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interviewManuel Bompard· 29 juin 2025 46 min

🔴 Manuel Bompard, invité de Questions politiques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, ravi de vous retrouver dans Question politique, l'émission politique du dimanche sur France Interre diffusée sur Franceinfo. La télé, canal 16 et en partenariat avec le journal Le Monde. Fin des discussions, fin du conclave sur les retraites qui a duré 4 mois.

Les partenaires sociaux ne sont pas parvenus à se mettre d'accord. Dialogue de sour, résultat, le PS a retrouvé cette semaine sa liberté de ton et de censure du gouvernement. C'est donc raté pour ce conclave sur lequel François Bairou avait beaucoup parié.

Une méthode, celle de la concertation qu'il affectionne et qu'il envisageait même d'appliquer pour la préparation en ce moment et la fabrication à l'automne de son prochain budget. Comment le Premier ministre espère-t-il avancer désormais ? Va-t-il réussir à passer l'automne ?

Faut-il souhaiter une accélération du calendrier politique ? On en parle avec notre invité Manuel Bompard le coordinateur de la France insoumise. Il est ce dimanche dans Question politique en direct et jusqu'à 13h.

Question politique Karine Becard sur France interre. Bonjour Manuel Bonpard. Bonjour.

Merci d'avoir accepté notre invitation. À mes côtés pour vous interviewer ce dimanche Françoise Fressos du journal Le Monde et Alix Bouillaguet de France Télévision. Bonjour à toutes les deux.

Bonjour. Bonjour. Voilà, on va commencer comme toujours avec vos images de la semaine.

Revenons sur ce qui a marqué l'actualité, sur ce qui vous a interpellé. Manuel Bompard, je commence comme toujours avec vous, avec l'invité en tout cas. Qu'est-ce qui vous a frappé cette semaine en particulier ?

Bah, écoutez, j'ai choisi une photo de la marche des fierté qui a eu lieu hier en Hongrie à Budapest. Euh c'était une marche des fierté qui était interdite par le pouvoir hongrois. Hm hm. et à laquelle d'ailleurs ont participé un certain nombre de d'élus de la France assouise que je veux saluer. pas seulement euh pas seulement hein, il y avait d'autres élus évidemment et surtout il y avait un grand succès populaire parce qu'il y a eu quasiment 200000 personnes qui ont participé à cette à cette initiative et hier c'était aussi la marche des fierté à Paris et je crois que c'est l'opportunité l'occasion de rappeler que c'est un combat le combat pour les droits des personnes LGBT qui d'abord continue qui est loin d'être terminé et qui est menacé par l'extrême droite en France comme dans le reste de l'Europe.

Je rappelle que monsieur Orban il y a quelques semaines tenait une réunion commune dans le Loiré avec madame Le Pen qui disait que dans l'hypothèse où madame Le Pen gagnerait les élections présidentielles en France, il sabrerait le champagne. Et comme on parle beaucoup d'une forme de dédiabolisation du Rassemblement national, je crois que c'est important de rappeler que partout au pouvoir à chaque fois qu'elle l'est l'extrême droite s'attaque en particulier aux droits des personnes LGBT. H la la Commission européenne a bien fait de se mobiliser aussi alors sur le sujet.

On l'a un petit peu entendu. Ah, on l'a entendu si vous voulez, mais je crois que ce qui est surtout important, c'est la mobilisation du peuple qui a dit euh voilà, on n'est pas d'accord avec ça et et je et et c'est important de rappeler que en France aussi, on a besoin évidemment de lutter contre les actes euh homophobes qui ont malheureusement augmenté encore l'année dernière de 5 % et puis de continuer à lutter pour les droits pour faire en sorte que par exemple l'accès à la PMA pour toutes et tous soit vraiment une réalité. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'entraves pour avancer dans la direction de la possibilité de changer de jar devant un officier d'état civil, pas devant un juge comme c'est le cas aujourd'hui.

Que ces combats-là, c'est des combats qui sont encore devant nous. Allez, autre image de la semaine, la vôtre. Alix Bouyagué, retour en Iran avec vous.

Oui, sur cette image, on peut voir deux photos satellites du site nucléaire dispar au centre de l'Iran. euh de photosatellites avant et après euh les bombardements. Selon le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique, ils ont provoqué des dommages important mais pas complet.

Mais euh que pensez de la position française sur la séquence Moyen-Orientale récente ? une position en essuieglace avec des revirements successifs. Emmanuel Macron dit d'abord Issraël a le droit de se défendre et il dit ensuite Issël doit arrêter les frappes.

Idem pour les frappes américaines. Emmanuel Macron commence par les soutenir puis insiste sur leur absence de l'égalité en décalage avec ses homologues européens notamment le chancelier allemand qui lâche qu'Israël fait le sale boulot pour nous. Un et en même temps diplomatique qui a de quoi déboussoler car au-delà de cet épisode ces messages souvent brouillés. pose la question de la cohérence diplomatique d'Emmanuel Macron au Moyen-Orient.

Il a tenu son rang, il a manqué de vision. Euh on est devenu des figurants, Manuel Bonpard ? Euh oui, tout ça en même temps.

Euh pas pas tout ça en même temps. Évidemment, on est devenu malheureusement où la France en tout cas a une position aujourd'hui qui est une position inconséquente qui souffre d'une illisibilité totale et qui lui empêche de jouer quelque rôle que ce soit. Je vous rappelle que on voit beaucoup sur la scène internationale, pardon, on prend la parole.

Évidemment qu'il fallait Évidemment qu'il fallait condamner l'action euh israélienne puis les bombardements américains tout simplement parce que c'est une violation du droit international et que non, il s'agit pas le concept de guerre préventive qui a été mis en avant par le premier ministre israélien d'extrême droite Netaniao n'existe pas en droit international. Alors du coup, on laisse les Iraniens enrichir leur uranium et noname, on négocie, on fait un accord comme on l'avait fait il y a quelques années parce que ça serait quand même important de le rappeler et je rappelle que cet cet accord a été scrupuleusement respecté jusqu'à ce que Donald Trump pendant son premier mandat décide de un retrait unilatéral des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Et discuter ça suffit pour faire plier Teran.

Vous êtes sûr ? Bah la preuve c'est que quand il y a eu un accord sur le sujet il été respecté parce que quelle autre solution madame la loi du plus fort ? Parce que là, il y a un cessé le feu de Rén avant, c'est une bonne nouvelle.

Mais je rappelle qu'il y a eu 600 morts côté iraniens, 30 morts, je crois, côté israélien. Si si si mais les derniers chiffres sont sont les bons. Euh et que du point de vue de du ralentissement souhaité de programme de développement du nucléaire iranien, même les services de renseignement américain disent que peut-être ça a permis de gagner quelques mois.

Donc ce n'est pas la solution. L'agence internationale de l'énergie atomique dit dommages importants, pas complet. C'est peut-être pas rien quand même quand on on a un pays qui cherche à doter de l'arme nucléaire.

Mais madame, la seule solution si vous voulez faire en sorte que le traité de non prolifération nucléaire soit respecté. D'abord, il faudrait que tout le monde le signe parce que moi je veux bien que Dorénant ça soit à un pays à un état en l'occurrence Israël qui n'est signataire de ce traité donc qui a acquis la bombe nucléaire de manière illégale qu' aille faire la police auprès des autres pays pour leur dire qu'ils doivent pas y avoir accès. Et d'un point de vue du respect du droit international, c'est totalement inconséquent.

Mais la seule solution pour y parvenir et et les dernières années l'ont démontré, c'est qu'il y a qu' a un accord et une négociation. C'est c'est la seule manière qui qui a fonctionné pour l'instant et dès que cet accord a été rompu, bah évidemment le programme de développement a repris a repris son cours. Donc maintenant, il faut retrouver un chemin qui a un chemin de négociation.

Alors évidemment, ça va être plus difficile la négociation maintenant, mais c'est ça qu'il faut faire. Et la France, elle doit jouer un rôle sur ce sujet. Et pour pouvoir jouer un rôle sur ce sujet, y compris les experts en France le disent, eth ben il faut pas avoir une vision du droit international à géométrie variable.

Donc quand il y a des actions qui violent le droit international, la France doit aller condamner ce qu'elle n'a pas fait sur l'action israélienne et ce qu'elle n'a pas fait sur les bombardements américains. Allez, on termine avec vous, Françoise. Quelle est l'image qui vous a marqué cette semaine ?

Alors, en politique, ce qui m'a frappé cette semaine, c'est la conférence de presse de Raphaël. Lundi, c'était dans un café du 10e arrondissement et il dit "Notre vision pour la France". Alors première question, pourquoi maintenant notre vision pour la France ?

On est quand même assez éloigné de la présidentielle, le principal message c'est on se fera plus avoir. C'est qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'aux européennes Raphaël Glan, qui était allié avec le Parti socialiste fait 14 % des voix et puis il est éliminé au fond marginalisé par la dissolution parce que le Parti socialiste va négocier même pas négocier d'ailleurs va s'ingérer dans le programme de LFI qui est la programme du nouveau Front populaire et Gluxman en conç un ressentiment fort en disant non moi je défends une autre ligne qui est la gauche à la fois européenne réformiste qui peut gouver gouverner et donc c'est ce qu'il affirme là avec son projet.

Donc on se fera plus avoir. Ça veut dire aussi on est prêt en cas de dissolution et ça ça renvoie à ce qui se passe aujourd'hui. C'est-à-dire que personne ne sait ce qui va se passer si François Baou est renversé à la rentrée.

La grosse difficulté pour Gusman, c'est une fois d'avoir posé ça, c'est quelle dynamique crée autour de cette gauche réformiste avec quels alliés la construire. On voit bien que tout ce qui s'est passé autour des conclaves euh des autour des retraites montre à quel point la notion de compromis aujourd'hui est difficile. Et donc son principal challenge, ça va essayer d'être créer une dynamique et un rassemblement en vue de la présidentielle.

Madame Bompard, ça y est, on a un autre parti à gauche qui est prêt qui a un programme. Bonne nouvelle ou pas ? Bah c'est ce qui est une bonne nouvelle, c'est que le débat puisse se faire sur le fond et ça, je pense que c'est bien que ceux qui le souhaitent mettre sur la table des propositions un programme.

Moi, je crois, vous savez, à la confrontation des points de vue de C'est ça la démocratie entre différents programmes. D'ailleurs, je vous annonce que à la France insoumise, demain, on va publier un comparateur de programmes pour faire le point sur les programmes qui sont défendus par les uns et par les autres. parce que vous avez attendu le programme de Gluxman pour pouvoir le détail déjà fait pendant la dernière campagne des élections présidentielles de 2022 mais puisque tout le monde dor avant comparateur c'est c'est de montrer les différences entre les différents programmes.

Regardez, monsieur Gluxman a présenté, je crois 50 mesures programmatiques. L'année dernière, au moment de la campagne du Nouveau Front Populaire, le programme du nouveau Front populaire contenait 30 mesures d'urgence. Ce que je peux vous dire, c'est que sur ces 30 mesures d'urgence qui a défendu toute la gauche, hein, lors de des élections législatives l'année dernière, il y en a 21 qui sont pas dans le programme de monsieur GL.

Oui, mais ça il assume complètement ils le reproche pas, je le dis et donc je pense que on a l'impression quand même que le rendez-vous de demain c'est un peu en concurrence avec ce qui s'est passé cette semaine. Enfin, pardonnez-moi mais ça vous a fait réagir rendez-vous de demain ? Non, je je crois que c'est pour informer les citoyennes et les citoyennes.

Je pense que c'est bien que les gens puissent se faire un point de vue sur les différents points de vue, les différents programmes. Quand j'analyse le programme de Rapha GL trahit la gauche. Mais ça c'est c'est pour dire que du point de vue du programme du Nouveau Front populaire, il en a déchiré les de tiers quand il a présenté ses propositions programmatiques.

Par exemple, il y a plus la volonté d'abroger la réforme des retraites. Il dit il faut pas se focaliser sur la question de l'âge. par exemple, il rentre en quelque sorte en droite ligne avec les annonces qui ont été faites par le président de la République cette semaine sur les dépenses militaires puisqu'il annonce que l'Union européenne doit consacrer 500 milliards d'euros à développer ces dépenses.

Oui, mais je je fais les points de comparaison du programme. Ça veut dire que son programme, attendez, ça veut dire que son programme est quand même plus proche du programme d'Emmanuel Macron en 2017 que du programme du nouveau Front populaire. Mais après, c'est aux électrices et aux électeurs de tranché.

C'est ça la démocratie. Bon, on va on va largement en parler pendant l'émission de de tous ces points en particulier. Euh vous savez que vous intervenez sur une antenne dégradée Manuel Bontpard.

Une antenne dégradée. Bah oui, on fait grève à Radio France depuis 4 jours pour dénoncer le projet de holding de l'audiovisuel public, c'està-dire le regroupement de France Télévision de Radio France et de LINA que porte la ministre de la culture Rachida Dati. Projet qui sera examiné dès demain lundi mardi également.

Qu'en pense la France insoumise ? Est-ce que vous êtes favorable à cette idée de holding de l'udiovisuel public ? Non, nous y sommes défavorables.

Nous nous sommes opposés en commission à l'Assemblée nationale. Il y aura normalement demain en ouverture du texte qu'on appelle une motion de rejet à l'ouverture du débat parlementaire que nous avons déposé, que nous voterons pour dénoncer ce projet, pour dénoncer aussi les restrictions budgétaires dont souffre aujourd'hui le service public de l'information. H et puisque vous m'interrogez sur ce sujet, permettez-moi d'apporter mon soutien aux salariés qui sont en grève.

Quand ils sont en grève contre les restrictions budgétaires, je les appuie, je les soutiens. Quand ils sont en grève contre un projet de loi qui à mon avis va mettre en difficulté la capacité du service public de l'information à bien faire son travail, je les soutiens aussi. Qu'est-ce qui sur le front vous gêne le plus ?

Bah d'abord la dimension budgétaire, ça ça me paraît quand même important. les restrictions budgétaires, c'est pas nouveau. Ça a pas commencé avec une mais bon moi je suis cohérent et et j'ai une continuité dans dans les positions politiques que je défends et puis tout le monde sait qu'avec ce projet de rapprochement et ben ça va se traduire sans aucun doute par de nouvelles restrictions budgétaires, par des économies d'échelle par des suppressions sans doute de poste de technicien de journalistes et que pour moi ça pose une difficulté.

Et puis la deuxième difficulté, c'est qu'un service public de l'information qui soit chapauté par une direction unique, et ben forcément c'est un service public de l'information qui à mon avis dans son indépendance risque d'être remise en cause. Je pense que le fait qu'il y ait plusieurs antennes permet de garantir aussi une pluralité des points de vue, une pluralité des expressions et c'est important que ça s petite question sur votre tactique parlementaire. Vous faites motion de rejet, si elle passe pas, vous faites de l'obstruction ou comment ?

On mè la bataille comme on a l'habitude de le faire, vous savez, sur le fond et en prenant le temps nécessaire pour pouvoir avoir ce débat sur le fond. C'est important un débat sur vu les équilibres politiques, c'est un taxi peut passer ou pas selon vous ? Ah bah ça c'est en fait je crois que je crois si j'ai bien compris ce qui s'est passé en commission, l'ensemble des formations politiques de gauche sont opposées à ce projet.

Donc comme vous connaissez l'arithmétique parlementaire comme moi, ça va dépendre des positions de vote des députés macronistes et du socle commun. Donc interpellez-les, interrogez-les. Peut-être que ça dépendra s'ils sont divisés sur ce texte comme ils ont pu l'être sur d'autres.

Il va bientôt être temps de passer à autre chose. Ça veut pas dire que le sujet des retraites est pas important. Le sujet des retraite pour moi, il sera fondamental en 2027 et un moment où ce celles et ceux qui veulent être présidents de la République devront montrer quand même qui pérennise ce système qui est un système qui existe depuis 80 ans et qui est aujourd'hui en déficit chronique.

Mais il y a d'autres sujets importants maintenant qu'il faut traiter. Il y a un budget à préparer. Il y a des enjeux internationaux, il y a des enjeux de défense.

On vient d'entendre le vice-président de l'Assemblée nationale Roland l'Escur. Hier, il était dans la matinale de France interre. fin du conclave sur les retraites.

Donc un conclave qui n'a pas pu qui n'a pas abouti. François Baouot espérait le le prolonger de quelques semaines. La CFDT a dit "On s'arrête là." Après 4 mois de de discussion, est-ce qu'il faut accepter de tourner la page ?

Est-ce que c'est raté ? Et donc est-ce que c'est réglé ? Oui, bien sûr que c'est raté.

Le conclave est raté et honnêtement c'est pas une surprise. Si vous reprenez mes expressions ou les expressions de la France insoumise au moment où l'annonce de ce conclave a été faite, nous disions déjà depuis le début à partir du moment où vous mettiez autour autour de la même table les représentants des organisations syndicales de salariés et les représentants du patronat et que sur la question centrale parce que c'était la question centrale qui est la question de l'âge de départ à la retraite le MDEF a déjà mis son véto à partir du moment où vous lui donnez un droit de véau dans la discussion entre les partenaires sociaux évidemment que le conclave ne peut pas aboutir et en tout cas ne peut pas aboutir sur la seule revendication qui est vraiment celle qui est partagée le plus largement, c'est-à-dire l'abrogation de la réforme des retraites et le retour de l'âge de départ. Vous 62 ans, ça reste c'est essentiel évidemment et vous continuerez.

Pas que pour moi, madame Fresseuse, il y a eu quelques semaines, il y a quelques semaines à l'Assemblée nationale, un vote sur ce qu'on appelle une résolution qui a un texte non contraignant mais qui permettait d'exprimer la volonté de l'Assemblée nationale. Puisque à chaque fois qu'on a voulu inscrire vraiment l'abrogation de la réforme des retraites à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, on l'a fait dans notre niche parlementaire. Les députés macronistes ont fait de l'obstruction toute la journée pour nous empêcher de voter cette abrogation alors qu'il y avait une majorité de députés pour la voter.

Mais à chaque la dernière fois qu'il y a eu un vote sur le sujet à l'Assemblée nationale, il y a eu une très large majorité des députés qui ont voté pour la fin des retraites. Dans l'hémicycle, à ce moment-là, il y avait essentiellement euh les voies de gauche et il manquait beaucoup de renaissance. Il y avait pas de droite, il y a pas d'extrême droite.

Vous êtes vous êtes moins regardant sur la présence dans l'hémicycle quand il a des votes. Ou d'accord. Mais bon, à l'Assemblée nationale, c'est comme ça que ça madame, même si tout le monde était là euh au vu des groupes politiques qui ont voté pour cette abrogation de la réforme des retraites, il y avait une très large majorité de l'Assemblée nationale qui était en faveur de cette abrogation.

Et c'est pas juste les députés dans le pays, dans le le peuple français n'a jamais accepté cette retraite à 64 an. On va pas refaire le débat sur les 62 ans sur la et non mais on peut je veux dire là c'est pas le moment dans le pays on va le refaire je peux vous le dire et tant queon sera pas revenu à 62 anf ce débat bien sûr mais politiquement politiquement on est là pour acter la fin du conclave la question c'est de la responsabilité c'est la responsabilité de qui est-ce que vraiment c'est la responsabilité du premier ministre le fait que ça ait échoué mais évidemment madam alors pourquoi parce que déjà dans comme je vous le disais tout à l'heure dans la manière avec laquelle la composition de ce conclave et le fait qu'à aucun moment le premier ministre n'a pris une position en disant "Mais si vous ne vous mettez pas d'accord sur ce sujet, je viendrai devant l'Assemblée nationale et je laisserai les députés voter sur ce sujet." Évidemment que François Baot, il a organisé la paralysie du concl mais parce que son objectif c'était de gagner du temps pour rester en place.

Ce qui dit là, c'est qu'il dit il peut peut-être y avoir des améliorations pour les femmes, pour ceux qui ont pas la totalité de leur cotisation pour toucher une retraite à temps plein. Si jamais il arrive à intégrer ses améliorations, est-ce que vous les voterez ou vous direz non, c'est pas là, c'est pas au niveau mais madame François Baotou dit qu'il va peut-être intégrer certaines de ces modifications au projet de loi de finance de la sécurité sociale. Le projet de loi de finance de la sécurité sociale depuis 2022, il n'a pas été voté une seule fois par l'Assemblée nationale.

Il est toujours passé en force par 493. Donc pardon, mais la question que vous me posez pas de vote làdus mais la question que vous me posez pardon n'a pas de réalité puisque en vérité sans doute qu'on risque de ne même pas être appelé à voter sur ce sujet et pour le reste pour les carrières longues, pour les carrières et pour les retraites des femmes, le fait de ramener l'âge de départ à la retraite à 62 ans est beaucoup plus favorable que les micro petites avancées sur lesquelles il pourraient se mettre d'accord. vous ne votez pas, est-ce que vous considérez que c'est quand même des améliorations qu'on peut estimer positives ?

Mais je c'est beaucoup moins que ce que permettrait l'abrogation de la réforme des retraites. Donc si vous me dites la situation elle est catastrophique, est-ce que vous para vous préférez qu'elle soit un peu moins catastrophique ? Moi pardon, j'essaie de faire en sorte que la situation elle s'améliore, elle s'arrange et pour ça il faut ramener l'âge de départ à la retraite à 62 ans dans un premier temps et puis ensuite aller plus loin.

Ça c'est le programme que nous défendons. C'est quand même un peu étrange. Vous vous prenez le dialogue social et là vous dites pas tiens, il y a quelque chose quand même dans cette méthode, c'est-à-dire mettre les partenaires sociaux, mettre le patronat avec un médiateur pour essayer de sortir un compromis.

Vous vous pourriez vous dire bah il y a quand même des choses à retenir mais madame d'abord ce conclave a exclu dès le début certaines organisations syndicales qui n'ont pas été exclu attendez attendez de leur non madame soyons précis d'abord le conclave a exclu dans sa composition certaines organisations syndicales je pense par exemple à Solidaire je pense à la FSU qui n'était pas invité au conclave ensuite vous avez raison il y a deux autres organisations syndicales en l'occurrence la CGT force ouvrière qui quand ils ont vu que c'était une supercherie et qu'il était pas question de discuter de la l'âge puisque monsieur Baou a dit non non l'âge il fait pas partie des paramètres de discussion sont sortis aussi d'abord premièrement deuxièmement oui bien sûr moi je suis favorable à les discussions entre les partenaires sociaux mais à la fin celui qui doit avoir le dernier mot c'est l'Assemblée nationale c'est la représentation du l'avait promis et alors il le fait pas alors le souci maintenant pardonnez-moi c'est et donc il l'avait promis mais je m'en fiche des promesses de François Baou est-ce qu'il va le faire c'est très simple monsieur qu' a toujours une voix et que c'est pourquoi pas un texte de loi sur effectivement pénibilité sur les femmes c'est pas rien c'est des millions de personnes aussi madame et la démocratie c'est pas rien peut-être non ça fait depuis un an qu'on essaie d'avoir un débat et un vote à l'Assemblée nationale sur ce sujet peut-être qu'on pourrait voter une fois je sais pas en démocratie c'est peut-être bien que les députés votent parfois par de la démocratie justement manuel bonard parce que là la concertation c'est bien mais donc ça n'a pas marché pas de majorité à l'assemblée donc on avance pas non plus on avance comment on avance gr Non mais madame s'il vous plaît ne dit pas des choses qui sont inex pour la réforme des retraites. Donc on permet au députés de voter pour abroger la réforme des retraites. C'est quand même suis quand même stupéfait de devoir avoir comme exigence sur un plateau de télévision que les députés puissent voter.

Enfin, je sais pas, ça devrait vous choquer aussi quand même. Non, mais ils peuvent voter effectivement, il y a pas de majorité à l'assemblée. Donc, réussir à trouver une majorité, c'est compliqué.

Les conclaves cette méthode répéter trois fois la même chose, mais sur la question de l'aboration de la réforme des retraites, il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale pour la voter. Et si sinon, faites-moi la démonstration. Enfin très bien madame mais dans notre constitution vous êtes au courant que c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot donc pas au sénat très bien.

Si j'étais si nous étions au gouvernement aujourd'hui nous aurions inscrit à l'ordre du jour une proposition de loi pour l'abrogation de la réforme des retraites. La majorité des députés l'aurait voté. Attendez laissez-moi terminer.

La majorité mais il y en avait pas non plus pour monsieur Bay. La majorité des députés l'auraient voté. Peut-être qu'ensuite au Sénat ça aurait été rejeté.

Et puis on aurait comme le veut notre Constitution, donné le dernier mot à l'Assemblée nationale qui aurait voté l'abrogation de la réforme des retraites. Si monsieur Macron avait respecter le résultat des dernières élections, aujourd'hui l'âge de départ à la retraite en France, il serait à 62 ans et ça aurait été bien pour des millions de salariés aujourd'hui qui arrivent à 62 ans, ils sont fatigés. Vous auriez été censur à cette fable.

Mais madame, un gouvernement de gauche aurait été censuré par l'Assemblé. Vous le savez vous ? Bah oui, il y avait pas de majorité.

Et alors, il y en avait une pour monsieur Baou, monsieur Barnier. Alors, je je voudrais Non, il y en avait pas. Bon et là, ça vous a pas choqué qu'on mette monsieur Bayot ou monsieur Barnier.

Donc, comment on fonctionne dans toutes les démocraties parlementaires ? Vous le savez madame Frresseuse, vous observez ce qui se passe dans les autres pays. Comment ça fonctionne ?

La formation politique qui a gagné, qui est arrivé en tête des élections de la 5, on va lui confie la responsabilité de constituer un gouvernement. Si elle est censurée, on passe au deuxème. C'est comme ça que ça fonctionne partout.

Manuel BP. Aujourd'hui, on a donc un premier ministre et vous le dites très bien qui est fragilisé. On avance globalement et pas simplement sur les retraites.

Comment ? Est-ce qu'on avance par référendum par exemple ? Je ne sais pas.

Est-ce qu'il faut tourner la page ? Est-ce qu'il faut faire une nouvelle dissolution ? Vous proposez quoi ?

D'abord, moi d'abord je propose de censurer le gouvernement. Il y a une motion de censure qui va être examinée à l'Assemblée nun. Aucune chance d'aboutir.

Vous n'en savez rien madame. Enfin s'il vous plaît nationale a dit qu'il ne la voterait pas. Donc c'est mathématique la très bien.

Mais c'est mardi le vote, il a pas eu lieu pour l'instant. Vous êtes d'accord ? Donc moi jusqu'à mardi, permettez-moi de mettre toute mon énergie pour essayer de faire en sorte de faire tomber ce gouvernement.

Et moi, j'aimerais bien à un moment qu'on regarde le bilan de la non censure parce qu'on nous a dit il faut pas, le Parti socialiste à l'époque a dit, il faut pas censurer le gouvernement parce qu'on va obtenir l'abrogation de la réforme des retraites. On en a parlé, tout le monde a compris que c'était pas à l'ordre du jour aujourd'hui avec ce gouvernement. On nous a dit il faut pas censurer le gouvernement parce qu'on va obtenir un meilleur budget.

H toutes les microconcessions que le Parti socialiste considérait avoir obtenu ont été balayé d'un revers de la main depuis 5 mois. Depuis 5 mois, on a eu le programme le plus rétrograde en matière écologique et environnementale de la part de d'un gouvernement le plus rétrograde depuis depuis 20 ou 30 ans sur ce sujet. On a eu monsieur Rota et ses obsessions racistes et islamophobes.

Pardon mais là maintenant l'urgence c'est de faire tomber ce gouvernement. Voilà. Et après qu'est-ce qui se passe ?

Ça sert à quoi le faire de le faire de le censurer ? Est-ce qu'il y a pas un sujet sur les déficits ? Est-ce qu'il y a pas mettre en place une autre politique ?

Alors avec qui ? Avec un autre ? Ah si si si monsieur Macron veut enfin si enfin monsieur Macron veut reconnaître le résultat des dernières élections législatives et ben nous sommes nous disponibles pour proposer un autre une autre politique un autre gouvernement et sinon il a qu'à partir à Mat.

Voilà. Alors c'est qui est votre candidat ? Mais madame pour l'instant le gouvernement est pas tombé donc permettez-vous mais non mais madame moi je parle de programme si vous voulez bien.

Tout à l'heure je vous ai dit y compris Raphaë Glxman je combat ses positions politiques. Mais je trouve ça bien que le débat puisse avoir lieu en terme programmatique et ça s'incarne aussi un programme vous évidemment mais vous inquiétez pas la France insoumise il y a plein de gens qui sont tout à fait en capacité de diriger une politique alternative. La question mais vous en connaissez plein donc attendez madame s'il vous plaît la question c'est qu'est-ce qu'il faut faire pour le pays ?

Bon alors allons-y à qu'il faut faire revenons quand même parce que tout a été effacé depuis le début, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette masse de déficit et de dette comment vous abordez ce sujet-là ? Qu'est-ce que vous proposez ? D'abord madame, je vous dis une chose simple, c'est que si aujourd'hui nous sommes dans une situation de déficit qui est effectivement trop important, c'est pas tomber nulle part.

Il y a une responsabilité politique à ces collectifs. Tout le monde demandait plus de dépenses tout le temps. Non madame madame si aujourd'hui il y a un déficit c'est pas parce qu'il y a eu plus de dépenses.

Ce n'est pas vrai. C'est parce que il y a eu moins de recettes. Pour être très simple et très clair pour que tout le monde l'entende bien si le niveau de recette en proportion du PIB était resté aujourd'hui au même niveau que ce qu'il était quand Emmanuel Macron a pris le pouvoir en France en 2017, s'il était resté au même niveau, aujourd'hui en France le déficit serait inférieur à 3 % du PIB.

Donc contrairement à ce que j'entends à longueur de plateau et à longueur d'antenne, le problème aujourd'hui c'est pas des dépenses excessives. Je vais même vous dire les dépenses publiques, elles ont baissé depuis 2017 en proportion du PIB. Donc le problème aujourd'hui, c'est les recettes.

Donc si vous voulez apporter une réponse à cette situation et à cette difficulté, vous devez rétablir un certain nombre de recettes parce qu'aujourd'hui vous avez un président de la République qui a multiplié les cadeaux pour établir des recettes. Il y a une sorte d'allergie fiscale, une sorte de à droite, ils n'en veulent pas. Madame, ce n'est pas vrai ce que vous êtes en train de dire et je vais vous en faire ce n'est pas vrai ce que vous êtes en train de dire et je vais vous en faire la démonstration.

Quand il y a eu avec monsieur Barnier, premier ministre le débat parlementaire sur le budget à l'Assemblée nationale, nous avons trouvé des majorités pour voter des nouvelles recettes. Nous avons voté par exemple, nous avons fait voter par exemple ce qu'on appelle l'impôt universel sur les entreprises, c'est-à-dire le fait que des entreprises qui font de l'optimisation ou de l'évasion fiscale pour ne pas payer en France le nombre la quantité d'impôts qu'il devrait payer normalement en France soit contraint de le faire. Nous avons réussi à trouver une majorité de députés à l'Assemblée nationale pour voter ce qu'on appelle la taxe Zucmane, c'est-à-dire une proposition de taxe minimum de 2 % sur le patrimoine des milliardaires.

Et je vais m'arrêter là pour vous laisser poser votre question. ces deux dispositions là dont je suis en train de vous parler. La première elle permet de récupérer 25 milliards d'euros et la deè elle permet de récupérer 15 milliards.

Vous savez faire les calculs comme moi ça fait 40 milliards. C'est ce que cherche monsieur majorité. Non.

Ah non, je peux pas vous laisser dire ça parce que madame, il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale pour voter ces mesures et comme je vous en ai fait la démonstration sur les retraites tout à l'heure, peut-être que vous voulez changer la Constitution mais aujourd'hui dans la Constitution c'est l'Assemblée nationale qui dernier mot de parler du budget parce que pour le coup sur le budget vous êtes très clair et on connaît parfaitement vos idées. J'aimerais bien qu'on parle un petit peu par contre de l'image aujourd'hui de la France insoumise, de l'image de votre leader Jean-Luc Mélenchon. C'est une image de manière globale de votre parti qui s'est pas mal dégradé ces dernières semaines.

Aujourd'hui, 26 % seulement des Français considère les insoumis comme capable de gouverner. Donc on est vraiment au cœur du sujet. 26 %.

Et les filles est au dernier rang politiques. C'est une étude ipsos qu'elle fait chaque année, vous le savez intitulé fracture française. Comment est-ce que vous expliquez ce fossé aujourd'hui qui s'est creusé entre vous et les Français ?

Madame, il y a pas de fossé entre la France insoumise et les Français. à chaque fois qu'il y a eu des élections euh ces dernières années, je crois que la France a soumise, elle a progressé d'un point de vue électoral, elle a progressé par exemple entre les élections européennes de 2019 et les élections européennes de 2024. Et l'année dernière, alors que tous les sondages, puisque vous me parlez de sondages, 27 sondages qui ont été fait 27 sondages qui ont été faits entre la dissolution de l'Assemblée nationale et les élections législatives l'année dernière, les 27 sondages annoncés que le Rassemblement national allait sortir en tête de l'élection.

Voilà. Qu'est-ce qui s'est passé le soir de l'élection ? C'est pas le Rassemblement national qui arriv en tête de l'élection.

Donc pardonnez-moi, mais moi je fais pas de la politique au regard de sondages qui se sont tout le temps trompés ces dernières années. Je fais de la politique au regard de ce que je pense juste mais là c'est pas des sondages qui dit simplement qui va gagner l'élection présidentielle. Là c'est un sondage par exemple qui dit que 63 % des Français pour 63 % des Français c'est pas rien c'est 2/3 des Français et lesfi est un danger pour la démocratie.

Est-ce que vous êtes en train de payer très cher l'attitude que vous pouvez avoir les députés interrog sur quelque chose qui n'existe pas ? Donc vous faites faites ce que vous voulez, il y a pas de problème. Mais vous savez, moi j'ai vu une étude il y a pas longtemps qui disait que en France euh il y avait à peu près 30 % des Français qui avaient confiance dans les médias et que c'était euh le niveau le plus bas par rapport au reste de l'Union européenne.

Peut-être que vous pourriez vous remettre en cause, qu'est-ce que vous en pensez ? Donc vous voyez, si vous voulez qu'on fasse bah j'ai pas l'impression. Donc si vous voulez qu'on fasse les débats au regard des études, des sondages et cetera, pardon, on est en démocratie.

Moi, je mène des batailles politiques pour essayer d'améliorer la situation des Françaises et des Français. Et puis après, il y a des élections. C'est ça la démocratie.

Au moment des élections, les gens ils tranchent, ils votent. Donc il y aura des élections dans les prochaines semaines, peut-être dans les prochains mois, c'est sûr. Et au moment de ces échéances électorales, les Français diront et s'ils sont d'accord avec le programme de la France à soumise, ils voteront pour et s'ils sont pas d'accord, ils voteront pour Quel est votre votre scénario idéal ?

C'est quoi ? C'est euh Baou renversé, vous vous demandez une élection présidentielle anticipée tout de suite ? Bien sûr, parce que tout le monde a compris doréen avant et c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure que le président de la République, Emmanuel Macron, n'avait pas respecté le résultat des élections.

Don tout le monde a compris que la cause du problème aujourd'hui, la cause de cette situation de blocage, parce que vous avez raison, c'est vrai qu'on est dans une situation de blocage, mais la cause de cette situation de blocage aujourd'hui, elle se trouve à l'Élysée et tout le monde le sait. Donc donc je reviens à la question que je vous posais. Est-ce qu'il faut une nouvelle dissolution ?

Est-ce qu'il faut des élections anticipées ? Est-ce qu'il faut qu' démissionne Emmanuel Macron ? Vous propose quoi ?

Je pense qu'effectivement ce serait une bonne chose qu'il puisse y avoir des élections présidentielles anticipées. Je pense qu'on aurait besoin de pouvoir revenir devant les Français et les Français que chacun présente le programme politique qui est le sien, son orientation politique qui propose au pays et que les gens puissent trancher en attendant parce qu'on a pas le sentiment qu'Emmanuel Macron prenne cette voix. On on en a pour 18 mois d'immobilisme.

Vous posez-lui la question à lui. Non mais pas à moi. Moi je fais ce que je peux pour essayer de faire en sorte que la mauvaise politique que que met en place monsieur Baou s'arrête parce qu'elle fait souffrir beaucoup de gens dans notre pays et pour faire en sorte qu'on puisse ouvrir un autre chemin pour Sébastien Lecornu ce serait mieux.

Enfin mais non ça serait pas mieux. et il il s'exposerait à la même censure. Il s'exposerait à la même censure à partir du moment où il ne veut pas changer radicalement d'orientation politique.

Et il ne veut pas changer radicalement d'oration politi passer pendant 18 mois. C'est ce que vous nous dites. Non, je vous dis qu'il faut faire tomber le gouvernement de monsieur Bou et qu'ensuite la responsabilité, elle est celle du président de la République et que le président de la République à un moment doit pouvoir considérer qu'il nous a fait perdre déjà beaucoup trop de temps parce que c'est vrai que en attendant au perd du temps et donc on a Jean-Luc Mélenchon qui qui fait savoir enf en tout cas on on l'apprend ce matin dans la presse dans le Parisien qui le réfléchit qui réfléchira cet été à savoir s'il sera candidat ou pas à la prochaine présidentielle.

Vous êtes sûr qu'il y a un suspense mais je pense pas d'avoir complété ma ma question. Nous on trava enfin je sais pas je et on est sur France interre ici et sur le service public de l'information. Peut-être que c'est bien qu'on essaie de faire si vous voulez bien la politique au regard des des projets politiques qui sont proposés au pays.

Ensuite évidemment qu'il y aura une incarnation de la France insoumise pour les prochaines élections présidentielles. Évidemment que Jean-Luc Mélenchon est un candidat qui a un candidat sérieux, crédible. Il l'a déjà fait la démon sur qui réfléchisse en fait.

On pensait que c'était fait. Mais et bah oui mais parce que vous l'écoutez pas ou vous le croyez pas quand il vous dit quelque chose. Il a dit l'année dernière, j'aspire à être remplacé et je pense qu'on travaille à la France assoumise à faire en sorte qu'il puisse y avoir différentes options possibles.

Et l'option de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, elle est évidemment une option une option crédible. Mais moi-même je vais pas rentrer si vous voulez dans ce que je reproche dans ce que je reproche aux autres, c'est-à-dire de parler que du casting et pas des différents programmes politiques qui sont sur la table. Donc moi, j'aimerais bien après vous posez les questions que vous voulez évidemment, mais moi j'aimerais bien qu'on ait un débat sur qu'est-ce qu'on propose pour le pays.

Par exemple euh si euh on fait 40 milliards d'euros d'économie comme le propose aujourd'hui ce gouvernement, ça va se traduire par quoi ? L'augmentation de la TVA, c'est-à-dire les gens les plus pauvres en particulier parce que c'est l'impôt le plus injuste qui vont voir le prix augmenter à la caisse quand ils sont au supermarché. La réduction des dépenses de santé alors qu'on a déjà l'hôpital qui est à l'OS et les gens qui ont du mal à pouvoir se soigner.

Ça c'est un autre qui a été intéresse qui a été lancé cette semaine parléchon c'est faut plus parler de langue française mais de langue créole. Franchement je pensais pas qu'ici sur France on aurait les polémiques de la de la boloère quoi sincèrement. Madame pourquoi il a dit ça Jeanluc Mélenchon si vous avez écouté la conférence madame ou vous avez pris l'extrait.

Bon ben voilà. Bah donc je sais pas regarder au moins une conférence. On organise une conférence sur la francophonie madame.

On dit une chose simple. On dit que aujourd'hui la langue française c'est pas la langue uniquement de la France. C'est une langue que nous avons en partage en commun avec 29 pays dans le monde et on dit juste là parler de langue créole c'est quand même surprenant voant pour les français.

Mais est-ce que c'est de la provoque d'armin ? Il dit c'est de la déconstruction nationale est-ce que c'est pour faire le buzz ? On vous le dit clairement comme ça on passe on passe on passe le jour mais non c'est pas pour faire du buzz madame mais il y a quel autre dirigeant politique aujourd'hui dans ce pays qui travaille sur des questions aussi centrales que la francophonie qui est une question centrale la francophonie pourquoi vous voulez tout renvoyer à des questions de buzz est-ce que ce serait pas bien par exemple c'est dans notre programme qu'on ait un réseau d'université francophone qu'on essaie de faire vivre ce réseau de la francophonie ce serait une bonne chose pour travailler des liens avec d'autres pays qui ont comme nous cette langue en partage quant à la question de la créolisation madame mais la langue française est une créolisation.

Elle est elle a bougé. C'est pas la même queil y a 100 ans, il y a 200 ans ou il y a 300 ans. Il y a des mots aujourd'hui dans la langue française qui n'existait pas il y a encore quelques années.

Enfin, je sais pas pourquoi vous essayez d'en faire une polémique. Quel quel message vous voulez les politiques essayent de défendre la langue et qu'est-ce qu'on fait d'autre que défendre la langue quand on dit ça madame ? Enfin, ne soyez pas pardon, je vais pas m'en prendre à vous personnellement, mais n'ayez pas le cerveau étroit précisément.

C'est est-ce que c'est pas une manière de défendre la langue française de dire que c'est une fierté qu'on l' en commun avec d'autres pays dans le monde et que autour de cet espace de la francophonie, on pourrait faire bien davantage que ce qu'on fait aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il y a de dénigrant pour la langue française de dire ça ? Pour ça, je suis surpris que vous le repreniez parce que j'ai vu surtout des réseaux d'extrême droite venir chercher à créer une polémique sur ce sujet qui honnêtement le mérite pas.

Vous saviez que vous alliez la créer en tout cas. Françoise. Vous dis vous vous dites le projet d'abord, c'est ça qui compte et tout.

Est-ce que par rapport à la dernière élection présidentielle vous estimez qu'il y a des ajustements ? On voit par exemple le Rassemblement national qui réfléchit à une règle d'or. Est-ce que vous vous pensez qu'au vu des évolutions, il y a quand même quelque chose à corriger ou à sur lesquels mettre l'accent ?

En fait, nous nous avons déjà au début de l'année, au début de cette année, euh présenté la réactualisation du programme euh politique que nous avons défendu au moment des é au vu de l'actualité internationale, vous vous dit il y a peut-être un truc où il faut qu'on soit euh bah d'abord euh pardon, mais d'abord au vu de l'actualité nationale, il y a un certain nombre de choses qu'a fait Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs qu'il va falloir remettre en cause et corriger. J'ai parlé de la retraite pour prendre cet exemple là, mais on pourrait parler d'autres sujets. et au vu des équilibres internationaux, vous avez raison de la nouvelle donne internationale, l'élection de Donald Trump en particulier, je crois que plus que jamais ce que nous avons déjà défendu d'ailleurs à l'élection présidentielle 2022 et avant depuis des années des années, de défendre l'idée que la France, elle doit être indépendante, non alignée, qu'elle doit avoir une autonomie en manière industrielle, qu'elle doit être capable de travailler avec tous les autres états dans le monde et pas d'être affilié comme ça derrière le président Trump et derrière les États-Unis d'Amérique. encore plus que d'habitude d'actualité.

Bah tiens justement, j'aimerais vous faire écouter un échange qui a beaucoup surpris cette semaine au Pays-Bas à l'occasion du sommet de l'OTAN. Échange entre le président américain, pas le président français mais le secrétaire général de l'alliance. Voilà.

Donc je vais je vais assurer en gros la traduction. Donc c'est un échange entre Donald Trump, vous l'avez compris, et Marc Routeux. Le président américain évoque à un moment donné le conflit entre Israël et l'Iran.

Il les compare à des enfants qui sont en train de se battre dans une cour de récréation et l'ancien premier ministre des Pays-Bas qui est devenu donc le patron de l'OTAN Louvoie et appelle Trump papa. Papa doit euh parfois accepter d'osser le ton dit Marc Route votre réaction à tout ça euh Manuel Bonpard, est-ce que les Européens effectivement font preuve de d'une trop grande docilité vis-à-vis des États-Unis règle ça franchement il y a quelques mois vous vous en rappelez comme moi, il y a eu cette scène ubuesque de monsieur Zelenski humilié par Donald Trump au bureau de la maison Blanche. dans les jours qui ont suivi, j'ai entendu sur tous les plateaux de télévision et y compris de certains dirigeants politiques qui étaient pourtant très largement responsable de notre alignement sur les États-Unis.

Ça va être un momentum, ça va être un moment clé où on va pouvoir enfin travailler à notre indépendance et à notre autonomie vis-à-vis des États-Unis. Et cette semaine, non mais c'est pas comment on fait pour équilibrer tout ça ? C'est qu'on continue à aller dans le mur puisque il y a quelques mois Donald Trump a dit "En gros, moi j'ai une exigence, c'est 5 % du PIB pour les pays membres de l'OTAN dans le budget de de défense et que signe le président de la République et les autres pays européens 5 % du PIB.

Donc en gros, ils obéissent aux ordres et aux injonctions de Donald Trump. souveraineté et réindustrialisation de l'Europe, il faut peut-être se donner les moyens militaire mais madame industriel madame quand vous signez un accord dans le cadre de l'OTAN dans lequel vous dites que vous allez mettre 5 % de votre PIB dans les dépenses militaires quand vous savez aujourd'hui que vous avez que plus de 50 % des dépenses militaires en Europe qui viennent directement abonder le complexe d'armement d'industrie américain là aujourd'hui ce que organise Donald Trump c'est un raquette c'est un tribu qui veut prélever vous dire votre position c'est dire on réarme pas comment qu'est-ce qu'on fait ? Moi, ma position c'est de dire d'abord on le fait pas dans le cadre de l'OTAN premièrement et deuxièmement avant d'annoncer des volumes et des chiffres, on fait une revue de nos besoins et s'il y a des besoins, par exemple, on parle beaucoup ces derniers temps de la nécessité de renforcer nos capacités de défense en matière de de cybersécurité pour prendre cet exemple là, peut-être que il faut mais sur la base des besoins, pas sur la base de volumes comme ça qui ne veulent rien dire.

Enfin, pardon, après je vais vous laisser madame vous poser la question, mais quand on parle de 5 % 5 % du PIB en France, vous savez ce que ça représente ? Ça représente qu'on augmente nos dépenses de défense en France de 100 milliards d'euros. C'est deux fois le budget de l'éducation nationale.

Vous m'avez interrogé tout à l'heure sur l'équation budgétaire qui est déjà très compliquée. On va aller chercher où ces 100 milliards d'euros ? Et le président de la République signe ça sans aucun débat parlementaire sans sans qu'on puisse en discuter.

C'est juste vous dites qu'il faut faire comme Pedro Sanchez en Espagne dire non aujourd'hui juste pour resituer la France dépense 2 % de son de son budget sur des ses dépenses de défense. Effectivement c'est pour atteindre les 3 % l'année prochaine puis les 5 % en 2035. Vous dites bah non nous nous on on fait pas ça dans un monde qui semble quand même de plus en plus dangereux.

Ça veut dire qu'on dépend encore plus des Américains pour pour nous pour on dépend pas plus des Américains. C'est en augmentant ces dépenses là et en continuant à acheter nos armes aux Américains qu'on dépend le plus des États-Unis. Est-ce que vous êtes au courant aujourd'hui que vous avez certains dispositifs d'armement européens et français qui sur décision des Américains ne peuvent plus fonctionner ?

Donc pardon mais ça s'appelle pas construire ou travailler à son indépendance et à sa souveraineté. On a les moyens de résister tout seul. Mais moi je vous parle pas de résister tout seul madame.

Je vous parle et d'ailleurs ça fait le lien avec la discussion qu'on avait au début de cette émission sur l'Iran. Si vous voulez en fait vous avez deux chemins qui sont devant vous. Soit c'est la course à l'armement des différentes puissances qui est ce qu'on promet comme avenir pour l'humanité c'est des groupes des empires qui s'arment de plus en plus et qui vont s'affronter.

Soit on travaille autre chose madame c'est-à-dire qu'on travaille l'idée de fédérer à l'échelle internationale sur le respect du droit international sur des causes commun. Ça fait partie d'une utopie. Mais la réalité la réalité c'est que on est quand même dans une reconstitution d'empire avec un monde extrêmement précisément comment on empêche ça madame ?

C'est pas une utopie. On construit d'autres relations. On se tourne vers les États qui sont non alignés aujourd'hui.

On essaie de créer à l'échelle internationale des mobilisations communes. Vous savez que l'esquivalent de des dépenses militaires qui sont exigées aussi aujourd'hui par Donald Trump euh c'est-à-dire plus de 1000 milliards d'euros pour les pays de l'OTAN, c'est ce qu'il faudrait. pour faire face aujourd'hui à l'urgence climatique et respecter les accords de Paris.

Donc après chacun choisit madame mais ceux qui préfèrent qu'on investisse cet argent dans les dépenses militaires qu'il le disent. Moi, je prépère qu'on les investisse. Faut faire face à l'urgence climatique et environnementale parce que ça aussi c'est une menace qui va nous menacer de plus en plus et l'actualité en univers où la gauche est complètement éclatée où Ruffin par exemple lance essae de structurer un un un courant pour dire moi je veux incarner au fond la la ce que vous dites mais avec une autre figure que Jean-Luc Mélenchon qui clive trop.

Comment vous faites face à aux divisions que vous avez vous-même créé ? Non, moi je les ai pas créé, vous savez, après l'élection présidentielle de 2022, c'est Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise qui a tendu la main pour créer ce qu'on appel à l'époque la NUPES et ensuite le nouveau Front populaire. Donc nous, on reste dans la même orientation madame, c'est-à-dire de chercher à rassembler mais de chercher à rassembler autour d'un programme qui est un programme de rupture.

Et ceux qui aujourd'hui tournent le dos à ce programme, j'ai parlé de monsieur Gluxman tout à l'heure, mais c'est le cas d'autres personnes aussi, bah ils prennent leur responsabilité dans cette situation de division. Mais nous on est toujours dans un sujet qui est quand même la personnalité extrêmement clivante de Jean-Luc Mélenchon. Mais mais Jean-Luc Mélenchon et aujourd'hui pardon puisque vous avez cité des sondages tout à l'heure dans tous les sondages le candidat pas des sondages c'était une étude.

Non non mais c'est pas fait pareil. Il y a pas tout à fait le même nombre de personnes qui répond étude. Madame si vous voulez dans tous les enquêtes d'opinion pour les élections présidentielles si elles devait avoir lieu demain, il y a pas un candidat à gauche qui fait un meilleur résultat que Jean-Luc Mélenchon.

Donc moi, je veux bien que les autres à gauche, leur préoccupation soit d'essayer d'empêcher celui qui à gauche est le mieux placé de pouvoir gagner l'élection présidentielle. Mais moi, c'est pas ma préoccupation. J'entends des gens nous donner des leçons sur on serait pas les bons candidats pour le deè tour.

La dernière fois qu'ils se sont présentés à l'élection présidentielle, ils ont fait moins de 2 % madame. Donc excusez-moi mais moi j'essaie de construire une stratégie qui permet de gagner et je pense qu'on est plutôt bien parti pour l'instant pour continuer à avancer et à progresser. Et avant l'élection présidentielle, il y a les élections municipales.

Une petite question, est-ce que vous serez candidat vous à Marseille puisque vous êtes pas ? Je me suis pas non je suis pas candidat. Il y a ce qu'on appelle des chefs de fil qui ont été désignés à la France assoumise dans plus de 500 communes aujourd'hui où on a désigné nos chefs de fil.

On a fait ce qu'on appelle des assemblée communal. Euh c'est 90 % d'ailleurs des communes de plus de 50000 habitants dans lequel il y a déjà eu des des assemblées communales de la France insoumise et à Marseille il y a quatre personnes qui ont été désignées comme chef de fil et je n'en fais pas partie. Voilà, mon collègue Sébastien de l'ogu député de mar vous accompagnez souvent malgré tout dans ces dans ces déplacements locaux autour un collègue avec qui je travaille et évidemment j'ai dit que je ne serai pas candidat ce qui veut pas dire que je ne prendrai pas ma part dans les élections municipales au niveau national et à Marseille en particulier.

Souvent les élections locales vous intéressent moins à la France insoumise. Pourquoi tout à coup on a l'impression qu'il y a un intérêt particulier et pour les élections municipales de l'année prochaine ? La France, c'est un jeune mouvement politique, vous savez, il est né en 2016.

Donc c'est vrai que jusque-l on avait pas une une implantation locale, on avait pas un réseau d'élus locaux très important mais on a réalisé aux dernières élections européennes des résultats très importants. Par exemple, il y a 31 communes de plus de 10000 inscrits sur les listes électorales dans lequelles la France a soumise aux élections européennes a fait plus de 40 %. Donc ça me paraît légitime que dans ces communes, les électrices et les électeurs qui défendent les mêmes idées que nous, bah ils puissent être représentés au conseil municipal.

C'est ça la démocratie aussi. Donc oui, on sera présent aux élections municipales, mais on sera présent aux élection alliance avec des alliances, comment ça va se passer ? D'abord, on va fort a dit qu'il y aura pas d'alliance nationale.

Est-ce que vous pensez qu'au cas par cas, au gré à gré dans dans certaines villes, il pourrait en avoir crois que le parti socialiste partout dit sans les insoumis. Donc moi, j'en prends acte, mais ça peut être avec d'autres mais surtout c'est sur la base de mesures programmatiques. Moi, je suis par exemple favorable à ce que partout dans nos communes l'eau soit gérée en régie publique, pas par des multinationales qui s'en mettent plein les poches sur le dos des factures d'eau des habitantes et des habitants.

Je suis pour que on organise le fait que les cantines soient gratuites à l'école. Moi, vous savez, je suis élu à Marseille. Pour beaucoup d'enfants dans des familles qui vivent sous le seuil de pauvreté, parfois le repas à la cantine, c'est le seul repas de la journée.

Et ben, il faut faire en sorte que ce repas, il soit accessible pour tout le monde. Pour prendre ces exemples-là, on pourrait en prendre d'autres. Il faut que les villes, elles soient à l'avant-garde de la transition écologique.

On est dans une situation de canicule aujourd'hui. Nos espaces urbains, ils sont encore trop minéralisés. Il faut plus d'espaces verts.

Bon, il faut plus de il faut faut agir, regarder ce qui s'est passé. Moi, j'ai trouvé ça très intéressant à la primaire pour l'élection municipale à New York. Ah, c'est marrant.

Je vous en parler. Allez-y. Et ben vous avez Zoran Mandani qui est un candidat qui défend des mesures programmatiques qui sont très proches de cell qu'on peut déf.

Voilà. Donc attendez, on va préciser. Il vient de gagner la primaire démocrate pour New York et les l'élection municipale à New York aura lieu en novembre prochain.

Pour l'instant, il a juste gagné la primaire démocrate. Mais il met des C'est un modèle, c'est un référent pour vous. Un modèle, ça jamais des modèles, mais je trouve que c'est très intéressant ce qu'il fait parce qu'il fait la démonstration que si vous voulez à gauche et et ça ça règle un peu le débat qu'on avait.

Si vous voulez à gauche empêcher l'extrême droite de gagner, vous devez construire un projet en positif qui est un projet qui mobilise les catégories populaires. Et les catégories populaires, vous les mobilisez sur des orientations politiques sont des orientations politiques de rupture sur des des avancé. Certaines et le Rassemblement national en a beaucoup aussi sur les B.

Précisément madame, pour empêcher cette situation, vous devez donner des raisons d'espérer. Si la gauche elle fait la même chose que la droite quand elle est au pouvoir, bah faut pas s'étonner qu'après les gens ils aient plus envie d'aller voter pour la gauche. Si vous voulez que la gauche, elle regagne du terrain, elle regagne des couleurs et c'est ce que nous avons fait depuis trois campagnes présidentielles avec Jean-Luc Mélenchon, vous devez montrer un projet différent, un projet alternatif, un projet qui est en mesure de mobiliser.

C'est pour ça madame que je vous disais tout à l'heure, si vous prenez les dernières élections européennes par exemple, pour nous, elles sont intéressantes parce qu'on a fait la démonstration qu'on pouvait aller chercher des électrices et des électeurs qui ne votaient plus depuis des années et des années et qui retrouvent autour du programme de la France insoumise des raisons d'espérer et c'est ces électrices et ces électeurs qui seront indispensables à mobilisme enfin par définition, ils s'abstiennent souvent. Bah précisément madame entre les deux élections législatives de 2022 et de 2024, comment la gauche a fait pour gagner face au Rassemblement national l'année dernière ? parce qu'elle a gagné.

Moi je peux vous le dire, dans ma circonscription, j'ai fait 64 % 74 % des voix au premier tour. Pourquoi ? Parce que dans les quartiers populaires, dans les zones populaires de ma circonscription, en 2022, il y avait 15 ou 20 % de participation et cette fois il y en avait 40 ou 50.

Alors, il y a encore du chemin, il y a encore du terrain, mais on a commencé à regagner du terrain. Donc, il faut continuer dans cette voie-là. Et donc, c'est pas les combines politiciennes pour venir sauver monsieur Bairou ou monsieur Macron qui vont nous permettre de gagner.

Non, je refais pas le match mais je dis voilà quelle est ma vision pour permettre à la gauche de gagner. Merci. Je crois que ça devrait intéresser les gens qui nous écoutent.