Il manque un projet clair pour sortir la France du déclassement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00François-Xavier BellamyFait
« Nous demandons depuis très longtemps une réforme qui permettrait, enfin, de redonner aux Français un peu de lisibilité sur l’avenir, qui redonnerait du salaire aux plus jeunes, qui leur redonnerait une assurance sur leur futur. »
- 0:15François-Xavier BellamyChiffre
« En ayant fait une vraie réforme de l'éducation, pour récupérer les 150 000 jeunes qu'on perd chaque année »
- 0:25François-Xavier BellamyFait
« Ce véhicule, qui consistait à utiliser un projet de financement de la Sécurité sociale au lieu d'assumer une vraie réforme des retraites, et la mettre en débat. »
- 0:50François-Xavier BellamyFait
« La vérité, c'est qu'aujourd'hui, et d'une certaine façon, le gouvernement a réussi à rendre profondément impopulaire une réforme qui était pourtant nécessaire et qu'il était possible d'expliquer comme telle. »
- 1:10François-Xavier BellamyFait
« Et même la gauche avait réussi à faire une réforme des retraites. »
- 1:40François-Xavier BellamyPromesse
« Oui, je le dis très clairement, j'aurais voté la réforme et je n'aurais pas voté la censure. »
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Nous demandons depuis très longtemps une réforme qui permettrait, enfin, de redonner aux Français un peu de lisibilité sur l’avenir, qui redonnerait du salaire aux plus jeunes, qui leur redonnerait une assurance sur leur futur. Une réforme qui permettrait aussi que la France retrouve sa compétitivité. Mais il aurait fallu la mener, cette réforme, en l'ayant assumée depuis le début comme un engagement clair - ce n'était pas le cas ; En l’ayant, pour que l'effort ne repose pas toujours sur les mêmes, entourée de tout ce qui est nécessaire pour que la France se remette à travailler mieux ; En ayant fait une vraie réforme de l'éducation, pour récupérer les 150 000 jeunes qu'on perd chaque année ; En ayant fait une vraie réforme de l'assurance chômage, pour que notre système social cesse de désinciter au travail ; En ayant fait une vraie réforme de la fin des carrières, pour pouvoir faire en sorte que les carrières pénibles soient conclues par des années qui soient l'occasion d'un travail différent. - Mais ça fait beaucoup de conditions, François-Xavier Bellamy...
Est-ce que, si vous aviez été au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la semaine dernière, est-ce que vous auriez voté la réforme. Et hier, est-ce que vous auriez voté la censure ? - Oui, je le dis très clairement, j'aurais voté la réforme et je n'aurais pas voté la censure.
Je comprends mes collègues qui ont eu un avis différent, parce qu'encore une fois, je vois bien à quel point cette réforme cristallise tant de tensions aujourd'hui. Je vois aussi à quel point le véhicule qui a été employé pour la porter était déloyal. Ce véhicule, qui consistait à utiliser un projet de financement de la Sécurité sociale au lieu d'assumer une vraie réforme des retraites, et la mettre en débat.
Je vois aussi à quel point ceux qui aujourd'hui se plaignent d'un viol démocratique sont les premiers à l'avoir provoqué. Je pense à la France Insoumise, qui a tout fait pour qu'il n'y ait pas de débat, qui a tout fait pour faire obstruction à un vote, et qui aujourd'hui se plaint - quelle ironie scandaleuse ! - se plaint qu'il n'y ait pas eu de vote.
Mais à qui le devons-nous, qu'il n'y ait pas eu de vote, si ce n'est d'abord à ces parlementaires d'opposition qui ont été indignes de leur mission, en criant dans l'Assemblée nationale au lieu de répondre à des arguments raisonnables ? Et donc, il fallait engager un vrai débat. Le gouvernement est le premier coupable de cet échec, parce qu'encore une fois, à ce sujet, il est majeur pour notre avenir, parmi bien d'autres.
La vérité, c'est qu'aujourd'hui, et d'une certaine façon, le gouvernement a réussi à rendre profondément impopulaire une réforme qui était pourtant nécessaire et qu'il était possible d'expliquer comme telle. Et même la gauche avait réussi à faire une réforme des retraites. Et on voit où nous conduit.
Encore une fois, je le redis, cette politique de la confusion permanente. On voit où nous a conduit cette majorité dont Emmanuel Macron disait qu'elle devait être fière d'être composée d'amateurs. Eh bien, je suis désolé, mais quand on dit à sa majorité soyez fiers d'être des amateurs, on envoie le pays dans le mur et c'est ce qui est en train de se produire aujourd'hui.
Et c'est ce qui est révoltant et inquiétant pour l'avenir.
François-Xavier Bellamy