Édouard Philippe estime que "l'avenir de la campagne" présidentielle "n'est pas écrit"
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Mesdames et Messieurs, chers amis, chère Dorianne, mon cher Gérald. Tous ceux qui connaissent les gens du Nord savent qu'ils ont une capacité exceptionnelle avec un café chaud et une bière fraîche, à vous faire sentir instantanément chez vous alors que vous êtes chez eux. Merci Gérald de m'accueillir une nouvelle fois à Tourcoing, chez toi, dans cette ville qui t'a construit et que tu as dirigé.
Merci pour cette chaleur et pour cette simplicité. Merci de ton amitié. Tu sais que si je me sens un peu chez moi lorsque je suis chez toi, c'est pas seulement à raison de nos liens anciens, pas seulement à raison du cœur brûlant des gens du Nord, mais aussi parce que moi aussi je suis du Nord.
Moitié avrais, moitié lillois, ma mère et toute sa famille sont de Schnörr, de Lille bien sûr, de Marc-en Barol, de Verlinghem, de Dunkerque, de Rexpoud pour bon nombre de mes cousins. Le Nord, les gaufres de Schemerte qui m'arrivaient chaque année à mon anniversaire envoyé par mon grand avec une régularité métronomique et un effet direct sur mon taux de glycémie les chicons braisés et honnêtement, c'est pas ce que je préférais. La carbonade, le poch, les matchs de l'OM.
L'Olympique marquois, mon premier OM. Puis ceux du LOSC à Grimont-Préjuris. Tout ça a marqué ma jeunesse.
Étudiant, monsieur le Président, j'ai fait mon premier stage à Lille au Conseil départemental du Nord qui n'était pas présidé par le même président, ni d'ailleurs par la même majorité. J'ai passé mon permis de conduire à Lille et des embrayages s'en souviennent. J'aime profondément cette ville et profondément cette région.
Je dois l'honnêté de reconnaître que je me suis même demandé si c'est là que je devais m'engager en politique. Et puis j'ai choisi le Havre, ville de mon père plutôt que celle de ma mère, parce que le Havre est une ville portuaire et maritime, parce que je la connaissais encore mieux peut-être, et parce que j'étais au fond de moi-même déjà enraciné là-bas. Et j'ai souvent coutume de le dire, et vous le savez tous, ici on ne fait de la politique locale que là où ces tripes sont enracinées.
Pour Gérald, c'est Tourcoing. Pour moi, c'est Le Havre. Pour nous deux, ce sont des villes industrielles, populaires, qui ne sont pas des villes auxquelles on pense forcément lorsqu'on songe à des villes qui seraient de droite.
Pour nous deux ce sont des villes dans lesquelles nous aimons rencontrer nos concitoyens, les écouter, les comprendre, entendre leur aspiration, leur angoisse, leur colère, leur fierté, leur attachement à ce qui fait leur vie, à ce qui fait leur histoire, à ce qu'ils fait leur projet. Pour nous deux, ce sont des villes où nous sommes directement au contact de la réalité, pas à travers des écrans, pas à travers des sondages, pas au moment que nous choisissons parce qu'il est pratique, Non, en permanence. Et si nous aimons la politique, cher Gérald, toi et moi, c'est parce que nous savons qu'elle permet de changer les choses, qu'elle permet de changer la vie, qu'elle permet d'ouvrir des portes, de donner une chance et parfois de redonner une chance.
Quand une famille trouve enfin un logement, quand lorsque le maire saisit par une famille d'une difficulté de scolarisation d'un enfant qui éprouve des difficultés à cause de raisons psychiques ou à cause de son état de santé. Lorsqu'on arrive à goupiller une solution avec l'ensemble des acteurs de la chaîne éducative, parce que parfois il faut cette petite chose en plus d'accompagnement des process tels qu'ils existent et qu'ils sont décrits par la loi. Lorsque le maire apporte cette petite chose et qu'il offre une solution, ou qu'il trouve le début d'une solution, alors il est précieux.
Quand nous choisissons de rénover un quartier, de construire un tramway, que nous changeons la façon de vivre dans un quartier, alors la politique locale est précieuse. Lorsqu'il suffit simplement d'écouter et de donner un conseil qui permet d'aider à un moment important quelqu'un qui en a besoin, la politique est utile. Quand une stratégie claire permet, en étant mis en oeuvre avec constance et cohérence, de changer sa ville, d'y attirer de nouvelles entreprises, de nouveaux musées, une nouvelle fréquentation, un nouvel art de vivre, quand l'action du maire entre en écho avec la vie des milliers de ses concitoyens.
C'est là, mes amis, que la politique prend tout son sens. Et je sais bien que certains peuvent ici, je l'imagine, mais certains pensent que la politique ne sert plus à rien, qu'elle n'a plus prise sur la réalité, qu'elle ne peut plus rien, que les pouvoirs de l'argent ou de la technologie, et parfois sont les mêmes, souvent même, écrasent la capacité des élus à décider du destin des peuples. Je sais bien que certains pensent que la politique locale et la politique nationale ne sont plus du même ordre, que peut être le maire peut chez lui changer la réalité, mais qu'au niveau national, les beaux discours ont remplacé les actions nécessaires.
Comme si, pour reprendre les mots cruels du général de Gaulle, la politique devenait une Une chorégraphie d'attitude menée par un ballet de figurants professionnels. Comme toi Gérald, je me suis engagé en politique alors que rien dans mon histoire familiale ne m'y prédisposé parce que je pense que la politique peut changer les choses et je dirais même parce que je sais que la politique doit changer les choses, j'y reviendrai. Mais encore un mot sur Gérald.
Je suis un petit peu plus âgé que lui, ça se voit d'ailleurs, mais nous sommes entrés à l'Assemblée nationale en même temps, en 2012. Lui député du Nord, moi député de Seine-Maritime. Lui, conseiller municipal de position à Tourcoing, bien décidé à prendre la mairie en 2014.
Moi, déjà maire du Havre depuis deux ans et bien décidé à ne pas la perdre en 2014. Nous avons siégé ensemble dans l'opposition. Nous avons siégé ensemble dans l'opposition.
Nous avons réfléchi ensemble à la nouvelle façon d'imaginer la droite et le centre, aux idées nouvelles qu'il fallait porter, aux projets nouveaux sur lesquels nous devions nous engager. Gérald l'a fait en grande proximité avec Nicolas Sarkozy. Moi je l'ai fait en grande proximité avec Alain Juppé.
Mais jamais, mesdames et messieurs, jamais la compétition entre eux ne s'est traduite par une tension entre nous. Car toujours nous avons su que le rassemblement était une exigence essentielle que l'on ne préparait bien qu'en veillant à ne pas sombrer dans la facilité des bons mots méchants ou dans des ragots d'entourage mal tenu. Et en 2017, j'ai proposé au Président de la République que Gérald devienne ministre de l l'action et des comptes publics dans mon gouvernement.
Pas seulement parce que je le connaissais depuis longtemps, mais parce que pour les comptes publics, je cherchais un vrai patron. Un fin politique, bien sûr, d'un esprit rapide, précis, évidemment. Quelqu'un qui était capable de travailler beaucoup.
Quelqu'un qui était capable d'avoir le sens de l'État. Mais avant tout, je cherchais un patron. Quelqu'un capable d'écouter ses directeurs Mais quelqu'un capable de les commander De les encourager quand il faut De les recadrer quand c'est nécessaire Et d'en changer quand la confiance était rompue.
Parce qu'un ministre, ça n'est pas un super conseiller du président. Ça n'est pas un ami récomposé pour son dévouement. C'est un patron d'administration qui conduit des projets et qui défend une politique au Parlement, sur le terrain et dans les médias.
Et ces trois dimensions sont importantes. Un patron qui soutient ses équipes, qui se soucie de leurs conditions de travail, qui veille au recrutement et qui les rappelle à l'ordre quand il le faut. Et je le dis parce que si je suis élu, dans mon gouvernement, il n'y aura que des personnes qui ont l'expérience du commandement.
J'irai prendre les meilleurs parce que je veux des personnes qui savent diriger les hommes et changer les en décortiquant les comptes, en prenant parfois des décisions impopulaires, tu l'as dit. Elle l'était, impopulaire. Eh bien il a laissé un déficit en baisse, un endettement maîtrisé, la mise en œuvre avec le prélèvement à l'insource de l'une des plus grandes simplifications administrative jamais engagée dans notre pays et que d'a-t-on entendu avant qu'elle soit engagée.
Est-ce que ça va vraiment marcher ? Vous êtes dingue, vous prenez un risque considérable, est-ce que ça va finalement tellement changer la...
Écoutez, je vous propose un critère très simple. Quelqu'un propose-t-il ici de revenir à la situation qui prévalait avant le prélèvement à la source ? Quelqu'un se dit-il spontanément, c'était tellement mieux avant quand on payait ses impôts l'année d'après ?
Evidemment que le prélèvement à la source était une opération risquée. Elle a été remarquablement menée. Pas simplement techniquement, politiquement.
Parce qu'à l'occasion de la mise en œuvre du prélèvement à la source, Gérald, qui est rentré dans le fond du dossier. Mais alors ça je dois dire qu'il est vraiment rentré dans le fond du dossier. A trouvé des solutions favorables, qui à droit constant permettaient parfois de redonner du pouvoir d'achat ou de la trésorerie à nos Je dois dire que le travail qu'il a réalisé et que l'ensemble de l'administration qu'il dirigeait a réalisé a été absolument exceptionnel.
Et je ne dis pas qu'on a tout réussi pendant ces trois ans, bien sûr que non. Mais dans ces domaines, je n'ai pas l'impression qu'on ait fait beaucoup mieux depuis. Et ce sont les mêmes qualités que j'ai vues à l'œuvre pendant la préparation des Jeux Olympiques de 2024.
Je voudrais vous en dire un mot, mesdames et messieurs, parce qu'on en a entendu des choses avant les jeux olympiques désastre sécuritaire dénonçait madame le pen avant les jeux olympiques elle prévoyait elle prédisait sur tous les plateaux de télévision une nouvelle humiliation nationale c'était ses mots je les sites. Scénario trop risqué, disait M. Ciotti, qui suggérait au gouvernement de trouver un plan B pour organiser la cérémonie d'ouverture, sans d'ailleurs évidemment bien sûr préciser lequel.
Eh bien moi, moi et vous tous, nous avons vu dans la préparation de ces Jeux olympiques un ministre de l'Intérieur totalement mobilisé, des fonctionnaires de police exemplaires, des épreuves et des cérémonies qui se sont déroulées dans des conditions d'organisation et des conditions de sécurité remarquables. Peut-être faut-il critiquer Gérald Darmanin pour la pluie, le jour de...
Mais je ne vois que ce motif de critique et il ne me paraît pas totalement qu'on puisse lui en faire le reproche à lui seul. Autrement dit, mesdames et messieurs, là encore grâce au travail de Gérald et de de toutes celles et ceux qui étaient sous ces ordres, de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette organisation remarquable. Nous avons fait honneur à la France, honneur à l'esprit olympique, honneur aux nations que nous avons accueillies.
Et je Je crois, je crois très sincèrement que nous nous souvenons tous de ce sentiment que nous avons ressenti pendant les Jeux Olympiques de Paris. De cette fierté, de cette joie, de cette impression devenue trop rare d'être simplement heureux et fiers d'être français au ministère de l'intérieur puis au ministère de la justice, Gérald a pris aussi la mesure de la menace du narcotrafic. Il a changé d'échelle, il a porté des coups bien placés, des coups très durs, d'abord sur le terrain, par le harcèlement quotidien, méthodique des points de deal, en dotant la La justice de nouvelles armes avec la création du parquet national anticriminalité organisé.
Avec courage là aussi, Gérald a tapé là où ça fait mal, au portefeuille, en faisant le lien entre le narcotrafic et la délinquance financière, qui a mis en place les quartiers de haute sécurité qui doivent permettre de faire cesser ce scandale de prison à partir desquels on pouvait piloter ses affaires depuis sa cellule. Alors on trouvera toujours des personnes pour dire qu'il faut faire plus et mieux. C'est souvent vrai.
En général, on les trouve sur les plateaux de télévision. En général, ils sont loin, assez loin de la réalité parfois crue que vivent les maires de France et leurs administrés. Mais la critique est normale dans une démocratie.
Elle est même saine, elle est même indispensable et il ne faut pas se plaindre de ce que les oppositions s'opposent. Pendant neuf ans, tu as exercé tout le spectre des responsabilités gouvernementales les plus lourdes, de celles qui vous réveillent la nuit ou qui vous ôtent le sommeil. Tes cheveux, Gérald, sont devenus plus gris.
Mais j'ai parfaitement conscience d'être le dernier à pouvoir donner des leçons à quiconque en matière de cheveux. Tu as su dans des moments de tempête dire la vérité aux français assumer les responsabilités demander des comptes au fonctionnaire corriger ce qui devait l'être sans te dérober ton parcours, ses expériences tourcoing t'ont conduit à développer une identité politique propre et tu assumes tes convictions, tu viens de le faire, tu as mille fois raison, je ne suis pas toujours d'accord avec toi mais je te lis, je t'écoute, je respecte tes analyses parce qu'elles se nourrissent d'une expérience rare et que l'expérience en politique, quoi qu'on en dise, est souvent bonne conseillère. Et c'est précisément parce que nous ne sommes pas identiques que ton soutien et ton invitation aujourd'hui prennent tout leur sens.
Car la question qui se pose à nos familles n'est pas de savoir comment rendre tout le monde identique, elle est de savoir si nous sommes capables de faire de nos différences une force pour le pays. La plus bête du monde, c'est le Le qualificatif peu élogieux dont on a souvent affublé la droite française. Ce qualificatif n'avait, je le précise, rien à voir avec la qualité de ses représentants.
Simplement, cette droite et ce centre ont trop souvent été incapables de s'assumer et de se rassembler. Les ambitions, les personnalités ont pu jouer, elles jouent toujours un peu. Mais il y a une raison de fond plus importante.
La droite est diverse. Je ne dirai pas pluriel, la marque est déposée et la formule a montré ses limites. Mais elle est diverse.
Quant au centre, Je ne ferai pas une insulte à mon ami le président Marseille en disant qu'il est souvent morcelé. Que la droite soit diverse, c'est un fait et c'est une très bonne chose. En politique, l l'uniformité m'a toujours inspiré une certaine méfiance.
Victor Hugo disait que la nuit n'acquitte un jour de l'uniformité. L'uniformité, le silence dans les rangs, s'accommode mal de l'idée que je me fais du débat démocratique. Entendons-nous bien, j'aime la discipline, j'aime l'esprit d'équipe, j'aime la solidarité, qu'elle soit municipale ou gouvernementale.
Je n'ai aucun, aucun, aucun goût pour l'anarchie. Mais j'aime la liberté. Celle de penser différemment de son voisin, celle de penser différemment de son ami, y compris quand vous êtes proche de lui, y compris et peut-être justement parce que vous lui faites confiance.
Parce qu'avoir des avis différents, c'est C'est sain dans une équipe, c'est sain dans une famille, c'est sain dans une démocratie. Et parce que la droite, mesdames et messieurs, sans la liberté, ça n'est plus la droite. La diversité, à droite, est donc un fait.
Et elle permet une richesse intellectuelle. Un débat entre les conservateurs qui savent qu'il faut défendre ce qui tient un pays. Les libéraux, qui savent qu'il faut faire confiance toujours à la liberté de l'homme pour faire avancer l'humanité.
Les bonapartistes ou les gaullistes, qui savent qu'un pays comme la France doit être menés avec la fermeté d'âme et le caractère bien trempé des réformateurs ambitieux. Ceux qui se reconnaissent dans la démocratie chrétienne, dans la droite sociale, ces deux familles auxquelles le Nord est si attaché. Cette diversité, c'est une chance à condition de savoir rassembler.
Le problème, ce n'est pas la diversité, le problème, c'est la division. Car jamais, quand ils sont divisés, la droite et le centre ne l'ont porte. Hier, c'était la gauche qui gagnait.
Demain, ce seraient les extrêmes. Et à chaque fois, c'est la France qui perd. Ce qui était vrai hier, l'est peut-être même encore plus aujourd'hui.
Car aucune des familles politiques, aucun des partis politiques actuels de la droite et du centre n'est capable à lui seul de construire une majorité. Aucun. Pas dans le contexte de tripartition politique que nous connaissons, pas avec l'éclatement partisan qui prévaut au centre.
Pas compte tenu du poids du Rassemblement national ou de la France insoumise. L'équation est donc simple, Elle est connue, elle est assez imparable. Sa résolution dépend de nous, c'est le rassemblement.
Et comme tout en politique, ce rassemblement doit procéder des idées et des valeurs. Prenons un sujet essentiel, l'immigration. Gérald et moi partageons une conviction.
La politique migratoire de la France doit être beaucoup plus ferme. Nous devons réduire fortement l'immigration, mieux protéger nos frontières, lutter beaucoup plus durement contre l'immigration illégale et faire réellement partir ceux qui n'ont pas le droit de rester. Cela n'interdit pas à la France de choisir d'accueillir les étudiants et les compétences dont elle a besoin.
Si nous attendons d'être d accord sur chaque virgule pour nous rassembler, nous laisserons le pays à ceux avec qui nous sommes en désaccord sur l'essentiel. Gérald et moi, nous avons fait un autre choix. Nous devons construire le rassemblement de ceux qui partagent les valeurs auxquelles nous sommes fondamentalement attachés.
Le respect de l'état de droit et du modèle démocratique. Tout à l'heure, Gérald disait dans une conversation que nous avions avant de commencer ces discours, que le monde avait sacrément changé parce que il ya 20 ans personne n'aurait commencé un discours politique en disant la valeur essentielle c'est le respect de l'état de droit et du modèle démocratique s'assemblée à qui à tout le monde aujourd'hui nous vivons dans un monde ou rappeler son attachement aux valeurs démocratiques et à l'état de droit c'est prendre une position politique qui est largement contesté largement débattu largement remise en cause à l'extérieur de nos frontières par des puissances autoritaires et à l'intérieur de Par des gens qui pensent que la démocratie c'est bien mais ça prend du temps, c'est compliqué, il y a des contre-pouvoirs. On pourrait aller tellement plus vite, on pourrait aller tellement plus fort.
Et finalement qu'est-ce qu'on s'embête avec la liberté d'expression, avec la liberté de penser, avec les contre-pouvoirs, avec les procédures Aujourd'hui la démocratie ça se défend, ça s'est sans doute toujours défendu, mais ça doit se défendre encore plus fort. Respect du droit, respect de l état de droit, respect du modèle démocratique première valeur importante. Attachement à la construction européenne ensuite évidemment je dis ça ici à Lille dans le nord peu de départements savent autant que le département du nord, ce qui se passe lorsque l'Europe se disloque.
Peu de départements ont conservé autant que celui du nord la mémoire du prix terrible que l'Europe paye lorsqu'elle ne s'entend plus et lorsque les états d'Europe s'affrontent. Ma grand-mère était née en 1925, mon grand-père était né en 1914. Eh bien ils me racontaient parce que leurs parents leur avaient dit ce qu'avait été la première occupation, celle de la Première Guerre mondiale, la première occupation allemande ici dans le Nord quand on était derrière la ligne de front.
Les privations, les privations, les privations, les privations, l'absence de liberté, les difficultés à se nourrir. Ici dans le Nord on sait. Moi je viens d'un territoire, le Havre, qui a un souvenir assez net aussi de ce que donne la guerre en Europe.
Cette construction européenne, ce miracle collectif que nous avons mis en place depuis 1945, que nos aînés ont mis en place depuis 1945, qui nous appartient de faire durer, de faire vivre, de rendre plus fort. Nous devons dire que nous sommes européens, nous devons dire que nous sommes pour l'Europe, nous devons dire que tous ceux qui, directement ou indirectement, et c'est encore plus pernicieux lorsque c'est indirect, veulent remettre en cause la construction européenne, font courir un un risque à notre pays, à notre continent qui est démentiel dans le monde dans lequel nous vivons. Nous devons dire que nous sommes européens.
Le choix d'une économie de marché, qui doit être dynamique pour créer des richesses et régulée pour éviter les désordres. Mais enfin, disons-le, si nous voulons créer des richesses, l'économie de marché, ça se défend, ça s'encadre, ça se contrôle. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain si nous voulons produire plus de biens, plus de services.
Si nous voulons favoriser l'innovation, la création au service de la résolution des problèmes que nous rencontrons, nous devons faire confiance à cette économie de marché en l'encadrant bien entendu. L'école du mérite et de l'excellence républicaine, pas simplement l'école de l'occupation des élèves, l'école du mérite et de l'excellence républicaine, celle qui permet et qui a permis à des générations de s'élever, des générations qui ne recevaient pas d'héritage, des générations qui n'avaient pas la richesse financière ou matérielle, mais qui par l'école, par le savoir, par l'étude, par les concours, espéraient s'élever, qui faisaient la fierté de leurs parents, qui faisaient la fierté de leurs professeurs. Cette école-là, elle existe encore, mais si on n'y met pas beaucoup plus d'exigences, elle risque de s'étioler et elle s'étiole déjà.
La conscience claire de l'urgence climatique, il ne faudra pas tourner autour du pauvres. L'urgence est là, nous l'avons vu. Des investissements considérables sont nécessaires, des changements d'usage, nous y reviendrons.
Le souci de préserver la dignité de chacun grâce à des efforts partagés et à la solidarité nationale. Enfin, autre valeur commune, la volonté de doter la France de tous les instruments permettant de défendre ses intérêts et sa sécurité. Tous ceux qui se retrouvent dans ces idées simples mais importantes, tous Tout cela doit se rassembler pour que nous ne basculions ni dans la prétendue nouvelle France de la France insoumise, ni dans l'identitarisme nationaliste et gauchisant de Mme Le Pen.
A tous ceux qui partagent ces idées, je dis que nous allons devoir recomposer la vie politique française, recomposer un programme commun autour de mesures indispensables pour la France, recomposer une organisation partisane, recomposer une majorité. Le programme d'abord, d'une certaine façon nous y sommes. La campagne a commencé.
Chacun propose ses mesures. Nous voyons tous que les candidats issus de la droite et du centre ne disent pas exactement la même chose. Mais enfin, comment ne pas reconnaître qu'il y a dans les priorités, dans les mesures, dans les dangers repérés, dans les solutions proposées, bien plus de points communs que de différences inconciliables ?
Nous pensons tous que la dette est un sujet sérieux à la différence de M. Mélenchon quand on promet de dépenser sans compter, de déchirer nos engagements européens et de faire croire qu'on pourra continuer à emprunter sans conséquence. On ne prépare pas des jours heureux, on prépare une crise financière.
Et les crises financières ce sont toujours les Français et singulièrement les plus modestes qui finissent par la payer, par leurs impôts, par leur par leur épargne, par leurs emplois, par leurs services publics. Alors qu'on ne vienne pas me présenter moi comme le candidat de la sueur du sang et des larmes, la sueur peut-être, mais croyez-moi, avec le programme de M. Mélenchon, les sangs, le sang et les larmes, c'est lui.
Nous, nous pensons qu'il faut trouver une solution équilibrée, juste et durable à la question des retraites. Tout le monde recherche à équilibrer les finances des retraites. Enfin, tout le monde, non, pas tout le monde.
Non, non, pas tout le monde. Marine Le Pen ne cherche pas à équilibrer les finances des retraites. Elle a proposé, si j'ai bien compris sa proposition formulée lors du débat au MEDEF, une réforme qui coûte 9 milliards de plus.
Elle a inventé la réforme qui aggrave le déficit. Fallu y penser Les promesses sont pour aujourd'hui. Elles peuvent être douces à entendre.
La facture sera pour la France de demain, celle de nos enfants, celle des actifs de demain, Celle des jeunes enfants collégiens ou lycéens qui, dans 10 ou 15 ans, devront, si on n'a pas réglé la question des retraites, cotiser dans des hauteurs qui n'ont rien de raisonnable pour payer les retraites de celles et ceux qui n'auront pas réglé la question avant eux. C'est indigne de ce que nous laissons à nos enfants, c'est inacceptable, nous devons régler cette question. Nous pensons tous qu'il faut garantir l'ordre et la prospérité.
Même la grande ambition nationale d'une éducation nationale refondée nous réunit. Nous ne sommes tous les candidats de la droite et du centre jamais exactement au même endroit, mais nous ne sommes jamais très loin non plus. Je vous parie qu'au fur et à mesure de cette campagne, si nous prenons le soin de l'affaire avec sérieux, nous verrons les convergences se dessiner, les accords se faire plus et cela sera précieux pour l'avenir.
L'organisation partisane ensuite. J'ai lu, parce que je lis beaucoup, que certains me reprochaient de vouloir reconstruire l'UMP. Je ne vais pas m'en plaindre, j'ai participé à la création de l'UMP en 2002, j'ai même été son premier directeur général et je me souviens qu'en 2007 le candidat porté par l l'UMP a remporté une magnifique victoire.
Elle était due évidemment à son talent, elle était due aussi à une organisation partisane qui pouvait le servir et qui lui permettait de s'asseoir sur un socle politique, idéologique, sociologique extrêmement large. Quand une grande partie des centristes ont quitté l'UMP en 2011, avec Jean-Louis Morleau, ce parti a un peu cessé d'être lui-même et j'observe qu'il a perdu toutes les élections nationales depuis. Mais on ne peut pas être et avoir été.
Il ne s'agit pas de refaire l'UMP. Il s'agit de qu'ils ne pourront pas tenir le pays en conservant quatre ou cinq formations politiques sans lien, sans procédure pour se parler, sans confiance parfois entre elles. La majorité enfin.
Gérald l'a dit, il a C'est un des points les plus essentiels. Il est lointain, on le voit moins, mais il est essentiel. Après la présidentielle, nous devrons construire une majorité politique.
Sans Sans majorité absolue à l'Assemblée nationale, rien de grand n'est possible. Je voudrais dire que pour ceux qui en doutent, nous l'avons compris depuis 2024. Le gouvernement agit autant qu'il peut, dans un contexte où l'absence de majorité lui interdit de trancher les grandes options du débat national et d'avancer avec suffisamment de force et de résolution, dans le sens qui conviendrait.
Nouvelle majorité à construire, cela impliquera de désigner des candidats uniques dans chaque circonscription. Pas deux, pas trois avec un officiel, un officieux et un outsider qu'on aime bien. Un seul qui s'engagera sur un contrat de majorité, sous une bannière commune.
Toute autre solution me paraît vouée à l'échec. Autant je n'ai aucun doute sur la capacité pour la droite et le centre rassemblé à obtenir une majorité après les présidentielles. Autant sans ce rassemblement, je suis convaincu que nous ne serons pas en mesure d'offrir au pays la majorité dont il a besoin.
Cher Gérald, parce que tu es un élu local expérimenté, un ministre respecté, parce que je connais ton sens des responsabilités et que tu réponds toujours présent dans les moments importants parce que, je te fais confiance, ton rôle dans la préparation de cette recomposition sera central. Une recomposition qui ne sera pas une reconduction ni une addition de sensibilité, ni une collection d'appareils partisans mais quelque chose de nouveau. Et sur la base de cette majorité solide, cohérente, déterminée, je nommerai un gouvernement de refondation avec des femmes Les hommes et des hommes décidaient à prendre l'action à leur compte, d'où qu'ils viennent, comme ils sont, avec leur expérience, leur fidélité, leur prise de position, sans renoncer à ce qu'ils sont et sans se renier.
Je ne cherche pas, mesdames et messieurs, des reniements, je veux des adhésions. Et du caractère, cette vertu des temps difficiles, comme on dit, et une expérience du terrain, parce que rien, absolument rien, ne remplacera la confrontation quotidienne avec la difficulté des Français. Le vivier de compétences de maires, de présidents de départements, de régions et larges, il faudra y puiser largement.
Et ce gouvernement de refondation, appuyé sur une majorité solide, aura pour mission de redonner un cap de la constance, de la cohérence, de la confiance à un pays qui en a besoin. Il m'incombe, chers amis, de créer les conditions de ce rassemblement. Gérald l'a dit, publiquement, et il a raison.
C'est sans doute un réflexe de maire, mais je crois en campagne. Je crois à leur dynamique de rassemblement. Une dynamique qu'il faudra percevoir et respecter le moment venu, c'est-à-dire ni trop tôt ni trop tard, je ne sais pas quand, tout le monde s sera-ce novembre ou décembre ?
Ou faudra-t-il attendre janvier, voire février ? Après février, ça va être tard Ce moment viendra et l'Union se fera. Elle sera fondée sur des décisions responsables de femmes et d'hommes politiques engagées, qui auront dit ce qu'ils voulaient au pays et qui jugeront le moment venu de la responsabilité qu'ils doivent prendre devant les Français.
Moi, j'y serai toujours prêt à cette prise de responsabilité et à cette logique de rassemblement. Et en attendant, je continuerai de dire aux Français ce que je veux faire pour eux, pour vous, et surtout ce que je veux faire pour nos enfants. Car présider la République, c C'est fixer la direction, c'est prendre des décisions pour les Français d'aujourd'hui bien sûr, mais c'est aussi et peut-être même surtout préparer la France de demain, celle de nos enfants, celle de nos petits enfants.
Et je crois que le projet que je veux présenter peut rassembler tous les Français qui comprennent que confier le pouvoir aux extrêmes, c'est à nouveau retarder le moment où on remet le pays debout pour nos enfants. Ce projet de redressement est assez simple en fait. Je pense qu'il faut être ferme, très ferme sur le régalien.
Rénover profondément la justice, confier au maire des pouvoirs prétendu pour aider la police et la justice à faire prévaloir l'ordre dans la rue, soutenir les forces de l'ordre, taper au portefeuille les délinquants. Je pense qu'il faut reprendre le contrôle de nos frontières. Je ne promets pas l'immigration zéro, comme l'a dit très justement Gérald, sauf là où c'est nécessaire, comme à Mayotte.
Mais je veux qu'on choisisse notre immigration. Je veux qu'on s'assure que les étrangers choisissent notre pays pour y travailler, pour s'y intégrer et pas simplement pour nos aides. Il faudra donc revoir nos aides sociales, comme au Danemark.
Et je ne crois pas qu'on ait besoin de réviser la Constitution ou de sortir de l'état de droit pour faire tout cela. Je pense qu'il faut remettre de l'ordre dans nos comptes et le faire enfin avec bon sens et courage, c'est-à-dire non pas en disant qu'on peut brûler la dette, non pas en augmentant encore les impôts qui sont déjà les plus hauts du monde, mais en baissant les dépenses. On l'a fait avec Gérald, je l'ai dit, pendant trois Arrêtons d'en avoir peur, c'est faisable, ça produit des résultats.
J'ai dit qu'il fallait s'inspirer de l'Allemagne sur le chômage et de l'Espagne sur les indemnités journalières. Enfin, mes amis, je ne crois pas que ni l'Espagne ni l'Allemagne ce soit le goulag. Je ne crois pas que ce soit des pays ultra libéraux.
La dernière fois que j'ai regardé l'Espagne, c'était un gouvernement de gauche qui depuis plus de dix ans gérait la situation. Je demande à ce qu'on s'inspire des bonnes idées partout où elles existent en Europe, dans le même cadre juridique européen que celui qui prévaut en France. Nous pouvons le faire, nous allons le faire.
Et bien entendu, nous devons protéger ceux qui sont malades, bien entendu. Mais il faut aussi lutter contre les abus parce que quand certains abusent, au fond, ce sont tous les autres qui compensent. Financièrement, bien sûr, mais même matériellement.
Vous voyez tous dans les entreprises, dans l'administration, le poids que ça représente pour les autres, quand quelqu'un abuse. Le travail supplémentaire, la contrainte supplémentaire est plus que ça même d'une certaine façon. Le sentiment que, enfin, ceux qui respectent les règles et qui se donnent du mal sont finalement ceux qui supportent le coup de ceux qui au fond trouvent que bas c'est un peu dur allez hop on va se mettre en congé marie ça existe évidemment que c'est pas le cas tout le monde évidemment qu'il faut qu'on continue à aider ceux qui en ont besoin bien sûr Mais enfin, on peut quand même être exigeant.
On peut quand même dire à tous que les droits et les devoirs vont ensemble et que face à la sécurité sociale, on n'est pas face à quelque chose qu'il suffirait d'aller chercher parce qu'au fond quelqu'un d'autre paiera, parce que ça n'est pas si grave. Notre modèle social doit toujours tendre la main à celui qui tombe, mais il doit toujours donner plus à celui qui travaille qu'à celui qui choisit ou qui s'autorise pendant un temps à ne pas travailler c'est une question de justice et je sais qu'ici dans le nord cette justice du travail cette éthique du travail vous y être profondément attaché je pense qu'il faut réformer l'état que gérald et moi aimons tous les deux que nos collectivités territoriales et nous les aimons aussi tous les deux ainsi que l'état doivent faire un peu d'effort et se concentrer sur ce qu'elles doivent faire, sur ce qu'elles savent faire et pas nécessairement s'éparpiller. Je crois qu'il faut réformer nos institutions pour qu'on sorte du désordre actuel.
Je pense qu'il faut réformer profondément l'Europe et arrêter d'en faire le bouc ébissaire commode de nos propres frustrations et parfois de nos propres lâchetés. Je pense, Mesdames et Messieurs, surtout que pour construire l'avenir de nos enfants, il faut investir. Et que c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous devons faire des économies ailleurs.
Investir dans la recherche, dans les infrastructures, dans l adaptation au changement climatique, investir dans l'école qui a un rôle essentiel dans l'épanouissement de nos enfants et qui est aussi une condition de notre puissance, de notre prospérité, de notre grandeur pour les années qui viennent. J'ai proposé d'augmenter de 20 % la rémunération moyenne des enseignants. C'est beaucoup, mais c'est indispensable pour redonner de la dignité à leur métier et pour attirer toujours plus de meilleurs professeurs, comme j'ai proposé de De généraliser les classes réduites pour la maternelle et le primaire, de donner beaucoup plus de liberté aux établissements scolaires pour adapter l'organisation des classes, les rythmes, la pédagogie aux réalités locales, avec en contrepartie plus de transparence sur les performances des établissements, plus d'évaluation et plus de responsabilité parce que je ne connais pas mesdames et messieurs de liberté qui irait sans responsabilité.
Je pense, cher Gérald, que si nous demandons un peu d politique, ne prenez pas la Sécurité sociale en otage. Votons le budget de la Sécurité sociale cette année. Mettons nos différents côtés pour arrêter de creuser le déficit.
C'est ce déficit qui condamne à terme un système indispensable, indispensable, indispensable pour nos concitoyens et auquel nous sommes tous, quelles que soient nos opinions, nos histoires, tous extrêmement attachés. Et je pense que oui, pour financer tout cela, nous allons devoir travailler un peu plus et régler la question de nos retraites. Et à force de le répéter, j'ai l'impression que ça commence à payer.
Un peu. J'ai observé que François Hollande se dit convaincu de la nécessité de travailler plus longtemps. L'âge actuel, avec la réforme borne bloquée, c'est 62 ,9.
Il propose 63. Il propose pas de revenir en arrière. Il y en a qui proposent de revenir en arrière, 63.
Mais j'ai entendu tes attentes, Gérald. J'entends ce que me disent, d'ailleurs, ceux que je rencontre depuis 4 ans et depuis même plus longtemps, lors de tous mes déplacements. Et je sais bien que s'il y a d'un côté la réalité démographique, il y a de l'autre la réalité des métiers, des carrières, qui fait que travailler plus longtemps, c'est pas la même chose pour le cadre qui dispose de RTT, qui dispose de la possibilité de travailler ou du plus exactement de télétravailler, et pour les gens qui ont un travail posté, ou pénible, ou de nuit.
On devra donc tenir compte de ces deux réalités. La réalité démographique, qui nous impose de travailler plus. La réalité des métiers, qui nous impose de prendre en compte ce que vivent nos concitoyens.
Et moi, je tiendrai en compte, je prendrai en compte ces deux réalités dans mes propositions sur les retraites. Je le dis Gérald parce qu'on n'en parle depuis longtemps, très longtemps, depuis 2017, tu peux être convaincu, mon projet pour les retraites sera responsable pour tous et juste pour chacun, parce que comme tu le dis très bien, c'est une question de dignité. Chers amis, l'avenir n'est jamais écrit et je me méfie toujours de ceux qui pensent que demain est au fond déjà prévisible l'avenir de cette campagne n'est pas écrit il y a une candidate largement en tête si l'on en croit les sondages elle est même parfois donnée gagnante la campagne ne fait que commencer chacun propose chacun défend chacun explique les non-dits les incohérences les renoncements commencent à se faire jour nous en débattrons et les français jugeront personne ne choisira à votre place mais surtout l'avenir de notre pays n'est pas écrit.
Il ne l'a d'ailleurs jamais été, c'est la raison pour laquelle dans son histoire la France a si souvent surpris le monde et parfois les Français eux-mêmes. Je suis convaincu que la France peut encore surprendre. Je suis convaincu qu'elle va surprendre.
Parce que je connais ses forces, que je les vois partout en France. Parce que je connais son courage, je le vois partout en France. Parce que je connais son envie, je la vois partout en France.
Et je vous le dis, mesdames et messieurs. Bien sûr, nous avons chez nous autres, Français, une capacité lucide à dire les choses ne vont pas bien, à râler, à nous préoccuper de l'avenir, de notre avenir et parfois de l'avenir du monde. Tout cela est vrai.
Mais je vous garantis que partout en France, c'est vrai dans le Nord, c'est vrai à Tourcoing, c'est vrai sur tout le territoire national, c'est vrai dans les Outre-mer. Partout, je vois des associations qui font un travail sur le terrain exceptionnel, des soignants, des chefs d'entreprise, des responsables culturels, des créateurs, des gens qui transmettent, des gens qui créent, des gens qui se donnent, des gens qui ne comptent pas, des gens qui inspire partout en France, jeunes, moins jeunes, plus jeunes du tout. Des réussites économiques exceptionnelles.
Je pourrais en faire par le menu. Il y a un mois j'étais dans le doux. Et j'ai vu une entreprise incroyable qui raconte une merveille française.
Personne n'en parle, c'est idiot. Une boîte qui dans les années 70 fabriquait des casseroles et puis des anciens casques militaires, la boîte s'appelle Christelle. Elle était tout près de la faillite.
Une femme, jeune, comptable, se dit c'est pas possible, convainc son mari, ingénieur chez Peugeot, de dire il faut y aller. On va quand même pas laisser ce truc s'écrouler. On va se lancer.
Et à deux, il remonte une entreprise qui est aujourd'hui une pépite mondiale. Les ustensiles de cuisine. Tous les grands restaurants du monde travaillent avec cette entreprise.
Et quand vous rentrez dans cette entreprise familiale, qui a innové, toutes celles et ceux qui travaillent, toutes, écoutez-moi bien, toutes, toutes, on le saurait relève. La fierté du travail accompli, la claire conscience qu'il participe à une grande aventure industrielle, la fierté C'est incommensurable de dire que ce qu'ils font est bien fait, qu'ils le font dans un esprit juste et qu'ils apportent de la satisfaction à leurs clients, à leur famille et à cette histoire locale. Partout en France, je vois des entreprises qui disent cela.
Et partout en France, je vois une certaine pudeur à le montrer. Une forme de « nous avons réussi, pourquoi le dire ? Nous avons eu de la chance, pourquoi dire notre fierté ?
Mais nous devons montrer ces exemples de réussite. Ils sont nombreux, ils sont la force de notre pays, ils sont probablement ceux sur quoi nous allons pouvoir construire un avenir plus grand et plus fort. Alors oui, la France va continuer à surprendre. 20 siècles peuvent attester qu'on a toujours raison d'avoir foi en la France, disait le général de Gaulle en 1943 à Alger et il fallait avoir la foi en la France en 1943 à Alger quand on s'appelait le général de Gaulle.
Aussi mes chers amis, aujourd encore plus qu'hier, je vous appelle à croire en nous. Pas en les autres, en nous. Croire en nous.
Croire en notre capacité à nous retrousser les manches, à rassembler nos forces, à offrir à nos enfants l'avenir qu'il mérite. Et je veux vous dire, ma détermination complète, calme, méthodique, mais complète, je mettrai toute mon énergie, toute ma force, toute ma volonté, toute ma capacité de rassemblement au service de cette campagne afin de gagner et de permettre à notre pays de préparer l'avenir de nos enfants. Oh les coeurs, vive la République et vive la France
Édouard Philippe