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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 7 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Ségolène Royal : « Si j’étais aux responsabilités, il n’y aurait pas de mouvement social »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Comment vous la calmez cette colère lycéenne ?

  • 1:57RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous auriez pris comme mesure concrète ?

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Le budget de l'éducation nationale a augmenté ces dernières années. Qu'est-ce que vous auriez pris comme mesure concrète ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Le gouvernement s'était engagé. Est-ce qu'il y a un professeur devant chaque classe ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous augmentez les professeurs ?

  • 5:55OuverteRéponse partielle

    Sébastien Lecornu propose de banaliser la fin de la semaine pour permettre des temps d'échange avec les élèves. Est-ce que ça va dans le bon sens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueChiffre
    « À l'issue du Covid, un jeune sur dix a pensé faire une tentative de suicide. »
  • 2:04Invité politiquePromesse
    « Si j'étais présidente, je ferais un pacte générationnel. »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « Le ministre Blanquer a supprimé les mathématiques. »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « Il y a eu un effondrement aussi des entrées d'élèves dans les grandes écoles et dans les classes préparatoires, et notamment chez les filles. »
  • 8:46Invité politiqueFait
    « On n'a pas le droit de transmettre une dette générationnelle. »
  • 10:14Invité politiquePromesse
    « Je pense qu'il doit démissionner ce ministre. »
  • 12:25Invité politiquePromesse
    « Si j'étais aux responsabilités, il n'y aurait pas de mouvement social. »
  • 13:31Invité politiqueFait
    « Les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu les gilets jaunes avec moi. »
  • 19:27Invité politiqueFait
    « Le seul objectif affiché politique, c'est de faire barrage à LFI. »
  • 19:44Invité politiqueFait
    « La victoire de Raphaël Luxman est la disparition du PS. »
  • 21:27Invité politiqueChiffre
    « Ils ne comprennent pas pourquoi ils entendent qu'il y a 60 milliards distribués aux actionnaires. »

Temps de parole

  • Ségolène Royal71 %
  • Présentateur12 %
  • ?8 %
  • Invité8 %

≈ 34 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Locuteur

Les

0:13
Présentateur

électeurs de la gauche sociale démocrate qui sont appelés à choisir leur candidat à la présidentielle. Et nous recevons l'une des cinq candidats. Bonjour Ségolène Royal.

0:22
Locuteur

Merci

0:22
Présentateur

beaucoup d'être avec nous ce matin. On va parler de votre programme, de ce que vous ferez si vous arrivez à l'Élysée pour répondre notamment à cette colère sociale qui s'exprime dans la rue, mais aussi aux difficultés budgétaires que connaît le pays. Interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Auriane, bonjour Ségolène Royal. Ségolène Royal, on commence par cette mobilisation lycéenne. Vous avez vu ces centaines de milliers de jeunes hier dans la rue. Vous, présidente, comment vous la calmez cette colère lycéenne

0:54
Locuteur

? D

0:55
Ségolène Royal

'abord, je l'aurais anticipée déjà.

0:57
Locuteur

C

0:57
Ségolène Royal

'est-à-dire que les lycéens et les jeunes se manifestent depuis longtemps, expriment depuis longtemps leur anxiété dès la fin du Covid.

1:05
Locuteur

Parce

1:05
Ségolène Royal

que jamais une génération n'a été comme ça au bord d'un tel basculement.

1:09
Locuteur

C

1:10
Ségolène Royal

'est quelque chose de plus profond que l'état physique des lycées, vous voyez.

1:14
Locuteur

C

1:14
Ségolène Royal

'est une angoisse sur le futur.

1:17
Locuteur

Et

1:17
Ségolène Royal

moi, c'est ce que j'appelle la dette générationnelle. Donc, on n'a pas le droit de laisser une dette générationnelle. Et comment on

1:22
Locuteur

répond à

1:22
Ségolène Royal

ça

1:22
Locuteur

? Comment

1:23
Ségolène Royal

on répond à

1:24
Locuteur

ça ? D'abord, il

1:24
Ségolène Royal

fallait anticiper.

1:26
Locuteur

Mais de quelle manière

1:26
Ségolène Royal

? Parce qu'il y a eu aussi beaucoup de protestations contre les systèmes de parcours sup. Donc, il y a une invisibilisation de l'avenir des jeunes aujourd'hui. Ils sont sortis anxieux du Covid. Ils n'ont pas été soignés

1:39
Locuteur

après

1:40
Ségolène Royal

Covid, malgré les promesses. Vous savez, à l'issue du Covid, un jeune sur dix a pensé faire une tentative de suicide. C'est considérable. Plus ce qui se passe sur les réseaux sociaux, plus l'angoisse sur le futur, plus la crise du pouvoir d'achat que vivent leurs parents. Ça se répercute aussi sur les jeunes.

1:57
Locuteur

Mais qu'est-ce que vous auriez pris comme... La

1:59
Ségolène Royal

crise climatique. Vous voyez, on leur laisse une crise. Et c'est ce que j'appelle, moi, le pacte générationnel. Et si j'étais présidente, je ferais un pacte générationnel. C'est-à

2:08
Locuteur

-dire

2:08
Ségolène Royal

que je mettrais en mouvement l'ensemble des secteurs de la société pour dire. Mais finalement, qu'est-ce que c'est que les fondamentaux de la politique

2:14
Locuteur

?

2:14
Ségolène Royal

C'est de se demander, pour chaque décision, est-ce que c'est bon ou pas pour les nouvelles générations ? Mais notre objectif, c'est les nouvelles générations. Je parle un peu comme une mère de famille. Mais je pense qu'il faut remettre dans la politique, parce qu

2:26
Locuteur

'il

2:26
Ségolène Royal

n'y

2:27
Locuteur

en

2:27
Ségolène Royal

a jamais vraiment eu. Vous voyez, il faut les aimer,

2:29
Locuteur

les jeunes. Mais comme mesure, concrètement. Il faut les aimer. Parce que, par exemple... Parce que, par exemple... Je suis allée à la sortie

2:32
Ségolène Royal

d'un lycée. Ils sont formidables, les jeunes d'aujourd'hui.

2:34
Locuteur

Le budget de l'éducation

2:35
Présentateur

nationale a augmenté ces dernières années. Qu'est-ce que vous auriez pris comme mesure concrète ? On entend bien la question du pacte générationnel d'aimer les jeunes. Mais comment vous auriez répondu concrètement ?

2:45
Locuteur

C

2:45
Présentateur

'est quoi ? C'est plus de professeurs

2:47
Locuteur

? C'est abrogé

2:48
Ségolène Royal

par

2:48
Locuteur

coursu ? Regardez,

2:49
Ségolène Royal

en dix ans, il y a eu huit ministres de l'éducation. Ce n

2:51
Locuteur

'est

2:51
Ségolène Royal

pas scandaleux, ça ? Avec chaque ministre, avec ses marottes, ses obsessions. Un qui supprime les maths, un autre qui supprime les filières au bac. Et donc, le corps enseignant aussi a été profondément secoué, déstabilisé, au lieu de consacrer l'essentiel de son temps aux jeunes. Vous savez, j'étais ministre à l'éducation nationale. J'étais ensuite présidente de région, donc chargée du matériel des travaux des lycées. Donc, j'ai vu l'intelligence des jeunes. Dans ma région, j'avais fait, par exemple, le budget participatif. Ça pourrait être fait dans tous les lycées.

3:23
Locuteur

C

3:23
Ségolène Royal

'est-à-dire, 10% des investissements étaient débattus dans les lycées pour savoir ce

3:28
Locuteur

qui était

3:28
Ségolène Royal

important pour eux, par exemple. Ça, c'est du respect.

3:30
Invité

Eux prend du doigt, par exemple, un problème essentiel, qui est le manque de professeurs devant les élèves. Bien

3:35
Locuteur

sûr.

3:35
Invité

Le gouvernement s'était engagé. Est

3:36
Locuteur

-ce

3:36
Invité

qu'il y

3:37
Locuteur

a

3:37
Invité

un professeur devant chaque classe ? Ça n'est pas le cas. Comment on fait pour résoudre ce problème très concret ? Est-ce qu'il faut augmenter les professeurs ? Mais on a un budget très contraint. On va le voir dans les semaines qui arrivent. Comment on fait pour résoudre ce problème d'effectifs

3:51
Locuteur

? D

3:51
Ségolène Royal

'abord,

3:51
Locuteur

il

3:51
Ségolène Royal

y

3:52
Locuteur

a

3:52
Ségolène Royal

une dégradation de la position sociale des enseignants dans la société. Parce qu'effectivement, les salaires n'ont pas suivi. Parce que l'éducation est en grande mutation.

4:04
Locuteur

Et

4:05
Ségolène Royal

parce que les jeunes et les enseignants se rendent compte que la transmission des savoirs, maintenant, est concurrencée par les réseaux sociaux, bientôt par l'intelligence artificielle. Et ce gouvernement ne réfléchit à rien.

4:17
Locuteur

L

4:18
Ségolène Royal

'intelligence artificielle arrive. Donc, qu'est-ce qu'on en prend comme le meilleur dans le cadre de l'éducation nationale ? Et qu'est-ce qu'on évite comme étant le pire ? Je vous pose une question très concrète, vous, présidente. Est-ce que vous augmentez les professeurs

4:31
Locuteur

?

4:31
Ségolène Royal

Bien sûr, j'augmente les professeurs. Mais surtout, je leur donne aussi des opportunités de formation professionnelle pour aborder les nouveaux temps qui viennent. Ça, c'est très important. Et j'arrête de secouer l'éducation nationale. Quant à un ministre de

4:45
Locuteur

l'éducation… Donc, ça veut dire que vous engagez à avoir un seul

4:46
Présentateur

ministre de l'éducation sur le quinquennat ?

4:49
Ségolène Royal

Oui, il faut en prendre un bon, le stabiliser, et surtout ne pas détruire les bonnes choses qui ont été faites ou inventer des choses nouvelles. Vous savez, quand le ministre Blanquer a supprimé les mathématiques, c'est comme une absurdité. Le monde entier a gardé ça, alors que dans tous les pays, on renforce au contraire les enseignements scientifiques. Il a supprimé les mathématiques et les sciences de la vie et de la Terre. Au moment où il y

5:10
Locuteur

a

5:10
Ségolène Royal

la question de la crise climatique et de l'avenir de la planète, c'est aberrant. Du jour au lendemain, les professeurs de mathématiques, ils se sont sentis complètement déconsidérés, et ils sont allés ailleurs, ils sont sortis de l'éducation nationale, et maintenant, on a un manque criant de professeurs de mathématiques et de scientifiques. Donc,

5:27
Locuteur

la suppression des filières, ça a été l'irard ? Il y a

5:29
Ségolène Royal

eu un effondrement aussi des entrées d'élèves dans les grandes écoles et dans les classes préparatoires, et notamment chez les filles.

5:35
Locuteur

Il

5:36
Ségolène Royal

y

5:36
Locuteur

a

5:36
Ségolène Royal

eu un effondrement des filles s'engageant dans les filières scientifiques, alors que les chefs d'entreprise ont tiré la sonnette d'alarme, et ont dit qu'on a besoin de scientifiques et d'ingénieurs dans nos entreprises. Donc, vous voyez l'aberration

5:52
Locuteur

de

5:53
Ségolène Royal

ce qui a été fait sur l

5:54
Locuteur

'éducation nationale

5:55
Invité

pendant 10

5:55
Locuteur

ans. –

5:55
Invité

Sébastien Lecornu propose de banaliser la fin de la semaine pour permettre des temps d'échange avec les élèves. Est-ce que, de votre point de vue, ça va dans le bon sens ? – Mais ce n

6:04
Locuteur

'est

6:04
Invité

pas suffisant.

6:05
Locuteur

La

6:05
Ségolène Royal

crise est très, très profonde, et elle couvait depuis 3 à 4 ans. Donc là, il fallait faire des états

6:11
Locuteur

généraux. – Il faut quoi, par exemple ? – Il

6:12
Ségolène Royal

faut faire des états généraux des lycées. Il faut faire des cahiers de doléances. Il faut voir où sont les angoisses par rapport au futur. Quelles sont les bonnes conditions de travail ? Vous savez, une jeunesse qui se mobilise pour demander de bonnes conditions de travail, mais c'est positif,

6:27
Locuteur

au

6:27
Ségolène Royal

lieu de leur envoyer des policiers

6:30
Locuteur

armés comme s'il y avait une guerre. – Mais avec quels moyens ? – C'est insupportable. – Juste,

6:33
Présentateur

de combien vous

6:34
Locuteur

augmentez le salaire

6:35
Ségolène Royal

des

6:35
Présentateur

professeurs ? Vous

6:36
Ségolène Royal

avez dit,

6:36
Locuteur

moi, j'augmente le salaire

6:37
Ségolène Royal

des professeurs. – Moi, je ne règle pas les sujets comme ça, en claquant des doigts, en disant, je vais les augmenter

6:43
Locuteur

de temps. – Mais ce n'est pas

6:43
Présentateur

en claquant, par exemple, Édouard Philippe et Gabriel Attal donnent

6:46
Locuteur

des chiffres.

6:47
Ségolène Royal

–

6:47
Locuteur

Eh

6:47
Ségolène Royal

bien, ce n

6:47
Locuteur

'est

6:47
Ségolène Royal

pas comme ça qu

6:48
Locuteur

'on

6:48
Ségolène Royal

gère un pays. Ce n

6:49
Locuteur

'est

6:49
Ségolène Royal

pas en annonçant comme ça.

6:51
Locuteur

– Ce n'est pas un

6:51
Présentateur

programme précis ?

6:52
Ségolène Royal

– Non, ce

6:52
Locuteur

n

6:52
Ségolène Royal

'est pas comme ça qu'on annonce un pays. On annonce un objectif politique. Ensuite, on travaille avec les personnes intéressées, on fait de l'intelligence collective et on regarde ce que l'on fait. Je ne crois à aucune des promesses qui sont faites en termes de chiffres absolus, comme ça, on va augmenter, si on va augmenter ça. D'abord, la France,

7:09
Locuteur

c

7:09
Ségolène Royal

'est au bord du gouffre financier. Donc, toutes les promesses financières de dépenses supplémentaires, il faut les financer. Alors, les candidats

7:17
Locuteur

qui annoncent des dépenses supplémentaires, sans dire comment ils les financent… – C'est

7:20
Présentateur

une dépense, comment vous la financez ? Vous, vous promettez d'augmenter…

7:22
Locuteur

– Oui, mais c'est pour ça que je vous dis… – C'est

7:24
Ségolène Royal

pour ça que je vous dis qu'il y

7:25
Locuteur

a

7:25
Ségolène Royal

un objectif politique qui est de revaloriser le rôle des enseignants, la formation des enseignants, mais ce n

7:31
Locuteur

'est

7:31
Ségolène Royal

pas suffisant. Ce que veut la jeunesse aussi, c'est une visibilité sur son avenir. Vous voyez, paradoxalement, quand un gouvernement tape sur les retraités, ça impacte les jeunes, parce qu'ils se disent « Mais nous, on n'aura plus de services publics ». Donc, ça les déstabilise. Donc, il faut aussi sécuriser la jeunesse sur le maintien du modèle français de la sécurité sociale. Car pour aborder les transitions qui viennent, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle, il faut sécuriser

7:57
Locuteur

tout

7:58
Ségolène Royal

le monde, il faut sécuriser les jeunes, il faut leur dire « Vous avez quand même un avenir » et voilà dans quelle perspective. –

8:04
Invité

Edouard Schiffré, pardon, l'actual ministre de l'Éducation dit « Le problème démographique, la baisse de la démographie va naturellement régler le problème de l'éducation nationale ». Vous partagez ce point de vue

8:12
Locuteur

? –

8:13
Ségolène Royal

Mais c'est très faible de dire ça.

8:16
Locuteur

Vous

8:16
Ségolène Royal

voyez, c'est vraiment très très faible. C'est pas comprendre que derrière la révolte des lycéens, je le répète, il y

8:23
Locuteur

a

8:23
Ségolène Royal

une angoisse sur leur futur. Quels seront leurs métiers ? Quelles seront leurs formations ? Quelle sera leur place dans la société ? Comment est-ce qu'on leur transmet un monde en paix ? Comment est-ce qu'on répond à leur angoisse climatique ? Comment est-ce qu'on va répondre à la crise financière ? C'est la globalité du monde qu'on va leur laisser. Là, on leur laisse un monde de chaos, un monde de dette, un monde de déstructuration. On n'a pas le droit de transmettre une dette générationnelle.

8:50
Présentateur

– Un mot, puisque vous nous avez parlé de Parcoursup, vous le réformez, vous l'abrogez ?

8:53
Locuteur

– Je

8:54
Présentateur

pense qu'il faut l'abroger et le remettre à plat. –

8:56
Locuteur

Et revenir à l

8:57
Ségolène Royal

'ancien système ?

8:58
Locuteur

–

8:58
Ségolène Royal

Il y a une angoisse, pardon ? – Revenir à l'ancien système ?

9:00
Locuteur

–

9:00
Ségolène Royal

Non, il ne

9:01
Locuteur

faut

9:01
Ségolène Royal

jamais revenir aux anciens systèmes. Vous savez, le monde évolue, donc il faut bien sûr remettre à plat Parcoursup. C'est vécu comme une grande injustice, comme quelque chose qui n'est pas transparent, qui n

9:13
Locuteur

'est

9:13
Ségolène Royal

pas clair. Les inégalités se creusent, manifestement. Il y a aussi ce sentiment-là, chez les jeunes, du creusement insupportable des injustices et des inégalités.

9:24
Locuteur

–

9:24
Présentateur

Interrogation

9:25
Locuteur

aussi,

9:26
Présentateur

et on l'a vu notamment hier aux questions d'actualité à l'Assemblée, sur la doctrine du maintien de l'ordre, sur la manière dont ont été gérées ces mobilisations. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Comment vous les qualifiez ? Est-ce que vous comprenez les consignes de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur ? – C'est insupportable ce qui s'est passé.

9:42
Locuteur

Quand vous

9:42
Ségolène Royal

regardez la presse internationale, vous savez,

9:44
Locuteur

ils

9:44
Ségolène Royal

se demandent qu'est-ce qui se passe.

9:46
Locuteur

Vous

9:46
Ségolène Royal

croyez que les jeunes vont revendiquer de bonnes conditions pour travailler.

9:51
Locuteur

On

9:52
Ségolène Royal

leur envoie une police armée comme s'il y avait une guerre.

9:55
Locuteur

Et

9:56
Ségolène Royal

il y en a qui sont mutilés.

9:58
Locuteur

–

9:58
Ségolène Royal

Il

9:59
Locuteur

y a aussi des blessés dans le corps enseignant, il y a aussi des blessés dans les forces de l'ordre. – Ça ne

10:03
Ségolène Royal

se voit dans aucun autre pays européen. C

10:06
Locuteur

'est

10:06
Ségolène Royal

insupportable, c'est une provocation.

10:08
Locuteur

Le

10:08
Invité

ministre répond que les lycéens étaient très violents et qu

10:12
Locuteur

'il

10:12
Invité

n'y avait pas d'autre choix que d'envoyer la police.

10:14
Locuteur

– Je pense qu'il doit

10:15
Ségolène Royal

démissionner ce ministre. –

10:17
Locuteur

Il doit démissionner

10:18
Ségolène Royal

? – Ça a été demandé à l'Assemblée nationale. – Mais vous,

10:21
Locuteur

vous

10:21
Ségolène Royal

le demandez ? – C'est insupportable ce qui se passe.

10:25
Locuteur

C

10:25
Ségolène Royal

'est gravissime, d'autant plus que, vous savez, le chaos social aggrave la crise financière. Quand les créanciers de la France voient non seulement la crise financière,

10:39
Locuteur

c

10:39
Ségolène Royal

'est

10:39
Locuteur

-à-dire

10:39
Ségolène Royal

la mauvaise gestion financière, mais en plus qu

10:41
Locuteur

'il

10:41
Ségolène Royal

n'y a même pas de stabilité politique et qu'il

10:44
Locuteur

y

10:44
Ségolène Royal

a le chaos dans les rues, ça fait monter les taux d'intérêt auxquels la France emprunte pour couvrir sa dette. Donc, c'est irresponsable de la part d'un gouvernement de laisser cela et surtout de faire des provocations.

10:59
Présentateur

– Donald Trump, le président américain, s'est exprimé hier, vous l'avez entendu, sur les mobilisations. Je vais lire ce qu'il a écrit. « Ce qui se passe en France n'est rien de moins qu'une immigration de masse incontrôlée. Il ne s'agit pas d'école, il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays autrefois grand. »

11:15
Locuteur

Pas

11:15
Présentateur

de réaction pour le moment d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous, présidente, vous lui aurez répondu ?

11:19
Locuteur

– C

11:21
Ségolène Royal

'est toujours difficile parce que si vous répondez à des propos absurdes, vous les valorisez.

11:27
Locuteur

Vous

11:27
Ségolène Royal

les faites reprendre. Donc, je pense que ce qu'il faut, c'est répondre à la crise sociale. –

11:32
Locuteur

Mais qu'est-ce que vous pensez ? –

11:33
Ségolène Royal

Ce que ça veut dire, c'est que, comme je le disais à l'instant, n'oublions jamais que la France est regardée dans le monde entier. Il y a eu d'autres réactions. Il y

11:42
Locuteur

a

11:42
Ségolène Royal

même l'Iran qui nous a donné des leçons de démocratie, vous vous rendez compte ? Donc, les gens sont effarés de ce qui se passe en France. Et donc, il

11:50
Locuteur

y a

11:50
Ségolène Royal

une irresponsabilité dans ces provocations.

11:51
Locuteur

– Mais est-ce que pour vous, là, il est en train de s'ingérer dans la

11:53
Présentateur

présidentielle française, Donald Trump ?

11:55
Locuteur

–

11:55
Présentateur

Pardon ? – Il est en train de s'ingérer dans la présidentielle française

11:58
Ségolène Royal

avec ce genre de déclaration ? – Sans doute. De toute façon, il s'ingère partout. Donc, j'imagine qu'il cherche aussi à influencer, effectivement…

12:06
Locuteur

– Au profit de qui ? – Mais il l'a déjà dit, d'ailleurs. – La campagne, au

12:09
Ségolène Royal

profit de qui ?

12:09
Locuteur

–

12:10
Ségolène Royal

Il l'a dit, au profit de l'extrême droite. Donc, le mieux, c'est de ne pas relayer ce qu'il dit, parce que,

12:17
Locuteur

comme

12:17
Ségolène Royal

je le disais à l'instant, ça donne un écho. Ce qu'il faut, c'est régler correctement les choses. Et comme je l'ai dit souvent, si j'étais aux responsabilités, il n'y aurait pas de mouvement social. – Mais est-ce que vous diriez…

12:27
Locuteur

– Regardez ce mouvement, vous

12:28
Ségolène Royal

retirez la taxe carbone. Comment se fait-il qu'au bout de dix ans, Emmanuel Macron soit aussi aveugle sur l'écoute apportée au

12:35
Locuteur

peuple français ? – Est-ce que vous diriez aujourd

12:36
Invité

'hui que ce mouvement et la réponse qui lui est donnée nourrit le vote d'extrême droite ?

12:40
Locuteur

– Le

12:41
Ségolène Royal

chaos nourrit toujours le vote d'extrême droite. Parce que dans le simplisme des interprétations, il y a toujours l'idée, on va aller vers l'ordre. Non, ce qui est important, c'est ce que j'appelle l'ordre juste.

12:53
Locuteur

Et

12:54
Ségolène Royal

c'est ça aussi que demandent les jeunes, c'est de l'ordre juste.

12:56
Présentateur

– Mais pardon, Ségolène Royal, vous le dites, vous nous l'avez répété. Vous l'avez dit d'ailleurs, dans tous les débats, moi, si j'étais à l'Élysée, il n

13:01
Locuteur

'y

13:01
Présentateur

aurait pas de mouvement social.

13:02
Locuteur

– Oui,

13:02
Présentateur

il n'y

13:03
Locuteur

aurait

13:03
Présentateur

pas de mouvement social. – Tous les présidents, pardon, ont connu des mouvements sociaux. Vous pouvez assurer que vous, durant tout un quinquennat, vous ne connaîtrez jamais un mouvement social

13:10
Locuteur

? – Oui,

13:10
Ségolène Royal

je le pense. Pourquoi ? Parce que j'ai une autre conception de la politique. J'ai toujours défendu la démocratie participative. J'ai toujours pensé que lorsque les gens expriment un malaise, un mal-être, une difficulté, il faut regarder cette difficulté et la traiter avec efficacité et avec rapidité. C'est ce que j'appelle la morale de l'action. Je vais vous donner un exemple. Les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu les gilets jaunes avec moi. Il n

13:34
Locuteur

'y

13:34
Ségolène Royal

aurait pas eu de taxe carbone. Ou si elle avait été faite par un des ministres irresponsables, en 48 heures, j'aurais dit, vous retirez ça, ça suffit.

13:42
Locuteur

– Mais est-ce que être présidente, c'est renoncer à mettre

13:45
Ségolène Royal

en place des réformes qui fassent

13:46
Locuteur

?

13:46
Ségolène Royal

– Pas du tout. Pas du tout. –

13:48
Locuteur

C

13:48
Ségolène Royal

'est

13:49
Présentateur

reculer devant la moindre contestation ?

13:51
Ségolène Royal

– Pas du tout. Vous savez, c'est dur les contestations. On croit que c'est facile que ça fait comme ça. Mais non, il faut descendre dans la rue,

13:58
Locuteur

il

13:58
Ségolène Royal

faut poser des congés, il faut se déplacer, il faut prendre des risques maintenant avec les agressions de certains policiers. C'est très difficile le mouvement social. Donc le mépris pour le mouvement social, c'est le mépris d'un pouvoir faible qui ne comprend pas le peuple et qui pense qu'il a raison tout seul. Et l'un des enjeux de la prochaine élection présidentielle, c'est de changer en profondeur le mode d'exercice du pouvoir. arrêter avec le pouvoir solitaire, arrêter avec un président de la République qui pense qu'il a raison à lui tout seul, alors qu'il était minoritaire. Je le rappelle dans le vote du second quinquennat.

Et donc par rapport à ça, c'est de faire confiance au territoire d'abord. Vous savez, même la question des lycées, vous ne la gérez pas de la même façon dans un milieu urbain, dans un milieu rural. Donc il faut aussi être attentif à l'intelligence des territoires et répondre aux problèmes avant. Et quand vous prenez

14:50
Locuteur

tous

14:51
Ségolène Royal

les mouvements sociaux, mais ils étaient tous, si le pouvoir avait été attentif, on pouvait tous les résoudre avant que ça n'explose. Et pourquoi c'est important ? C'est parce que la paix sociale, c'est aussi un élément d'efficacité économique. Il

15:07
Locuteur

y a déjà

15:07
Ségolène Royal

tellement

15:08
Locuteur

de

15:08
Ségolène Royal

problèmes. Entre la guerre à nos frontières, entre la guerre climatique, la seule guerre légitime, c'est la guerre contre le réchauffement climatique. Il y a déjà, entre la mutation, l'arrivée de l'intelligence artificielle, il y a déjà tellement de défis à relever que la moindre des choses pour un pays, c'est de régler et d'entendre les attentes sociales avant qu'elles n'explosent. –

15:28
Présentateur

Ségolène Royal, on apprend que Sébastien Lecornu Premier ministre va s'exprimer ce soir sur la colère lycéenne, sur les carburants, sur la dette, sur la crise agricole. Qu'est-ce que vous attendez de son intervention ?

15:38
Locuteur

–

15:38
Ségolène Royal

D'abord qu'il prenne conscience de la gravité de la situation, d'une part. Ensuite qu'il respecte les générations des jeunes lycéens

15:46
Locuteur

qui

15:47
Ségolène Royal

ont des choses à dire, qui sont notre avenir. La jeunesse n'a pas toujours raison, mais ceux qui la frappent ou qui la méconnaissent ont toujours tort. C

15:56
Locuteur

'est une

15:56
Ségolène Royal

grande phrase de François Mitterrand. Vous voyez que je reprends à mon compte. Et par conséquent, et qu'il applique la doctrine républicaine du maintien de l'ordre,

16:06
Locuteur

qu

16:06
Ségolène Royal

'il envoie des policiers qui ne sont pas armés comme ils sont, et qu'ils arrêtent la provocation. Parce que vous savez, les jeunes, il

16:13
Locuteur

faut

16:13
Ségolène Royal

les connaître, ils sont très solidaires les uns des autres. Donc aux premières images d'un gamin de 14 ans menotté dans le dos d'une fille attrapée par le cou, d'abord les contacts physiques.

16:22
Locuteur

Je

16:23
Ségolène Royal

suis désolée, mais les contacts physiques avec les femmes, normalement ce sont des policières femmes. De quel droit est-ce que des hommes touchent les femmes avec des mains baladeuses parfois ? C'est insupportable, c'est intolérable, c'est insupportable. Donc moi j'exige que ce ne soit que des policières femmes qui éventuellement puissent aller au contact des femmes. Et puis arrêter de menotter les gens, ou les mettre en garde à vue. Alors cette police-là, ce ministre de l'Intérieur, ce ministre de la Justice, ils sont plus sévères avec les enfants des lycées qu'avec les pédocriminels.

Vous avez vu un pédocriminel avec les menottes dans le dos quand des parents viennent au commissariat de police pour dire que leur enfant était victime d'un pédocriminel ? Vous avez vu la police aller chez le pédocriminel et lui mettre les menottes dans le dos ? On aimerait bien voir ça aussi. Donc qu'est-ce que c'est que ce ministère de l'Intérieur ? – Juste

17:16
Présentateur

dernier mot,

17:16
Locuteur

parce qu'après il faut qu'on parle de la primaire, mais comment on gère les casseurs ? – C'est le pédocriminel, vous savez très bien, il n'y a pas que des

17:22
Présentateur

lycéens dans ces mobilisations, il y a des casseurs qui viennent se mêler aux

17:25
Locuteur

lycéens. – C'est pour ça qu'il ne faut

17:26
Ségolène Royal

pas laisser les mouvements sociaux dégénérer, ni laisser les provocations policières. Parce que quand on voit des provocations de certains policiers, il faut des sanctions extrêmement rapides. Et on se dit, alors ceux qui sont filmés, heureusement, ça protège les jeunes,

17:40
Locuteur

mais

17:40
Ségolène Royal

tout ce qui s'est passé et qui n'a pas été filmé, alors que sont devenus les jeunes

17:44
Locuteur

? Vous

17:45
Ségolène Royal

vous rendez compte des centaines de jeunes mis en garde à vue ? – C

17:48
Locuteur

'est

17:48
Ségolène Royal

insupportable.

17:49
Locuteur

– On

17:49
Invité

termine en parlant de la

17:50
Locuteur

primaire.

17:50
Invité

–

17:50
Locuteur

On va

17:50
Invité

parler de la primaire de la gauche, à laquelle vous êtes candidate. Le vote aura lieu vendredi et samedi. Si, à l'issue du second tour, vous êtes élue, désignée candidate du Parti Socialiste et de place publique, vous allez devoir organiser une forme de rassemblement en vue du premier tour de l'élection présidentielle. Comment vous vous y prenez ? En 2022, vous étiez aux Amphi, donc les universités d'été de LFI, et vous disiez, vous appeliez une dynamique d'union pour les européennes. Est-ce qu'il faut une dynamique d'union pour le premier tour avec la France insoumise notamment ?

18:24
Ségolène Royal

– Alors c'est l'éternelle question qui revient.

18:26
Locuteur

–

18:26
Ségolène Royal

Elle est essentielle. – Mais

18:28
Locuteur

les

18:28
Ségolène Royal

choses sont très très simples. Les choses sont très très simples. On ne se met pas derrière la France insoumise, qui d'ailleurs ne le demande pas. Donc on fait l'alliance déjà avec ses partenaires. Le PC, il est vert dans un premier temps. D'abord on réunit le PS, on fait l'alliance, et ensuite on fait campagne.

18:43
Locuteur

On

18:43
Ségolène Royal

fait la campagne électorale ensuite, et on réattire vers soi les électeurs. – Donc vous n'essayez pas

18:49
Invité

de réunir autour d'un seul et même candidat la gauche avant le premier tour ? –

18:54
Locuteur

Non,

18:54
Invité

mais non, ce n

18:55
Locuteur

'est

18:55
Invité

pas possible.

18:56
Locuteur

–

18:56
Invité

Et vous espérez être au premier, enfin pouvoir accéder au second tour sans réunir comme ça autour de vous ? –

19:05
Présentateur

Ségolène Royal, est-ce que le PS a encore un avenir pour vous

19:07
Locuteur

? –

19:08
Ségolène Royal

Bien sûr, c'est pour ça qu'il faut que ce soit une socialiste qui sorte des primaires.

19:14
Locuteur

– Vous avez accusé… – Si Raphaël Luxman n

19:15
Présentateur

'a pas d'avenir le Parti Socialiste. Si Raphaël Luxman gagne, le Parti Socialiste n

19:18
Locuteur

'a pas d'avenir ? – Ah ben il

19:19
Ségolène Royal

disparaît, ça a été dit, puisqu'il y a eu une refondation, puisqu'il n

19:23
Locuteur

'y a

19:23
Ségolène Royal

pas d'accord avec la gauche, donc il voudra bien faire des accords avec les macronistes, etc. Puisque le seul objectif affiché politique, c'est de faire barrage à LFI,

19:32
Locuteur

c

19:32
Ségolène Royal

'est-à-dire diaboliser LFI pour ensuite justifier un accord avec les macronistes, c'est ça, ils ne

19:41
Locuteur

s

19:41
Ségolène Royal

'en cachent

19:41
Locuteur

pas d'ailleurs. – Donc la victoire de

19:42
Présentateur

Raphaël Luxman serait la disparition du PS

19:44
Locuteur

? –

19:44
Ségolène Royal

Absolument, la victoire de Raphaël Luxman est la disparition du

19:47
Locuteur

PS. – Ça veut dire que si c'est lui… – Il va donner un autre

19:48
Ségolène Royal

nom, il va… – Si

19:50
Locuteur

c'est lui qui est désigné

19:51
Ségolène Royal

par

19:54
Invité

les électeurs à l'issue du second tour, ça veut dire que vous ne le soutiendriez pas ?

19:59
Locuteur

–

20:00
Invité

On a essayé une charte

20:01
Ségolène Royal

de soutien, sauf si ça dérive vers des… La charte, elle prévoit l'union à gauche, elle ne prévoit pas l'union avec les macronistes. –

20:10
Locuteur

Donc

20:10
Ségolène Royal

s

20:11
Locuteur

'ils

20:11
Invité

s'alliaient avec certains macronistes, vous ne soutiendriez pas

20:13
Locuteur

?

20:13
Invité

–

20:13
Locuteur

Ah ben c'est compliqué quand même, je pense que

20:15
Ségolène Royal

les Français ne veulent plus les macronistes, donc ça c'est compliqué à ce moment-là, ce n

20:19
Locuteur

'est

20:19
Ségolène Royal

pas possible d'être au second

20:21
Locuteur

tour. – Mais dans ces cas-là,

20:21
Présentateur

qu'est-ce

20:21
Locuteur

qui

20:21
Présentateur

se passe ? – Parce qu'il y en a un

20:23
Locuteur

qui

20:26
Présentateur

se prépare, qui a des locaux de campagne, qui

20:28
Locuteur

fait un tour de France, il

20:29
Présentateur

s'appelle François

20:30
Locuteur

Hollande, est-ce que vous pourriez le soutenir ?

20:31
Ségolène Royal

– Attendez,

20:33
Locuteur

on

20:33
Ségolène Royal

respecte la primaire dans un premier temps,

20:35
Locuteur

et

20:35
Ségolène Royal

je dis que si ce n

20:36
Locuteur

'est

20:36
Ségolène Royal

pas un socialiste, ou une socialiste qui sort de la primaire, l'EPS disparaît. Et moi, donc l'EPS et l'appareil du PS, les gens ne sont pas attachés à l'appareil du PS, mais l'appareil du PS, il est au service d'une grande histoire,

20:49
Locuteur

et

20:50
Ségolène Royal

cette grande histoire, elle n'est pas à vendre, elle ne nous appartient pas,

20:54
Locuteur

elle

20:54
Ségolène Royal

remonte au 19ème et début du 20ème siècle, quand les hommes et les femmes ont risqué leur vie, et ont parfois donné leur vie dans les luttes sociales, pour plus de justice sociale, pour l'émancipation, pour l'école. – Donc voter pour

21:07
Locuteur

un candidat socialiste, et sauver le parti

21:09
Ségolène Royal

socialiste. – Et par conséquent, juste un mot, c'est qu'avec le renforcement de la puissance de la bulle financière, de l'économie financière, jamais

21:18
Locuteur

la

21:19
Ségolène Royal

lutte pour plus de justice n'a été aussi forte qu'aujourd'hui, et c'est ça que les jeunes ont compris aussi. Ils ne comprennent pas pourquoi ils entendent qu'il y a 60 milliards distribués aux actionnaires, et que d'un autre côté, ils n'ont pas de professeurs en phase 2 dans les classes. Ils ne comprennent pas. Donc ce combat-là, pour une justice, une transparence de la répartition des gains et des richesses, elle n

21:44
Locuteur

'a

21:44
Ségolène Royal

jamais autant été d'actualité que depuis le début du siècle.

21:47
Locuteur

– Et

21:47
Ségolène Royal

c'est ça qu'il faut continuer.

21:49
Locuteur

–

21:49
Présentateur

Merci Ségolène Royal.

21:50
Locuteur

– Retrouvez

21:56
Présentateur

l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

21:59
Locuteur

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