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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 5 octobre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheBudget & impôts

Mouvement lycéen : Xavier Bertrand annonce que “la dotation dans les Hauts-de-France va augmenter”

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiquePromesse
    « j'ai décidé dès maintenant et pas dans quelques mois de l'augmenter. Donc, cette dotation globale de fonctionnement, elle va augmenter dès maintenant et au final, elle augmentera comme c'était prévu. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « il faut la modifier en profondeur ou la remplacer. Et puis derrière, vous pouvez y ajouter le remplacement des professeurs, les moyens consacrés à l'éducation. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « s'il y a un problème aujourd'hui dans un lycée, c'est moi le responsable parce que je suis président du conseil régional »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Je considère les lycéens de la région comme mes enfants et j'ai pas envie qu'il y en ait un seul qui dorme dans une chambre moisie ou qui prenne sa douche dans une douche qui est moisie. »
  • 3:37Invité politiqueFait
    « ma responsabilité, notre responsabilité, c'est de les améliorer. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « il y a aucune violence, il y a aucune dégradation qui règlera quoi que ce soit. »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand100 %

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Xavier Bertrand

On va aller écouter Xavier Bertrand, président de la région Haute-Fance qui s'exprime. On va l'écouter tout de suite sur France Info en direct qui s'est produit à Lance ce matin. J'étais en contact avec le maire de Lance, j'étais en contact aussi avec le préfet du du Pety. Il y a donc une enquête de l'IGPN qui a été qui a été lancée. Mais c'est c'est c'est un drame c'est un drame absolument terrible et on a à parler avec les jeunes. Bon là ce matin aujourd'hui nous votions la la dotation globale de fonctionnement de la région. Ça veut dire les moyens qui sont donnés aux établissements pour pouvoir fonctionner.

Et le sujet c'est la région va donner autant, elle va donner moins, elle va donner plus. Notre système de calcul aujourd'hui, il était pas suffisamment clair et transparent et créer de l'inquiétude. Donc, j'ai décidé dès maintenant et pas dans quelques mois de l'augmenter. Donc, cette dotation globale de fonctionnement, elle va augmenter dès maintenant et au final, elle augmentera comme c'était prévu. Mais au moins on va le dire maintenant de façon à ce que ça évite toute interprétation et tout problème. Et il faut regarder les choses telles qu'elles sont aujourd'hui. Il y a un véritable malaise de ces jeunes et que ça plaise ou non, il faut aussi savoir les entendre.

Vous savez quand on parle du classement PISA, il y a pas qu'à nous ça parle par rapport à nos enfants. Ça leur parle aussi à eux. Il voit bien que leur avenir est totalement incertain, que la qualité de l'enseignement, de l'éducation s'abaisse et qu'au final pour leur orientation, va falloir se remettre à une plateforme qui s'appelle Parcours Sub dont je dis depuis des années, qu'il faut la modifier en profondeur ou la remplacer. Et puis derrière, vous pouvez y ajouter le remplacement des professeurs, les moyens consacrés à l'éducation. Ils me l'ont dit, il y a plein de sujets qui dépendent pas forcément de vous, mais pour ceux qui dépendent de vous, on veut des réponses.

Et les sujets qui dépendent de nous, c'est quoi ? C'est la façon dont les établissement fonctionne, c'est le chauffage, c'est l'entretien, c'est aussi la qualité des bâtiments, c'est la qualité des restaurations. Ils me disent "Dans tel ou tel lycée, il y a un problème." Bon bah s'il y a un problème aujourd'hui dans un lycée, c'est moi le responsable parce que je suis président du conseil régional et donc on doit améliorer les procédures pour pas avoir le sentiment qu'on fait bien et que le sentiment que c'est pas bien partout. Donc j'ai proposé plusieurs choses.

Je leurais proposé tout d'abord qu'on lance qu'on qu'on mette en place une sorte de plateforme nouvelle génération réseaux sociaux ou pas pour qu'ils puissent nous interpeller en plus pas à la place parce qu'ils ont dit c'est pas notre boulot de le faire à la place des gens de la région ou des gens des lycées qu'il puisse nous interpeller quand il y a un problème dans un établissement. On nous a dit qu'il pouvait y avoir des problèmes de restauration à tel endroit, que des jeunes dormaient dans le moisi.

Très honnêtement, je considère les lycéens de la région comme mes enfants et j'ai pas envie qu'il y en ait un seul qui dorme dans une chambre moisie ou qui prenne sa douche dans une douche qui est moisie. Donc ils auront la possibilité de nous saisir. Je vais en parler avec d'autres jeunes. Au début ils se posaient la question puis à la fin ils me disent "On prend, on prend quand même si ça améliore un peu les choses." La deuxième chose, c'est que on leur parle pas assez souvent. Moi, je leur parle quand je vais dans des établissements. Il y a des discussions au conseil d'administration, mais c'est pas encore ce qu'il faut. J'aurais proposé qu'on fasse département par département.

Est-ce qu'on prend les délégués par conseil d'administration et qu'on ait plusieurs réunions lents pour qu'on parle des sujets qui dépendent de la région et puis quand on décide de faire des travaux importants dans les lycées, est-ce que là aussi ils sont vraiment associés ? La vérité c'est qu'ils sont pas aussi associés que le sont les gestionnaires, les proviseurs et les équipes techniques. Donc ça aussi ça peut être une façon de faire. Ils m'ont dit ça aussi on prend. Ils vont certainement parler entre eux. Ils vont certainement euh nous faire d'autres propositions, mais c'est deux premiers sujets.

Et j'ai l'intention également pour tous les problèmes qui sont remonté à l'occasion de ce mouvement de leur donner des réponses. C'est à eux de me dire soit avant les vacances scolaires de la Toussin, soit juste au lendemain des vacances de la Toussin pour qu'établissement par établissement, on puisse leur apporter des réponses. On met de l'argent, on pense faire bien et visiblement, ils nous disent qu'il y a des choses à améliorer. Alors, ma responsabilité, notre responsabilité, c'est de les améliorer. peut pas dire en permanence que les jeunes aux jeunes génération c'est ce qu'on a de plus important et ne pas accorder le dialogue nécessaire.

Maintenant une chose est certaine qu'à un moment donné, je l'aurais dit, il y a aucune violence, il y a aucune dégradation qui règlera quoi que ce soit. Et je le dis aussi très clairement, encore une fois que ça plaise ou non, on dit "Ouais, les jeunes, qu'est-ce qu'ils veulent ?" Les jeunes qui sont à visage découvert, ils veulent parler, ils expriment quelque chose. Il faut savoir effectivement les entendre. En revanche, on ne peut rien régler par la violence, que ce soit vis-à-vis des biens ou vis-à-vis des personnes. Ça, c'est un point sur lequel je dois être aussi très clair.

C'est aussi le respect, le respect à la fois des conditions d'éducation et c'est tout simplement le respect de l'ordre. C'est aussi simple que ça. Maintenant, encore une fois, ce mouvement, il dit quelque chose de notre jeunesse. Vous y ajoutez les craintes géopolitiques. On a même parlé de pouvoir d'achat, de niveau de vie. pour eux plus tard, il y a la question du climat et vous ne pouvez pas faire en sorte de passer à côté des revendications de cette génération. Voilà ce que j'ai voulu indiquer. Il y a des points sur lesquels on éétait pas d'accord parce qu'à un moment donné, on dit qu'il y a des messages à passer au préfet.

Les préfets, le préfet du nord, le préfet du Pas de Calais, préfet du Pas de Calais que j'ai eu tout à l'heure, à chaque fois leur préoccupation avec ces mouvements, c'est la sécurité. C'est la sécurité des jeunes, c'est la sécurité de l'ensemble des personnels et quand je dis ça, c'est à la fois faire attention aussi aux conditions dans lesquelles tout ça se déroule et c'est vraiment la préoccupation des des représentants de l'État dans cette région. Voilà ce que je pouvais vous dire. La réunion dans juste dans l'ambiance. Voilà, [raclement de gorge] on vient d'écouter Xavier Bertrand, le président de la région Haute-Fance qui s'exprimait donc sur ses colères lycéens.

Serimino, on a on entend notamment hein le président de la région qui dit "Évidemment, les lycées ça dépend de nous, les dotations vont être augmentées, il va falloir écouter ces jeunes même si bien sûr la violence ne justifie rien." Oui, et c'est vrai que en parlant des régions, on l'évoquait déjà en milieu de semaine dernière en disant pourquoi le gouvernement ne convoque pas les présidents de de ces exécutifs là. Ce sera fait par visoconférence demain avec le ministre de l'éducation nationale et d'autres ministres.

Et on nous dit que mercredi entre 15h30 et 17h au niveau du premier ministre, il y aura un nouvel échange avec les présidents de région parce que clairement Xavier Bertrand l'a rappelé, euh le bâti, le fonctionnement ou la restauration sont des éléments des compétences euh des régions. Mais en dans le même temps, euh on a on a vu ce matin la réaction des différents présidents de région qui disent "Mais le gouvernement est bien gentil, ça fait un mois qu'on essaie de discuter avec eux sur les moyens qui sont enlevés aux collectivités territoriales. en gros 2 milliards 7 sur les trois dernières années et encore priori même si le budget n'est pas voté près d'un milliard cette fois-ci.

Donc on voit bien que c'est un débat là aussi budgétaire mais aussi d'autorité qui se met en place. Et d'ailleurs le Premier ministre le disait hier dans le courrier envoyé à ses différents ministres, il a précisé ni l'État ni les régions ne doivent se renvoyer la responsabilité des difficultés.

Donc une espèce de pacte de nonagression entre les collectivités territoriales qui se plaignent régulièrement de perdre des dotations et effectivement un gouvernement qui veut que ça puisse marcher main dans la main en tout cas sur une des parties des revendications, c'est le bien vivre dans ces établissements et on l'a vu, je prends qu'un exemple Fanny, des examens reportés ou annulés à cause de la canicule, ça fait aussi partie des compétences des régions. Donc c'est ça qui va se discuter demain et mercredi. Laurent FGman vous y réagir ? Oui. Ben d'abord euh justement dans les choix euh que j'évoquais euh il y a eu des choix politiques sur les les bâtis hein.

Par exemple en Île-de-France, la région de Valérie PC a beaucoup subventionné le privé, hein. Les établissements, les lycées privés ont reçu de l'argent en plus de ce que la région était obligée de leur donner. Donc évidemment euh des établissements qui étaient déjà assez privilégiés, on en ont eu plus par rapport à certaines CANI où la situation était catastrophique. Donc ça, il faut quand même le souligner. C'est pas qu'une question d'argent global. parler de la répartition des moyens, pas forcément d'un manque de moyens mais de la répartition. Oui, oui, oui. Euh alors sur les CVL qui évoquait monsieur Bertrand, c'est vrai que ça fonctionne bien.

C'était un un acquis du mouvement de 1990 Lel, conseil de la Vicienne. Oui, tout à fait. C'est quelque chose qui existe. Ils font des initiatives, il y a des élèves qui sont contents. Enfin voilà. Mais le problème, c'est quand on veut passer à une étape au-dessus au niveau rectoral, au niveau national, on a du mal à avoir une représentation lycéenne un peu structurée et qui soit représentative.

Donc le ministre l'a évoqué d'ailleurs tout à l'heure [raclement de gorge] en disant qu'il voulait améliorer c je suis assez sceptique hein et je voudrais terminer sur le fait que globalement quand on voit une série de revendications, c'est toute la réforme blancaire du lycée qui demande à être détricotée, c'est-à-dire parcours sup, la question des spécialités, enfin on se rend compte alors justement il faudra se poser cette question parce que ça fait maintenant plusieurs années que la réforme a été mise en place. On a le temps d'avoir fait un bilan. Ce bilan n'est certainement pas que positif.

Et donc, on se retrouve avec bah la question, faut-il garder cette réforme blancaire ou faut-il la remettre en sur le métier profondément ? Donc là, c'est une réflexion de fond qu' va falloir euh mener Oui, mais qu'on aurait pu avoir avant. Hm. [raclement de gorge] Yeah.