Retraites : "Cela n'existe pas, une retraite financée où nous travaillons tous moins", souligne le député EPR Sylvain Maillard
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Bonjour Sylvain Maillard, contre toute attente finalement l'agence de notation Fitch maintient la note française à double A- alors avec toujours une perspective négative, ça veut dire que la prochaine fois potentiellement la note pourra être abaissée, est-ce que vous avez été surpris ?
C'est une bonne nouvelle, ça veut dire que l'agence estime comme les autres agences qu'on a une économie solide et que surtout les perspectives que nous offrons et la rigueur du budget qui a été présenté, je crois en tout cas correspond aux critères en tout cas c'est une bonne nouvelle, ça compte pour tous les français qui nous écoutent, ça veut dire très concrètement qu'il n'y a pas de tension sur le taux d'intérêt c'est-à-dire quand vous empruntez, le taux d'intérêt a moins de risques
Il y a de la tension sur le taux d'intérêt en réalité
Bien sûr, mais des conditions internationales, mais en tout cas sur la dette française, c'est pas un critère qui hélas augmenterait les taux d'intérêt Donc c'est une bonne nouvelle
Sans vouloir casser le thermomètre quand il surprend, en tout cas ça surprend certains économistes On entendait ce matin sur l'antenne Eric Dore qui dit qu'il y aurait dû y avoir des gradations Est-ce qu'elles ont encore de la valeur ces agences ?
Elles ont de la valeur, en tout cas leurs clients, c'est-à-dire ceux qui achètent de la dette française Suivent pour beaucoup d'entre eux les avis des agences de notation Donc évidemment qu'elles sont importantes Si elles, elles et CIM ont travaillé sur évidemment l'ensemble, l'intégralité des documents Sur la perspective de la France, sur l'économie et sur ce que nous avons transmis Ce que le gouvernement a transmis et estime que la politique suivie est sérieuse Bah tant mieux, réjouissons-nous, c'est une bonne nouvelle
Est-ce que quand même Sylvain Maillard, là encore, sans vouloir moi non plus casser l'ambiance Est-ce que c'est une décision qui selon vous est purement économique et financière Ou est-ce qu'il peut y avoir quand même aussi une prise en compte politique C'est-à-dire le monde est dans la situation dans laquelle il est en ce moment L'Europe est dans la situation dans laquelle elle est Donc situation pas simple Est-ce que les agences de notation peuvent aussi prendre ça en compte peut-être ?
Vous savez, les agences de notation c'est des entreprises privées, des entreprises financières Elles orientent leurs clients qui payent des services et qui payent des avis Et donc je ne crois pas qu'ils fassent vraiment de la politique Ils donnent un avis objectif pour permettre à leurs clients de pouvoir investir Et donc c'est une bonne nouvelle et je m'en réjouis
Sylvain Maillard, Donald Trump voit de bons signaux qui viennent de Russie Emmanuel Macron n'est pas tout à fait sur la même ligne Appelle la Russie à cesser les exactions en Ukraine Le G7 menace même Moscou de sanctions Et pour en ce temps, le président russe demande aux soldats ukrainiens de la région de Kursk De déposer les armes Vous le croyez possible ce cesser le feu entre l'Ukraine et la Russie ?
C'est compliqué, honnêtement c'est compliqué Beaucoup de parts ont été faites du côté ukrainien Pour qu'il y ait des propositions sur la table de Vladimir Poutine Et Vladimir Poutine a dit quand il était en Biélorussie Que c'était intéressant Mais qu'il fallait que l'Ukraine ne rentre pas dans l'OTAN Mais que l'Ukraine ne devait jamais rentrer dans l'Union Européenne Que l'Ukraine devait se désarmer Que le président ukrainien devait s'en aller Enfin, que des conditions qui sont pour le moment inacceptables
Donc il ne l'avait pas cette cessation ?
En tout cas, c'est comme ça que nous l'avons pris C'est-à-dire qu'au fond, il est à l'écoute Il sent bien qu'il ait un contact régulier Qu'il ait un contact... En tout cas dire au président américain qu'il l'a entendu Mais au fond, veut-il vraiment la paix tout de suite ? On peut en douter Et quel rôle pour la France dans ce qui est en train de se passer ?
Voilà, on a l'impression d'être... La France et d'ailleurs, même l'Europe aussi, sont un petit peu mises à l'écart Globalement, de ces discussions qui se passent entre Washington, Moscou
Et vaguement avec Kiev quand même Le rôle, il est très concret C'est-à-dire d'organiser des trains de fourniture de munitions en permanence pour l'Ukraine C'est-à-dire que... Il faudra poursuivre, même en cas de cesser le feu ?
C'est une question, oui En tout cas, il faudra que l'armée ukrainienne soit en capacité de se défendre Et soit opérationnelle Donc on verra ce qui se passera en cas de cesser le feu Mais en tout cas, concrètement, tous les jours Il y a des trains qui partent de Pologne Des différents entrepôts de stockage D'ailleurs aussi du matériel américain qui recommence à être livré Et du matériel européen qui continue à arriver sur le front Et les Ukrainiens ont besoin de cela S'il n'y a pas cela, évidemment, leurs armées n'ont pas suffisamment De munitions, de quoi tenir En cas de reprise massive des combats Tout en sachant qu'il y a des combats Tout le temps, tout le temps, tout le temps A l'heure actuelle sur une ligne de front Qui est un peu plus de 2000 kilomètres
Votre avis sur une idée mise sur la table par Edouard Philippe Ce matin dans le Figaro à ce sujet Un service militaire volontaire Qui permettrait de former chaque année 50 000 réservistes hommes ou femmes d'ailleurs Oui ou non ?
Alors, le service... Moi je me souviens juste... Moi je fais partie de la génération, des dernières générations Qui a fait son service militaire Et je me souviens à quel point tout le monde ne voulait plus faire son service militaire Donc je suis toujours... Le contexte n'était pas même ? Oui, oui Bon, enfin le contexte c'est qu'à un moment vous donnez un an Mais là il est volontaire aussi, Sylvain Non, non, j'entends Vous donnez un an... Oui, mais permettez-moi juste d'expérience J'ai 50 ans Je me souviens de tous ceux qui... De ma génération Le sport national à ce moment-là C'était d'éviter de faire son service militaire Ne l'oublions pas aussi Qui a été votre cas ?
Non, j'ai fait ma période militaire J'ai 16 mois en Allemagne Donc... Mais c'était le sport De l'éviter Et donc nous ne l'oublions pas Donc j'ai entendu la proposition volontaire C'est-à-dire en gros être réserviste Un réserviste plus-plus D'être capable d'être opérationnel Pendant un certain nombre d'années Peut-être continuer une vie dans le privé Et puis pouvoir être opérationnel Mais donc utile ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Tout en sachant que la guerre a beaucoup changé maintenant Utiliser des équipements militaires C'est compliqué Ce sont extrêmement technologiques Regardons ce dont a besoin l'armée française Mais du moment que c'est volontaire Moi ça me semble plutôt une bonne idée
Et puisqu'on est dans les idées d'Edward-Philippe Créer un pilier européen de l'OTAN
Regardons ce qu'il y a à l'intérieur C'est-à-dire que oui Il va falloir que...
Non mais est-ce qu'il faut imaginer...
En fait pourquoi c'est important l'OTAN Entre autres ce sont des protocoles
Compte tenu de ce qui s'est passé Du recul des américains etc Est-ce qu'il faut imaginer effectivement Créer un pilier européen ?
Ce qui est très important dans l'OTAN C'est que c'est un protocole d'organisation Et de coordination entre les différentes armées Entre autres quand vous êtes en opération D'être capable de communiquer les uns avec les autres De s'organiser Un prémice d'armée Européenne Donc oui tout ce qui peut renforcer l'OTAN Et la direction européenne Est une bonne idée Pour le moment dans l'OTAN Qu'on soit très clair Les américains sont vraiment et pleinement engagés
En tout cas Sylvain Maillard Si on veut s'armer davantage Il va falloir payer Ce n'est pas du tout un scoop Les industries de l'armement demandent d'ailleurs Des contrats, des commandes Alors d'ailleurs là-dessus On ne voit pas bien comment on paye Puisqu'Emmanuel Macron lui dit Sans hausse d'impôts Et François Bayrou il dit Sans toucher à la protection sociale
Alors d'abord on a commencé A se réarmer depuis plusieurs années Les lois de programmation militaire Qu'on a prises sur l'autorité d'Emmanuel Macron Qui ne sont pas suffisantes
Dit lui-même le ministre des armées
Mais bien sûr on est passé de 32 milliards à 50 milliards C'est un effort gigantesque Qui fait que probablement 90 en tout cas C'est ce que dit le ministre des armées Moi je le dis très clairement On n'augmentera pas les impôts On ne baissera pas notre protection sociale Il y a une manière C'est de travailler plus Nous avons besoin de travailler plus en France Nous travaillons moins que En tout cas travailler plus pour ceux qui le peuvent Nous travaillons moins que dans les autres pays européens comparés Nous avons besoin de travailler plus Nous avons besoin de financer Tout simplement notre effort de réarmement Mais plus généralement L'ensemble de notre protection sociale Donc il nous faudra travailler plus Je l'ai déjà dit souvent Ce n'est pas populaire Mais oui il nous faut travailler plus tout au long de la vie
On va vous retrouver chez Horizon Chez Edouard Philippe Qui dit mot pour mot ça dans le Figaro ce matin
Mais je suis tout à fait d'accord avec lui On le dit depuis bien longtemps Quand on a porté la réforme des retraites extrêmement impopulaire Nous l'avons dit Oui nous nous aurions préféré dire autre chose Et d'ailleurs les oppositions disaient Évidemment travailler moins Mais en réalité nous devons travailler plus Nous avons un choc démographique très fort Nous avons de moins en moins d'enfants Et donc il nous faudra travailler plus Pour financer un modèle social Pour le moment nous nous endettons sur la tête de nos enfants
Est-ce que ça veut dire pour autant Sylvain Maillard Que le conclave sur les retraites est complètement hors sol Comme le dit Edouard Philippe Là encore dans le Figaro
Moi je fais partie de ceux qui pensent Que revenir sur une réforme des retraites à 64 ans J'entends le signal Qu'une partie énorme des français Ne veulent pas travailler au-delà de 64 ans Je l'entends Après je regarde les chiffres Ça n'existe pas Ça n'existe pas Une retraite financée Où nous travaillons tous Moins ça n'existe pas Donc je crois qu'il y a un principe de réalité Edouard Philippe parle de la capitalisation Moi j'en parle aussi Je pense que c'est très important Il faudra que nous ayons un système de retraite A répartition Et de capitalisation Et que s'il n'y a pas ce système de retraite Un moment ou un autre Ça ne marchera plus Donc vous êtes d'accord avec Edouard Philippe ?
Sinon Oui enfin il y a quand même un consensus Dans le socle commun Assez fort là-dessus Et ce matin Sylvain Maillard
Député Ensemble pour la République de Paris Juste encore un mot sur l'échange qu'on avait là Vous dites il faut travailler plus Il y a aussi cette nécessité de trouver une union nationale Comme le dit le Président de la République Et ça n'en prend pas le chemin sur ces questions Notamment il y a un vrai désaccord de fond Un débat qui est intéressant Mais David Cormand hier sur France Info Dit travailler plus c'est s'attaquer au modèle social C'est immoral car c'est forcément Les plus pauvres qui en pâtissent le plus Comment on trouve cette union nationale Est-ce qu'elle est trouvable ?
Je pense que nous sommes dans une période Où il faut dire la vérité De la situation dans laquelle nous sommes Il y a des solutions C'est ça qui est merveilleux C'est qu'il y a des solutions Mais oui il y a des solutions
Il a tort David Cormand
Mais bien sûr qu'il a tort Vous savez si nous travaillons Nous avons un taux d'emploi qui est bien inférieur 73% par rapport aux Allemands Par exemple 80% Si nous étions au taux d'emploi des Allemands Nous n'aurions aucun problème pour financer notre modèle social Et pour financer notre réarmement Donc il nous faut travailler un peu plus Je le redis Je sais que c'est dur parfois à entendre Mais c'est la réalité du monde Nous dépensons beaucoup plus que ce que nous gagnons Nous nous endettons Nous sommes largement endettés On a parlé de Fitch tout à l'heure C'est aussi les conséquences d'un endettement Si nous voulons à terme garder notre système social C'est ce que nous souhaitons Notre modèle de développement Nous réarmer Investir dans les nouvelles technologies Il faut parler au futur Nous avons besoin d'argent Et pour ça il nous faut travailler plus
Sylvain Maillard il y a un sujet que vous portez C'est la réforme du mode de scrutin Pour trois grandes agglomérations Paris, Lyon, Marseille Alors que les élections municipales Rappelons-le Sont dans un an Tiens d'ailleurs je vous redonne Parce que décidément il est au cœur de l'actualité ce matin Je vous redonne une phrase d'Edouard Philippe Dans le Figaro ce matin Consacrer notre énergie A évoquer le mode de scrutin A Lyon, Marseille, Paris Me paraît curieux Presque baroque
Est-ce que vous n'êtes pas hors sol ? Je ne suis pas certain qu'on consacre une énergie folle A modifier le mode de scrutin Pour 10% des français C'est 10% des français Qui ont un mode de scrutin C'est une des rares lois dont on parle en ce moment Disons-le quand même Bah écoutez je m'en réjouis Parce que effectivement j'ai écrit cette loi Avec David Amiel Donc je m'en réjouis
Pourquoi vous voulez absolument le changer ce mot ?
Écoutez c'est assez simple En fait dans ces trois villes Nous avons trois villes Qui ont des couleurs politiques différentes Dans l'histoire et à l'heure actuelle On constate une chose C'est qu'il y a des villes Qui sont totalement divisées en deux Où les maires de ces villes S'occupent de leurs arrondissements C'est les arrondissements qui les élisent Et s'occupent moins Ou peu Ou très peu Du reste de la ville Et en fait nous pensons Que ça vient du mode de scrutin Qui a été inventé il y a 40 ans Par Gaston Deferre Pour gagner Lyon 82 Un peu particulier Pour gagner Marseille Pour être clair C'est le mode de scrutin américain Le mode de scrutin américain C'est-à-dire comme des swing states Et donc les votes des parisiens Des lyonnais ou des marseillais N'ont pas la même valeur Et nous nous pensons Qu'il faut une réforme démocratique Faire exactement le même mode de scrutin Que dans n'importe quelle autre ville de France Ça permettra de changer la gouvernance De ces trois villes Et que ça fera beaucoup de bien Quand même Je crois que c'est très populaire
Pour être précis pardon Mais les électeurs voteraient quand même deux fois Une fois pour élire directement Le maire de Paris De Lyon de Marseille Et une autre fois Pour les conseillers d'arrondissement Exactement Et les constitutionnalistes disent déjà Au moins pour Lyon-Marseille Il y a une jurisprudence Ça passe pas Il y a un problème de constitutionnalité
Deux urnes Vous savez
Il y a une dérogation pour ces villes
On a beaucoup travaillé Sur ce mode de scrutin Ça fait deux ans Que je travaille dessus Il y a eu beaucoup de constitutionnalistes C'est un système Qui est exactement le même Que dans n'importe quelle autre ville de France Sauf qu'il y a deux urnes D'ailleurs comme il y a à l'heure actuelle à Lyon Le jour d'élection municipale Il y a deux urnes Et avec un fonctionnement Qui est le même Ou quasiment le même Que dans n'importe quelle autre ville de France Ça va toujours être constitutionnel
De fait
Comme le même mode de scrutin Sauf que le même jour Vous avez deux urnes Au lieu d'avoir une urne
Sylvain Maillard Est-ce que quand même Vous pouvez comprendre Ce que dit Edouard Philippe Ce que peuvent penser Certains auditeurs qui nous écoutent De dire bon Est-ce que c'est vraiment La priorité des priorités A l'heure où il n'y a pas de majorité Où on ne sait pas Si on aura un budget l'année prochaine
De changer le mode de scrutin A Paris, Lyon, Marseille Mais encore une fois Dans la vie parlementaire Dans la même semaine Nous étudions Beaucoup de textes Très différents Le changement de mode de scrutin N'est pas la priorité française A l'heure actuelle La priorité française C'est de trouver une résolution Pour l'Ukraine C'est de faire en sorte Que son économie fonctionne Mais dans les sujets Qui sont importants Dans notre vie démocratique Il y a aussi le changement De ce mode de scrutin Donc on y consacre une énergie Comme on consacre une énergie Pour le reste Moi je suis ravi Qu'on puisse en parler Partout sur le plateau Je pense que c'est important Je pense que notre vie démocratique Est importante Après expliquer Qu'il y a un sujet important Tout le reste n'est pas important Ce n'est pas tout à fait vrai On doit s'occuper de tout
Si on parle des hommes Et des femmes Pour Paris Les écologistes votent ce week-end Pour choisir leur candidat Chez vous Rachida Dati Est toujours la candidate évidente
Chez Renaissance Moi je parle pour Renaissance Je préside la fédération à Paris Nous travaillons sur notre projet On a encore deux mois de travail Où les groupes de travail 18 groupes de travail Pitch Restituent devant l'ensemble De nos militants Pour que nous portions tous ensemble Le projet que nous aurons décidé Nous l'aurons écrit Fin mai début juin Et puis nous avons dit Ça c'était la décision De Gabriel Attal Que l'ensemble de nos Têtes de liste Au municipal Seront dévoilées Décidées le 30 juin Pour l'ensemble de la France Donc ce sera le 30 juin
Donc il n'y a pas d'évidence
Sur
Dati
A l'heure actuelle C'est dans l'arc républicain Dans lequel nous sommes Dans le socle commun Pardonnez-moi Rachida Dati A rejoint le président De la République Il y a un an C'est la candidate Qui est la mieux placée Dans A Paris Des candidats Déclarés C'est elle Qui est la mieux placée De loin Pour porter une candidature Mais nous déciderons De façon formelle D'abord en portant un projet
Moi je suis dans une position
Particulière Puisque je préside Renaissance à Paris J'ai des milliers De militants Qui travaillent sur un projet Pour qu'on puisse porter le projet Et ensuite avec ce projet Nous irons choisir Notre tête de liste Donc il y a un ordonnancement Un cadencement Qui est normal C'est normal que j'assure Le fait que ça ne parte pas Dans tous les sens On a une structuration Et on ira jusqu'au 30 juin Où là on décidera Notre tête de liste
Merci Sylvain Maillard
Député Ensemble Pour la République
De Paris D'avoir été avec nous ce matin Dans le 830 France Info
Sylvain Maillard