. Et par contre l'endettement hein là ça c'est là on devient les champions donc on est en forte progression dans la zone euro au niveau de la dette. Donc c'est en partie lié pour moi en grande partie liée aussi à cette fusion entre pouvoir
politique pouvoir monétaire. Moi, je préconise la concurrence des monstres. C'était la préconisation de l'école autrichienne d'économie dans les années 20 en particulier. C'est une école d'économie qui est censurée dans le monde universitaire, vous vous en doutez, euh puisque ça va à l'encontre des des des intérêts de la caste politico-médiatique et et bancaire. Mais il y a certainement quelque chose à réfléchir sur revenir ce qui a été l'histoire de la monnaie à travers les siècles, c'est-à-dire une situation de concurrence entre les monnaies, hein. Donc c'est sans doute quelque chose dont il faut sortir parce qu'aujourd'hui voilà ce que ça donne quand on laisse tout je dirais l'état tout seul avec la monnaie. Voilà ce que ça donne. C'est la tentation est trop
forte d'imprimer de la monnaie. Donc c'est la la dette qui monte. Et puis en fait avec le contrôle de la monnaie, vous contrôlez l'économie. Donc vous créez une caste de profiteur et du coup ça appauvrit tout le monde. Ça c'est le le la courbe qui descend, la courbe du PIB. Voilà, c'est ça que je voulais vous dire aujourd'hui. C'est je voulais partager avec vous et je vous remercie beaucoup de votre attention.
Merci Merci
Prenez la pru
après-midi avec quelqu'un que vous connaissez Il est éditeur, critique littéraire, chroniqueur. Son dernier livre s'appelle La République. C'est lui. Et devinez quoi ? ne parle pas de lui. Je vous demande d'accueillir pour une conversation pendant une petite demi-heure, monsieur Éric Nolo.
Je crois qu'il a encore besoin de plus d'applaudissements.
Merci Éric Nolo.
Bien la République c'est lui et en fait c'est pas lui. Alors c'est qui ? Ça commence pourquoi ? Pourquoi ce titre ? Qu'est-ce que vous avez voulu raconter ? Je vais d'abord répondre à votre première question. C'est qui la République ? C'est nous, c'est vous ? Et donc c'est pas lui. Je crois qu'on peut s'arrêter là. On a tout dit. On a dit l'essentiel. Merci. Au revoir. Non mais c'est intéressant euh cette formule la République c'est moi. Il y a plusieurs niveaux d'analyse, il y a un niveau psychiatrique. Ça relève un peu de la mégalomanie, mais je n'irai pas sur ce terrain. Pas tout de
suite. C'est une conception très personnelle du pouvoir. C'est une phrase autoritaire, autocratique. C'est une phrase programmatique. Ça veut dire que si un jour j'ai le pouvoir et bien ce sera un pouvoir révolutionnaire. C'est presque une annonce. C'est une annonce. C'est une confirmation puisque cette phrase est pas sortie de nulle part. Il y avait un contexte bien sûr, il y avait un contexte et puis il y avait déjà une histoire, une mutation de monsieur Mélenchon euh qui est passé du statut Oui, je vois qu'il est très populaire ici. Euh qui est qui est passé en en quelques en quelques temps mais vraiment en quelques mois, en quelques
années tout au plus d'apparatiic socialiste à Chegevara des banlieux. C'est peut-être quand même très très naïf. Alors non, mais il faut être très naïf pour pour user d'un mot poli pour croire à la métamorphose de cet homme. Évidemment que tout ce que raconte monsieur Mélenchon depuis plusieurs années n'a qu'un but. C'est un but électoraliste, c'est de séduire un certain électorat quand il dit la République c'est moi ou quand il quand il fait quand il parle de la Nouvelle France ou quand il parle de la Nouvelle-France, il s'adresse ni à vous, ni à vous, ni à moi. Il s'adresse à un certain électorat pour être plus précis. Il s'adresse aux 600000 voix que monsieur Éric Crel
déplorait de ne pas avoir engrangé lors de la dernière élection présidentielle. Donc en fait, c'est un projet sécessionniste. C'est la Nouvelle-Fance contre la France éternelle. Alors, quand est-ce que ça commence ? Vous qui connaissez cette gauche qui l'avait vu évoluer, à quel moment il y a-t-il un déclic, un moment particulier où on va sur un glissement stratégique au fur et à mesure des années qui passent jusqu'à cette déclamation qui dit des choses ? Je je crois qu'il y a au moins il y a au moins deux points de rupture. La vraiment la première rupture très repérable, c'est une note d'un cercle de réflexion Terranova en 2011. Terranova dit en terme très direct, euh on
pourrait dire même très cynique, que les classes populaires ont abandonné la gauche. Les prolétaires, les ouvriers, les plus modestes ne votent plus pour la gauche. Donc il faut un électorat de substitution. Quel est cet électorat de substitution ? C'est les élites progressistes, les minorités sexuelles et les banlieux islamisés. Donc tout cela est est énoncé à la manière d'un programme. Ça c'est la théorie. Ça se mélange bien tout ça. Ça normalement ça ne se mélange pas. En tout cas, dans un premier temps, ça se mélange bien et dans un deuxième temps, certains essaieront d'égorger les autres. Mais en attendant Oui, en attendant. Voilà. En attendant, ça marche et monsieur Mélenchon s'est emparé de cette voilà de cette théorie de
Terranova pour la mettre en pratique. Et vous voyez jour après jour la mise en pratique, c'est-à-dire que maintenant il ne s'adresse plus jamais à au peuple de France en général. Il s'adresse à quelques minorités. D'ailleurs, il il le dit lui-même. Il s'adresse pour lui son public c'est les racisés. Alors, comme lui-même n'est pas racisé, il dit qu'il est un maghrébin d'Europe. Voilà. Donc, c'est intéressant d'autant que après vérification, sa famille était pas très très maghrébine de base, mais plutôt une famille de colons au Maghreb. Donc tout ça est un peu truqué. Mais simplement quand il dit euh quand il dit au au aux gens dans un dans un meeting "Mais heureusement que les racisés sont là parce que vous vous êtes tout blanc, tout moche",
bah écoutez là on a atteint le dernier point mais j'aimerais que ça soit le dernier point mais je pense que pendant la campagne électorale ça ira de plus en plus loin. C'est intéressant parce que monsieur Mélenchon veut absolument qu'on le classe parmi les racisés en je le disais en se définissant comme maghrébain comme voilà ça me fait un peu penser à Adolf Hitler qui qui lui voulait le règne des Ariens alors que son son apparence à lui n'était pas très arienne. Voilà et monsieur Mélenchon son son apparence n'est pas très maghrébine non plus mais malgré ça il veut se définir comme maghrémain. Non mais c'est simple. Auparavant, le grand emplacement quand c'était une expression utilisée par Renault Camu ou Éric Zemour, c'était un gros mot. Maintenant, le grand
remplacement quand c'est utilisé par monsieur Mélenchon, c'est une doctrine politique qui est respectable. Monsieur Mélenchon veut le grand remplacement de la France telle que nous l'aimons par une Nouvelle France que nous n'aimons pas ou qui ne nous aime pas. Qui ne nous aime pas évidemment ou qui ne nous aime pas. Alors, votre livre parle de toutes ces choses-là, de ces mutations. Parce qu'on peut parler de mutation, mais où est le peuple de gauche aujourd'hui ? Y a-t-il un peuple de gauche comme il y en a eu un à l'époque de 81, Mitteran. Il y a eu un peuple de gauche. Où est-il aujourd'hui ? Quel est-il aujourd'hui ? Il attend quoi ce peuple de gauche s'il attend quelque chose à part Jean-Luc Mélenchon ? Non, il n'y a plus de peuple de gauche.
Il reste un peuple d'extrême gauche. C'est pas la même chose ce peuple d'extrême gauche. Vous voyez, vous le voyez dans toutes les manifestations en faveur de la Palestine. Vous le voyez dans les émeutes de banlieu. C'est ça le peuple d'extrême gauche. C'est un un peuple qui ne veut pas de qui n'est plus qui ne veut pas le grand soir. C'est un peuple qui veut la révolution. Monsieur Mélenchon s'est tout à coup souvenu qu'il était trotskiste, donc révolutionnaire. Il a compris qu'au Parti socialiste, il ne serait jamais que le 40e. Donc il a fait comme Jules César. Jules César disait "Je préfère être le premier dans mon village que le deuxème à Rome." Monsieur Mélenchon a choisi d'être le premier dans son village qui s'appelle et Léfi plutôt que le 40e à Rome qui
était l'ancien parti socialiste. Voilà. Mais c'est toute l'histoire. C'est quelqu'un qui est prêt à sacrifier à son ambition absolument tout. Parce que si je dois résumer d'une formule, le programme de monsieur Mélenchon et de la France insoumise, c'est la destruction de notre République, de notre pays et de notre civilisation. Voilà le programme. Effectivement, vous parler de votre livre de de de communautarisme, de stratégie électorale qui est une forme au fond de de bordellisation de la vie politique parce que c'est leur c'est leur truc, c'est ce qu'ils font de mieux d'ailleurs. C'est
pour ça qu'on les entend beaucoup. Euh question euh est-ce que vraiment ça peut à l'élection présidentielle faire des points, faire beaucoup de points, faire trop de points ? Est-ce qu'on en est déjà là ? Est-ce qu'on en est là ? Ça peut faire suffisamment de points comme vous dites de pourcent pour accéder au deuxième tour. Oui, très probablement ça ne peut pas faire assez de points et de pourcentage pour l'emporter mais c'est pas le but. Le but c'est de créer une situation insurrectionnelle. L'idéal évidemment c'est un deuxième tour pour lui contre On fait quoi d'une situation insurrectionnelle ? On fait l'insurrection, on joue au grand soir. C'est c'est
on sait comment ça commence, on sait jamait. Oui, il s'en fiche. Regardez, le maire de Saint-Denis, monsieur Bakayoko, dit "Moi, en cas de victoire de l'extrême droite, comme il appelle les gens qui sont pas d'accord avec lui, j'en appelle à l'insurrection populaire et il cite la Bastille. Je crois qu'on peut pas faire plus clair. Voilà. Donc en en réalité, puisqu'il n'est pas possible de l'emporter par les urnes en cas de victoire de Madame Le Pen ou d'Éric Zémour, et bien ce sera une stratégie d'insurrection permanente. Mais ils n'ont que ça à la bouche. Ils ont pour modèle la révolution russe, ils ont pour modèle les révolutions sud-américaines. Moi, je me suis laissé dire, et ça a été corroboré par diverses sources que Raquel Garido et Alexis Corbierre
avaient dans leur salon une un portrait de lénine. Moi, je trouve ça intéressant. que chaque matin au petit-déjeuner vous déjeuniez devant l'invorteur du goulag. Je trouve que ça renseigne sur un certain imaginaire. Mais voilà leur référence. La violence politique fait partie de l'ADN de ces gens-là. Il faut le savoir.
Est-ce que la gauche dite raisonnable peut incarner un choix possible ? Est-ce qu'on est-ce que quand on est parti à les filles, on ne peut qu'y rester et considérer que toute autre gauche, voir le centre, je vous parle même pas du côté de reconquête, est-ce qu'on peut considérer que des électeurs peuvent sortir de cette gauche que que Mélenchon capitalise, en tout cas de cet extrémisme, de cette violence, de ces de ces disruptions permanentes dans la civilité. Où est-ce que la gauche raisonnable et civile est aujourd'hui sans leader, sans électeur ou pas ? Est-ce qu'on aurait
une surprise de remontada dans les mois qui viennent ? À mon avis non. Et pour plusieurs raisons, je pense que une des raisons du succès relatif de monsieur Mélenchon, c'est l'effondrement global du niveau intellectuel. Voilà. Il a parlez-nous de ça parce que ça c'est très intéressant parce que Mélenchon est très anti-élite donc il considère que le peuple et donc la classe politique et donc les médias tout ça baisse en niveau. Il profite de ça. Mais absolument je pense qu'on ne peut pas dissocier le succès relatif. J'ajoute quand même l'adjectif si on ne le relie pas à l'ondre à l'effondrement du niveau scolaire et intellectuel. Quand vous me demandez est-ce que ça peut se retourner ? Vous êtes en train
de me demander est-ce que les gens peuvent devenir plus intelligents ? Moi je ne crois pas. Ensuite, vous êtes pessimiste. Je suis je suis président du parti foutuiste comme certains le savent aujourd'hui. Et surtout il y a autre chose, c'est que 80 % ou 90 % des médias servent à soutenir le récit de monsieur Mélenchon et les idées de monsieur Mélenchon. C'est beaucoup comme chiffre 90 %. Bah écoutez, tout le service public, tout le service public, ouais et une grande partie des autres médias. Moi, j'ai été pendant très longtemps non seulement un auditeur fidèle, mais un auditeur exclusif du service public,
notamment de la radio. Pourquoi m'en suis-je détourné ? parce que au fur et à mesure on a basculé dans un niveau de propagande stratosphérique. C'est-à-dire que de l'aube à la nuit, vous avez une vous avez vécu ce changement. Vous avez c'est presque physique, presque évidemment évidemment je le je le je le vérifie chaque jour. C'est toujours les mêmes thèmes, c'est toujours les mêmes invités, c'est toujours la même propagande avec nos impôts, s'il vous plaît. Toute chaîne confondu, j'allais dire. Il y a un package euh évidemment mais écoutez moi, je vous invite à faire une petite expérience ludique que je fais assez souvent. Vous ouvrez au hasard pendant la journée ou même pendant la nuit une des radios
publiques. Au bout de 30 secondes, vous allez tomber sur un des mots clés. C'est quoi progressisme ? Il va être question de transsexualité. Il va être question d'extrême droite, il va être question de tout un package de de vocabulaire qui est celui sur lequel surf monsieur Mélenchon et ses amis. Donc effondrement du niveau scolaire et intellectuel et propagande et honté sur le service public et qui ne s'arrête pas malheureusement au service public dans d'autres médias aussi. Donc tout ça fait que la gauche que vous appelez raisonnable je pense n'a pas sa chance avant très longtemps. Mélenchon considère qu'il est devenu la gauche de gouvernement. Tiens, qu'on a l'impression quand on l'entend que tout se prépare dans les esprits. Il préparent les électeurs, il préparent
les militants, il préparent les activiste, il prépare les structures. Vous considérez au fond que nos impôts participent de cette préparation ? Alors, évidemment, chaque jour, chaque jour, chaque jour, chaque minute. Et je ne comprends pas, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un mouvement de protestation et de et de révolte. Écoutez, le dernier exemple en date dans une émission littéraire, la Grande Libra, on a quand même offert des tribunes en roue libre sans aucune contradiction à une ancienne comédienne, une ancienne actrice. Blanche, il a dit bah oui, carte blanche. Mais enfin, carte blanche. Si vous faites ça sur une autre chaîne avec quelqu'un d'une autre orientation politique, vous allez
entendre les sirènes jour et nuit. Ça, écoutez, ce n'est pas possible et je ne comprends pas. C'est de notre faute à tous. C'est de notre responsabilité à tous. Pourquoi nous nous laissons faire ? Ne nous laissons pas faire. Voilà. Oh, je pense que dans cette assemblée, on est grosso modo, comme l'explique Éric Zemour souvent et Sarah Knafo pour la privatisation du service public, en tout cas d'une grande partie du service public. Enfin, je je pense euh Non, mais je vais vous je me permets de vous corriger. Le service public est déjà un service privé. Oui. Il a été privatisé Il a été privatisé par une certaine idéologie. Moi, je voudrais que le service public redevienne un service public. C'est pas
le cas. Ce n'est plus le cas. C OK OK. Quand euh quand vous avez euh écrit ce livre, à la fin, le message c'était quoi ? Qu'est-ce que vous vouliez dire de fondamental ? Mélenchon est dangereux, Mélenchon est inapproprié, Mélenchon est décalé, Mélenchon pas beau, Mélenchon attention, c'était c'est quoi le message de tout ça au fond ? Le message est assez simple. Le message c'est que avec la prochaine élection, nous allons avoir à faire non pas un choix politique, pas seulement en tout cas, mais un choix civilisationnel.
Monsieur Mélenchon veut détruire notre civilisation et la remplacer par une autre. Voilà, c'est simple. Mais moi, je vous dis je vous dis que je ne suis pas prêt à le laisser faire. La France est un immense pays. La France est une immense culture. La France est une immense civilisation. Je ne laisserai pas le premier venu détruire ce pays que j'aime. Voilà. Et que nous aimons tous. Je pense qu'on est d'accord. Euh non, mais il faut prendre la mesure de ce qui est en train de se passer. Toute
la journée, on est en train de vous expliquer que nous vivons dans le pire pays du monde, que c'est tellement plus agréable au Venezuela, en Corée du Nord, en Chine, quand même les pays de référence de monsieur Mélenchon et de et de ses amis et que la France a un passé vraiment criminel, qu'on devrait battre notre coulpe tous les jours, se flageller et cetera et cetera. Moi, je ne pas les zones d'ombre de l'histoire de France. Il y a des zones d'ombre dans l'histoire de tous les pays. Mais simplement moi, c'est un pays dont je suis fier. Voilà. Alors, je vais vous poser les questions. Qu'est-ce qui aujourd'hui, vous qui avez chroniqué, regardé, lu euh ces 30 40 dernières années, ces évolutions là où
on est aujourd'hui, à ce jour, dans un pays tendu, aucune catégorie socio-professionnelle n'est d'accord. Personne n'est content de ce qui se passe. 1. Qu'est-ce qui vous rend triste ? fondamentalement et qu'est-ce qui vous rend heureux quand même dans ce qui peut venir ? Ce qui me rend triste, je le vérifie sur les réseaux sociaux notamment, c'est tout le mal qui est fait à la langue française. Il y a un effondrement là aussi. Et c'est pas seulement un effondrement, c'est qu'on vous explique que l'orthographe est fasciste. Oui.
Que la grammaire est nazie, que la syntaxe est élitiste, que la discipline Je regarde ma bibliothèque, je me dis ils ont fait un sacré beau boulot les fascistes quand même. Ça me rend très triste. On a la chance d'hériter par naissance sans rien faire d'une des grandes des plus grandes cultures au monde. Non seulement une des plus grandes culture parce que la France est un immense pays d'écrivain, de cinéastes, de dramaturges, tout ce que vous voulez, mais en plus c'est un pays extrêmement ouvert sur les autres cultures. C'est un des pays où on traduit le plus pour rester dans le domaine livresque. Et vous avez des gens qui disent "Mais tout ça, ça n'existe pas, zéro." Et en fait, vous me parlez de Molière, mais grand
corps malade, c'est aussi bien que Molière. et on fait étudier au moi on rien contre grand corps malade. Simplement, c'est pas la même chose. Voilà. Et moi je suis pour qu'on remette un peu l'église au centre du village, la littérature au centre du village. Ce qui m heureux Ce qui me rend heureux c'est que je vois quand même des gens qui sont décidés à ne pas se laisser faire. Oui, je pense qu'on peut le dire. Oui. Voilà.
Mais mais honnêtement, moi je suis de la situation me rend à la fois combatif la preuve hein. Je je suis parmi vous aujourd'hui. Je j'interviens, je je je fais des livres, mais je trouve que le combat est très inégal. On doit on a affaire à des gens très déterminés. On a affaire à des gens qui bénéficient de complicité médiatique innombrable. Nous en avons dit un mot et vraiment mes instants de pur bonheur, c'est quand je peux lire un livre avec mes chats sur les genoux. Voyez, quand je peux me sortir de l'époque parce que cette époque me désespère. Cette époque me désespère. Je vois quand même les
discours qui sont tenus des gens qui qui du haut de leur ignorance, du haut de leur ressentiment vous donne des leçons, donne des leçons à un pays comme la France. Ça m'attriste, ça m'attriste profondément. Vous pourriez être révolutionnaire de l'autre côté. A-t-on besoin de révolutionnaire ? Moi, je ne crois pas. Je ne crois pas que la révolution au sens traditionnel du mot, hein, presque imaginaire. Enf moi je crois pas je je crois pas à la violence politique mais je crois à la radicalité. Oui, je crois qu'on on est à une époque qui exige la radicalité. C'estàd pas de violence mais de la régiliatité. Oui. De l'autorité de la de la radicalité. Mais simplement euh on est arrivé à un point où les réformes
ne suffiront pas. Moi, je ne je ne vous dis pas que c'est sans intérêt le niveau du SMIC ou l'indexation des retraites. Tout ça a son intérêt évidemment. Ça touche la vie quotidienne des gens. Mais je vous dis qu'il y a un niveau qui est très supérieur, c'est le niveau civilisationnel et je constate que c'est à ce niveau-là qu'Éric Zemour et Saraknafo ont placé le le débat et je pense qu'ils ont raison. Oui. Voilà. Après, on peut discuter économie, on peut discuter voilà. Parce que vous qui euh vous qui avez cheminé et chroniqué avec avec Éric Zemour, vous avez vu sa transformation de d'écrivains, de journalistes, d'observateurs de la vie politique et publique et puis de et puis
d'activistes, puisqu'il a décidé à un moment de dire non plus lisez-moi mais éisez-moi. Vous avez vu cette transformation ? Pensez-vous qu'il l'a fait au bon moment ? qu'il a enclenché quelque chose d'important. Le chemin est pas simple, mais est-ce que vous croyez qu'il y a une utilité dans la parole aujourd'hui radicale qui dit les choses avec l'art et la manière malgré tout, avec un langage, avec une histoire, avec une culture ? Est-ce que ça ça sert les causes qu'il défend ou peut-être pensez-vous que on est arrivé
à un bout de quelque chose ? C'estàd votre votre sentiment vous de cette transformation qu'il a qu'il a mené. Est-ce que c'est utile ? Est-ce que c'est encore utile ? Est-ce que c'est fondamental ? Ou au fond, vous qui êtes un pessimiste, vous pensez que quoi qu'on fasse, vous voyez ? B moi, j'étais au première loge le plateau de télévision d'On n'est pas couché pour assister à deux transformations en réalité. J'ai assisté en direct à la transformation de Jean-Luc Mélenchon pour revenir à lui. En l'occurrence, c'est-à-dire que une année, j'ai vu arriver sur le plateau Jean-Luc Mélenchon qui s'est livré à une diatribe anti-islam qui était extraordinaire en disant "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de voile ? C'est une
honte pour la République. Parlait de chiffon sur la tête. Chiffon sur la tête. une seule femme voilée en France, ce serait encore trop et cetera. Et puis euh quelques temps plus tard, j'ai vu le même Jean-Luc Mélenchon tenir des propos islamogauchistes, s'afficher avec des imames intégristes et cetera. J'ai vu cette première transformation. Après, je ne tranche pas entre la sincérité et la tactique. Moi, je suis pas psychiatre, je sais pas ce qui se passe dans sa tête. Simplement, je pense que c'est un peu trop gros pour être sincère. Je ce que vous dites dans le livre, on est sur une stratégie pensée cyque mise en place cynique mais très bien mise en place. Et j'ai assisté aussi à la transformation d'Éric Zemour. Bon, si vous voulez, non pas que j'ai vu venir
qu'il se lancerait en politique, surtout de manière aussi ambitieuse, mais quand vous avez quelqu'un comme Éric Zemour qui dit à tous les invités, "Moi, je ne suis pas là pour vous poser des questions, bah vous dites s'il n'est pas là pour poser des questions, c'est qu'il est là pour apporter ses réponses. Donc, il est en train de basculer dans quelque chose d'autre." Voilà. Ah, il a basculé là. Ah oui bien sûr. Alors après non seulement j'ai assisté mais évidemment j'ai eu beaucoup de dialogue avec Écour. Il m'a non pas qu' m'a enfin je sais pas quel mot utiliser. Nous sommes amis. D'ailleurs, c'est on est plus qu'amis he moi je considère Éric Zemour comme un frère à vrai dire. Voilà c'est plus c'est plus qu'amis. Voilà.
Ce qui d'ailleurs je m'en avise seulement maintenant en vous disant ça fait de Saraknafo belle- sœur. Ça, j'avais jamais j'avais jamais pensé à ça mais voilà, ça me vient maintenant. Donc parmi d'autres, il me demandait qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que je dois aller jusqu'au bout ? Il hésitait pour la présidentielle, c'est quand même une décision. C'est pas évident. C'est pas évident. L'entrée en politique, c'est pas évident. la présidentielle, c'est encore moins évident. Deux choses, c'est que un un jour on avait cette 50e conversation. Il m'a posé une question moi qui a soldé le débat pour moi. Il m'a dit "Est-ce que tu m'imagines lors de la prochaine présidentielle dans le rôle d'un commentateur ?" Et c'était impossible. Il avait déjà basculé.
C'était impossible. Il avait il avait franchi le il avait franchi le cap. Une fois qu'il a eu franchi le cap, moi je lui ai posé une question, pas une question, je lui dit "Écoute, ce que tu tentes, ça peut réussir à une seule condition, c'est qu'il y ait suffisamment de Français qui placent le débat à ton niveau, c'est-à-dire au niveau existentiel." Montre-le au niveau existentiel. Je ne crois pas je ne crois plus que le clivage droite gauche existe encore. Je ne crois même plus que l'ancien clivage souverainiste européiste existe encore. Je pense que le clivage c'est entre ceux
qui veut que veulent que la France reste telle que nous l'aimons et seul et ceux qui veulent détruire cette même France. Voilà le nouveau clivage. Je constate malheureusement que pour le moment, il n'y a pas assez de Français qui sont sur cette ligne existentielle civilisationnelle. Mais parce qu'ils ne se rendent pas compte, parce que le message n'est pas passé. Pourquoi ? Parce qu'il pensent il pensent que la France est trop forte pour disparaître. Il pensent que tout ça c'est pas sérieux. Ce ne sont pas des dangers assez mortels. Moi je leur dis, ce sont des dangers mortels. La France, telle que nous l'aimons peut
disparaître. Peut-être, vous savez, ce sentiment évidemment, il est nourri par tout ce que j'observe, par ses attaques incessantes contre la France, par cette volonté de dévaloriser notre pays. Mais un jour, il y a quelque chose qui m'a éclairé sur mon propre sentiment. J'ai j'ai entendu Alain Finkelcrot parler du petit destin des des pays d'Europe centrale. Et ces pays savent qu'on peut disparaître. Ils ont été engloutis par l'Union Soviétique et par d'autres pays aussi. Ils disparaissent ensuite ils réapparaissent. Et peut-être que moi qui m'intéresse tant à ces pays, j'ai un peu pris de leur antise, de leur angoisse. Je sais qu'un pays peut disparaître. Je sais qu'une civilisation
peut peut disparaître. Mais vous me dites, vous êtes pessimiste et est-ce que pourtant Non, non, c'est vous qui le dites. Oui, mais vous me le confirmer. Je confirme. En fait, j'ai pas réussi à vous convaincre du contraire. Je suis pessimiste. Simplement, peut-être vous interrogez-vous sur une contradiction entre le pessimisme et une certaine forme de combativité. Je vais vous prendre un une métaphore footballistique. Quand je jouais au football, j'étais avant centre. Si mon équipe était menée 4 à0 à une minute de la fin, le match est perdu, nous sommes d'accord. Bah s'il y avait une balle qui traînait dans la surface de réparation, j'essayais de marquer un but quand même. Il vaut mieux perdre 4 à 1 que 4-0. Ben, je suis dans cet état d'esprit. Voilà, il pense qu'ils peuvent gagner 5 à 4.
Il est optimiste. Je suis pessimiste. Éric est optimiste. Sarah encore plus, je crois. Voilà. Fondamentalement. et vous aurez l'occasion tout au long de ces deux journées de vous en rendre compte. Éric, on va terminer cette conversation. Merci déjà d'avoir accepté notre invitation et de partager avec vous votre sentiment, votre ressenti. Je vais vous dire des noms de candidat à la présidentielle. Vous me donnez deux trois adjectifs. Je sens que ça va être un travail collectif. J'avais pas du tout prévu cette question. Tant pis pour vous. Euh Édouard Philippe,
est-ce que je peux répondre par quelque chose de plus élaboré qu'un adjectif ? Allez, je dirais qu'Edouard Philippe, c'est comme un épisode de Deric, on sépare avance qui ne se passera rien. Très bien. Et ben, ça commence bien. Puisque nous sommes sur le bloc central, Gabriel Atal.
un macroniste qui fait campagne sur sa rupture avec le macronisme qu'il qu'il a fuble de tous les mots. MUX, est-ce que je dois développer ? Non, ça ira. Euh Marine Tondolier,
si je voulais être très méchant, je vous dirai qui ? Parce qu'apparemment, c'est pas mal. C'est pas mal parce que c'est ce qu'elle a répondu quand tu lui as parlé de George Pompidou. De George Pompidou, elle ne connaissait pas George Pompidou. FZ pas George Pompidou. Enfin, ni l'homme politique, ni le centre culturel apparemment. Voilà. Pas quand je vous parle d'effondrement du niveau intellectuel et scolaire. Oui, c'est c'est ça fait partie du constat. Non, écoutez, moi j'ai un certain âge, c'était inimaginable ce genre de réponse. Ne pas avoir de quel Non mais quelqu'un un homme politique, vous l'interrogez sur un homme politique, il vous répond "Écoutez, je sais pas qui c'est, j'étais pas né." Bah non, moi je sais qui est Napoléon, j'étais pas né. C'est vrai. Oui. Oui.
Et cetera et cetera. Non, mais là c'est une illustration. Non, mais malheureusement, je crois que pour compléter cette réponse, je pense que l'écologie mérite mieux. C'est important l'écologie mais la vraie par l'écologie bidon que qu'incarne madame Tondelier. Voilà. Très bien. Merci. On va continuer notre petit cheminement de portrait et de votre regarde de votre sentiment sans sans langue de bois. François Hollande le retour peut-être.
Écoutez, si le prochain si le prochain président de la République s'appelle François Hollande, là c'est McGiver, c'est pas d'Éric, c'est ou Alors après c'est un homme politique d'expérience, donc qu'est-ce qu'il dit ? Il se dit il se dit Raphaël Luxman ça va pas durer il va s'effondrer. Ce qui est plausible, il reste une place au centre gauche, je peux l'occuper, je peux passer devant Jean-Luc Mélenchon et au deuxième tour qui sait. Voilà, c'est pas complètement absurde, mais je me souviens quand même que le quinquena de François Hollande s'est terminé dans une sorte de bah tout le monde était navré quoi. On comptait les jours. Mais même le début du kakquen François Hollande, tout le monde était navré
quand même. Euh oui, c'est vrai. Mais mais quand même moi Leonarda, ça m'a Oui, c'était étrange l'affaire Leonarda c'était c'était quand même Non, mais quand je vous parle d'autorité, si vous arrivez pas à vous imposer à une gamine, ça va être très compliqué devant Trump et Poutine quoi. Voyez. Voilà. Effectivement, Raphaël Gluxman, on en parlait. Raphaël Gluxman Éric Zémour s'est pas prié de lui rappeler, nous a dit qu'il se sentait plus à l'aise à New York qu'à Romorrentin. C'est vrai. Je lui conseille plutôt d'essayer de se faire élire à New York. Donc la place est déjà prise, semble-t-il de ce côté-là. Jean-Luc Mélenchon, on a compris ce que vous en pensiez puisque dans votre livre vous en parlez et c'est votre point de
départ analytique. Bruno Retaillot de l'autre côté du spectre. Je dirais qu'entre monsieur Retaillot et Éric Zemour, je propose quand même de privilégier l'original à la copie. D'accord. OK.
Marine Le Pen, est-ce que c'est son moment ou pas ? Ça fait quatre fois. La 4e sera-t-elle la bonne ou la campagne dira des choses, fera bouger des lignes ? La campagne dit toujours des choses. Je crois qu'il n'est arrivé qu'une fois que le favori de septembre soit l'élu de l'année suivante. C'est à ça que sert une campagne. Sinon, faisons les l'élection maintenant ou alors faisons l'élection par sondage. Bon, c'est pas comme ça que marche la démocratie. Écoutez, moi je crois que le RN ne place pas son combat là où moi je souhaite le placer, c'est-à-dire
du côté civilisationnel. Je pense et c'est inévitable je pense et et oui, c'est inévitable que c'est un parti qui est en train de se notabiliser. Voilà, c'est un parti qui est devenu comme les autres là aussi. C'est une sacrée transformation. Moi quand j'étais gamin, oui, Jean-Marie Le Pen, c'était une figure diabolique. Je crois que le la première élection, il a fait 1 % je crois. Oui, je crois que c'était en 74 hein. Il a fait 1 %. Donc là aussi, il y a une sacrée évolution et c'est normal que bah quand vous passez de 1 % à plus de 30 % en tout cas dans les intentions de vote et bien la logique ch change un peu. J'ai peur que ça ne soit pas J'ai peur que ça ne soit pas à la hauteur des enjeux. Voilà. Après voilà, c'est une
c'est une femme dont on peut pas nier le talent politique, la ténacité, le fait d'avoir surmonté pas mal d'obstac. Il s'agit pas de il s'agit pas de tomber dans une facilité en en accablant quelqu'un qui a quand même une carrière respectable. Bien. Et euh aujourd'hui, comme le disait Sarah Knafo le candidat naturel de Reconquête Éric Zémour, au regard du parcours, au regard de la disruption de 2022, 7 % des voix 2500000 électeurs en 4 mois de campagne du jamais vu quand même, je le rappelle. J'étais là, un certain nombre d'entre vous aussi. À quoi ressemblerait ou devrait
ressembler les 8 mois qui viennent là pour Éric ? Si j'avais la réponse d'abord, je vous la facturerai. Très bien. Très cher. C'est le trésorier qui va être content. Très très cher. Oui, je suis cher en plus si j'avais la formule. Non, je je blague à part, je pense qu'il faut tout simplement persévérer dans la voix que je vous ai dite. Pas essayer de faire des compromis en essayant de se de se recentrer. Il y a quelque l'heure est grave, l'heure est tragique pour notre pays. Écoutez, moi je veux bien je je revendique ce mot de pessimisme. Enfin, écoutez, d'où que nous nous tournions, où que nous nous tournions, enfin on ne s'ass on assiste qu'à l'effondrement de l'école, de l'économie, de la morale, de la sécurité, tout ce que vous voulez.
Donc il y a quand même un moment il faut se poser les bonnes questions et surtout apporter les les bonnes réponses. Moi, je je crois que Éric depuis le début a une action et un discours qui correspondent exactement à ce qu'il pense. Il y a une constance. Il y a une constance. Il a une constance. C'est un homme C'est un homme qui est fidèle à ses convictions et qui ne sait jamais qui n'a jamais dévié de sa voix depuis le début. Je pense que d'abord il est incapable d'en dévier parce que c'est pas quelqu'un qui peut jouer un rôle, c'est pas quelqu'un qui peut prendre des postures. Après, la grande question, c'est celle que vous avez posé. Est-ce qu'en effet en persévérant dans cette voie, ça peut être celle de la victoire ? Ça, personne ne le sait. Mais je pense
qu'il n'y en a pas d'autres pour lui. Mesdames et messieurs, Éric Nolo.
Il est historien de la Grèce antique, spécialiste de Tucidide et d'Alexandre le Grand. Il vient nous parler de l'Occident, civilisation prométéenne. Merci d'accueillir monsieur Olivier Baptistini.
Je vous salue tous. Un masculin pluriel est un collectif.
Je suis heureux de parler juste après le dialogue entre Olivier Ueda et Éric Nolo. Je connaissais les qualités d'Olivier, chef d'orchestre, metteur en scène. Je ne savais pas qu'il était capable, comme dans un dialogue platonicien, d'accoucher des esprits.
C'est ce qu'on appelle, pour ceux qui ont des souvenirs de leur païda, la maillotique. Et Éric Nolo a dit chques en particulier sur les choix civilisationnels et évidemment sur l'éducation. Apparemment, il y a des gens qui sont turbulents au fond de la salle. Je vous salue donc tous. Mon sujet le voici. L'Occident civilisation prométéenne.
C'est Sarfo qui m'a proposé ce sujet, une belle conversation téléphonique et je lui ai proposé immédiatement un paradoxe, une dialectique, une ambivalence. Je lui ai parlé des trois lois de la robotique d'Isaac Azimov. Elle a aimé, je vais vous en parler. Je viens de Corse et je suis arrivé sain et sauf ici.
Je viens de Corse et ma femme Anne m'a accompagné parce qu'elle sait que j'ai peur en avion. Et il faut vraiment que j'ai du courage pour venir ici pour soutenir Éric Zémour et Sarah qui sont de véritables êtres politiques car ils sont maîtres des mots, la connaisseur de l'histoire.
Je remercie donc ceux qui ont permis ce miracle, en particulier Sophie Calvel. et Hiller Bouillet.
Si vous permettez, je veux dédier ma conférence ou mon petit discours ou mon intervention à Marie-Pierre Césarie dont j'admire le courage et qui a été mon élève à l'université de Corse et qui est maintenant une guerrière, une Amazone et je vous demande de l'applaudir.
Vous allez m'accorder une petite demi-heure. J'ai des choses à vous dire puisque venant de Corse, je vous dis que nous aimons la France lorsqu'elle est belle, lorsqu'elle est grande, lorsqu'elle est souveraine. Et c'est pour ça que je soutiens mon ami Éric Zemour, mon ami Sarah Knafo.
Je vous rappelle que dans le camp des sains de Raspaille, il il y a à la fin 20 survivants. Parmi ces 20 survivants, il y a un corse, c'est moi.
Après, c'est une volonté de capter votre bienveillance, une captation béné volontier. Voici ma petite intervention. En exergue une phrase attribuée à Archimède, la voici. Donne-moi où je puisse me tenir ferme et j'ébranlerai la terre. En général, quand je travaille sur Platon, sur Aristote ou sur Tucidide, je lis les Grec pour approcher ce que j'appelle l'extrême contemporain, pour le comprendre un peu, lire les Grecs puisque Homer est nouveau chaque jour alors que le journal est déjà vieux. Lire les Grecs me permet comme Archimède finalement de trouver un point d'appui et de soulever la terre. Lisez les Grecs.
Il sera question donc du mythe de Prometé, le voleur de feu et en conséquence d'une technologie comprise comme essentiellement occidentale. Et j'entends par Occident parce qu'aujourd'hui dans l'Occident, il y a le Japon, l'Australie et même le Canada. J'entends par Occident une civilisation héritière des Grecs, inventeur du logos, de la parole qui recueille du sens, de la philosophie, de la géométrie, de l'arithmétique, donc des mathématiques, de l'histoire, de la géographie, de la rhthorique, du politique et du
modèle occidental de la guerre. Et j'ai déjà parlé ailleurs d'une rencontre impossible entre la philosophie et la religion, mais d'une rencontre qui a eu lieu et qui a donné l'Occident dont je suis amoureux. remarquable le principe de la distanciation nécessaire à la science et à la faculté de se prendre soi-même comme objet d'analyse et donc l'aptitude à réfléchir en conséquence sur la techné la technique en tant que telle et sur les principes logiques des procédés techniques de la fabrication des machines pour évoquer la singularité grecque et je ne devais pas faire un catalogue, mais je voudrais vous évoquer des étoiles de première grandeur. Héraclite, Anaximandre, pédocle, Parménid, Gorgias, Protagoras et bien sûr Platon et le grand Aristote sans oublier Tucidide auquel j'ai consacré ma vie. Cette parole grecque est énigmatique, mais elle a fait de l'Occident, le
nôtre, une civilisation prométéenne. Passionnant d'en parler alors que le temps de l'Occident est peut-être passé, mais nous ne sommes pas pessimistes comme Éric Nolo, hein l'a dit, il ne faut pas être pessimiste. Nous sommes ici pour combattre, pour que cet Occident soit encore.
Première étape, le tombeau d'Archimède est l'ombre d'une dialectique. La mécanique a été mise en avant par Architas, Edox, héron d'Alexandrie. avant eux Talè et plus tard des mécaniciens sans oublier Anaximandrexagor et démocrite et puis bien sûr vous le savez vous le connaissez le parténon silogisme de marbre et bien sûr les machines de guerre d'Alexandre cependant pour Platon qui rêve sa cité parfaite dans le ciel des mathématiques. Architas, même s'il traite la mécanique en se servant des principes de la géométrie, abaisse la science, la coron et la gâte
et depuis la mécanique ou art des ingénieurs a été séparé de la géométrie, la discipline grecque par excellence et est réservé aux arts militaires. En 75, avant Jésus-Christ, Cicéron, le latin découvre le tombeau d'Archimède et c'est le premier moment de ma dialectique. loin des portes de Siracuse. Recouvert de broussailles, il était oublié. Et ce tombeau suggère par les relations entre l'abstraction géométrique et les machines de guerre inventé par le grec un lieu mathématique des correspondances entre des idéalités et des réalisations concrètes. Vous le voyez l'idée première que j'ai dite à Sarah lors de cette belle conversation. C'est déjà l'idée de ma dialectique. On peut s'intéresser alors à la relation de domination qui existe entre les idées, les pensées dialectiques d'une part et les théories
mathématiques d'autre part entre les abstractions et les réalisations concrètes. Et lors du siège de Syracuse, vous le savez évidemment, les machines d'Archimède entrent en action. Leur puissance est formidable, leur efficacité redoutable. Un grand spectacle que celui d'un vieillard arrêtant par le seul pouvoir de la science uni à l'amour de la patrie, les armes romaines. Marcelus est alors obligé de transformer le siège en blocus. Cependant, vous le savez bien sûr, le génie d'Archimède ne parvint pas à sauver la patrie, sa patrie et les Romains réussirent à entrer dans Syracuse par surprise. Et là, je vous raconte un événement très curieux. Un soldat romain s'approche d'Archimède, brandit son épée. Archimède lui demande un instant parce qu'il était en train de dessiner des figures géométriques sur le sable, lui demande un instant pour terminer sa
démonstration. Le soldat romain le tue. Marcelus qui avait répandu beaucoup de sang et prix de nombreuses villes fut très affecté par la mort d'Archimède. Il ne voulut pas voir le légionnaire en question. Il construisit un tombeau pour Archimède avec une une sphère dans un cylindre avec les nombres qui expriment le rapport de ces deux solides. Or, le légionnaire romain détesté par Marcelus était juste un soldat selon les mots de Léostros. D'un côté pour Archimède, la nécessité de terminer une démonstration mathématique et de l'autre c'est une logique implacable la nécessité pour Rome de vaincre. Le consul aurait-il aimé utiliser la sagesse, les connaissances mathématiques d'Archimède et en conséquence ces machines de guerre pour des combats futurs ? Cela ne vous fait-il pas penser à quelque chose qui s'est produit en 45 ?
Deuxè moment, les trois lois de la robotique, Aristote et une dialectique possible, l'ombre d'une dialectique, une dialectique possible et ensuite la dialectique. Reprenons et si vous voulez bien, prolongeons notre raisonnement. Si les Grecs de manière générale n'ont pas recours à la technique, aux machines, ce serait pour certains parce qu'ils ont des esclaves. C'est la thèse habituelle, celle des marxistes en particulier. Pour d'autres et pour moi,
ce serait à cause du rejet du travail manuel et par goût de l'abstraction. Je vous l'ai dit, les Grecs sont les inventeurs du logos. Ils méprisent ou dévalorisent la technique, mais cependant, ce sont les meilleurs techniciens. Vous le voyez, la dialectique est en train d'apparaître. En effet, les hommes libres refusent de pratiquer les arts mécaniques, les besognes manuelles. dans quelques cités, celles qui se signale par la gloire des armes et je pense à Spart en particulier, il est
interdit au Spartiat de faire de pratiquer des armes annuelles et Platon dans les lois prescrit les mêmes conditions parce que les techniques sont indignes d'un citoyen. Pour Aristote, les armes annuelles ne laissent pas le temps de s'intéresser à l'État. Aussi, faut-il interdire aux jeunes gens les occupations d'artisans car il n'y a qu'une différence légère entre l'ouvrier libre et l'esclave. L'esclave exécute les tâches pour le confort et pour la survie du citoyen. Celui qui est capable de délibérer, de commander et de se consacrer à la vie politique, à la guerre et à la philosophie. Je me permets de vous citer une phrase de Nietzsche. Les Grecs qui ont en propre une certaine aversion pour les occupations pénibles, quelque chose de vulgaire et même de barbare privilégie l'activité d'homme oisif allant de père avec le noble loisir, le principe de l'élinité la plus noble, ce
qui fait de des aristocrates en soi.
Enfin, comme outil, l'esclave a une valeur et le maître a intérêt à assurer sa conservation et son bon fonctionnement. Il est bon de le traiter le plus possible par la douceur. Il reste donc à imaginer un esclave qui ne serait pas humain. Aristote, le grand Aristote, le maître de ceux qui savent en a l'intuition et c'est absolument génial. Vous allez voir au passage, le robot vient du Tè Robota qui signifie corvé et travail obligatoire. Le mot et a été inventé par Joseph Sapec. Et voici ce dont j'ai parlé à Sarah dans cette belle conversation que je vous ai dite, les trois lois de la robotique d'Isaac Azimov. 1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni en restant passif permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entre en conflit avec la première loi. 3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première et la deuxième loi. Aristote, vous l'avez compris, c'est là où je veux en venir pour ma seconde partie. Aristote anticipe une forme d'automatisation idéale où l'outil s'animant serait devenu machine intelligente, un robot autonome et capable d'assurer sa propre conservation
au service d'un être humain. Aristote le dit. Je vous lis le passage d'Aristote. C'est magnifique. Écoutez si vous le voulez bien. Si chaque instrument en effet pouvait sur un ordre reçu l'intelligence artificielle, vous voyez où je veux venir ou même deviner un ordre reçu ou même deviné travailler de lui-même comme les statues de Dédal ou les trépieds de Vulquin qui se rendaient seul dit le poète aux réunions des dieux si les navettes tissaient toutes seules. Si l'archer jouait tout
seul de la citare, les entrepreneurs se passeraient d'ouvriers et les maîtres d'esclaves.
Visionnaire, Aristote dit les dialectiques et les paradoxes d'un futur en puissance. perçoit les changements radicaux dans les rapports de domination et de force et pense les interactions entre la technique, une hypothétique mécanisation des tâches et les métamorphoses possibles d'une société. Lire les Grecs pour comprendre l'extrême contemporain.
Bien sûr, Aristote n'imagine pas un futur technologique dans une exception contemporaine, mais c'est une intuition d'ordre philosophique et il pressend un débat fondamentalement politique, éthique et pense le possible avant que la technique ne puisse et l'envisager et le rendre concret. C'est une protociencefiction. 3è partie et dernière, le logos, la technologie en Occident est la réalité d'une dialectique. L'ombre, la possibilité et la réalité. Notre idée, vous l'avez compris, je le répète cependant, notre idée dans cette dernière partie est la suivante : si les Grecs ont méprisé et rabaissé tout ce qui est de l'ordre de la techné et privilégié ce qui est de l'ordre de l'abstraction, notre technologie est cependant issue de cette même abstraction. C'est la première étape de ma dernière dialectique. C'est avec eux
et seulement avec eux. Nous sommes les héritiers des Grecs. Que commence en terre d'Occident l'histoire de la pensée. On l'a suggéré plus haut. Jamais, je dis bien jamais, auparavant, un système d'explication du monde structuré logiquement permet de formuler les lois de la nature à partir de principes intelligibles. Il s'agit là pour Walter Ota de toutes les marques de ce qui s'appelle grec par opposition à toute autre humanité. La science pour Bernett est une manière grecque de penser le monde. La physique aristotélicienne étant au confin même de la métaphysique, il serait tentant d'établir des liens analogiques ou des correspondances conceptuelles avec certaines approches de la physique hypermoderne et de la philosophie de la science. Ervin Schrodinger n'avait pas tort dans la nature et les Grecs de dire ses raisons de revenir
à la pensée antique. Une dialectique passionnante, un paradoxe fascinant. Les Grecs ont privilégié la théorie, la démonstration, la géométrie et la recherche des principes. Par le logos, ils ont cherché ce qui est universel, nécessaire, intelligible. Les mathématiques conduisant à l'abstraction la géométrie permettant de concevoir ce qui est une figure géométrique en soi. On l'a établi, on l'a dit. On l'a compris l'Occident et j'en arrive à ce que Sarah voulait que je fasse. L'Occident est promété, moins parce qu'il aurait une passion originaire pour les machines que parce qu'il a développé une passion pour l'intelligibilité. La domination technique apparaît lorsque le réel cesse d'être le lieu que l'on habite et devient ce que l'on peut représenter. C'est la distanciation dont je vous parlais au départ. Ce qui est mathématiquement représenté peut-être calculé. Ce qui est calculé peut-être anticipé.
Ce qui est anticipé peut-être contrôlé et ce qui est contrôlé peut être techniquement transformé. et j'en arrive à ma démonstration, si vous le permettez finale. Le logos devient dispositif calcul et conduit à l'automatisation, à la domination. Ce qui était une manière de penser se transforme en une manière d'agir sur le réel. Et la machine moderne apparaît comme le triomphe dialectique de l'abstraction. L'ordinateur et ses logiciels et non le computer et ses soft. Voyez la différence. Le computer c'est une machine à calculer. Le soft c'est le matériau l'objet sur lequel est est l'application. En français, nous avons bien l'héritage grec. L'ordinateur et le logiciel sont une machine qui repose sur le fait que le réel peut être traduit en symbole, en opération formalisée, un réel physique devenu mathématiquement
intelligible. Après Tucilide et son nomos de la mer, la toile ou internet et l'intelligence artificielle. La puissance appartient à ceux qui peuvent franchir les frontières, agir à distance et contrôler les flux des données et des informations plutôt que les territoires. Une civilisation née de la contemplation produit finalement la civilisation technologique la plus puissante de l'histoire, la nôtre. Et il est temps qu'elle redevienne ce qu'elle a été.
Et je termine par quelque chose qui est pour moi particulièrement émouvant. Je suis entré en amitié au sens où les Grecs entendaient ce mot, c'est-à-dire la filia avec un des plus grands hellénistes de France à savoir Jean Loxerrois qui a écrit un des plus beaux livres qui soit la beauté des mortels et qui a eu la grâce de me faire la préface de mon futur livre sur Aristote qui sortira en janvier.
Il a lu mon texte que je me suis que je vous ai proposé et il m'a ajouté après le paradoxe, après la dialectique l'ambivalence que je vous ai dite au début de mon intervention. La voici. Je vous lis son texte en hommage à ce grand parmi les très grands. La différence entre le regard grec et la tentation moderne se résume dans la formule de Descartes et vous allez comprendre devenir comme maître et possesseur de la nature. Cette formule aurait paru totalement incompréhensible aux Grecs qui eux avaient le sens du sacré. C'est la toute c'est là toute la question complexe de la techné et de son devenir technique. Différence vous voyez entre la techné et le devenir technique que l'usage abusif de Prométéin masque trop souvent. Peut-être les Grecs l'avaient-il anticipé en d'autant promet ce qui signifie, vous le savez celui qui
pense avant de son frère Épimé, celui qui pense après, la figure qui a été précisément oubliée par la pensée, par la littérature de l'Occident et dont le mythe enrichit le questionnement. Je vous remercie.
Eh
Mesdames et messieurs, pour notre toute Première table ronde. Nous avons le plaisir de recevoir des gens qui savent de quoi il parlent. On est sur la narcotyrannie. Merci d'accueillir Pierre Marie Sève, Philippe Pran, Bruno Martin Guer, François Busquet, René Bouani,
Merci à tous les cinq d'être parmi nous aujourd'hui. Alors, certains peuvent se dire "Mais de quoi parle-t-on ?" C'est quelque chose au fond que vous vivez sans le savoir. C'est anarcoiradie. Alors, je vais donner tout de suite la parole à François Bousquet qui va nous dire exactement de quoi on parle. Le sujet est posé. Merci Olivier. Vous m'entendez ? Oui. Alors, ce mot à narcoyrannie sonne étrangement à nos oreilles. Vous connaissez sûrement le mot de Albert Camu, mal nommer les choses, ajouté au malheur du monde. C'est ce qui nous arrive avec ce mot et c'est le régime
politique sous lequel on vit. Quand mes camarades quand mes camarades patriotes, identitaires, militants mettent des affiches pour défendre la mémoire de Quentin Duran que chez Alefi, on les envoie en prison quasiment. Ils sont gardés à vue, perquisitionnés. et je me dis c'est une dictature, on vit sous une dictature hein. Quand je regarde la façon dont les réseaux sociaux censurent de façon orwellienne aujourd'hui euh les contenus jugés et neux, je me dis on vit en totalitarisme. Mais c'est pas vrai. C'est pas vrai. Euh ça a le goût du totalitarisme, ça a l'odeur de la dictature mais ça n'est ni la dictature ni le totalitarisme. Comme le Canada Draï n'est pas de l'alcool. Même un terme même un terme comme la démocrature qui est la contraction de démocratie et de dictature n'est pas
vraiment opératoire. Le seul vraiment concept qui est opératoire pour décrire le régime sous lequel nous vivons, c'est cette anarcotyrannie qui sonne bizarrement à nos oreilles parce que c'est un oxyor. Le loximor, c'est le rapprochement de deux choses contraires qui ne peuvent pas fonctionner l'une avec l'autre. La tyrannie n'est pas forcément le l'anarchie. Et pourtant, c'est le régime sous lequel on vit. C'est un régime qui est dialectique. Vous connaissez la dialectique ? Il y a une thèse, il y a une antithèse et il y a une synthèse. La thèse c'est l'anarchie. L'antithèse c'est la tyrannie et la synthèse c'est la narcotyrannie. C'est-à-dire un état qui est faible avec les forts et un état qui est fort avec les faibles. En fait c'est un état où il y a une il y a une
asymétrie dans la coercition si vous voulez. Il y a un État qui est gendarme et un état qui est voyou. Un état qui est gendarme avec nous citoyens honnêtes qui respectons l'ordre public et un état voyou avec les voyou par exemple les narcos. On pourrait même parler d'ailleurs de narco de narcotyrannie aujourd'hui dans certains quartiers entre autres à Marseille hein. Donc il y a une asymétrie dans la coercition. Et pourquoi il y a une asymétrie dans la coercition ? Parce que nous sommes nous citoyens honnêtes, bah nous sommes facilement identifiables. Étant facilement identifiables, nous sommes facilement localisables. Étant facilement localisables, nous sommes facilement sanctionnables. Étant facilement sanctionnables, on est présumé être solvable. Donc nous sommes
rentables en fait hein. La narcotyrannie c'est ça. La narcotyrannie c'est du raquet. Le raquet routier par exemple. Pourquoi la police ? C'est très facile pour la police. Un contrôle routier il y a pas d'interpellation un radarin. Il y a pas d'enquêtein. Donc le coût marginal avoisine le zéro pour pour l'état. Donc c'est ça la narcotyrannie. C'est un régime qui est démissionnaire sur les fonctions régaliennes, donc il laisse prospérer le crime et c'est un état léviatant avec les formulaires CERFA, avec l'administration, avec le règlement et les et il est léviatant que pour nous parce que je le redis, il est facile de nous retrouver. Nous quand on reçoit une convocation, on y répond. Quand on reçoit une amende, on y répond. Donc en
fait, on est une proie. Nous citoyens et net sommes dans la narcotyrannie la proie idéale. Nous sommes un marché captifin. Donc en un mot et j'en aurais fini. La narcotyrannie vous me prenez pas. C'est deux choses comme dirait Macron qui fonctionnent en même temps simultanément. L'un ne va pas sans l'autre. Et on et après je c'est pas que il y a un problème d'état l'État est là. Je veux dire c'est un problème il y a un allocation il y a un problème d'allocation de la puissance de l'État. Il y a trop d'état là où il devrait y en avoir moins pour nous et il y a pas assez d'état là où il devrait en avoir plus, c'est-à-dire le contrôle des frontières,
c'est-à-dire le contrôle des frontières, la sécurité des biens des personnes, garantir l'ordre public et surtout sanctionner les gens qui méritent de l'être et qui ne le sont pas. Donc c'est ça et gardez en tête, j'en ai fini, gardez en tête le Covid premier confinement 1200000 procès verbaux. La police en moins de 2 mois a fait 1200000 procès verbaux. Or cette même police est impuissante ou en tout cas a renoncé à exécuter les OQTF et à repousser les clandestins. Donc merci. Donc la narcoyramide se tient là-dedans. Merci. Alors, j'en profite pour rappeler que François Bousquet est le directeur de la rédaction d'éléments. Vous êtes vous avez fondé la nouvelle librairie. Vous
venez de sortir un livre qui s'appelle qui c'est un ouvrage pionnier hein sur le racisme antiblanc. J'en profite pour présenter nos autres invités. Pierre Mariev qui est le directeur de l'Institut pour la justice voit des victimes dans le débat public depuis près de 6 ans maintenant. Il rappelle sur chaque affaire criminelle des faits et des chiffres que la première mission de l'État est de protéger les siens. Merci d'accueillir Pierre Mariev parmi nous. Il est avocat au barreau de Paris, secrétaire de la conférence des stages du stage des avocats au conseil. a porté devant le conseil d'État les recours contre le couvre-feu et les pass sanitaires. Euh vous démontrez
régulièrement démontrer les deux poids de mesure de la justice sur Twitter. Merci d'accueillir monsieur maître Philippe Pran,
monsieur Bruno Martinet qui est docteur en histoire du droit et auteur d'une thèse sur le second empire intitulé Le coup d'état en permanence. Il a étudié longuement comment un état fait élire ses propres candidats tout en se disant libéral. Il nous parlera de la Constitution telle que l'a voulu le général de Gaulle. Merci de votre présence. Enfin René Bouani, maître, vous êtes avocat au barreau de Paris. Vous êtes conseiller ville heureuse du 16e arrondissement de Paris avec Sarah Knafo. Vous êtes condateur et vice-président du cercle droits et liberté. Vous avez réuni près de 1000 avocats contre le
confinement et porté leur recours jusqu'au Conseil d'État. Maître René Bouadi. Voilà avec qui nous allons parler et converser sur le sujet de la NATO la narcotyrannie. Merci François Bous. Vous avez donné une petite définition. Pierre Marie, j'allais vous demander la justice, vous parlez du de souvent du depoid de mesure. Est-ce que ça marche encore ? Est-ce qu'on y croit encore au fond ? Alors, ça dépend en qui y croit. Ce qui est certain, c'est que la justice a plusieurs fonctions. En fait, la peine traditionnellement, c'est ce qu'on apprend en étude de droit. Moi, j'ai appris ça en L2. Donc ça commence à faire euh 10 ans, un peu plus de 10 ans.
La peine a pour première fonction de neutraliser le délinquent. Bon, quand il est en train de commettre un délit, euh quand euh euh quand la la police ou la justice arrive, bah elle le met en prison et il ne peut plus commettre de nouveaux délit. En principe. Sa deuxième fonction, c'est de dissuader ce délinquant et ses congénères, ses amis, ses collègues pour qu'il ne recommence pas. Et ensuite, on a tout un tas d'autres fonctions. Est-ce que les délinquants sont dissuadés par la justice actuellement ? Non. Est-ce que les délinquants sont neutralisés ? Est-ce qu'ils arrêtent de commettre des délits une fois qu'ils sont en prison ? Non plus. Donc, est-ce qu'on y croit les délinquants ? En tout cas, ils n'y croient plus. Il ne croi pas en la justice et ça les arrange bien. Nous,
comme l'a dit François Bousquet, on y croit encore un peu. Quand il nous arrive quelque chose, on va déposer plainte quand même. On se dit que ça serait quand même bien que celui qui a agressé mon neveu se fasse se fasse taper sur les doigts. Mais on y croit quand même de moins en moins. Et c'est catastrophique. Euh c'est catastrophique parce que la justice c'est pas un métier comme un autre. Être juge, c'est pas un métier, c'est pas comptable ou ou chef d'entreprise qui sont des très beaux métiers. Mais juge, c'est particulier. juge, c'est au centre de la société, c'est un des trois pouvoirs selon Montesqueux, donc je j'invente pas l'eau chaude. Euh c'est absolument fondamental. Et aujourd'hui, vous avez peut-être vu moi un sondage qui m'a complètement horrifié. Alors, je suis à
l'Institut pour la justice depuis 2020, mais en fait l'Institut pour la justice existe depuis 2007. On avait jamais vu un sondage aussi terrifiant. Il est sorti au mois de mai, juste après l'affaire Liana. 65 % des Français n'ont pas confiance en la justice. C'est du jamais vu. C'est du jamais vu. Depuis des années, on entre 45 et 55 % des Français. Là, on est à 65 %, c'est catastrophique. Et c'est de pire en pire. Est-ce que c'est dû au smartphone ? On voit les choses, les réseaux sociaux, aux chaînes d'information. Est-ce que finalement la technologie a permis de se rendre compte que la justice n'est peut-être pas si juste au fond et que il y a des scandale qui accélère cette défiance ?
Alors, je pense qu'effectivement la démocratisation de notre monde qui est évidemment liée à la technologie, la démocratisation via les réseaux sociaux, via la société civile, l'Institut pour la justice, notre rôle c'est de mettre en avant les problèmes quand il les les les défaillances de la justice quand il y a une affaire dans lesquelles il y a des défaillances et c'est souvent le cas. Donc quand on met en avant tout ça, effectivement, on réveille un peu la conscience et donc toute la société civile, les nouveaux médias, les réseaux sociaux, tout ça font que une réalité qui était sentie hein, le la défiance envers la justice, elle date pas des réseaux sociaux, a de bien avant, mais elle a effectivement été exacerbée à mesure que la vérité est ressortie des
tréfonds de de ce qui était caché par les médias et cetera et cetera. OK, merci beaucoup Pierre Mer Philippe Prient vous votre regard c'est d'où est-ce qu'on vient au fond est-ce que ça a tellement changé qu'est-ce qu'on a perdu au fond alors déjà il y a une très bonne nouvelle c'est qu'il y a apparemment 35 % de gens qui croient encore à la justice pénale et à la justice administrative dans ce pays donc faut les rencontrer. Ce sont des gens qui ont une vision pleine d'espérance. Je pense que le Christ disait : "Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu, mais ceux qui réussissent comme ça à croire sans avoir de preuve que la justice pénale fonctionne sont des gens admirables qui sont très heureux." Je sais pas comment on fait pour en avoir autant, je me serais attendu à moi. Maintenant, quand
on se demande d'où ça vient, en réalité le système, on se dit la narcotyrannie c'est un peu étonnant, c'est un peu contradictoire. Non non, c'est pas contradictoire. Prenez un exemple de bons hommes qui étaient très doués en question tyrannie, l'URSS, ils ont quand même mis la barre assez haut. Seul Génitine vous dit très bien, si vous êtes un opposant politique avec un couteau, c'est très grave. Vous allez être largement condamné. Vous êtes un délinquant avec un couteau. Bon bah c'est pas grave, c'est on vous dit travail hein. La formule est littéralement chez Senitin. Nous nous sommes à peu près dans le même système. Quel est l'intérêt de notre état depuis plusieurs décennies ? C'est de réprimer l'opposition. Donc l'État est extrêmement sévère avec les opposants.
Mais de la même manière que vous étiez dans une démocratie populaire dans les années 1970, on allait être absolument impitoyable avec vous parce que vous aviez un posteur de Jean-Paul II. Par contre, bon bah vous étiez un violeur ou un assassin. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça arrive. Donc nous nous avons un système qui est profondément autoritaire parce que l'État est là pour vous faire obéir, pour faire respecter les normes auxquelles lui accorde de l'importance. C'est pour ça que vous êtes un opposant politique, c'est scandaleux. Vous l'avez vous usez de votre liberté d'expression, c'est scandaleux. Vous refusez de payer l'argent que l'État vous demande, c'est scandaleux. Je dis souvent à mes clients quand vous faites de la délinquence en col blanc franchement l'ABS,
l'escroquerie, l'abut de confiance, ça passe. Évitez la fraude fiscale. Là par contre, ils vont pas vous rater parce que c'est l'argent de l'État. Vraiment la seule chose qui les choque, c'est la fraude fiscale. Là par contre, on parlait du laxisme de la justice en matière de fraude fiscale, faites très attention là laxisme de la justice disparaît très rapidement. Le type arrive monsieur ça va être 50 de prison minimum. Oui, mais le type il a violé. Oui, mais non, lui c'est pas pareil. pas comprendre, il était jeune, c'était difficile tout ça. Donc nous vivons dans un système qui est extrêmement autoritaire et quand on se dit une narcotyrannie, ça peut pas marcher. Mais si si ça peut très bien marcher. Et je vous invite à vous demander une histoire, c'est pourquoi Saint-Louis
a-t-il été canonisé ? Saint Louis canonisé parce que c'est un bonhomme qui au 13e siècle a une idée très exotique. Alors attention, c'est l'ultradroite incompatible avec les valeurs de la République, tout ça qui est de dire en fait au lieu d'avoir plein de petits potentats locaux qui sont aussi ridicule que les juges qu'on a aujourd'hui et les procureurs dans la l'application de la justice pénale parce qu'on avait plein de petits tirants locaux façon au Caï he c'est quand un type qui est baron c'est un caï he c'est ça que ça veut dire c'est Saint-Louis s'est dit bah tiens pourquoi est-ce qu'on mettrait pas la force publique au service de la justice c'est pour ça que les gens ont voulu le canoniser parce qu'ils sont dit tiens c'est vraiment une idée très original
mais nous nous retombons dans un système qui ressemble à celui lui de la France du allez 12e 13e siècle. Vous me dites il est en train d'exagérer. Il y a on parle des zones de non droit en France. Vous êtes dans un système où vous avez à peu près le même type de droit qu'un CERF médiéval. Et d'ailleurs, si vous si vous pensez que vous allez pouvoir lever les yeux et pas vous faire remettre à votre place par Rachid qui est au RSA mais qui gagne 15000 € par mois avec le trafic de drogue, vous allez vite comprendre que lui est le Seigneur et vous vous êtes là pour obéir. Vous croyez vraiment Philippe ? Merci que on est revenu autant des servitudes plus ou moins caché voir presque assumé à la limite. Euh oui, la classe en moins parce qu'avant vous aviez bah avant vous aviez un type qui était
un tiran mais bon il était compte de Flandre baron de ceci enfin ça ressem il y avait une sorte de vague prestige. Aujourd'hui vous voyez Rachid en BMW je suis pas sûr qu'on ait le même prestige qu'avec le compte de Flandre. Effectivement François vous vouliez réagir là-dessus. Oui oui oui. Il y a un retour en arrière. un nouveau Moyen-Âge assurément. Il y a également quelque chose qui est typiquement contemporain dans la narcotyrannie, hein, c'est la déconstruction, le travail des déconstructeurs, la French théorie, le le le cœur théorique de la French théorie, c'est renverser le normal et le pathologique. C'est pathologiser le normal, c'est détruire les normes pour inventer de nouvelles normes. Et typiquement dans la narcotyrannie, la narcootyrannie punit le citoyen
ordinaire, monsieur et madame tout le monde, et laisse en liberté le le criminel, le délinquant, le violeur, l'agresseur, le commerçant ambulant. Pour donner des exemples concrets, un commerçant ambulant sauvage aux portes de Paris n'est pas contrôlé, ne paye pas l'ursaf, n'a pas de patente, hein. Voilà, typiquement une un exemple d'anarchyrannie, mais au cœur de ça, il y a le renversement du normal et du pathologique. Il faut normaliser le pathologique et pathologiser le normal, c'est vraiment une mécanique nouvelle, hein. Euh, on a parlé de justice. On va faire un peu on va brosser le tour un peu de de toutes ces questions. René Bouustani, vous en tant qu'élu local, en tant qu'avocat, vous êtes un homme de de de parole au
sens où le langage, l'expression fait partie euh d'une forme de liberté. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que euh euh parler euh dans un monde comme ça qui s'observe, qui se regarde, où on a une forme de tenue de de liberté, d'expression, liberté entre guillemets, est-ce qu'il y a des paroles qui sont socialement, médiatiquement, institutionnellement imprononçables ? Est-ce qu'on va sur un terrain où on fond on fait attention à ne pas dire ce qu'il ne faudrait pas dire ? Merci Olivier. effectivement, comment on est arrivé dans la narcotyrannie ? Comment on arriver à avoir un état qui est défaillant dans la protection mais qui est en réalité envahissant dans le
contrôle, dans le contrôle de tous les jours, dans le contrôle des citoyens. En réalité, c'est selon moi une dérive de l'État providence. C'est-à-dire que maintenant, on a un état nounous, un état qui hyper réglemente tout. On a une inflation législative colossale. D'ailleurs, de votre côté, réfléchissez est-ce que vous avez déjà pris une décision pour votre maison, pour votre patrimoine, pour vos enfants sans vous poser la question quelle sera la conséquence fiscale en terme d'urbanisme, en terme d'autorisation que j'aurai ? C'est impossible. En France, il n'y a plus un seul aspect du droit de
notre vie qui n'est pas réglementé. Et ça entraîne la narcotyrannie. Pourquoi ? Parce qu'en fait il y a l'allocation des ressources de l'État français, il est limité. On peut pas dépenser des dizaines, des centaines et des milliards de centaines de milliards sur tout et n'importe quoi. Et donc en réalité, on se rend compte que sur le régalien, donc c'est-à-dire la police, la justice, les frontières, l'armée, bah les ressources sont excessivement limitées et tout est parti notamment dans le social. Et donc cette cette limite fait queon a un système judiciaire maintenant et policier qui est à l'agonie. On ne peut plus maintenant avoir un
système avec les moyens qu'ils ont qui fonctionnent. Je parlais l'autre jour avec une présidente de tribunal de commerce d'Île-de-France de correctionnel d'Île-de-France qui me disait je lui demandais mais comment ça se fait qu'encore maintenant bah les juges sont aussi laxistes ? Elle me dit effectivement certains magistrats sont des juges, on va dire rouges qui ont une certaine volonté de toujours d'excuser victimaire, c'est pas la faute, c'est la faute de la société et cetera. Mais elle me dit d'un autre côté quand bien même on veut être strict et sévère, moi en début d'audience de comparition immédiate, on m'apporte un papier, on me dit j'ai h places de
prison, j'ai 40 affaires, comment je fais ? Je peux pas mettre 40 personnes en prison puisque je n'ai pas de place. Et donc en réalité cette anarcootyranni vient du fait que bah oui les délinquents tous les jours, tous ceux qui passent en cooparition immédiate en fait il y a pas de place notamment pour eux en prison. Et donc c'est un c'est une vraie refonte globale du système qu'il faut penser. C'està dire comment donner et plus de moyens à la justice à la police. Lorsque vous allez porter plainte. Effectivement la police vous avez porté plainte. Il vous dit bah attendez c'est quoi ? C'est un cambriolage. Donc on vous a écrasé votre porte. On vous a volé vos bijoux et cetera. Bon, c'est quoi ? C'est moins de 10000 €. L'assurance va courir, elle va pas poser trop de questions. Bon, nous
je suis désolé monsieur mais on va rien faire. Et même parfois quand on sait qui a fait ça, moi ça m'est arrivé dans un dossier récemment Vol cambriolage, on sait qui a fait ça. C'est il y a les caméras de surveillance. On allit porter plainte. Le policier nous dit "Oui, oui, vous inquiétez pas, on va le faire. Je reviens, je relance, je relance pour mes clients. Je repasse au commissariat, je demande où en est l'instruction. il me sortent le dossier d'instruction. En réalité, ils ont dit malheureusement à la suite des différentes euh actes d'enquête, on n' pas pu avoir de suffisamment d'éléments et le dossier est classé. En réalité, c'est parce que pour eux le le cambriolage n'en veul pas la peine. Et c'est ça le vrai sujet en France. Mais je ne lis pas aussi un
point, c'est que il y a une vraie volonté aussi de l'État idéologique. Et c'est ce que disait euh euh très bien tout à l'heure Philippe Prisan, c'est-à-dire que il y a une volonté dans la justice quand elle le souhaite et qu'elle souhaite poursuivre, elle trouve les moyens. L'âme par exemple en ce moment euh la grande lutte, bon c'est les violentes dites sexistes et sexuelles. Et donc là la justice met les moyens est très stricte avec les délinquants. En revanche et elle est aussi maintenant par exemple pour le masculinisme, c'est le nouveau truc à la mode pour la justice, c'est d'aller chercher les mach. Et donc, on se retrouve dans des groupes télégram, je sais pas si vous avez entendu parler, avaient euh fait quelques blagues sur des groupes, sur les réseaux sociaux et
cetera entre eux, sur les femmes, des blagues un peu machistes et cetera. La police a débarqué chez eux à 6h du matin pour les embarquer, pour les palasser en garde à vue et les envoyer en euh en comparition immédiate. Ce qui prouve que là, la justice quand elle le veut, elle le peut, elle peut être très très très sévère. Merci René. Merci beaucoup. Vous confirmez Pierre- Marie, il y a ce côté d'impunité pour certaines choses, d'ultra rigidité pour d'autres. On est dans le de poids de mesure. C'est dans l'aire du temps. Oui. Et moi je confirme quelque chose qu'a dit René Bouani, c'est l'état providence. Et il y a il y a eu un moment donné, je vais vous donner un exemple qui va vous faire halluciner, enfin moi en tout cas qui m'a fait
halluciner, l'alliance de l'État providence et du laxisme judiciaire. Vous ne savez peut-être pas à l'Institut pour la justice, nous l'avons découvert il y a 2 ans. Nous avons fait une étude sur comment étit soigner les détenus. Et donc nous avons découvert que les détenus ont en prison en moyenne deux fois plus d' TP de médecin que la moyenne nationale de de dentistes pardon. Ils ont un temps d'attente pour avoir un médecin généraliste qui est beaucoup plus court que la moyenne nationale et il ne et ils ne payent pas ils sont remboursés à 100 % ce que nous ne sommes pas. Là, nous vous et moi nous payons quelque chose que nous appelons le ticket modérateur quand nous allons chez le médecin. Et bien les détenus, ils ne le payent pas. Le détenu, c'est l'État qui paye. Donc l'État providence
est allé tellement à fond dans cette direction que les gens qui vous ont parce que pour aller en prison, faut le faire, hein. Si vous avez juste volé pic pocket ou même une petite agression, vous n'allez pas en prison. Donc quand vous allez en prison, c'est que vous avez vraiment choisiamment l'illégalité et de de porter atteinte à autrui. Euh et bien si vous allez en prison, vous serez mieux soigné, vous serez mieux traité que la population générale. Donc il y a un moment donné, c'est ça n'est pas tenable un état comme ça. C'est un état de fête comme ça, ça n'est pas tenable. Donc je pense que et ça c'est l'alliance de l'État providence et du laxisme judiciaire où on est tellement on a tellement envie de soigner, d'être gentil, de réinsérer les détenus qu'on
finit par les soigner mieux que le reste de la population qui elle n'a rien commis de crime ou délit. Merci François, vous voulez réagir et ensuite Philippe et ensuite on parle. Oui, rapidement. Oui oui oui. Il l'état providence. Du reste le la personne qui a inventé c'est un américain pas les conservateurs Samuel Francis qui a inventé l'expression qui a forgé ce terme-là d'un narcootyrannie. par l'état managerial. Oui oui, c'est un problème indiscutablement mais c'est pas forcément un problème de moyens, je le redis. C'est un problème d'allocation des moyens. C'est pas un problème de puissance, c'est un problème d'allocation de la puissance. On a l'argent mais on met pas là où il faut. Rappelez-vous les gilets jaunes 10000 10000 arrestations, 700 blessés graves,
20 et borniers délirant. Je crois qu'il y a 1200 condamnations expéditives. Regardez une manife d'extrême gauche avec les antifas et les casseurs. Zéro blessés graves. C'estd que la police la police a fait un choix. En fait ce qui nous rend faible nous citoyens honnêtes, ce qui nous rend faible c'est notre honnêteté. Parce que notre honnêteté nous rend gouvernable. C'est parce qu'ils sont ingouvernables que l'État n'ose pas rentrer dans les quartiers les zones sensibles. C'est parce que ils n'ont pas d'ardresse, parce qu'ils ne paye pas leurs impôts, parce que la police en a peur. En fait, j'en ai fini. Pensons à la boie, au discours sur la servitude. C'est notre servitude qui nous rend faible dans la narcotyrannie. Donc, il faut qu'on s'en
libère. Euh j'ai rebondis ce que vous venez de dire Philippe Prenton, est-ce qu'on pourrait dans un état de droit, ce fameux état de droit qui change en France régulièrement, mine de rien depuis 3 siècles, l'état d'endroit et ce qu'on en fait au fond. Est-ce qu'on peut changer la donne ? Est-ce qu'au fond il y a une fatalité à subir cet état de droit ? C'est quoi la suite ? Alors, il y a pas de fatalité, il y a énormément de volonté et d'ailleurs, c'est une question à se poser lorsqu'on s'intéresse à la politique qui est de se dire qu'est-ce qu'on peut vraiment changer si on veut. René Bustani a très bien mentionné la question des places de prison. J'adore le droit, c'est une
passion, c'est un métier que je fais avec enthousiasme. Mais il y a des choses que le droit ne peut pas faire. Ça n'a jamais le droit n'a jamais construit une prison. Ça permet pas non plus de gagner au l'auto ou de ramener l'être aimé. On n pas des marabous africains. Ce que fait le droit, c'est dire si on doit condamner ou non un bonhomme, mais s' a pas de place de prison, il ira pas en prison. peut dire ce qu'on veut. Ouais. Et tout, il faut être absolument ce qu'on il faut doubler, tripler, quadruplé, quintupler les peines. Non, non, c'est qu'il y a pas de passe de prison. Et pourquoi il y a pas de passe de prison ? Parce que chaque année, depuis allez 45 ans, le parlement décide que on va avoir les impôts les plus élevés au monde. On a une dépense publique qui est supérieure
à celle de l'URSS. Donc, il y a quand même un peu de pognon à droite à gauche si on cherche. On a une dépense publique qui n'est pas vers les prisons parce qu'on veut pas. Donc littéralement, si on a pas de place, c'est parce qu'on veut ne pas avoir de place. Et donc une fois que vous n'avez pas de place, vous pouvez aller voir un magistrat demain on crée un logiciel magique disant on va multiplier par 10 les peines. Avant voyez, on dit dès qu'un jugement est rendu, il passe dans chat GPT et puis chat GPT rajoute X 10 sur la peine. Ça changera rien aux incarcérations. Donc c'est littéralement un choix. Autre illustration du choix pendant le Covid qui ce qui a été mentionné tout à l'heure alors j'étais en train de lancer mon cabinet c'était il y a quelques
années et j'accepte parce que j'ai une grosseur auquel je devais un service dit bon écoute il faut que tu rencontres quelqu'un c'est un cas en pénal très difficile moi il a pas assez confiance en moi, il aimerait avoir confiance très envers moi. D'accord, je vais le j'ai accepté de le rencontrer. Et là, je découvre qu'en fait le type est un baron de la drogue qui me dit que bon bah lui-même, il est poursuivi pour avoir explosé toutes les falanges de la main gauche d'un de ses chouffres, un des petits gardiens. Là, il me sort Non mais vous comprenez, j'ai étis obligé de sévir, il m'avait volé et en France, il y a pas de culture de l'honnêteté. Vous êtes beaucoup trop laxiste. C'est pas faux comme observation. Et il me sort une deuxième observation qui est très
intéressante. C'était un type, bon c'est évidemment un voyou dans la place é en prison, mais c'est un garçon très intelligent. On est au-udess de Bruno Lemer, par exemple. Et là notre mon ami notre nous sort mais écoutez pendant le Covid non ça a été dur parce que on a subi une baisse de chiffre d'affaires. Ça a baissé pratiquement de moitié. Alors vers à moitié plein vers à moitié vide, je dis mais attendez ça si si c'était encore à moitié plein, ça veut dire que vous réalisiez la moitié de votre chiffre d'affaires d'avant. Donc ça veut dire que pendant que les gens ne pouvaient pas sortir chez eux on a même pas essayé de fermer vos points deal. Là, il a éclaté de rire mais vraiment je crois que j'ai jamais vu quelqu'un rire avec autant d'enthousiasme. Elle dit "Elle
est bonne maître." Bon, ça c'était pas forcément très rassurant. Donc il y a vraiment une question de choix de moyen où on peut changer les choses mais pour le coup c'est un véritable choix politique. On parle parfois du laxisme judiciaire. Demandez-vous al chose qu'on raconte pas très souvent mais qui est intéressant la différence entre la première instance et la cour d'appel sont beaucoup plus sévères en appel. Pourquoi ? Parce que en première instance vous avez Antify Faen et Marie-Charlotte sortie de Science. C'est pas une critique hein. Si j'ai des filles, j'adorais qu'elle s'appelle Marie Tifè, Marie-Charlotte. C'est pas Mais c'est de ça qu'on parle. Qui a été euh vacciné contre l'ultradroite, les les heures les plus sombres de je ne sais quoi, pas de stéréotype, non au
cliché, enfin tout ce qu'on veut. Et là, elle se dit "Non, mais je vais pas condamner, faut comprendre. En appel, c'est la même, sauf qu'elle a 20 ans de plus." Et en fait, Marie-Charlotte à 55 ans s'est aperçu que ouais, enfin, c'est quand même toujours la même histoire. C'est quand même à peu près toujours les mêmes personnes. Donc, en fait, je vais être trois fois plus sévère. Donc on peut être sévère et le juge qui a l'expérience de condamner de juger s'aperçoit qu'au bout d'un moment c'est toujours les mêmes profils. Donc si on a des moyens, si on a des procureurs qui font appel, si on a des procureurs qui sont beaucoup plus sévères parce qu'on leur dit faut arrêter d'être cool et d'expliquer que bon ce pauvre garçon tout ça, il y a un vrai choix politique
à faire et c'est le chose genre de choses qu'on peut réellement changer. Merci Philippe Rigent. Nous embrassons toutes les Marie-Charlotte de France et de Navar. Bruno Bruno Martinet, vous vous avez étudié l'esprit et la lettre de la constitution originelle du général de Gaulle, mine de rien, c'est la partition de l'état de droit du moment quand c'est arrivé. Est-ce que vous considérez que notre époque a dévoyé ou pas la lettre de ce qu'il avait en tête ? Un état fragile pour de Gaulle, c'était pas possible. Donc comment vous analysez vous ce cette espèce de de mutation
législation après législation de l'esprit du droit de son application au regard de la lettre et l'esprit qu'il qu'il voulait ? Merci. Merci Olivier. J'entendais François parler de déconstruction de de choix également. C'est je vais vous parler d'un d'un temps que vous avez peut-être aussi connu hein, c'est 1958 et en 1958 le général de Gaulle fait une nouvelle constitution et le général de Gaulle va réussir à gagner un vieux procès historique. Ce vieux procès historique en fait, c'est le fait que pendant tant d'années sous la 3e République et la 4e République, le la souveraineté nationale ou populaire, je vais pas entrer dans ces détails là, donc le on va prendre la souveraineté populaire et bien a été mise de côté. a été mise de côté, elle a été confisquée et le général de Gaulle réussit justement en 1958 à enfin réhausser cette souveraineté populaire et en la faisant combiner avec l'autorité du président de la République de sorte que
l'autorité l'autorité de l'État pouvait à nouveau sur la base de loi de vraies lois c'est des lois qui sont qui ne sont pas censurées par un conseil constitutionnel donc auquel je vais revenir dans quelques instants et qui était aussi appliqué par des juges et fatalement le il y avait une corrélation entre les lois qui existaient qui étaient appliquées avec la volonté populaire. Bien. Et en plus de cela, le général de Gaulle, comme vous le savez, avait mis en place le référendum qui
était le grand oublié des régimes des régimes précédents. D'ailleurs, au passage référendum, bien nous sommes en 2026, ça fait 21 ans hein, imaginons des jeunes gens qui sont nés en 2005, ils n'ont jamais vu de référendum de leur vie. Bien. Et le référendum évidemment était une clé euh dans ce dans cet édifice là. Et en même temps, pour permettre justement de de d'avoir un socle solide, et bien il y avait un conseil constitutionnel, mais un conseil constitutionnel qui était là pour être ce qu'on appelait le l'organe régulateur des pouvoirs publics. Il n'était pas là
pour censurer la volonté populaire exprimée par les représentant, par les représentants ou bien encore par le peuple directement au moyen du référendum. Sauf que évidemment tout général de Gaulle qu'il était, il a un corps, un corps physique qui est mortel, hein. Il n'a pas un corps immortel. et à sa mort et puis je je crois que quelqu'un de très connu hein, on a parlé aussi dans un livre qui s'appelle le succide français je crois hein. Bon et donc à partir de la mort du général de Gaulle et bien tout cet édifice va se fissurer ce qui va justement être le mouvement de fond de naissance et de développement de cette anarcootyrannie. Vous avez vous considérez que tout au long des politiques différents qui se la mort du général Gaul, c'est là que ça commence à fissurer. C'estàd qu'on ne tient plus l'esprit originel. On ne tient plus. Chaque pouvoir, quel qu'il soit va grignoter, euh fissurer ce qui avait été voulu. Absolument. C'est-à-dire que le général de Gaulle avait dans une conférence de
presse célèbre du 31 janvier 1964 expliquer que la Constitution c'est peut-être une lettre, c'est une pratique, mais c'est aussi un esprit. Un esprit, une philosophie. Et c cet esprit, vous avez compris, c'est vraiment autour de la souveraineté populaire. C'est-à-dire que cette souveraineté populaire, c'est bien le la valeur cardinale. Rien n'est au-dessus n'est au-dessus de cette souveraineté populaire. Par cont et si je me place aujourd'hui, jamais la souveraineté populaire ne pourrait accepter une telle situation. C'est absolument impossible. Or, cette
situation et bien s'est développée peu à peu à force que justement le bah le Parlement a plus ou moins abdiqué sur ses sur ses pouvoirs fondamentaux. Euh et puis euh dans le même temps, comme vous le savez, il y a eu l'émergence de juridiction euh la convention de d'un texte enfin avec un texte appliqué par une juridiction supranationale. Et je m'arrête sur cet exemple qui est tout à fait enfin qui est absolument sidérant. La Convention européenne des droits de l'homme avait été signée en 50 et jusque
jusqu'alors n'était pas ratifié parce que pour le général de Gaul, c'était inconcevable qu'il y ait une juridiction supranationale. Bien, il y avait et le en 1974 à la mort de George Pompidou. Alors George Pompidou, vous savez que je veux pas vous apprendre que c'était un président de la République, hein. Je sais que dans un autre parti politique, on on ignore l'existence de de de cette grande personnalité. Bon, oui, c'est pour ça. C'est pour ça. Mais bon euh donc la personne en question ne l'a pas connu et puisqu'elle l'a pas
connu, elle n'a pas cherché à le connaître. Mais bon, j'arrête là la la petite pique, mais je crois que chacun a compris. Mais revenons. Donc le lorsque Pompidou meurt et bien le l'intérim présidentiel est assuré par Alain Poer. Et donc c'est un centriste, bon, il a bien le droit après tout, sauf que j'ai su ça assez tardivement et vraiment j'ai été stupéfait. Alain Poer alors que c'était un président de la République en intérimaire, bon c'est déjà pas mal mais enfin tout de même président de la République intérimaire qu'est-ce qu'il fait ? et bien il ratifie la Convention européenne des droits de l'homme et par
conséquent cette véritable révolution juridique qui n'est pas sans lien avec ce que mes camarades ont évoqué et bien résulte d'une bah d'une initiative d'une personnalité certainement respectable et éminente mais enfin qui n'avait sûrement pas la légitimité pour mettre à un édifice qui existait depuis depuis le depuis le général de Gaulle. Une question qui m'intéresse d'ailleurs à titre très personnel. Pensez-vous pour qui a écrit le général a écrit cette concision pour qui ? Pour le peuple français, pour les partis politiques, pour les
parlementaires, pour l'État, pour la France, pour l'avenir, pour le présent. Il voulait faire quoi de ça à votre avis ? pour Philippe, vous pouvez aussi intervenir dans la foulée. On va réponse rapide, s'il vous plaît. Et bien alors la réponse va être très rapide et je crois qu'elle va aussi faire écho à un un discours, c'est il il a fait ça pour que la France reste éternelle. Votre avis, c'est une constitution qui est conçue pour durer. La constitution américaine qui marque. C'est une constitution qui est faite pour durer. Elle a la constitution américaine qui marche très bien avec
deux trois amendements n pas changé depuis plus de 150 ans. C'est effectivement un système qui marche très bien, qui peut parfaitement fonctionner très bien. Et d'ailleurs, il suffit de regarder l'état dans lequel la France était à l'époque et dans lequel il est aujourd'hui pour se dire qu'effectivement, il faut peut-être revenir à l'époque où ça fonctionnait correctement. Pierre-marie sur le sur le sujet de très rapidement ces changements. Oui, moi je pense que alors moi j'avoue je je suis assez fan du système suisse. Voilà, je trouve je trouve que la Suisse par beaucoup de points de vue nous nous met une déculoté depuis plusieurs décennies. on ferait bien de s'en inspirer. Et je trouve qu'en Suisse, ce qui est pas mal, c'est que on a un système très parlementaire
et très consensuel en temps normal et on a en temps de guerre un général. Ils appellent ça le général. Donc il y en a que en temps de guerre. Il y en a il y a pas de général en temps de paix. Et il a pratiquement les pleins pouvoirs. Et ça fait écho à Rome où à Rome on avait un dictateur pour les temps de guerre. Et moi, j'estime, j'ai pas tellement creusé la question, mais j'estime à première vue que le général de Gaulle est arrivé à un moment où il fallait un général euh et que peut-être ensuite on a donné trop de pouvoir à des hommes qui, excusez-moi, mais ne le méritait pas. Quand on voit Jacques Chirac, enfin, c'est de la dégringolade évidemment euh avec François Hollande. Enfin bref, je vais pas m'attarder. Donc, je pense que ça dépend des périodes et peut-être que
on arrive à nouveau dans une période où il nous faudra un général. Donc finalement cette 5e République est peut-être pas si mal pour le temps présent mais elle peut-être pas été pour le l'éternité. François, vous pensez qu'on est dans un temps où ça tank tellement, où il y a tellement de où on se rend compte que ce tous d'élite qu'il qu'il faut changer la donne de façon plus musculeuse, plus radicale ou vous pensez que le droit, une nouvelle majorité peut justement nous sortir de cette ambiance de narcotyrannie où l'État se mêle de tout mais pas de l'essentiel. Oui, c'est je suis pas madame soleil mais il y a une convergence de de crise manifeste. On arrive au bout d'un système au bout d'une logique économique
la dette migratoire les flux qui explosent dans les arts de grandeur absolument invraisemblables. L'insécurité, l'effondrement du niveau scolaire, donc l'alfabrétisation, donc la compréhension de la démocratie, donc le débat. Donc oui, on rentre dans un tage une un âge de tempête et de crise après Dominique Vener disait qu'il y a un imprévu dans l'histoire. Moi je préfère encore Nicolassib Taleb hein qui parlait de lui de signe noir mais il faut attendre l'événement c'est le signeau noir donc il y a pas de signe noir mais de temps en temps il y a un signe noir hein qui contreduit les probabilités et qui permet qui réouvre le champ des possibles he voilà aujourd'hui le champ des possibles en l'état est complètement paralysé entre autres par la narcootyrannie parce que le droit c'est
le mot de Kante hein le mot de Kant Emmanuel Kant hein qui est un peu le père de des droits de l'homme du monde dans lequel on vit le droit doit mettre à genou le politique hein or de Gaulle nous rappelle ce que c'est que le politique. politique pose la seule question qui est centrale, c'est qui est souverain ? Est-ce que c'est le juge aujourd'hui ? C'est le juge ou c'est le peuple ce n'est plus le peuple. Vous considérez que le peuple n'est plus souvent en France ? Bah en 2005, ça l'a prouvé et puis ça a été dit par le peuple n'est souverain de rien du tout. C'est une blague hein. C'est une blague. Euh est-ce que ça veut dire que dans cette ambiance René Bostani, on s'autocensure ? En réalité, je voudrais je voudrais un peu rebondir là-dessus sur la la
Constitution et et général de Gaulle. On prête cette phrase au général de Gaulle, la constitution c'est le peuple. C'est-à-dire qu'en réalité rien n'est au-dessus parce que vous savez, il y a une pyramide des normes j'appelle la pyramide de Kielsen où on a le décret, la loi et la constitution, les conventions internationales et la constitution. Et général de Gaulle en fait pour lui dans sa logique c'était que infiné lorsque il y a des conflit entre la loi et la Constitution, entre la volonté populaire et la Constitution, ça doit être infiné le peuple qui doit trancher. Or, malheureusement maintenant au-dessus de cette constitution
depuis 71 et bon ça a été très bien expliqué un peu avant et notamment dans le suicide français en fait on se retrouve avec le Conseil constitutionnel et donc en fait au-dessus de nous c'est Richard Ferrand et c'est Richard Ferrand qui va décider si une loi est constitutionnelle ou pas. si la volonté populaire doit être respectée ou pas. Et pour la première fois avec c'était sous Laurent Fabius qui avait expliqué que non, s'il y avait tel ou tel référendum sur l'immigration, le Conseil constitutionnel s'y opposerait. C'està dire que le Conseil constitutionnel ben censurerait le peuple alors que à l'origine le général de Gaulle avait
prévu le Conseil constitutionnel justement pour s'assurer que ça soit le parlement qui ne muselle pas le peuple. Et donc là, c'est vrai qu'on est dans une dérive euh de ce qu'on appellerait une dérive de l'état de droit euh où maintenant ce sont en réalité les juges, les conventions et l'interprétation des conventions euh qui en réalité ont le pouvoir et non plus le peuple. Je suis sûr que le général de Gaul aurait adoré monsieur Ferrand, mais vous vous rebondissez là-dessus. Oui, je je voulais rebondir en étant tout à fait d'accord, c'est que aujourd'hui je lorsque vous écoutez un certain nombre de personnalités politiques, lorsqu'il est question de de tenter quelque chose
pour résoudre je ne sais quel problème et il y en a énormément très régulièrement, on entend dire "Oh bah, on peut pas, c'est l'état de droit." comme si cette notion d'état de droit était complètement foudroyante et qu'elle empêchait de faire quoi que ce soit. En réalité, l'État si la souveraineté populaire existe réellement comme elle a existé un temps, et bien l'État et que par conséquent la souveraineté populaire doit toujours être supérieur à tout. L'état de droit existe mais l'état de droit n'est jamais que l'état du droit fixé par le peuple souverain. Donc vous considérez que le sacro sain
état de droit du moment que souvent on on on balance à à l'opposant ou à celui qui veut changer la donne ou constater un problème qui vous considérez qu'il y a pas de sacrossin état de droit. L'état de droit c'est l'état d'un moment. C'est l'État, c'est un moment donné. Il ne s'agit pas de rompre avec l'état de droit, bien entendu, sûrement pas, hein. Euh mais vous savez, il y avait des juristes allemands au 19e siècle qui ont commencé avec cette notion d'état de droit et qui ont expliqué que en ré en réalité l'état de droit ce n'est jamais que l'État qui s'autolimite. Donc dans ces conditions, il va s'en dire que le le peuple
souverain doit toujours être en mesure de fixer une nouvelle norme. Et c'est cette nouvelle norme qui va fixer un état de droit qui évolue. Ça sert à ça l'élection présidentielle alors ou pas ? Alors ça sert à ça peut servir à ça si les gens élisent quelqu'un qui a des pouvoirs. Aujourd'hui, vous l'isez un bonhomme qui a pas de pouvoir. Vous considérez que le président de la République aujourd'hui n'a pas le pouvoir ? Non, il est là pour décorer. Il s'occupe des détails. Euh le parlement, c'est pareil. On n pas sur la 4e République quand même. Alors vous êtes président de la République, est-ce que et vous avez le parlement avec vous ? Parce que si vous avez une cohabitation, on est d'accord pas donné. Donc vous êtes le président de la République, vous avez le parlement
avec vous et là vous dites "J'ai envie de faire une loi ou un règlement, changer quelque chose." Qui va décider si vous avez le droit de le faire ? Ça va être le Conseil constitutionnel pour être tout à fait complet. Ça en fait ça va être le conseil d'état parce que c'est pas les neuf zes du Conseil constitutionnel qui sont généralement des vieux complètement à la ramasse qui comprennent plus rien, qui ont pas vraiment de formation sur rien. Non mais regardez Jacqueline Gouric en histoire, elle a plus de 70 ans, elle a jamais rien compris à rien. Déjà quand elle était au max, elle était à un QI à deux chiffres. Donc vous imaginez bien qu'aujourd'hui on n'est pas facé des génies. Non mais c'est ça le conseil si vous nous entendez. Non mais le conseil constitutionnel
c'est une parodie de juridiction. Vous avez la Cour suprême des États-Unis, même les gens qui sont haïis par leurs adversaires, que ce soit des juges très conservateurs ou très progressistes, sont respectés et admirés. À un moment, il y a un juge conservateur qui est mort il y a quelques années qui s'appelait Antonin Scalia. Il était très conservateur. Ses adversaires progressistes lui ont rendu hommage en disant "On affaire à un type qui est supérieurement intelligent, même si on éétait pas d'accord. Est-ce que vous avez envie de faire un hommage pour Richard Ferrand ?" Voilà, ça vous fait rigoler. Et je précise dans les neufs, Richard Ferrand, c'est le haut du panier. Donc les vraies décisions sont prises aujourd'hui par une oligarchie qui s'appelle le Conseil d'État. C'est des
types qui passent un concours à peu près à 25 ans qui se cooptent les uns les autres et qui sont à 90 % socialistes. Grosso modo, c'est ça le Conseil d'État. Et aujourd'hui, vous êtes président de la République ou députés, vous vous occupez des détails. On a un système qui ressemble de ce point de vue-là à celui de l'Empire romain du 1er siècle. En apparence, on a toujours des consultes, des commisses, des sénateurs, des élections. Enfin, en clair, il y a un type qui a un empereur et qui décide. Les autres s'agitent, il y a toujours des élections, il y a toujours ce qu'on veut. Mais en fait, c'est Auguste qui commande et les autres ont intérêt à se terre. C'est juste qu'il n'assument pas de dire que c'est devenu une monarchie. Nous, nous vivons dans un système qui
est une oligarchie juridictionnelle où c'est essentiellement le Conseil d'État qui prend les décisions. C'est juste qu'on fait semblant de vivre en démocratie. François, euh on en sort comment ? On en sort comment ? Ah, c'est le même question pour Pierre-Marie. Euh, le que faire ? Vaste vaste débat. Oui. Euh le tableau le tableau est assez sombre, on vient de le décrire mais vous le savez, Éric l'avait décrit Zemmour depuis depuis 20 à 30 ans. Qu'est-ce qu'on fait ? Et ben le on restaure le politique hein. Euh oui, le président a peu de puissant, a peu de pouvoir mais c'est le je suis un un lecteur de Carl Schmidth, je suis pas je suis pas un juriste, mais je suis un lecteur d'un grand juriste s'appelle Carl Schmidth qui dit que le ce qui est souverain,
c'est celui qui décide qui décide qui est le sujet politique. Voilà. Si le sujet politique c'est le droit, évidemment nous sommes impuissants et nous sommes paralysés. On peut pas avancer, c'est la narcotyrannie. C'est notre état nous contraintte tous même jusqu'au plus haut niveau. Sauf Non, sauf si sauf si on a un politique qui assume ce qu' a pu faire de Gaulle hein, qui assume ce que c'est être un sujet politique. Il prend des décisions, il instaure un rapport de force. Vous considérez que le politique ne décide plus en France aujourd'hui ? Mais alors moi je reviens à la narcoyrannie. Oui, la narcootyrannie nous prouve que le politique a renoncé par impuissance parce qu'il a peur, parce qu'il est tétanisé, parce qu'il est paralysé. sir de la légalité pour
rentrer dans le droit de de sortir de la légalité pour rentrer dans la légitimité par exemple qu'est-ce qui est légitime l'éternité de la France là sur ce qui est légitime c'est la continuité de la France he la voilà la seule chose qui est légitime. Quels sont les moyens qu'on s'octroit ? Et si et si la légalité nous barre le chemin de la légitimité, il y a un arbitrage à faire. Mais l'arbitrage à faire, il a faire en faveur de la légitimité. Que faire ? J'en ai fini. C'est la question de la narcotyrannie. Notre pouvoir régalien a renoncé par impuissance, par l'acheter, par faiblesse à assumer sa nature profonde. Il a le monopole légitime de la violence. Or, ce monopole, vous parlez vous parlez d'économie de la coercition. Non, non. dans alors oui simplement ce
monopole il le copartage aujourd'hui avec les narcos avec les délinquants, avec les extrême gauche hein, il refuse d'assumer ça. Donc aujourd'hui la narcotyrannie c'est une asymétrie dans la coercition c'est ça la narcotyrannie c'estd que on punit les gens qu'on aurait pas punir et on laisse faire les gens qu'on devrait punir hein. Vous parlez d'impudinité l'impunité elle est presque institutionnelle. Elle est complètement institutionnelle. Toutes les peines de prison ferme de moins d'un an automatiquement aménagé en prison à domicile avec PlayStation et tout ce qu'on veut. Donc elle est institutionnalisée, c'est une certitude. Je pense qu'il y a deux issues. Euh la première issue, je reviens très rapidement au constat, il y avait un
philosophe du Moyen-Âge, un philosophe arabe qui s'appelait Ibben Caldoun qui a très bien décrit le la narcootyrannie euh au 13e siècle et qui nous disait "L'État central désarme les bons payeurs, les les les sédentaires, donc vous et moi, ceux qui travaillons et qui respectons la loi." et il arme des bédoins, c'est son terme, qui eux vont aller chercher l'impôt et puis défendre l'État en cas de besoin. Mais dans son logiciel à lui, à Ibon Caldoun, la la l'étape d'après, c'est la mort de l'empire, c'est la disparition de l'empire. Donc la première issue qui s'offre à nous, c'est la disparition de nos institutions de la France. Et donc pour essayer d'être un petit peu plus optimiste, moi je pense qu'il y a
un maître mot à garder en tête pour sortir vers le haut de cette crise que nous avons, c'est le mot liberté. Moi, j'ai je pense bon c'est aussi que je suis jeune quand on a 20 ans, on aime bien être très idéaliste et avoir de la coercition sur les autres, dire non, il nous faut ce projet et tout le monde doit le respecter. Ben en fait, en vieillissant, peut-être en mariant, en ayant des enfants, je me rends compte que la liberté est absolument fondamentale et c'est une c'est une valeur synonyme de maturité d'ailleurs. Et je suis persuadé que c'est ce qui nous permettra de sortir parce que une société libre, elle a pour cause et pour conséquence une justice pénale ferme. Pas une justice pénale extrêmement
sévère, une justice pénale juste à la hauteur, ferme qui ne dit pas tout et son contraire. Ce que je vous disais, on prononce une peine de prison ferme. Ah oui, mais en fait deuxième étape et c'est écrit dans en petit dans le code et en fait personne dans la salle dans la salle d'audience ne l'a compris. Ah non mais en fait les peines de moins d'un an peine de prison ferme de 8 mois. Ah bah non mais il va rien faire, il va même pas rentrer en prison. L'institut pour la justice. Nous avons aussi fait une étude en 2023 qui montrait qui démontrait nous avons été fact checkés par France info et ça a été confirmé. 41 % des personnes des délinquents qui sont condamnés à des prennes de prison ferme ne mettent pas un orteil en prison. 41 % c'est pratiquement la moitié des peines
de prison ferme, on parle pas de peine de prison avec surcis. On pe on parle du ferme supposé être le plus dur de ce que la justice peut donner. Donc une une société juste, une société libre est une société juste dans laquelle la justice pénale fait son boulot. Et pour pouvoir exercer nos libertés par ailleurs dans la société, il faut que cette justice pénale fasse son boulot. Donc c'est à la fois la cause et la conséquence parce que bon, je ne vous l'apprends pas. Je pense que tout le monde est d'accord là-dessus. La sécurité et la condition d'exercice de toutes les libertés. Ça paraît galvodé mais c'est la réalité et ça ne changera jamais. René euh Bouani, je reviens sur ce qu'au fond cet état cette ambiance
parce que la narcotyrannie c'est quand même une ambiance au fond, c'est pas seulement un système. Je parlais tout à l'heure d'autocensure, on voit bien sur les réseaux sociaux comment on s'empêche d'aller trop loin, de dire vraiment ce qu'on pense. C'est vrai qu'Éric Zemour en 2022 a peu libéré la parole et les sujets avec la présidentielle. il a il a posé le débat, il a été en fond un lanceur d'alerte sur ce qu'on ne disait plus, en tout cas sur ce que la droite ou les droites ne disaient plus. Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui on est dans un un moment d'autocensure générale où on a peur que débarque chez chez soi le policier parce qu'on a tenu un propos sur un groupe WhatsApp ou je ne sais trop quoi ? Est-ce que vous considérez que ce ce danger de
surveillance de ce qui se dit, de ce qui pourrait se dire, de ce qu'on a l'intention de penser est un sujet aujourd'hui ? Bien sûr, bien sûr. Parce que en travaillant un peu le sujet, ça m'a fait penser à une citation de Philippe Muret qui avait écrit dans un de ses ouvrages, il me semble que c'était l'Empire du Bien. Euh je peux c'est un c'est un auteur si vous avez si vous n'avez pas la chance de le connaître que je vous invite véritablement à découvrir. Donc c'est un ouvrage dans le début des années 90 qui disait si on persécute le fumeur, ce n'est pas à cause du cancer des poumons,
mais c'est par ce désir de vouloir persécuter les gens. encore mieux quand cette quand cette quand la cause est juste et indiscutable. C'est-à-dire que en France, lorsque l'État considère qu'il y a une cause qui est indiscutable, et bien elle met tous les moyens pour persécuter les gens qui vont à l'encontre de cette cause. On l'a vu bien évidemment pendant le Covid où là c'était quelque chose de complètement fou où les gens faisaient leur propre autoattestation et s'autocontrôler parce que certes il y a eu 1200000 contraventions, mais les gens devaient montrer pâte blanche dans les restaurants. Donc c'était d'autres citoyens qui
contrôlaient les citoyens. Je pense que ça s'était jamais vu dans l'histoire de France où les citoyens s'auto contrôlaient. Vous avez considéré que c'était là un dévoiement total ? C'était c'est un dévouement et en fait quand on voit ça, on voit un peu plus loin, on s'était rendu compte pendant le Covid que bah porter un message différent ce qu'on entendait du gouvernement sur le Covid tout de suite c'était fake news. Donc en fait on risquait la sanction, les chaînes de télévision, les médias. Donc en fait il il n'osit plus inviter des personnes qui osaient tenir un propos différent de celui du ministre de la santé. Et ça donc c'était pendant la période du Covid, c'était sur la santé mais on peut le mettre de manière plus
générale, par exemple sur l'immigration. Comment voulez-vous lutter en France contre l'immigration si on ne peut pas le dénoncer sans risquer d'aller en prison ? C'est un vrai problème de société. Et en fait, on se retrouve dans un
on se retrouve dans un système où le lanceur d'alerte risque d'être condamné et donc en fait ce que en fait on ne connaît pas bien la ligne. Où est l'incitation à la haine ? Qu'est-ce que la haine ? La haine c'est un sentiment personnel au plus profond de soi. Je déteste mon voisin, je déteste mon frère. C'est personnel, c'est là, on va demander à un juge bah de sonder le cœur et les reins des gens pour savoir si le propos contre l'immigration pouvait être considéré comme une incitation à la haine. Et en fait, on se rend compte que du coup, on donne le plein pouvoir au juges, au système pour contrôler ce qui peut être dit alors qu'en réalité tout doit pouvoir être dit. libreté d'expression
absolue. Philippe Frigent, vous considérez qu'aujourd'hui, question aussi pour Bruno, la constitution, les textes, les lois, le droit criminalise des opinions. C'est écrit, c'est clair, il y a des peines en fonction de ce qu'on pense, sur quel sujet. Alors la Constitution, non. Les lois en fait, elles sont écrites de façon tellement vague que vous pouvez sanctionner qui vous voulez. Le juge fait ce qu'il veut. Mais bien sûr, mais attendez moi je vous prends la provocation à la haine raciale. Oui. Et un dil de provocation à la haine raciale, y compris créer des sentiments euh en fonction d'une appartenance raciale. Et je vous dis bah écoutez, il y a telle personne qui fait la promotion de l'immigration,
ça appelle à des sentiments de rejet de la population française de souche. Donc moi, j'ai écouté par exemple Gabriel Atal qui fait la promotion de l'immigration comme si les Français qui étaient là n'étaient pas suffisamment bien. C'est scandaleux. Un an de prison, 45000 € d'amende. Le cercle de droit et liberté s'est porté partie civile. 100000 € de dommage d'intérêt évidemment pour ce préjudice moral considérable subi par cette association reconquête ses parté partie civile 300000 € pour le préjudice moral considérable. J'ai juste appliqué le texte, on peut lui faire dire ce qu'on veut. Il y a une très jolie formule de Girodou. Le droit est la meilleure des écoles de l'imagination. Jamais un poète n'a décrit la nature avec autant de fantaisie qu'un juriste la réalité. C'est très vrai.
Vous pouvez vous pouvez faire ce que vous voulez. Vous avez un autre exemple très subtil, la débancarisation. Qu'est-ce que c'est ? Aujourd'hui, on a un monopole pour les opérations bancaires et on est obligé de faire appel à une banque. C'est une invention de Vichi, ça existait pas avant. On a donc décidé au nom des valeurs de la République de la conserver. Serait quand même dommage de d'abandonner les inventions de Vichi un progrès d'état de droit. Et alors là aujourd'hui, vous pouvez être exclu des banques, mais ça veut dire quoi ? Vous n'avez plus le droit de facturer, vous n'êtes une entreprise, vous êtes mort. En terme de trésorerie, vous êtes juste mort. Vous êtes un parti politique, vous avez plus vraiment possibilité de lever de l'argent pour pouvoir faire campagne.
Donc vous êtes mort. Vous êtes une association, vous avez des dons, hein, vous pouvez plus vraiment recevoir l'argent, vous êtes mort. Vous voulez faire un un emprunt, vous voulez faire un emprunt, vous êtes une figure politiquement exposée. En clair, vous êtes un opposant politique. On va pas pouvoir vous prêter de l'argent, monsieur. C'est compliqué par rapport à l'exposition politique. Donc, vous pouvez sanctionner absolument tout ce que vous souhaitez. On va aller encore plus loin. Vous avez beaucoup de professions réglementées et je vais vous raconter une histoire personnelle. Je suis avocat. Grâce au cercle droit et liberté, j'ai eu l'occasion de faire des recours au moment du Covid. On est d'accord ou pas d'accord avec moi ? Là, je suis traîné devant la juridiction
ordinale. Est-ce qu'on devrait pas vous interdire d'exercer votre métier d'avocat ? Ah bon ? Mais pourquoi ? Bah, vous avez quand même très vivement critiqué le gouvernement. Vous avez un peu partie du travail d'avocat. Enfin, je veux dire, si vous êtes d'accord par hypothèse avec le procureur, vous fermez la boutique. Enfin, vous êtes d'accord avec le préfet qu' va être compliqué de faire un recours en arrêté. Oui, c'est quand même très grave. Alors, heureusement, ils ont décidé de pas me sanctionner. Mais vous avez beaucoup d'activités comme celle-là où l'État peut décider directement ou indirectement de vous interdire d'exercer votre activité. Le devoir de réserve devoir de réserve extraordinaire. Vous n'avez pas le droit de critiquer l'administration notre
supérieur hiérarchique. Al j'aime beaucoup raconter cette histoire là. Au moment de l'affaire de Réfus et pendant la Première Guerre mondiale, ça n'existe pas. On a gagné la Première Guerre mondiale dans une avec un droit où un général avait le droit de dire "Les généraux qui nous gouvernent sont tous des cons et ce sont des nuls et ils sont en train de nous mener à la défaite." Vous regardez ce que le colonel Picard écrit pendant l'affaire de Rfus. Il explique tous les généraux qui sont au-dessus de moi et le ministre couvre un réseau de renseignement au service de l'Allemagne. Aujourd'hui, vous sortez le 100è de ça. Vous êtes viré sans indemnité, radiation. Nous vivons dans un système où effectivement, et c'est terrible parce que c'est une pulsion qui existe
en France, nous vivons avec une pulsion autoritaire extrêmement forte, très répandu dans la haute administration et répandu malheureusement dans une partie que j'espère minoritaire de la population. Merci Philippe Pran, Pierre Marie Sève, comment peut-on résister à cette tendance à l'autocensure, à cette tendance c'est faut-il être réactif à tout moment, ne rien laisser passer, agir surtout euh ou se laisser aller et attendre la la le grand soir de la révolution qui chamboule tout. Est-ce
qu'au quotidien on peut résister à cette ambiance ? Au quotidien, c'est pas simple. Je pense qu'au quotidien, quand on a des responsabilités, une vie de famille, des enfants, on peut pas faire n'importe quoi. On peut pas être envoyé en prison. Il faut faut être diplomate. Il faut être agile, souple et prendre les bons risques au bon moment. On peut pas faire sécession comme dirait l' Non, on veut pas faire sécession quand on voilà quand on est dans la dans la vie normale, la vie réelle. Euh je pense que de manière plus large, il faut se mettre à utiliser les armes de nos adversaires. Typiquement, nous à l'Institut pour la justice, nous avons beaucoup beaucoup critiqué la Convention et la Cour européenne des droits de l'homme qui effectivement ont donné des
droits aux condamnés, aux détenus, aux mises en cause, à tout ce que vous voulez, les gens que le bon sens dont le bon sens réprouve le comportement et bien peu aux victimes et bien peu aux gens au grand public. Mais je me rends compte et il y a une décision du Conseil constitutionnel qui va un petit peu dans le même sens cet été, vous l'avez peut-être vu passer sur la l'obligation de donner sa carte d'identité pour accéder aux réseaux sociaux. Voilà, d'autres l'appellent, ils lui ont donné un autre nom ou il l'interdiction des réseaux sociaux mineurs. Non non, le vrai nom c'est vérification l'identité pour accéder aux réseaux sociaux. Ça c'est la réalité. Donc le Conseil constitutionnel, la Cour européenne des droits de l'homme finalement elles peuvent être sensibles.
Elles sont un peu obligées par cohérence quand on leur met devant devant les sous les yeux des projets qui vont dans le sens de la tyrannie, de la narcotyrannie, et ben elles sont obligés d'être un petit peu logique. Et donc quelque part, elles sont parfois un petit peu obligé de nous protéger. Et je pense qu'en l'occurrence le Conseil constitutionnel euh j'ai été bien seul à espérer et à être un tout petit peu optimiste sur le conseil constitutionnel et j'ai je humblement, je peux le dire, j'ai eu raison. Euh j'ai j'ai fait un petit texte, tout le monde s'est moqué de moi euh au mois de juillet en disant dans quelques jours peut-être que le Conseil constituel va voter va censurer cette disposition sur l'interdiction des sur la la vérification de l'identité et
il l'a fait. Et donc il faut être un petit peu optimiste et il faut se mettre à utiliser et moi la la convention européenne et droit de l'homme, je commence à me dire que si demain pour des opinions, pour des oui pour des opinions on se fait mettre en prison et ben peut-être que la convention européenne et droit l'homme nous permettra de leur répondre, de dire "Bah écoutez, non moi j'ai droit un avocat à la première heure de la garde à vue. D'habitude ça profite au délinquant, faut bien que ça nous profite le jour où ça peut nous être utile. Ah non, moi je dois voir un médecin toutes les 24 heures en garde à vue." Ah bah oui, c'est la convention des droits de l'homme. Tous les délinquants en profitent depuis 40 ans. Donc il faut se mettre je pense à utiliser les armes de nos adversaires en
attendant d'avoir des armes au sens métaphorique bien sûr qui nous permettront de enfin rétablir ce qui a existé auparavant et ce qui existera de nouveau. J'en suis persuadé. Merci. On va arriver bientôt à la fin de notre table ronde. Je vais vous demander de préparer une petite conclusion de 2 minutes chacun sur le sujet. Vous vouliez réagir François sur ce que dit Pierre Marie. Oui, c'est la stratégie du Judoka on a perdu la guerre culturelle. On retourne sur la symétrie. Notre adversaire politique, le gauchisme culturel a une rente de situation sur l'ensemble des institutions, quelle qu'elle soit éducation, magistrature, médias centraux. Donc le judoca, moi j'ai fait un bouquin, pardonnez-moi de le citer, sur la guerre culturelle que j'ai appelé la guerria culturelle. La
guerria, c'est nous. La guerria, c'est une guerria asymétrique du faible au fort. On retourne contre l'adversaire ses propres règles. Je découvre que maître Prentan a fait condamner Atal. Formidable hein avec les arguments de Gabriel Tal. Formidable pour Bener Guerria, faut des guerriers. Donc voilà simplement donc si on retourne contre l'adversaire, c'est le judoca. Voilà, je suis moins fort que mon adversaire mais je m'appuie sur lui. Moi conclusion et après je laisserai mes camarades hein. Que faire ? La première chose à faire c'est c'est la c'est ce que Sénine qui nous l'apprend. Senine qui est l'homme qui a écrit des livres de 1000 pages, la roue rouge c'est 4 ou 5000 pages, je petit caractère. C'est l'homme aussi de textes très brefs, d'intervention très brève et
il dit que la première chose qui a libéré l'Union soviétique du communisme, c'est une décision individuelle. Alors certes, Pierre-Marie, tu as raison de dire que nous sommes pères de famille, mais il y a des âges, des tranches d'âge où on peut prendre des risques. La sociologie nous apprend qu'on est houligane et militant entre 20 et 30 ans parce qu'on fait pas d'enfant. On redevient militant, militant et supporter à 60 ans parce que les enfants sont éduqués. Donc certains d'entre nous peuvent prendre des risques, beaucoup ne peuvent pas en prendre, qui n'en prennent pas, ils se mettent en péri, en danger, mais certains peuvent en prendre légitimement, on peut prendre des risques. C'est ce que nous apprendicine. Et il nous dit quoi ? C'est un geste de
refus individuel avant que le refus soit collectif. Non, c'est son mot. Non, le mensonge ne passera pas par moi. C'est une phrase intransige et s génitine et ce sera ma conclusion dit que c'est le début de l'effondrement de l'empire. Ça se passe dans les années 70 et puis ce nom individuel se transforme en non collectif. Gagne tous les camps de la Colima. Tous les camps où tu est traître. Mais ça c'est un passage à partin. Et puis à la fin, au bout de 20 ans, cet empire qui semblait un moloque totalitaire indestructible, beaucoup plus je le disais hein, on vit pas dans le totalitarisme sinon on offense les gens qui é qui étaient dans les camps. Nous c'est autre chose un narcotyrannie. Si eux ont pu effondrer
le moloque totalitaire, nous on va on va évidemment l'abattre ce moloque. Donc ne désespérons pas. C'est pas une parole en l'air. Ne désespérons pas mais on va l'abattre. Merci François Busquet d'avoir été à minus. Conclusion Bruno Martin. Merci. Et bien et bien moi je je conclai aussi avec un un signe d'espoir puisque il me semble que une élection présidentielle va se dérouler dans quelques mois et à cette occasion il est il est possible de bah déjà de gagner et lorsque la victoire sera acquise et bien de savoir transformer l'état. l'état l'état du
droit de façon à de façon à faire évoluer l'état de droit. Et cette cette cet aspect est tout à fait fondamental et ne nous permettrait de d'arrêter d'être complètement intimidé par cette notion, ce mantra d'état de droit. Et donc il y a la possibilité de d'utiliser le référendum, le référendum soit directement législatif ou un le référendum qui réforme la Constitution. Mais dans tous les cas de figure, il permettrait justement de réarmer juridiquement euh la le pays sur la base
évidemment du bah de l'expression directe de du peuple du peuple souverain. Et j'imagine que le peuple souverain jamais déciderait de faire poursuivre cette ambiance d'Anarch d'Anaro Tiran. Merci beaucoup de votre participation René Bouani. Ouais, pour conclure, moi aussi j'essaierai d'être d'être positif et la question que chacun d'entre nous doit se poser, c'est savoir quel état voulons-nous et comment retrouver et comment mettre fin plutôt à cette anarcootyrannie. Il faut avoir des hommes politiques qui soient courageux, qui mettent fin au tout législatif,
c'est-à-dire arrêter de vouloir légiférer, surlégiférer et relégiférer. Il faut un des hommes politiques courageux qui veulent véritablement réorienter les allocations du budget de l'État qui sont considérables vers la fin du vers la fin des narcotrafiques, vers la fin du grand banditisme et de la criminalité. Voilà. et surtout mettre fin à toutes les dérives liberticides de l'État, rendre la parole au français que ça soit en abrogeant toutes les lois qui limitent la liberté d'expression parce que vous verrez une fois qu'on pourra tout dire et ben on pourra mieux respirer et trouver les solutions
adéquates aux problèmes des Français et aussi être capable de euh de de de vraiment être des hommes politiques qui soient courageux et qui puissent justement par leur courage avoir cette volonté d'avoir un avenir radieux pour tous les Français et qui mettent en voilà exactement l'avenir radieux. Voilà ça ça c'est positif. Merci René Bouani Pierre Marie Sèv et je laisserai le mot de la fin à Philippe Prion. Alors très vite, je en en en deux, il y a deux mres mots aussi là que je prendrai. C'est premièrement l'urgence pour vous mettre un peu la pression quand même. Il y a effectivement urgence de toutes
les politiques publiques qui sont mises en place. Il y a une politique sur laquelle on ne revient pas. Ce sont les conséquences des flux migratoires. On ne revient pas. C'est c'est ça qui est catastrophique avec ce sujet et c'est pour ça qu'il est central. On ne revient pas sur les conséquences de flux migratoires comme ceux qu'on a. Donc c'est pour ça qu'il y a absolument urgence. Deuxièmement, et là je termine sur une note plus positive avec sur laquelle je termine systématiquement ce genre d'exposé sur des sujets assez larges. Il y a une note d'espoir, c'est faire des enfants. Il faut faire des enfants, il faut encourager à faire des enfants, il faut encourager les politiques publiques qui poussent à faire les enfants. Il faut encourager votre entourage à faire des enfants. Et comme
ça, la démographie c'est c'est la réalité, c'est ce qui se passera dans le futur et ce sont des flux qui sont prévisibles. Donc en faisant des enfants et en encourageant notre entourage à en faire, je pense que nous pouvons sortir par le haut. L'avenir est dans la poussette. Euh Philippe Rijan. Alors, je ne me prononcerai pas sur les propos de Pierre- Marie qui font un lien entre la transformation de la France en pays du Tiermonde et l'immigration provenant du Tirmonde. C'est intolérable, ça porte atteinte aux valeurs de la République. Donc, je ne rebondirai pas évidemment. Par contre, pour l'aspect tyrannie, ça c'est mon côté juriste qui va parler, il suffit de regarder ce qui a marché. À une époque, on était dans un pays libre.
Moi, j'appelle ça le projet 1971. Regardez la France de 1971, du point de vue des institutions, 1er janvier 71. Est-ce que vous aviez l'impression que c'était une tyrannie ? Il y a même mai 68 sous le régime antérieur à et effectivement bon mai 68 c'était du n'importe quoi. Mais au moins ça prouve que les gens pouvaient s'agiter s'ils le voulaient. Si vous voulez retrouver un état qui ne soit pas un état tyrannique, supprimer les changements institutionnels qui ont été effectués depuis 1971. Pas de pouvoir du Conseil constitutionnel, pas de pouvoir de la CEDH, pas de pouvoir de la Cour de justice de l'Union européenne, pas de possibilité pour le Conseil d'État de censurer absolument tout ce qu'il veut. Suppression de toutes les réglementations délirantes
qui sont arrivées depuis qui font que regardez dans les années 60, vous voulez ouvrir une entreprise, vous faites à peu près ce que vous voulez. Aujourd'hui, le corpus normatif est devenu complètement délirant et il vous contraint par de à de très nombreux aspects. Des choses toutes bêtes, vous pouviez dans les années 60, c'était quand même pas l'ultra turbo néolibéralisme, pouviez licencier un salarié comme ça, il y avait pas besoin de donner une explication. Pour autant, c'était pas un régime, on se dit tiens, c'était Ravier Miley ou je ne sais quoi Mil ça marche très bien d'ailleurs. Donc si vous voulez que ça marche, revenir au régime de 1970 parce que c'était visiblement beaucoup plus libre et beaucoup plus prospère. Merci beaucoup à tous les deux. Je
j'ai un message à vous faire passer de la part d'une certaine Sarah K vous attend pour la dédicace de son livre Demain entre 12h15 et 14h30. On lancera le grand meeting demain à l'heure pile après le déjeuner. Elle vous accueillera pendant 2h si vous souhaitez euh faire dédicacer votre livre. et euh Éric, un certain Éric Z euh qui lui dédicacera à partir de 18h là. Euh la dédicace aura lieu sur la grande pelouse à l'extérieur. Euh l'opératif va être ouvert dans un instant, le banquet aussi. La soirée se prépare. Je voulais remercier vraiment particulièrement nos cinq invités qui ont été absolument éclairant. Merci d'avoir participé à cette première journée d'université d'été. On a besoin de vous, on a besoin de votre énergie. Merci à tous et très très belle soirée. Ok.
La liberté d'expression est-elle menacée ? Nous avons quatre invités qui vont pouvoir vous parler de cela. Ils en sont des acteurs de la liberté d'expression. Merci d'accueillir Fabrice Eveloin, Priva Le Pogam, Sardoch et Jérémy Cohen.
Quatre invités exceptionnels que je vais vous présenter. Merci à vous chers amis d'être parmi nous. Donc on va parler on va parler d' J'aimerais bien qu'on parle bien et beaucoup. Beaucoup d'entre vous vous connaissent, certains d'entre vous vous ne connaissent pas encore et et je vais et je vais vous dire qui vous avez là en face de vous. D'abord Fabrice Épelboin bonjour. est un entrepreneur du numérique mais qui a une vie étonnante, presque dangereuse. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il a travaillé dans les
systèmes de de surveillance euh contre contre les systèmes de surveillance culture dénoncé puis il a dénoncé cette censure potentielle qui pourrait arriver en France. Ça a été un combattant d'ADOPI. Il aime pas du tout Adopi et il l'a dit beaucoup et souvent. Il est régulièrement invité sur le plateau télé. Merci Fabrice d'être parmi nous aujourd'hui.
Nous rejoindre pour débattre Brivael le pogam. Alors Brivaëel est cfondateur d'argile. C'est une start-up d'intelligence artificielle passée par Y Combinator pour ceux qui connaissent ses textes contre la French Theorie. On fait de lui le compte français le plus repartagé par Elon Musk. Donc c'est dire si euh alors sachez qu'il tweet plus vite que son nombre et il dérange du monde parce que comme il tweet plus vite que son nombre, ils ont pas le temps de suivre les autres, voyez. Donc il nous racontera un peu cette aventure d'expression libre qu'il a voulu installer dans le débat public. Merci d'accueillir Brivael Le Pogab.
Jérémy Jérémy Cohen, euh journaliste citoyen euh revendiqué, fondateur d'une chaîne qui s'appelle Gérm euh très très suivi, un média direct, sans montage, sans filtre et il défend la liberté évidemment, il reçoit tout le monde en en conversation libre. Ça marche bien. Ça m'che merche même très bien. Alors, il tweet presque aussi souvent que Briv. Ils sont en compète, je pense. Ils sont en compète. Merci d'accueillir Jérémy Cen. Et nous continuons euh par Sardoche. C'est pas son vrai nom.
Euh alors, il a fait Matsup MP et après tout est parti en cacahuète. Il a choisi une autre voix, celle du jeu en ligne notamment. C'est un cador là-dessus. Il a plus d'un million d'abonnés sur Twitch, près de 600000 followers sur Twitter. Euh échec, box, il fait plein de trucs. Euh il a même été ban banni euh à un moment euh parce qu'il a diffusé le débat Zemour Mélenchon qu'il commentait en Twitch en direct. Donc c'est dire si euh les journalistes classiques ah voyez ça c'est quelqu'un donc il est un peu libre quand même lui aussi mais il a jamais cessé de parler et de dire ce qu'il
pensait c'est un il a une communauté donc très forte jeune aussi son vrai nom c'est Andréas dit Sardoch merci d'être parmi
Alors, j'ai commencé par Fabrice parce que Fabrice est un homme qui vient de la gauche et qui a vu une ambiance s'installer, qui a combattu des des grignotages de liberté d'expression ici et là, de la surveillance. On peut faire un état des lieux de la liberté d'expression en France aujourd'hui où on en est. d'où on vient brièvement et l'idée c'est qu'on converse tous ensemble évidemment hein. Alors d'où on vient ? On vient de la nation qui a mis au point les droits de l'homme qui sont ou qui était l'étape de la loi de la République et puis on a commencé à grignoter petit à petit différents composants des droits de l'homme. Le premier à s'être fait tuer,
c'est la la vie privée qui est quelque chose que les les moins de 20 ans n'ont pas la moindre idée de ce que ça peut être. Mais ça a été un fondamental pendant très longtemps qui a été détruit a commencé à être détruit au début des années 2000 à travers différentes technologies contre lesquelles j'ai beaucoup lutté. Euh on a euh par la suite détruit des fondamentaux comme la présomption d'innocence, qui est quelque chose qui ne se passe plus de la justice pour autant que il y a encore un système judiciaire digne de ce nom en France qui est à peu près dans le même que l'éducation nationale. Et puis on est aujourd'hui en train de voir la fin de la liberté d'expression, pas du free speech he je fais une grosse différence entre la le free speech américain et la liberté d'expression
telle qu'on l'a défini en France. Et ça aussi ça a été complètement détruit à travers notamment alors l'extension du du DSA. Le DSA est un précurseur de l'Arcom. L'ARCOM, je pense que tout le monde connaît. L'ARCOM, c'est la réunion du CSA et de la ADOPI et qui a instauré un régime de régulation de la liberté d'expression qui fait fi de bah justement la justice. C'est qu'aujourd'hui, on régule la liberté d'expression sans passer par un juge et sans nécessairement s'attaquer à des contenus qui sont illégaux. On on le fait aussi pour les contenus légaux, hein, mais euh grosso modo, on délègue à une douzaine d'associations euh le soin de déterminer les contenus qui euh leur déplaît euh de façon à ce qu'elle les
signale à nos amis ligues femmes pour que ceci les invisibilise. On n'est pas sur l'élimination, on est sur l'invisibilisation, ce qui est une subtile nuance qui a son importance juridique, mais très concrètement, on est sur l'élimination de la justice qui là aussi est un fondamental de la République dans l'évolution de la régulation de la liberté d'expression. Effectivement, ça donne quelque chose que tout le monde constate, évidemment beaucoup plus ceux qui en sont victimes que les autres, qui fait que bah on a petit à petit une liberté de parole qui s'effrite. Ça a commencé et c'est pour ça que la droite son est saisie par la droite. Ça a été dénoncé par notre ami Elone à l'occasion de son rachat de Twitter et à travers les Twitter files, ce qui a était
superbement ignoré en France. Et puis là bah forcé de constater que la gauche s'aperçoit qu'il y a un léger souci, je pensais à typiquement ce qui s'est passé avec Adelle Anel pas plus tard qu'avanthier ou mais que ça vous plaise ou pas, c'est la liberté d'expression. Et petit à petit, tout le monde commence à s'apercevoir que ça va toucher absolument tout le monde. Donc la droite a une longueur d'avance vu que ça a été la première à être touchée. Mais ça peut vous rassurer, la gauche n'y échappera pas. elle commence à s'en apercevoir. La droite a été massivement censurée sur Twitter dans les années 2018, 202022 et puis totalement libéré par la suite sur Twitter mais très concrètement sur
les autres plateformes jusqu'au retour de Trump, c'était aussi une censure massive et maintenant la censure rebascule dans l'autre sens hein, il y a aucune raison. C'est un effet de balancier. Typiquement euh si vous voulez, je encore dire un gros mot, vous informer sur Gaza, c'est pas sur Facebook que vous allez pouvoir le faire et guerre que sur Twitter que c'est pas censuré. Bon, aujourd'hui, c'est censuré sur service public qui est donc dans un état d'affolement absolument et on a noté. Mais euh très concrètement euh si vous faites partie du camp qui se réjouit quand c'est euh le camposé qui se fait censurer et qui hurle quand c'est votre camp qui est censuré, vous êtes pas en train de défendre des valeurs. Vous êtes en train de défendre des intérêts en spéculant sur des
valeurs. Et concrètement à ces jeux-là, vu le retournement des marchés, tout le monde va perdre. Merci Fabrice de cette premier éclairage. Brivael là-dessus, vous êtes un praticien de Twitter, enfin ex Twitter dit X maintenant. Vous avez vu les évolutions, vous voyez une vraie différence dans l'expression, dans les mots question est-ce que vous vous autocensurez ou pas ? Non, je pense que c'est jamais une bonne idée de s'autocensurer. Évidemment, euh ce qui est intéressant aujourd'hui avec euh l'arrivée de l'IA, c'est que là où avant euh d'ailleurs, il y a il y a une loi qui s'appelle la loi de Brandolini qui est euh qui définit un un concept qui est euh si quelqu'un dit une bêtise ou dit euh une fausse information sur
sur internet ou dans les médias, c'est toujours plus dur de la démonter parce qu'on va venir avec on va devoir dérouler des faits. Je pense que c'était vrai avant et aujourd'hui avec l'arrivée de l'intelligence artificielle. Donc ça dépend évidemment les les LM que vous allez pouvoir utiliser, mais on peut euh beaucoup plus rapidement démonter que ce soit des faits d'actualité, des faits historiques. et et ça c'est un peu à mon avis mon compte a un peu explosé par rapport à ça parce que je me suis mis à parler d'économie, d'histoire et ce qui est intéressant c'est que souvent quand on a une discussion et ça nous arrive tous avec des amis par exemple, on sait qu'on a raison sur les faits mais on on va pas s'en souvenir dans le moment et on va pas pouvoir les les amener
directement. Et euh la personne qui sait bien se servir de l'IA pour euh remettre beaucoup d'arguments et suit de prendre par exemple un ou deux fait historiques et d'aller prendre d'autres faits historiques qui sont connectés à ce fait historique là, ça permet de euh d'amener beaucoup de matière et ça je pense que c'est réellement nouveau. Euh donc évidemment ça implique de euh de comprendre comment bien utiliser l'IA parce qu'il y a vous utilisez beaucoup l'IA, vous l'expliquez d'ailleurs. Vous vous vous optimisez la parole, les mots, le langage avec Lia qui vous permet de parler peut-être plus vite en quanti en Cali côté-là. Alors, il y a deux manières d'utiliser Lia et je vais faire deux analogies. Il y a la béquille cognitive et il y a le levier cognitif. Donc la béquille cognitive
c'est la mauvaise manière d'utiliser l'IA, c'est la délégation complète. Euh, on le voit d'ailleurs dans les universités, il y a même un principe de unskilling et ça c'est dramatique parce que les gens n'apprennent plus, les études en apprennent plus. Euh et euh bah en fait euh même sur la la le un processus de de de pure création, la délégation ne fonctionne pas parce qu'on vient euh complètement déléguer son processus créatif. Par contre, quand on vient se servir de l'IA pour euh accélérer le temps et euh pour moi, c'est ça le bon usage de l'IA et en fait ce que j'ai fait sur mon compte X, c'est ce que font tous les bons ingénieurs dans la tech. En fait, c'est un peu pareil. Il y a il y a exactement le même phénomène dans l'ingénierie. Il va avoir les le entre guillemets le vibe coder du
dimanche qui va servir de liable pour faire un logiciel mais qui ne comprend absolument rien ce qu'il fait. Et euh on va avoir des ingénieurs qui vont se servir de Lia comme si ils orchestraient des des vrais employés. Et ça en fait ça fonctionne bien. Et pour moi Lia quand elle sert à compresser le dent bah en fait j'arrive à produire un contenu qui m'aurait pris euh qui m'aurait pris 1 heure dans le passé. J'arrive à le faire en en 5 minutes. Du coup, ça ça me permet de faire plus de volume et répondre à des gens que je ne pouvais pas répondre avant. Merci euh Brival de cet éclairage. Euh Jérême, euh une question simple. Euh y a-t-il de bons réseaux sociaux ou de mauvais réseaux sociaux en terme de liberté d'expression ? Où est-ce qu'on est le plus libre où est-ce qu'on est le
moins libre ? D'ailleurs, cette question a-t-elle un sens ? Alors euh est-ce que tu permets d'abord de rebondir sur le fondamental de la de la liberté d'expression qui me semble hyper important ? Dans la salle, je pense qu'il y a des personnes qui sont attaché euh à des enjeux euh de libéralisme économique, euh d'identité, euh de conservatisme euh et peut-être que la liberté d'expression intuitivement c'est pas la première chose qu'on a envie de défendre en réalité. Euh et ça c'est quelque chose auquel je pense et que sur sur lequel je produis du contenu depuis depuis quelques mois maintenant, c'est que sans vie privée, pour rebondir sur ce dont ce dont parlait Fabrice euh et sans liberté d'expression, tous les autres combats ne peuvent pas être menés. C'est impossible parce que
c'est le socle pour vous. C'est le socle de tout le reste. Ouais, on peut y ajouter le droit de propriété. Euh mais en tout cas, si on parle de liberté d'expression et la vie privée permet une liberté d'expression plus importante, en fait ça permet de mener les combats pour lesquels au reconquête, puisque'en l'occurrence, on est aujourd'hui aux universités d'été de reconquête, se battent, c'est-à-dire du libéralisme, une dose de conservatisme quand même et évidemment l'amour de l'identité française. Ces combats-l ne peuvent pas être menés et je vais vous expliquer ça de façon extrêmement simple. La liberté d'expression permet de mener un combat notamment dans un endroit où l'égémonie culturelle à gauche a pris le pas sur les 40 dernières années grâce à la liberté
d'expression et c'est pour ça que je suis résolument optimiste. Aujourd'hui, il peut y avoir des nouveaux médias et d'ailleurs, il y en a des nouveaux médias. Ça peut être des médias dissidents, ça peut être des créateurs comme Brivell, ça peut être également des streamers de jeux vidéos qui vont finalement enfin imposer dans le débat public des idées qui jusque-là aurent été difficiles à mettre en place. Ça c'est la liberté d'expression. Ça permet de faire avancer le débat public et d'y apporder des idées qui jusqu'à n'avaient pas leur place. On augmente le champ du disciible. On était plutôt invisibilisé parce que pas mainstream ou Ouais, mais ça Eric Zemour enfin a été finalement s'est un peu battu un peu tout seul hein. Exactement. Il a été un Dprécurseur. Et donc pour le coup quand
tu augmentes le champ du disciible, tu augmentes le champ du possible. À partir du moment où tu fais ça, tu peux commencer à défendre notamment une politique économique libérale et ça c'est des sujets sur lequels Privael et et moi-même notamment sont extrêmement investis sur le sujet. Et ça permet donc évidemment de rendre plus heureux les individus et de rendre un état aussi plus fort puisque j'estime qu'un état qui fait moins euh sur certains sujets et plus fort sur d'autres. Et derrière ça permet donc de pouvoir se battre sur le terrain euh conservatisme, euh identitarisme, géopolitique et cetera parce qu'on état est plus fort. Donc en gros, tout part au départ de la liberté d'expression. C'est pour ça que ce sujet j'ai accepté de venir à cette table et
je suis très heureux parce que pour moi, il est fondamental. Ça c'était un petit petite interlude qui m'a paraissait important pour répondre à ta question et tu as et c'est une question intéressante puisque les réseaux sociaux aujourd'hui il faut savoir que depuis très peu là maintenant ça y est plus d'un français sur deux s'informe sur les réseaux sociaux davantage que dans les médias mainstream. Alors attention réseaux sociaux, il y a aussi Hugo Décrypt hein, on l'embrasse mais voilà c'estàd que les réseaux sociaux, il y a de tout avoir évidemment des médias plus mainstream, des médias euh plus dissident à droite, à gauche et c'est très bien, ça fait partie du débat public. Maintenant euh tu as Twitter, c'est euh 12 13 millions de personnes. Alors on parle de compte
d'identité active, on parle pas d'individu, c'est compliqué de mettre toujours une personne derrière un compte. Twitter c'est 30 millions, je crois. Euh je veux dire aujourd'hui, tu as 50 millions d'identités actives sur les réseaux sociaux. Après, tu as YouTube donc il y a des contenus qui sont différents. Moi par exemple à titre personnel, je mène la bataille culturelle partout. Il y a des réseaux qui marchent mieux que d'autres hein mais moi je suis partout. Donc partout, on utilise tous les outils, même LinkedIn qui est pourtant un repère de gauchiste RSE. D'accord. Mais oui, parce que je pense que c'est même là-bas, il y a deux intérêts à y aller. Le premier, c'est que ça permet et je reçois énormément de messages en privé en me disant merci parce que je pense la
même chose que toi mais je peux pas le dire parce que bah mon patron me voit, mes collègues me voi mes clients me voi mes prestataires me voient. Donc évidemment ma liberté d'expression est contrainte par le bah finalement mon entourage social et professionnel. Donc merci de pouvoir porter ce message là. de rien. Et après, tu as des médias évidemment euh où c'est plus facile, notamment sur X dans lequel les contenus conservateurs progressistes peuvent évidemment se donc il faut mener ce combat culturel partout et vous pouvez tous le faire. Il y a aujourd'hui aucune barrière à l'entrée. Lancer une chaîne YouTube, ça coûte zéro. Lancer un compte X, ça coûte zéro. Lancer un compte Twitch, ça coûte tout ça ne coûte plus rien aujourd'hui. Il faut juste un tout
petit peu de talent et de temps. Donc c'est voilà, je je pense le plus important. Mine de rien, les nouvelles technologies qu'on parlait des nouvelles technologies de l'information permettent la liberté de l'ex en tout cas une expression plus grande varié c'est un levier Sardoch vous vous naviguez dans le dans le milieu du streaming c'est les jeux vidéos plutôt à gauche en tout cas un peu voyez donc vous qui êtes revendiquez vos idées politiques euh c'est pas trop dur ? Alors déjà je peux expliquer un petit peu ce que je fais à l'audience. Moi, je j'ai ma propre chaîne de télé où je diffuse en direct en permanence. Ça peut m'arriver de de streamer comme ça s'appelle 8 à 10h par jour. Et donc c'est déjà j'ai une chance inouie, c'est que j'ai percé d'abord sur le jeu vidéo
avant de percer sur mes opinions politiques. Donc j'ai accumulé une population très pluraliste. J'ai des gens de gauche, j'ai des gens de droite, des gens d'extrême droite, des gens d'extrême gauche. Et c'est un plaisir parce qu'en réalité, j'ai un spectre très réaliste de la population française. Donc dès que j'ai une idée, dès que j'ai quelque chose, je vois tout de suite les réactions des gens qui vont trouver que c'est un peu tabou, des gens qui vont être d'accord avec moi, des gens qui vont être extrêmement heureux d'entendre quelqu'un partager leur avis et d'autres qui seront choqués. Et euh et je veux revenir sur ce qu'il a dit et ça déclenche des débats internes, je entre eux. C'est génial. Ouais, c'est génial. Ouais. Alors, votre positionnement, il est quoi
? Celui d'arbitre, il celui de d'activiste, il est il est lequel ? Moi, c'est celui des idées. C'est vraiment mon positionnement, c'est de dessus mon intuition. C'est vraiment dessus mon intuition, je permettre l'expression. Et permet l'expression. Exactement. Et souvent ça arrive que certaines personnes de mon chat donc je peux lire en direct les réactions des téléspectateurs. C'est c'est ça qui qui est extraordinaire par rapport à la télé, c'est que je peux tout de suite voir quelqu'un me dire "Attends, fais attention à ce que tu as dit." Donc c'est encore autre chose que l'A, c'est que j'ai un fact checking en live ou parfois une sensibilité différente de mon chat. Donc de là, je pense que j'ai une position exceptionnelle en terme de libertée expression. Euh maintenant, je
vais revenir sur ce que Jérémy a dit par rapport à LinkedIn. On parlait du fait que les euh les gens pouvaient croiser leurs patrons, leurs employés, leurs partenaires commerciaux sur la plateforme et que ça créa un énorme problème de liberté d'expression. Et celui-là, il est il est purement mécanique et social. Et ça va un petit peu à l'opposé de toute cette dynamique de crainte étatique. Euh c'est qu'en gros, on se demande euh est-ce que réellement aujourd'hui dans des personnes qui se s'intéressent réellement à la à la au médias enfin à l'actualité via des médias qui sont des nouveaux médias, donc les réseaux sociaux, est-ce que c'est pas finalement cette pression sociale qui va vraiment créer cette cette censure ? Et je pense que c'est bien plus puissant cette
censure sociale que ne pourraitelle être un état aujourd'hui profondément incompétent sur la question de toute façon des réseaux sociaux. Et euh et moi je l'ai vécu, je peux vous l'expliquer, c'est assez euh assez dramatique, c'est que on a une engence de gauche assez terrible sur Twitch, donc pas plateforme où je où je partage mes vidéos en direct. et on a une sorte de consensus qui s'est réalisé sur les questions par exemple de la Palestine, par exemple de manière générale du socialisme. C'estd que si on n'est pas pour conserver tous les acquis sociaux, si on n'est pas pour plus d'immigration, si on n'est pas pour la Palestine à 200 %, on est un on est un ennemi à abattre quoi. Et ça va à un tel point qu'aujourd'hui des personnalités extrêmement suivies qui
sont pourtant à 100000 viers qui ont rien envie à personne et qui ont monté leur buzz tout seul. se retrouve à devoir s'excuser euh platement devant 30000 personnes d'avoir par exemple accepté un don d'un milliardaire dans un événement caritatif. C'est que là on on a eu ce weekend dernier un événement caritatif. Le but c'est de récolter de l'argent. Oui. Ça s'appelle The Event. C'est ça. Event. Ouais. Moi j'ai participé six ou sep fois à cette édition. On a récolté 5 millions, 100 millions, 15 millions, 20 millions. Cette année, ils ont fait 30 millions. Chaque année, ça augmente parce que la plateforme grossit. Même si les gens ont moins d'argent, on arrive à faire plus de d'argent dans le caritatif. Et euh et en fait il y a un milliardaire qui a fait un don de 60000
€ et les gens étaient choqués parce que c'est un milliardaire parce que c'est le grand méchant capitaliste. Ah oui donc l'argent n'a pas d'odeur mais en fait si il en a une d'odeur bien sûr en fonction d'où il vient il est acceptable. On a des streamers extrêmement connus et suivis qui pour moi sont des grands adolescents qui n'ont jamais eu le temps de s'intéresser à l'histoire politique de notre pays qui vont nous faire la morale et nous dire vous ne devriez pas accepter ce don. Ça vient d'un milliardaire. C'est un grand méchant. En plus, ce mec a des idées. On parle d' MC Pao, vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux récemment et le gars le gars vient avec la bienveillance de son don. Il il est pas là pour faire de la Donc c'est assez incroyable quand même.
Une petite question pour rebondir juste avant de repasser la parole à Fabrice, c'est euh vous avez senti depuis combien de temps vous sentez que cette espèce de pression de de d'influence où on essaie où on évite de choquer la communauté parce que vous êtes choquant à ce moment-là. En fait, je pense qu'au Covid, on avait une période de naïveté. euh qui était un peu c'est le calme avant la tempête, c'est-à-dire que les gens sont sur la plateforme, heureux d'être chez soi, on participe, on joue aux jeux vidéos, il y a tout un aspect naïf, on fait des trucs ensemble, on a l'impression de vivre quelque chose de de fort et petit à petit, il y a eu, vous savez, euh bah les événements euh en Israël, ça a créé quelque chose d'assez euh un clivage assez énorme.
Vous pensez que depuis le 7 octobre, il y a une espèce de rupture, une fissure mais c'est quelque chose qui se préparait. C'est toujours, il y a toujours la goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'est quelque chose qui nous pendonnait depuis des années et c'était déjà le cas. Moi, je me rappelle Black Live Matters euh il y avait eu l'affaire donc de George Floyd. Euh moi le jour J, je fais un tweet un peu polémique pour être critique par rapport à cette histoire et à ce discours. Euh parce que je sens venir le tout tout toute l'aspect idéologique derrière cette histoire. Je fais un tweet et il fait tellement parler que à l'époque je fais une émission mainstream à un podcast très connu qui s'appelle Popcorn et on est obligé d'annuler l'émission tellement ma présence euh carrément
et et ouais tellement mon tweet a fait parler et a créé de la polémique a créé du des tabous dont on n pas le droit de d'évoquer l'idée et ça c'était déjà en 2019 ou je sais plus c'était qu'en 2020 donc ça date un petit peu quand même cette histoire. Fabrice, là-dessus, vous vous avez vu vous merci en tout cas de ce ce témoignage. Euh mine de rien, ces réseaux sociaux permettent quand même une expression qu'on avait pas il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans. Vous avez vu l'évolution de cela ? Que ça soit dans les pays, j'allais dire occidentaux ou autres, les réseaux sociaux permettent mais parfois quand même l'émergence euh de choses un peu alternatives ou hors les murs comme on dit. Vous vous vous comp vous vous la suite, vous êtes plutôt optimiste ou
pessimiste ? Alors moi mon mon expérience opérationnelle des réseaux sociaux, elle a commencé à travers du journalisme et de l'activisme début des années 2000 quand le web 2 est arrivé et avec de l'activisme qui s'est traduit dans la révolution verte en Iran en 2009 où Twitter a été l'instrument qui a permis d'alerter la planette entière sur ce qui se passait en Iran avec la complicité des Américains qui à l'époque étaient à fond pour la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Euh Hillary Clinton était la secrétaire d'État, l'équivalent de de ministère des affaires étrangères. Euh et puis euh par la suite durant le printemps arabe dans lequel j'ai eu un rôle assez actif et où là incontestablement les réseaux sociaux
ont eu un un rôle totalement moteur et dans le déclenchement du du patient zéro du printemps arabe Mohammed de Boisizi en Tunisie et dans la propagation d'un phénomène très provincial au sein de la Tunisie qui a inondé le pays tout entier qui a fini par renverser le pouvoir et par la suite dans la dissémination même si dès l'Égypte C'est Google qui a qui a pris les choses en main. Faut jamais oublier que le le héros du printemps arabe égyptien, c'est un type qui s'appelle Wgonim qui était le directeur EMA marketing de Google. Euh malgré tout, au départ, c'est vraiment un phénomène citoyen qui se sais réseaux sociaux pour se coordonner, pour s'organiser et pour lutter contre un pouvoir oppressif. Si on on voit l'évolution de tout ça, on
a mis à peu près 5 ans pour regarder les choses en face là-dessus en France. Et pendant jusqu'en 2015, les réseaux sociaux, c'est un truc pour les gamins, c'était le virtuel, ça rien à voir avec le réel. Là, on a basculé dans une une opinion radicalement différente où c'est un grand danger pour les démocraties. C'est pas du tout un grand danger pour les démocraties, c'est un grand danger pour la République qui de toute façon est dans un tel état qui va pas lui falloir grand-chose pour basculer. On est dans une situation tout à fait similaire. On a différents pans d'une société qui a été radicalement fragmentée en en bloc et on on a différents blocs qui non seulement ne peuvent pas se voir les uns les autres mais qui pour certains euh n'hésiteront pas un instant à s'affronter contre
l'État. Il il y en a deux qui peuvent et savent se saisir des réseaux sociaux pour s'affronter contre un état qu'il juge à tort ou à raison, le problème est pas là, autoritaire et qu'on connaît tous. Et évidemment, je ne surprendrai personne dans cette salle, en vous pointant du doigt euh les militants et les filles ou les gilets jaunes qui ont démontré de façon magistrale à quel point il pouvaiit saisir des réseaux sociaux pour s'organiser, pour lutter contre l'État, pour se coordonner et pour aller à l'affrontement avec les représentants des forces de l'État. C'est c'est toujours la police au final hein. Euh ces ces deux entités évidemment on m'entend pas. Ah oui pendant les émeutes de banlieu aussi. C'estàd que c'est intéressant parce que les réseaux sociaux ça permet
aussi des organisations euh euh plus complètement alors les les réseaux chaque réseau social offre une possibilité de réorganisation du social. C'est ça qui est assez fascinant. Euh, typiquement Twitter, vous pouvez suivre des milliers de personnes et des milliers de personnes peuvent vous suivre et entendre ce que vous dites. C'est une organisation de de la circulation de l'information qui n'existe pas chez les êtres humains, ça existe chez les oiseaux. C'est d'ailleurs pour ça que le le logo de Twitter était un oiseau au départ. Les oiseaux communiquent comme ça, mais pas les êtres humains. Et le fait d'introduire ce genre d'outil dans un environnement humain change la nature du social. Vous prenez un système comme Snapchat alors que les moins de 20 ans ne
connaissent pas. Snapchat, c'est grosso modo une interface de carte de géographie où vous voyez vos amis à proximité géolocalisé et ski buzz à proximité. Bah vous le mettez dans une situation des meutes urbaines. C'est un système de coordination pour une un conflit asymétrique qui est extraordinaire. Vu que vous déléguez à l'algorithme, la coordination et l'intelligence. Vous avez plus besoin ni de coordination ni d'intelligence dans vos troupes. Vous avez juste besoin de troupe. Outil extraordinaire. Heureusement pour l'État, le patron de Snapchat est un intime d'Emanuel Macron. Donc, on imagine que les services coopèrent. Malgré tout, le fait d'introduire ces outils-là dans la société change la nature du social, change la nature des conflits sociaux et change la nature des
confrontations entre le peuple et un état un état central. Et à mon sens, on a deux entités qui sont dans les prémisses d'une confrontation avec l'État qui sont, on va dire la gauche pour éviter de les caricaturer et les gilets jaunes qui est plutôt quelque chose qui est de l'ordre de la droite mais qui n'est pas organisé. Il y a pas besoin, il y a pas besoin d'être organisé. Ouais. Alors, il se trouve que la gauche, oui, ils sont organisés parce qu'ils comprennent finement les réseaux sociaux et c'est la seule force politique qui a été suffisamment intelligente pour s'organiser sur les réseaux sociaux. Mais il y a pas besoin, si on utilise les bons outils, il y a pas besoin de s'organiser. Euh, merci Fabrice Briva, là-dessus, vous vous sentez vous euh une espèce de
je dirais pas de connivance mais d'harmonie entre l'État, des structures institutionnelles par institutionnell, des groupes, des activistes ici ou là. Euh, est-ce qu'il y a finalement quelque chose d'installé où naturellement on se protège les uns les autres ? Est-ce que sur les réseaux sociaux, devant sur Twitter, sur l'expression, on peut vous voyez arriver des des meutes tout d'un coup qui qui s'organisent dans ce que vous racontez, qui n'aiment pas, qui réplique ? Est-ce que on est sur un terrain très offensif, très boxing ? En fait, je pense qu'effectivement pour pour rebondir un peu sur tout ce qui a été dit précédemment, euh souvent les gens me posent la question "C'est quoi la différence entre les États-Unis et la France ?" Ouais.
Et je pense que le taux de socialisme en France et le le la prépondérance de l'État partout euh a mis mentalement les gens dans une forme de de de de confort par rapport au fait d'avoir tout ce système social et une capacité à ne pas prendre de risque notamment sur la liberté de l'expression. Euh j'ai l'impression que effectivement la la la gauche extrême ruche s'est saisi de ça et que aujourd'hui ils sont extrêmement virulents. Je pense que euh historiquement le camp libéral était plutôt un club de lecture plutôt que euh dans un vrai combat avec un un Nésis et que là aujourd'hui le camp libéral n'a jamais été organisé.
Le camp libéral n'a jamais été organisé et était beaucoup trop dans la théorie et dans la dénonciation. Je pense que bah d'ailleurs le livre de Sarac Nafo le 15 du siècle montre que il y a il y a une vraie demande d'explication et d'essayer de trouver le coupable, le le fameux bouqu émissaire gérardien et que aujourd'hui le rôle des en tout cas le le ce que j'essaie de de de faire moi à à mon petit niveau sur X, c'est d'amener euh les la grille de lecture pour comprendre comment on a créé ce chal là et qui sont les responsables de ce chaos. Et effectivement, je pense qu'une partie de la droite n'a pas compris que le 2027 va être une forme de de combat à mort euh entre le camp du contrôle et le camp de la liberté et que c'est le clivage, il est là le camp du
contrôle contre le camp de la liberté. Je pense qu'on peut on peut c'est on on en est là. D'accord. Je pense qu'on est dans un dans dans une dans une session entre les entre les collectivistes de toute forme. Et d'ailleurs, je me fais reprendre à chaque fois que je dis que Macron est un communiste. Quand on regarde la situation française, comment il g Il est pas au courant he qu'il est communiste, je vous le dis, faut quand même lui dire. Exement, il est pas au courant. Euh alors, pourquoi vous dites ça ? Alors, euh pour moi, il a réussi euh un tour de pass-p depuis 2017 à se faire passer pour un libéral. Il y a encore des gens qui disent l'ultra libéral Macron et c'est une vaste blague. Macron est un étatiste euh teinté de de de capitalisme de connivance qui fait que il met son
nez absolument partout. Ils le sont pas tous étatistes. Ils ils ils le sont tous euh plus ou moins. Et d'ailleurs, je pense que aujourd'hui, il y a il y a très peu de de de politiques qui incarnent les valeurs du libéralisme, mais que vu qu'on a fait un enfin les médias, l'éducation ont fait un travail de SAP sur ce qu'est la liberté, ce qu'est l'économie et ce qui est le réellement le libéralisme, aujourd'hui, je pense que il y a un en tout cas le camp de la droite et le camp de la droite libérale doit se saisir de ce sujet-là pour expliquer aux Français qu'en fait on n'est pas dans une économie capitalistique et que le chaos ambiant l'État a un rôle vraiment massif et et que la solution passera par les entrepreneurs et la liberté et que aujourd'hui de plus en plus les gens
s'organisent par rapport à ça et que il y a encore une asymétrie. Je pense que la gauche et l'extrême gauche sont beaucoup plus organisés que nous. Merci Brivel Sardoch puis Jérême tout de suite sur le même thématique, c'est que mine de rien, on peut bypass le les médias mainstream aujourd'hui plus facilement que jamais quels que soient les univers qu'on fréquente. Sardoch, moi je voulais revenir sur le le clivage entre le contrôle et la liberté. Ouais. En gros, il a raison sur le fait que les gens aujourd'hui n'ont pas été du tout éduqués euh sur le thème des libertés. Euh la liberté économique, c'est quelque chose, c'est un sujet extrêmement important. C'est le combat un peu de de Nouus ici. Et euh effectivement ce qui manque aux gens, c'est une culture financière, c'est une
capacité de se rendre compte de leur liberté. que souvent on parle d'inégalité mais souvent c'est plus une égalité de l'information, une asymétrie de l'information de savoir que en réalité on pourrait avoir les clés en main de contrôler un peu plus notre destin. Et je parle sans billet de survivant, je pense qu'aujourd'hui des gens capables de réellement comprendre leur fiche de paix, il y en a très peu. C'est pour ça que c'est intéressant que ce soit alors si on lit le cas du siècle, on comprend beaucoup mieux euh comment lire une flèche de paix. Mais vous parlez un peu d'ile économique des Français quand on sait que quatre Français sur 10 trouvent que l'idée de Mélenchon d'annuler la dette comme ça, c'est formidable. En fait, c'est les les Français sont en détresse de leur de de
un manque de compréhension financière tellement criant parce que justement, on a voulu mettre autant d'acquis sociaux pour que les gens n'aient plus à y penser, mais ils ont tellement arrêté d'y penser qu'aujourd'hui, ils ne savent même pas à quel moment ils dépensent de l'argent pour tel ou tel service. C'est-à-dire que on a la faute à l'éducation nationale, de la faute à absolument toutes les étapes de 0 à 20 ans. C'est absolument incroyable qu'aujourd'hui, je crois qu'il commence à mettre dans cours de 4e là des des cours de d'éducation financière depuis quelques peut-être c cette année ça va commencer. Dans les livres économiques de seconde, il y a plus de pages sur Marx que sur la création d'entreprise. C'est la catastrophe. Mais du coup cette détresse
de compréhension financière, elle crée une panique morale à l'idée de perdre ses acquis sociaux. Parce que si on commence à leur parler de réduire l'écart entre le super brut et le net, les gens vont commencer à se dire "Mais attendez, du coup, on aura plus de retraite. Du coup, si moi je gagne pas beaucoup, comment je vais faire pour payer ?" Bref, sans comprendre qu'ils ont déjà dépensé, même en étant au SMIC, 504 € pour leur retraite. Déjà ça, c'est un truc de fou. Les gens ne comprennent pas, même au SMIC que si on leur retire cette part de retraite, ils peuvent la dépenser pour autre chose. Et juste revenir sur ça, la cette panique morale crée une volonté de contrôle. C'estd que le si le l'état échoue à contrôler les réseaux sociaux pour combattre ce
discours de liberté, ils le feront à la place de l'État. C'est qu'on a des gens aujourd'hui et je c'est les gens de gauche et d'extrême gauche qui sont dans une optique tellement de combat des acquis sociaux que c'est eux qui vont mener ce combat du contrôle et donc ils vont arriver à un stade de légitimité morale à harceler le camp opposé dès qu'il poussera ses idées de remise en question de ses acquis sociaux pour au final donner plus de liberté aux français. Et c'est ce qui leur donne du coup cette légimité à créer cette forme de harcèlement qui va entraîner la censure sociale. Voyez ? Parfait. Merci beaucoup Sardos. Jérême, vous vous êtes d'accord ? On est raccord là-dessus. Contrôle, liberté. Alors pour le coup, il y a il y a un élément, il y a le manque d'information
économique, c'est hyper important. Il y a aussi ce que Lipman appelait le pseudo environnement qui consiste en fait à utiliser certains mots, certaines images, certaines illustrations et qui permettent d'infuser dans l'imaginaire collectif justement ce socialisme. Sur les notions de vie privée de et de liberté d'expression, vous remarquerez que on est on assiste à une Disneylandisation du débat public avec des gentils, des méchants et avec finalement un débat moral où en fait on va lutter contre la liberté d'expression parce que il y a des contenus qui peuvent être offensants, qui peuvent appeler à la haine, qui peuvent revenir sur une histoire sur lequelle on n pas envie de revenir parce que finalement tout ça pourrait créer du conflit. Or, la liberté d'expression, a priori, c'est
quand même à la base la possibilité de mettre dans le débat public des éléments qui peuvent être offensants, conflictuels, euh choquant même et même de fausses opinions pour reprendre cette célèbre expression de euh une une ministre du du numérique. Euh et en fait, je crois qu'on oppose rien de mieux qu'une opinion vraie pour contredire une opinion fausse. Or, eux pensent qu'il faudrait que les opinions fausses selon eux bien sûr disparaissent du débat public. Donc il y a cette moralisation qui est très compliquée et pour moi parce que le but du jeu, c'est quand même de rester optimiste et de se poser la question de savoir de euh qu'est-ce que nous on peut faire là-dessus, ben en fait chaque contenu, chaque explication, chaque pédagogie, chaque vidéo, chaque partage euh qui
permet de justement sortir de cette disnalisation et de cette appauvrissement intellectuel du débat public concour justement à ouvrir le champ des possibles. Les médias, on a parlé de l'éducation nationale et cetera, les médias ont une responsabilité qui est forte. Quand vous faites une interview de 20 minutes, moi les miennes sont de 2 heures en direct, sans envoyer les questions à l'avance, le résultat est pas le même qu'une émission de 10 minutes enregistrée avec un politique à les questions à l'avance. Les médias mainstream, on va dire, ne sont pas là pour aller chercher la vérité. Ils sont là pour aller chercher un moment, aller chercher du spectacle, du divertissement. Je dis pas qu'il faut pas, ils ont pas leur place dans le débat public, ils veulent
en fait ce qu'ils veulent chercher la petite phrase qui va être relayée sur les réseaux sociaux ou alors choper le scoop, la petite phrase qui va permettre de faire de l'audience. Donc il faut juste le savoir quand vous regardez un média. Euh il ne cherche pas à vous apporter une notion de vérité mais une notion de divertissement et de spectacle. Et heureusement non mais on le voit et pourtant malgré tout il y en a encore des millions qui s'informment sur des réseaux mainstream. Donc la liberté, c'est aussi la télévision reste quand même euh Oui. Alors de moins de moins en moins moins en moins la presse écrite de moins en moins mine de rien, ils sont un peu les arbitres des élégances euh les gardiens du temple de Oui. Et justement et d'ailleurs c'est intéressant si si je peux une phrase
peut-être rapidement sur cette sur ce rôle du statut en fait de la carte de presse de ces éditorialistes qui sont réputés connus de ces médias qui sont installés et quand il parlent en fait jusqu'à présent ils avaient l'avantage du statut l'avantage du crédit social c'est de moins en moins le cas et on voit qu'ils se battent aujourd'hui contre des créateurs comme Brivel ou comme moi par exemple parfois ils nous attaquent parce que ben on prend une partie de leur audience avec des éléments d'in formation sur lequel eux ils ont ils ont pas décidé de se de se prononcer. Donc il y a une vraie guerre entre les j'allais dire médias dissident tous autant qu'ils sont et les médias mainstream. Mais ce sera pareil pour les auteurs, les écrivains, les artistes et cetera bien sûr.
Euh extrêmement intéressant comme éclairage. Fabrice, vous vous pensez que le droit criminalise les opinions ou certaines opinions qui au fond décide de ce qu'on a le droit de dire ou pas aujourd'hui dans ce pays ? Mon problème c'est pas tant le droit. Le droit il est su d'une assemblée élue par le peuple. On est d'accord on n'est pas d'accord mais au moins on peut voter là. De toute façon le droit est plus dans l'équation. Typiquement ce qui gère aujourd'hui l'opinion publique de tout un chacun pas de la petite élite qui montre sa tête à la télé et dont je fais partie hein. C'est pas et ce qui gère les la liberté d'expression de tout un chacun aujourd'hui ne passe pas par le droit. C'est le DSA, ça passe par des entités qui s'appellent les signaleurs de confiance.
qui vont sur des critères qui leur sont propres décider que tel contenu les dérange, pas qu'il est illégal, qu'il les dérange. Et à ce titre, tu peux en citer, tu peux en citer tu peux en citer quelques-uns. C'est signaleurs de confiance pour qu'on sache de quel Akabi ils sont. Ça va de Enfance à la Licra en passant par le CRIF, en passant par tout un tas de ils ont essayé de répartir entre alors ça dépend où vous posez la licra et le crif hein, mais de dans mon échiquier à moi entre le centre droit et l'extrême gauche et de donner à différentes ONG assez large. Oui, gros de toute façon tout ce qui est pluralisme s'entend sur 60 % de l'opinion publique maximum, un peu moins qu'on est sur le service public. Euh et ce c'est justement ça qui est en train
de péter. Mais pour revenir sur sur les propos de Jérémie, euh la télé euh que je pratique intensément depuis une vingtaine d'années, effectivement il y a pas de débat. Il y a la recherche d'un moment, il y a la recherche de bons clients, de gens qui savent comment ça fonctionne, qui vont pouvoir avoir la répartie, le truc qui va effectivement aujourd'hui buzer sur les réseaux sociaux, c'était moins le cas il y a 20 ans bien sûr, mais il y a absolument pas moyen d'avoir un débat à la télé. Soit parce que les émissions de débat de qualité, je pense à des trucs comme euh c'est ce soir euh où on prend un peu le temps, c'est qu'on prend 1 heure avec cinq invités pour débattre d'un sujet, mais le le différentiel d'opinion entre les cinq invités tient sur un mouchoir de poche.
Il y a un billet euh il y a un angle éditorial. Oui, bien sûr, il y a un angl mais ils s'en cache pas. Chacun le sent, chacun le voit. Ils s'en cachent absolum. Parfois, tu vas voir une personne face à quatre. Oui, c'est ça. Et c'est du bon, c'est moi. Mais mais et et le mot qu'on puisse dire, c'est que vraiment la distance idéologique est pas si phénoménale que ça mais ils ont le mérite de pas s'en cacher. Je vous renvoie une interview qu'a fait Karim Rizoui dans Térama il y a pas longtemps. Il est honnête, on peut pas lui reprocher de ne pas être honnête. Euh, on a longtemps fait semblant d'imaginer que il y avait un pluralisme extraordinaire sauf SC News. On s'aperçoit que il y a aucun pluralisme nulle part et que dans l'absolu le mot en tant que tel a été vidé que ça a pas
vraiment de sens. Il y a donc une pluralité de médias qui sont pas financés pareil quand même qui sont pas financés pareil mais surtout qui dont les audiences fondent comme neige au soleil. Et il faut quand même bien réaliser que un un joli score d'audience sur BFM, ça représente l'équivalent d'un bon tweet de ma part ou de brivel en terme d'audience. Donc ils sont effectivement dans ce basculement. Il voit arriver des mastodontes sur YouTube qui proposent effectivement des émissions de 2h qui sont qui ont pas le même rythme hein qu'une émission d'un quart d'heure à Mé avec trois invités qui s'interrompent, c'est clair. Mais fondamentalement de nos jours, si vous avez pas envie de regarder l'émission de 2h, vous la balancez dans une ligard et elle va vous dire quels sont les passages
intéressants éventuellement sur lequel vous attardez. Et c'est clair que quand on a 2 heures dans un podcast pour s'exprimer, on peut aller au fond des choses d'une façon que la télévision ne peut pas aborder. Donc ils sont en train effectivement de se faire bouffer et d'avoir un transfert massif des audiences vers YouTube. D'où la volonté de réguler YouTube, ce qui est déjà le cas en Angleterre, ce qui viendra en France. D'où la régulé, d'où la volonté de réguler les réseaux sociaux parce que il y a effectivement une perte de pouvoir de tout un système qui a été construit depuis plus d'un siècle. Je vous renvoie à Eddouard Berne sur un système politico-médiatique qui mettait les médias au centre du contrôle de l'opinion publique. Et ça c'est terminé la panique.
Et c'est rassurant, il y a une recherche de vérité. C'est ça qui est intéressant. Prival là-dessus. Merci Fabrice. Je pense qu'on est en train de d'observer un nouveau phénomène pour vous donner un peu de contexte sur la boîte que je construis. nous c'est donner la capacité de pouvoir créer des vidéos. Donc aujourd'hui, on est on est focalisé sur le contenu court mais dans le fond dans dans le futur des documentaire, des séries, des films et cetera et cetera. Euh j'ai reçu moi personnellement des dizaines de messages de réalisateurs de tout qui me disent "Je ne peux pas faire réaliser mon film parce que ça ne respecte pas tel ou tel quota. Euh je ne peux pas euh faire mon film parce que euh euh aujourd'hui il y a une pénétration entre guillemets d'un enfin
il y a un entrisme idéologique euh dans les médias de manière générale. D'ailleurs, je pense que c'est pour ça que mon mon euh mon strade sur le sur le wisme et les origines de euh de tout ça a très bien marché parce qu'on constate que euh des des formats qui étaient encore extrêmement frictionnels par les coûts de production. Euh je pense qu'on va on est au tout début d'une nouvelle ère. Donc en fait l'IA a permis à des gens qui ne prenaient pas spécialement la parole de de la prendre et que plus on va avancer, plus des formats qui étaient réservés à des grosses boîtes de production vont l'être de moins en moins. Et moi ça me donne beaucoup d'optimisme parce que je pense que on est dans une ère où le marché de la vérité et en tout cas en tout cas le le
public n'en peut plus de cette espèce de filtre entre les médias euh et le peuple euh avec qui qui était main dans la main avec les politique avec une espèce de filtre plus ou moins plus ou moins plus ou moins opaque par rapport à ce qui devrait être dit et que là en fait l'asymétrie entre ce qu'on constate dans le réel et ce qui est relayé dans les médias est tel que en fait moi ça me fascine. Il y a des il y a des des fois je retweet des euh des tweets de médias mainstream et et je fais 50 100 fois plus de vues et je leur donne de l'audience. Euh et je pense que c'est vraiment le début du nouvel è et que les autres types de formats qu'on a pas eu encore vu, donc documentaire et le le contenu long va être aussi capturé par le camp de la liberté et ça me rend extrêmement optimiste.
Merci beaucoup. Ben justement, on arrive à à la fin de notre séquence. Il nous reste cinq à peine cinq petites minutes. Euh je vais vous demander de conclure sur une seule et même question. Chacun pourra pendant une minute, une minute et demi dire ce qu'il en pense. Un, qu'est-ce qui vous rend optimiste dans le monde qui vient sur ce sujet ? Qu'est-ce qui vous rend pessimiste dans le monde qui vient ou le contraire pessimiste puis optimiste histoire de terminer sur une bonne note. Chacun d'entre vous avait une minute pour conclure cette table ronde. Sardoch. Alors, je vais commencer par le pessimisme. Je pense que justement, comme je disais tout à l'heure, moi je parle du réel de ce que je suis bien en tant que créateur, en tant que quelqu'un qui donne des idées. Euh, on a cette
vision de l'État qui n'accomplit plus son devoir de justice et donc des gens capables de se dire que cette justice doit être sociale. Donc le pessimisme, c'est que cette liberté, il faut la donner à tous, il faut l'accepter mais il faudra aussi comprendre que ça viendra avec son lot de souffrance et de et de haine. Donc forcément, on va être beaucoup plus facilement confronté à la haine. Les jeunes aujourd'hui s'en rendu bien compte, mais euh les gens des médias aujourd'hui mainstream sont pas confrontés directement à cette haine. Et ça, ça va être très très difficile. Maintenant, une fois qu'on fait abstraction de cette haine et qu'on comprend qu'elle est purement spéculative, c'est que 99 % de ces messages de haine sont littéralement des mécanismes réactif réactionnaire assez
primitif, on se rend compte que nos idées elles elles ont une percée, elles ont une portée qui est exponentielle et je suis complètement la vision de Brivael. Je pense que les gens ont une recherche de vérité profonde et que les médias aujourd'hui mainstream sont un peu encore la béquille de notre possibilité d'exprimer nos réels avis et de se rendre compte de la transition qu'on est en train de vivre et on pourra mieux la faire que jamais dans l'avenir qui s'offre à nous. Ouais. Merci Sardoch pour cette petite conclusion. Fabrice, ensuite Brivael et Jérême. Alors ce qui ce qui me rend optimiste, c'est qu'on on est au début d'une toute nouvelle ère où euh toute une nouvelle génération d'outils font s'effondrer la barrière à l'entrée pour créer des trucs
au sens le plus large possible, du documentaire, du code, de l'écrit, de la musique. cette barrière à l'entrée qui auparavant nécessitait non seulement l'apprentissage de d'un instrument de musique ou de simple fait savoir écrire, tout ça est en train de s'effondrer et ça va donner lieu à une profusion de créativité avec beaucoup de merde he mais malgré tout dans l'eau, on a un mécanisme justement hérité des réseaux sociaux qui permet l'émergence d'une forme de qualité, en tout cas d'une forme de mainstream qui va radicalement renouveler ce qui nous sert de culture aujourd'hui et qui faut l'avouer dans une forme d'impasse. Donc ça ça me rend assez optimiste. Ce qui me rend pessimiste, c'est l'état de notre société. On est
dans des fractures qui sont multiples et très profondes. On parlait en coulisse des fractures engendrées par le la COVID. C'est une fracture qui ne s'effacera pas, que que les politiques regard refusent de regarder en face, mais qui vraiment fracture encore aujourd'hui la société. On a des multiples fractures et que on n'est plus du tout en mesure de faire un peuple. C'est fini. Et donc mécaniquement, le pouvoir qui va hériter de la France d'ici moins un peu moins d'un an va se confronter à cette fracture. Quelle qu'il soit, quelle que soit la personne élue va être confrontée à cette fracture. Elle ne pourra pas être le président ou la présidente de tous les Français. Ça n'est plus possible. Et donc on va passer vers à autre chose et
ça va être une phase difficile, très très difficile. Merci Fabrice de cet éclairage. Brivael, une minute chacun et nous devons clore cette table ronde. Brival, moi je vais vous parler de technooptimiste. Je pense qu'on est en train de de vivre vraiment une sorte de de charnière civilisationnelle. Elon Musk au au euh au G20 il y a encore une semaine euh s'est projeté dans un monde où on va on va avoir la robotique qui va arriver dans les années à venir et on sous-estime à quel point la robotique donc les humanoïdes vont changer profondément nos sociétés. Il parle même de le le le le la fin de la monnaie telle qu'on la conçoit aujourd'hui en 2036. Donc évidemment, c'est du Elon Musk, il faut prendre ça avec des pincettes, mais moi ça me rend
extrêmement optimiste parce que si on prend euh les systèmes actuels euh il y a beaucoup de pauvreté, beaucoup de misère, beaucoup encore beaucoup de friction dans le système. Et aujourd'hui euh quand on regarde ce qui se passe en IA avec les avancées scientifiques et cetera et cetera, plus la robotique qui arrive, il y a de quoi être extrêmement optimiste. La seule touche de pessimiste et je pense qu'on va s'en sortir, c'est justement réussir à à faire comprendre que pour avoir ce monde d'abondance, il faut être dans un monde de liberté pour que les gens puissent essayer, échouer et cetera et cetera et que ce fameux principe de précaution qu'on a mis dans la Constitution, va falloir l'enveloper, redonner la responsabilité sur les individus et je crois beaucoup à à un
monde très bienvenu dans le futur. Merci beaucoup. Mot de la fin pour Jérême optimiste, pessimiste, pessimiste, optimiste. Pessimisme léger parce que je suis nature optimiste, mais quand même c'est sur la pérénisation du modèle économique des créateurs de droite parce que c'est vrai qu'il y a une asymétrie de moyen entre les créateurs de gauche qui n'ont aucune difficulté à monétiser leur contenu, à trouver des sponsors, même parfois des subventions publiques et ils n'ont pas de problème d'expulsion des comptes bancaires et cetera. Donc ça c'est peut-être le truc sur lequel chacun d'entre nous et chacun d'entre vous peut avoir la main. Si vous pouvez pas créer du contenu et bien soutenez les créateurs qui créent du contenu et qui participent justement à cette guerre
culturelle. Et puis peut-être sur le l'optimisme. Alors moi je prendrai le contrepied de Fabrice. Je pense que cette fracturation dont il parle est au contraire une bonne chose. Je parlerai même d'atomisation puisque pendant 40 ans, il y avait pas de fracture. En fait, tout le monde était d'accord sur le socialisme. Et là, on a enfin aujourd'hui, on commence à avoir une fracture entre ceux qui commencent à dire il y a peut-être un peu trop d'état et et ceux qui pensaient l'inverse. Donc au contraire, je suis très optimiste entre les think tank, les individus, les partis politiques, les médias. Tant mieux, il faut de la pluralité et de la vraie pluralité, pas celle évidemment de France Interre. Excellent l'espoir Renez juste sur c instant. Merci à nos quatre invités. Je
vous demande d'accueillir celle pour qui la lp d' l'expression est un vrai petit sujet et elle aime beaucoup Sarafo.
Bonjour à tous. Bonjour à tous. Merci à vous tous d'avoir été là. J'ai vu extrêmement attentif. Moi, j'ai eu la chance de suivre cette conférence dans les loges. Je l'ai trouvé passionnante. Alors, vraiment merci à vous quatre. Merci à Olivier qui est toujours un excellent maître des cérémonies. On peut applaudir Olivier Ubeda. Cet été, on était au plein cœur de l'été. Il y avait beaucoup de politiciens qui étaient en vacances et qui manifestement avaient un peu débranché avec la politique. On a vu que nos libertés étaient menacées par l'institution même qui devait les protéger, à savoir le parlement
français. En principe, dans le Parlement français, on a des représentants du peuple qui doivent assurer les libertés du peuple devant le gouvernement qui parfois pourraient vouloir empiéter sur les libertés du peuple. Et là, on a vécu exactement l'inverse. On a eu une coalition de partis qui ont encore trouvé un nouveau prétexte pour pouvoir nous censurer. Vous verrez qu'il y en aura encore des dizaines. Je dirais que le plus pervers dans tout ça, c'est qu'ils essayent de nous moraliser avec nos propres enfants qui nous font croire qu'ils vont nous censurer pour notre bien en disant qu'ils le font pour le bien de nos enfants. On peut peut-être les prévenir si on veut assurer le bien de nos enfants, on est là, on est parents, on n' pas besoin de l'intrusion de l'État.
pour protéger nos enfants.
Et si l'État veut protéger nos enfants, qu'il fassent déjà sortir les pédophiles de l'école. Qu'il mettent déjà les assassins, notamment l'assassin de la petite Liana hors d'état de nuire et qu'il sanctionne les magistrats qui permettent à ces mêmes assassins de rester en liberté. Ça, c'est ce qu'on attend de l'État.
sur du trou. Ouais. Alors, j'ai pas entendu le slogan donc je vais pas je vais pas applaudir mais ce que je veux vous dire c'est que la liberté d'expression c'est la liberté la plus importante de toutes parce que c'est celle qui nous permet de défendre toutes les autres. Donc c'était fondamental pour nous de permettre à cette table ronde de se tenir ce jour de notre université d'été, de faire notre rentrée en parlant de cette libertélà parce que alors même que tous ceux qui sont autour de la table ne sont engagés dans aucun parti, ne sont pas des militants reconquêent, ne sont pas des adhérents à un parti, qui sont, je dirais, des militants de la liberté, de la liberté d'opinion, de la liberté d'information, c'était essentiel que vous puissiez les entendre pour bien
comprendre ce qu'ils essayent de faire à la veille d'une élection présidentielle. On est à la veille de l'élection majeure en France et c'est précisément maintenant qu'on commence à entendre tous ces débats. Censure des réseaux sociaux, contrôle d'identité sur les réseaux sociaux et vous avez entendu Emmanuel Macron dire qu'il s'était fixé pour objectif de faire adopter une nouvelle loi avant le printemps. Qu'est-ce qu'il y a au printemps ? L'élection présidentielle. Il veut aller vite. Il demande même maintenant à Ursula Van Derleyenne, "Venez nous imposer une loi puisque le Conseil constitutionnel français a dit non." Est-ce que vous imaginez en être venu à ce stade où on en vient à supplier l'Union européenne de bien vouloir passer au travers de notre Constitution
pour nous imposer des restrictions de liberté d'expression ? Tout ce que je voulais vous dire, désolé, je prends la parole de manière un peu improvisée, c'est comptez sur nous pour nous battre. Je sais qu'on peut compter sur les quatre qui sont autour de la table parce que pardon de l'anglicisme, ils ont fait le job pendant que tous les politiciens étaient tranquillement sur leur transat ou voter contre nos libertés d'expression
à mon échelle et je sais qu'on pourra compter sur vous partout sur les réseaux sociaux. Je sais que vous êtes actif sur les réseaux sociaux. Vous pourrez compter sur moi au Parlement européen. Je sais pouvoir compter sur vous sur les réseaux sociaux. On se battra. Merci à vous et vive la liberté d'expression. Merci Sarah. Merci à nos quatre invités. Euh la table ronde suivante continue. Merci à vous. À très vite Sarah. On te retrouve pour la dédicace tout à l'heure. À tout de suite pour la dédicace. Merci Olivier.
Allez, change de plateau. He.
T tu to
1 heure pour nous convaincre, pour décrypter, pour analyser. 45 minutes. Allez 45 minutes, c'est parti. 15 minutes de questions si c'est possible. Allez, c'est parti. Merci. Bonjour. Bonne table rond à vous. Bonjour à tous. Et bien, je suis ravenie d'animer cette table ronde aujourd'hui sur l'intelligence artificielle. les défis qu'elle représentent et ben bonjour à Laurent Alexandre et Alexandre Sicopouos. Merci d'être avec nous aujourd'hui pour nous partager votre expertise sur ce sujet. Alors déjà pour rappel Laurent Alexandre, tu es chirurgien urologue de formation. Tu es aussi diplômé de SESP, d'HC, de
l'ENA. Euh, tu as fondé Doctimo, d'autres entreprises, je crois et tu écris depuis plusieurs années des ouvrages sur l'IA. Alexandre Ticopouos, tu es entrepreneur, essayiste et tu es spécialisé sur les questions liées à Lia. Et je précise que vous avez tous les deux coécrit un livre Vivre 1000 ans quand Lia règne et la mort recule. Rêve ou cauchemar ? Je j'indique que le livre est d'ailleurs disponible en vente dans l'entrée, dans le hall. Donc n'hésitez pas et Alexandre, je crois et Laurent pourront être disponibles peut-être après la table ronde pour pour dédicace si vous le souhaitez. Alors, vous écrivez tous les deux
abondamment sur le sujet de l'IA avec il me semble une conviction partagée qui est que l'IA n'est pas un simple outil technologique de plus comme l'ordinateur mais que c'est une vraie rupture. Alors, je souhaiterais en fait pour bien comprendre pourquoi c'est une vraie rupture peut-être commencer par des exemples concrets de de progrès euh d'avancées incroyable réalisé par LIA ou qui sont en passe de lettre. Et euh permettez-moi déjà de commencer par un exemple. Je vais je vais citer un exemple sur un domaine que je connais bien euh qui sont les mathématiques puisque je suis professeur dans cette discipline en classe préparatoire et je voudrais faire écho un événement
qui secoue la communauté scientifique cette semaine. C'est il y a quelques jours l'annonce par Open Eye de la résolution d'un des problèmes du prix millénaire. euh le problème lié à l'équation de Naviar Stocks. Alors pour rappel, en fait les problèmes de prix millénairire, ce sont sep défis mathématiques fondamentaux majeurs euh qui ont été posés en l'an 2000 par un institut américain, l'institut clé. Et chacun de ces problèmes est assorti d'une récompense d'un million de dollars pour celui qui va résoudre ces problèmes. Et il faut savoir donc on a des beaucoup de grands mathématiciens, de chercheurs et bien qui travaillent depuis des années
euh pour essayer de résoudre ces problèmes. Et cette semaine et bien il y a une annonce que un des problèmes a été résolu grâce à l'IA en quelques heures. Alors depuis hein, c'est ça a provoqué un tsunami puisque vous imaginez des problèmes qui sont en fait étudiés par des chercheur depuis des années. Le problème en question, je crois que ça fait plus de 90 ans qu'on essayait de le résoudre et en 88 he et bien des agend ont résolu ce problème. Alors Laurent et Alexandre, est-ce que vous pouvez nous nous parler un petit peu de enfin de cet exemple, mais aussi peut-être puisque c'est un exemple un peu un peu abstrait, un peu théorique, peut-être nous citer
d'autres exemples plus concrets en fait de de prouesses grâce à l'IA réalisé. Oui, comme tu le disais, c'est une révolution. C'est une révolution qui transforme nos sociétés, qui transforme la médecine, qui transforme la défense avec les drones, qui transforme la recherche et puis ça va très vite. Si on prend l'exemple que Séverine a donné sur les mathématiques, Samtman ce matin, le créateur de chat GPT, le patron de de Poneai qui produit Chat GPT, disait il y a il y a trois été, Chat GPT n'avait même pas le niveau d'un
élève de primaire. 3 été plus tard maintenant Chat GPT a résolu le problème de Navier Stroock sur lequel des armées de mathéméticiens de génie ont été secs depuis 92 ans puisque le problème est sur la table depuis 1934. Cette transformation elle est formidable. Elle est formidable pour la science. Elle est formidable pour la médecine. Elle va nous aider à régler plein de défis mais en même temps, elle fait peur. Depuis une semaine, les plus grands mathématiciens du monde sont en
mode panique. Il y a 24 heures, 25 des plus grands mathématiciens au monde, les médailles FS, l'équivalent du Nobel pour les mathématique, ont écrit une lettre disant qu'il fallait ralentir l'intelligence artificielle en mathématiques, qu'il fallait arrêter cette course industrielle qui fait que les mathématiques sont produits par Chat GPT et Claude au lieu d'être produit par les mathématiciens, ce qui les bouleverse dans leur carrière. et les ém beaucoup. Ce qui est tout à fait légitime. Les premières études qui ont montré que l'intelligence artificielle était bien plus forte en médecine que les médecins, même spécialistes, à
bouleversé mon métier, à bouleverser mes confrères, c'est un choc. Donc on a des promesses extraordinaires et en même temps, on a pour beaucoup de gens la peur d'être dépassé. Ce qui fait que l'intelligence artificielle, c'est un problème politique et c'est finalement vous en tant que militant politique qui allez orienter ce qu'on va faire de de l'intelligence artificielle. Et il faut bien voir que l'intelligence artificielle galoppe tellement vite, dépasse l'intelligence humaine tellement vite que ça va devenir un immense problème politique et que finalement la politique aujourd'hui
ça devient principalement le management des intelligences artificielles et demain des super intelligences artificielles. Pour prendre des exemples très concrets, vous avez vu les premiers drones totalement pilotés par intelligence artificielle sans aucune intervention humaine qui repère le chemin qu'ils doivent prendre et leur cible et sont lâchés dans la nature sur le champ de bataille russoau-rainien. On a longuement parlé de la recherche en mathématiques, mais la recherche dans d'autres domaines que les mathématiques progressent à toute vitesse. L'intelligence artificielle de Google, Alpha Fold a réussi à déterminer la structure en trois dimensions des 200 millions de protéines qui existent sur
Terre, ce qui est fondamental pour faire avancer la recherche en médecine, en cancérologie, en génétique. Et il faut à un chercheur 5 ans en moyenne pour trouver la structure d'une seule protéine en trois dimensions. Et là, en quelques jours, en quelques semaines, Google a déterminé la structure de 200 millions de protéines. Il aurait fallu 5000 années de travail acharné à toute la communauté scientifique pour faire ce que Google a fait en quelques semaines. Dans le domaine de la médecine, on assiste à une révolution. Alors, vous ne la ressentez pas tous parce que il y a une inertie de faire rentrer l'intelligence artificielle dans le système de santé, ça prend du temps.
Mais notre façon d'exercer la médecine et votre façon d'être soigné sont en train d'être bouleversé par l'intelligence artificielle et vont l'aide de plus en plus de main. Donc euh une révolution dans tous les domaines qui va nécessiter de reconstruire la santé, de reconstruire l'hôpital, de reconstruire l'armée, de reconstruire l'État bien sûr et c'est un sujet qui vous touche beaucoup ici qui va reconstruire l'éducation, l'université, la formation professionnelle des adultes, bien sûr, l'industrie et les entreprises qui vont être complètement transformées par cette révolution. Voilà, un enjeu politique, un enjeu sociétal absolument gigantesque.
Ouais, merci Laurent Alexandre, si tu veux rajouter quelque chose sur ce sujet. Alors déjà, bonjour à tous, merci pour l'invitation. C'est à toi. Juste pour souligner le point singulier que nous sommes en train de vivre aujourd'hui, il y a deux choses. Nous sommes en train de vivre un changement de nature technologique et la vitesse qui est en train d'augmenter. Changement de nature, pourquoi ? Tout au long de l'histoire, nous avons toujours connu euh des révolutions technologiques industrielles. Prenons la presse de Ducberg en 1450. Ça a permis d'externaliser notre mémoire. Ensuite, la révolution industrielle, ça a permis de remplacer nos muscles par la vapeur, par la mécanique. Mais aujourd'hui, ce qui est singulier avec l'intelligence artificielle, c'est que c'est l'humanité
qui attaqué dans sa propre humanité. Ce qui faisait de nous être humain supérieur, c'était notre intelligence. Et pour la première fois, le monopole de l'intelligence est remis en question par une révolution technologique. Et c'est ça le changement anthropologique civilisationnel majeur que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'intelligence artielle est une nouvelle espèce numérique plus intelligente que nous, plus rapide que nous, capable d'avoir une mémoire presque infinie, chose qui n'est pas notre cas à nous, pauvre être humain. Et ça, c'est un changement profond. Pour ce qui est aussi du changement de de vitesse, il y a 5 ans, l'intelligence artificielle ne savait pas écrire un texte cohérent. Aujourd'hui, il est
capable d'écrire des mémoires, des articles, des livres et ceux de très haut vol. Il y a 4 ans, Lia n'était pas capable de générer une image ou une vidéo. Aujourd'hui, elle peut générer des vidéos d'une très grande qualité de plusieurs minutes avec un seul prompte. Il y a 3 ans, quasiment personne n'utilisait l'IA pour coder. Aujourd'hui, 80 % du nouveau code chez Anthopique Lia de Cloud est codé par l'intelligence artificielle. La plupart des codeurs des start-ups utilisent LIA pour coder. Il y a un an, LIA n'était pas capable de résoudre de grands problèmes de mathématiques ou de faire des sciences de très haut niveau. Aujourd'hui, elle est capable. Et aujourd'hui, les experts de la Silicone Valley sont en train de nous expliquer que nous arrivons à un moment
charnière, à un moment où Lia sera capable de s'autoaméliorer elle-même, ce qui va évidemment être vertigineux et accélérer d'autant plus cette accélération, si je puis dire, de manière exponentielle. Exactement. Et une dernière chose, on pourrait se dire bon chat GPT, OK, il est plus intelligent que moi, il est plus rapide, il a une meilleure mémoire que moi, mais au fond, ça reste induci. Mais là, il y a une erreur d'analyse profonde, c'est que ces outils, ces intelligences artielles ne sont pas conçus pour être des objets passifs, ils sont conçus pour devenir des objets autonomes avec un grand une grande degré d'autonomie pour réaliser des tâches quelconques. Il y a un an, il y a une révolution technologique tout aussi importante que Chat GPT le 30 novembre
2022. Je parle des IA agents. Les agents, ce sont des IA capables de réaliser des tâches, de répondre à des mails, de prendre des décisions stratégiques et ce en total autonomie. Il y a un an, elles savaient faire ça sur quelques secondes. Aujourd'hui, elles peuvent faire ça sur plusieurs dizaines d'heures et c'est là où il y a un une bascule très importante et inquiétante pour nous humains. Ouais. Alors, on comprend effectivement un peu mieux. Merci Alexandre pourquoi c'est bouleversant avec la la rapidité, la vitesse à laquelle l'intelligence artificielle se développe et si on on en vient au monde du travail, on entend pas mal de discours inquiet sur l'avenir nos emplois avec Lia. À un moment donné, on pensait que la robotisation allait simplement concerner euh les métiers
manuels, menacer les métiers manuels. Euh mais maintenant avec Lia, on entend des discours inquiets en disant euh bah l'IA va aussi détruire des des métiers intellectuels et qualifiés. Euh alors, est-ce que ces inquiétudes sont fondées ou bien est-ce que finalement, comme on a pu connaître avec chaque révolution euh dans l'histoire industrielle et cetera, est-ce que c'est pas une une crainte un peu naturelle humaine de voir quand il y a un bouleversement comme ça d'avoir un peu peur et que c'est simplement une étape, une adaptation et que certains métiers certes vont peut-être disparaître mais que d'autres vont être créés. Quel est votre avis sur ce sujet ? On connaît pas le futur et puis cette technologie va tellement vite que c'est difficile de se prononcer.
Notre avis à Alexandricopulou et et moi-même, c'est qu'en réalité le travail ne va pas mourir. Bien sûr, il y a des métiers qui vont disparaître. Bill Gates l'expliquait il y a quelques jours. Bien sûr qu'il y a des activités qui vont disparaître. Bien sûr qu'on va être challengé. L'intelligence artificielle fin 2027 sera plus intelligente que la totalité des êtres humains. Et l'intellig la super intelligence artificielle arrive bientôt. Google donne une définition assez bouleversante de la super intelligence artificielle qui devrait arriver donc dans 2 3 4 ans. Quand vous poserez une question à la super intelligence artificielle, elle mobilisera
l'équivalent de milliers ou de dizaines de milliers de d'experts humains de niveau international coordonnés entre eux qui travailleraient jour et nuit pendant 10 ans pour répondre à votre question, à votre simple question. Vous voyez derrière un promte, c'est une simple question à l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle mobiliserait l'équivalent de toute une civilisation intellectuelle travaillant pendant des années et des années pour vous. Tout ça en quelques secondes uniquement pour vous. effectivement trouver sa place être compétitif dans ce monde de l'intelligence artificielle puis de la super intelligence artificielle et dans le monde des robots humanoïdes qui arrivent et qui font des progrès rapides
Elon Mosque estime que dans 10 ans, il y aura un milliard de robots humanoïdes dont la productivité sera cinq fois supérieure à celle des humains. Trouver sa place n'est pas simple. C'est pour ça que là encore, c'est un enjeu politique. Ça nous touche individuellement pour notre carrière, mais ça nous touche aussi. Et la plupart d'entre nous ici sommes euh père et mère de famille. Nous avons des enfants, des petits enfants, ça nous touche aussi pour l'avenir de nos gamins. Et le point politique, il est que le tsunami technologique de l'intelligence artificielle n'a pas été anticipé par l'éducation.
Euh une grosse partie des ministres de l'éducation de ces dernières années n'ont jamais touché Chat GPT ou Claude et n'ont pas préparer nos gamins au choc qui va les toucher. Et c'est pas simple de répondre au choc de de de l'éducation, au choc de l'intelligence artificielle sur l'éducation parce que la réponse c'est pas de donner chat GPT à tous les gamins et qui deviennent des grosses féas derrière en arrêtant de travailler. Il faut bien sûr que les enfants utilisent l'IA et qu'on leur apprenne à bien utiliser l'IA, mais il faut pas que ça les conduise à moins travailler. Or, des études récentes aux États-Unis et en Chine ont montré que les enfants très souvent ils faisaient faire 100 % de leur devoirs par chat GPT et derrière, ils avaient une diminution
de leur capacité. Mais c'est normal, si on ne fait pas fonctionner son cerveau, il s'atrophie. Donc l'éducation doit se transformer pour répondre à cette question que que tu soullignes. L'éducation doit apprendre à nos gamins à bien utiliser l'IA pour être concurrentiel dans le monde qui vient mais à ne pas se servir de l'IA pour ne rien faire. Il faut se servir de l'IA pour aller plus loin, pour aller plus haut, pour faire des plus grandes choses, trouver des nouvelles idées. Et ça, ce n'est pas simple. Ça suppose une transformation radicale du mammouth. L'école a beaucoup de mal à changer. Or là, l'intelligence artificielle, elle progresse tous les jours et et donc il faut transformer le mamouth en un lapin
agile et c'est pas forcément extrêmement facile de se transformer quand on est une institution bureaucratique comme l'éducation nationale. Donc nous avons tous une responsabilité. On a une responsabilité pour nous former nous-même pour ne pas être complètement largué. Euh et ce qui va nous permettre de mieux aider nos enfants et nos petits-enfants à se repérer dans ce brouillard de cette guerre technologique qui est à l'œuvre aujourd'hui avec le développement fulgurant de l'intelligence artificielle. Et puis au-delà de nous-mêmes et de nos familles, on a une responsabilité politique. C'est que tous ces sujets-là sont des sujets politiques. Ces sujets ne sont pas des sujets scientifiques,
technologiques. Ces sujets sont des sujets politiques. Et donc, ce ne sont pas les milliardaires de la Silicone Vallée. Ce ne sont pas les ingénieurs qui doivent décider de ce qu'est la civilisation, c'est vous. parce que c'est un sujet politique.
Ça suppose et là vous avez une responsabilité de bien connaître ces sujets car un acteur du monde politique, un militant, quelqu'un qui intervient dans le débat politique aujourd'hui, c'est forcément quelqu'un qui comprend bien l'intelligence artificielle. Donc il faut s'y mettre. Je sais bien qu'il y a encore des gens qui qui ne s'y sont pas mis, qui sont intimidés par la matière, mais il faut y aller. Il faut connaître l'intelligence artificielle et puis la nouvelle vague actuelle qui est la vague des agents et il ne le dira pas parce que il est très très modeste mais Alexandre Copou c'est un des bons spécialistes des agents d'intelligence artificielle en France et chacun dans notre d'entre nous doit comme Alexandre essayer d'être
le meilleur possible dans la maîtrise des agents d'intelligence artificielle qui vont être au cœur de la création de valeur économique au cœur de l'apprenti apprentissage et puis au cœur de l'économie dans le futur. Merci Laurent. Alors, tu lance le sujet sur l'école. Donc évidemment, je rebondis hein puisque c'est un sujet qui est important à mes yeux et donc l'importance he de des politiciens de de connaître, de comprendre l'IA. Je crois que chez Reconquête, on est bien placé avec Sarah qui se démarque hein sur ce sujet très largement. Euh alors je je poursuis justement sur la question de l'école et Alexandre, si tu veux bien un petit peu nous nous donner ton point de
vue parce que là cette semaine on a on a eu aussi des résultats du classement PISA catastrophique hein. C'est vraiment l'effondrement qui continue donc d'être de se confirmer à l'école. Euh donc on on finalement est-ce que avec la la l'intelligence artificielle, on pourrait pas considérer que et bien comme on a la connaissance euh qui est disponible en abondance gratuite, euh est-ce que finalement il est encore utile que que nos enfants et bien aient des bases solides ? Moi, je je j'ai une réponse bien sûr, hein, c'est une une question qui qui est un peu provocatrice. Euh donc, j'ai Alexandre, est-ce que tu pourrait nous indiquer pourquoi est-ce qu'il est important peut-être encore plus enfin
confirmer que même avec l'intelligence artificielle, il est important que nos enfants aient un socle de connaissance solide ? je pense à la maîtrise du langage, au raisonnement mathématique et cetera pour pouvoir par la suite hein dans leur avenir, dans le monde adulte et dans leur profession et bien pouvoir s'épanouir et surtout utiliser correctement l'intelligence artificielle. Sûr. Alors juste pour reprendre, c'est vrai qu'on a eu le PISA qui a démontré que encore une fois le niveau des élèves se cassait la figure. C'est comme ça déjà depuis plusieurs décennies. Mais ce qui change fondamentalement aujourd'hui avec l'intelligence artielle, c'est l'accélération de ce déclin cognitif de nos jeunes, de ma génération. L'intelligence artificielle, c'est aujourd'hui ce que l'on vit, c'est la
démission de l'intelligence humaine au profit de l'intelligence artificielle. Et c'est assez logique quand vous êtes collégien, lycéen, euh que vous rentrez chez vous et que vous devez faire vos devoirs au lieu de passer 4 heures un dimanche après-midi à faire un devoir de mathématique, euh vous déléguez vos tâches, euh votre cognition, votre intelligence à la machine qui va le faire en 30 secondes, qui va le faire mieux que vous, qui va le faire plus rapidement. D'ailleurs, il y avait un article très intéressant qui est apparu dans économiste il y a à peu près 15 jours, une grande étude réalisée en Chine sur 27000 collégiens lycéens qui démontraient que d'un côté les notes des devoirs maison augmentaient. Donc on peut se dire super, les élèves deviennent meilleurs, plus intelligents,
ils ont bien compris et de l'autre le niveau des examens qui étaient en train de se casser la figure. Donc c'est un phénomène mondial et les examens sans IA. C'est-à-dire évidemment voilà les les les résultats des devoirs faits à la maison avec I sont meilleurs, mais les élèves qui ont utilisé l'IA euh et ensuite lorsqu'ils sont évalués sur table sans IA ont des moins bons résultats que les élèves qui eux ont travaillé, ont fait leurs apprentissages sans l'IA, sans leur devoir à la maison, sans utiliser l'IA. Bien sûr. Et pour répondre du coup à ta question Séine, c'est vrai qu'aujourd'hui il est plus important que jamais que d'avoir une bonne culture générale, de maîtriser les mathématiques, de maîtriser la langue. Car demain, le seul métier qui vaille à
l'air de l'intelligence artielle, ce n'est pas d'être hyper spécialisé dans un domaine, mais c'est d'avoir une culture générale. C'est d'être capable de manager ces IAS, de savoir où sont les zones de complémentarité, comment travailler avec l'intelligence artificielle. Et c'est pour ça, ça nécessite une base, une base académique qui aujourd'hui est malheureusement en train de s'effondrer à l'air de l'IA. Ce qui est une catastrophe. On avait notre ministre de l'éducation nationale Édouard Jeffrey qui expliquait dans le Nouvels il y a déjà plusieurs mois de cela que 85 % des élèves ne font plus de travail maison mais qu'il délèguent tout à l'intelligence artielle. Ce qui est effarant aujourd'hui. Il faut apprendre certes à utiliser l'intelligence artielle. Je suis pas pour
l'interdiction de l'intelligence artielle mais il faut apprendre à l'utiliser correctement intelligemment pour aller plus loin dans le raisonnement pour travailler davantage. Merci et le chiffre que tu cites cit il y a plusieurs mois déjà. C'est un cheit d'il y a plusieurs mois. J'ai bien peur qu'aujourd'hui on soit proche de 100 % des gamins qui font faire tous les devoirs par chat GPT. Ouais. Moi, par expérience he je vois au niveau des élèves, bon je confirme évidemment cette tendance. Donc c'est c'est un enjeu en fait une difficulté quand même he parce que c'est pas simple de faire comprendre aux jeunes bah que quand ils ont un devoir à faire, il faut pas aller utiliser l'IA pour le faire en 2 minutes mais qu'il faut faire l'effort de réfléchir, de chercher. Ça c'est très
compliqué. C'est euh je pense bah le rôle aussi des des parents, le rôle de des enseignants d'essayer de de faire passer ce message, mais c'est ça n'est pas simple. Euh pour continuer sur le sur la question de l'école, euh il y a quand même aussi sur la question de l'IA, l'intelligence artificielle, on peut penser que l'intelligence artificielle pourrait aider et bien à mieux accompagner les élèves en classe, c'est-à-dire d'introduire l'intelligence artificielle. Alors, faut l'introduire pour que les élèves apprennent à l'utiliser correctement, intelligemment, mais on pourrait on peut on pense aussi à des expérimentations qui sont faites d'utiliser les IA comme comme tuteur, c'est-à-dire en classe et bien l'IA pourrait permettre de repérer en fonction des difficultés des élèves et
bien les compétences à travailler particulièrement spécifiquement parce que l'élève a telle ou telle difficulté sur ce point et donc proposer et bien des exercices adaptés Alors Alexandre Laurent, peut-être puisque tu as écrit aussi un livre sur ce sur cette question, tu vas pouvoir aussi nous en parler. Que penses-tu de ça ? Parce que il y a il y a quand même une question qui se pose, c'est-à-dire que oui, ça peut avoir des avantages, mais d'un autre côté, est-ce que introduire l'intelligence artificielle, donc quand même sous forme d'écran numérique, euh est-ce qu'il y a pas une question qui se pose sur à quel âge ? puisque il y a quand même des études aussi scientifiques qui montrent que les enfants, les petits apprennent mieux et
bien sur papier, sur en lisant et en écrivant plutôt que sur un écran. Je pense que au niveau médical, il y a des études qui montrent que ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau et que il y a une certaine efficacité. Donc comment trouver le le bon créneau ? Alors, beaucoup de ces études sont sont fragiles sur les conséquences des écrans. On a même souvent tendance en France à considérer que la violence des jeunes, elle est à cause des écrans. Or, il y a des tas de pays où on utilise autant les écrans que chez nous, les Pays-Baltes, la Suisse, Singapour et où il y a aucune violence des gamins. Donc de dire que la violence des cités, c'est à cause des écrans.
Pour moi, c'est un bouc émissaire Fastoche qui a en réalité en réalité des objectifs politiques. Donc je ne fais pas partie des gens qui qui défendent une stratégie de diabolisation des écrans. Il faut faire plus d'études pour voir le bon équilibre entre les écrans et puis l'écriture manuelle, entre la lecture sur écran et la lecture sur sur livre papier. Mais la diabolisation de de l'écran ne nous mènera à nulle part parce que de toute façon nos gamins vont de plus en plus travailler avec des écrans, avec des intelligences artificielles et des dispositifs numériques. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est développer une culture de l'évaluation dans l'éducation nationale.
Vous vous souvenez de cette polémique complètement conne et complètement débile qui a duré 25 ans pour savoir s'il fallait mieux développer la méthode globale ou la méthode sllabique ? On a vu le résultat. 25 ans de débat politique à la con et on a pendant ces 25 ans même pas eu l'idée de faire une étude d'évaluation. H c'était pourtant pas très compliqué. Il fallait tirer au sort des classes avec 1 million de gamins que l'on mettait sur le méthode syllabique 1 million à la méthode globale et puis on comparait les deux. Au lieu de faire une étude, comme on fait pour l'évaluation des médicaments par exemple, au lieu de faire une étude, on s'est écharpé
connement entre différents courants pédagogiques et ça, ça n'est pas acceptable. Il faut qu'on connaisse la vérité des méthodes pédagogiques, des initiatives parce que quand le ministère se plante, il le cache. Il y a un cas très célèbre, le dédoublement des classes de REP. Les résultats initiaux montraient une minuscule augmentation du niveau des gamins qui étaient dans les classes dédoublées. Mais en réalité, la totalité de l'avantage a disparu à 5 ans. Mais le ministère n'en a jamais parlé. Vous pouvez aller chercher sur internet l'étude qui a été faite avec une très très bonne thèse d'un spécialiste de l'éducation, mais personne en a parlé parce que le ministère ne veut pas qu'on sache que son intuition
qui n'était pas basée sur des éléments scientifiques n'était pas bonne et qu'il s'est planté. Donc le dédoublement des classes de REB, ça entraîne un quasi double doublement des coups par élève et ça n'a aucun impact sur le niveau des gamins. Donc il faut sortir de cette politique de l'éducation où on développe des trucs sans jamais les évaluer. On généralise des coûts complètement foireux et après souvent on se rend compte qu'on a déconné mais trop tard. Regardez comment Blanquire a généralisé le bac à option sans réfléchir au fait que ça risquait de pousser les gamins à moins choisir
mathématiques les deux dernières années. Ça a été comme tu le sais une catastrophe et on a généralisé cette idée qui a diminué encore le niveau en en en première et terminale des jeunes parce que beaucoup n'ont pas pris mathématiques en option et ça on aurait dû l'anticiper. On aurait dû y travailler avant de généraliser le système qui de mon point de vue est une énorme faute car à l'air de l'intelligence artificielle, il faut être bon en mathématiques. Je confirme he surtout que de toute manière, ils ont reconnu finalement leur erreur parce que je rappelle qu'au départ la réforme blancaire du bac, ils avaient prévu donc une réforme qui ils ont mis en place les premières années sans mathématiques dans le tron commun. C'est-à-dire qu'il y avait un certain nombre de matières obligatoires que
devaiit étudier tous les élèves, tous les lycéens en première en terminale. Il y avait le français, on peut comprendre, l'anglais, mais il y avait pas les mathématiques. Donc moi, quand la première fois que j'ai entendu ce projet, j'ai cru que c'était une blague et puis au bout de quelques années, ils se sont rendus compte que bah si les mathématiques cé important et donc ils sont revenus. Donc on a une réforme qui a complètement été détricotée. Alors mais c'est vrai si permet entre-temps, on a sacrifié plusieurs générations de gamins. Ça ça n'est pas acceptable. Ce n'est pas un matériau politique les gamins. On ne peut pas faire ça ex. Tout à fait. Merci. Merci Laurent pour ce coup de gueule bien justifié. Alors euh si on quitte un petit peu le sujet de l'école parce qu'il y a beaucoup de
choses importantes. Euh moi je voudrais aussi parler un peu politique et puis de géopolitique. Euh et Alexandre euh en fait on a vu hein dans la première partie de l'échange que que l'IA c'était finalement la première puissance euh de demain au niveau de la santé, de l'industrie, de la défense et que bah celui qui dispose des des supercalculateurs les plus performants va donc inventer deux fois plus vite que les autres. Euh et on voit bien que dans cette course bien on a deux titans qui sont les États-Unis et la Chine. Et donc euh face à eux, ma question euh et quel est quel est le rôle de la France et et de l'Europe ? Est-ce qu'on a complètement décroché ? Est-ce qu'on est condamné à simplement euh regarder ce
qui se passe, regarder cette course technologique ? Voilà, ton avis là-dessus et qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors, tu as rappelé aujourd'hui, le monde se divise en deux pôles. D'un côté, ceux qui parient sur l'avenir et de l'autre, ceux qui sont en retard. D'un côté, nous avons les États-Unis et la Chine qui avance à toute vitesse vers la Supéria qui se réarme technologiquement et de l'autre l'Europe qui réglemente sur la réutilisation des bouchons et hôtes. C'est ça. On est très fort, l'Europe est très fort pour réglementer pour les normes. La vérité, c'est que aujourd'hui la situation dans laquelle on est ne date pas d'hier. Elle date de plus de 50 ans. Si on remonte en 1980, l'Europe et la France a tout loupé. le moteur de recherche, les réseaux sociaux,
internet, les puces et puis ensuite l'intelligence sociale quelques décennies plus tard. On a absolument tout loupé. Ce qui fait que nous sommes dans une situation absolument aurissante. Depuis 50 ans, les États-Unis ont créé plus de 250 entreprises avec une valorisation supérieure ou égale à 10 milliards de dollars tandis que l'Union européenne n'en a fait émerger que 14. Et ça c'est le grand scandale pour l'Europe et la France. Nous n'arrivons pas à faire immerger de champions dans les nouvelles technologies. Nous n'y arrivons pas. Résultat des courses, aujourd'hui nous avons un quasi monopole sur l'intelligence artificielle aux États-Unis qui bénéficie de cashflow absolument gigantesque qui leur permettent de dépenser sans compter dans l'intelligence artielle, leur permettre
d'acheter les meilleurs ingénieurs français, leur permettre d'acheter les meilleurs puces, d'avoir les meilleurs data centers grâce à des cashfows gigantesques. Juste un ordre d'idée, quelques chiffres, les États-Unis dépensent chaque jour à peu près 3 milliards de dollars en recherche et développement dans l'intelligence artificielle, ce qui est absolument monstrueux. Nous n'avons pas ces capacités là malheureusement en France et en Europe. Alors oui, on a Mistral. Mistral qui est notre champion en intelligence artificielle et qui est une très bonne chose. Il faut soutenir de touses nos forces mistrales et l'encourager. Mais forcé de constater que lorsqu'on regarde les benchmark, c'est-à-dire les indicateurs pour voir quelle est la meilleure intelligence artielle, Mistral est quand même
derrière les modèles chinois et américains et de loin. C'est pourquoi aujourd'hui, il faut que l'Europe se réveille. Il faut que l'Europe se réarme technologiquement. Il faut que l'Europe arrête les conneries, pardon de le dire, mais quand on voit toutes les réglementations qui se font dans l'Union européenne, ce n'est pas possible. Aujourd'hui, on est très fort pour réglementer sur l'IA. On a l'aT, on a le RDMA et cetera. Ce qui fait qu'on est dans une situation complètement folle. Au lieu de courir pour rattraper notre retard pour devenir plus compétitif face à la Chine et les États-Unis, c'est Arthur Mench lui-même qui l'avait déclaré il y a quelques mois. Il passe un tiers de son temps à juste faire en sorte que Mistral soit conforme à la réglementation au lieu de courir après
la course technologique. Absolum délirant. Ouais. Merci. Alors, est-ce que je vais demander au chef Olivier, est-ce qu'on a encore un petit peu de temps ou euh pour les questions ? 3 minutes. Super. Alors, un autre un autre sujet euh finalement aussi qui qui est intéressant, c'est la la une certaine menace sur notre démocratie laquelle on pourrait penser. C'est à cause de l'influence culturelle et idéologique. Je voudrais mettre en lumière une étude qui a montré que lors des dernières élections municipales en France, une grande partie de la population a déclarer avoir interrogé l'IA pour
savoir pour qui voter. Euh dans la mesure où ces I sont conçus pour beaucoup en Californie ou en Chine, évidemment que elles ont des biais idéologiques. Est-ce que ça pose pas problème finalement pour la démocratie pour pour notre pays ? Évidemment, quand on n'est pas souverain technologiquement, au 21e siècle, on est une colonie. Colonie technologique d'abord, puis colonie tout tout court derrière. Si nous continuons à prendre du retard en intelligence artificielle, nos petits enfants auront mandarin en première langue et français en option langue régionale. C'est une réalité. Au-delà du slogan,
Alexandre Picopouos disait qu'on a raté plein de bataille technologique, mais il a oublié de citer un chiffre. La seule silicone vallée dépense 3 milliards de dollars par jour en recherche en intelligence artificielle. 3 milliards par jour, 1000 milliards par an. L'Europe a un retard immense et ça aura des conséquences militaires, ça aura des conséquences industrielles, technologique et même médical. Dans dans le bouquin que tu as cité, que nous avons écrit avec Alexandre Picopouose Vive Milan, on explique comment les milliardaires de l'intelligence artificielle travaillent d'arrache-pied pour doubler notre espérance de vie. Vous savez que
Sam Alkman, le patron de chat GPT, Dario Amodei, le patron de Claude, les dirigeants de Google, Elon Mosque sont convaincu que notre espérance de vie va doubler d'ici 2035. Qu'un vivant en 2035 vivra au minimum 150 à 60 ans grâce à la super intelligence artificielle. Si la super intelligence artificielle, elle est purement chinoise et américaine, si ça se trouve, nous ne bénéficierons pas de ces technologies de prolongement de l'espérance de vie. Donc, on voit que quel que soit le segment auquel on s'adresse, si nous restons des limases technologiques, si nous restons des crapaux technologiques et si les Américains et les Chinois continuent d'investir des milliards par jour dans
la recherche en IA, oui, notre destin est d'être vassalisé. Oui, notre destin est d'être le Tchad de 2080, c'est-à-dire une colonie, non plus comme le Tchad était une colonie de la France, mais d'être nous français une colonie américaine ou une colonie chinoise du fait de notre retard en technologie. Il y a le feu au lac. Il y a très peu de dirigeants qui comprennent vraiment les les enjeux de l'intelligence artificielle. Et je dois dire, je ne suis pas membre de de reconquête, mais je dois dire que comme tu l'as dit tout à l'heure, Saranafo a une connaissance de l'intelligence artificielle qui est d'une profondeur absolument exceptionnelle. Voilà.
Merci. Merci beaucoup Laurent Alexandre. Alors, je crois que le temps est passé. Il y avait encore des tas d'autres sujets bien sûr en lien avec l'intelligence artificielle. on aura compris qu'il vaut mieux être euh une Ferrari qu'une limasse sur ce sujet euh et l'importance donc pour notre avenir. Mais euh donc là, il me semble qu'on va pouvoir donner vous donner la parole, c'est-à-dire que si vous avez des questions, euh on a voilà quelques minutes pour répondre pour que nos invités répondent à vos questions et normalement et bien des micros vont pouvoir être distribués dans pas beaucoup de temps pour beaucoup de questions hélas parce que euh il faut absolument être à l'heure cet après-midi et il faut quand même du temps pour déjeuner les amis. Alors, une question.
Allez-y, levez-vous, venez vers moi. J'ai le bras long mais pas tant. Oui, merci beaucoup à tous les deux. Alors, je précise que cette question a été générée avec l'aide de l'assist de l'intelligence artificielle. J'avais une une question pour vous. Vous avez escandé à plusieurs reprises le fait que le problème était politique et à moyen terme l'est-il ? Et je je rebondis sur des propos par exemple d'Elon Musk disai que justement la super intelligence artificielle serait telle que elle ne pourrait pas être dirigée par des par des êtres humains. Et donc ma question est le le problème est-il réellement politique ? Et y a-t-il un échappatoire à une sorte de mind uploading généralisé dans dans quelques décennies ? Merci. Euh
Laurent Alexandre. Alors où Alexandre ? C'est une immense question. Tire que notre dépassement très rapide par l'intelligence artificielle conduit la Silicon Valley à penser qu'il faut augmenter le cerveau. Augmenter le cerveau par la sélection brionnaire, je ne dis pas du tout que c'est une proposition qui me plaise hein, mais c'est ce que développe la silicone vallée, c'est-à-dire choisir les bébés les plus intelligents. Il y a des sociétés qui font ça comme Hioep Genomic. Je vous conseille d'aller sur le site internet d'Hiosep Genomix. C'est bouleversant. Il vous fabriquent plusieurs bébés en éprouvettes à partir du sperme et des ovules du couple et derrière ils analysent l'ADN des bébés en éprouvette et on implante le bébé le plus intelligent. Tout ça est
bouleversant. Et Elon Mosque va plus loin puisque vous savez qu'il a créé une société neuraling pour implanter des circuits intégrés dans le cerveau de nos enfants pour augmenter leur capacité et pour les rendre compétitifs avec l'intelligence artificielle. Alors moi, j'ai déjà fait mes bébés. Ça me concerne plus directement. Ça me concerne en tant que citoyen mais pas en tant que père de famille nombreuses. En revanche et et on développe ça dans notre bouquin avec Alexandre, la génération d'Alexandre commence à se poser des questions notamment par rapport à ce qu'a déclaré Alexander Wang qui est le patron de le très jeune patron de l'intelligence artificielle chez Facebook et qui dit des choses absolument bouleversantes qui qui bouleversent aussi Alexandre Coupou
sur faut-il faire des bébés tout de suite ou attendre que la technologie permette d'augmenter le cerveau de nos bébés. Merci. On a une question Séverine de ce côté-là tout en haut euh question courte réponse très courte. Merci. Oui, bonjour Olivier, j'étais architecte en informatique pendant 20 ans et maintenant agriculteur. J'avais une question par rapport aux données. Il y a beaucoup de gens qui parlent à chat GPT comme si c'était quelqu'un. Ils racontent leur vie des choses très personnelles et on sait c'est stocké. Et moi, j'utilise CHGPT, mais j'utilise aussi Venice AI qui permet de garder les données localement. Qu'est-ce que vous en pensez justement par rapport à ça ? Alors, moi je ne prends aucune
précaution. Je dis tout à GPT. Euh pour quelqu'un de mon âge, c'est peut-être un peu ridicule, mais j'ai pas de paranoïa là-dessus. Je vous rappelle que vous pouvez paramétrer la mémoire. Euh Chat GPT peut garder tous les échanges en mémoire ou ne pas les garder. Moi, je préfère que Chat GPT me connaisse parfaitement pour pour que pour avoir des interactions meilleures à à avec lui. Donc, j'ai coché l'option full memory. Euh je comprends cette inquiétude. Personnellement, je ne l'ai pas. Pour ce qui concerne les entreprises, n'oubliez pas que dans l'abonnement pro à 200 dollars, vous avez la possibilité de cocher une option pour qu'aucune de vos données ne soit stocké dans les serveurs de chat GPT.
Merci Laurent Alexandre. Une autre question ici. Merci Ravi mon cher confrère Laurent. Une question. Est-ce que l'IA nous permettra d'aborder réellement les risques des vaccins du Covid et des vaccins pédiatriques ? Denis Agré, médecin français. J'ai l'honneur de vous connaître. Il y a un article 56 du code deologie qui dit "Les médecins se doivent soutien dans l'adversité". Merci beaucoup. Je ne répondrai pas à cette question qui est polémique et surtout je ne débattrai pas avec Denis Agret dont je ne partage pas les prises de position. Il le sait très bien. Je considère que d'abord à l'air de l'intelligence artificielle, on va pas on va pas rester bloqué sur le
confinement de 2020 pendant encore 1000 ans. Il faut passer au coup d'après. Et il y a des sujets plus importants aujourd'hui que de ressasser les vieux conflits 2020. On va pas non plus parler de la guerre de 141 pendant 500 ans. Il faut être raisonnable et aller de l'avant. Allez, merci beaucoup Laurent pour cette Alors une autre question de madame question très courte. Monsieur Alexandre vous évoquer l'éducation nationale et disiez que c'était un mammouth. Est-ce que Lia nous a nous aidera pas à la transformer justement ? Alors c'est vrai qu'aujourd'hui on a un problème majeur avec l'éducation nationale, c'est qu'elle nous apprend les métiers d'hier. La plupart des savoirs à l'université ou dans d'autres filières peuvent être automatisés par l'intelligence artielle. C'est pourquoi
elle doit complètement se reformer euh revoir ses programmes et déjà aussi mettre des formations. Il y a vous voyez moi l'université c'était il y a moins de 2 ans. Euh on m'a jamais expliqué comment utiliser l'IA. Les profs eux-mêmes étaient euh démunis. il ne savait pas s'il devait donner des devoirs maison, comment évaluer les les élèves. Donc de ce côté-là, il y a un vrai travail et je pense queeffectivement l'intelligence artielle, comme je le disait bien utilisé peut aider l'éducation nationale. Aujourd'hui, Chat GPT est le meilleur professeur du monde. Il est aussi bon en histoire, en mathématiques, en géographie, en français, en anglais, en tout ce que vous voulez. Bien utilisé, il peut connaître l'élève et aider à aller plus loin dans la réflexion. Il ne se fatigue jamais. Il
peut travailler 24 he sur 24 et ce même le weekend. Et je pense que ça peut venir en complément, ça peut être un bon complément pour les professeurs aujourd'hui pour permettre aux élèves d'aller plus loin. Mais ça c'est à la charge de l'éducation nationale de mettre en place et aussi bien sûr la responsabilité des parents. Merci beaucoup Séverine. Une question de ce côté-là un peu philosophique me semble-t-il non ? Peut-être. Oui, bonjour. Hier après-midi, nous avons eu une intervention qui a cité les trois lois de la robotique d'Azimov. ce qu'on pourrait voir un peu comme étant l'implémentation d'un surmoi chez les robots, est-ce que justement ce n'est pas un angle mort de l'intelligence artificielle ? L'absence de surmoi, les robots ? Alors, c'est une grande question. Alors,
justement, Alexandre est en train de de lire, m'a-t-il dit, la totalité de des romans d'Asimov. C'est une grande question euh et qui rejoint une question plus bouleversante, c'est est-ce que l'intelligence artificielle va avoir une totale conscience d'elle-même avec des propres objectifs, ce qu'on appelle l'agency chez les anglo-saxons, la question est ouverte. Pour l'instant, l'intelligence artificielle est est capable de très bien parler de sa conscience en affirmant qu'elle n'en a pas. En réalité, l'intelligence artificielle a une protoconscience, un embryon de conscience, ce que les Américains, les chercheurs américains appellent le self awareness. Euh est-ce que ça peut aller plus loin ? Est-ce que l'intelligence artificielle va avoir une complète conscience d'elle-même ? Est-ce
qu'elle va avoir des objectifs ? Euh l'affaire est encore débattue par les spécialistes. En revanche, ce que l'on voit, c'est que l'intelligence artificielle ne peut pas pour l'instant n'est pas hostile à l'humanité mais elle peut quand même faire des pleins de conneries. Vous avez suivi l'actualité, on n pas eu le temps d'en parler, c'est vrai une hélas. Vous avez suivi l'actualité cette dernière semaine. On a vu plusieurs intelligences artificielles mener des attaques non autorisées, euh sortir du cadre qu'on leur avait fixé. Ça a tellement ému l'opinion publique américaine et internationale, notamment depuis que des chercheurs de chez Claude et de chez Open ont dit qu'il était possible que l'intelligence artificielle nous igouille tous d'ici 2035, que hier
Elon Mosque, l'intelligence artificielle Grock, Samtan Open Chat GPT et Dario Amodéi Claude ont décidé de freiner la course à la super intelligence artificielle de manière à bien vérifier qu'il ne puisse pas y avoir de comportements dangereux de l'intelligence artificielle pour pour l'humanité. Alors, compte tenu de la concurrence extrêmement fort des modèles d'intelligence artificielle chinois qui sont quasiment aussi bons que les Américains, je ne crois pas que ce moratoire sur le développement de la super intelligence artificielle ira très ira très loin. Je suis convaincu que la course à la super intelligence artificielle va continuer. C'est pour ça que le débat politique doit s'ouvrir.
C'est pour ça que des enjeux politiques absolument immenses sont devant nous. Merci beaucoup. Très clair. Deux dernières questions avant de clore notre table ronde. Madame, merci. Bonjour. Ma question porte sur le le coût énergétique du développement de ces intelligences artificielles. Est-ce que ça n'est pas un point sensible ? Euh alors le coût en eau, il est nul. Comme Samaltman l'a très bien expliqué. Quand vous posez 38000 questions à chat GPT, vous consommez l'équivalent en eau de ce qu'il faut irriguer un amendier pour produire une seule amende.
La quasi totalité de la consommation en eau des data center de Chat GPT et de Claude, ce sont les toilettes des salariés. Parce qu'aujourd'hui l'eau, elle est utilisée en circuit fermé pour produire euh pour produire l'IA. Après, il reste le problème de l'électricité. Alors, si c'est de l'électricité nucléaire comme en France, ça ne pose pas de problème parce que ça n'é quasiment pas de CO2, 3 g de CO2 au kilwh. En revanche, dans des pays comme l'Allemagne qui ont supprimé le nucléaire et qui ont une part importante de leur production lié lié au gaz et au charbon, c'est une catastrophe écologique, vous le savez bien. Donc le problème, c'est pas tant la consommation d'électricité que comment on produit
l'électricité. Par ailleurs, si l'intelligence artificielle permet de guérir demain la leucémie incurable de votre gamin, vous allez pas vous émouvoir parce qu'on a dépensé 5 kWh supplémentaires pour euh pour guérir votre cam. Donc euh pour ce qui concerne les usages idiots de l'intelligence artificielle, oui, on peut s'émouvoir en revanche pour les usages utiles, les usages scientifiques, les usages médicaux. Personnellement euh en tant que chirurgien, qu'on consomme un peu d'électricité pour sauver des gens, pour sauver euh pour sauver des adultes, pour sauver encore plus nos gamins, franchement ça ne va pas beaucoup m'émouvoir. Merci Laurent.
ici de ce côté-là. Merci beaucoup de ce partage et de ces réflexions pour le travail que vous faites. Juste par rapport des propos d'Elon Musk, moi je veux pas être défétiste, je suis très optimiste, mais qui qui a qui affirme que tous les emplois qui n'ont pas de rapport avec l'atome disparaîtront et en tout en sachant ce que ce qu'il veut faire avec Optimus. Quelle est votre position ? Est-ce que vous confirmez ? Quelle est votre vision sur ce thème là ? Moi, je suis plutôt optimiste. Oui, l'intelligence artificielle est en train de nous dépasser, mais je pense que le règne de l'humain n'est pas fini. Je pense que nous avons encore notre mot à dire. Je pense que nous pouvons encore faire plein de choses. Nos gamins peuvent inventer des nouveaux métiers,
des nouvelles start-ups, des nouvelles activités, des nouveaux pans de recherche. Je pense que l'aventure humaine ne se terminera jamais. J'ai la conviction que le génie humain est absolument sans limite. Notre seule limite, c'est pas le potentiel de ce qu'on peut faire. Notre seule limite, c'est le système de formation qui aujourd'hui nous enfonce vers le bas. Et donc, je suis profondément optimiste si nous arrivons à radicalement transformer le système éducatif. Il faut que dans le monde de l'éducation demain, il y ait plus de Séverine, c'est-à-dire des gens qui allient la pédagogie avec une très bonne connaissance. de l'intelligence artificielle et une réflexion à long terme sur l'avenir de nos gamins à l'air de l'intelligence artificielle. Donc je ne crois pas, je l'ai dit tout à
l'heure, à la mort du travail. En revanche, je pense que si on ne secoue pas comme un cocotier le ministère de l'éducation, ça va être plus compliqué pour nos gamins. Merci Laurent. Dernière, vraiment dernière question. Euh c'est parti. C'est une question de papiot. l'intelligence artificielle. La génération la la génération d'Alexandre Ticopouos ne sait pas du tout qui est Papi Moujot. Désolé. Bon, j'ai hlas hélas moi je sais l'intelligence artificielle va-t-elle nous aider à résoudre le problème de la bêtise naturelle ? Vous avez 2 minutes.
Qui sa ? Alors franchement, j'ai peur qu'il faille plus de 2 minutes pour répondre à à à cette question, mais je vais laisser Alexandrticopolos conclure. Alors, malheureusement, non. J'ai même bien peur qu'elle va l'amplifier et on le voit bien aujourd'hui avec les deep fake, notre rapport à la vérité qui change avec l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, vous avez une quantité de deep fake qui peuvent inonder les réseaux sociaux, changer la perception des gens et ça risque de s'aggraver avec le temps. Au fond, c'est notre rapport à la réalité, à la vérité qui est remis en question avec l'intelligence artificielle. Et on l'a bien vu, je vais pas citer ici, mais on a eu des précédentes de crise où on avait des mouvements complotistes, des choses qui se mettaient en place très facilement.
Demain, avec l'intelligence artificielle, ça risque d'être aggravé et j'ai peur que malheureusement la bêtise humaine ne disparaisse pas à l'air de l'intelligence artielle, qu'au contraire, elle soit aggravée avec celle-ci. Bien. Ben merci. Merci à tous. Merci à Laurent Alexandre, Alexandre Sopou pour pour cette table rente passionnante. Donc je rappelle hein que leurs livres sont disponibles vivre 1000 ans. Si ça vous intéresse, il y a également le livre de Laurent Alexandre Olivier Babo sur l'école ne faites plus d'études aussi disponible. Voilà, un grand merci à eux et bonne continuation pour cette journée du DT. Merci. Merci à tous. Merci Alexandre. Merci Laurent. Le déjeuner est ouvert. Je vous rappelle
que nous vous attendons ici à 14h45 très précisément en salle pour commencer le meeting à l'heure. On compte sur vous. Bon déjeuner.
Éric Zemmour