Attentat à Sydney, immigration, Mercosur... Marion Maréchal dans le Face à Face
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Marion Maréchal, vous êtes président du parti identité liberté que vous avez créé et vous êtes député européenne. On va en venir à la colère agricole, la ministre de l'agriculture qui est attendue dans le sud-ouest d'un instant à l'autre mais Marion maréchal d'abord l'horreur en Australie. 15 morts et au moins 40 blessés dans un attentat terroriste qui visait des juifs.
Les fêtes de Ranoua, fête juif des lumières sur une plage. L'antisémitisme encore. Est-ce que vous y voyez un lien avec ces avec la montée de l'antisémitisme dans le reste du monde et d'abord votre réaction ?
Bah, évidemment, un sentiment d'horreur. D'autant plus que lorsqu'on est français, tout de suite ça fait ressurgir des souvenirs euh morbides, hein, nous-mêmes ayant été victimes euh de ce de ce djihadisme. Euh djihadisme qui est aujourd'hui une menace mondiale qui n'a jamais été aussi aigu.
C'est 56000 morts en 10 ans hein, le djihadisme 305, je le rappelle, euh en France. Donc c'est un phénomène aujourd'hui qui frappe tout particulièrement, disons-le, l'Occident au sens large puisque les islamistes nous voient comme un bloc civilisationnel, comme les les mécréants finalement à abattre. qu'ils veulent pas seulement nous détruire mais nous convertir de force d'une certaine manière.
Et tout ce que j'ai envie de dire c'est que finalement les mêmes causes entraînent les mêmes effets de Paris à Synetis. C'est-à-dire que nous sommes face à des pays aujourd'hui qui accueillent de manière très importante des populations immigrées venant d'un certain nombre de pays musulmans. Parmi cette population immigrée, on trouve une part d'islamistes et parmi ces islamistes, on trouve des gens qui passent à l'acte de manière violente et donc ça devrait nous appeler à une prise de lucidité et à une rupture radicale avec les politiques d'immigration. où il s'agit d'une guerre de civilisation.
Ah bah indéiablement d'ailleurs, c'est dans les guerres de civilisation, vous savez, c'est l'ennemi qui vous désigne et l'ennemi islamiste nous a désigné comme un ennemi à abattre ou à convertir. Et c'est un sujet d'autant plus grave qu'aujourd'hui c'est confrères du point qu'il avait relevé à la suite d'un sondage ifOP qui avait été fait sur l'état de de radicalité, si je puis dire, de la de la communauté musulmane en France. Euh nous avons à peu près 142000 personnes en France qui ont des sympathies pour les courants djihadistes.
Euh c'estàd 142000 personnes en France, c'est une armée. Faut imaginer que vous avez traduit les pourcentages de cette étude en nombre. Donc vous estimez qu'il y a 142000 personnes en France qui sont des djihadistes en puissance.
C'est comme ça que vous le dites. C'est le sont les chiffres d'ailleurs de vos confrères du point qui en effet f sont partis de ce chiffre terrifiant qui fait que 3 % aujourd'hui des musulmans en France ont des sympathie pour le djihadisme. Je rappelle que c'est 42 % également des jeunes de 18 à 25 ans qui ont une sympathie pour un courant islamiste au sens large.
Donc il y a quand même aujourd'hui un phénomène qui induit que non seulement il y a des musulmans de plus en plus radicaux dans notre pays, mais surtout plus ils sont jeunes, plus ils sont radicaux. Ce qui indique que les problèmes sont devant nous finalement. Il y a euh parmi les victimes en Australie un jeune français de confession juive, Danne Elkayam, qui a donc été euh abattu sur cette plage.
C'est donc une nouvelle victime française du terrorisme. Euh qu'est-ce que vous en dites aujourd'hui par rapport à ces Français de confession juive qui pour certains estiment qu'ils n'ont plus leur place en France mais qui en même temps quand ils voi que au bout du monde encore l'antisémitisme touche ne savent plus forcément où se rendre ? Ah bah je comprends leur leur inquiétude, leur désespoir.
Vo parfois leur leur leur besoin de partir ne se sentant plus protégé en France puisque de fait il me semble que toutes les mesures ne sont pas prises aujourd'hui pour assurer la sécurité non seulement de nos compatriotes juifs mais plus largement des français en général. Quand je vois qu'il y a encore dans notre pays des fichiers pour islamistes clandestins qui sont sur le sol français, des fichiers pour islamistes étrangers qui sont maintenus sur le sol français. quand je vois que nous n'avons même pas été capables de déchoir de leur nationalité des djihadistes qui étaient partis sur des terrains de guerre tels que celui de la Syrie.
Quand je vois qu'une fois plus nous ne prenons pas toujours les mesures de précaution en matière une fois plus d'immigration pour pour maîtriser ce flux venant de pays à risque. Oui, je comprends qu'il y ait cette inquiétude de Vous estimez que globalement l'immigration est un risque ? Ah ben je considère qu'indéiablement aujourd'hui l'immigration dans notre pays est un des terra privilégiés de recrutement bien sûr du djime dans notre pays.
Je précise que les deux terroristes présumés, un père et son fils en Australie euh étaient de nationalité australienne. Alors le père était arrivé en Australie et avait obtenu la nationalité australienne. Son fils était, semble-t-il, né en Australie, 24 ans.
Le père a été abattu. Le fils est blessé mais semble-t-il conscient. Il était connu des services de police notamment pour des liens avec Daesh.
Est-ce que ça veut dire que aujourd'hui vous estimez que tout c'est-à-dire qu'il aurait été considéré en France comme un fichier S et peut-être même pas resté sous fichier S puisque l'enquête certes qui avait duré 6 mois sur cet individu avait conclu qu'il avait eu des liens avec Daesh mais pas de nature à présenter une menace. Bah ça interroge d'ailleurs plus largement. C'est vrai en Australie, c'est vrai en France. notre politique d'acquisition de la nationalité puisque là encore on est face à des personnes qui étaient fichées par les renseignements.
Moi, je défends depuis longtemps déjà euh la détention administrative des fichiers S et préventif des fichiers S, le temps de faire un état des lieux sur la situation de chacun. Est-ce que ce sont des clandestins et est-ce que ce sont des étrangers et auquel cas ils doivent retourner dans leur pays d'origine ? Est-ce que ce sont des binationaux et auquel cas on devrait pouvoir en effet se donner les moyens de les déchoirs de leur nationalité parce qu'ils représentent des bombes finalement à rontardement sur le sur le sol français ?
Parce qu'aujourd'hui en effet nous sommes nous avons des gens qui sont prêts à passer à l'acte et dont les services de renseignement ne parviennent pas systématiquement. Est-ce que ça veut dire que chaque soupçon doit être suivi d'une sorte de surveillance accrue ? Bah c'est ce qu'on appelle un principe de précaution.
Si vous voulez qu'on est capable de l'appliquer en matière écologique, je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable de l'appliquer en matière de djihadisme, sachant que c'est une menace existentielle pour la sécurité de la nation qui menace la vie de nos compatriotes et qu'à ce titre, quand on sait qu'on a des profils dangereux dont tous d'ailleurs n'ont pas la légitimité être sur le sol français, oui, il faut pouvoir faire un moratoire finalement sur la politique d'immigration et traiter de manière exceptionnelle ces profils là pour apporter une réponse politique globale. Comment on fait pour qu'il y ait pas d'amalgame ? Est-ce que vous redoutez qu'il puisse y avoir un amalgame ?
Moi, je pense que les Français, y compris de confessions musulmanes, font parfaitement la différence dans nos propos entre ceux qui aujourd'hui sont intégrés dans la société française et d'ailleurs condamne sans aucune ambiguïté ce qui se passe de ce point de vue-là. Et aujourd'hui, la menace islamiste réelle qui est une menace, il faut quand même oser le dire, de de moins en moins minoritaire. les chiffres que je vous ai donné tout à l'heure quand 42 % des 18 à 25 ans musulmans dans notre pays ont des sympathies pour des courants islamistes si on n'est pas capable si vous voulez de nommer absolument si on n'est pas capable de et puis je pourrais vous donner plein d'autres exemples sur l'explosion par exemple du port du voile et voilà il faut quand même être capable de regarder cette réalité en face pour lui apporter une réponse et la réponse elle passe pardonnez-moi par la question de la loi du nombre bien sûr parce que plus évidemment vous avez des populations ça veut dire quoi la loi du nombre bah la loi du nombre c'est que si vous espérez pouvoir intégrer et même assimiler des populations Encore faut-il que ces populations dans un certain nombre de territoires soient au contact de la population native pour pouvoir s'intégrer à cette culture précisément qui est censé être la culture de référence.
Si sur des ps entiers du territoire vous n'avez plus qu'une politique multiculturelle avec des communautés dire quoi en fait ce que vous dit forme de gto et donc des communautés qui vivent de manière justapposée mais sans se mélanger c'est un fait absolu voilà je veux dire plus personne aujourd'hui ne peut le contester et ce qui fait que nous avons des viviers de recrutement privilégiés malheureusement de la part de ces islamistes avec des influences étrangères sur lesquelles je ne m'étends pas mais qui sont bien connus on met beaucoup en avant depuis hier cette image inouie de ce héros qui a qui a sauté contre le terroriste pour le désarmer avec un courage inoui. Il s'agit d'Amed Alhamed, un vendeur de fruits de 43 ans, lui-même musulman, c'est important de le signaler ce matin, et qui est blessé d'ailleurs heil de balles deux balles en effet. Donc c'est c'est un acte absolument admirable et d'ailleurs faut le rappeler.
Heureusement d'une certaine manière que dans le flux des personnes que nous accueillons, il y a des gens qui se comporte bien et qui se comportent même de fait là en en héros et qui sont des gens bien sûr tout à fait admirables. Le problème si vous voulez c'est qu'en parallèle de cet homme courageux, il y a les deux autres et donc d'une certaine manière une fois de plus la le principe de précaution doit nous appeler à remettre la politique d'immigration en général. J'ai envie de dire presque mal malheureusement malheureusement.
D'accord. Mais malheureusement d'ailleurs aussi vous avez raison pour ce monsieur mais en tant que responsable politique nous avons d'abord un devoir de responsabilité vis-à-vis de nos populations. Et quand on sait que ce risque existe aujourd'hui dans la politique telle qu'elle est menée et bien il faut être capable de prendre des mesures importantes et radicales.
En France Laurent Nèz, le ministre de l'intérieur a demandé le renforcement de la sécurité auprès des lieux de culte. immédiatement les lieux de culte juifs avec les fêtes euh de fin d'année juives de Hanuka. Mais il a aussi évoqué la question du renforcement de la sécurité euh des églises le soir de Noël.
Il parle d'une tension euh terroriste aigue en France. Est-ce que les mesures vous paraissent suffisantes ? Bah c'est toujours le même sujet si vous voulez.
Nous sommes en train de rentrer dans une logique d'un pays ultra comment dire ultra policier, ultra sécuritaire de fait puisque nous avons cette menace aujourd'hui. Mais j'aimerais qu'on prenne le mal à la racine. Je vous en ai parlé longtemps mais c'est vrai que moi je je vais avec mes petites filles comme beaucoup de parents sur les marchés de Noël.
Les marchés de Noël aujourd'hui sont des camps retranchés. Ça veut dire que avant de voir le sapin, on passe devant les plots en béton. Avant de passer sous les guirlandes, on passe sous les portiques.
Et avant de rencontrer le père Noël, on rencontre des soldats français avec des armes de guerre. Et le pire dans tout ça, c'est qu'on s'y habitue. Ça veut dire que ça devient normal alors que c'est c'est absolument infernal.
Donc de fait, on prend ces mesures en bout de course parce qu'on n'est pas capable de traiter le mal à la racine. Et le mal à la racine, c'est celui dont je vous ai parlé tout à l'heure, c'est-à-dire 1, la question de la politique d'immigration, de la question des fichiers sur le sol français, 3, la question de la politique de la nationalité. Les tensions agricoles sur le terrain.
La ministre de l'agriculture Annie Jeanevar est attendue ce matin à Toulouse et dans le Sud-Ouest qui est vraiment le le cœur aussi de la contestation aujourd'hui avec une question la le monde agricole est lui-même d'ailleurs divisé. Faut-il vacciner ? Faut-il abattre un troupeau entier lorsqu'une bête est malade ?
Quelle est votre position aujourd'hui Marion Maréchal ? Alors déjà, faut comprendre que comment dire cette crise agricole qui devient maintenant annuelle d'ailleurs parce que chaque chaque année nous avons des grandes contestations et souvent d'ailleurs bien légitime s'inscrit dans une région qui a particulièrement souffert ces derniers mois parce que l'Occitanie a eu en cumulé les sujet de la crise climatique, le sujet de la crise vidicole avec les droits de douanes américains. Je rappelle que cette semaine nous traitons le sujet du traité de libre échange avec le maire. venir mais d'abord sur cette question immédiate on vaccine on vaccine pas on je je pose le contexte général parce que ça me semble important sur la question de fond qui est la question du de la procédure finalement ou du processus sanitaire moi je suis pas vétérinaire et je suis pas épidémiologique vous l'avez bien compris donc je suis pas en mesure de vous dire quelle est aujourd'hui la procédure la la plus la plus légitime ou la plus efficace évidemment que si il existe une procédure assouplie qui permet d'éviter l'abattage de troupeau entiers j'espère d'ailleurs que le gouvernement se penche sur cette option et qu'elle est efficace, j'espère qu'elle pourra être prise en compte.
Maintenant, ce qui est sûr, c'est que c'est une maladie qui peut avoir des impacts très lourds, hein, à la fois en terme de mortalité sur notre chaptel de 12 millions de beauvins, mais aussi en terme de productivité qui a la menace de la baisse du prix, qui a la menace du risque de blocage des importations des exportations pardon. Donc, il faut prendre ce sujet à bras le corps. Euh moi, ce qui m'ennuie, si vous voulez, c'est la méthode gouvernementale.
C'est-à-dire que cette maladie, elle est apparu sur le sol français en juin. Une fois de plus, on a eu un retard à l'allumage euh extrêmement long sur la question de la vaccination. là où il faudrait de l'empathie, de la pédagogie, du dialogue.
Euh, on a eu un gouvernement qui ne s'est pas adressé aux agriculteurs, qui ne s'est pas appuyé sur les vétérinaires qui font partie souvent de la famille dans les dans les fes. vétérina les vétérinaires souvent et on l'a entendu notamment sur les les reportages ce matin sur AMC BFM TV, ils sont dans une douleur extrême aussi aujourd'hui parce qu'ils disent devoir poser ce geste de tanasier les bêtes, ne pas être compris par les les éleveurs alors que disent-ils ils le font pour protéger les éleveurs. Mais évidemment parce que quand on abat des bêtes d'ailleurs on bat pas seulement des bêtes auxquelles ils tiennent, on abat aussi des décennies de travaills familiaux de sélection génétique.
Donc c'est un drame absolu. Et ce que je veux dire, c'est que face à une procession, à une profession pardon qui est déjà dans la douleur et dans le désespoir, une méthode gouvernementale qui consiste finalement à être absent pendant des mois, à ne pas mettre de dialogue, à ne pas mettre comment dire d'information, de pédagogie et d'un coup arriver avec les hélicoptères et les sentors de manière quand même extrêmement violente, disons-le. Enfin, moi je veux bien Marchal, mais d'un côté vous dites il faut respecter en quelque sorte l'ordre et la loi.
La décision a été prise du point de vue sanitaire qu'en cas de bête malade, il fallait abattre le troupeau. Soit on remet en cause cette décision là. Je dis que les choses si on doit l'appliquer, il faut bien la faire appliquer.
Je dis que les choses n'ont pas été faites dans le bon ordre. Voilà. et avec la bonne méthode.
Et c'est vrai que beaucoup de Français se disent quand on voit aujourd'hui l'absence de l'État à faire respecter la loi face à la deszen mafia et quand on voit le le comment dire la force de frappe qui est envoyée face aux agriculteurs qui est une profession en souffrance. Oui, ça interroge et ça fait mal au cœur. Faible avec les for de fait, indéablement quand on voit très régulièrement même dans le monde agricole d'ailleurs que ce soit euh les cambriolages, le vol de matériel agricole, le sacage des cultures avec des rodéos quand on voit des occupations illégales de terrain euh agricoles dans lequel l'État n'intervient pas et sont les agriculteurs eux-mêmes qui sont obligés de d'intervenir avec leurs tracteurs pour faire respecter leur terrain et qu'on voit que bah face à cela là en effet il y a des moyens considérables qui sont mis en place.
Une fois de plus, moi je vais pas sur le fond, je je veux pas jouer au médecin. Voilà, je je je suis pas en mesure de vous dire "Oui, aujourd'hui, il faut vacciner, faut pasciner, faut tuer, faut pas tuer." C'est euh d'une certaine manière ça, je m'en remets à à la science pour le coup.
Euh et évidemment que j'aimerais qu'il y ait des solutions alternatives qui soient moins brutales. S'il n'y en a pas, bon bah malheureusement, il faudra s'y résigner parce qu'il y a un vrai enjeu pour l'ensemble de la filière. Mais c'est vrai qu'une fois de plus, est-ce que quand j'entends des agriculteurs témoigner et dire "On a contacté le gouvernement, on n' pas eu de réponse, est-ce que ça apparaît normal là où il faudrait justement de la pédagogie pour expliquer l'enjeu pour l'ensemble de notre filière et une fois de plus une énergie d'un gouvernement qui n'est pas mis là et qui n'est m pas mis non plus sur le blocage".
Jeev qui sera sur place tout à l'heure dit à l'instant qu'elle est ouverte je cite à la suspension si nécessaire de la procédure de lutte contre l' dermatose. Ça veut dire que donc éventuellement ne pas abattre vacciner ou vacciner davantage. Tant mieux si justement sont mis sur la table des solutions alternatives.
Est-ce qu'il peut y avoir des solutions justement de confinement à minima temporaire pour endiguer le développement de cette maladie ? Tant mieux. Mais une fois de plus, pourquoi s'est mis si tardivement sur la table ?
Et j'aimerais qu'Anvin Junevar soit aussi comment dire impliqué sur ce sujet du Mercosour dans lequel était très absent pendant des mois sur le Mercosur à la fois du côté de Matignon euh alors qu'un sommet donc du Mercossur est annoncé pour euh le 20 décembre jeudi euh enfin le le 20 décembre pardon euh mais avec notamment une réunion ce jeudi. Matignon dit, je cite, "Il est clair dans ce contexte que les conditions ne sont pas réunies pour qu'un pour un quelconque vote des États sur une autorisation de signature de l'accord. Et hier soir, l'Élysée fait savoir qu'Emmanuel Macron a déclaré à ses homologues de l'Union européenne que je cite le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français." Il demande donc à la présidente de la Commission européenne un report de l'examen de l'accord.
Non mais j'ai franchement je suis désolé de vous le dire mais j'ai l'impression qu'Emmanuel Macron se moque des Français quoi. Parce que en fait en en 3 ans on a eu quatre positions différentes. Il y a encore quelques mois on avait le président qui a expliqué que il se félicitait de cet accord lorsqu'il se rendait au Brésil.
Qu'a-t-il fait depuis des mois pour tenter d'obtenir une minorité de blocage avec un certain nombre de pays au Conseil européen qui eux-mêmes étaient opposés à cet accord. Je pense à la Pologne, je pense à l'Italie, je pense à l'Irlande. Rien n'a été fait et la semaine même de l'accord, il se réveille pour expliquer que finalement ça n'est pas acceptable.
Oui, évidemment ça n'est pas acceptable. Euh je rappelle que on va importer euh euh quasiment 100000 tonnes de bœuf supplémentaires auxquels s'ajoutent les 200000 importations que nous avons déjà dans un contexte où en 2025 pour la première fois depuis 50 ans, euh probablement notre balance commerciale agricole va être déficit. Nous n'avons jamais été autant dépendants des importations agricoles étrangères.
Je vais pas m'étendre, on en a largement parlé sur la situation désespoir aujourd'hui réglementaire, fiscale, sociale de nos agriculteurs. Donc je veux dire aujourd'hui ajouter à cela la concurrence de pays qui ne respecteront pas de fait les normes sanitaires extrêmement dures que nous imposons à nos agriculteurs, c'est se moquer du monde. Et comme à chaque fois c'était vrai pour le CTA avec le Canada, c'était vrai pour la Nouvelle-Zéléland, on nous fait des promesses qui ne sont jamais tenu en Est-ce que vous y croyez là ?
Est-ce que vous pensez en effet que le traité du mercure va être suspendu, que l'examen de du traité va être suspendu ? Bah écoutez, en tout cas, nous au Parlement européen, nous allons tout faire pour faire en sorte de durcir au maximum les fameuses conditions de réciprocité et de claes de sauvegarde, même si moi pour moi, c'est je préférais qu'il soit totalement suspendu pour essayer de mettre dans la balance, comment dire, de ces négociations des contrôles qui soient beaucoup plus importants et qui je l'espère du coup remettrait en cause la signature de l'accord. Mais je suis pas très optimiste si vous voulez parce qu'une fois de plus Emmanuel Macron se réveille à la dernière minute et tout a été avancé depuis des années et des années.
Vous le disiez à l'instant, Marion Maréchal, vous êtes député européenne, vous êtes aussi, je cite, présidente du parti identité liberté. Alors évidemment euh je vous je vous présente comme tel puisque c'est officiellement votre titre, mais ce parti, vous êtes combien ? Comment ça vous êtes à combien d'adhérents voulez dire ?
Écoutez, on est à peu près 10000 adhérents. Nous avons trois députés à l'Assemblée nationale, quatre députés au Parlement européen qui siègent en effet dans un grand groupe européen parmi lesquels on retrouve les Italiens de Fratellit d'Italia et Georgia Mélon. Quel est votre lien avec les autres partis avec le RN avec Reconquête avec le le parti d'Éric Si vous vous c'est comment vous vous situez làdedans ?
Bah écoutez moi sans sans vous apprendre grand-chose de nouveau, je suis une fervante partisane de l'Union des droites et de la coalition des droites. Donc moi je fais en sorte et je fais tout pour que ces parties travaillent ensemble. Je l'espère d'ici 2027 au Parlement européen, c'est ce que nous faisons.
Nous, nous sommes un groupe pivot. Nous travaillons à la fois avec le centre droit dans lequel se trouve les LR de François Xavier Bellami et le groupe de Jordan Bardella. Et grâce d'ailleurs à cette situation pivot crée très régulièrement au Parlement européen constitué.
Pensez pas juste aux trois autres partis que je viens de citer mais également au LR. Je pense également au LR je pense même à Nicolas Duponignant. Je pense évidemment à Reconquête, je pense même et je sais plus en plus nombreux à avoir chacun. et je sais je sais d'ailleurs que ça parfois ça fait écarquier les yeux mais je pense même à une partie d'horizon je pense que nous avons des choses à faire avec une partie des gens qui se trouve dans dans ce dans ce mouvement et d'ailleurs avec Édard Philippe lui-même vous sentez parfois en accord Édouard Philippe c'est un peu compliqué parce que tant qu'il continuera d'expliquer que il préfère voter communiste que Rassemblement national dans un deuxième tour ça me semble pas très clair mais je pense par exemple à une femme comme Christelle Moranet qui aujourd'hui est présidente des pays de la Loire et qui a une politique par exemple de baisse des dépenses face aux subventions de gauche que je trouve très intéressante et Cette majorité, elle a eu lieu, souvenez-vous, à l'Assemblée nationale il y a quelques semaines sur la suspension de l'accord de 68 avec l'Algérie.
Donc c'est possible où ils ont tous effectivement voter ensemble contre cet accord. Merci Marian Maréchal d'avoir répondu à mes questions ce matin. Président donc du Parti identité Liberté et député européenne.
Marion Maréchal