Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewLCP (sur YouTube)· 23 novembre 2024 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Alexandre Loubet, député Rassemblement National de Moselle | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Alexandre Loubet. Vous avez acquis une certaine notoriété à la suite d'une séance de Questions au Gouvernement...

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Ce jour-là vous avez interpellé Bruno Le Maire sur les enjeux de souveraineté industrielle. On va revoir la conclusion de votre intervention.

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'ils se sont dit entre Marine Le Pen et Bruno Le Maire ?

  • 1:59RelanceRéponse directe

    Sur la façon de vous y prendre...

  • 2:44OuverteRéponse directe

    C'est votre façon de faire de la politique ? Pour vous, la politique, ça doit être musclé par moment ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Vous avez dénoncé la vente de fleurons industriels. Quelles sont vos preuves ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Alexandre LoubetFait
    « Monsieur Le Maire, vous avez travaillé un temps pour Dominique de Villepin qui avait dénoncé la lâcheté de ceux qui refusent de défendre les intérêts de la France. Aujourd'hui le lâche, c'est vous. »
  • 1:59Alexandre LoubetFait
    « Je n'avais jamais été sanctionné ni au collège ni au lycée. J'étais un élève très modèle. Et il a fallu que j'attende de siéger à l'Assemblée nationale pour me retrouver sanctionné. »
  • 3:26Alexandre LoubetFait
    « Je pense qu'il a vu pire. Mais vous savez, en l'occurrence, je pense qu'il a demandé des excuses que je n'ai évidemment pas formulées. »
  • 3:26Alexandre LoubetFait
    « Excelia, un fleuron industriel, à des intérêts américains. Et que cette vente s'inscrivait dans toute une lignée de ventes de fleurons nationaux, comme Alstom, Alcatel, HGH, Sorio, Latécoère, Lafarge, et j'en passe, plus récemment, Doliprane. »
  • 4:48Alexandre LoubetFait
    « J'avais un prof d'économie au lycée avec qui je suis encore en contact, qui est en quelque sorte mon mentor en politique et qui partage les mêmes convictions en faveur de la défense de la souveraineté nationale. »
  • 5:31Alexandre LoubetFait
    « Une excellente école et je peux me permettre d'associer plusieurs de mes collègues, dont Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. »
  • 6:15Alexandre LoubetFait
    « Vous avez fini par rompre avec lui, fin 2020, quand vous avez compris qu'il refusait tout rapprochement politique avec Marine Le Pen. »
  • 7:00Alexandre LoubetFait
    « Je crois que dans ma génération, le cordon sanitaire a été brisé dans des bars parisiens. »
  • 8:22Alexandre LoubetFait
    « J'avais assisté à des meetings du RN en 2012. Je n'avais même pas l'âge de voter. J'étais à Toulouse et j'avais effectivement assisté au meeting de Marine Le Pen. »
  • 9:44Alexandre LoubetFait
    « Il y a une complicité, il y a une confiance, il y a une certaine symbiose dans notre manière de voir la politique et de faire campagne également. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il a fait ses armes chez Nicolas Dupont-Aignan avant de connaître une ascension fulgurante au sein du Rassemblement National. Mon invité est aujourd'hui député RN de Moselle et conseiller spécial de Jordan Bardella. Générique ... Bonjour Alexandre Loubet. -Bonjour et merci pour votre invitation. -Vous avez acquis une certaine notoriété à la suite d'une séance de Questions au Gouvernement, à l'Assemblée, question qui a déclenché pas mal de mouvements on va dire. Ce jour-là vous avez interpellé Bruno Le Maire sur les enjeux de souveraineté industrielle. On va revoir la conclusion de votre intervention, c'était le 11 octobre 2022.

0:45

-Monsieur Le Maire, vous avez travaillé un temps pour Dominique de Villepin qui avait dénoncé la lâcheté de ceux qui refusent de défendre les intérêts de la France. Aujourd'hui le lâche, c'est vous. Applaudissements -J'ai l'honneur de demander des excuses solennelles au Rassemblement National pour avoir employé le terme de lâche à une personne qui a toujours fait preuve de courage dans son engagement politique depuis 20 ans, qui fait de la politique au service de la France et des Français.

1:20

-Vous avez déclenché ce qu'on appelle un incident de séance. Tout le groupe du Rassemblement National a quitté l'hémicycle à ce moment-là. Juste par curiosité, on voit à ce moment-là Marine Le Pen et Bruno Le Maire s'interpeller, se pointer du doigt mutuellement. Qu'est-ce qu'ils se sont dit ? -Ecoutez, tout d'abord, cette séquence, elle me rappelle les débuts de mon mandat. Et je dois vous avouer qu'elle me fait un peu rigoler, puisque je n'avais jamais été sanctionné ni au collège ni au lycée. J'étais un élève très modèle. Et il a fallu que j'attende de siéger à l'Assemblée nationale pour me retrouver sanctionné. Mais en réalité, cette sanction, je crois, c'est une médaille. C'est une médaille que j'ai reçue parce que je ne sais pas exactement

1:59

ce que se sont dit Marine Le Pen et Bruno Le Maire, parce qu'il y avait énormément de brouhaha, mais la réalité c'est que j'ai dénoncé la lâcheté du ministre de l'Economie, et si c'est à refaire, je le ferai sincèrement, parce qu'il refuse de défendre les intérêts de la France. En l'occurrence, j'ai alerté... -Sur la façon de vous y prendre... -Encore la semaine dernière, un de mes collègues, Thomas Ménager, s'est fait insulter de voyou par un député macroniste. Il n'a pas été sanctionné. Et pourtant, il y a eu un énorme brouhaha dans l'Assemblée. -Au-delà de la sanction, il y avait ce qu'on appelait la stratégie de la cravate, qui était vraiment portée par Marine Le Pen auprès de tous les députés RN. Cette idée qu'il fallait que les députés soient polis,

2:44

courtois, exemplaires en toutes circonstances. Et là, vous avez agressé verbalement un ministre, vous avez mis le feu à l'hémicycle. C'est votre façon de faire de la politique ? Pour vous, la politique, ça doit être musclé par moment ? -Alors oui, évidemment, la politique doit être musclée parfois. En revanche, le terme de lâche n'est pas une insulte. Je l'ai vérifié auprès de l'Académie française, donc je tiens à le préciser. C'est un qualificatif, effectivement, dépréciatif. La réalité, encore une fois, c'est que je dénonçais la vente à venir d'une société stratégique, Excelia, un fleuron industriel, à des intérêts américains. Et que cette vente s'inscrivait dans toute une lignée de ventes de fleurons nationaux, comme Alstom, Alcatel, HGH, Sorio, Latécoère, Lafarge, et j'en passe,

3:26

plus récemment, Doliprane, et que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a justement fui ses responsabilités en se faisant passer pour victime. Je pense qu'il a vu pire. Mais vous savez, en l'occurrence, je pense qu'il a demandé des excuses que je n'ai évidemment pas formulées. Je pense que ce sont plutôt les Français qui devraient lui réclamer des excuses quand on voit le dérapage des comptes publics qui a été dissimulé de près de 50 milliards d'euros. -C'est une interview sur la politique, sur l'engagement, sur la façon de faire de la politique. On va revenir à ça. Vous avez comparé un jour la politique à une drogue en ajoutant : "Quand on commence, on a du mal à s'en passer, c'est un vrai plaisir". Alors une drogue, oui,

4:07

ça procure du plaisir, oui, ça rend dépendant, mais c'est toxique. Donc la politique, ça a aussi une part de... -Je vais vous faire une confidence, à part la politique, je n'ai jamais consommé de drogue, je tiens à le signaler. Peut-être que la comparaison avec un virus serait un peu plus pertinente, mais en tout cas, je cherche toujours le vaccin. Parce que oui, la politique, c'est extrêmement chronophage. -C'est la part de toxicité. -C'est souvent. En réalité, la politique, c'est un sacerdoce. C'est-à-dire qu'on se dévoue corps et âme, on ne compte pas nos heures, c'est véritablement chronophage. Notre ennemi principal, c'est le temps. Et tout cela se fait bien souvent en sacrifiant notre vie personnelle, voire familiale. -Surtout que vous, vous avez fait vos premiers pas en politique

4:48

très jeune, à 18 ans, en créant un syndicat étudiant souverainiste à Sciences Po, ça s'appelle Critique de la raison européenne, ça existe encore, et en rejoignant à peu près au même moment le parti de Nicolas Dupont-Aignan, à l'époque Debout la République. C'est votre prof d'économie au lycée qui vous a amené dans un meeting de Nicolas Dupont-Aignan ? -Oui, tout à fait. J'avais un prof d'économie au lycée avec qui je suis encore en contact, qui est en quelque sorte mon mentor en politique et qui partage les mêmes convictions en faveur de la défense de la souveraineté nationale et se revendique également du gaullisme. C'est la raison pour laquelle je me suis engagé dès 18 ans au sein du parti de Nicolas Dupont-Aignan. -Et vous y avez occupé différentes fonctions, d'abord

5:31

à la tête du mouvement des jeunes de Debout la République, puis, directeur de la communication de Nicolas Dupont-Aignan. Ca a été une bonne école de la politique, de travailler aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan ? Vous y avez appris ? -Une excellente école et je peux me permettre d'associer plusieurs de mes collègues, dont Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Etant donné que nous avons eu très jeune à exercer des responsabilités au sein d'un petit parti politique, certes, mais nous avons pu apprendre les méthodes politiques. Nous avons pu bénéficier justement des qualités qu'avait Nicolas Dupont-Aignan, qui était un excellent élu local. Et je crois qu'on a un peu hérité de son obstination à vouloir défendre nos idées contre vents et marées. -Vous avez fini par rompre

6:15

avec lui, fin 2020, quand vous avez compris qu'il refusait tout rapprochement politique avec Marine Le Pen. Vous avez quitté Debout la France avec, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager et avez créé ensemble un parti, l'Avenir Français, qui se revendique, vous l'avez dit, du gaullisme. Et c'est comme ça que vous avez été élu député en 2022, avec le soutien du Rassemblement National. J'ai lu dans la presse que, dès vos années étudiantes, vous avez côtoyé un groupe où se mêlaient des militants de l'UMP, du Front National de la Jeunesse et de la droite souverainiste dont vous faisiez partie. Le fameux cordon sanitaire qui existait à l'époque entre ces parties, il n'existait pas forcément entre les étudiants ? -Je crois que dans ma génération, le cordon sanitaire a été brisé

7:00

dans des bars parisiens. Il rit Je m'explique, à l'époque, nous étions tous étudiants. Je pense à Jordan Bardella, je pense à Gaëtan Dussausaye, l'ancien patron du FNJ, désormais député. Je pense à Sarah Knafo, je pense à beaucoup d'autres personnalités. Qui a adhéré à votre syndicat ? -Absolument. Vous êtes très bien renseigné. Et nous avions effectivement, l'habitude de nous retrouver, y compris avec des personnes de l'UMP, qui n'ont pas encore tous franchi le pas, mais je ne doute pas qu'ils le feront sous peu. Nous avions l'habitude de nous retrouver pour des soirées. Et si vous voulez, nous avions pris conscience que malgré nos appartenances partisanes différentes, finalement, on se retrouvait sur l'essentiel. On partageait exactement le même point de vue sur 95 % des enjeux.

7:46

Je crois que par conséquent, on avait tous conscience qu'on finirait par se retrouver. Aujourd'hui, le Rassemblement National est le parti dans lequel on se retrouve tous. -Jordan Bardella, vous vous êtes connu à cette époque. C'était quoi pour vous à l'époque ? C'était un ami ? Vous partagez des convictions ? Vous étiez en opposition sur certains sujets ? Comment... ? -Encore une fois, on était en accord sur à peu près tout. Sur le fond, peut-être que la stratégie divergeait un peu. En l'occurrence, j'étais auprès de Nicolas Dupont-Aignan parce que j'avais la certitude qu'il fallait qu'une personnalité issue des rangs de la droite vienne agréger des voix au camp national, au Rassemblement National. J'avais assisté à des meetings du RN en 2012.

8:22

Je n'avais même pas l'âge de voter. J'étais à Toulouse et j'avais effectivement assisté au meeting de Marine Le Pen. Donc, il y avait évidemment une proximité d'idées entre nous. -Là, on le voit sur cette photo lors de ce fameux réveillon. Au milieu, là, c'est lui. -Oui, Jordan Bardella, en fait, si vous voulez, c'était un militant à l'époque et il est encore militant aujourd'hui. Et quand on a milité côte à côte, même si on n'était pas dans le même parti, pour défendre les mêmes convictions, eh bien, ça crée des liens, des liens plus encore renforcés lorsque l'on passe des soirées ensemble, des soirées étudiantes. -Vous évoquez ces liens... Je parle de M. Bardella, parce qu'il a eu un rôle direct dans votre ascension, que j'ai qualifiée de fulgurante, parce que franchement,

9:02

très rapide, au sein du Rassemblement National, vous êtes étroitement lié à sa propre ascension politique. C'est lui qui vous a nommé directeur de la communication du RN, dès son élection à la présidence du parti. Lui qui vous a nommé directeur de campagne des européennes, puis des législatives. Et enfin, qui vous a nommé conseiller spécial à ses côtés. Vous lui devez beaucoup ? -Je lui dois énormément, je lui en suis très reconnaissant, de même qu'à Marine Le Pen. Ce sont eux qui m'ont permis d'avoir l'investiture dans ma circonscription et mon élection comme député en 2022. Et ma réélection en 2024 aura été l'honneur de ma vie. -Mais cette ascension, ça s'explique par ces liens que vous aviez tissés par le passé ? Il y a une complicité et une confiance ?

9:44

-Il y a une complicité, il y a une confiance, il y a une certaine symbiose dans notre manière de voir la politique et de faire campagne également. C'est important. Vous savez, quand on mène une campagne comme celle des élections européennes, c'est un véritable marathon. Pendant près d'un an, on se dévoue corps et âme. jusqu'à pas d'heure le soir, très tôt le matin, on affronte énormément d'attaques, il y a un esprit de camaraderie tranchée finalement qui se développe au sein de l'équipe et je crois qu'il est important d'avoir des personnes sur qui on peut compter et avec qui on partage beaucoup de lignes directrices, stratégiques, une même vision finalement et je crois

10:27

qu'on travaille extrêmement bien ensemble et encore une fois dans un rapport de confiance. -Alors vous devez aussi, votre ascension politique, à vos qualités dans un domaine bien précis, la communication. Vous avez exercé vos conseils en communication auprès de Nicolas Dupont-Aignan au sein du RN pendant la campagne de Marine Le Pen en 2022. Est-ce que finalement, ce n'est pas ça ce qui vous caractérise le plus ? Ce côté stratège politique, Spin doctor comme disent les anglo-saxons si on peut dire, c'est ce que vous aimez le plus en politique ? -Non. Ce que j'aime le plus, c'est l'humain. Et je le dis sincèrement, c'est l'humain. En témoigne mon omniprésence sur le terrain dans ma circonscription en Moselle, le fait que je multiplie sans arrêt les déplacements, les rencontres,

11:10

les rendez-vous auprès des particuliers, des élus, des entreprises, des associations. C'est vraiment ce que j'aime le plus dans cette aventure qu'est la politique. Une aventure intergénérationnelle, une aventure avec différents horizons, finalement, socio-professionnels. Effectivement, j'ai une prédilection pour les enjeux de communication. Je sais faire campagne parce que j'ai appris à faire campagne, notamment auprès de Nicolas Dupont-Aignan. Mais je vous rassure tout de suite, ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella n'ont besoin de moi pour réaliser les scores historiques récents qu'on a pu avoir. En revanche, comme beaucoup de militants, j'y contribue à mon modeste niveau et je continuerai à le faire. -On va passer à notre quiz, conclusion de l'émission. L'idée, c'est de compléter

11:53

les phrases que je vais vous proposer. Avec Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager, on garde en commun... -Notre amour de la France et notre amitié. -Ceux qui disent que je suis le gendre idéal, ça revient dans les portraits de vous, dans la presse. -Ca revient très souvent. Je n'aime pas souvent citer Marine Le Pen, mais j'ai souvenir qu'une fois, elle m'avait dit, à l'approche des élections législatives de 2022, quand elle avait vu mon affiche : "Oh, toi, tu vas faire voter les mamans et les mamies". C'est une phrase qui m'avait beaucoup fait rire. Gendre idéal, je ne sais pas. Je le pense. Il rit En tout cas, je cherche toujours ma belle-mère. -Enfin, j'ai gardé de l'Ariège...

12:37

-J'ai gardé de l'Ariège mon amour pour la campagne, ma famille qui est toujours là-bas et je fais des infidélités à ma circonscription de la Moselle une fois par an à l'approche de Noël parce qu'effectivement, je retourne en famille pour fêter Noël. -Vous n'avez pas gardé l'accent par contre. -Je n'ai pas gardé l'accent. Je suis en train progressivement d'adopter l'accent Mosellan, puisqu'effectivement, j'ai été parachuté, je l'ai toujours assumé. Mais depuis mon annonce de candidature en 2022, je vis dans ma circonscription et je compte bien y rester très longtemps pour continuer d'être à l'écoute et de défendre les Mosellans. -Merci, Alexandre Loubet, d'être venu dans La Politique et moi. -Merci.

13:16

Musique