France Ruralités : "J'ai confiance dans ce plan"
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merci Bernard Makro de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu du Cantal mais du groupe Union centriste et président du Parlement rural français on va revenir évidemment dans quelques secondes sur les annoncières d'Elizabeth band sur la réalité mais d'abord un mot des élus local lundi doivent se tenir à Bercy les assises des finances publiques mais l'association des maires de France comme les départements comme les régions ont décidé que ce serait sans eux manières de montrer leur colère alors que le gouvernement leur demande de faire des économies ils ont raison alors moi je suis personnellement favorable à toutes les démarches de concertation et amener cette constatation jusqu'au bout aujourd'hui le constat il est partagé il y a un endettement public à hauteur de 3 milliards d'euros tout le monde considère qu'il faut diminuer notre endettement et réduire notre déficit pour réduire pour arriver à stabiliser l'endettement il faut ramener le déficit en dessous de 3% pour essayer d'atteindre ses objectifs qui sont vraiment partagés par tout le monde le gouvernement mis en place les assises des finances publiques qui visent à rassembler tous les acteurs c'est à dire la Cour des comptes la banque des territoires le CDE et bien sûr les associations d'élus les associations ont fait le choix que vous avez que vous avez rappelé je pense que tout le monde doit participer et évidemment à l'effort de diminution des dépenses publiques mais évidemment les collectivités doivent aussi avoir les moyennes de porter leurs projets et aujourd'hui ce que propose le gouvernement c'est une augmentation en volume de 0,5% maximum pour les collectivités et 0,4 pour l'État donc l'état fait un effort supplémentaire évidemment c'est cet objectif-là doit prendre en compte aussi les charges nouvelles qui sont imposées au collectivités voilà donc je pense moins que elles ont raison devrait être possible si on doit y aller lundi prochain élu en tous les cas moi je suis toujours partisan d'aller jusqu'au bout de la concertation et et et cette réunion en présence de la première ministre il me semble que il aurait été important d'aller jusqu'au bout cette concertation et d'expliquer les pointes des accords éventuellement à la première ministre voilà voilà ce que ce que il faut participer à l'effort pour des endettés la France mais les collectivités elles n'y participent pas suffisamment pour vous est-ce qu'on peut encore le rendement je connaissais leur difficulté les collectivités derrière les moyennes se cachent des disparités très fortes il y a des situations financières qui sont plutôt satisfaisantes pour les pour un certain nombre de collectivités et d'autres qui sont vraiment en difficulté il y a des collectivités qui sont très fragiles et l'augmentation l'inflation d'un côté l'augmentation des matières premières de l'autre et du coup l'augmentation des travaux les collectivités les investissements publics sont essentiellement portés par les collectivités font qu'il y a un certain nombre de collectivités qui ont des difficultés plus des charges transférées ou en tout cas les charges nouvelles comme l'augmentation de points d'indice donc évidemment il faut tenir compte de tout ça quand on recherche des solutions communes à la baisse de notre endettement on va parler de la ruralité hier vous étiez dans la Vienne aux côtés d'Elizabeth borne ou la première ministre ces mesures pour aider les français pour aider les élus de ces communes rurales ces rythmes mesures pour tenter de répondre aux sentiments d'abandon de ces territoires on va faire le point sur ce qu'a dit Elisabeth borne avec Quentin calmé [Musique] bonjour Quentin bonjour Oriane bonjour Bernard bonjour et quand on se traitait donc hier dans la Vienne à la prononcé un discours ou une ode à la ruralité c'est ça elle était dans la Brenne donc c'est pas très loin du Berry non plus pour présenter effectivement un grand plan en faveur des campagnes pour rappel on parle tout de même de 22 millions de Françaises et de Français qui vivent actuellement dans des territoires ruraux 88% d'ailleurs un des communes dans notre pays sont concernés alors ils avaient demandé en fait le modèle de qualité de vie je cite des ruralités elle parlait des ruralité qui attire de nombreux Français le prend le plan France ruralité qui vise à répondre effectivement au sentiment de relégation dont souffre les habitants de ces territoires le plan France ruralité est construit autour de trois grands axes qu'on a retenus regarder d'abord soutenir davantage les coûts dans la construit dans la conduite de leur projet par exemple avec des fonctionnaires mobilisés dans les préfectures et dans les sous préfecture pour accompagner les maires dans leur projet autre point augmenter le montant de la dotation de biodiversité de 40 à 100 millions d'euros vous allez nous en parler ce que je crois que vous avez porté ça au Parlement justement bernadelco depuis pas mal de temps lors d'examen de projets de finance mais afin d'augmenter en fait la rémunération des communes qui préservent leur patrimoine naturelle et enfin troisième point à porter des solutions aux problèmes du quotidien des habitants des campagnes avec par exemple une trentaine de mesures sur les transports l'éducation ou la santé sur ce point d'ailleurs écoutez la première ministre nous déploirons sans médico bus avec les collectivités volontaires apportant des capacités de diagnostic et de soins directement dans les campagnes nous tiendrons également l'engagement d'une couverture intégrale du territoire en communauté professionnelle territoriale de santé d'ici la fin de l'année j'ajoute que 4000 maisons de santé seront déployées partout en France d'ici 2027 en particulier dans les territoires ruraux on vous a vu sur les images d'ailleurs du déplacement de la première ministre est-ce que ce plan est à la hauteur des enjeux est-ce que vous le dites c'est assez ambitieux pour la question alors je voudrais d'abord vraiment exprimer ma satisfaction d'accord c'était hier au côté d'après-midi vous l'avez rappelé vous savez le combat que je mène depuis longtemps en faveur de la ruralité pour une meilleure prise en compte de la ruralité dans les politiques de l'État aujourd'hui la première ministre elle-même annonce que la ruralité sera au cœur de l'action au gouvernementale elle a évoqué un nouvel élan pour la ruralité elle a parlé de d'aménagement du territoire il y a des décennies qu'on n'avait pas entendu ce mot dans la bouche d'un gouvernement et d'un Premier ministre donc une vraie politique d'aménagement et territoire donc ma première action est vraiment d'exprimer beaucoup de satisfaction parce que ce projet découvre de nombreux champs il est suffisamment ambitieux alors ce qui est intéressant c'est qu'il couvre on pourra en reparler de nombreux champs et s'inscrit dans la durée vous avez parlé de la question de la dotation biodiversité on pourra reparler elle a annoncé la pérennisation des aides RR qui est un sujet vous le savez qui me qui me tient à cœur de revitalisation rurales excusez-moi qui sont des dispositifs spécifiques pour les territoires uraux les plus fragiles qui sont très intéressants elle a craignait que c'est c'est ces dispositifs s'éteignent donc elle a assuré la pérennisation elle a promis la pérignatation et puis surtout elle a évoqué ce qui est très important un ensemble de services à la population parce que le premier critère d'attractivité des territoires ruraux c'est les services qu'on peut offrir à la population et donc elle a couvert un champ de service après évidemment il y a des choses qui restent à proximité d'inquiétudes et ce qui nourrit le sentiment d'abandon des habitants de ces territoires héros c'est le recul des services publics pourquoi ce plan répond à ce recul des services publics je parlerai des services au parce que dans les services qu'on apporte à la population il y a les services publics proprement parler mais il y a aussi beaucoup de services privés l'offre de soins de premier recours on n'est pas sur des services publics la proprement parler donc sur les services elle a elle a balayé la question des mobilités avec des crédits ce qui est très important on n'a pas transport quand même la question du logement la question des commerces la question des maisons françaises la question de la santé sur laquelle de mon point de vue il faudra aller plus loin la question de la carte scolaire sur laquelle il faudra évidemment qu'on apporte des propositions de Love culturelle donc elle a couvert l'ensemble des services qui sont importants en milieu rural donc franchement j'ai confiance dans ce plan parce que on est bien sur les sujets qui sont au cœur de la ruralité et qui s'inscrivent dans une priorité du gouvernement encore une fois il y a des sujets sur les qu'il faudra approfondir et compléter oui allons sur la question de la biodiversité parce que je le disais dans ma chronique vous avez militait lors de l'examen de la loi de finance pour ce fond pour la biodiversité c'est un fond spécial c'est quoi l'intérêt de cette enveloppe expliquez-nous la chose est simple aujourd'hui tout le monde reconnaît que on ne répondra pas aux enjeux du siècle sans l'espace rural ça vaut pour la protection de la biodiversité ça vaut pour le réchauffement climatique ça vaut pour la souveraineté alimentaire ça vaut pour la réindustriation ça vaut pour la cohésion sociale et donc la ruralité rend des services à la société tout entière il faut que ces services là soient reconnus valoriser rémunéré c'est le but de cette dotation qui s'appelle dotation aux communes pour la protection de la biodiversité et la valorisation des aminés rurales et comment ça marche très concrètement alors c'est des communes qui garderaient leurs être pour les oiseaux ou qui développent près leur patrimoine naturel qui serait récompensés c'est bien cela c'est des communes qui sont par exemple concernées par des sites Natura 2000 des communes qui sont marques membres d'un parc naturel régional ou d'ailleurs d'un parc national des communes de même qui pourraient être concernées par des espaces naturels sensibles donc des zones qui sont protégées et du coup c'est comme une perçoivent une dotation qui n'est pas noyé dans la DGF qui est audacieux en plus de la DGF une récompense dotation globale de fonctionnement elle reste mais là c'est une dotation supplémentaire qui vient à côté j'y tenais beaucoup et j'avais fixé dans une résolution du Parlement rurale j'avais fixé un montant d'une enveloppe minimum à 100 millions d'euros et donc la première ministre a accepté cette somme et annoncer qu'il y aurait au moins 100 millions d'euros pour cette dotation qui est une augmentation très importante parce qu'elle est aujourd'hui de 40 millions d'euros donc on passerait de 40 millions d'euros à plus de 100 millions d'euros cette dotation aux communes dans les territoires ruraux puisqu'on parle des questions d'écologie d'environnement l'un des gros sujets d'inquiétude des élus c'est le zéro artificiel des nations nettes elisabeth bornière a parlé d'une garantie rurale c'était ce que demandait les sénateurs mais elle a pas précisé les modalités de cette garantie rurale est-ce que c'est un peu quelque chose en trompe l'oeil vous en attendez plus là-dessus alors vous savez que ça fait partie des sujets sur lesquels aussi on s'est battu nous nous remettons pas en cause l'objectif de sobriété foncière à l'échelle nationale simplement nous voulons éviter que à travers toute une procédure qui est compliquée et qui part déjà des grandes régions avec le stradette je rentre pas dans le détail des procédures quand on arrive au dernier échelon à la petite commune rurale qu'on se trouve avec zéro droit à construire c'est comme une rurale elles ont besoin d'accueillir des habitants et elles ont besoin d'accueillir des activités et donc ce que l'on demande et je vais revenir à l'annonce de la première ministre ce que l'on demande c'est que aucune commune rurale si petite soit elle ne puisse disposer de moins de 1 hectares pour pouvoir accueillir des familles ou des activités et hier la première ministre c'est ce que d'ailleurs ce qu'on a voté au Sénat et hier la première ministre a annoncé que il y aurait la garantie rurale sur donc le droit à construire serait évidemment mise en place à partir de 2024 parce que les députés en ce moment ils sont en train de revenir un peu sur scène 46 rurale quand même très franchement on s'est battu sur le nectar moi je maintiendrai cette idée jusqu'au bout parce que si on commence à sortir de ce nectar on sait ce qui va se passer au bout du compte pour les plus petites communes et je pense je pense que on y arrivera et je pense au final je le souhaite mais aussi je le pense que au final chaque commune disposera d'au moins un hectare à conduire ça veut pas dire qu'elle est tenue de l'utiliser mais en tous les cas ça sera une garantie rurale du droit à construire dans les communes rural une question un peu politique si vous le permettez mais on sait que ils avaient une borne à 100 jours d'ici au 14 juillet pour voilà changer la donne reconstruire le lien avec les Français est-ce que vous pensez que ce type de plan qu'elle a annoncé hier c'est typique de mesure qui peuvent permettre de réconcilier les Français avec le gouvernement avec le politique oui je le pense vraiment si ce plan sur la ruralité elle est inscrit je pense aujourd'hui dans le marbre de l'action gouvernementale quel que soit les les évolutions ministérielles il y en aura toute façon un jour ou l'autre je pense qu'aujourd'hui ce plan pour la ruralité qui fait encore compléter et approfondir dans certaines domaines est inscrit dans le marbre de l'action gouvernementale quel que soit le gouvernement en place et donc je pense que c'est de nature à réconcilier en quelque sorte les ruraux avec l'action l'action de l'État en 2019 Édouard Philippe qui avait présenté un agenda rural c'était 181 mesures justement pour aider ces territoires ruraux quel bilan vous en faites aujourd'hui et pourquoi il y avait besoin d'un nouveau plan alors la chaîne d'art rural a été une première étape importante avec un certain nombre de mesures mais c'était comment je vais dire ça des mesures utiles et aimer une juxtaposition de mesure et ce qu'il manquait me cette première étape et à quelle réponse ce nouveau plan en faveur de la réalité c'est une stratégie globale qui porte sur tous les champs de des besoins de l'espace rural ce qui est fait avec il me semble que là on s'inscrit bien vraiment dans une stratégie globale dans un plan cohérent et qui s'inscrit encore une fois dans la durée qui j'en suis persuadé survivra au changement de gouvernement ou dans les années il y en aura de toute façon hein dans les mois ou dans les années à venir voilà je pense qu'on s'inscrit dans la durée on va continuer à parler de ces sujets merci Quentin je reviens dans le club on reparlera du fond Marianne l'affaire du moment au Parlement vous suivez tout particulièrement on voit ça tout à l'heure on va continuer à parler de ces questions en réalité et des questions des déserts médicaux puisque c'est évidemment un autre sujet d'inquiétude pour en parler on va voir nos partenaires de la presse régionale on va à Chartres retrouver Sébastien Couratin bonjour Sébastien merci beaucoup d'être avec nous chef des actualités à l'écho républicain Sébastien hier matin dans votre journal dans les cours républicains vous avez évoqué la loi pour l'accès aux soins et contre les déserts médicaux son amendement controversé pour une régulation de la liberté d'installation a été rejetée et Mardine figure pas dans la loi adoptée cette nuit oui faut-il le sponsoriser cette liberté d'installation des médecins ou au contraire la réguler en fonction de la densité médicale des territoires en Eure-et-Loir a été un département sinistré au plus de 22% des habitants n'ont pas de médecin traitant c'est une question qui divise un temps du côté de la communauté médicale que de la classe politique c'est ce qui nous a donné l'idée de faire ce face à face entre les pour et les contres alors côté pour on trouve le député MoDem de redouard Philippe Vigier qui défend un peu le côté sur mesure de l'abandon une liberté d'installation totale dans les zones soudances et au contraire une régulation dans les secteurs ou la démographie médicale explose côté professionnel c'est plutôt à l'inverse à la régulation est pas vraiment perçue comme une solution mais plutôt comme un repoussoir si on régule le peu de gens qui veulent s'installer nous explique le président départemental du conseil de l'ordre des médecins on va les faire fuir encore plus à entre ceux qui estiment que l'urgence de la situation impose des mesures d'exception drastiques et ceux qui taxent tout Arsenal coercitif de contreproductif comment vous situez-vous monsieur le sénateur faut-il réguler la liberté d'installation des médecins tout ou également alors il y a une chose qui est certaine c'est que la situation actuelle ne peut pas perdurer vous êtes dans un département vous l'avez rappelé ou le nombre de médecins généralistes pour 100000 habitants et l'un des plus faibles de France donc on a des écarts de 1 à 2 entre les départements par rapport au généraliste et pour les spécialistes j'ai pris le cas par exemple d'un ophtalmo parce que on a souvent on a souvent besoin ou l'occasion d'aller vers un ophtalmo on est de 1 à 9 de 1 à 9 c'est-à-dire vous avez des départements vous avez 9 fois plus d'ophtalmo pour 100000 habitants que d'autres donc cette situation ne peut pas perdurer beaucoup de mesures incitatives ont été mises en place elles sont apportées des réponses mais pas suffisamment puisque aujourd'hui la situation est celle-là et tout le monde s'accorde à dire qu'elle ne veut pas rester telle qu'elle est la loi qui est actuellement à la proposition de loi qui est elle met en discuter à l'Assemblée fait une certaine langue d'avancées notamment sur la permanence de soins pour inciter les jeunes à aller mais je pense mais je pense personnellement que pour un temps donné on pourrait se dire pour les 10 prochaines années il faut aller un peu plus loin si on veut assurer l'accès aux soins pour tout le monde et c'est quand même ça une comment dire une exigence nationale il faut aller un peu plus loin pour les 10 prochaines années et appliquez au médecin ce qui est appliqué pour beaucoup d'autres professionnels de santé d'ailleurs pour les chirurgiens d'antisent pour les pharmaciens etc donc beaucoup de professionnels de santé qui sont des professionnels libéraux sont aujourd'hui dans un système de régulation qui permet de d'offrir un accès aux soins dans ces domaines-là équitables et donc je pense qu'il faut aller sur un temps donné encore une fois on peut le faire sur 10 ans si au bout de 10 ans les choses sont revenues à la normale en termes de soins on pourra regarder mais pour 10 ans je pense qu'effectivement il faut appliquer au médecin ce qui est appliqué à d'autres professionnels de santé en tous les cas c'est le point de vue que je défends vous savez moi je viens d'un département où on est assez proche de l'Eure-et-Loir alors il faut faire attention aux moyennes parce qu'il y a des grosses dispar vous avez des départements où on sent il apparaîtrait que l'offre est à peu près convenable mais vous avez certains secteurs des départements qui sont bien dotés et d'autres pas du tout moi j'ai le cas dans le département du Cantal donc il faut qu'on réponde à cela c'est prioritaire c'est le premier critère d'attractivité des territoires et c'est surtout et c'est surtout une exigence nationale de perte tous les Français d'accéder aux soins et du coup hier Elisabeth borne allait annoncé sans médicaments c'est la bonne réponse alors les 100 médicaux bus apportent une réponse c'est il s'adresse à des spécialistes mais je pense que il faut aller des personnes je pense qu'il faut aller plus loin on va parler d'un autre sujet Sébastien avec vous c'est la Une de l'écho-républicains aujourd'hui c'est Jean Moulin vous abordez les 80 ans de la mort de Jean Moulin en évoquant un chapitre méconnu de son parcours son premier acte de résistance le 17 juin 1940 au sud de Chartres en effet à l'époque Jean Goulin est préférée Loire ce 17 juin le serviteur de l'État va devenir en quelque sorte un serviteur de la liberté à héros l'occupant exige de lui qu'il signe une lettre accusant à tort des tirailleurs sénégalais d'avoir torturé et tuer des civils Jean Moulin s'y refuse malgré les coûts malgré l'entreprise de destruction physique et mentale à laquelle il est soumis ce 17 juin et les produits dans un cabanon à Saint-Georges-sur-Eure au sud de Chartres tenu au secret torturé dans ce lieu spartiate qui est devenu aujourd'hui un lieu de mémoire le poids de l'histoire même 83 ans après est aussi lourd quand cet après-midi de juin 40 sous une chaleur étouffante dans un espace exigu j'engoulin est enfermé avec le cadavre d'une femme démembrée il en parle d'ailleurs dans son récit autobiographique premier combat il parle de cette expérience aux frontières du soutenable je sais qu'aujourd'hui dit-il je suis allé jusqu'à la limite de la résistance alors justement cette résistance ce terme de résistance en 1940 ne porte pas encore ce nom c'est peut-être là pourtant dans ce cabanon que c'est écrit l'un des actes fondateurs de la lutte contre le nazisme le jour où ce petit préfet de n'a rien cédé à ce que le dictait son devoir vous monsieur le sénateur qui venait un territoire qui est fortement irrigué à part la résistance que représente pour vous le monde Jean Moulin ah ben Jean Moulin Jean Moulin et dans la tête de toutes les Français il symbolise la force de la résistance la force aussi la capacité de d'un homme à réussir ce qu'il a réussi puisque au bout du compte il n'a pas parlé et nous dans le département du Cantal le nom de Jean Moulin fait écho à ce qu'a subi le département du Cantal pendant cette période noire et dans mon dans beaucoup de territoires du Cantal la résistance a été très forte sur le mont moucher sur la Margerie dans d'autres secteurs du Cantal et et dans mon territoire à Murat ou à la suite d'un acte de résistance ou le capitaine Gaessler a été abattu devant la mairie il y a eu des mesures de représailles très forte qui ont meurtr Ie murale toutes les familles avec des maisons incendiées 115 déportés rassemblés sur la place de muraha déporté un tiers seulement à peine un tiers sont revenus donc si vous voulez cette commune ce territoire ce département a été meurtri parce qu'il s'est passé pendant la guerre et évidemment le nom de Jean Moulin fait écho à ce vécu qui reste dans la tête dans le cœur dans l'esprit de toutes les générations de murailles et du Cantal et cette absence d'un héros à la Une de votre journal ce matin merci Sébastien et à très vite évidemment dans cette émission on va revenir à la ruralité à ce qu'elle dit hier Elisabeth Bank parce que elle a fait ses annonces sur la réalité mais elle sait aussi adressée aux maires aux élus ruraux elle est revenue sur la question des agressions des lions on le sait elles sont constantes augmentation on en parle régulièrement dans cette émission et les abattement n'a promis que l'État sera à leur côté qu'elle prendra de nouvelles mesures on va l'écouter je sais combien les mers ruraux sont les bras armés du service public au contact de nos concitoyens je sais qu'ils sont le rempart de la République face aux incivilités face aux violences je veux le dire à nouveau fermement à cette attaqué la République tout entière je veux dire aussi à tous les élus que nous saurons là pour vous accompagner pour vous protéger nous avons d'ores et déjà pris des mesures renforcer les sanctions l'État et restera à vos côtés et j'aurai l'occasion d'annoncer des mesures nouvelles très prochainement quelle mesure nouvelle attendez-vous vers un mail alors on va attendre évidemment la présentation de ces mesures mais en tous les cas le sujet était extrêmement important je suis resté maire d'un petit village pendant 28 ans donc je sais de quoi se parle et j'ai vu l'évolution ces mères tous les mers mais les mers ruraux particulièrement qui n'ont pas de service qui n'ont pas de police municipale sont en première ligne et sont très exposées ils sont en contact direct avec la population c'est un engagement d'abord de passion pour leur commune pour leurs habitants et donc aujourd'hui dans le comtesse qui est celui d'aujourd'hui de violences de la société c'est c'est Meru ont besoin de se sentir protégé sinon on aura du mal à trouver des mères d'ailleurs des candidats pour pour piloter ces communes donc c'est extrêmement important que l'État Ethan ne peut pas tout faire mais que l'État met tous les moyens en œuvre pour assurer une protection de ces mères pour comment dire pour sécuriser pour les sécuriser dans leur action de merde et que l'État soit réactif je pense que c'est la volonté c'est la rappeler hier de la première ministre je pense que c'est extrêmement important on a eu beaucoup de démission de mer on a vu ce qui s'est passé avec des événements qui ont été notamment il y a eu de télécharger de ça au gouvernement est-ce que il y a notamment le renforcement des sanctions pénales est-ce que est-ce que c'est suffisant il faut il faut aller plus loin c'est-à-dire que encore une fois je parle du vécu évidemment il y a les sanctions pénales pour quand il y a des agressions il fait ça on est d'accord c'est important il faut le mail il faut le maintenir il faut le le renforcer mais il faut aussi que au quotidien les mers sont protégées c'est-à-dire que dans chaque préfecture dans chaque sous-préfecture à travers les équipes de gendarmerie les mères puissent très facilement accéder à quelqu'un qui peut assurer leur sécurité pour faire part des agressions qu'il subissent qui sont pas toujours physiques elles sont d'abord souvent des fois verbales puis ça se termine par physique donc il faut que au niveau local au niveau local les mers puissent sentir que oui les l'État à travers les préfectures à travers le sous-préfecture à travers les forces gendarmerie l'État est à leur côté dans la proximité pour pour sécuriser leur action quotidienne c'est extrêmement important donc il y a à la fois les quand les faits sont sont sont arrivés mais il y a aussi la prévention merci Bernard delcro merci à vous merci beaucoup notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on reviendra sur les auditions de la semaine de la commission d'enquête sénatoriale sur le fond mariage en difficulté face au sénateur peut-être se maintenir au gouvernement ce sera l'un des débats du club mais d'abord on va parler du Tour de France Bernard Delcroix avec Christian Prudhomme merci à vous
Bernard Delcros