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Discours / meetingyoutube.com· 29 septembre 2026 5 minPortrait personnelInstitutions & élections

Discours du Président de l'IDH, Amine FARAJ, à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03non_speechFait
    « il y a des mots que l'on entend que l'on entend pas dans une faculté de droit. Ils ne figurent ni dans les codes ni dans les jurisprudences. Pourtant, ils y sont. »
  • 0:47non_speechFait
    « La Déclaration universelle de 1948 ne parlait-elle pas de la famille ? Et la fraternité, n'est-elle pas une forme d'amour dont nous devons aux ? »
  • 1:30non_speechFait
    « la haine déshumanise. Elle ne regarde plus un visage, elle voit une étiquette. »
  • 2:12non_speechFait
    « Des avocats sont emprisonnés pour avoir osé défendre. Des femmes sont privées de parole. Des minorités sont persécutées. »
  • 2:56non_speechFait
    « Notre combat est celui de faire vivre les Droits de l'Homme, non seulement dans les textes, mais aussi dans les consciences et dans les cœurs. »
  • 3:40non_speechFait
    « Le droit sans humanité risque de devenir une mécanique froide. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Monsieur le doyen, mesdames, messieurs, chers étudiants, il y a des mots que l'on entend que l'on entend pas dans une faculté de droit. Ils ne figurent ni dans les codes ni dans les jurisprudences. Pourtant, ils y sont. Ils y sont peut-être malgré bien secrète. Aujourd'hui, je vais vous parler de l'amour. L'amour. Pas l'amour romantique, pas même l'amour familial, mais cet amour universel qui reconnaît en chaque être humain, même l'inconnu, même l'étranger, une dignité inaliénable. Celui qui nous a fait frémir devant la souffrance d'autrui. Celui qui nous rappelle que nul ne devrait pouvoir mépriser un autre être humain.

Car les droits de l'homme au fond, ne sont-ils pas l'amour traduit en article de ? La Déclaration universelle de 1948 ne parlait-elle pas de la famille ? Et la fraternité, n'est-elle pas une forme d'amour dont nous devons aux ? Mais l'amour, s'il fonde les droits, doit aussi être défendu. Car face à lui demeure son ennemi séculaire, la haine. La haine déshumanise. Elle ne regarde plus un visage, elle voit une étiquette. Et l'histoire nous l'a malheureusement appris, lorsque l'on nie l'humanité de l'autre, on peut lui nier ses droits. Lorsqu'on le désigne comme un ennemi, on peut on peut le priver de justice.

Et lorsqu'on le déshumanise suffisamment, on peut aller jusqu'à vouloir le supprimer. C'est ainsi que commence l'inacceptable, par les mots, puis par les actes. Aujourd'hui encore, des avocats sont emprisonnés pour avoir osé défendre. Des femmes sont privées de parole. Des minorités sont persécutées. Et chaque fois, l'arbitraire prospère lorsque l'humanité de l'autre commence à être niée. Alors, [raclement de gorge] que ? À Montpellier, l'Institut des Droits de l'Homme a choisi son rôle. Nous formons parce que le savoir est une arme contre l'ignorance qui nourrit parfois la haine. Nous sensibilisons parce que la fraternité, elle aussi, s'apprend.

Nous résistons parce que défendre un avocat menacé, c'est défendre l'État de droit tout entier. Et au fond, notre combat est celui de faire vivre les Droits de l'Homme, non seulement dans les textes, mais aussi dans les consciences et dans les cœurs. Et vous, chers étudiants, vous apprenez les textes, les procédures, les subtilités du droit. Et vous devez les apprendre. Mais ne perdez jamais de vue l'essentiel. Derrière chaque dossier, il y a un visage. Derrière chaque article, il y a une histoire. Et derrière chaque décision, il y a une vie. Le droit sans humanité risque de devenir une mécanique froide. Et l'intelligence artificielle nous le rappelle.

La technique ne doit jamais choisir à notre place ce qu'elle doit servir. Sans conscience, elle peut servir le meilleur mais aussi le pire. Ce choix doit toujours rester le nôtre. Alors, aimez la liberté assez pour la défendre. Aimez la justice assez pour l'exiger. Aimez la dignité assez pour la protéger. Et surtout, aimez l'humanité assez pour ne jamais accepter qu'un humain soit réduit à une étiquette, à un dossier à un dossier ou à un simple moyen. Faites du droit un acte d'humanité et d'amour fraternel. Je vous remercie.

4:33
Non speech

[applaudissements]