Jean-Luc Mélenchon, régionales, PMA... Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu
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Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Jean-Luc Mélenchon a décidé de porter plainte pour provocation au meurtre après la diffusion sur internet d'une vidéo dans laquelle un youtubeur d'extrême droite simule l'assassinat d'un électeur de Jean-Luc Mélenchon, d'un électeur insoumis. Il faut que cette campagne se calme.
Bon d'abord je pense qu'avant de commenter ce truc un peu pathétique là de, comment s'appelle-t-il ?
Papacito.
Voilà, papacito et de donner du relief à une pitrerie pareille. Il faut quand même s'attarder sur les propos inqualifiables de Jean-Luc Mélenchon. On va y revenir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon. On va y revenir. Là c'est une pitrerie lamentable qui permet à Jean-Luc Mélenchon d'allumer un contre-feu.
Pitrerie de la part de Jean-Luc Mélenchon ou de la part de l'auteur de la vidéo ?
Non, non, de ce papacito. C'est vraiment lamentable. Enfin je veux dire, j'ai même pas envie de m'exprimer là-dessus. Mais ça ne peut pas faire oublier les propos d'un homme politique de premier plan tel qu'est Jean-Luc Mélenchon. Les propos d'un homme à la dérive. Moi je me souviens de Jean-Luc Mélenchon il y a quelques années hurlant « la République c'est moi ». On en est bien loin. La République c'est plus Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon. Et ça ne sera probablement jamais Jean-Luc Mélenchon. Rappelons-nous que Jean-Luc Mélenchon, c'était sur votre antenne, a parlé en parlant de la tuerie de Toulouse d'un incident.
Enfin Jean-Luc Mélenchon est un homme qui connaît la langue française, qui la maîtrise et qui l'utilise souvent à bon escient. Il sait ce qu'il dit. Parler d'un incident. Puis ensuite, être dans un espèce de théorie, même pas du complot, mais du conspirationnisme le plus délirant, me fait dire que Jean-Luc Mélenchon est un homme politique à la dérive. Et quelque part, moi je ne reconnais plus Jean-Luc Mélenchon défenseur des valeurs de la République, laïciste, avec qui on pouvait avoir des différences, mais qui avaient un fond authentiquement républicain.
Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, il a pris un chemin qui fait que je dis à ses électeurs, il vous trompe, il vous a berné, il est à la main, il est entre les mains de conspirationnistes, il est à la dérive.
Vous dites quoi ? Il a franchi la ligne rouge, il a dérapé, mais sous contrôle ? Il a fait exprès ?
Oui, je pense que Jean-Luc Mélenchon cherche à exister, à remettre un peu d'essence dans la voiture de la France insoumise qui est en panne depuis quelques années, et malheureusement, il le fait en utilisant des propos, des actualités, ou en prenant des chemins comme ceux du conspirationnisme le plus délirant, qui ne le grandissent pas. Je ne suis pas sûr que tout ça soit très payant pour Jean-Luc Mélenchon, mais au-delà de ça, ça en dit long quand même sur un homme politique qui est un homme politique de premier plan, mais qui a complètement déraillé.
Juste sur la vidéo que vous avez balayée d'un reverdement aussi rapide en parlant de pitrerie, c'est quand même une vidéo dans laquelle on voit un homme d'extrême droite tiré au fusil de chasse, ce qui est désigné comme un militant de la France insoumise. Pour vous, ce n'est pas grave ça ?
Madame, je pense que c'était une espèce de pitrerie au second degré que je trouve lamentable. Pour vous, c'est de l'humour du coup ? Attendez, lamentable, pathétique, scandaleuse. Si ça doit faire l'objet de poursuites, ça le fera.
Le fait que ce soit un ami d'Éric Zemmour, ça suscite un commentaire chez vous, l'auteur de la vidéo ?
Je ne peux pas vous dire autrement que je condamne ce genre de fait. La politique, ça ne peut pas être de la violence dans laquelle on met en scène une façon de se tuer, mais la politique, ça ne peut pas être non plus, quand on est candidat aux présidentielles, véhiculer l'idée qu'il y a un complot, qu'il y a des attentats qui sont organisés à la veille des élections présidentielles pour modifier le résultat de celle-ci. Voilà ce que ne peut pas être la politique.
Sébastien Chenu, Éric Zemmour, on en parlait il y a quelques instants, a fait un pas le week-end dernier vers une éventuelle candidature à l'élection présidentielle. Est-il un allié ou est-il un adversaire ?
Mais la bonne question qu'on peut se poser, c'est à qui sert une candidature d'Éric Zemmour ? Ah, ce n'est pas la question que je vous pose. Oui, mais je vais pouvoir répondre du coup à celle-ci. Si Éric Zemmour, avec ses qualités nombreuses et une candidature, sert l'intérêt d'Emmanuel Macron, eh bien ça va l'éloigner du but que nous recherchons lui et nous, qui est l'arrivée de nos idées. Pourquoi il servirait Emmanuel Macron ? Parce qu'il pourrait diviser ce qu'on appelle, ce que Marine Le Pen a appelé le camp national.
Mais moi je pense qu'il peut évidemment prendre quelques voix à droite, prendre quelques voix probablement à Marine Le Pen, c'est une évidence, prendre quelques voix à une certaine gauche républicaine, ça peut exister aussi, mais quel est le but de tout cela ? Si c'est une candidature de témoignage, comme l'a été Christiane Taubira, eh bien l'intérêt il est limité pour la cause qui est défendue. Aujourd'hui, Éric Zemmour n'est pas en capacité en tous les cas d'aller au second tour, et donc il faut se poser la question, à quoi ça sert d'être candidat ? On peut témoigner, mais si c'est pour ennuyer ou handicaper son camp et ses idées, est-ce que ça a un intérêt ?
Vous pensez qu'Éric Zemmour peut être votre Christiane Taubira, le Christiane Taubira de Marine Le Pen ?
Oui, c'est-à-dire qu'Éric Zemmour peut très bien prendre des voix à la personne dont il est en réalité la plus proche, c'est-à-dire celle dont les idées sont les plus proches de lui, c'est-à-dire Marine Le Pen. Moi j'appelle plutôt à l'Union, et j'appelle plutôt Éric Zemmour, dont franchement je connais depuis très longtemps, dont je partage beaucoup d'analyses, pas toutes d'ailleurs, lesquelles vous ne partagez pas avec lui. Je pense que je suis moins conservateur sur les questions sociétales, que je suis moins libéral sur les questions économiques. Sur l'islam par exemple, lorsqu'il dit que l'islam n'est pas compatible avec la République, c'est la même ligne que vous ?
Non mais je pense qu'on ne peut pas réduire en tous les cas une offre politique à un combat contre une religion, ça ne peut pas être ça.
Donc vous n'êtes pas d'accord avec lui ?
Oui, c'est bien ce que je suis en train de vous dire. Je pense que ça va au-delà de ça. L'offre politique que nous menons avec Marine Le Pen pour la France va au-delà du combat contre l'islam politique.
Donc quand Gilbert Collard au Rassemblement National dit
qu'il ferait par exemple un bon ministre de Marine Le Pen si nous arrivions au pouvoir... Ça veut dire qu'avec Éric Zemmour, nous partageons beaucoup de choses, mais nous considérons que notre offre politique est beaucoup plus large, beaucoup plus large que celle qu'il représente lui-même. Donc Éric Zemmour est le bienvenu dans l'embarcation.
Quand vous faites aujourd'hui, quand vous discutez avec Marine Le Pen de l'équipe qui serait au pouvoir si elle arrive à l'Elysée dans un peu moins d'un an maintenant, c'est un nom qui est sur la table ou pas ?
Nous n'en parlons pas comme ça parce que nous ne sommes pas du tout en train de distribuer des places.
Ben si, elle a déjà dit que Jean-Paul Garraud par exemple sera son ministre de la Justice.
Oui mais c'est pour l'instant, c'est le seul, mais ce que je veux dire c'est que... Il y a quelques années, et d'ailleurs en fait il y a quelques années, à la dernière élection présidentielle, beaucoup de gens disaient mais enfin Marine Le Pen, elle est entourée de qui, qui sera son équipe, etc. On est en train de voir les années passant un certain nombre de femmes monter, devenir médiatiques, exister, apporter un certain nombre de compétences ou venir de l'extérieur. Éric Zemmour aurait, je crois, sa place dans une équipe. Maintenant, nous ne sommes pas en train, et puis c'est Marine Le Pen qui décidera.
Et les éventuels gagnants des élections régionales auraient leur place également dans cette équipe ? Vous, dans les Hauts-de-France, si vous gagnez, Thierry Mariani en PACA ? Écoutez, moi je crois que vous savez la tâche... Vous avez fait référence aux gens qui venaient de l'extérieur, c'est pour ça que je vous pose la question.
Vous venez vous aussi de l'UMP, Jean-Paul Garraud aussi, Thierry Mariani aussi. La tâche à laquelle nous nous attelons, Thierry Mariani et moi, c'est celle de gouverner notre région pendant les années à venir. En tous les cas, moi en ce qui me concerne, je veux être totalement dédié à la gestion et au redressement et à la protection de ma région.
Donc si vous êtes élu, vous serez président de la région Hauts-de-France. Jusqu'au bout, vous n'intégrerez pas dans moins d'un an un éventuel gouvernement, quel qu'il soit.
Je dirigerai pendant les sept années, puisque je crois que c'est un mandat de sept ans qui nous arrive, je dirigerai la région pendant les années auxquelles les habitants des Hauts-de-France m'ont fait confiance. Je le dis parce que c'est aussi une différence fondamentale avec Xavier Bertrand. Moi, mon programme, il est tourné vers la région, vers son développement, vers sa sécurité. Xavier Bertrand nous dit, votez pour moi et je m'en vais. Enfin, quelle désinvolture, sincèrement.
Est-ce que, écoutez, c'est comme si vous, Marc Fauvel, on disait, écoutez, venez écouter la matinale de France Info avec Marc Fauvel et Salia Braclia, et puis on retrouverait, je ne sais pas, Renaud Delis et Daniel Gilbert. Eh bien, ça donnerait une identité, une tonalité, un rythme très différent, je le crois, à cette interview du matin. Donc, ce n'est pas raisonnable. Je pense que lorsqu'on se présente devant les habitants, c'est pour assumer des responsabilités, pleines et entières, et on ne joue pas, on ne se sert pas de la région, en tous les cas des Hauts-de-France, comme d'un marche-pied personnel. D'autant que c'était le reproche qu'avait fait Xavier Bertrand à Marine Le Pen.
Quel cynisme, quand même, d'utiliser ce qu'il a reproché aux autres.
8h41, on me signale que Renaud Delis est en train de rentrer dans le studio. Avec Daniel Gilbert. Avec Daniel Gilbert, le fil info Mélanie Delonay.
Cela va dans le bon sens, dit le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfrécy. L'épidémie de Covid est contenue, il estime sur RTL, qu'il faut garder le masque jusqu'au 30 juin, mais qu'après ce sera difficile, l'optimisme affiché pour l'été, même si Jean-François Delfrécy se dit s'attendre à une reprise de l'épidémie en septembre ou en octobre. La fête de la musique avec des concerts à chaque coin de rue, ce n'est pas pour cette année. Le protocole sanitaire pour le 21 juin interdit les concerts improvisés dans les rues à cause des risques d'attroupement. Pour les concerts organisés, ce sera assis avec une jauge à respecter.
Le déficit du système de retraite revu à la baisse dans le nouveau rapport du Conseil d'orientation des retraites que France Info a pu consulter. 18 milliards d'euros en 2020, pas de retour à l'équilibre avant 2035 au mieux. Des personnels hospitaliers, des pompiers, des étudiants invités au Stade de France. Ce soir, des spectateurs seront dans les tribunes pour la première fois depuis l'automne dernier pour assister au match de l'équipe de France contre la Bulgarie. Répétition générale à une semaine de l'Euro de football. France Info.
Le 8.30 France Info. Saliabrakia, Marc Fauvel.
Toujours avec Sébastien Chenu, le candidat du Rassemblement National Régional dans les Hauts-de-France. À un peu plus de 10 jours des élections, le Rassemblement National justement fait le tri parmi ces candidats. Ils sont plusieurs à avoir tenu des propos racistes, antisémites ou négationnistes. Par exemple, une candidate RN en Corée s'est dite favorable à l'idée de faire sauter des mosquées. Une autre en Gironde a écrit sur Facebook, « C'est comme quand tu serres la main d'un juif, tu as intérêt à voir si tu as toujours tes 10 doigts ». Il y a d'autres exemples aussi. Pourquoi vous n'aviez pas fait ce tri avant ?
Madame, nous présentons un grand nombre de candidats. Nous sommes le mouvement qui présente le plus grand nombre de candidats. Il y a probablement, et nous l'avons vu, des brebis galeuses. Je dirais que ces brebis galeuses, elles existent dans tous les partis. Quand le collaborateur parlementaire, Dugo Bernalicis, met en ligne une vidéo dans laquelle il lui reproche une pratique de harcèlement au bureau Bernalicis, député de la France Insoumise et candidat au régional, mais également de consommer de la cocaïne sur son lieu de travail, personne n'en parle. Nous, nous avons des réponses qui sont très claires. Lorsque quelqu'un franchit la ligne jaune, il est suspendu, il est exclu.
Il y a trois cas sur, je crois, 3600 candidats du Rassemblement National. Mais pourquoi ça n'arrive que chez vous ? Mais non, je viens de vous citer, alors je vous donne un autre exemple, monsieur. C'est autre chose, parce qu'on pourrait parler aussi, il y a eu d'autres candidats ou candidates du RN qui ont été exclus pour des soupçons.
Je termine, si vous permettez ma question. Il y a d'autres candidats ou candidates qui ont été exclus pour des soupçons d'agression sexuelle, notamment. On ne parle uniquement d'antisémitisme ou de racisme. Pourquoi, après toutes les années d'expérience du RN, le nombre d'élections auxquelles vous vous êtes déjà présenté, ça n'arrive qu'à vous, ces affaires-là ?
Non, ça n'arrive pas qu'à nous. Et je viens de vous citer des exemples qui ne sont peut-être pas du même ordre. Je parle d'antisémitisme. Bien sûr, d'accord, mais l'important c'est la réponse qu'on accorde à cela. Quand quelqu'un sort du droit chemin, il est sanctionné. Et chez nous, ça ne fait pas un pli. Donc, effectivement, il peut y avoir des brebis galeuses, ça peut arriver, oui, c'est la vie, ça arrive. Eh bien, nous, nous avons décidé d'être très fermes sur la réponse et c'est notre responsabilité de l'être. Quand le colissier de Mme Pécresse est accusé par son fils de viol, eh bien je n'en rends pas responsable Mme Pécresse, parce qu'elle n'y peut rien.
Et pourtant, je ne dis pas, il y a eu des histoires, ou il y a eu des histoires également pour déconner de la France Insoumise. Eh bien, je n'en rends pas responsable les têtes de liste, parce qu'il y a des gens qui passent à travers les mailles.
Notre dernier sondage, Sébastien Chenu, Ipsos Soprasteria pour France Télé et France Info, vous donne en deuxième position au premier tour. 32% des voix derrière le président sortant Xavier Bertrand. Comment vous espérez encore le rattraper ? Dans l'hypothèse d'un second tour, que ce soit en duel, en triangulaire ou en quadrégulière, dans tous les cas de figure, vous ne gagnez pas aujourd'hui d'après ces sondages. Comment vous espérez le faire ? D'après ces sondages, nous sommes dans la marge d'erreur.
Donc en réalité, nous sommes au coude à coude, le président de la région sortant Xavier Bertrand et moi-même. Moi, ce que je veux dire, c'est que notre région, vous savez, elle a été gérée par l'ensemble des partis politiques qui se sont succédés. Le Parti Socialiste a longtemps géré la région, que ce soit le Nord-Pas-de-Calais ou la Picardie. La droite, aujourd'hui associée à La République En Marche, Gérald Darmanin était membre de la majorité de Xavier Bertrand, a géré. Même les Verts ont géré la région Nord-Pas-de-Calais à une époque. Aujourd'hui, tous les indicateurs sont en rouge. C'est-à-dire que le chômage, par exemple, lorsqu'il baisse en France, il baisse moins dans la région.
Les indicateurs de santé sont moins bons dans notre région. Les indicateurs de sécurité, d'insécurité sont très élevés. C'est-à-dire que les politiques qui se sont succédés n'ont pas eu d'autre résultat que de continuer à handicaper lourdement notre région.
Quand on interroge aujourd'hui vos sympathisants, Sébastien Chenu, c'est le même sondage qu'il l'a fait. 53% d'entre eux pensent que le bilan de Xavier Bertrand à la tête de la région est bon ou excellent. Est-ce que ce n'est pas un peu un handicap quand on essaye de le déboulonner ?
C'est pareil dans toutes les régions. Les Français considèrent que la région comme institution est une région et fait son boulot, etc. Mais quand vous regardez le résultat, vous avez cité 53%, mais alors il n'y a plus que 30% ou 32 ou 33 ou 34% qui veulent voter pour Xavier Bertrand. Donc il y a bien un problème. C'est-à-dire que les gens disent oui, l'institution est intéressante, mais en réalité il y en a 20% de moins ou 25%, peu importe, qui veulent faire confiance au président de région. Il n'y a pas eu de changement. Moi ce que je veux dire c'est que cette région, sur l'emploi, sur la sécurité, sur la santé, c'est un échec du président de région.
Alors je comprends qu'il ne veuille pas présenter de programme, je comprends qu'il veuille partir faire autre chose de sa vie. Mais vous non plus, vous n'avez pas de programme. Moi j'ai un programme, madame. J'ai un programme, j'ai un certain nombre d'engagements que je cite et que je développe, etc. Mais je suis prêt à les assumer. Mais c'est vrai que mon programme il est différent. C'est vrai que lorsque je mets la sécurité, la lutte contre la sécurité comme priorité, c'est très différent. C'est une problématique de la région à part dans les transports. Vous vous trompez, monsieur. Non, ce n'est pas une problématique de la région à part dans les transports.
On peut ouvrir, et des présidents de région l'ont fait, on peut ouvrir dans chacun des chapitres qui sont des préoccupations obligatoires de la région, on peut ouvrir un chapitre lutte contre l'insécurité. Quand je parle des transports, quand je parle des lycées, bien sûr, mais quand je parle de l'aide aux communes, je peux ouvrir un chapitre lutte contre l'insécurité en devenant un partenaire, en mobilisant un certain nombre de moyens. Et ils seront nombreux pour aider les polices municipales, pour aider à créer des brigades canines, pour aider aux équipements. Donc oui, nous serons partenaires de la lutte contre l'insécurité, parce que nous avons compris que c'était la priorité.
Sans sécurité, vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas entreprendre, vous ne pouvez pas vous déplacer, vous ne pouvez pas étudier, vous ne pouvez pas vous soigner, vous ne pouvez pas faire de projet. Il est temps de mettre la lutte contre l'insécurité comme priorité régionale. C'est ma priorité régionale.
Est-ce que vous redoutez qu'il se passe entre les deux tours la même chose qu'aux dernières élections régionales, c'est-à-dire un front républicain et un retrait de la liste de gauche pour vous faire barrage ?
Mais le front républicain, c'est le front de tous ceux qui ne veulent pas lâcher leur petit pouvoir au détriment des idées politiques qu'ils disent défendre. La réalité, c'est que cette espèce de front du système est prêt à tout. Et donc on peut imaginer qu'effectivement, au lendemain du premier tour, après tout ce qui a été dit, eh bien, en dépit de leurs fausses oppositions, des leaders politiques se disent, finalement on va s'entendre parce que si ce n'est pas nous, eh bien ce sont eux qui gagneront. Et donc il vaut mieux que ce soit nous au détriment des idées que nous portons. Bien sûr qu'ils en sont capables. D'ailleurs, les alliances de...
C'est pas tout à fait une entente, hein, puisque s'ils se retirent, ils ne siègeront pas dans la région, c'est ce qu'ils avaient fait la dernière fois. Non mais tout est possible, fusionner, etc. Les alliances de La République En Marche avec Les Républicains, on les voit partout. Vous avez ceux qui l'éclaironnent, comme Renaud Muselier, il l'éclaironne, 37 membres de La République En Marche sur sa liste. Xavier Bertrand, il a une vingtaine de membres de La République En Marche, mais alors lui, il le fait à bas bruit sur sa liste. En réalité, il y a, entre Les Républicains et La République En Marche, une coalition qui s'est installée dans le pays.
Elle ne dit pas toujours son nom, elle ne fait pas toujours de bruit, mais ils en sont là, ils travaillent déjà ensemble.
Le Fil Info, 8h50 avec Mélanie Delaunay et on vous retrouve dans un instant Sébastien Chenu, tête de liste du Rassemblement National dans les Hauts-de-France.
Les restaurateurs ont de plus en plus de mal à trouver du personnage qualifié. C'est le message que veut faire passer le syndicat de l'hôtellerie et restauration UMI dans la Drôme à Emmanuel Macron. Attendu aujourd'hui dans ce département, à la veille de la reprise du service en salle dans les restaurants, il se rend dans un lycée hôtelier de Tain-Lermitage avant de déjeuner à Valence. Le directeur de la fondation Alzheimer y voit un réel espoir. Les Etats-Unis autorisent un nouveau traitement contre la maladie d'Alzheimer pour la première fois depuis près de 20 ans. Ce médicament qui ne traite pas seulement les symptômes, s'attaque également à la cause de la maladie.
Deux mois après l'enlèvement d'Olivier Dubois au Mali, des rassemblements organisés aujourd'hui à Paris et à Bamako, en soutien aux journalistes kidnappés par un groupe djihadiste. C'est l'opération la plus sophistiquée au monde contre le crime organisé, se félicite l'Australie. Plus de 200 personnes arrêtées dans ce pays, des centaines en tout à travers le monde dans un vaste coup de filet, réalisé grâce à une application utilisée par les criminels pour échanger des messages codés, application qui était en fait contrôlée par le FBI. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.
Toujours avec Sébastien Chenu, le candidat du Rassemblement National au Régional dans les Hauts-de-France. Comme Xavier Bertrand, vous faites campagne contre les éoliennes, vous réclamez un moratoire sur la construction des éoliennes. Un moratoire pour combien de temps ?
Madame, la différence c'est que M. Bertrand a eu le pouvoir pendant 6 ans et qu'il n'y a rien fait. 25% du parc éolien, 25% du parc éolien de France est concentré dans la région des Hauts-de-France. C'est énorme. Une éolienne sur quatre est dans notre région. Alors moi je fais des propositions que je vais appliquer parce que M. Bertrand, il avait 6 ans pour les faire. Un moratoire effectivement sur l'éolien dans notre région. Au moins le temps du mandat, voire plus en tous les cas, je vais consulter par référendum la population. Des référendums locaux évidemment. Et puis on va financer aussi des analyses épidémiologiques.
On va essayer d'aider les associations à se défendre parce que face à cette escroquerie de l'éolien, face aux nuisances de l'éolien, face à ce qu'elle détruit également, que ce soit dans nos paysages, et le beau ça fait partie de l'écologie, et bien nous, nous sommes déterminés à lutter contre l'éolien. Les autres ont brassé du vent, si je peux me permettre.
Alors juste, petit jeu de mot, les éoliennes, c'est pas vous qui décidez président de région.
Bien sûr.
Non, ce sont les préfets. Non mais bien sûr. Et donc quel pouvoir vous avez là-dessus ?
Il y a eu un schéma régional de l'éolien qui a été installé, qui multipliait par 3 d'ailleurs le nombre d'éoliennes, qui a été installé par les gouvernements qui a soutenu M. Bertrand. Où étaient-ils à ce moment-là ? Où étaient les élus des Républicains à ce moment-là lorsqu'ils ont laissé ce schéma régional de l'éolien ? Quand vous promettez un moratoire, c'est pas possible puisque c'est pas vous qui avez la décision. Oui, mais vous savez, regardez ce qui a été fait à Notre-Dame-des-Landes. Quand vous avez le soutien populaire, vous faites bouger les lignes. Encore faut-il vous en donner les moyens.
Eh bien, ils auront face à eux un président de région déterminé qui aura le soutien populaire pour empêcher le développement de cette escroquerie dans notre région.
Vous êtes également député du Nord. L'Assemblée nationale examine en ce moment pour la troisième fois en deux ans le texte ouvrant la PMA à l'ensemble des femmes. Que voterez-vous en fin de semaine ?
Je m'y opposerai. Je m'y opposerai. Je m'y étais opposé lors de la première lecture. Et j'ai beaucoup réfléchi. Moi, je me suis beaucoup questionné. J'ai écouté les débats. Et s'opposer aujourd'hui au texte gouvernemental sur la PMA, ça ne remet pas en cause la conjugalité. Et d'ailleurs, Jordan Bardella l'avait dit, mais nous ne reviendrons pas sur l'ouverture du mariage à tous. Je tiens à le réaffirmer.
Ni sur la PMA pour toutes les femmes si vous arrivez au pouvoir.
Attendez, je termine ma réflexion car il faudrait d'abord que cette loi passe avant de pouvoir revenir dessus. Ça ne remet pas en cause la parentalité. Oui, je considère qu'on peut être un couple d'hommes ou un couple de femmes élevé très correctement et emmené sur les chemins de la vie un enfant sans aucun problème. En revanche, ça pose le problème de la filiation. Ce problème de la filiation, il installe une sorte de mensonge légal qui veut dire que vous êtes né de deux mères ou de deux pères. Ce n'est pas possible. Et puis surtout, ça ouvre quand même. Et on le sait, d'ailleurs, les députés En Marche ne s'en cachent même plus le débat à venir sur la GPA puisque lorsqu'on ouvre ce droit...
Le gouvernement dit non pour le moment à la GPA.
Oui, d'accord, mais les députés En Marche sont déjà dessus. D'ailleurs, Jean-Louis Touraine, le rapporteur, parle même de GPA post-mortem. Donc, le débat, il est devant nous et il n'est pas derrière nous. Et moi, je pense que ça ouvre le chemin d'une société qui ne m'inspire pas beaucoup de confiance, pour tout vous dire.
Donc, vous préférez que les femmes, aujourd'hui, continuent à se rendre à l'étranger, que ce soit en Espagne ou en Belgique, plutôt que de le faire en France, parce que c'est la réalité aujourd'hui.
Le fond de ma pensée, nous devrions, sur ces sujets de société, parce que les sujets de société traversent les partis politiques dans toute leur diversité, faire un référendum. Oui, on devrait demander aux Français ce qu'ils pensent, parce qu'on le voit à l'Assemblée nationale, où vous avez des députés, quels que soient leurs groupes politiques, qui sont en faveur, en questionnement, ou contre les pratiques de PMA, et notamment les pratiques de GPA à venir. Moi, j'ai voulu avoir cette...
Mais ça va se chercher, il y a régulièrement des sondages, justement, sur la PMA, puisque le débat agite le Parlement, et les Français sont majoritairement pour la PMA.
Madame, les sondages, c'est un peu comme dans la vie. Il vaut mieux les vraies élections, parce que parfois, elles ne réservent pas exactement la même réponse que les sondages, parce qu'il y a eu tout simplement un débat... Donc c'est bien pour les élections, mais pas pour... Mais non, justement, les sondages, je préfère les vraies élections aux sondages, et je préfère un vrai référendum à un sondage sur la PMA, parce qu'on peut débattre, ces sujets sont éminemment complexes, il n'y a pas de jugement moralisateur derrière, il y a simplement quelle société, quel type de société on souhaite construire.
Moi, je veux une société dans laquelle il n'y ait pas de mensonge, et dans laquelle la marchandisation du corps ne soit pas un enjeu demain.
Le texte va être très probablement adopté dans quelques jours à l'Assemblée Nationale, il va repartir ensuite, au vu de la majorité, à l'Assemblée, il va repartir au Sénat, qui vous dira probablement non, comme il l'a fait deux fois, mais c'est l'Assemblée Nationale qui aura le dernier mot, le dernier mot, le texte devrait être promulgué cet été, promet l'exécutif, que ferez-vous donc de cette PMA pour toutes les femmes, si vous arrivez au pouvoir ?
On n'y est pas, moi je ne suis pas favorable à ce qu'on maintienne ce texte, nous en reparlerons. C'est-à-dire ? Mais je ne suis pas favorable à ce que la PMA existe dans notre pays, parce que je pense qu'elle ouvre le chemin de la GPA. Donc par conséquent, je pense qu'il faudra réouvrir ce débat, mais il y a d'autres débats d'ailleurs qu'il faudra probablement ouvrir.
Vous avez dit la même chose au moment du mariage pour tous, le Rassemblement National avait dit on le défra, et finalement maintenant vous avez changé d'avis. Vous ne pensez pas que ça avancera avec le temps ? Je ne le crois pas. Vous souhaitez que ce soit un point du programme de Marine Le Pen ?
Je ne le crois pas parce que je pense que derrière, il y a des gens qui défendent, comme je le disais, la GPA, qui défendent la PMA post-mortem, et donc je pense qu'il y aura une surenchère d'un certain nombre de partisans, de la PMA, qui nous amènera à en reparler. De toute façon, les lois de bioéthique, elles sont révisables avec une belle régularité devant le Parlement, donc par conséquent, on sera obligé d'en reparler.
Et donc, vous souhaitez que ce soit dans le programme de Marine Le Pen, la suppression de la PMA pour toutes les femmes ?
Oui, mais je souhaite que la PMA n'existe pas dans notre pays. Voilà.
C'est clair. Un mot sur le pass sanitaire qui entre en vigueur demain ? Vous, vous y êtes favorable ? Vous allez l'utiliser ?
Non, je ne suis pas favorable au pass sanitaire, pour des raisons d'abord philosophiques. Moi, l'idée de contraindre les libertés d'aller et venir pour des sujets de santé, pour des raisons médicales, intellectuellement, me choque. Parce qu'on commence avec, effectivement, le vaccin, mais jusqu'où ça s'arrête ? Le vaccin, il y a des variants, il y a des évolutions. Jusqu'où ça s'arrête, cette histoire de pass sanitaire ? Je n'y suis pas favorable. Et puis, je pense que techniquement, pour des raisons de sécurité, par exemple, le QR code, qui va contrôler votre QR code et votre identité derrière ? C'est-à-dire qu'en fait, un QR code est associé à une identité.
Qui, à l'entrée d'un parc, d'un concert, etc., va contrôler votre QR code ? Je pense qu'il y a beaucoup de questions aussi sur le stockage des données. C'est-à-dire qu'en fait, vous présentez un QR code, est-ce que c'est le vôtre ? Il faut présenter votre identité à côté. Vous savez très bien que tout le monde n'est pas habilité à contrôler l'identité.
Le professionnel qui contrôle voit juste le nom, le prénom.
Il n'est pas habilité à contrôler votre identité. Quelqu'un qui fait la sécurité à l'entrée d'un concert, etc., n'est pas habilité à contrôler votre identité. Donc, il y a des questions techniques, il y a des questions de sécurité, des questions de stockage de données, des questions philosophiques. Ça ne peut pas se régler comme ça, en deux coups de cuillère à peau. Je pense que ça installe beaucoup de questions, beaucoup plus que ce qu'on ne veut bien dire.
Et la clé, il est favorable au pass sanitaire ?
Ça veut dire, par exemple, que vous ne voyagerez pas. Ce qui sera obligatoire dans les 27 pays d'Europe. Ce que ça veut dire, c'est que ça rend le vaccin obligatoire. Le vaccin ou un test négatif ou une preuve qu'on a eu de Covid.
Ce sont les trois critères qui sont dans le pass sanitaire.
Alors, les tests, qu'on puisse solliciter des tests, le passage de tests PCR ne me choque pas. Ça tombe bien, c'est non pas sanitaire. Oui, mais uniquement cela. Le fait d'avoir des données stockées que vous ne maîtrisez pas me semble être le doigt, mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Voilà. Et l'idée de rendre, finalement, à terme, le vaccin obligatoire est aussi quelque chose sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Moi, je suis favorable. Qui a dit ça ? Qui a dit que le vaccin allait être obligatoire ? C'est parce qu'à partir du moment où vous ne pouvez plus rien faire. Si vous ne prouvez pas que vous êtes vacciné. Mais non, vous l'avez rappelé que vous êtes vacciné.
Je ne parle pas du test. Je parle du pass sanitaire. Si vous devez être obligé de montrer que vous êtes vacciné, à terme, à terme, si vous devez être montré... Pour qu'on soit clair, dans le pass sanitaire,
il faudra prouver soit une vaccination, soit un test négatif, soit un certificat d'avoir été contaminé pendant la loi.
Ça, c'est aujourd'hui. C'est la loi que vous avez voté. Ça incitera de toute façon les gens et ça les rendra un jour obligatoires à se faire vacciner. Moi, je suis pour la liberté. Je suis admittant de la liberté et de la responsabilité. Raison pour laquelle je suis vacciné.
Merci à vous, Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National et candidat dans les Hauts-de-France.
Jean-Luc Mélenchon