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InterviewPCF - Parti communiste français (PCF)· 6 mai 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

Fabien Roussel est l'invité de BFM TV - 6 mai 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:53OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel, vous êtes secrétaire national du PCF. On va parler emploi, nationalisation d'ArcelorMittal. Mais d'abord, Jean-Luc Mélenchon : ça fait combien de temps que vous ne vous êtes pas parlé ?

  • 7:35RelanceRéponse partielle

    Vous êtes donc un traître à ses yeux selon ce livre ?

  • 8:29FerméeRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui vous vous dites : si Mélenchon se retrouve au second tour, vous hésiterez même à voter pour lui ?

  • 11:12FerméeRéponse directe

    En gros, ça veut dire que si c'est Mélenchon qui apparaît comme le candidat de la gauche, vous ferez en sorte qu'il y ait un autre candidat ?

  • 11:55OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel, vous voulez nationaliser ArcelorMittal. Est-ce que c'est vraiment la solution pour sauver les 600 emplois menacés ?

  • 15:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous parlez avec les patrons d'ArcelorMittal ? Vous échangez avec eux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:35Fabien RousselFait
    « Ouh là là, je saurais même pas m'en souvenir, mais ça date de bien avant les dernières élections présidentielles que nous n'avons plus de relation. Plus aucune relation. »
  • 11:55Fabien RousselFait
    « Ben c'est une des solutions en tout cas, c'est une des solutions que d'autres pays ont fait dans leur domaine. Je pense aux Britanniques qui ont nationalisé British Steel. »
  • 14:51Fabien RousselPromesse
    « C'est de diviser par 4 le coût de l'électricité en France. Et c'est possible avec de l'électricité nucléaire décarboné moins cher. »
  • 16:54Fabien RousselChiffre
    « Les Allemands aujourd'hui, le nouveau chancelier allemand décide d'investir 500 milliards d'euros, ils appellent ça le bazooka monétaire. »
  • 18:12Fabien RousselChiffre
    « 300 milliards d'euros à investir pour le nucléaire français. »
  • 18:54Fabien RousselFait
    « L'acier, ça va couler à flot pendant les 40 ans qui viennent. »
  • 22:17Fabien RousselFait
    « Je suis d'accord sur le constat que la question de la sécurité, des trafics de drogue, des trafics d'armes, des trafics d'êtres humains ne se sont jamais autant développés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

6:26
Locuteur

en parler les travail, on va parler des des emplois menacés puis on va parler de Jean-Luc Mélenchon. Je peux monter jusqu'à 20 GW à ce prixlà. C'était première édition avec Opéra Energie, leader du courtage en énergie pour les entreprises. C'était première édition avec Zeroptical. Zeroptical, le réseau des opticiens en pharmacie. BFM TV face à face. Apoline de Malerbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Fabien Roussel. Bonjour Apoline de Maler. Merci d'être dans ce studio. Je vais très bien et vous-même ? Fabien Roussell, vous êtes secrétaire national du Parti communiste français. Vous êtes aussi le maire de Saint-Amand les EOS.

On va parler emploi, nationalisation d'harceloral. C'est l'une de vos propositions mais aussi des emplois menacés non seulement dans l'industrie mais aussi dans le commerce. Je voudrais d'abord vous interroger sur Jean-Luc Mélenchon, votre compagnon de la la nouvelle le nouveau front populaire. Ça fait combien de temps que vous vous lui avez pas parlé, que vous n'avez pas échangé tous les deux ? Ouh là là, je saurais même pas m'en souvenir, mais ça date de bien avant les dernières élections présidentielles que nous n'avons plus de relation. Plus aucune relation. Vous avez compris que vous étiez pas le seul puisqu'il y a ce livre Choc qui sort aujourd'hui.

Ça s'appelle la meute et ce sont mes deux confrères du monde et de Libération. qui ont mené euh l'enquête. La meute ce livre à apparaître donc demain chez Flamarion. Il parle de la dissonance entre les prétention démocratique du candidat et le fonctionnement autoritaire du chef. Il parle de son goût, je cite, "Pour les purges. Mélenchon ne demande pas seulement la discipline de groupe et la loyauté absolue, mais la dévotion aveugle. Celui qui doute trahit. Vous êtes donc un traître à ses yeux ?" Ah ben certainement oui. Mais bon, qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on a dit ça ? continue comme si de rien nétait.

Franchement, d'abord, c'est pas du tout l'actualité de nos concitoyens sont

8:27
Non speech

[Musique]

8:29
Locuteur

moqu euh j'ai lu quelques extraits dans la presse. J'ai cru comprendre que les comportements de de la direction de la France insoumise se rapprocher des comportements d'une secte sous l'emprise d'un couple, celui de Jean-Luc Mélenchon et de sa compagne Sopia Chikirou. Euh c'est pas joli à voir. Après, c'est une question de démocratie à l'inter à l'intérieur de ce mouvement. C'est peut-être une question de démocratie tout cour, non ? Parce que si jamais il est candidat à la présidentielle, c'est une question de démocratie. C'est Oui, ça je suis tout à fait d'accord avec vous et c'est pour ça que c'est un un vrai sujet.

Mais et c'est la raison pour laquelle personnellement en 2022, nous avions fait le choix de construire une candidature à l'élection présidentielle parce qu'on a non seulement pas le même programme mais en plus parce que on considère que ce n'est pas un bon candidat, un bon choix pour la France. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui vous vous dites si il se retrouve au deuxème tour, j'hésiterai même à voter pour lui. Écoutez, on a vraiment c'est la question que pose c'est la question que pose le journal Libération dans son édito ce matin. Je vais vous le lire à l'instant.

Le public a pu au fil des années être informé de ses accès de violence, de son goût pour les purges, mais l'enquête démontre qu'il ne s'agit pas de faits isolés qui peuvent s'expliquer par la violence du combat politique. Il s'agit d'un mode de fonctionnement assumé et le journal Libération, journal de gauche, s'interroge sur les conséquences s'il accédait au pouvoir. Que donneraient de telles pratiques si Mélenchon entrait à l'Élysée ? Je vous pose cette question. Et bien c'est ce que je vous dis.

Il y a besoin de beaucoup de démocratie dans le mouvement de la France insoumise mais aussi en France et je fais confiance aux Français sur les choix qu'ils feront futures élections présidentielles et j'ai personnellement un gros doute sur le fait que Jean-Luc Mélenchon puisse accéder au second tour avec toutes ces révélations qui ont lieu. Et donc en fait vous espérez que ces ces révélations fassent en sorte que les gens ne pas ou est-ce que vous vous dites il faut l'empêcher ?

Je fais confiance à la démocratie, aux électeurs, aux électrices, aux Français, à ceux qui votent justement pour avoir la lucidité de faire en sorte que au second tour de l'élection présidentielle, il y a un candidat d'une gauche sincère, démocratique, républicaine, laïque qui portera enfin les espoirs d'un vrai changement dont on a tellement besoin pour parler pour réparer la France, parler de services publics, d'industrie, d'harcelore. La raison pour laquelle je suis venir, on va y venir. Vous inquiétez pas, Fé Roel, mais c'est quand même extrêmement important. Vous-même vous le dites, ça a quand même conditionné aussi vos choix pour l'élection de de 2022.

Ça pourrait à nouveau conditionner vos choix pour la prochaine. En gros, ça veut dire que si c'est Jean-Luc Mélenchon qui apparaît comme le candidat de la gauche, vous ferez en sorte qu'il y ait un autre candidat. Vous ne mettrez pas vos œufs dans le panier de Jean-Luc Mélenchon ? Ça c'est sûr. C'est sûr. Ah oui, ça c'est sûr. Oui. Oui. Oui. Je pense que nous avons un projet qui est différent. il a décidé lui-même d'être déjà candidat à l'élection présidentielle. Donc il a demandé son avis à personne et ben c'est tout.

Voilà, et c'est pour ça que je fais confiance à la démocratie, confiance à ceux que je croise régulièrement et qui m'interpellent et qui demande justement à ce que l'on puisse incarner une autre gauche rassembleuse, populaire, ouverte, accueillante qui répondent aux besoins de notre pays. Fabien Roussell, vous voulez nationaliser harcelor Mital. Est-ce que c'est vraiment la solution pour sauver les les 600 emplois menacés ? Ben c'est une des solutions en tout cas, c'est une des solutions que d'autres pays ont fait dans leur domaine. Je pense aux Britanniques qui ont nationalisé British Steel. L'Italie qui a mis sous tutelle une entreprise d'Arcelor à Torenté. Donc ça se pratique ailleurs.

Et nous on a un enjeu important en France, c'est que la production d'acier, c'est la colonne vertébrale de l'industrie française. Les bobines d'acier qui sortent d'harceleur mital servent à sont utilisées pour les voitures, sont utilisé pour un tas de filières, sont utilisées dans le bâtiment, sont utilisé dans dans plein de secteurs. S'il y a plus d'acier, si on produit plus d'acier en France, on va l'importer d'ailleurs, ce qui se fait déjà beaucoup. Donc il faut nationaliser, il faut interdire limiter les importations d'acier venant d'Inde et de Chine qui sont les deux principaux exportateurs d'acier. Aujourd'hui, c'est pas que la Chine, c'est surtout l'Inde qui exporte ici en Europe.

La Commission européenne refuse de limiter ses importations. C'est un le premier coupable. Le deuxième, c'est Arcelor Mital qui fait le choix d'investir à l'étranger, notamment aux États-Unis, 1 milliard d'euros dans l'Alabama, dans une usine moderne décarbonnée. Nous ce que nous demandons c'est où Arcelor Mital fait les investissements en France pour moderniser son usine, la décarboner. S'il ne le fait pas là maintenant, il faut nationaliser et ça coûtera moins cher.

justement, on commence à à calculer mais entre la valeur des d'harceloral France et les investissements qu'il faut y produire là dans les années qui viennent, c'est un peu plus de 5 milliards d'euros qu'il va falloir mettre sur la table et c'est donc étalé sur sur 40 ans. Vous imaginez, c'est comme ça que l'on national nationalisait des grands groupes. On on échelonne les les les le coût de cet investissement. C'est donc un peu plus d'une centaine. Et vous savez vous où on en sera de l'acier dans 40 ans ? Ah mais ce que je sais, ce que je peux vous dire franchement prendre de tes aussi longtemps monde qui change aussi vite.

Si on met si on met euh 100 millions d'euros tous les ans, c'est le coût de la nationalisation d'harceloral. 100 millions d'euros tous les ans pendant 40 ans pendant 40 ans, ça coûtera moins cher que aujourd'hui ce que l'on donne à Mital pour décarboner son entreprise et que lui utilise en partie pour distribuer des dividendes d'une part d'autre part nationalisé ça veut dire que l'on va pouvoir donner aux industries françaises de l'acier qui coûte enfin donner vendre de l'acier beaucoup moins cher que ce que fait MITA aujourd'hui. Ça veut dire que ça va être un atout pour réindustrialiser la France.

Ça veut dire qu'on va devoir on va pouvoir dire à Renault, à Peugeot, à des à des groupes industriel, relocaliser vos productions ici en France. Vous aurez de l'acier moins cher et de l'électricité moins cher puisque c'est le deuxième volet, c'est la bataille de l'énergie. C'est de diviser par 4 le coût de l'électricité en France. Et c'est possible avec de l'électricité nucléaire décarboné moins cher et de l'acier moins cher parce que nous l'aurons nationaliser. Nous avons un plan de reconquête sur la sidérurgie sur la métallurgie en France qui va enfin pouvoir et ça va peut-être répondre et ça va peut-être répondre aussi au cri d'alarme des patrons de Renault et de Cellentis.

J'y viens dans un instant. Mais est-ce que vous parlez Fabien Roussell avec les patrons d'harceleur mital ? Est-ce que vous échangez avec eux ? Bien sûr et j'ai reçu le directeur général d'Arscelor Mital France, j'ai je l'ai reçu pour discuter avec lui en tête à tête de la situation du group vous vous en êtes arrivé à quelle conclusion ?

Mais d'abord, moi je l'ai interpellé sur les choix qu'il fait de supprimer plus de 600 emplois et je lui ai dit mais enfin c'est un lui me certifie qu'il ne va pas fermer ses usines et moi je dis je le mets en doute parce que c'est c'est ça ne ce n'est pas cohérent avec ses choix de délocaliser notamment en Inde les les les bureaux d'études comme s'il ne faisait pas confiance aux ingénieurs français et dont j'ai dit ça ce sont des choix qui mettent en doute votre parole sur les investissements en France. Par contre, ce que j'entends de sa part, c'est qu'effectivement la Commission européenne ne limite pas les importations et donc il faut limiter les importations venant d'Inde et de Chine.

Et donc mais avant de revenir à l'Union européenne, tout de même quand même Fabien Roussell, quand vous dites "Nous, on peut s'engager sur 40 ans à mettre 100 millions par an, est-ce que c'est aussi la garantie de garder ces 600 emplois ? Et est-ce que si le marché de l'acier s'écroule, vous continuerez malgré tout à mettre ces 100 millions de l'État tous les an Non, mais il faut planifier la réindustrialisation de la France, hein. C'est une stratégie de planification. Le commissariat au plan. Si ben justement, monsieur Berou a fait des propositions fort intéressantes là-dedans pour en parler. Mais il suit pourquoi ça n'a pas été suivi ?

Mais parce que monsieur Berou, commissaire au plan ne tient pas le même discours que monsieur Berou, premier ministre. Quand il était commissaire au plan, il proposait justement d'investir 400 à 600 milliards d'euros en 4 ans pour pouvoir produire ré 400 à 600 milliards d'euros. Oui, oui, oui, oui, en oui, oui. En 4 ans. Mais on les trouve où ? Ben je dans euh le le les banques euh la banque centrale européenne notamment, c'est de l'investissement et on investit euh pour euh je je comprends qu'ils tiennent pas le même discours quand il est quand il est premier ministre. Il s'est peut-être rendu compte. C'est exactement ce que font les Allemands en ce moment.

Ils mettent 400 à 500 milliards d'euros. Il n'y a pas de problème d'argent. Il n'y a pas de problème d'argent madame de maler. Super. Mais quand vous auriez dû venir plus tôt, il y a pas de problème d'argent. Mais quand l'Union européenne a dit qu'il faut produire des bombes, il tape deux fois, il y a 800 milliards d'euros qui tombent et là il y a pas de problème d'argent. On sait produire des bombes. On n pas besoin d'usine pour produire de l'acier. On n pas besoin d'hôpitaux. On a pas besoin d'université. On n pas tapé deux fois et eu 800 milliards qui tombent du ciel. Mais bien sûr que si.

Mais et d'ailleurs les Mais non, ce sont des ce sont des emprunts, ce sont des empreints que font les différents états. Et bien et bien de la et bien de la même manière, les Allemands aujourd'hui, le nouveau chancelier allemand décide d'investir 500 milliards d'euros, ils appellent ça le bazooka monétaire pour investir dans la rénovation des infrastructures et notamment du ferroviaire. Et bien nous devons nous faire la même chose, avoir une ambition immense pour notre pays, faire un emprunt de la même manière, rembourser les annuité de cet emprunt dans 10 ou 15 ans. C'est ce que nous proposons, c'est ce que proposait monsieur Berérou quand il était commissaire au plan.

Et cela va nous permettre non seulement de nationaliser des entreprises stratégiques, je pense à Vancorex pour la chimie, je pense à Arcelor Mital pour l'industrie et de l'acier, je pense à l'énergie, il y a 300 milliards d'euros à investir pour le nucléaire français. Je pense au ferroviaire. Le gouvernement lui-même dit qu'il y a besoin de 100 milliards d'euros sur 10 ans pour le ferroviaire. Ce sont non seulement des investissements stratégiques pour l'avenir, mais ce sont là les emplois pour des ouvriers, pour des métallos, pour des ingénieurs, pour notre jeunesse qui elle aspire à travailler justement dans notre pays.

Mais bien sûr d'optimism trouve que la la vie par Fabien Roussell est magnifique. Il y a pas de problème d'argent, il y a pas de problème d'industrie. L'acier, ça va couler à flot pendant les 40 ans qui viennent. Est-ce que malgré tout vous n'avez pas l'impression quand même que c'est une vision un peu utopique ? Mais madame de Malerbe quand vous écoutez les Français ils ont pas du tout quand vous écoutez quand vous écoutez les PDG de de l'automobile de Cantis et de Renault qui s'expriment dans le Figaro ce matin qui au rythme actuel le marché pourrait être plus que divisé par de d'ici 2035 dans l'automobile européen. Ce sont les deux premiers responsables de beaucoup de délocalisations.

Renault il délocalise en Chine, en Slovanie, en Turquie, en Espagne, en Roumanie. Ces moteurs sont produits là-bas. Même la dernière Twingo va être conçue en Chine. Stellanstis, il fait pareil. Son moteur EP qui était fait à Douvrin dans le pas de calé, il est fait maintenant en Hongrie. La première responsabilité qu'ils ont eux justement, c'est de produire en France pour des voitures conçues en France. Ce sont des marques françaises, ce sont des chefs d'entreprise françaises. Ils ont une responsabilité qui est énorme. Voilà les débouchés pour l'acier en France.

Ça sert à rien de nationaliser mital si demain les bobines d'acier ne sont ne servent pas à produire en France des voitures, des moteurs, du bâtiment, des poutres pour le bâtiment. Le premier eux, ils demandent à l'Union européenne de desserrer les normes. Ouais, il y a besoin de desserrer les normes. Mais je vais vous dire autre chose. Le premier euh utilisateur d'acier, c'est le bâtiment. Quand le bâtiment va, tout va, mais alors quand il va pas, c'est la catastrophe. outilord dans le nord à Saintamand les eaux 120 emplois menacés parce que justement le bâtiment ne va pas et parce que le groupe préfère délocalisé.

Mais c'est bien pour ça que nous avons une responsabilité de réindustrialiser le pays, de produire ici et nous avons besoin pour cela d'une filière acier de gagner la bataille de l'acier et c'est pour ça que la nationalisation est un des moyens. Nationalisation donc c'est l'un des moyens. question aussi sur ces normes. Je reviens sur leur demande aux deux patrons. Ils sont habituellement concurrents mais ils se mettent ensemble pour dire que l'industrie automobile est menacé et il demande donc à ce que l'Union européenne allège les normes normes notamment environnementales et de sécurité.

Ils disent que c'est responsable de la majeure partie des hausses de prix infin des hausses de prix des automobiles pour les Européens. Moi, j'entends le discours sur les normes et que pour produire des petits véhicules légers, il y a pas forcément besoin des mêmes normes que les gros véhicules et les grosses berlines. D'accord, d'act. Mais ce qui pèse le plus dans la production de ces véhicules, ce sont d'abord les marges à deux chiffres qu'exigent les actionnaires de ces deux groupes. On ne compte jamais le coût des dividendes versé dans chaque véhicule acheté.

Moi, j'en connais des ouvriers de chez Renault qui disent "On produit des véhicules qu'on ne pourra jamais s'acheter tellement il coûte cher et tellement les exigences de rentabilité sont élevées." Je préfère qu'on produise beaucoup avec des marges plus faibles mais qu'on produise en France et avec des voitures moins chères. Gérald Darmanin dit qu'il n'y a plus un endroit safe en France. Ce sont ces mots, plus un endroit sécurisé. On voit bien que dans la moindre petite bourgade de ruralité, ils connaissent la coque, le cannabis. Avant la drogue c'était dans les grandes villes, c'était le métro. Voilà ce que dit Gérald Darmanin sur la la chaîne YouTube légende.

Il ajoute ça s'est généralisé, ça s'est métastasé. La France est devenue beaucoup plus violente. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ? Ah, je suis d'accord sur le constat que la question de la sécurité, des trafics de drogue, des trafics d'armes, des trafics d'êtres humains ne se sont jamais autant développés. Mais il est quand même gonflé, monsieur Darmanin, de faire ce constat là. Lui qui a été ministre de l'intérieur, ministre du budget, ministre depuis que ministre depuis 8 ans maintenant, on se demande quel est son bilan. Enfin, c'est c'est d'abord à lui de se remettre en cause quand même. Il est responsable de cette politique en tant que ministre du budget.

Qu'est-ce qu'il a fait ? Pourquoi il a pas donné plus de moyens justement au ministre de l'intérieur de l'époque pour pouvoir embaucher et former plus de policiers rendre compte comme vous qu'z pas de problème d'argent ? Pourquoi ? Ouais, mais vous savez l'argent madame de Malerme quand il faut reconstruire un pays, on sait le trouver l'argent. Quand la France était exang et en ruine en 45, on va fêter le 80e anniversaire de la libération. Il y avait pas de problème d'argent parce qu'on a décidé de reconstruire la France.

On a su construire des usines, on a su construire des voies ferrées, on a su construire des centrales nucléaires, on a su inventer la sécurité sociale avec Ambroise Croisa et on a su redresser le pays et aujourd'hui on vit encore on vit encore sur ces immenses investissements. C'est la même ambition qu'on doit avoir le le pour le pays. C'est compris sur les questions de sécurité y compris sur les questions de sécurité pour vous aujourd'hui ça fait partie aussi des priorités. La question de la sécurité c'est la question des services publics. On a besoin dans notre pays de produire mais aussi de protéger.

C'est la campagne que le parti communiste français mène en ce moment avec des affiches, des tracks, des meetings que je fais. Produire et protéger en France, ça veut dire des services publics qui nous garantissent la sécurité, la tranquillité, mais aussi l'accès aux soins, l'accès à la formation, à l'école. On a besoin de gamins formés, d'ingénieurs, précisément là-dessus, il y a cette proposition de loi contre les déserts médicaux qui arrivent à l'assemblée, une proposition portée par Guillaume Garot. Il veut réguler l'installation des médecins sur le territoire. Le gouvernement ne soutient pas cette proposition de loi.

Est-ce que vous appelez les députés de gauche à voter à voter cette proposition ? Je suis pour pousser le débat au maximum. Nous sommes cosignires de ce texte de loi. Il y a besoin de pousser un petit peu pour faire en s Bah pousser un peu. C'est-à-dire qu'il y a le débat sur est-ce qu'il faut des mesures contraignantes pour inciter les médecins à s'installer dans des déserts médicaux ou pas ? Je pense que il faut pousser un petit peu parce que sinon ça ne se fait pas ça ne se fait pas naturellement mais je crois beaucoup plus dans des mesures incitatif pour inciter les médecins à venir dans les dans les dans les endroits où où il y a pas de médecin aujourd'hui.

Il faut en former beaucoup plus. Il manque de place dans nos facultés, dans nos hôpitaux. C'est le numérus apertus, c'est comme ça qu'il s'appelle. Donc on a du mal à former plus de médecins et donc allons-y, on en a besoin. Donc en l'état vous le votez pas. vous demandez à ce qu'on continue à à débattre. Ah non, on appelle à voter ce texte bien sûr, mais c'est parce que j'entends les j'entends les doutes chez les les chez les médecins, mais aussi chez les étudiants. On a besoin que les nos enfants aient envie de devenir médecin et donc il faut les accompagner. Une question aussi sur le versement d' compte sur salaire.

L'un des députés dit que les Français aimeraient pouvoir recevoir leur salaire à mi-moi ou au moins en percevoir une partie. Est-ce que vous vous dites que c'est une ça c'est un député de la majorité, monsieur Macron. Ça c'est des députés qui trouvent des solutions pour pas augmenter les salaires. Ce que veulent les Français, c'est avoir plus à la fin du mois. C'est pas avoir toutes les semaines. Si les accomentes, ça existe. Mais d'abord, il faut augmenter les salaires. Je trouve que c'est un retour en arrière. C'est un retour en arrière. C'est dans les années 70 que ça a été mensualisé. Sinon, on a qu'à revenir aussi au salaire à la tâche, hein, à la journée ou même à l'heure.

Non, mais c'est on n'est pas des tacherons, on est des salariés, on est des ouvriers, on est des on veut on veut gagner un salaire correct à la fin du mois après avoir bien travaillé et les Français, on leur demande de travailler beaucoup, même plus longtemps. Donc, d'abord payez-nous correctement et c'est ce que nous demandons. Un dernier mot sur le MAKUPA. Vous disiez, il devrait faire un meakulpa Géraldo Darmanin. Il en fait un sur le fiasco de la finale de la Ligue des Champions qui avait opposé Liverpool au Real Madrid au Stade de France en 2022.

Il avait affirmé à l'époque que ce qui avait causé ce fiasco, c'était le comportement des supporters anglais, la vente de milliers de faux billets. Il reconnaît aujourd'hui que ça n'était pas le cas. Mieux vaut tard que jamais. Oui, mieux vaut tard que jamais. Mais j'aimerais bien qu'il fasse son méaculpa sur la mauvaise politique qui est menée en France en matière de sécurité, tranquillité publique. Donner des moyens, donnons des moyens. à nos policiers, à nos gendarmes, à nos enquêteurs pour qu'ils puissent justement lutter contre tous les trafics, s'attaquer au gros bonnets, s'attaquer à la au blanchiment de l'argent. Euh c'est ça qu'il faut.

Si on met pas plus de bleus dans la rue, mais aussi plus de moyens d'enquête, plus de moyens pour aller chercher l'argent dans les paradis fiscaux, on sera toujours gangrainé par des trafics. Merci Fabien Roussell, secrétaire national du Parti communiste français et je recommande votre dernier livre, le parti prix du travail. On en a on en a effectivement entendu un un morceau de votre plédoyer pour ce travail et pour l'argent. Il y a pas de problème d'argent. Il est 8h52, vous êtes bien sur EAMC BFM TV. Et sur BFM TV, on accueille tout de suite Louis Sarkozi. Bonjour Louis Sarkozi. Bonjour madame, soyez le le bienvenu.