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interviewyoutube.com· 8 mars 2023

Florian Philippot sur France Info : interview vérité !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. J'étais en matinale sur France Info TV. Vous allez voir une interview vérité.

En tout cas, de mon côté, je dis les choses. On a parlé des blocages. Nous, nous avons organisé le blocage des Champs-Elysées.

Les patriotes, je vous l'avais dit, prennent leurs responsabilités. Je sais que ça bouge beaucoup, beaucoup partout en France. On en a parlé.

On en a parlé. On a parlé de la réforme des retraites, de l'UE, de la guerre aussi un peu, de l'OTAN, des salaires, beaucoup de choses, de la tenue aussi à l'Assemblée nationale, la tenue de l'opposition, entre guillemets, bref, et des ministres. Vous allez voir ça.

Si vous êtes d'accord avec tout cela, que vous voulez soutenir, rejoindre nos actions, il faut venir. Voilà, il faut venir. Vous le savez, vous pouvez dire que vous soutenez les blocages et que vous êtes même prêts à y participer.

On pourra vous recontacter parce que c'est efficace quand même aux Champs-Elysées. Pour cela, il y a un appel qui est en lien sous la vidéo en description. Vous pouvez le signer, le partager si ce n'est pas encore fait.

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez dans les commentaires aussi de cette interview en vérité, bien évidemment, et de vous abonner à cette chaîne YouTube. C'est le petit bouton en dessous, s'abonner, vous cliquez dessus. Hop, c'est fait, c'est gratuit, c'est instantané.

Plus il y a d'abonnés à la chaîne, plus les vidéos sont automatiquement recommandées par YouTube à de nouvelles personnes, ce qui est quand même formidable. Je m'adresse à ceux qui regardent les vidéos régulièrement, grand merci, mais qui ne sont pas encore abonnés à la chaîne. Faites ce petit effort, c'est gratuit et c'est instantané.

Bien évidemment, et grand merci à ceux qui se sont abonnés à la chaîne récemment. Vous le savez, on a des rendez-vous qui arrivent, notamment notre direct de ce vendredi. Ce sera le vendredi 10 mars.

Nous serons en direct à 19h sur cette chaîne. Soyons en rendez-vous, ramenez du monde. Ça va être des dossiers chauds, ça va être vos questions en direct.

Je compte sur vous. Et encore une fois, si vous nous soutenez, si vous voulez participer à ces actions, si vous êtes d'accord avec ce que je dis là, si vous voulez être du plus grand mouvement souverainiste de France dans une vision, une démarche, une stratégie vraiment anti-oligarchie, de résistance authentique, de rupture magnifique pour des belles valeurs, pour nous les générations qui viennent, il faut venir aux Patriotes. Il faut adhérer.

Ou il faut prendre votre adhésion, il faut reprendre votre adhésion annuelle si elle est expirée. Vous pouvez également faire un don de soutien aux Patriotes pour soutenir nos actions qui coûtent une fortune, alors qu'on n'a pas reçu un euro de financement public. Mais nous, on fait, on prend nos responsabilités, comme le blocage des choses d'église et tout le reste, tout ce qui viendra et les marches nationales pour la paix.

La prochaine sera très probablement samedi 18 mars à Paris, mais j'y reviendrai. Réservez déjà votre après-midi. Voilà, venez.

Le lien pour adhérer ou reprendre votre adhésion annuelle, c'est le même lien. C'est le premier sous la vidéo en description. C'est un lien également en commentaire.

Vous avez une petite fiche maintenant sur l'écran ou en fin d'interview en cliquant sur l'écran. Je vous le dis maintenant, je ne vous le redirai pas en fin d'interview. Faites-le maintenant en faisant une petite pause ou faites-le en fin de vidéo, mais pensez-y.

Vous pouvez également faire un don de soutien aux Patriotes. C'est le deuxième lien sous la vidéo en description. Le don, comme l'adhésion, la réadhésion, sont défiscalisés au deux tiers pour vous.

Voilà, pensez-y. Les compteurs fiscaux ont été remis à zéro au début de l'année, notamment. Ça vaut le coup.

Et puis le don permet de financer nos actions, mais aussi les affiches, les tracts, les conférences, enfin, tout ce qui coûte, voilà, sans soutien. Voilà, bravo aux donateurs, aux réadhérents. Bienvenue aux nouveaux adhérents Patriotes.

Bonne vidéo et vive la France. Sur ce qui s'est passé hier sur les Français dans la rue contre la réforme des retraites. L'invité de la matinale, tout de suite.

La mobilisation contre la réforme des retraites dans la rue, ça ne faiblit pas. Est-ce que vous-même, vous y étiez dans la rue ? Nous, on a bloqué les Champs-Elysées le matin.

Oui, oui, avec les Patriotes, on a bloqué, on a participé de ce blocage de la France. Donc, juste, je reviens sur ce mot, vous êtes pour le blocage de la France, c'est-à-dire sur ce que souhaite la CGT notamment ? On ne peut pas une économie à genoux.

C'est Macron qui met l'économie à genoux, clairement. C'est lui d'ailleurs qui a bloqué les Français pendant des mois, avec ces confinements idiots, ces passes, tout ça, pire qu'il y a d'ailleurs, très néfastes. Non, il faut montrer que le souverain en France, c'est le peuple.

Et que cette réforme, elle n'est ni utile. Personne ne comprend l'utilité de cette réforme, elle n'en a pas. Et elle n'est surtout pas juste, elle prépare le terrain, en fait, à une privatisation déguisée des pensions, des retraites, au bénéfice de grands fonds comme BlackRock, des fonds d'investissement, des fonds de pensions qui ont intérêt à croquer ce marché gigantesque des retraites françaises.

Et pour cela, il y a un intermédiaire pratique qui s'appelle l'Union européenne. Donc Macron obéit à l'Union européenne, qui obéit elle-même à des fonds privés, ben stop au bout d'un moment. Les premiers concernés, ce n'est pas ces fonds ni l'Union européenne, c'est le peuple français. — Sur la méthode, quand il y a des coupures sauvages comme celles qui se sont déroulées dans le Nord ou en Ardèche, dans l'ancien fief électoral d'Olivier Dussopt, vous dites quoi ?

C'est de bonne guerre ? C'est la bonne méthode ? — Bon, écoutez, tant qu'on ne met pas en danger les gens, je ne suis choqué par rien.

Il ne faut pas mettre en danger les vides, évidemment. Mais à partir du moment où on veut juste se faire entendre parce qu'on n'est pas entendus, on n'est pas respectés, on a un gouvernement qui obéit plus aux instances financières et aux autorités supranationales, Ursula von der Leyen, etc., qu'à son peuple.

C'est quand même un comble. C'est quand même insupportable. Les Français sont en train de vivre, si vous voulez, la post-démocratie.

Ils sont en train de voir ce que c'est, voir ce que c'est que ce système mondialiste supranational où ils votent ou plus, d'ailleurs. Ils manifestent, ils font ce qu'ils peuvent pour se faire entendre. Nous, on a monté d'un cran, on a fait ce blocage et on en fera d'autres s'il le faut parce qu'il faut se faire entendre et on prend nos responsabilités.

Et puis c'est comme si ça n'existait pas. Il y a un monarque comme ça qui dit « Non, je m'en fiche, je ferai cette réforme comme on a fait l'assurance chômage, on fait les retraites, etc. » — Il y a une Assemblée nationale, il y a un Sénat.

Ils sont en train d'étudier la réforme des retraites. — Vous voyez le niveau, excusez-moi. On n'est pas représentés par ces gens-là. — Vous pointez qui quand vous dites que vous voyez le niveau ? — De quasiment tous les parlementaires. — Les insoumis ? — Je suis désolé.

Les oppositions sont majoritaires depuis le 19 juin 2022 à l'Assemblée nationale. Elles ont la majorité. On ne devrait pas être obligé de mettre des millions de personnes dans la rue. — Emmanuel Macron a la majorité.

Il a une majorité relative. — Relative. — Mais il a une majorité. — Ah ben oui, mais il a une minorité de fait.

Il a une minorité numérique. Les oppositions, si elles étaient malignes depuis bien longtemps, auraient renversé ce gouvernement en votant ensemble une motion de censure. Mais elles ne sont pas capables de le faire.

Quand ça vient de l'un, « Ah ben non, moi, je peux pas. Ça vient de toi, donc je vote pas ». — Le Rassemblement national, il tend la main, y compris à la gauche, y compris à la NIPA.

Donc le Rassemblement national, comment vous jugez aujourd'hui la méthode de Marine Le Pen ? — Celle de la responsabilisation, celle de la lutte contre l'obstruction, contre les deux de France. — Écoutez, moi, j'ai vu des motions de censure du RN pas être votées par la NIPA.

Des motions de censure de la NIPA pas être votées par le RN. C'est insupportable. Alors je veux dire, on pense à la France ou on pense à sa boutique ?

Donc au bout d'un moment, il faut penser à la France. Quant au RN, il est assez silencieux et même très silencieux sur les retraites. On l'entend pas.

Nous, clairement, aux Patriotes, on est pour la retraite à 60 ans. C'est clair. Ça n'a jamais bougé parce qu'on pense que tous les arguments sont palacieux.

Malheureusement, l'espérance de vie n'augmente quasiment plus. Elle a même baissé un peu l'an dernier en France. Elle est en chute libre aux États-Unis.

Je le signale. Ça nous pend au nez avec l'appauvrissement généralisé. Nous devons être beaucoup plus offensifs, reprendre le contrôle.

C'est pour ça que nous nous prenons le Frexit, la sortie de la France de l'Union européenne. Il faut que les Français comprennent que tant qu'ils sont dans ce système-là, ils n'auront pas leur mot à dire. Ça sera toujours des instances qui, dans leur dos, imposeront au gouvernement et au président ce qu'ils doivent faire.

Je suis désolé. On ne peut pas accepter ça. C'est cruel et c'est totalement antidémocratique.

Vous avez quitté Marine Le Pen, si je puis dire, il y a 6 ans. C'était en 2017. Est-ce qu'un jour...

Est-ce que vous avez déjà regretté cette décision ? Non. Vu l'évolution...

Vous savez, je suis un homme de conviction. Vu l'évolution idéologique du RN, qui a tout passé par-dessus bord, la sortie de l'Union européenne, de l'euro, de Schengen, de la CEDH, de l'OTAN...

Or, je pense que la sortie de l'OTAN aujourd'hui, si on veut la paix, il faut arrêter de suivre aussi l'OTAN, la machine de guerre...

Vous dites que le RN s'est trop normalisé ? Il s'est embourgeoisé. On le voit à l'Assemblée nationale.

C'est un parti quasiment du système. C'est un peu l'opposition officielle, désignée par le roi. Tu seras mon opposition.

C'est toujours problématique. Oui, mais ils ont 88 députés. Certes, mais la belle affaire, pourquoi faire ?

Vous voyez, à partir du moment, et au-delà du RN...

Est-ce qu'ils ne sont pas en train de prouver qu'ils sont, eux aussi, un parti de gouvernement ? L'objectif, c'est quand même peut-être d'arriver à l'Élysée. Alors, attendez.

Quand vous avez quitté Marine Le Pen, vous disiez que la nouvelle orientation prise par le RN allait aboutir à un rétrécissement qui allait entraîner inéluctablement une audience électorale beaucoup plus faible. Vous vous êtes complètement trompé, en l'occurrence. Pas 2020-2021, où ça a été la chute libre aux élections locales.

Et là, je pense qu'il y a eu tout un concours de circonstances, on ne va pas y revenir, qui a mené à ça très bien. Ma question, ce n'est pas le nombre d'élus, le nombre de députés. C'est pour quoi faire ?

Si c'est pour mener, comme en Italie, à l'arrivée de Mme Mélanie, qui arrive au pouvoir et qui nous dit cette année en Italie, il y aura 500 000 entrées légales de migrants. 500 000 entrées légales en Italie annoncées cette année. Alors c'est soi-disant le gouvernement modèle de tout, du RN, etc.

Plus on reste dans l'Union européenne. On envoie des armes à M. Zelensky.

Donc on continue la politique guerrière des États-Unis de l'escalade. On obéit au dictat de l'euro, de la Banque centrale, c'est-à-dire on dégrade le droit du travail, les retraites, les services publics, l'énergie, etc. Je ne suis pas d'accord.

Moi, je pense qu'il faut une vraie révolution politique, non pas violente, mais au sens où il faut tout changer, tout remettre à plat, reprendre le contrôle en sortant de toutes les instances supranationales. Ça, ni le RN, ni la NUP, etc. ne sont capables de le dire, de le faire, de le mettre dans leur programme.

Ils ne sont même pas capables de voter ensemble à l'Assemblée nationale. Alors j'ai vu toutes ces enquêtes du JDD, etc. Ils passent leur temps tous à la buvette de l'Assemblée.

Ça vomine dans les coins parce qu'ils ont trop bu ou je ne sais quoi. Les huissiers sont choqués. Qu'est-ce que c'est que c'est que ça ?

Hier, un bras d'honneur du ministre Dupont-Moretti...

Un mot là-dessus. J'explique pour noter l'expectateur. Effectivement, alors que l'Assemblée nationale discutait hier sur l'exemplarité des élus, eh bien Éric Moretti l'a adressé de bras d'honneur, d'après ce que je comprends, à Olivier Marlex, le patron des Républicains, qui venait d'évoquer sa mise en examen.

Alors ça vous choque ? Vous pensez qu'un ministre ne devrait pas dire ça, devrait démissionner ? De toute façon, M.

Dupont-Moretti aurait dû démissionner le jour où il a été mis en examen. Il est ministre de la Justice. Présomption d'innocence, on peut le dire.

Oui, bien sûr, bien sûr. Mais enfin, il a une position particulière. Il est garde des Sceaux.

Il est ministre de la Justice. Donc là, il est confronté à sa propre justice. Il y a un petit problème quand même.

Je sais qu'on est le pays des conflits d'intérêts. Enfin là, quand même, il faut arrêter. Donc là, il fait des bras d'honneur.

Non, on s'en va. Mais ils perdent tous leur nerf, là. J'ai vu M.

Véran nous dire que si on bloquait le pays, on allait créer une catastrophe écologique, agricole, qu'on allait augmenter le cancer du col de l'utérus. Enfin, des délires totalement. C'est-à-dire qu'ils n'ont plus rien à dire, plus d'arguments sur le fond.

Moi, je dis aux Français, si vous voulez une opposition sérieuse et ensuite une alternative sérieuse pour changer réellement les choses, il faut tout changer. Non seulement toute cette clique politique, il faut la mettre de côté. Parce que ces gens-là ont donné, ils sont usés.

Je crois qu'ils n'ont pas l'intérêt de la France. Ils n'ont pas le goût de la France. Mais il faut aussi changer complètement le système et rompre avec toutes les instances mondialistes qui nous font tant de mal.

On le voit sur la guerre en ce moment et on le voit sur les retraites d'un autre côté. 15 secondes. Je suis désolée.

C'est très peu. Bruno Le Maire qui annonce avec les grands distributeurs un trimestre anti-inflation. En clair, une centaine de produits assurés à des prix très peu chers.

C'est de la com ? On prendra. Je pense que les gens prendront.

Mais c'est effectivement de la com. Il faut augmenter massivement les salaires dans notre pays. Pour augmenter les salaires, il faut réindustrialiser notre pays, réindustrialiser la France.

Ça veut dire faire du patriotisme économique, agricole, alimentaire, tout ce qui est interdit par notre appartenance à l'Union européenne aujourd'hui. Voyez, on en arrive au même point. Il faut reprendre le contrôle et on pourra aller beaucoup mieux demain.

Bonne journée à vous, Florian Philippot. Merci.