Meeting LFI de St Denis : Jean-Luc Mélenchon lance la bataille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous ici aujourd'hui ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous dites à ceux qui supposent que Mélenchon divise la gauche ?
- 5:00FerméeÉludée
Allez-vous voter Mélenchon ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un candidat qui sort du lot ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il vous fait peur, Mélenchon ?
- 5:54OuverteRéponse directe
Quel est le problème avec des Français musulmans en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44PrésentateurFait
« ils veulent s'appeler Rassemblement National, mais ils ne rassemblent que des blancs catholiques identitaires. »
- 3:53PrésentateurFait
« Bali Bagayoko qui parle actuellement. »
- 6:11InvitéFait
« le problème, c'est que ça ne pose absolument aucun problème. »
- 7:22InvitéFait
« Est-ce qu'on a combattu suffisamment la précarité ? »
- 9:15Locuteur 2Fait
« La vraie violence, c'est le capitalisme, c'est le racisme, c'est l'homophobie. »
- 10:12Locuteur 1Fait
« il se retrouve en procès pour apologie du terrorisme. »
- 10:40Locuteur 1Fait
« une étudiante qui s'appelle Teba, qui a été condamnée pour antisémitisme, pour avoir juste enlevé de son groupe de promo sur Instagram le génocide en Palestine et l'armée génocitaire d'Israël. »
Temps de parole
- Présentateur24 %
- Locuteur 123 %
- Invité19 %
- Invité 212 %
- Locuteur 35 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 45 %
- ?4 %
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Aujourd'hui,
il
n
'y a
qu'un seul parti de gauche, il n
'y a
qu'un seul parti qui ne se couche pas devant
l'extrême droite, qui ne se couche pas
devant le sionisme.
Je
suis immigré, donc je ne vote pas, mais je suis là pour la liberté, l'égalité et la fraternité.
Alors a priori, Frontière est venue pour couvrir l'événement et ça ne s'est pas passé comme il voulait. Cassez-vous ! Cassez-vous !
Aujourd
'hui,
c
'était le grand lancement de la campagne présidentielle pour Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise. Ouma s'est rendu sur place pour voir ça et c'est tout de suite.
Bonjour, Thomas Barbazan alias DJ Chelou. Pourquoi
vous êtes ici
aujourd'hui ? Je croyais que c'était le meeting de Zemmour, mais je me suis trompé. Je suis un peu embêté, du coup je vais rester quand même. Je suis ici parce qu'il faut soutenir la gauche. Il n
'y a
plus
qu'un parti
de gauche en France, donc il faut le soutenir. Et qu'est-ce que vous dites à ceux qui supposent que Mélenchon
divise la gauche, que c'est un candidat qui ne pourrait pas aller au bout ?
On n'est pas obligé d'être fan de Mélenchon, mais aujourd'hui, il n
'y a
qu'un seul parti de gauche. Il n
'y a
qu'un seul parti qui ne se couche pas devant l'extrême droite, qui ne se couche pas devant le sionisme, qui ne se couche pas devant tous les pouvoirs capitalistes. Alors même si c'est un parti qui reste quand même issu dans sa grande partie de la bourgeoisie, mais il y a quand même beaucoup plus de classes populaires qui sont représentées dans ce parti. Donc par élimination,
c
'est Mélenchon, ou par adhésion aussi, parce qu'il y
a
plein de choses avec lesquelles je suis d'accord. Mais en vrai,
il n'y a pas le choix aujourd'hui. Aujourd'hui, il
faut arrêter de bégayer.
Et
à ceux qui disent qu'il instrumentalise certaines causes, comme la cause palestinienne ou alors la communauté musulmane
? Non,
il
n
'y a pas d'instrumentalisation là-dedans.
Chacun...
Faire de la politique, c'est draguer des gens. Draguer des gens, effectivement, c'est peut-être pas toujours tenir ses promesses, mais ça on est habitués. Mais tout le monde instrumentalise tout le monde. Et pas plus LFI ou Mélenchon que d'autres. Donc il n
'y a
pas d'instrumentalisation. Il y a des discours qui sont vrais. En
fait,
Mélenchon ou LFI, ils parlent de la France telle qu'elle est. Ils ne parlent pas de la France telle qu'elle est fantasmée, comme l'extrême droite ou les autres.
Et toute l'extrême droite qui parle de division, qu'on a un candidat qui va diviser la société, voire précipiter la société dans la guerre civile
?
Ah ah, ah ouais, alors là, là tu vas me coincer. Mais t'es d'extrême droite, en fait !
C'est ça
la
magie et la tragédie de cette époque. C
'est que c'est l'extrême droite qui arrive à nous dire que c'est la gauche qui divise la société. Il n'y
a
qu'à ouvrir un livre d'histoire. Il
n
'y
a
qu'à voir la réalité.
C
'est eux qui sont aujourd'hui dans la division, dans l'exclusion. C'est eux qui accusent les musulmans de tout, les descendants d'immigration de tout. C'est eux qui s'appellent. Ils veulent s'appeler Rassemblement National, mais ils ne rassemblent que des blancs catholiques identitaires. Donc le reste, les vrais rassemblements, c'est la gauche. Il
y
a de tout. Il y a des blancs,
des
arabes, des noirs. Tu ne verras pas ça dans les meetings de Bardella ou des autres guignols. Moi, au départ, je ne voulais pas que soit Mélenchon candidat parce que je me disais tellement il se fait défoncer dans les médias, il ne va pas pouvoir gagner au deuxième tour. Même il y a cinq ans, j'étais dupe. Je me suis dit Mélenchon, il est trop en colère. Et les Français, ils n'aiment pas voter pour des gens en colère, surtout au deuxième tour. Ils votent toujours pour un mec qui apaise. Et il y a toujours
des
guignols qui nous ont fait croire qu'ils allaient régler des situations. Macron, c'est le dernier en date. Mais aujourd'hui, je pense qu'il y a quand même
une
majorité de gens qui passent derrière un peu le caractère des fois un peu dérangeant des fois de Mélenchon et qui se disent mais en fait, il n'a pas le choix. En fait, c'est l'homme qui... En tout cas, c'est l'homme de la situation. Mais c
'est
surtout le parti de la situation, l'équipe.
Parce
que derrière Mélenchon, il y a plein, plein de jeunes.
Tu
vois, là, j'ai envie de rejoindre Carlos Bilongo. Il y a plein de gens de qualité dans ce parti. Il y
a
plein de députés, maires de qualité. Tu vois, il
y a
Bali Bagayoko qui parle actuellement. Donc il
n'y a
pas le choix. Aujourd'hui, il faut arrêter de bégayer et croire qu'en votant PS, on est de gauche. Non, le PS, ce n
'est
plus la gauche. Ça y est, ils l'ont prouvé. Donc c'est les filles ou rien.
Ça, c'est un jumeau.
C
'est un jumeau pro. Lui, il s'appelle Pasco Pro.
Je
vais rajouter pagonde. Pro, propagonde. Voilà. Pascal, propagande. Voilà, Pascal, voilà.
Pascal,
propagande. Voilà. Et jusqu'à présent, les chiffres, la médecine, le mathématicien, la philosophie, l'astrologie, tout ça. C'est arabe. Je suis immigré, donc je ne vote pas. Mais je suis là pour la liberté, l'égalité, la fraternité. Quand on entend ce qui se passe à la télé et tout ça, certains, certaines chaînes,
ça
fait peur
pour
nos enfants, pour nos petits-enfants.
C'est une journée de début de campagne qui sert à donner un peu le ton, l'inspiration pour les gens qui viennent découvrir Mélenchon ou qu'ils connaissent depuis des années.
Vous
êtes militant, la France Insoumise ? Non, pas du tout. Moi, je passais par là et on m'a donné un drapeau et du coup, je découvre un peu ce moment. Vous
allez voter Mélenchon
? Je ne préfère pas répondre à cette question pour le
moment.
Et pour vous, il
y
a un candidat qui sort un peu du lot quand même ? Il y a des candidats qui ont un certain type de discours et il y a d'autres candidats qui ont un autre discours qui, je trouve, rassemble un peu plus.
Est-ce qu'il vous fait peur, Mélenchon ? Parce qu'il a l'air d'être le grand diable aujourd'hui dans la politique française.
Il m'a fait peur à un moment, mais comme beaucoup de politiques. Mais ce qui m'inspire, c'est rien comparé à ce que d'autres politiques peuvent m'inspirer en termes de peur.
On va le voir ou pas ? On va lui demander ce qu'il pense des musulmans. On
y va
? Le média français musulman à la direction des musulmans. J'ai simplement une petite question à vous poser.
Quel
est le problème ? On pourra même échanger si vous voulez. Simplement, quel est pour vous aujourd'hui, exactement, qu'est-ce qui selon vous comporte un problème dans le fait qu'il y ait des français qui soient musulmans aujourd'hui en France ? Mais en fait, le problème, c'est
que ça ne
pose absolument aucun problème.
D'accord.
Moi, j'échange avec vous. Pourquoi vous considérez aujourd'hui
? Non,
parce
que c'est pour vous. Le problème, c'est
ça. Moi, j'ai pas de souci. Moi, j'échange avec vous. Simplement, vous comprenez que vos médias véhiculent
certaines idées
qui divisent, monsieur.
A
priori, Frontier est venu pour couvrir l'événement et ça ne
s
'est pas passé comme il voulait. Donc, bon, on va essayer de suivre, nous, de notre côté, ce qui se passe.
C'est important de soutenir la meilleure candidature pour la France, la meilleure possibilité pour que la France ne sombre pas davantage dans la perdition. Je m'appelle Isabelle Pelletier. Je suis élue
à la santé à la mairie
de
Saint-Denis.
Enchantée. Oui,
Bagayoko. Donc, vous me demandiez pourquoi cette manifestation ? Mais à votre avis, est-ce que vous trouvez que les Français sont heureux ? C
'est à vous de me le dire.
Est-ce qu'ils vivent en pleine sérénité, avec le plein emploi, avec tout ce qu'il faut pour assurer leur santé, le logement ? Est-ce qu'on a combattu suffisamment la précarité ?
Est-ce que
vraiment les
gens sont heureux ?
Non.
Jean-Luc Mélenchon
a une vision de la
politique qui
est beaucoup plus humaniste
que les autres
hommes politiques. Et vraiment, on tient à sa candidature. On le soutient pleinement. Et on est vraiment une grosse ville qui a remporté les premiers, donc, comment dire, la municipalité. Avec l'étiquette de la France Insoumise, nous en sommes très fiers. Et j'espère que ça va donc potentialiser aussi l'effet positif des autres villes. Et que tout le monde va pouvoir voter Jean-Luc Mélenchon, qu'ils comprennent que c'est une bonne personne.
Mais
qu
'est
-ce que vous répondez à ceux qui vous disent que ça divise la gauche et que Jean-Luc Mélenchon ne serait pas le meilleur candidat parce que trop clivant
?
Mais pourquoi ça divise la gauche ? Nous ne refusons pas de voir les autres de la gauche venir avec nous. C'est ouvert. C'est un mouvement ouvert.
Peut-être
que c'est trop clivant de soutenir
Mélenchon.
En quoi c'est clivant ? En quoi c'est clivant ? Ce n
'est
pas à moi qu'il faut le demander. Nous, on n'est pas clivant du tout. On accepte tout le monde. Il y a des citoyens, il y a des autres groupes politiques qui sont venus se joindre à nous. Et on a gagné la municipalité de Saint-Denis. Saint-Denis-Pierreville-Grosseville quand même de 150 000 habitants. Ce n
'est
pas rien. Donc voilà, on n'est pas clivant du tout. On accepte tout le monde. Toutes les bonnes volontés qui veulent faire en sorte que la France soit meilleure.
Pour moi, c'est le seul candidat pour la justice sociale, la lutte contre le racisme, la lutte contre la LGBTphobie, pour le changement climatique. En fait, tout ce qui
fait
notre société, ce qu'on a besoin aujourd'hui,
c
'est lui en fait. Ça ne va pas être la gauche traditionnelle du PSA Gouzman. Ça ne
va
pas être la droite. Bien sûr, il y aura beaucoup de critiques du point de vue de la SREM gauche. Je
pense
à Nathalie Artaud ou les critiques marxistes. Mais en attendant, je pense que c'est le seul qui peut faire la transition pour que ça se passe bien. Alors,
je me permets. Je me permets. Mais ceux qui disent que c'est un candidat clivant, c'est un candidat qui appelle à la violence, qui ne pourra pas réunir. Qu'est-ce que vous leur dites ?
La
vraie violence, c'est le capitalisme, c'est le racisme,
c'est l'homophobie. Ça, c'est la violence.
Et
vous pensez que c'est le seul candidat qui peut l'emporter face à la montée, justement, de l'extrême droite ? Oui. Vous envisagez que ce soit un scénario possible ? Oui. Que l'extrême droite
gagne
? Non, que
lui gagne. Mais après, oui. Par contre, ça peut être lucide. Il y aura sûrement l'extrême droite au second tour. Ça, c'est sûr. Ça, c'est sûr. L
'extrême droite arrive au pouvoir.
Est-ce que vous imaginez que ce soit possible
?
Oui, je pense que c'est possible. Mais je pense qu'il faut être optimiste et continuer à se battre pour pouvoir en changer.
Nous sommes ici avec...
Cassandra.
Cassandra, enchantée. Pourquoi vous êtes là, Cassandra
?
Moi, en fait, je fais partie de Révolution Permanente et je suis venue à ce meeting-là pour inviter tout le monde à soutenir Anas Kazib, qui est candidat aux élections présidentielles de 2027, mais qui est aussi et soutien à la Palestine. C'est-à-dire qu'il a juste envoyé un tweet qui dénonçait la complicité de l'Union européenne avec le génocide en Palestine. Et maintenant, il se retrouve en procès pour apologie du terrorisme. Et en fait, ça, c'est une attaque pour tout le mouvement palestine, mais aussi pour les militants et les porte-parole de la France insoumise et de toutes les organisations en France qui défendent la Palestine.
Du coup, on est venu inviter tout le monde à venir le soutenir et au rassemblement qui va avoir lieu le jour de son procès, donc le 25 juin.
On est de plus en plus limité en termes de liberté d'expression aujourd'hui.
C'est clair. Moi, dans ma fac, il y a une étudiante qui s'appelle Teba, qui a été condamnée pour antisémitisme, pour avoir juste enlevé de son groupe de promo sur Instagram le génocide en Palestine et l'armée génocitaire d'Israël. Et elle a été condamnée aussi. Enfin, c'est horrible. Et en fait, ils essayent de prendre des gens qui se mobilisent et qui s'expriment comme des exemples pour décourager tous les autres de se mobiliser. Je pense que ça doit être un tribunal, mais des mobilisations sur lesquelles on riposte tous et on fait en sorte qu'on ne les laisse pas nous attaquer individuellement et qu'on soit forts ensemble face à ça. Mais
pourquoi on n
'en
parle pas suffisamment dans les médias
?
Eh bien, c'est une très bonne question. Je pense que c'est parce que les propriétaires des médias sont le site qui a lieu actuellement et préfèrent se servir de la répression de la mobilisation pour la Palestine comme un tremplin pour réprimer aussi tout le reste des mobilisations qui sont contre l'ordre établi. Et en fait, les médias aujourd'hui, pour la plupart, sont pour le maintien de l'ordre capitaliste, colonial, raciste, sexiste, etc. Donc évidemment, le procès d'Anas, celui de Teba et toutes les répressions actuellement sur la Palestine vont bien au-delà d'empêcher les gens de s'exprimer sur la Palestine.
Mais justement, vous, vous avez un certain âge, vous êtes plutôt jeune. Comment on fait quand on a votre âge, qu'on a envie d'être investi, de lutter ? Comment on fait là, justement ?
C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens de mon âge qui se sentent un peu... Moi, la première, au début de mon militantie, je me sentais assez seule et pessimiste. Mais en fait, la clé, c'est de s'organiser dans des collectifs dans lesquels on peut mettre à disposition notre force pour aller beaucoup plus loin que ce qu
'on
peut faire à notre échelle et aussi se former politiquement pour mieux comprendre le monde qu'on affronte. Moi, c'est ce que je fais à travers le Point Levé à ma fac, qui
est
un collectif de jeunesse lié à Révolution Permanente. Et je pense qu'on doit tous se donner... Et si on met à profit notre force,
c'est
unis. Donc c'est ce qu'on doit faire. Ça commence par venir le 18 juin, le rassemblement contre le procès d'Anas.
Super, merci beaucoup.
Rendez-vous
le 18 juin pour les soutenir.
À
bientôt.
C'est
bon, franchement,
les questions...