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interviewSud Radio (sur YouTube)· 5 janvier 2026 22 min

Capture de Maduro : débat Guilhem Carayon (UDR) x Alma Dufour (LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Akili 0826 300 événement majeur, ce coup de force de Donald Trump au Venezuela vous fait réagir ce matin sur l'antenne de Sud Radio et c'est et c'est bien normal. [musique] S'agit-il d'un nouvel ordre mondial qui s'installe sous nos yeux, équivaut pour les trois grands blocs, hein, États-Unis, Russie et Chine, où ne serait-ce que un épisode de plus dans l'histoire de on va dire relativement récente de l'humanité.

Pour en [musique] débattre, Emmanuel Macron aussi, c'est la question qui est posée. Devait-il condamner Donald Trump ? Nous en débattons ce matin avec nos deux invités.

Alma Dufour, bonjour. Bonjour. député la France insoumise de scène maritime et Guillem Caraon.

Bonjour. Également vice-président délégué de l'UDR. Je commence par vous Alma Du.

Je rappelle hein la position du président Emmanuel Macron qui au fond c'est son communiqué qui est arrivé certains ont dit un peu tardivement qui il aurait pu prendre plus de temps vu à quel point il était nul qui qui [rires] allez ça commence bien qui dit qu'au fond que le peuple vénézuolien s'est débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro qu'il ne peut que s'en réjouir mais qu'il fallait une transition démocratique au Vénuia. Quel est quel est votre regard là-dessus ce matin ? Elma du four.

Bah honnêtement que ce tweet se qualifie, se communiquer et les expressions du président se qualifie d'emblé pour le concours des plus larges expressions de l'histoire politique de notre pays et même du monde. Enfin, c'est-à-dire qu'il a même pas nommé le pays en question qui a attaqué le Vené et qui n'appé son président, c'est-à-dire les États-Unis sur les réseaux sociaux. C'est absolument affligeant.

C'est affligeant. Il n'explique pas aux françaises et aux français les vraies raisons de cette invasion. En faisant ceci, il ne évidemment il laisse croire qu'il y aura une transition démocratique soutenue par le peuple vénézuélien.

Alors que ce qu'il ce qui se passe sous nos yeux, c'est une invasion pour capter la rente pétrolière absolument gigantesque du Vené. Et le président Trump ne s'en est même pas caché puisqu'en 2003 2023, on le retrouve en train de dire exactement ce que je suis en train de vous dire. C'estàd que c'est pas comme si il avait pas laissé plein de preuves de ses intentions réelles et qu'il avait pas enchaîné ensuite avec le Groenland, excusez-moi, le Mexique, la Colombie.

Donc ça a rien à voir avec juste le Venezuela et sa transition démocratique. Quelle est votre position à la France insoumise pour bien la comprendre ? Hm hm.

Quelle est votre position exacte ? Ah mais pour elle est assez simple he pourtant. C'est c'està-dire qu'il y a un droit international droit international qui a été qui a été élaboré par les États après la deuxième guerre mondiale justement pour éviter que des massacres de masque des génocides soient commis, que des invasions soient commies, que des escalades meurtrières qui ont coûté la vie à des millions et des millions et des millions de citoyens se reproduisent.

Et donc en fait, il y a un un quelque chose d'assez simple en fait qui est qu'une puissance étrangère n'a absolument pas le droit de son propre chef d'envahir un pays queles que soient les raisons fallacieuses ou réelles qu'elle qu'elle invente sur le régime sans et que le seul pardon et que le la seule entité internationale qui a un droit de regard sur l'envoi des forces armées dans un pays étranger, ça s'appelle l'ONU, grande découverte. C'est ça la la position de la France insouie. Et vous appelez au retour de Nicolas Maduro à la tête du Venezuela ?

Ben, j'appelle surtout à la transition euh démocratique au Venezuela, au fait que les euh gouvernants qui sont encore en place et qui sont en fait du tvisme aussi hein, issu du tvisme, soit euh qu'on les laisse gouverner. Évidemment, la libération de Nicolas Maduro qui ne peut pas être tenu puisque les charges qui sont retenues contre lui sont parfaitement fallacieuses. Là encore, excusez-moi, mais le Venezuela produit moins d'un % de la cocaïne mondiale.

Donc quand on vous dit que c'est une histoire de drogue, c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. Je le dis comme je le pense. Donc déjà, il faut qu'il soit libéré et ensuite qu'une transition soit organisée au Venezuela mais surtout sans les sales pattes, excusez-moi, des États-Unis qui ne sont là pour voler leur pétrole.

Guillem Carayon, on on peut s'interroger longuement sur ce qui constitue sûrement une violation manifeste du droit international par les États-Unis. La réalité et la bonne nouvelle de l'affaire, c'est quand même que le peuple vénézuélien est libéré libéré d'un tyran, libéré d'un dictateur. Je rappelle quand même la situation économique au Venezuela sous Maduro et sous sous Chavez.

C'est un seuil de pauvreté qui est immense. Il y a 80 % des Vénézuéliens qui vivent sous le seuil de pauvreté. Vous avez un salaire minimum par mois qui a 1 dollar. un dollar par mois, vous avez un quart de la population bangade.

Personne 2 minutes. Vous avez un/4 de la population au Vénézuela qui a dû fuir le pays. Vous avez un autre quart de la population qui vit dans des conditions humanitaires indignes, c'est-à-dire qui a pas accès à l'eau potable, qui a pas accès à la nourriture, qui a pas accès au médicaments.

Vous avez un régime politique et un régime tyrannique avec Maduro, c'est-à-dire l'opposition est réprimée, les manifestations sont réprimées. a été élu euh suite à une élection présidentielle où la l'opposante qui était la favorite de l'élection a été rendue inéligible pour 15 années qui a dû s'exiler dans un autre pays. Vous avez 18000 prisonniers politiques, 18000 personnes qui ont dormi en prison pendant des années parce que Nicolas Maduro l'avait exigé.

Donc moi je je crois qu'au lieu de s'interroger sur des règles qui parfois sont désuettes dans notre dans le droit international, faut d'abord regarder les scènes de liè que vous avez au Venézuela avec des millions de Vénézueliens qui sont heureux de voir qu'un dictateur, un bourreau sanguinaire a quitté le pays. Bas du four. J'espère que vous allez pas vous faire mal au genou à force d'être à quatre pattes comme ça.

Mais c'est hallucinant ce que vous racontez. Alors les scènes Non mais excusez-moi, excusez-moi les scènes de liè ça a été démontré en fait sont des fausses vidéos, des vidéos qui datent il y a plusieurs années. Là il y a en ce moment même des manifestations contre c'est ça s'appelle un coup d'état ce qui est en train de se passer contre le coup d'état que monsieur Madurau et une dérive autoritaire autocratique au Venezuela là je pense que personne le conteste mais là ce que vous êtes en train de vous taisez-vous s'il vous plaît.

Non c'est trop sérieux pour pour dire n'importe quoi. Ensuite, non, excusez-moi. Ensuite, ce que vous racontez sur la pauvreté sur la pauvreté des Vénezuéliens, c'est tout à fait vrai, mais vous oubliez quand même l'éléphant dans la pièce, c'est que les États-Unis ont mis des sanctions sur le Venezuela depuis 2005 que ce qui est en train de se passer, c'est que justement depuis 3 ans, le Venezuela était le pays qui avait le plus grand taux de croissance de l'Amérique latine.

Mais ça personne le dit s'il allait vérifier, travaillez s'il vous plaît ou alors laissez-moi parler. Et ensuite, vous pensez qu'en laissant les entreprises américaines, pardon, vous pensez qu'en laissant les multinationales américaines voler le pétrole des vénézuélien comme elle le faisait avant qu'il soit nationalisé en 1976 à leur pur profit puisque les multinationales américaines, laissez-moi finir en 1976, messieurs, laissez-moi finir. Encore une fois, quand on connaît rien sujet, on se tait.

Donc avant 1976, les je vous explique, les multinationales américaines géraient le pétrole vénézuélien, elle s'apparait à elle toute seule. la moitié du revenu de la moitié de la population vénéuelle. Ce qui est en train de se passer, monsieur, pour que vous comprenez bien géopolitiquement ce qui est en train de se passer parce que comme je vous l'ai dit, le Groenland va suivre.

Donc nos amis danois, ils sont bien contents qu'on en parle quand même, le Mexique pourrait suivre et cetera. Ce qui est en train de se passer, c'est que les États-Unis sont une situation économique très compliquée. Ça fait un an que j'alerte sur tous les plateaux pour l'expliquer.

Très compliqué pour deux raisons. Le pic de production pétrolié aux États-Unis, il est déjà passé. Deuxième raison, la Chine est en train d'essayer de se débarrasser de l'influence du dollar et commence à contracter avec des pays comme le Venezuela, monsieur Akili, justement il y a 2 ans comme le Venezuela pour en fait échanger le pétrole en dehors du dollar.

Non, monsieur, c'est très important ce qu'il faut comprendre, c'estàd que les États-Unis sont prêts à mettre le feu partout dans le monde pour éviter que le dollar ne perde son hégémonie. Pour vous répondre, Guillem Carayon, mais juste pour que vous précisiez les choses, vous dites une transition politique avec le pouvoir chaviste en place. Je suis désolé.

Oui. Non mais je vous rappelle que Edmundo Gonzalez a gagné l'élection en 2024 et que monsieur Nicolas Maduro est resté en place contre le vainqueur. La vraie transition ce serait que le vainqueur de 2024 prè pense qu'à ce stade se serait réorganisé des élections vu tout ce qui s'est passé.

Ah bah oui oui. Vous êtes d'accord que ce n'est pas vous avez dit tout à l'heure que c'était le pouvoir chavis qui devait assurer cette transition là. Mais écoutez vous vous préférez les coup d'état non mais allons envahir l'Arabie Saoudite allons envahir le Qatar.

Enfin je veux dire voulais corriger ce que vous disiez tout à l'heure. Oui parce qu'en 2024 il y avait un autre vainqueur. Non mais la question n'est pas là.

La question c'est que là il y a un gouvernement qui est en place. La question c'est qu'il y a des manifestations monst dans la rue et la question que les seules personnes qui sont aujourd'hui légitimes monsieur puisque les États-Unis a organiser cette transition démocratique elle se trouve au Venezuela au gouvernement pour l'instant Carot que que les États-Unis reviennent à leur tendance très naturelle à l'impérialisme ça il y a aucun doute. On l'a vu il y a quelques mois on l'a vu il y a quelques mois en matière commerciale en matière douanière une politique tarifaire très agressive à l'égard de l'Union européenne.

Là, c'est le cas pour des raisons qui sont politiques, économiques, même géostratégiques. Le le Venezuela là a des relations économiques étroites avec la Russie, avec l'Iran puisque c'est le sous-traitant le sous-traitant dans la fabrication de drone et avec la Chine, j'y viens, en matière d'exportation de pétrole. Et oui, effectivement, c'est le premier pays en terme de réserve de pétrole au monde et pour autant, vous avez une population qui a été éloignée de cette source de richesse puisque vous avez un taux de pauvreté qui est aussi important.

Ce qui prouve bien qu'il y avait une oligarchie au pouvoir. Ce qui prouve bien qu'il y avait une caste au pouvoir qui s'en mettait plein les fouilles, qui s'en mettait plein les fouilles mais qui parvenaient pas à répartir la richesse. Le taux de pauvreté, le taux de pauvreté aux États-Unis est pas vraiment le même.

É par rapport à tous les pays occidentaux et par rapport à nous et je trouve que vous leur serz bien les pontes pour un pays où les inégalités sont revenus au niveau des années le revenu moyen aux États-Unis est 1500 fois au-dessus. Le revenu minimum aux États-Unis est 1200 fois au-dessus qu'au Venezuela. Pas grâce à monsieur Trump.

Bah 1200 fois audessus en tout cas. Donc moi je je crois qu'on peut euh évidemment s'interroger sur ce qui va se passer ensuite au Venezuela et il faut absolument que l'Union européenne, la France, la voie de la France porte pour qu'on ait des nouvelles élections, pour qu'on ait un retour vers un un respect de la souveraineté des Vénézuéliens. Mais la réalité, c'est que le monde a changé en fait et que la politique européenne de naïveté qui consiste à croire que on va exporter nos valeurs dans le monde entier, ça n'existe plus.

Aujourd'hui, c'est la loi du plus fort et les États-Unis le prouvent encore. Là-dessus, vous êtes d'accord tous les deux. C'est c'est la règne de l' du fo ces sur ces euh questions tous les deux.

On on se retrouve dans un instant. N'oubliez pas 0826 300, vous intervenez dans dans ce débat de la vérité en face sur l'antenne de Sud Radio. À tout de suite.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aquili. 9h47 la vérité en face consacrée évidemment ce matin à ce coup de force de Donald Trump au Venezuela et ses conséquences.

Je rappelle que Nicolas Madura va être présenté aujourd'hui devant un juge à New York et que le le Conseil de sécurité des Nations- Unies doit se réunir ce matin sur la question Guillem Caraillon. À quoi sert l'ONU ? Je crois que les règles onusiennes sont aujourd'hui désuettes.

Quand vous regardez la charte de l'ONU qui interdit l'intervention armée des États-Unis au Vénézuela, on vous dit que l'intervention a pu être autorisée en cas de légitime défense. Donc là, on y était pas, c'est pas caractérisé. Ou alors si les Américains avaient obtenu un mandat express du Conseil de sécurité des Nations-Unies à l'unanimité à l'unanimité s'il y avait une atteinte à la paix dans le pays concerné au Venezuela.

Est-ce que vous imaginez une seule seconde que les États-Unis aient pu obtenir un mandat d'un conseil de sécurité avec les Chinois et les Russes euh qui ont la possibilité de mettre un droit de véto ? C'est absolument impossible. Donc ça vous prouve bien à quel point les règles onusiennes aujourd'hui sont devenues des par rapport au monde dans lequel on vit.

Et et moi je et effectivement je je crois au droit international s'il est bien appliqué euh les règles du droit international qui ont été dictées après la Seconde Guerre mondiale, elles sont bonnes si elles garantissent la paix aujourd'hui. En c'est qui devait supplanter le la SDN qui avait échoué hein. Oui mais en fait quand vous avez des règles de droit international qui aujourd'hui protègent des tyrons, protègent des bourreaux plutôt que protègent les peuples, bah on peut s'interroger sur la pertinence, sur la légitimité de ces règles.

Non mais attendez, c'est le problème, c'est pas les règles. Mais vous vous interrogez là-dessus, il a du fond aussi des règles c'est fait pour être changé monsieur monsieur Bien sûr mais dans quel dans comment on va pouvoir changer ses règles au moment où euh l'Union européenne d'ailleurs qui est le seul acteur dont vous avez pas parlé vous monsieur Akili en début d'introduction et justement c'est bien inquiétant parce que en fait le seul acteur qui pourrait un rôle justement non aligné c'est là la position de la France insoumise entre les grandes puissances qui on va pas se mentir sont en train de faire une escalade géopolitique majeure. c'est-à-dire les États-Unis, la Chine, la Russie.

Justement, s'il n'y a pas euh d'intermédiaire qui se respectent, qui construisent son indépendance stratégique et qui mettent les gens autour de la table pour changer ses règles, ça n'arrivera pas parce qu'aujourd'hui il y a plus de règles. C'est la loi du plus fort. Et je vous donnerai un autre exemple parce qu'il y a pas que l'ON monsieur il y a pas la convention pénale ce que vous dites vous non parce que ce que vous dites est intéressant.

Vous dites non alignement mais est-ce que vous pensez que messieurs Trump, Poutine et Xingping vont trembler devant une Europe non alignée ? C'est une vraie question. Alors, on leur demande pas de trembler devant nous.

On demande déjà à madame Van Derleyen de pas vendre nos intérêts aux États-Unis. C'est quand même deux choses différentes. Personne n'est à la France insoumise, notamment dans une logique béliqueuse.

On est dans une logique de recréation de liens et de désescalade. Il s'agit pas de faire trembler monsieur Trump ou monsieur Shijing Ping avec les les 300 têtes nucléaires françaises. C'est pas de ça qu'on parle, monsieur.

On parle juste que nous-même on est censé protéger nos intérêts stratégiques et notre indépendance, ce qu'on ne fait absolument pas. parce qu'au moment où on est en train de parler du Venezuela et de et de et encore une fois de sa plus grosse réserve pétrolière mondiale, on oublie quand même que le Pentagone et monsieur Trump ont une note stratégique où il est marqué noir sur blanc, l'Union européenne agit contre ses intérêts, elle se laisse grand remplacer. Nous allons aider l'Union européenne à changer et à agir pour le mieux.

C'est marqué noir sur blanc qu'ils ont décidé en fait de se mettre dans les affaires démocratiques d'absolument tous les pays du monde, y compris nous. Donc à un moment donné, il va falloir se réveiller et c'est ça qu'on dit. Oui.

Et quand vous dites non alignement, très concrètement, quand on voit que c'est la loi du plus fort aujourd'hui qui qui prévaut pour ces trois grands blocs, très concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Ça veut dire déjà concrètement protectionnisme industriel et défense indépendante européenne, y compris dans le matériel. Parce que pourquoi on est contre l'augmentation brutale du budget de la défense aujourd'hui ?

Parce que 65 % de cet argent, il par où ? Dans les poches des États-Unis puisque c'est eux qui fabriquent les armes. Pareil pour la signature du traité de libre échange entre les États-Unis et l'Union européenne.

Les États-Unis nous forcent à acheter deux fois plus de gaz de chis que ce qu'on achetait avant. Deux fois plus cher. Ils sont en train de mettre l'économie européenne à genoux.

Donc déjà si on commençait par protéger les intérêts de nos industries, de nos agriculteurs et à reconstruire une défense autonome, là on pourrait parler. Il s'agit pas d'aller attaquer les autres mais de dissuader déjà les gens de nous attaquer ce qui est déjà pas mal dans le contexte. Il Carillon.

Moi ma conviction c'est qu'on est respecté si on est fort et et l'Europe aujourd'hui a plus voix au chapitre parce que l'Europe ne pèse plus par rapport à des puissances impérialistes comme effectivement euh la Russie, la Chine et les États-Unis. Et la France ne pèse plus en Europe parce que la France ne pèse plus face à l'Allemagne. Et vous avez longuement parlé euh de l'accord commercial avec le Mercur.

Euh la réalité de cet accord, c'est que c'est l'Allemagne euh qui a gain de cause. C'est l'Allemagne qui va exporter ses bagnoles et nous on va devoir importer des produits qui respectent aucune de nos normes environnementales et sociales. Des produits pourris qui vont pourrir les assiettes des Français parce que la France n'est pas respectée en Europe.

Donc en fait, on fait partie d'un continent qui est en train de se déclasser par rapport au monde et nous on est un pays qui se déclasse par rapport à l'Europe. Donc je crois que c'est ça la réalité aujourd'hui de la situation. Mais encore une fois, soyons pas naïfs.

C'estàd que la croyance européenne qui consiste à penser qu'on va exporter nos valeurs que nos principes de paix, nos principes nos principes qu'on a voulu faire respecter pendant des années aujourd'hui en fait ils sont plus écoutés par par les Américains, par les Chinois. Ils en ont rien à faire. Et l'Europe aujourd'hui se contente de réglementer, de mettre toujours plus de normes quand les autres invent, quand les autres produisent, quand les autres sont en train de créer les géants du numérique, les gants de l'intelligence artificielle.

Bah moi j'ai sentim parle de guerre et d'une économie américaine qui malgré l'innovation en train de se fracasser. C'est ça que je suis en train de vous dire avec tout le respect que je dois à tout le monde. C'est exactement ça que je suis en train de vous dire.

Les États-Unis sont dans une bien plus mauvaise posture économique que la France. Ils ont aujourd'hui ils ont aujourd'hui une dette colossale privée comme public. Si ils perdent l'influence du dollar, mais essayez juste essayez de comprendre ça.

Si ils perdent l'influence du dollar, il s'effondre économiquement. C'est ça que j'essenchon répète lui-même que la dette publique n'est jamais un problème. Mais là, je vous parle de la dette privée notamment et de la dette publique effectivement mais qui est bien plus det privé à l'égard de leur fond de portion à eux.

Nous notre dette c'est à l'égard de leur fond de portion. Beaucoup plus élevé bien plus élevé que celle de la France. le service de la dette américain, c'est-à-dire richesse produite qui doit être engagée pour rembourser la dette autour de 20 % du PIB américain.

Nous, on est qu'à 8 %. Je vous donne des chiffres concrets. Les États-Unis, on a l'impression qu'ils sont ils sont toujours en bonne forme.

Ce n'est pas vrai et il faut bien comprendre toutes les actions de Donald Trump de prédation de ressources vers le Groenland, vers le Venezuela, bientôt vers le Mexique et en compétition monétaire avec la Chine. Il faut le voir comme ça. Ils seront prêts à mettre le monde à feu et à sang pour sauver leur économie.

Mais la Chine qu'en s'implant dans un très grand nombre de pays, quels que soient les continents eux aussi les Chinois sont dans une forme de prédation des ressources dans les pays étrangers. Tout le monde fait ça. Les grandes puissances font ça.

Ce que fait la Russie en Ukraine, c'est une tentative de holdup sur un pays qui est riche. C'est ce que font les États-Unis en Ukraine, c'est exactement la même chose. Vous savez que tous les fonds de pension américains sont aujourd'hui en train d'essayer de s'approprique posé ce matin, c'est bien de s'indigner, mais quand vous dites non alignement, j'entends ce que vous dites, mais très concrètement face à ces trois blocs qui utilisent la force désormais pour pour s'étendre.

B la Chine n'a pas envahi par exemple le Congo pour lui piquer son cobalt. Effectivement, la Chine a une stratégie de prédation minière qui est claire. Tout comme laation de Taiwan, excusez-moi.

Oui. Non, mais Taïwan c'est particulier. C'est pas pour envahir les ressources taïwanaises.

Pardon. Il y a il y a du cobalt à Taiwan, il y a du titane comme en Ukraine, il y a du Tata, il y a des il y a 20 % des terres arabes européennes. Aujourd'hui, ceux qui sont en train de dépesser plusieurs pays pour leurs ressources, ce sont les États-Unis et la Russie avec l'Ukraine.

Il y a des technologies monsieur, mais on parle pas de la même chose. Non, mais on parle pas de la même chose. Mais quoi qu'il en soit, c'est pas bien ce qu'ils vont faire à Taïwan.

J'ai pas dit le contraire, mais ne mettez pas tous sur le même plan. Là, on parle Non, là, on parle de pays qui sont en train carrément d'envahir des pays pour leur voler leurs ressources. C'est ce qui est en train de se passer en Ukraine entre le deal russeau États-Unis, quoi qu'on en pense, c'est exactement ça.

La Russie va partir avec une partie du gâteau, mais les fonds de pension américains, Black Rock et cetera sont déjà en train de négocier comment s'approprier le maximum d'actifs ukrainiens. Ce ne sont pas les amis des Ukrainiens, ce ne sont pas les amis des peuples. À un moment donné, il va falloir s'en rendre compte.

Donc non alignement, mais encore une fois, moi je j'ai pas d'autres réponse que de vous dire qu'on est peut-être pas en taille aujourd'hui militaire de faire la guerre ni à la Chine, ni aux États-Unis, ni peut-être même à la Russie quand on voit comment on était incapable de supplanter les États-Unis sur le front ukrainien. Par contre, l'Union européenne reste une des plus grandes puissances économiques mondiales du moment qu'elle le réalise et qu'elle accepte de se protéger. Votre conclusion est la vôtre, Guillem Caraillon.

Bah moi j'ai le sentiment que vous avez une indignation à géométrie variable. C'est-à-dire que quand c'est des régimes qui sont en réalité vos alliés objectifs, c'est-à-dire le Venezuela, peut-être demain Cuba euh qui tombe là effectivement parce que c'est l'extrême gauche au pouvoir parce que c'est un système oligarchique, parce que c'est un système corrompu, là vous avez aucun problème. En revanche la Taiwan qui est régime de dire que je condamnais la potentielle invasion régime démocratique vous trouvez des circonstances atténuantes celles que vous voulez mentionner n'est pas invahi pour l'instant donc on en reparlera quand ce sera le cas je viens dire que j'étais pas d'accord donc je tous les cas ça fait débat merci à tous les deux du député la France insoumise de scè maritime et Guillem Caraillon vice-président délégué de l'UDR d'avoir débattu hein sur ce coup de force de Donald Trump et ses conséquences on n'a pas fini en parler.

Bonjour à vous Valérie Expert. Bonjour Jean-François. Merci beaucoup.

Bonjour à vous. Bonne année. Oui, bonne année.

Heureuse de vous de vous retrouver, de retrouver nos nos auditeurs. Ça ne commence pas en douceur avec un 10h midi remagé, repensé. Vous allez voir, vous allez découvrir une nouvelle formule, les débats à 10h30.

À 10h, Félix Mathieu qui sera là [musique] pour c'est quoi le problème ? Vous connaissez bien ? Absolument.

Et évidemment, dans les débats, nous allons revenir euh bah sur ce dont vous venez de parler, le coup de force de Donald Trump, l'ordre mondial est-il remis en question ? On va parler également de ce Drive January. Est-ce que vous allez euh pratiquer ce Dry January ?

C'estàd arrêter. Oui. Oui.

Pourquoi ? C'est terrible. Je sais pas.

Et puis et puis l'électricité donc - 5 % de qui se moqueon ça correspond à peine quelques euros. On reviendra sur tous ces sujets avec vous et plus que jamais, vous avez la parole sur Sud Radio 0826 300 et bonne émission. Nouvelle formule.