Apolline Matin du 3 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 26 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteÉludée
Pourquoi le gouvernement reporte-t-il l'annonce de son plan d'urgence agricole ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Quels sont les départements les plus touchés par la sécheresse ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Que demande la Confédération Paysanne ce matin ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon a changé d'avis sur le port du voile. Que dit-il ?
- 5:00OuverteRéponse directe
François Hollande sort un livre. Que propose-t-il ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Quelle est la situation en Espagne avec la crise migratoire à Ceuta ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51PrésentateurFait
« On a déjà battu des records pour un mois de septembre hier en atteignant les 36 degrés en Ardèche et dans l'Hérault. »
- 2:24InvitéChiffre
« 1424 cours d'eau sont dans un état de dégradation exceptionnel, dit l'Office français de la biodiversité. »
- 3:37InvitéFait
« On n'a pas le choix, c'est une question de souveraineté alimentaire. »
- 3:48InvitéFait
« Les gens vont vendre leurs animaux pour pouvoir passer l'hiver. »
- 15:31InvitéChiffre
« Il y avait 161 000 élèves de moins dans les écoles françaises à cause de la baisse de la natalité. »
- 22:31InvitéFait
« Le pronostic vital de l'agriculture française est engagé. »
- 24:46InvitéFait
« Pour la première fois, la France importe davantage qu'elle n'exporte. »
- 29:02InvitéFait
« à consommer français, c'est absolument ce qu'il faut faire. »
- 29:04InvitéFait
« Il faut rompre avec cette idée qu'il n'y aura jamais d'inflation et que se nourrir, c'est toujours moins cher. »
- 29:24InvitéFait
« En fait, il faut accepter à un moment qui est un peu d'inflation sur l'alimentaire. »
- 29:34InvitéFait
« Le coût du travail augmente tous les ans et c'est normal pour rémunérer nos collaborateurs. »
- 29:39InvitéFait
« Le coût de l'énergie, enfin, chaque Français voit bien que quand il fait le plein à la pompe, ça a augmenté. »
- 30:05InvitéChiffre
« Un tiers est importé, notre balance commerciale s'effondre, alors que par ailleurs, nous avons tout pour réussir. »
- 30:55InvitéFait
« La rareté va faire partie maintenant de notre environnement. »
- 32:36InvitéChiffre
« Les impacts de 40 degrés sur un troupeau de vaches laitières, c'est des impacts qui vont de moins 15 à moins 30% de production de lait. »
- 32:44InvitéFait
« Le maïs qui va faire sa plus faible récolte depuis les 45 dernières années. »
- 33:25InvitéFait
« La candidate écologiste Marine Tandelier accuse le gouvernement d'impréparation globalement sur la séquence climatique mais aussi sur le grand plan pour l'agriculture. »
- 35:51InvitéFait
« Si on avait eu de l'eau à disposition, on aurait été capable de mieux résister. »
- 39:09InvitéFait
« L'Union européenne suspend ces importations de viande brésilienne parce qu'effectivement, ils ont visiblement réalisé que ce n'était pas en conformité avec les règles européennes. »
- 40:39InvitéFait
« Ça veut quand même dire que tout ça aurait pu être anticipé. »
- 42:00InvitéFait
« Quand j'emploie l'expression de vraiment le diagnostic vital est engagé, c'est qu'on en est là. »
Temps de parole
- Invité47 %
- Invité 231 %
- Présentateur10 %
- ?4 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 13,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Apolline, bonjour à tous, ça recommence de nouvelles fortes chaleurs donc attendues à partir d'aujourd'hui. Ça va durer jusqu'à dimanche, on sera en direct de Perpignan dans un instant où il va faire le plus chaud aujourd'hui. Et vous allez voir que la moitié des rivières font face à un manque d'eau à cause de la sécheresse. Voilà dans quel contexte le gouvernement repousse l'annonce de son plan d'urgence agricole, plan très attendu. Les syndicats expriment leur colère depuis ce matin sur RMC. Et ce constat aussi de la rentrée, on va en parler, c'est la galère pour se loger. La situation est carrément catastrophique, c'est ce que disent les professionnels de l'immobilier.
On
n'en finit pas d'atteindre des niveaux inédits de chaleur cette année.
Oui, on a déjà battu des records pour un mois de septembre hier en atteignant les 36 degrés en Ardèche et dans l'Hérault. On attend jusqu'à 40 degrés d'ici dimanche dans les régions du sud de la France. Et aujourd'hui, c'est à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, qu'il va faire le plus chaud. C'est là que vous êtes pour RMC, Jean-Boufri de Forkès.
Oui, c'est ça Quentin, il fait déjà extrêmement chaud ici à Perpignan. En ce moment, 25 degrés et ça va monter, ça va aller crescendo tout au long de la journée. Et ça va être difficile, notamment en cuisine ici au restaurant Levienne. Le chef s'attend à une température très élevée derrière les fourneaux. Alors, ils nous ont prévu 37 degrés à l'extérieur, mais quand on a allumé tous les fours et toutes les salles amandes, on est à plus de 52 degrés en plein service. L'humidité, cette chaleur épaisse, très dure. Alors, c'est la sixième vague de température caniculaire ici à Perpignan.
On a beaucoup souffert, vous vous en souvenez, au mois de juin dernier, notamment dans les écoles, dans des établissements passoires. Eh bien, ici, on a tiré les enseignements de ces difficultés rencontrées en juin dernier et la mairie a débloqué de l'argent, des sous pour financer des climatisations, notamment dans une école maternelle.
Alors, elle n'est pas encore déclarée, mais si elle l'était, effectivement, ce serait la sixième canicule depuis le début de l'année. Alors, ces épisodes de chaleur à répétition ont une conséquence que vous apercevez certainement autour de chez vous, c'est le manque d'eau. Romain Houck pour RMC en direct ce matin. L'agence de biodiversité alerte à ce sujet, d'ailleurs, ce matin. Elle nous dit que la moitié des rivières sont concernées.
Oui, c'est une sécheresse qui dépasse déjà largement les records historiques de 2022. 1424 cours d'eau sont dans un état de dégradation exceptionnel, dit l'Office français de la biodiversité. C'est 30 de plus qu'en 2022 soient près de la moitié des cours d'eau observés par les agents de'OFB sur l'ensemble du territoire. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? L'agence parle de dégradation exceptionnelle. Soit lorsqu'il y une rupture d'écoulement, c'est-à-dire que l'eau est présente mais sous forme de flaque. Soit lorsqu'il y a un assèque, le niveau le plus critique.
Terme utilisé, lorsque l'eau s'est évaporée ou infiltrée sur plus de 50% de la station observée, avec toutes les conséquences catastrophiques que cela engendre pour la biodiversité. Une situation alarmante causée par le manque de pluie, les fortes chaleurs, quasi ininterrompues depuis mai dernier, entraînant l'assèchement des nappes et des sols. Parmi les départements les plus touchés figurent la Creuse, la Vendée, l'Aveyron, la Côte d'Or et la Nièvre.
Voilà, et vous les entendez depuis ce matin sur RMC. C'est dans ce contexte que les syndicats agricoles expriment leur colère après le report du plan d'urgence agricole. L'annonce a été prévue normalement aujourd'hui. Elle est finalement repoussée. Le temps, nous dit-on, des derniers arbitrages. En attendant d'écouter Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, qui sera face à Apolline tout à l'heure à 8h30, c'est le porte-parole de la Confédération Paysanne, Stéphane Gallet, qui demande ce matin sur RMC un quoi qu'il en coûte de la part du gouvernement.
On
n'a pas le choix, c'est une question de souveraineté alimentaire. On parle beaucoup de ce mot-là pour la santé des citoyens, pour la dynamique des territoires. faut qu'il y ait un nombre important de paysans et de paysannes. Dans beaucoup d'endroits, les stocks d'hiver sont attaqués. Les gens vont vendre leurs animaux pour pouvoir passer l'hiver. Pour un éleveur, c'est ce qu'il y de pire. Mais je le dis aussi, il y une grande souffrance chez les maraîchers et les maraîchères. Ça touche toutes les productions. Et puis ça s'additionne à la problématique du revenu, c'est comment on vit de notre métier de paysan et de paysanne.
Et tant qu'on n'a pas résolu cette problématique de fond, c'est difficile aussi de s'adapter dans les fermes et de faire face au bouleversement du changement climatique.
À 8h05 sur RMC, la campagne présidentielle est toujours animée ce matin par la question du port du voile que le RN, vous savez, veut sanctionner dans l'espace public. L'insoumis Jean-Luc Mélenchon clarifie sa position à ce sujet. Il parlait d'un chiffon sur la tête en 2017. Eh bien, il dit désormais devant des militants de LFI qu'il a changé d'avis.
J'ai rencontré des femmes
qui
portaient le voile. Ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé. J'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, quoi, politiquement. Et puis, pas cruche, hein ? D'accord ? Oh oui, non, mais
il
y a un voile mais il y a quelque chose dessous, c'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu.
Et
j'ai changé d'avis. Je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible.
La
campagne est aussi marquée ce matin par la sortie du livre de François Hollande dont le titre veut tout dire. C'est Nouveau Monde, Nouvelle Gauche dans lequel l'ancien président s'éloigne de la ligne socialiste en s'opposant à la hausse du SMIC, par exemple. L'idée qui est pourtant phare à gauche. La polémique ne retombe pas en Espagne où des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, dans tout le pays. 'était hier pour protester contre la gestion de la crise migratoire à Ceuta. Souvenez-vous, fin juillet,
à
l'époque, environ 70 000 migrants avaient réussi à entrer dans cette enclave espagnole du Nord du Maroc en passant par la mer. Et grâce à la permissivité des policiers marocains. Permissivité, c'est ce qui est écrit dans un rapport de la police espagnole. Il a été révélé hier et ça met à mal la version du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez qui exonérait encore le Maroc en début de semaine.
On
est à moins d'un an d'élections législatives qui seront scrutées de près en Espagne. Dans l'actualité, ce matin, il a sans doute ce drame familial épouvantable en Haute-Saône, près de Besançon, où les corps de quatre personnes ont été découverts dans la soirée sur un terrain abritant des caravanes. Le journal L'Est Républicain écrit qu'il s'agit des corps d'un homme, de ses deux enfants et de la belle-mère du père. Une des infos du matin, les deux réalisateurs français qui étaient détenus au Togo depuis fin juillet, ils seront de retour en France dans la journée. Ils étaient poursuivis là-bas pour de fausses déclarations.
Ils avaient été arrêtés dans le nord du Togo durant le tournage d'un épisode de l'émission « Les routes de l'impossible ». Et puis alors ça, je vous le disais, c'est un des constats qu'on peut faire en cette période de rentrée. Le marché immobilier qui est complètement embouteillé. C'est quasiment mission impossible pour trouver un logement à la location. La situation est catastrophique, disait un petit peu plus tôt ce matin sur RMC, le président des agences Orpi. L'offre est de 30% inférieure à son niveau d'avant Covid à Paris, d'après le site Se Loger. Et la preuve, vous allez l'entendre avec Nicolas Ginestière.
Théo a beau se creuser la tête, il ne se souvient pas du nombre de dossiers envoyés pour trouver un appartement. Je m'y suis mis, je pense, sur le mois de février. Et en fait, c
'est
galère. Face aux jeunes diplômés en communication, de nombreux concurrents et un mur d'exigence. J'ai dû trouver un garant qui gagnait 3-4 fois le loyer que je vise. On se retrouve dans des visites avec 5, 6, 10 personnes. Puis on se dit, bon, je croise les doigts. Alors on met la petite chemise pour essayer de conquérir les propriétaires. Dans l'agence d'Anthony Luxton à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, les
biens
alloués se font rares. Dans les derniers biens que j'ai eu alloués, on a eu 25 demandes. On avait publié l'annonce le samedi. On a dépublié l'annonce le lundi. Le bien était loué le mercredi. Aujourd'hui, 4 appartements sont alloués contre 12 en moyenne après le Covid. Ces dernières années, notamment par rapport au diagnostic de performance énergétique, il y a beaucoup de biens qui sont sortis du marché locatif. Quand on a des règles qui changent tous les deux ans, ce n pas lisible pour les balières. Selon lui, le marché se trouve aussi engorgé car de nombreux locataires accèdent de plus en plus tard à la propriété.
Et puis je vous signale qu'à l'US Open de tennis, c'est déjà fini pour Diane Paris, sortie durant la nuit. Dès le deuxième tour, c'était la Française en forme du moment, avec Arthur Fisch et les garçons. Tous les deux sont éliminés. C
'était le journal de Quentin Vina, il est 8h08 sur RMC. Vous avez entendu Ségolène Royal hier soir ? Hier matin, on l'a entendu ensuite toute la journée, c'est vrai, mais c'était hier matin. À mon micro dans le face-à-face, écoutez.
La
première chose à faire, c'est de mettre des caméras de vidéosurveillance partout. Dans tous les lieux où il y a un accueil de publics fragiles, il doit y avoir des...
Donc ça veut dire quoi Dans les EHPAD, dans les
crèches, dans les écoles, partout
où il y a un public vulnérable ?
Mais bien sûr. Partout, partout, faut des caméras de vidéosurveillance. Voilà ce que dit Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle via la primaire de la gauche. Et c'est aussi ce que vous, réclamez depuis déjà cinq mois, Inès de Ragnel. Bonjour. Vous êtes conseillère d'opposition à Paris. Vous vous battez contre les scandales du périscolaire. Ces caméras sont une nécessité pour protéger les enfants. Voilà votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant. 8h09.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline
de Malherbe. Il est 8h13 sur RMC et sur RMC Story. Pour éviter les violences et les violences sexuelles contre les plus fragiles, faudrait des caméras partout. Des caméras dans les écoles, dans les crèches, dans les EHPAD. Voilà ce que proposait hier à mon micro Ségolène Royal. Et vous êtes d'accord, Inès de Ragnel. Bonjour. Vous êtes conseillère d'opposition à la ville de Paris et c'est un de vos combats. Exactement. Et je voudrais rappeler quand même un petit peu le contexte parce que certains ont pu l'oublier ces dernières semaines. Depuis un an, on fait face à un scandale d'une ampleur phénoménale à Paris. Mais phénoménale. C'est-à-dire qu'en fait, on n'a jamais vécu ça.
On a quasi une école sur quatre à Paris, primaire, maternelle et primaire, touchée par des faits de violence sexuelle et d'agression sexuelle, de viol, sur des enfants en général entre trois et cinq ans. Il ne pas oublier un petit peu les faits et les chiffres avec déjà deux procès pour lesquels les animateurs en cause, soupçonnés, ont été relaxés. Faute de preuve. Et un des procès est en cours et a commencé cette semaine. Oui. Vigée Lebrun dans le 15e justement. Vigée Lebrun, c'est l'école. -à qu'en fait, on sait désormais il une sorte de cartographie presque parisienne de tous ces scandales sexuels. Vous demandez donc ces caméras.
Vous dites qu va falloir à un moment ou à un autre faire entrer des caméras dans les écoles. La mairie de Paris n'a jamais retenu votre proposition. Je rappelle que Ségolène Royal est socialiste et qu'effectivement, la mairie de Paris est socialiste. Oui. Alors, je peux comprendre les caméras, c'est un vieux débat un peu idéologique en France. Ça l'a toujours été. La France est assez en retard dessus. Et je peux comprendre qu'au premier abord, l'idée puisse heurter. Franchement, je le comprends. Après, il ne pas oublier que derrière, on a des familles qui sont dans un état d'anxiété. Mais énorme, énorme. Pour lesquelles l'école, ils n'ont plus confiance.
C'est une institution en laquelle ils n'ont plus confiance. Depuis deux jours, déposent leur enfant à l'école la boule au ventre. y en a beaucoup. Moi, j'ai des appels tous les jours. peux vous dire que depuis un an, j'ai des familles qui m'appellent tous les jours pour me signaler des faits dans leurs écoles. Donc,'est dans ce contexte-là, avec de nombreux échanges avec les parents de victimes, mais aussi avec les collectifs, avec les associations qui se sont créées autour de ces signalements et des écoles touchées, qu'on a réfléchi et puis a émergé cette idée. Donc, ce n pas une idée sortie du chapeau de la droite parisienne. C'est vraiment une idée qui a été co-construite
avec les familles.
Une des réponses de la gauche, c'est à la fois la question économique, mais c'est aussi l'argument éthique. C'est-à-dire l'idée qu'on ne peut pas mettre des caméras, que la CNIL, d'ailleurs, ne le laisserait sans doute pas. Oui, alors le problème,
'est que,
rhétoriquement parlant, ce que ça veut dire, c'est qu'on préfère la vie privée des enfants, puisque c'est quand même un argument qui est avancé par la CNIL et celle des personnels qui travaillent dans ces écoles, à leur sécurité. C'est quand même ça, ce que ça signifie. Alors, attendez, la CNIL le permet, l'encadre depuis septembre 2025. Ils ont produit une note qui est sur leur site internet. Moi, je me suis basée là-dessus. Nous, on reste totalement légalistes dans notre groupe de la droite parisienne depuis l'élection d'Emmanuel Grégoire. On a une nouvelle coprésidence, Rachida Dati, Grégory Canal.
C'est une proposition qui est soutenue par cette coprésidence et sur laquelle nous avons travaillé, mais très, très sérieusement, avec des juristes, avec des avocats également. La CNIL le permet, elle l'encadre. Donc, c un prétexte que prend la majorité socialiste ?
Bien
sûr,
mais
je vais vous dire, nous ont à peine répondu. En fait, on a eu, face à cette proposition et face à toutes les autres, parce qu'on avait un corpus de 15 mesures, c'est l'une des mesures, et ça, c'est quelque chose qu'il faut rappeler. Bien sûr que ce n pas l'alpha et l'oméga, les caméras, on n'a jamais dit qu'on allait résoudre tous les problèmes avec des caméras.
Mais vous
espérez que même au-delà du fait de filmer, la présence de ces caméras empêche, en quelque sorte, le passage à l'acte ? Deux choses. En amont, c'est dissuasif, c'est préventif, c'est ce que disait Ségolène Royal à votre micro hier. Bien sûr qu'un animateur aura moins envie de passer à l'acte, aura peur, osera moins, et dans cette histoire, faut quand même que la peur change de camp. Parce que la peur, aujourd'hui, elle est de l'autre côté. Elle est du côté des familles. Parce
qu
sont seuls avec des enfants tout petits, et qu'effectivement, ils ont le sentiment de pouvoir faire ce qu'ils veulent. Désormais, j'ai envie de dire, vous aurez un argument face à la majorité socialiste. Puisque c'est une demande d'une socialiste et de l'ancienne candidate à la présidentielle socialiste et actuelle candidate. Bien sûr, et ça montre qu'en fait, c'est une proposition de bon sens. C'est tout simple. Vous avez même le maire de Saint-Ouen, je ne pas si vous l'avez vu, il y quelques semaines avant l'été, qui a proposé de faire la même chose. Bramwam. Oui, exactement.
Karim Bramwam a proposé, dans la ville de Saint-Ouen, d'installer des caméras dans les écoles, justement parce qu'il y a eu des signalements également à Saint-Ouen ces derniers mois. C'est une mesure pragmatique. Et alors, pour rentrer un petit peu quand même dans les détails, parce que c Gwenn Royal, dit dans toutes les écoles, partout, etc. Nous, ce qu'on propose, ce qui est encadré par la CNIL, c'est de mettre des caméras, deux, trois caméras maximum, dans les lieux de circulation, dans les couloirs des écoles, et très précisément, pour moi, les couloirs qui mènent aux toilettes et aux salles de sieste. Les deux endroits où
95 sache qui accompagne
qui et où. Exactement. Ce sont les lieux où 95% des faits ont été commis.
Ça
coûterait combien
?
Alors, selon nos estimations, si on mettait des caméras, on a installé deux, trois caméras dans l'ensemble des écoles, c'est 9 millions d'euros à l'installation. L'achat, l'installation. puis après, il y a un coût de fonctionnement annuel qui est moins élevé. En revanche, ce que je tenais à dire, pardon, une seconde, c'est qu'on fait une expérimentation dans un premier temps. Je ne demande pas 9 millions d'euros sur la table à Emmanuel Grégoire.
Vous voulez le
faire dans quelques écoles, voir si ça marche, si ça améliore
la situation.
Et dans les écoles qui ont été touchées. Parce que ça restaurait la confiance dans ces écoles-là. Où il y a un véritable traumatisme. Merci Inès de Ragnell d'être venue défendre votre proposition ce matin. Vous êtes conseillère d'opposition, je le disais, à la ville de Paris. Et vous avez entendu Ségolène Royal hier pour ses caméras. Il est 8h18 et c'est l'heure d'Arnaud de Manche.
RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche.
Bonjour à
tous.
Bonjour Apolline. Alors, cette
rentrée,
this rentrée, ça va ? Ça se
gère.
Vos enfants tiennent le coup avec la confiscation des portables. Parce que les enfants, c'est it-y maintenant. Non. Ils rentrent chez eux. Téléphone. Maison.
Téléphone.
Emmanuel Macron est allé défendre cette initiative dans un lycée. C'est courageux, de sa part. C'est à cause de lui et il se met quand même devant 30 mômes la bave aux lèvres. Trenne au tic-tac. Et en plus,
il
était dans une classe en lausère. Alors ça, c'est pas cool quand même. que la lausère, ils ont juste eu la 4G cet été. Et pile au moment où ils peuvent en profiter et enfin accéder au 21e siècle, bing ! Allez, plus de portables. Vous êtes punis. Tiens, j'ai appris que cette année, il y avait 161 000 élèves de moins dans les écoles françaises à cause de la baisse de la natalité. Voilà.
Ça
fait 20 ans qu'on dit qu'il manque des profs.
Il
suffisait juste de supprimer les élèves.
C'est magnifique. C'est vrai. Je n'avais pas pensé qu'il fallait faire dans ce sens
-là. Moi, j une copine qui habite à la campagne. Elle est refaite avec ce truc parce que sa fille, elle est première en maths, première en français et déléguée de classe. Il paraît qu'elle est HPI. Bon, elle est aussi toute seule dans
sa classe. La maman m'a dit non, non, elle est
HPI. Et parmi les nouveautés de cette rentrée, les élèves de 4e vont désormais suivre des cours d'éducation financière. Vous avez vu ça, Manu ? C'est pas mal quand même. Il était temps. Ben oui, votre fils Kevin, il doit être content. va parler de pognon à l'école. Alors, ils apprennent à gérer un budget, à comprendre un crédit, etc. Donc, Bruno Le Maire avait annoncé qu'il voulait se reconvertir dans l'enseignement. J'espère que ce n pas à ce
poste-là.
Bonjour les enfants
! Je suis Bruno Le Maire, votre prof d'économie. Alors, si vous avez 50 euros d'argent de poche et que vous voyez un maillot de foot à 100 euros, qu'est-ce que vous faites
?
Ben, on attend
le mois prochain. Mais non ! T'en prends 150 balles et t'en achètes deux ! Mais je vais me faire gronder ! Mais non ! Tu promets de rembourser et dans 6 mois, tu expliques
que la conjoncture s'est dégradée.
Vous formez
une génération magnifique. Monsieur Le Maire, sur mon livret A, maintenant, je dois 3000 balles à Sofaco ! Ben voilà, c'est très bien ! 20 sur 20, tu passes en 3ème. Et dans le fond de la salle, tu auras Kevin Le Chypre. Mais,
qu
'est-ce que c'est que ce cours de merde
? Il
veut retourner en Allemagne !
Papa !
Au secours ! Spence sur sa candidature à la prise d Oui, alors il est partout, il réunit 150 soutiens, il sort un livre avec 80 propositions, il fait des débats avec Edouard Philippe, il dit non à la primaire, mais
il
n pas candidat. C'est une espèce de transgenre politique. Il s'identifie comme candidat, mais il n'est pas candidat. Vous vous souvenez un peu comme le type barbu qui disait qu'il n'était pas un homme ? Mais je ne suis pas un homme. Comment vous définissez-vous ? Comme non-binaire. Vous vous
souvenez de cette séquence ?
Je ne suis pas un homme. Bon, Hollande,
un jour, il
va se retrouver au 20h de TF1. François Hollande, vous êtes candidat ? Non. Je ne suis pas un candidat, monsieur. Je ne sais pas ce qui vous fait dire que je suis un candidat, mais si on en est à confondre identité de candidat et expression de candidat, on va déjà mal partir. Vous êtes en train de mégenrer ma candidature. Comment vous définissez-vous ? Comme non-primaire. Pas de primaire. Sébastien Lecornu a réaffirmé sa volonté d'être plus strict sur les arrêts maladie. Oui, parce que les dépenses s'envolent. Et puis, je pense qu'il a peur aussi que ses propres députés posent un arrêt de travail pour
ne pas avoir à voter son budget au moisie.
Donc, bientôt, pour être malade, il faudra remplir un cerfard en trois exemplaires et obtenir l'accord du Conseil constitutionnel. Il y a des gens que ça ne dérangera pas. y des gens jamais malades. J'en ai parlé à Alain Duhamel dans les couloirs qui me confiait « Oh, jeune chroniqueur ! » Moi, je n'ai jamais eu un seul arrêt du médecin. Même pendant la grande peste noire en 1347, une soupe du repos, j'étais au travail le lendemain. Et même pendant la grande pandémie d'herpès en 69, quand Simone Veil me l'avait refilé,
j'étais quand même venu au
bureau. Et après, je l'ai refilé à Catherine Ney, c'est vrai, qui l'a refilé à Balladur, qui l'a re-refilé à Simone Veil, qui l'a refilé à Giscard, qui l'a refilé à Lady Didi. Arthur
Chevalier, notre historien,
confirmera tout ça. Mais bon, le mieux, c'est peut-être d'avoir la vie d'un vrai médecin. Alors, j'ai demandé à Aurel
Gage, le médecin du morning des RMC, le médecin que
vous retrouvez à 6h20 sur RMC, de venir. Docteur, merci de nous rejoindre. Docteur, est-ce que c'est si facile pour vous de donner un arrêt maladie
?
Oui, franchement, il me faut juste un papier, un stylo. D'ailleurs, je fais ça tous les ans pour vous, Mathieu
Béard. Merci
d'aller au LFest. Après, on ne pas se mentir entre vous et votre conscience. Moi, je suis juste là pour signer le
papier. C'est super pratique entre sa conscience et Oui, lui, il n pas de conscience.
En tout cas, on n'a pas trahi le secret médical. On
en
sait
un peu
plus
sur les arrêts maladie.
Allez,
à demain. Merci Arnaud.
Il est 8h24. Moi, je me sens toujours bien d'avoir un docteur avec soi. Il est 8h24. Dans un instant, je vais prendre le pouls de l'agriculture française. Le pronostic vital de l'agriculture française est engagé. C'est ce que dit le patron de la FNSE. Ça vous pense, dit mon docteur ?
Vous allez venir avec moi pour le face
-à-face. Allez, le face-à-face, c'est dans un instant avec Arnaud Rousseau, le patron de la FNSE. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. est 8h27. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Et ce drame en Saône, quatre corps ont été découverts hier soir sur un terrain abritant des caravanes sur la commune de J. Au nord de Besançon, un couple en instance de divorce selon une source officielle et deux enfants de 6 et 9 ans. Une enquête est ouverte. Deux réalisateurs français doivent être rapatriés ce matin. Ils étaient détenus depuis fin juillet au Togo. Arrêtés alors qu'ils tournaient un documentaire.
Les autorités togolaises leur reprocher de ne pas avoir reçu les autorisations nécessaires, ce que nie leur société de production. Le pronostic vital de l'agriculture française est engagé. Réaction de la FNSE. Le syndicat déplore le report de l'annonce par le gouvernement de nouvelles aides de l'État. L'exécutif explique que son officialisation n'est qu'une question de jour. La Russie va fermer des centres
culturels.
Allemands, Berlin, avaient annoncé la même chose avec des institutions russes il y a quelques jours accusant Moscou d'être derrière une tentative
d
'attentat à l'aéroport de Leipzig cet été. Deux suspects russes ont d'ailleurs été identifiés hier. Un mot de tennis avec la fin de parcours à l'US Open pour Diane Parry, la numéro 1 française battue au deuxième tour par la Suissesse Golubic. Ça passe chez les hommes pour Arthur Rinderknecht et Benjamin Bonzi. La météo, on commence par les températures parce que la chaleur monte d'un cran dans le sud cet après-midi. 21 à Brest jusqu'à 36 à Perpignan et notamment 33 à Toulouse, 34 à Montpellier ou encore 35 à Marseille. Tout de suite sur RMC, le face-à-face, vous avez rendez-vous avec Apolline de Malherbe qui reçoit le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin, face-à-face.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Arnaud Rousseau. Bonjour Apolline de Malherbe. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le président de la FNSEA depuis 2023. L'agriculture, elle est en crise depuis des années. Les colères agricoles qui se multiplient mais elle est désormais menacée de disparaître. Voilà ce que vous nous dites. Le pronostic vital de l'agriculture française est engagé. Sébastien Lecornu avait solennellement affirmé que l'agriculture était son dossier prioritaire de la rentrée. C'est mon dossier numéro 1.
Il
avait promis des mesures. Elle devait arriver aujourd'hui et puis hier soir, finalement, dernière minute, il a dit bah non, ça ne va pas venir tout de suite. attendrez. Vous pouvez attendre
? Non,
évidemment, on ne peut pas attendre mais le sujet pour nous ne sont pas les quelques jours éventuellement que le gouvernement peut prendre pour affiner le dossier. Ce qui compte pour nous, c'est que les annonces, je l'espère, au plus tard, en début de semaine prochaine, montrent la compréhension du gouvernement de la situation que vous venez de décrire qui est absolument catastrophique. Et donc, ce qui compte pour nous, c'est à la fois la capacité à réagir maintenant et puis ensuite à se projeter. Mais le
sujet numéro 1...
Vous avez une date ? Je n'ai pas de date.
'est que
là, il n a plus de date ? Écoutez, ils ont dit quelques jours. Encore une fois, pour moi, le sujet n'est pas de savoir si c'est demain ou lundi. Si c'est dans les jours qui viennent, ça va ? Oui, bien sûr. Nous ne pouvons pas attendre. Pour une raison simple et soyons concrets, l'agriculteur qui doit semer son blé doit savoir, et c'est dans quelques semaines,
on seme le blé la dernière
semaine de septembre. Absolument. Eh bien, achète-t-il ses semences Les prépare-t-il ? Oui ou non ? L'éleveur qui déjà est en train d'affourager, c'est-dire de nourrir ses animaux avec de l'herbe qu'il avait prévue pour l'hiver, est-ce qu'il a les moyens de racheter du fourrage ? Ou est-ce qu'il se sépare de ses animaux ? Ça, c'est très concret et c'est maintenant. Les décisions se prennent maintenant. Canicule, incendie, sécheresse, effondrement des productions, le constat est terrible. Est-ce que vraiment, c'est cet été, l'été de trop
? En
tous les cas, c'est une épreuve particulièrement difficile. Vous savez, les agriculteurs sont habitués à vivre avec les affres du climat. Ça fait partie intrinsèquement de leur métier.
Mais
quand vous avez un épisode de cette ampleur et que par ailleurs, vous l'avez dit, il succède à des années difficiles, il y a un trop-plein.
Et de
surcroît, quand vous n'avez pas de vision politique de ce qu'on veut faire de l'agriculture en Europe
ou
en France,
vous
vous interrogez sur le fait de continuer à faire ce métier qui par ailleurs a du sens. Je rappelle que nourrir les Français me paraît être noble,
mais
que de plus en plus, nous importons notre agriculture du reste de la planète, près d'un tiers aujourd
'hui. Pour
la première fois, la France importe davantage qu'elle n'exporte. Et nous sommes donc dans une situation où c'est stop ou encore. Où il y a une vision qui nous permet de continuer et des moyens, et je ne dis pas simplement des moyens de l'État, c'est aussi des moyens dans l'ensemble des filières. Moi, j'en appelle aussi aux consommateurs. On va y venir, parce que ça aura des conséquences évidemment sur les prix, mais vous appelez une forme de solidarité. Je recevais d'ailleurs ici même le patron d'Intermarché hier. On verra aussi quelle est leur réponse et si elle est à la hauteur. Une question malgré tout, est-ce que vous avez rendez-vous avec Sébastien Lecornu ?
Je rappelle ce qu'il a quand même dit le week-end dernier, il a une semaine, il a dit qu faut deux plans pour les agriculteurs, un plan de soutien et de sauvetage pour passer l'hiver, puis un plan de relance pour 2027. Est-ce qu'il vous l'a dit dans les yeux ? Est-ce que vous avez rendez-vous avec lui ? Est-ce que vous savez de quoi il parle ? D'abord, je me réjouis de cette prise de conscience, mais je crois que le Premier ministre le savait déjà. J'ai rendez-vous à Matignon la semaine prochaine, le 8 septembre, avec le Premier ministre. Évidemment, ce que je souhaite, 'est que les annonces aient été faites avant pour qu puisse se projeter.
Il a raison de dire que d'abord, la situation, c'est l'urgence. Est-ce que, oui ou non, comme n'importe quelle entreprise française, j'ai la trésorerie pour pouvoir me projeter suivant ? En gros, éviter le sur-accident ou pas ? Et par ailleurs, est-ce qu'on peut commencer à parler de la suite parce qu'on ne va pas pouvoir attendre les présidentielles ? On a besoin de décisions dès 2027, notamment dans le budget. La question de'effondrement des productions d'abord. Je voudrais que l'on regarde, j'allais dire rayon par rayon, les salades. Il suffit de faire ses courses pour se rendre compte qu'il n'y en a quasiment plus dans les rayons.
Elles manquent et pas que les salades lavées un peu industrielles. Non, toutes les salades ne sont plus au rendez-vous. Est-ce que la production s'est effondrée ? Est-ce que vous allez réussir à la relancer ? On dit qu va y avoir beaucoup de concombres mais très peu de salades.
Oui,
vous avez raison. Quand vous êtes maraîcher et que vous faites en plein champ les salades et d'autres productions, vous avez subi un été meurtrier. Quand il fait 40 degrés et que vous n'avez pas d'eau, même avec de l'irrigation, vous n'avez la plupart du temps pas de production ou une production dégradée. Et je le dis parce qu'on a parlé des légumes, mais je peux d'ores et déjà vous annoncer que les pommes qui vont arriver dans quelques semaines auront aussi des impacts. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que quand vous êtes maraîcher, y compris dans le nord de la France, j'avais au téléphone il a quelques jours des maraîchers du nord Finistère qui est une région où il pleut habituellement de manière importante. C'est la catastrophe. C'est la catastrophe en choux-fleurs, c'est la catastrophe en brocolis et donc ça veut dire qu'il n'y a pas de production et que là, les quelques pluies qui sont arrivées vont probablement permettre de préparer l'avenir mais que c'est extrêmement difficile. Et le sujet de fond, c'est à la fois la production mais c'est aussi le prix. Parce
que
forcément ça aura des conséquences parce que moins de fruits, les prix vont évoluer. Est-ce que c'est aussi plus globalement un choix qui a été fait par la France que l'alimentation soit toujours tirée vers le bas dans les prix ? Alors oui, pour le pouvoir d'achat mais au mépris des agriculteurs. Est-ce qu
'il faut
changer cette logique-là ?
C
'est une nécessité. C'est une nécessité. Et je veux le dire parce que les gens qui nous écoutent disent oui mais moi à la fin du mois c'est compliqué. Prenons un exemple concret.
Une
boîte d'haricots verts, une boîte de conserve, donc un produit extrêmement standard qui pèse 800 grammes dans lequel il y a à l'intérieur 440 grammes de haricots verts
qui coûtent
2,50 euros, 2,60 euros dans un supermarché français. La part de haricots verts payés aux producteurs c'est moins de 13 centimes à Pauline de Malherbe. Moins de 13 centimes sur 2,50 euros,
60 Le
reste, va où ? Ça va à qui
? Le
reste, c'est évidemment de la transformation, de la logistique,
de la distribution, des marges. Écoutez, c'est la chaîne
tout au long. C'est la raison pour
laquelle...
C'est le supermarché, Leclerc ou Intermarché ? C'est eux finalement ? C'est toute la chaîne. Et encore une fois, ne laissons pas penser qu'il n'y pas de création de valeur. Entre le haricot qui sort du champ du producteur et le supermarché, il y a tout un tas de chaînes de valeur. Ce que je veux expliquer, c'est qu'un petit peu d'inflation alimentaire n'est pas un drame. Nous parlons de quoi pour le producteur ? Nous parlons de 2 centimes sur cette boîte de haricots, de passer de 13 centimes à 15 centimes, ça changerait la donne. Et vous voyez bien que si on veut continuer à consommer français, c'est absolument ce qu'il faut faire.
Il faut rompre avec cette idée qu'il n'y aura jamais d'inflation et que se nourrir, c'est toujours moins cher. C'est très intéressant ce que vous nous dites, Arnaud Rousseau, parce qu'évidemment, la fois politiquement, j'allais dire même vis-à-vis du grand public, l'idée de dire il faut accepter. En fait, on a l'impression que ça fait des années qu'on est là à dire l'inflation,'inflation, l'inflation au secours et vous vous dites ce matin, il faut accepter. En fait, il faut accepter à un moment qui est un peu d'inflation sur l'alimentaire. C'est du bon sens. Dans nos fermes, nous avons des collaborateurs.
Le coût du travail augmente tous les ans et c'est normal pour rémunérer nos collaborateurs. Le coût de l'énergie, enfin, chaque Français voit bien que quand il fait le plein à la pompe, ça a augmenté. Le coût de nos matières premières
augmente. Donc l
'inflation alimentaire, non seulement elle est nécessaire, mais au fond, elle est vertueuse. C'est ce que vous nous dites, elle
est
saine ? En tous les cas, pour peu qu'elle soit maîtrisée, parce que je ne voudrais pas non plus que la traduction de mes propos ce soit « on va faire n'importe quoi ». J'entends encore une fois que se nourrir, pour un certain de nos compatriotes, c'est compliqué. Mais l'enjeu, c'est la souveraineté, c'est la capacité à garder une agriculture française au moment où elle s'effondre. Un tiers est importé, notre balance commerciale s'effondre, alors que par ailleurs, nous avons tout pour réussir. Arnaud Rousseau, est-ce que ça, vous allez pouvoir le mettre en oeuvre ?
'est-à-dire qu'on le sait bien, ici en France, il y a des règles, et notamment cette règle de discussion des prix, négociation des prix, c'est une fois par an, c'est au 1er mars, ils sont arrêtés pour l'année. Vous allez rouvrir les négociations avec les industriels, avec les distributeurs ? Nous souhaitons effectivement que dans les filières, avant mars,
le souhaitent,
bien sûr, nous souhaitons qu'il puisse y avoir des réouvertures de négociations commerciales.
Vous
le souhaitez, mais est-ce qu vous disent oui ? Est qu ont
accepté
? Ça, c'est la responsabilité de la ministre, et c'est la responsabilité des acteurs. Moi, j'ai entendu sur votre antenne Thierry Cotillard dire...
Le patron des
magasins intermarchés.
On
est prêt à faire un effort, dont acte. Et encore une fois, justifions ces hausses de prix, mais je crois que le consommateur comprend qu'avec ce qui s'est passé cet été, c'est plus difficile de produire. Et la rareté va faire partie maintenant de notre environnement. Ça va être plus difficile de produire avec le dérèglement climatique. La France a besoin de faire un certain nombre de réformes structurelles. Nous avons commencé avec la loi d'urgence agricole. Stocker de l'eau est absolument
vital. Quand
Thierry Cotillard et les autres disent on va faire des grandes opérations fruits et légumes moches, ça suffit ça ? Non, bien sûr que non.
a l
que c la réponse. On va accepter des fruits et des légumes de plus petit calibre, les fruits et légumes moches, et on va les vendre chez nous. Et c'est un geste très généreux. C'est un premier pas par ailleurs nécessaire. Mais vous voyez bien qu'il faut aller plus loin. Il faut accepter de dire que si on veut garder une agriculture française, on ne peut pas expliquer aux consommateurs en permanence que c'est de la déflation et que de toute façon de l'alimentation restera toujours au même point parce que la doctrine de pas d'inflation alimentaire est ancrée chez tout le Ça n
plus possible.
aura-t-il ? Et faut-il s'habituer à une forme de rareté
? Bien
sûr. Vous savez, les impacts du climat, ce n'est pas qu'en France. Je pense à nos collègues des territoires ultramarins. Ils subissent des sécheresses carabinées. J'avais mes collègues de la Martinique il a quelques jours au téléphone. Pour eux, c'est terrible. Je sais que c'est pareil en Guadeloupe. Le reste de la planète souffre aussi d'un certain nombre d'impact du climat. On a parlé du phénomène El Nino. Nos collègues allemands ont aussi subi une sécheresse. Donc, la production agricole qui dépend du climat va être sous pression sur la planète. Et donc, cette difficulté nécessite que nous nous adaptions. C'est ce que font les agriculteurs.
Mais il faut donner quelques moyens de continuer tout de suite. Et ensuite, il faut poser la vision et mettre les moyens en face. S'adapter, on va voir aussi la question notamment du stockage de l'eau. Mais encore une question sur les rayons. Les oeufs, la volaille, le lait. On nous parle de 30% de baisse parce'elles ont moins bu parce qu'il y avait plus de sécheresse. Est-ce que c'est en effet le cas ? Et est-ce que le prix du lait doit, là encore, augmenter ? -ce qu'on doit tous l'accepter, j'allais dire collectivement
?
Évidemment, les impacts de 40 degrés sur un troupeau de vaches laitières, c'est des impacts qui vont de moins 15 à moins 30% de production de lait. Mais je pourrais vous dire la même chose sur le maïs qui va faire sa plus faible récolte depuis les 45 dernières années. Nous avons parlé du maréchal. Partout, il y a une pression à la baisse. Voir du lait en supermarché à 80 centimes la brique de lait UHT, ça n'est pas tenable. Nous ne pouvons plus voir du lait en grande surface en dessous d'un euro le litre et encore. Donc ça, ça doit être une prise de conscience collective. Je vous parlais de quelques centimes.
Acheter une brique de lait un euro, c'est garantir au producteur un revenu et la poursuite de son laitivité. Si, vous dites à tous ceux qui nous écoutent, si votre brique de lait elle est moins de un euro, c'est qu un problème ? C'est que vous êtes en train de détruire la production laitière française. Il faut le dire clairement.
Ils
avaient du temps pour se préparer. La candidate écologiste Marine Tandelier accuse le gouvernement d'impréparation globalement sur la séquence climatique mais aussi sur le grand plan pour l'agriculture. Elle dit qu s sont pris au dernier moment. Ils calculent parce qu'en réalité ils ne sont pas prêts. A ce niveau d'impréparation, c'est très préoccupant. -ce que vous partagez
?
On est dans une situation particulièrement difficile et on aura besoin de tout le monde pour réagir. D'abord, je le dis, on aura besoin de l'ensemble des partis politiques et au moment de la présidentielle on souhaiterait que le sujet pas seulement de l'agriculture mais de cette vision d'une souveraineté pour le pays avec une acceptation de la remise en cause du pas d'inflation soit un sujet de campagne présidentielle et pas que pour l'agriculture. 'ai discuté avec des artisans et des commerçants. C'est la même problématique. Deuxièmement, ce qui s'est passé est assez inédit. Encore une fois, le monde agricole a déjà subi des impacts du climat mais là, c'est allé très loin.
Ce qui compte, ce n pas de dire vous n'avez pas fait ci ou vous n'avez pas fait ça. Les écologistes n pas beaucoup aidé au stockage de l'eau par exemple ces 20 dernières années. Mais nous avons besoin qu'il ait une réaction à l'auteur. Une réaction du gouvernement, une réaction des filières et je le dis aussi, une réaction du consommateur.
On
va revenir sur les candidats. Par exemple, Edouard Philippe dit justement qu'il faut stocker l'eau mais puisque vous dites les écologistes n'ont pas forcément aidé, votre confrère et concurrent la coordination rurale Bertrand Ventrault est jugé aujourd'hui pour avoir eu cette phrase lorsqu'il a été élu à la tête de la coordination rurale. Les écolos, la décroissance, ils veulent nous crever. Vous aviez partagé le constat au-delà des mots
?
Non mais au-delà des mots, c'est quand même assez essentiel de rappeler que la justice l'a convoqué pour répondre de ça. En tous les cas, l'écologie politique a causé un préjudice majeur en refusant de regarder la réalité en face. Nous avons besoin d'eau. Et d'ailleurs, à peu près tous les syndicats
'est-à-dire, ont
regardé en face la question du dérèglement climatique. Ils ont alerté. Mais ce que vous leur reprochez, c'est d'avoir refusé une
autre manière
de
se rédapter
? Le dérèglement climatique, les agriculteurs, ça fait longtemps qu'ils ont compris. Quand les vendanges sont avancées de trois semaines, quand les récoltes de fourrage sont avancées parfois d'un mois, quand la moisson a lieu maintenant fin juin, début juillet, quand j'étais plus jeune, c'était jamais avant le 14 juillet. Donc tout ça, on le voit dans nos fermes. C'est très
concret. Les vendanges, qui pour la plupart
ont déjà commencé alors que normalement c'était fin septembre ? Absolument. Mais la question maintenant que le constat est posé, c'est qu'est-ce qu'on fait ? Et nous, savez, on vit
une chose concrète. le
stockage de l est-ce que vous estimez, Arnaud Rousseau, que si la guerre des mégabassines n'avait pas eu lieu, l'agriculture se porterait mieux ? Est-ce que cet été aurait été moins difficile à traverser
?
En tous les cas, si on avait eu de l'eau à disposition, on aurait été capable de mieux résister. Je ne dis pas qu'il n pas eu des impacts.
L
'Espagne le fait. Mais attendez, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, et le Maroc le fait. Tous les gens qui ont été avant nous confrontés à ces problématiques, quelle que soit la couleur politique de leur gouvernement, ont pris des mesures. Maintenant, il faut réagir. Et stocker de l'eau, ce n pas seulement un parti pré-agricole. Vous avez vu les incendies cet été. On sait que demain, pour le petit nucléaire, on en aura besoin. On sait que pour l'adduction d'eau potable, on en aura besoin. Tout le monde aura besoin d'eau. Donc, on a besoin de la stocker. C'est du bon sens. Maintenant, il faut passer aux travaux pratiques. La loi d'urgence ouvre un certain nombre de possibilités.
Je
veux que d'ici l'été prochain, les premiers projets soient en route. Et là, on verra bien si ceux qui luttent en tous les cas contre cette approche déposent des recours. Vous
alliez dire
quoi ? Vous avez ouvert vos guillemets puis vous n'avez pas
osé
? Non, mais je n pas osé. Vous voyez très bien de qui je parle. Ceux qui systématiquement attaquent les projets quand on veut développer un poulailler, quand on veut faire une retenue collinaire. Ce
sont les
écologistes militants ? Oui, une certaine militance historique qui a lutté contre le nucléaire qui lutte maintenant contre ce qu'elle appelle l'agriculture insensible. Moi, je rappelle que l'agriculture française est une agriculture familiale implantée dans les territoires et que face à ce qui se passe sur la planète, si nous ne
réagissons
pas... Elle n'est pas que une agriculture familiale. Quand on dit familiale, on a l'impression des petites exploitations.
Non, mais moi, je vous parle des capitaux. Il
aussi des très grosses exploitations et c'est d'ailleurs une des questions que les écologistes qui s'opposent à ces méga retenues d'eau avancent. disent le problème, c'est que garder l'eau, oui, mais à qui va-t-elle être distribuée ? Ils y voient une forme de lutte des classes. C'est
comme ça
qu'ils le lisent. Permettez-moi de rétablir la vérité. Le foncier français est détenu par des petits porteurs et la quasi-totalité des exploitations agricoles françaises, avec quelques exceptions dans la viticulture, dans les grands crus, est détenue par des familles. Il n pas de fonds de pension en France, Apolline de Malherbe. Maintenant, la lutte des classes, comme on l'appelle, et le sujet aujourd'hui, c'est de nourrir les Français. Si on ne développe pas une capacité à réagir, il n a plus d'agriculture française. Donc, on aura réglé le problème de la lutte des classes. Ce qu'il faut absolument aujourd'hui, c'est permettre aux agriculteurs de continuer à produire.
Ou alors, on dit, ça vient d'ailleurs,
on
délègue notre souveraineté, mais sur l'alimentation, quand on joue à ça, ça se finit toujours très mal dans l'histoire. Arnaud Rousseau, une question aussi sur la volaille, la volaille, et notamment la volaille ukrainienne ou importée, et la question aussi du bœuf brésilien. Sur la volaille, on a découvert ces chiffres assez inouïs en se disant qu'on avait pourtant des très belles exploitations de volaille en France. Ce n'est pas la sartoise près de Loué qui vous dira le contraire. Et pourtant, plus de la moitié du poulet qu'on consomme en France est importée. C'est toujours le cas, ça ? Alors que ça fait deux ans qu'on en parle, rien ne s'arrange
?
C'est 55%, Apolline de Merbe, des poulets que consomment les Français qui ne sont pas produits en France. Thaïlande, Brésil, Ukraine, tout ça dans des conditions de production qui ne sont pas les standards. Les
règles du jeu
qu s'impose à nous, on ne les impose pas aux autres. Mais non seulement les règles qu'on nous impose ne sont pas exigées des autres, mais on a des éandes très concrètes. Vous parliez de la volaille, c'est évidemment le cas, mais je voudrais pointer du doigt ce que la Commission européenne vient de décider concernant le Brésil. Souvenez-vous, il y a huit mois à Strasbourg...
C'est assez
inouï. À partir d'aujourd'hui, je voudrais bien redonner cette information, partir d'aujourd'hui, les importations de viande brésilienne qui pourtant avaient donc été autorisées seront interdites. L'Union européenne suspend ces importations de viande brésilienne parce qu'effectivement, ils ont visiblement réalisé que ce n'était pas en conformité avec les règles européennes. Nous le disions avec force il
a huit mois.
vous écouter. Disons qu'on essaie de
vous expliquer que
nous étions dans l'excès, nous n'étions pas des gens sérieux, nous forcions le trait, nous faisions un syndicalisme un peu conservateur. Et puis tout d'un coup, huit mois après, on découvre que finalement ce qui est importé n'est pas conforme à la législation européenne et on l'interdit. Utilisation abusive d 'antibiotiques par exemple sur l'élevage. Est-ce que les responsabilités vont être pointées dans cette affaire ? Nous avons cessé de dire que nous étions d'accord pour commercer pour
le
peu que ce soit loyal. Ça ne l'était pas. On nous expliquait qu'il y avait des intérêts autres et que la réelle politique conduisait par anticipation malgré le recours devant la Cour de justice européenne à mettre en place cet accord. Et aujourd'hui, on nous explique que finalement pour protéger le consommateur européen on va interdire. Mais enfin, c'est inacceptable. Qui est responsable de ça ? Qui va oser devant les Européens assumer cette incohérence majeure que nous dénoncions depuis des années
? Continuer
à produire en Europe avec une alimentation parmi les plus sûrs de la planète pour garantir aux consommateurs la qualité, la sécurité, c'est ça notre boulot à nous les agriculteurs. Suspension non seulement effectivement des importations de viande, de volaille, de bœuf brésilien mais aussi du miel et des œufs. Ça veut quand même dire que tout ça aurait pu être anticipé. Est-ce que l'Union Européenne s'est trompée de combat
? En
tous les cas, elle a fait preuve
de... Est qu'elle est aujourd
'hui votre ennemi plutôt que votre allié ?
Non,
vous savez, nous on a toujours dit que face au grand bloc mondiaux, il fallait réagir en européen. Mais effectivement, nous avons dénoncé avec force cette vision de ce que l'Europe a appelé le Green Deal, le pacte vert qui était une vision idéaliste, très naïve et il me semble qu'au moins s'il a une vertu à cette réaction d'interdiction des imports c'est que peut-être il a une prise de conscience qui va conduire à garantir que maintenant on va cesser notre naïveté, on va contrôler ce qui arrive et surtout on va redonner de l'ambition à l'agriculture européenne parce qu'on ne peut pas en permanence expliquer que ça vient d'ailleurs et détruire la production.
Derrière la production, il y aussi la création de valeurs, y la restauration des finances publiques, il y a tous ces sujets-là. Arnaud Rousseau, les tracteurs aux portes de Paris, les blocages sur un certain nombre d'autoroutes, est-ce que ce sont des images que l'on va revoir
? Partout,
je vais sur le terrain. Vous savez, j'étais dans l'Aveyron, je serais cet après-midi en Normandie, les gens disent on va attendre de voir quelle est la prise de conscience des pouvoirs publics mais je le dis aussi des filières, du consommateur parce que ça ne peut pas simplement être l'État. Nous sommes conscients de l'État des finances publiques mais s'il n pas une réaction massive avec une mise en place d'un certain nombre de moyens très concrets qui donnent des signaux, alors évidemment, cet hiver, les gens qui sont au bord du gouffre voient retomber dans le gouffre. Quand j'emploie l'expression de vraiment le diagnostic vital est engagé, c'est qu'on en est là à Pauline de Manier.
Il y a des gens qui disent moi c'est terminé, je ne peux plus, j'aime ce métier mais ce n plus possible. Quand vous êtes en zone intermédiaire, quand vous êtes en Occitanie qui depuis plusieurs années subit cette affaire, quand vous êtes aujourd'hui viticulteur et que vous voyez les foires au vin dans lequel on voit du vin à vil prix, ça n'est plus tenable.
Mais est-ce que ça veut dire que ce que vous êtes en train de nous dire c'est que cette colère elle est pour l'instant retenue parce qu'ils ont encore espoir mais au fond le gouvernement en annonçant hier que finalement ils n'étaient pas prêts, que le plan ne serait pas annoncé aujourd'hui, que les aides ne seraient toujours pas donc ni annoncées ni versées, est-ce qu'ils jouent avec le feu
?
En tous les cas ça fait trois hivers qu'on est dehors on a besoin effectivement d'une réponse rapide et tout porte à croire que la colère n pas disparu je vous confirme même que la colère est là donc on a besoin de travailler avec les pouvoirs publics c'est la raison pour laquelle j'irai à l'invitation du Premier ministre la semaine prochaine on va voir les moyens mis en oeuvre et si on considère que ça n'est pas suffisant ou qu'en tous les cas les choses ne vont pas assez vite à nouveau on viendra exprimer notre colère mais je le redis la colère ce n pas un sport qu'on aime pratiquer dans le monde agricole parce que tous les hivers on a autre chose à faire on a énormément d'autres choses à faire mais on veut se battre pour ce métier parce qu'on pense que ça a du sens pour le pays Merci Arnaud Rousseau d'avoir été mon invité ce matin vous êtes à la tête de la FNSEA le premier syndicat agricole merci à vous il est 8h50 sur RMC et BFM TV
Ne
bougez pas dans un instant l'actualité continue sur RMC c'est les GG avec Alain Marchal Olivier Truchot de quoi allez-vous débattre messieurs ? On va continuer de parler de l'affaire Bruel parce que ce qui est intéressant c'est la voix de Ninimati qui défend son ami Patrick Bruel elle dit on est dans une mise à mort est-ce qu'on peut encore écouter les chansons de Patrick Bruel aujourd'hui regarder ses films est-ce que ce sera encore diffusé ? 3216 pour en discuter avec les grandes gueules bien sûr on reparlera de la galère pour les millions d'usagers du RER francilien tous les jours
des
travaux des retards ça se compte en heures c'est le stress la crise de nerfs pour les usagers vous venez en discuter avec nous au 3216
et
puis on parlera de ce débat sur BFM TV hier sale blanc est-ce une insulte raciste ? oui ou non ? ça s'est écharpé sur BFM TV hier des avocats ont dit non ce n'est pas une insulte raciste et bien on en discutera avec Sam Zira Zorabitant dans les GG dans les grandes gueules et Charles Consigny 'est
pas on BFM