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Interviewyoutube.com· 27 février 2019 4 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Interview d'Olivier ALLAIN, vice président de la Région Bretagne & coordinateur des EGAlim

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Olivier AllainChiffre
    « on sait que 85% de la population manque d'oméga-3 »
  • Olivier AllainFait
    « cette loi qui a été votée en octobre 2017 »
  • Olivier AllainFait
    « la Bretagne est la première région agricole et agroalimentaire d'Europe »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour tirer un bilan, il faudra attendre un peu. Mais il y aura un avant et un après état généraux. C'est la première fois, quand même, sur la Ve République, qu'il y a 14 groupes qui se mettent en place, 35 000 heures de travail pour réfléchir à l'alimentation de demain.

Or, la stratégie qui a été définie n'est pas de jouer l'hyper-compétitivité pour être le moins cher possible, mais plutôt, comme la France a une renommée mondiale en matière gastronomique, c'est plutôt de monter en gamme. Or, aujourd'hui, on sait que 85% de la population manque d'oméga-3, et que le fait de nourrir des animaux avec des tourteaux de lin, avec des févroles, avec des lupins, permet d'avoir des produits animaux, du lait, de la viande, enrichis en oméga-3, et qui vont permettre justement de lutter contre les maladies cardiovasculaires, enfin, tous les bénéfices que peuvent apporter les oméga-3. Donc, il y a une vraie stratégie de montée en gamme, et qui va permettre, quelque part aussi, de justifier un prix payé aux agriculteurs plus élevé que le prix de marché.

Il est évident que l'objectif des états généraux, c'est de pouvoir payer plus cher les agriculteurs. Ça ne se fera pas sur un produit standard, mais sur un produit monté en gamme. Il y a le bio, il y a le non-OGM, il y a les oméga-3, on peut être aussi non-OGM et oméga-3.

C'est une vraie stratégie qui a été définie par l'ensemble de la profession agricole, dans toute sa composante syndicale, agroalimentaire, et que le gouvernement a repris et a acté au travers de cette loi qui a été votée en octobre 2017. Dans les collectivités, nos enfants, nos malades dans les hôpitaux, étaient alimentés avec des produits qui venaient tantôt de Pologne, tantôt d'Espagne, tantôt de l'Union Européenne, avec un bilan carbone pas terrible, avec des qualités moyennes. Une réflexion a été conduite autour de Breizalim pour justement voir comment on peut utiliser nos propres produits, parce que la Bretagne est la première région agricole et agroalimentaire d'Europe.

Et donc est née Breizalim sur l'idée de produire, de consommer dans nos collectivités nos propres produits, mais aussi de consommer des produits montés en gamme. Les oméga-3, le bio, renforcés par le projet de loi des États-Généraux, donc on avait un petit peu anticipé en Bretagne, et ça se met petit en petit en place en sensibilisant les acheteurs, les décideurs, et puis les producteurs également. La place de Bleu Blanc Coeur est tout à fait intéressante pour un segment de marché important au volume.

Savoir aussi que la France est très dépendante des protéines non OGM, OGM pardon, d'Amérique du Sud, d'Amérique du Nord, et que si nous produisons nos propres protéines, ce ne sera pas du soja, ou très peu, ce sera plutôt des lupins, des pois, des févroles, qui sont adaptés à notre climat en France et en Bretagne, et donc qui ont la caractéristique d'être riches en oméga-3. Donc quelque part, on fait deux pierres d'un coup. On remplit les objectifs de compétitivité des agriculteurs et de qualité des produits par les animaux qui sont nourris avec ses propres protéines.

Sous-titrage Société Radio-Canada