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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 13 octobre 2016 142 minContradictoireFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Audition Christian Eckert +PJL égalité et citoyenneté - Les matins du Sénat (13/10/2016)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 28 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Ça va mieux, cela fait déjà plusieurs semaines que Marisol Touraine le répète : le budget de la Sécurité Sociale va bientôt être à l'équilibre.

  • 1:37ComplaisanteRéponse directe

    Ce dernier projet de loi de financement de la Sécurité Sociale du quinquennat permet, je crois, à chacune et à chacun de mesurer l'ampleur du chemin parcouru.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures nécessaires pour atteindre l'équilibre ?

  • 29:45RelanceRéponse directe

    Vous interroger sur notamment le FSV, le Fonds de solidarité vieillesse.

  • 30:04RelanceRéponse directe

    Vous proposez de transférer une partie des fonds vers la Caisse nationale d'assurance maladie.

  • 30:42RelanceRéponse partielle

    Vous transférez 836 millions d'euros vers la CNAM. Pourquoi ce choix ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurChiffre
    « Lorsque le gouvernement s'est installé en 2011, ce déficit était de 17 milliards et demi. »
  • 0:40PrésentateurChiffre
    « En 2017, si tout va bien, il sera de 400 millions seulement sur un budget total de 500 milliards. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « Ce chemin, il part d'un déficit de 21 milliards d'euros pour le régime général. »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « Il aboutit à un quasi-équilibre 400 millions d'euros de déficit pour 2017. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « La Cour des comptes a certifié le résultat financier de chacune des branches du régime général. »
  • 5:02Invité politiqueChiffre
    « La prévision de déficit était initialement de 9,8 milliards d'euros pour le régime général et le FSV, la commission des comptes a revu cette cible à 7,2 milliards d'euros seulement. »
  • 5:24Invité politiqueChiffre
    « Pour le seul régime général, le déficit devrait être divisé par 2 en un an et s'établir à 3,4 milliards d'euros, je parle bien sûr là, de 2016. »
  • 6:53Invité politiqueChiffre
    « Savez-vous combien il était en 2010 et en 2011 ? Il était de 4,1 milliards. »
  • 7:44Invité politiqueChiffre
    « La CADES a ainsi remboursé plus de 13 milliards d'euros de dettes en 2015. »
  • 9:31Invité politiquePromesse
    « La CADES devrait voir sa dette éteinte en 2024. »
  • 10:56Invité politiqueChiffre
    « C'est donc pour 2017 un montant total inédit de 4 milliards d'euros d'économie qui est attendu par rapport à l'évolution tendancielle des dépenses d'assurance maladie. »
  • 13:52Invité politiqueChiffre
    « C'est pour ça d'ailleurs que nous proposons 1,5 milliard de mesures complémentaires. »
  • 30:40Invité politiqueChiffre
    « elle va augmenter donc de 11 milliards. »
  • 30:46PrésentateurChiffre
    « vous transférez 836 millions d'euros »
  • 31:36Invité politiqueChiffre
    « la compensation à la sécurité sociale des exonérations de cotisations pour un montant de 719 millions d'euros. »
  • 45:50Invité politiqueFait
    « c'est pas une loi ordinaire qui a créé la calesse. Donc le plafond avait été fixé que vous pouviez par an aller jusqu'à 10 milliards d'emprunts via la calesse pour équilibrer la COS. »
  • 46:10Invité politiqueChiffre
    « on est à 23 milliards et quelques. »
  • 53:14Invité politiqueChiffre
    « les dépenses d'assurance maladie progresseraient de l'ordre de 4%. Certains disent 3,6, 3,8. En tout cas, entre 3,5 et 4%. »
  • 53:20Invité politiquePromesse
    « nous ferons en sorte qu'elle ne progresse que de 2,1% »
  • 55:15Invité politiqueChiffre
    « en 2017, selon nos prévisions, le total des deux sera de 140,4 milliards d'euros. »
  • 1:01:42Invité politiqueChiffre
    « Nous posons pour l'année prochaine une hypothèse de 2,7% si ma mémoire est bonne. »
  • 1:05:04Invité politiqueFait
    « Personne ne conteste que 700 millions d'euros ont été encaissés. »
  • 1:05:33Invité politiqueFait
    « Vous n'avez pas affecté les 700 millions d'euros. »
  • 1:28:36Locuteur 9Fait
    « Si la loi de 1881 est appelée loi relative à la liberté de la presse, c'est presque de manière impropre. »
  • 1:38:35Invité politiqueFait
    « Quelqu'un qui tient un blog professionnel n'est pas un journaliste. »
  • 1:38:47Invité politiqueFait
    « Ce que vous allez interdire ici, vous allez le mettre sur un serveur à l'étranger et ça sera encore pire. »
  • 1:43:20Invité politiqueFait
    « Quand ça vous arrange, il faut consulter. Quand ça ne vous arrange pas, vous passez outre. »
  • 1:47:43Locuteur 4Fait
    « Il faut distinguer la responsabilité civile de la responsabilité pénale. »
  • 1:51:04Locuteur 4Fait
    « L'impossibilité pour le juge de requalifier les faits dont il est saisi ne se justifie plus aujourd'hui et contribue à affaiblir très substantiellement les mécanismes répressifs de la loi de juillet 81. »
  • 1:52:25Locuteur 2Fait
    « Tout est défiance vis-à-vis du juge. »
  • 1:53:44Locuteur 9Fait
    « L'avis du Conseil d'État estime l'impossibilité générale de requalifier qui constitue une part consubstantielle de ce qui fait notre équilibre en matière de respect de la loi de 1881. »
  • 2:05:17Locuteur 4Fait
    « l'allongement que nous proposons s'inscrit dans la logique du texte que vous-même avez proposé en allongeant la prescription des contraventions de presse »
  • 2:05:31Locuteur 4Fait
    « il serait donc incohérent que des contraventions par exemple un courriel privé raciste soit prescrite par une année quand certains délits tout aussi graves un jour public serait prescrit par trois mois »
  • 2:08:00Locuteur 9Fait
    « le législateur a choisi pour permettre la poursuite des infractions les plus graves commises sur internet d'étendre le délai de prescription de ces infractions »
  • 2:09:52Locuteur 4Chiffre
    « un délit d'apologie de crime contre l'humanité sur internet c'est 7 ans et sur un autre support c'est 5 ans »
  • 2:10:28Locuteur 3Fait
    « une entreprise de presse aujourd'hui ce n'est pas simplement la reproduction d'un support à l'eau d'un même texte »
  • 2:10:42Locuteur 3Fait
    « parfois le texte numérique est publié avant même le texte papier qui est publié dans l'édition du soir »
  • 2:13:11Locuteur 7Fait
    « nous devons maintenir le droit tel qu'il existe parce qu'il était protecteur »
  • 2:16:44Invité politiqueFait
    « le délai de prescription commence à la fin du retrait de la publication mais c'est méconnaître ce qu'est internet rien ne disparaît totalement d'internet »

Temps de parole

  • Christian Eckert43 %
  • Locuteur 918 %
  • Locuteur 410 %
  • ?8 %
  • Locuteur 76 %
  • Locuteur 56 %
  • Locuteur 23 %
  • Présentateur2 %

≈ 60,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:14
Locuteur

Bonjour

0:15
Présentateur

à tous, ravie de vous retrouver sur Public Sénat. Ça va mieux, cela fait déjà plusieurs semaines que Marisol Touraine, la ministre de la Santé et des Affaires Sociales, le répète. Le budget de la Sécurité Sociale va bientôt être à l'équilibre. Elle le répète, chiffres à l'appui. Lorsque le gouvernement s'est installé en 2011, ce déficit était de 17 milliards et demi. En 2016, il était seulement de 4 milliards et demi. Et en 2017, si tout va bien, il sera de 400 millions seulement sur un budget total de 500 milliards. Ce sont les prévisions de Marisol Touraine qui estime donc que la gauche est meilleur gestionnaire des données publiques que la précédente mandature de droite.

Mais tout cela est temporisé par la Cour des comptes. Les sages de la rue Cambon estiment en effet que le déficit ne sera seulement résorbé qu'en 2019. Et encore, si tout va bien, ils estiment aussi que ce déficit reste une grande anomalie. La France est une exception par rapport aux autres pays du monde sur le déficit de ses comptes sociaux. Ils restent très inquiets devant la situation de l'assurance maladie et du fonds de solidarité vieillesse. Bref, pour eux, il faut continuer à maîtriser les dépenses de santé si on ne veut pas mettre tout le système à mal.

Tout de suite donc, voyez donc l'audition de Christian Eckert, le secrétaire d'État, au budget sur ce projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2017.

1:35
Locuteur

Ce

1:37
Christian Eckert

dernier projet de loi de financement de la Sécurité Sociale du quinquennat

1:40
Locuteur

permet,

1:41
Christian Eckert

je crois, à chacune et à chacun de mesurer l'ampleur du chemin parcouru

1:46
Locuteur

depuis

1:47
Christian Eckert

que nous sommes parvenus aux responsabilités gouvernementales.

1:51
Locuteur

Ce

1:51
Christian Eckert

chemin, il part d'un déficit de 21 milliards d'euros pour le régime général.

1:57
Locuteur

21

1:58
Christian Eckert

milliards d'euros.

2:01
Locuteur

Et

2:02
Christian Eckert

il aboutit à un quasi-équilibre 400 millions d'euros de déficit pour 2017.

2:08
Locuteur

Je

2:08
Christian Eckert

reviendrai aussi sur les principales dispositions qui concourent à cet objectif.

2:12
Locuteur

Le

2:13
Christian Eckert

PLFSS comporte aussi des mesures fortes pour l'avenir.

2:17
Locuteur

L

2:17
Christian Eckert

'équilibre financier doit être au service d'une politique responsable

2:20
Locuteur

pour

2:21
Christian Eckert

continuer à faire progresser les droits dont notre société a tant besoin. Marisol Touraine

2:27
Locuteur

vous

2:28
Christian Eckert

présentera, vous l'avez dit, M. le Président, plus en détail les mesures qu'elle porte, notamment dans le champ de l'assurance maladie.

2:34
Locuteur

Je

2:34
Christian Eckert

centrerai donc mon propos sur les questions d'équilibre et de recettes.

2:40
Locuteur

Le

2:40
Christian Eckert

bilan financier de la sécurité sociale, nous l'avons établi ensemble au fil de nos échanges ces trois dernières années. Printemps dernier, je suis venu devant vous, vous en souvenez sans doute, présenter les résultats du régime général pour 2015,

2:55
Locuteur

qui

2:55
Christian Eckert

venait d'être communiqué par les caisses.

2:58
Locuteur

Et

2:59
Christian Eckert

ces résultats étaient meilleurs que prévus,

3:02
Locuteur

très

3:02
Christian Eckert

nettement même. Certains parmi vous s'en étaient même étonnés

3:07
Locuteur

que

3:08
Christian Eckert

cette cible soit dépassée de plus de 2 milliards d'euros. Pourtant, c'était la même chose l'année précédente, puisque les résultats de 2014 avaient, eux aussi, été meilleurs que prévus,

3:20
Locuteur

à

3:21
Christian Eckert

hauteur aussi

3:22
Locuteur

de

3:23
Christian Eckert

2 milliards d'euros.

3:24
Locuteur

Et

3:25
Christian Eckert

pourtant, nous avions eu les mêmes alertes, cours des comptes, incertains, aléas possibles, fragilités.

3:36
Locuteur

Et

3:37
Christian Eckert

nous avons, et ce n'est pas le fait du seul gouvernement,

3:41
Locuteur

c

3:41
Christian Eckert

'est le fait de l'ensemble des acteurs du secteur, les professionnels de santé, parfois les patients, les partenaires sociaux, et d'ailleurs, j'observe

3:52
Locuteur

que,

3:53
Christian Eckert

pour cet exercice 2015,

3:55
Locuteur

comme

3:56
Christian Eckert

les 2 années précédentes, la Cour des comptes a certifié le résultat financier de chacune des branches du régime général.

4:06
Locuteur

Je

4:06
Christian Eckert

le signale, car ce n'était pas toujours le cas auparavant.

4:10
Locuteur

Jusqu

4:11
Christian Eckert

'en 2012, une branche, au moins, faisait toujours l'objet d'un refus de certification.

4:17
Locuteur

Ce

4:18
Christian Eckert

n'est plus le cas désormais. Même si nous avons parfois des débats, je reviendrai si vous le souhaitez, avec le certificateur,

4:25
Locuteur

et

4:26
Christian Eckert

que des réserves peuvent subsister, parfois même des désaccords, la Cour considère néanmoins

4:31
Locuteur

que

4:32
Christian Eckert

les comptes de chaque branche donnent une image fidèle de son résultat réel.

4:38
Locuteur

J

4:38
Christian Eckert

'entends ici ou là des mots forts, insincérité des comptes.

4:43
Locuteur

Ça

4:44
Christian Eckert

suffit.

4:45
Locuteur

La

4:45
Christian Eckert

Cour des comptes, c'est le juge de paix.

4:47
Locuteur

Elle

4:48
Christian Eckert

certifie les comptes, elle l'a toujours certifiée. Et nous voici donc en septembre 2016, autour d'une nouvelle révision à la hausse de la prévision de résultats pour l'année en cours.

5:01
Locuteur

Alors

5:02
Christian Eckert

que la prévision de déficit était initialement de 9,8 milliards d'euros pour le régime général et le FSV,

5:09
Locuteur

la

5:10
Christian Eckert

commission des comptes a revu cette cible à 7,2 milliards d'euros seulement.

5:16
Locuteur

C

5:16
Christian Eckert

'est-à-dire, encore une fois, près de 2 milliards, un peu plus, de moins

5:20
Locuteur

que

5:21
Christian Eckert

nos prévisions.

5:22
Locuteur

Pour

5:23
Christian Eckert

le seul régime général, le déficit devrait être divisé par 2 en un an et s'établir à 3,4 milliards d'euros, je parle bien sûr là, de 2016.

5:35
Locuteur

C

5:36
Christian Eckert

'est sur la base de cette prévision que nous estimons qu'en 2017,

5:40
Locuteur

le

5:40
Christian Eckert

déficit du régime général reviendra à 400 millions d'euros seulement. De combien de budget parle-t-on

5:48
Locuteur

? De

5:49
Christian Eckert

près de 400 milliards

5:51
Locuteur

de

5:52
Christian Eckert

masse financière.

5:54
Locuteur

C

5:54
Christian Eckert

'est donc quasiment l'équilibre puisque ce niveau signifie que les dépenses sont couvertes

5:58
Locuteur

à

5:59
Christian Eckert

99,9% par les recettes.

6:03
Locuteur

Depuis

6:04
Christian Eckert

15 ans, aucun gouvernement ne se sera approché aussi près de l'équilibre.

6:10
Locuteur

Ce

6:10
Christian Eckert

très bon résultat ne nous fait pas pour autant oublier qu'il est également impératif d'assurer l'équilibre du FSV

6:17
Locuteur

dont

6:18
Christian Eckert

le déficit est très

6:19
Locuteur

affecté

6:21
Christian Eckert

par la situation sur le marché de l'emploi.

6:24
Locuteur

C

6:24
Christian Eckert

'est un sujet qui préoccupe, je crois, beaucoup votre commission, à juste titre.

6:29
Locuteur

Ce

6:29
Christian Eckert

déficit sera toutefois en réduction cette année.

6:33
Locuteur

A

6:33
Christian Eckert

partir de 2017, le régime général supportera un effort financier pour un retour à l'excédent en 2020. Un mot sur le FSV.

6:41
Locuteur

Le

6:42
Christian Eckert

déficit prévu en 2017 est de 3,8 milliards.

6:45
Locuteur

Je

6:45
Christian Eckert

l

6:46
Locuteur

'ai

6:46
Christian Eckert

entendu, hein. Oh là là, ça a été répété. Savez-vous combien il était en 2010 et en 2011

6:52
Locuteur

? Il

6:54
Christian Eckert

était de 4,1 milliards.

6:57
Locuteur

C

6:57
Christian Eckert

'est-à

6:57
Locuteur

-dire

6:57
Christian Eckert

plus

6:58
Locuteur

que

6:58
Christian Eckert

ce que nous prévoyons. Et ce qui est aujourd'hui inadmissible, insupportable, était à l'époque tout à fait légitime et convenable.

7:09
Locuteur

Il

7:10
Christian Eckert

faut donc avoir

7:11
Locuteur

le

7:12
Christian Eckert

courage,

7:13
Locuteur

la

7:13
Christian Eckert

lucidité de regarder les chiffres

7:16
Locuteur

en

7:17
Christian Eckert

face. Et

7:19
Locuteur

cette

7:19
Christian Eckert

réduction des déficits,

7:21
Locuteur

on

7:22
Christian Eckert

y reviendra, on peut toujours la juger insuffisante, pas assez rapide, j'attends d'ailleurs les recettes pour aller plus vite, mais cette réduction des déficits a permis, dès 2015, une baisse de l'endettement de la sécurité sociale. Une baisse de l'endettement de la sécurité sociale. La CADES

7:43
Locuteur

a

7:44
Christian Eckert

ainsi remboursé plus de 13 milliards d'euros de dettes en 2015.

7:49
Locuteur

Et

7:49
Christian Eckert

donc, non seulement la dette de la CADES se réduit, mais elle se réduit plus vite que les 10,8 milliards de déficits constatés au titre de cette même année et conservés à la cause.

8:01
Locuteur

Et

8:01
Christian Eckert

M. Delattre, pardon de personnaliser les choses, je vous entends déjà. Si vous additionnez la dette de la cause et la dette de la CADES, c'est bien une diminution de la dette totale qui est constatée. Et le transfert de l'une à l'autre

8:20
Locuteur

d

8:21
Christian Eckert

'une partie de la dette sur laquelle nous pourrons débattre, nous l'avons déjà fait régulièrement, n'y change rien.

8:27
Locuteur

Donc,

8:27
Christian Eckert

le transfert de la dette de la cause à la CADES, le total des deux reste invariablement le juge de paix, là encore, le référentiel qui doit tous nous servir. Ce désendettement se poursuivra en 2016 à hauteur de plus de 7 milliards d'euros

8:47
Locuteur

et

8:48
Christian Eckert

en 2017 à hauteur de 10 milliards d'euros environ.

8:52
Locuteur

Donc,

8:52
Christian Eckert

même si l'on tient compte de la dette de la cause qui va se stabiliser en 2008, le désendettement est réel.

8:59
Locuteur

Ça

9:00
Christian Eckert

ne veut pas dire que la dette est annulée.

9:02
Locuteur

Nous

9:03
Christian Eckert

sommes bien d'accord et nous pourrons, effectivement, ensemble, constater qu'il reste 136 milliards d'euros de dette, effectivement, mais c'est moins

9:12
Locuteur

que

9:13
Christian Eckert

l'an passé, c'est moins que l'année précédente et c'est moins qu'en 2010 ou en 2011, voire qu'en 2012, si vous voulez prendre ces points de référence.

9:23
Locuteur

Sur

9:24
Christian Eckert

cette législature, l'endettement global à cause plus CADES aura diminué et cette baisse nous permet de dire, d'ailleurs, que la CADES devrait voir sa dette éteinte

9:34
Locuteur

en

9:35
Christian Eckert

2024. C'est plus tôt que ce qui était parfois prévu. Là encore, c'est le résultat de l'ensemble des acteurs et des actions qu'ont pu conduire le gouvernement et le Parlement, qui les a, d'ailleurs, approuvées.

9:50
Locuteur

Il

9:51
Christian Eckert

suffit donc de comparer ces chiffres

9:54
Locuteur

pour

9:55
Christian Eckert

en avoir une vision parfaitement réelle.

10:00
Locuteur

Quelles

10:00
Christian Eckert

mesures nécessaires pour atteindre l'équilibre ? Ce PLFSS comporte des mesures qui, dans le droit fil des années précédentes, permettront d'atteindre l'objectif fixé.

10:11
Locuteur

L

10:12
Christian Eckert

'amélioration des comptes ne tombe pas du ciel. Elle découle de nos décisions, de vos décisions. Des économies supplémentaires ont été décidées. tant sur l'assurance maladie que sur les autres dépenses, dans le cadre du plan d'économie global, que nous menons depuis 2014.

10:27
Locuteur

Sur

10:27
Christian Eckert

l'ONDAM, je voudrais tout d'abord rappeler

10:29
Locuteur

que

10:30
Christian Eckert

l'objectif a été respecté ces six dernières années.

10:35
Locuteur

Et

10:36
Christian Eckert

qu'il devrait l'être, à nouveau, en 2016. L'année n'est pas terminée, mais tout laisse à penser

10:43
Locuteur

que

10:44
Christian Eckert

malgré la cible historiquement ambitieuse d'une augmentation de l'ONDAM de 1,8%, cette cible, cet objectif, devrait être réalisé. C'est donc pour 2017 un montant total inédit de 4 milliards d'euros d'économie qui est attendu par rapport à l'évolution tendancielle des dépenses d'assurance maladie.

11:04
Locuteur

Les

11:05
Christian Eckert

réformes de fonds que nous avons engagées dans le cadre du plan Andam sur, je les cite, mais Marisol Touraine les développera mieux que moi, sur l'efficience des dépenses hospitalières, sur le virage ambulatoire, la maîtrise des dépenses des produits de santé et l'amélioration de la pertinence des soins. On fait la référence aux actes redondants qui sont souvent cités.

11:28
Locuteur

Et

11:29
Christian Eckert

tout ça a produit des effets en 2015 et 2016 et continuera à monter en charge en 2017.

11:36
Locuteur

Mais

11:36
Christian Eckert

nous mettrons en place des mesures complémentaires, notamment pour faire face au coût de l'innovation thérapeutique,

11:45
Locuteur

sujet

11:45
Christian Eckert

fondamental, important, sur le coût des nouveaux traitements. Tout le monde a en tête l'hépatite C, aujourd'hui des médicaments anticancéreux particulièrement coûteux.

11:55
Locuteur

Et

11:56
Christian Eckert

nous mettons en place ce fonds pour l'innovation thérapeutique qui permettra de lisser dans le temps les effets de l'arrivée sur le marché et surtout dans les soins de nouveaux traitements.

12:09
Locuteur

Les

12:10
Christian Eckert

dépenses nouvelles pour le système de santé, induites notamment par la convention médicale,

12:16
Locuteur

il ne va

12:17
Christian Eckert

pas échapper qu'on relevait le tarif de la consultation de 23 à 25 euros. J'aimerais d'ailleurs connaître la position de tout le monde sur cette question.

12:24
Locuteur

J

12:25
Christian Eckert

'entends parfois

12:26
Locuteur

des

12:27
Christian Eckert

parlementaires

12:29
Locuteur

dire que

12:30
Christian Eckert

c'était scandaleux, que les professions médicales, les professions de santé, notamment les médecins généralistes, ont été soumis à une pression trop forte.

12:39
Locuteur

Les

12:39
Christian Eckert

mêmes qui aujourd'hui disent mais le passé de 23 à 25 euros va faire déraper l'ondame et accroître les déficits. Je voudrais que

12:47
Locuteur

l

12:47
Christian Eckert

'on soit très clair sur ce point.

12:50
Locuteur

Je

12:50
Christian Eckert

pense que ça permettra d'apaiser ou de clarifier certains débats. Les mesures salariales en faveur des agents de la fonction publique, il y a aussi là eu des mesures, l'augmentation du point d'indice

13:04
Locuteur

dont

13:04
Christian Eckert

j'entends dire là aussi que ça consisterait à laisser complètement filer les déficits. D'autres disant mais les personnels des hôpitaux ont subi un gel du point d'indice qui était insupportable, toujours les mêmes qui disent ça suivant l'endroit où il se trouve. Je pense que là aussi il faudrait être clair, sérieux pour assumer, nous en tout cas nous assumons. Nous avons donc décidé de relever l'ondame 2017 à 2,1%.

13:34
Locuteur

C'est ce

13:35
Christian Eckert

qui nous semble un taux de progression qui est d'ailleurs l'un des plus bas jamais connu pour les dépenses d'assurance maladie.

13:44
Locuteur

On

13:44
Christian Eckert

peut dire qu'il y aura effectivement

13:46
Locuteur

des

13:47
Christian Eckert

mesures à prendre pour respecter cet ondame. C'est pour ça d'ailleurs que nous proposons 1,5 milliard

13:53
Locuteur

de

13:54
Christian Eckert

mesures complémentaires

13:56
Locuteur

dont

13:57
Christian Eckert

le principe avait été posé dès le programme de stabilité en avril dernier. J'en cite quelques-unes. La fiscalité du tabac, peut-être souhaiterez-vous approfondir ce débat

14:07
Locuteur

qui

14:08
Christian Eckert

permettra d'aligner progressivement la fiscalité du tabac roulé qui est souvent la porte d'entrée à l'addiction notamment chez les jeunes de l'aligner sur la fiscalité sur les produits cigarette. Une taxe également sur les distributeurs de tabac, taxe dont l'objectif de rendement est de l'ordre de 130 millions d'euros, sachant que les fabricants vendent à des distributeurs dont le nombre est d'ailleurs très limité avant l'entrée de ces produits en France. Ça veut dire que les marges sont réalisées à l'étranger.

14:45
Locuteur

Les

14:45
Christian Eckert

fabricants de tabac ne contribuent donc pas par l'impôt aux finances publiques pourtant sur un marché considérable en France.

14:53
Locuteur

Il

14:54
Christian Eckert

nous paraît là qu'il y a une anomalie, pour rappeler ça de l'optimisation, qu'il y a lieu de combattre et je pense que ceci peut être très facilement absorbé

15:02
Locuteur

par

15:02
Christian Eckert

les fabricants dans leurs marges avant même que les produits entrent dans notre pays. Nous réduisons un certain nombre de niches, sociales. Nous posons le principe de 500 millions d'euros de recettes de lutte contre la fraude, aussi bien sur les prestations que sur les cotisations. Alors certains nous disent 500 millions d'euros, c'est

15:21
Locuteur

un

15:21
Christian Eckert

objectif que vous n'atteindrez jamais. J'observe que

15:24
Locuteur

nous

15:25
Christian Eckert

avons beaucoup progressé dans ce domaine et que sur le volume

15:29
Locuteur

que

15:29
Christian Eckert

j'évoquais tout à l'heure qui se situe au-delà de 400 milliards d'euros, corrigé de 500 millions d'euros, ce qui pourrait être de la fraude, soit la prestation, soit la cotisation,

15:39
Locuteur

est

15:40
Christian Eckert

un objectif et nous prenons d'ailleurs quelques mesures, notamment en termes de recouvrement,

15:43
Locuteur

qui

15:44
Christian Eckert

contribueront à atteindre cet objectif. Quelques économies dans la gestion des organismes de sécurité sociale, c'est vrai qu'elles ont déjà, ces organismes ont déjà été sollicités, mais l'efficience de leur gestion montre d'ailleurs qu'il est raisonnable d'attendre 270 millions d'euros supplémentaires d'économies. Nombre de dépenses, certaines dépenses vont se réduire

16:12
Locuteur

suite

16:13
Christian Eckert

à la montée en charge de certaines réformes engagées,

16:15
Locuteur

je

16:16
Christian Eckert

pense

16:16
Locuteur

au capital

16:20
Christian Eckert

d'essai, je pense à d'autres mesures, le tout pour environ 350 millions d'euros.

16:28
Locuteur

J

16:28
Christian Eckert

'ajoute, et c'est très important, que le retour à l'équilibre tient aussi

16:32
Locuteur

au

16:32
Christian Eckert

fait que l'État compense systématiquement à la sécurité sociale l'ensemble des allègements de cotisations qui sont décidés, notamment dans le

16:40
Locuteur

pacte

16:41
Christian Eckert

de responsabilité et de solidarité, c'est

16:45
Locuteur

-à

16:45
Christian Eckert

-dire plus de 13 milliards d'euros en trois ans.

16:48
Locuteur

On

16:48
Christian Eckert

nous oppose souvent le fait que beaucoup de déficits se réduisent, mais que celui du budget de l'État ne se réduit pas suffisamment vite. Ici, peut-être que ce débat est le plus prégnant, mais dans l'hémicycle,

16:59
Locuteur

on

16:59
Christian Eckert

nous dit souvent que l'État se réduit très peu. Oui, mais s'il se réduit très peu, c'est parce que tous les allègements de cotisations sont strictement compensés par l'État, soit par la reprise de certaines dépenses, je pense aux allocations, certaines allocations au logement, soit par la transmission d'un certain nombre de recettes, je pense à certaines parts de TVA

17:18
Locuteur

qui

17:19
Christian Eckert

sont transférées en recettes à la sécurité, ou de CSG, pardon, qui sont

17:22
Locuteur

transférées

17:24
Christian Eckert

à la sécurité sociale. Pour 2017, nous le faisons également

17:31
Locuteur

sur

17:31
Christian Eckert

l'extinction de la recette sur la caisse de congés payés. Vous vous souvenez, on a vu ce débat les années précédentes,

17:36
Locuteur

qui

17:37
Christian Eckert

étaient des mesures dites « one shot

17:39
Locuteur

»

17:40
Christian Eckert

qui sont intégrées dans la compensation. L'État compensera en reprenant à sa charge un certain nombre d'exonérations de cotisations sociales qui n'étaient pas compensées jusque-là à la sécurité sociale,

17:52
Locuteur

qui

17:52
Christian Eckert

permettra d'assainir, en tout cas, de clarifier les choses, même si ces choses restent assez complexes.

17:57
Locuteur

Je

17:58
Christian Eckert

vous l'accorde. Quelques mots sur certaines orientations et certaines mesures du texte sur les recettes. Il y aura des mesures importantes dans le domaine des prélèvements,

18:11
Locuteur

même

18:11
Christian Eckert

s'il ne s'agit pas de hausse de prélèvements. Une de nos préoccupations principales est notamment que le système de prélèvements sociaux soit davantage adapté aux besoins des populations. Ainsi, le PLFSS comporte plusieurs mesures en direction des travailleurs indépendants.

18:29
Locuteur

Il

18:30
Christian Eckert

s'agit d'une part

18:30
Locuteur

de

18:31
Christian Eckert

réorganiser les relations entre les URSAF et le RSI.

18:35
Locuteur

Tout

18:35
Christian Eckert

le monde connaît

18:36
Locuteur

ici

18:37
Christian Eckert

ces difficultés en intégrant ce nombre de propositions du rapport

18:40
Locuteur

de

18:41
Christian Eckert

vos collègues Sylviane Buteau et Fabrice Vertier, mais aussi de messieurs Cardou et Godefroy.

18:46
Locuteur

En

18:47
Christian Eckert

2014, plusieurs mesures avaient déjà été prises et nous les complétons.

18:54
Locuteur

En

18:54
Christian Eckert

effet, l'interlocuteur social unique tel qu'il a été conçu n'a pas,

19:02
Locuteur

comment

19:02
Christian Eckert

dirais-je, fait la preuve de sa fécondité. nous avons mis des solutions pragmatiques en place pour tester sur le terrain les solutions

19:13
Locuteur

qui

19:14
Christian Eckert

paraissent efficaces et amener les deux équipes des deux réseaux à travailler ensemble sur le terrain. Cette expérience commence à porter ses fruits. Nous en tirons les conséquences dans la loi en identifiant plus clairement la chaîne de responsabilité

19:28
Locuteur

qui

19:29
Christian Eckert

est un des soucis.

19:31
Locuteur

Ce

19:32
Christian Eckert

texte prévoit aussi une nouvelle exonération de cotisations sociales en faveur des travailleurs indépendants.

19:38
Locuteur

Plus

19:38
Christian Eckert

de la moitié d'entre eux, tous ceux dont les revenus sont modestes, bénéficieront d'une baisse de leur cotisation d'assurance maladie qui pourra aller jusqu'à 3 points,

19:45
Locuteur

c

19:45
Christian Eckert

'est-à-dire 250 euros. Cet effort de 150 millions d'euros est dans la droite ligne des mesures des années précédentes qui avait déjà réduit d'un milliard d'euros les cotisations familles, qui avait supprimé les cotisations minimales d'assurance maladie, ouvert davantage de droits à l'assurance vieillesse et notamment aux indemnités journalières

20:04
Locuteur

et

20:05
Christian Eckert

qui, d'une manière plus générale, permettent de réduire le poids des prélèvements et d'améliorer la protection sociale des indépendants.

20:12
Locuteur

Au

20:13
Christian Eckert

total, pour les deux tiers des travailleurs individuels, les prélèvements auront été nettement réduits en 2017 par rapport à 2012.

20:21
Locuteur

Par

20:22
Christian Eckert

ailleurs, notre économie se transforme

20:24
Locuteur

et

20:25
Christian Eckert

il faut l'accompagner.

20:26
Locuteur

Ce

20:27
Christian Eckert

texte poursuit le travail de clarification des règles applicables aux activités économiques

20:32
Locuteur

dites

20:33
Christian Eckert

parfois accessoires,

20:35
Locuteur

tout

20:36
Christian Eckert

ce qui a été déjà commencé en 2015 et en loi de finances.

20:41
Locuteur

Je

20:42
Christian Eckert

veux parler de ce qu'on appelle communément l'économie collaborative.

20:47
Locuteur

C

20:47
Christian Eckert

'est un sujet qui a beaucoup intéressé votre assemblée l'année dernière et vous avez raison.

20:53
Locuteur

Ce sont

20:54
Christian Eckert

des activités qui montent

20:55
Locuteur

en

20:56
Christian Eckert

puissance. Personne n'ira à contre-courant de l'évolution de notre société, du fonctionnement d'une part de plus en plus importante de notre économie.

21:06
Locuteur

Et vous

21:08
Christian Eckert

aviez, je crois, abouti à un consensus sur certains points, notamment la nécessité de clarifier le droit. Conformément à ses engagements, l'administration a s'y rappelé, précisé, clarifié, codifié

21:22
Locuteur

la

21:23
Christian Eckert

définition du partage de frais

21:25
Locuteur

dans

21:26
Christian Eckert

une récente instruction fiscale qui est parue en septembre.

21:31
Locuteur

Pour

21:31
Christian Eckert

prendre un exemple,

21:32
Locuteur

un

21:33
Christian Eckert

des exemples plus connus, Blablacar, c'est du partage de frais. Le partage de frais n'est pas imposable et ne donne pas lieu à versement de cotisations sociales.

21:43
Locuteur

Mais

21:44
Christian Eckert

il reste à aller plus loin. Tout le monde a laissé s'installer des espèces de zones que j'appelle souvent des zones grises, des zones de non-droit,

21:51
Locuteur

des

21:52
Christian Eckert

zones où

21:52
Locuteur

le

21:53
Christian Eckert

droit n'est pas forcément connu

21:55
Locuteur

et

21:56
Christian Eckert

pas forcément et encore moins appliqué.

21:58
Locuteur

Et

21:59
Christian Eckert

donc, si l'on veut rétablir une concurrence loyale entre l'économie dite traditionnelle et l'économie dite virtuelle, même si le clivage n'est pas aussi

22:10
Locuteur

binaire

22:11
Christian Eckert

que ces expressions peuvent le laisser penser, il nous faut progresser.

22:18
Locuteur

Par

22:19
Christian Eckert

exemple, dans le domaine des locations de biens entre particuliers,

22:23
Locuteur

la

22:23
Christian Eckert

frontière qui permet d'identifier les situations professionnelles est peu claire.

22:27
Locuteur

Il

22:28
Christian Eckert

est souhaitable de fixer un seuil à un niveau qui soit cohérent avec un revenu qui révèle une activité professionnelle réelle.

22:36
Locuteur

J

22:37
Christian Eckert

'ai lu, notamment ces derniers jours, quelques articles sur le sujet pas toujours bien renseignés, avec des chiffres faux,

22:44
Locuteur

avec

22:45
Christian Eckert

des chiffres faux, madame la sénatrice, madame la ministre. Ce seuil est prévu à 23 000 euros et pas à 4 000 euros comme le dit l'auteur d'une certaine tribune. 23 000 euros par cohérence d'ailleurs avec les seuils fixaux, fiscaux existants.

23:03
Locuteur

En

23:04
Christian Eckert

outre, le projet de loi propose de simplifier les démarches pour que les personnes concernées puissent se déclarer comme auto-entrepreneurs.

23:11
Locuteur

Dans

23:12
Christian Eckert

un tout haut domaine, ce texte adapte les modalités de prélèvement aux besoins actuels. Je pense notamment aux particuliers employeurs. Vous connaissez en effet le succès du CESU et de Page Emploi

23:22
Locuteur

qui

23:22
Christian Eckert

permettent à plusieurs millions de particuliers d'être des employeurs en toute légalité, en toute sécurité, en toute simplicité.

23:29
Locuteur

Ces

23:30
Christian Eckert

employeurs ont bénéficié d'une réduction de cotisation forfaitaire que nous avons portée avec votre appui en 2015 à 2 euros par heure de travail.

23:40
Locuteur

Et

23:40
Christian Eckert

à compter de 2017, nous transformerons la réduction d'impôt dont bénéficient les personnes inactives en crédit d'impôt,

23:50
Locuteur

ce

23:50
Christian Eckert

qui, pour beaucoup d'entre elles, sera un gain net. Nous proposons de poursuivre cette démarche d'ailleurs de simplification

24:00
Locuteur

en

24:00
Christian Eckert

versant les aides en même temps que le paiement du salaire

24:03
Locuteur

pour

24:04
Christian Eckert

réduire les besoins de trésorerie des particuliers. à compter de 2018.

24:08
Locuteur

Les

24:08
Christian Eckert

particuliers pourront par ailleurs confier au centre CESU et Page Emploi

24:13
Locuteur

la

24:14
Christian Eckert

charge de réaliser pour leur compte

24:15
Locuteur

la

24:16
Christian Eckert

totalité des opérations charges sociales et prélèvement de l'impôt à la source.

24:25
Locuteur

Page

24:26
Christian Eckert

Emploi et

24:26
Locuteur

CESU

24:27
Christian Eckert

pourront

24:28
Locuteur

donc

24:29
Christian Eckert

verser le salaire à leurs salariés en ayant

24:33
Locuteur

en

24:34
Christian Eckert

prélèvement

24:34
Locuteur

chez

24:35
Christian Eckert

l'employeur, chez le particulier employeur, la totalité des sommes dues. La mise en oeuvre du prélèvement à la source dont certains craignaient la complexité pour les particuliers aboutira donc en réalité à une nouvelle simplification pour ce secteur que nous avons d'ailleurs rencontré à plusieurs reprises au moins lorsqu'ils sont organisés en association

24:56
Locuteur

j

24:57
Christian Eckert

'étais encore hier soir avec la FEPEM et nous continuons le travail.

25:02
Locuteur

Voilà,

25:03
Christian Eckert

dans le contexte actuel souvent marqué par le doute

25:07
Locuteur

mais

25:07
Christian Eckert

je vous ai rassuré je crois rien n'est plus important que de démontrer que les résultats sont atteints. Depuis 2012 nous avons eu un langage de vérité et de responsabilité.

25:21
Locuteur

A

25:22
Christian Eckert

l'époque les déficits étaient à 21 milliards d'euros.

25:26
Locuteur

Nous

25:27
Christian Eckert

avons conduit des efforts et des mesures d'économies qui étaient nécessaires même si elles étaient parfois peu populaires. Aujourd'hui encore nous devons être lucides et responsables

25:39
Locuteur

même

25:40
Christian Eckert

si les résultats sont là. En 2017 le déficit du régime général et du FSV aura été divisé par 6 par rapport à 2010

25:50
Locuteur

et

25:51
Christian Eckert

la dette sociale poursuit sa baisse en valeur contribuant à la stabilisation du ratio global de dette publique.

25:58
Locuteur

Ce

25:59
Christian Eckert

retour à l'équilibre était donc possible. Nous avons eu le courage de prendre les mesures nécessaires.

26:05
Locuteur

La

26:06
Christian Eckert

preuve est faite

26:07
Locuteur

qu

26:07
Christian Eckert

'il n'était nullement besoin pour y parvenir de sacrifier les droits sociaux des assurés

26:12
Locuteur

ni

26:13
Christian Eckert

de dérembourser certains soins.

26:16
Locuteur

Au

26:16
Christian Eckert

contraire cette période de redressement financier aura aussi été celle de plusieurs avancées sociales.

26:23
Locuteur

c

26:24
Christian Eckert

'est une différence avec certaines propositions

26:26
Locuteur

que

26:27
Christian Eckert

je lis ici ou là.

26:29
Locuteur

Ce

26:30
Christian Eckert

gouvernement croit pour sa part en l'avenir de notre protection sociale, cet employeur à rétablir son équilibre et à l'adapter aux besoins de nos concitoyens

26:40
Locuteur

et

26:41
Christian Eckert

cette sécurité sociale est aujourd'hui plus généreuse, plus juste, plus solide et plus efficace aujourd'hui qu

26:48
Locuteur 6

'hier.

26:50
Locuteur

Merci

26:51
Locuteur 6

Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre, pardon. Je pense qu'il va y

26:55
Locuteur

avoir... On va faire un

26:59
Locuteur 6

tweet,

26:59
Locuteur

Monsieur le Président. C'est

27:00
Locuteur 6

probablement parce que le langage est le même. Je laisse le soin au rapporteur général de vous poser

27:05
Locuteur

ces

27:06
Locuteur 6

questions.

27:06
Christian Eckert

Merci Monsieur

27:07
Locuteur

le ministre. Ensuite, on passe par M.

27:08
Locuteur 6

Cardou et à M. Delattre et puis après les sénateurs.

27:13
Christian Eckert

Merci Monsieur le ministre de ces explications très complètes, très fournies sur le prochain budget de la sécurité sociale. je partage, je dis tout de suite les propos du président donc je ne reviendrai pas sur ce qu'il a dit, je les partage totalement. J'ajouterai, en reprenant un peu votre conclusion,

27:36
Locuteur

Monsieur

27:36
Christian Eckert

le ministre, que l'équilibre des comptes de la sécurité sociale n'était donc pas utopique.

27:41
Locuteur

je

27:42
Christian Eckert

n'ai cessé en tant que rapporteur général

27:45
Locuteur

de

27:46
Christian Eckert

réclamer que l'on fasse des économies et je n'ai jamais parlé de déremboursement.

27:51
Locuteur

Vous

27:52
Christian Eckert

pouvez m'en donner acte.

27:54
Locuteur

C

27:54
Christian Eckert

'est une exigence et je me réjouis que votre gouvernement

27:59
Locuteur

l

27:59
Christian Eckert

'ait adopté aussi comme nous, nous l'avons toujours, toujours manifesté. je parle de moi en tant que rapporteur général.

28:09
Locuteur

Vous

28:10
Christian Eckert

dites, et je vous

28:12
Locuteur

rejoins

28:13
Locuteur 5

d'ailleurs, que

28:14
Locuteur

le

28:15
Locuteur 5

déficit est moindre que les enlènes antérieures. C

28:19
Locuteur

'est

28:19
Locuteur 5

un constat

28:20
Locuteur

auquel on

28:21
Locuteur 5

ne peut que souscrire. C'est factuel.

28:25
Locuteur

Quand

28:26
Christian Eckert

vous dites qu'en 2016,

28:28
Locuteur

et

28:29
Christian Eckert

ça je l'ai entendu claironner par vous, par Madame la ministre, Madame Touraine, que nous retournions à l'équilibre, que la Sécu était à l'équilibre, enfin à l'équilibre, que, n'a-t-on entendu, vous avez ajouté aujourd'hui, sauf

28:44
Locuteur

que

28:45
Christian Eckert

le FSV est toujours en déficit. Et ce que je sais, c'est que le FSV est bien quand même dans le périmètre

28:50
Locuteur

du

28:51
Christian Eckert

PLFSS. Donc, soyons honnêtes, ne soyons pas de jouer sur les mots, avouons qu'il y

29:00
Locuteur

a

29:00
Christian Eckert

encore un effort à faire et c'est ce que vous avez dit d'ailleurs. en traçant quelques pistes pour cet effort pour 2017.

29:08
Locuteur

Eh

29:09
Christian Eckert

bien, on va essayer de vous accompagner dans cet effort.

29:11
Locuteur

Croyez

29:12
Christian Eckert

-moi,

29:12
Locuteur

à

29:13
Christian Eckert

une condition, c'est qu'effectivement, nous puissions réellement mettre à l'épreuve l'ensemble des acteurs de cet équilibre.

29:26
Locuteur

Alors,

29:27
Christian Eckert

vous avez décrit effectivement différentes pistes. Je ne

29:33
Locuteur

vais

29:33
Christian Eckert

pas y revenir dans le détail, ce n

29:34
Locuteur

'est

29:34
Christian Eckert

pas le lieu là à l'instant.

29:37
Locuteur 5

On aura l'occasion de le faire lors du débat en séance plénière.

29:41
Locuteur

mais

29:43
Locuteur 5

je voudrais

29:45
Christian Eckert

vous interroger sur notamment le FSV, le Fonds de solidarité vieillesse. Vous proposez, vous avez proposé qu'on transfère

29:57
Locuteur

une

29:59
Christian Eckert

partie des fonds vers la Caisse nationale d'assurance maladie.

30:03
Locuteur

Je

30:04
Christian Eckert

me permets quand même de rappeler que le FSV est en déficit,

30:09
Locuteur

que

30:09
Christian Eckert

ce déficit ne sera pas transféré à la Cadesse, qu'il va donc se cumuler et, ayant auditionné le président, le directeur du FSV, on s'aperçoit que tout ça va conduire à une dette

30:24
Locuteur

de

30:25
Christian Eckert

11 milliards

30:26
Locuteur

en

30:27
Christian Eckert

2020

30:28
Locuteur

en

30:28
Christian Eckert

tenant compte des mesures structurelles que vous avez déjà proposées. Donc, dites-vous bien que la dette, qu'elle soit à la Cosse ou qu'elle soit à la Cadesse, elle va augmenter donc de 11 milliards.

30:42
Locuteur 5

Néanmoins, vous transférez 836 millions d'euros,

30:50
Locuteur

c

30:50
Locuteur 5

'est l'article 20 du PLFSS,

30:53
Christian Eckert

qui donc, comme on le sait, n'est plus tout à fait richement doté, vous le transférez vers la CNAM.

31:00
Locuteur

En

31:01
Christian Eckert

second lieu, l'article 49 du

31:02
Locuteur 5

PLFSS va alimenter un fonds d'innovation thérapeutique qui consiste à placer hors du périmètre de l'ONDAM une partie des dépenses de médicaments pour là un montant de 876 millions.

31:15
Locuteur

On

31:15
Locuteur 5

n'est plus tout à fait sur le même chiffre. Et l'article 26 du projet loi de finances,

31:23
Locuteur

et

31:23
Locuteur 5

ce n'est pas le moindre reproche qu'on pourrait vous faire, on réfère à cette opération en tous les cas,

31:30
Christian Eckert

c'est de contribuer à la compensation à la sécurité sociale des exonérations de cotisations pour un montant de 719

31:37
Locuteur 5

millions d'euros.

31:38
Locuteur

Alors,

31:39
Locuteur 5

il ne s'agit pas seulement d'innovation thérapeutique, tout le monde l'aura compris dans cette affaire, mais reconnaissons-le d'une innovation budgétaire, puisque la sécurité sociale se compense à elle-même son manque à gagner. Donc, je pense, M. le ministre, que vous allez nous expliquer effectivement ce que vous entendez par ce montage.

31:58
Locuteur

Ma

31:59
Locuteur 6

deuxième question porte sur la tranche 2017 du plan d'économie

32:03
Christian Eckert

sur le périmètre des administrations de sécurité sociale.

32:07
Locuteur

Est

32:08
Christian Eckert

-ce que vous pouvez nous donner

32:09
Locuteur

le

32:10
Christian Eckert

détail poste par poste de ces économies, qui

32:14
Locuteur 5

seraient d'environ un milliard, un milliard et demi, quelle serait en particulier la part de l'assurance chômage, alors que les négociations, chacun le sait, sur la nouvelle convention, semblent avoir du mal à la redémarrer

32:27
Locuteur

?

32:29
Locuteur 5

Et dernière question, dans son avis de ce jour que j'ai là, le comité d'alerte sur

32:36
Christian Eckert

le respect de l'ONDAM estime que la prévision 2016, et ça rejoint ce que disait tout à l'heure le président, la prévision 2016 reste sujette à des aléas significatifs.

32:49
Locuteur

Comme

32:49
Christian Eckert

en 2015 et en 2014, l'ONDAM ne serait tenue que grâce à des mesures de régulation sur les crédits hospitaliers.

32:56
Locuteur

pour

32:57
Christian Eckert

2017, le comité d'alerte émet une réserve de méthodes sur les éléments ayant permis l'élaboration de l'objectif

33:03
Locuteur

de

33:04
Locuteur 5

dépenses en 2017. Je cite,

33:06
Locuteur

il

33:07
Locuteur 5

évoque notamment la sortie de l'ONDAM des dépenses de médicaments innovants. Quels sont les commentaires que vous inspire cet

33:14
Christian Eckert

avis

33:14
Locuteur

? Voilà,

33:16
Christian Eckert

M. le ministre, mes questions.

33:20
Locuteur 6

Merci, M. le rapporteur.

33:21
Locuteur

J

33:21
Locuteur 6

'ai laissé la parole au président de l'AMEX, M. Cardou.

33:25
Locuteur

Oui,

33:26
Locuteur 5

merci, M. le président. J'ai deux questions à laquelle vous attendez, M. le ministre. Vous avez ouvert la porte à ces questions. J'ai une observation, en fait, non, une question, vous posez au départ, sur quelle base de croissance avez-vous établi ce budget ? Je pense que vous l'avez établi sur la base de 1,5, alors que la plupart des intervenants extérieurs, l'INSEE en particulier, ou le FMI, ont réduit les espoirs de croissance dans notre pays pour l'année prochaine à un 3, voire un 2. Donc ça, c'est la première question très précise, très technique.

La seconde, c'est sur une observation qu'a formulée le président de chambre de la Cour des comptes quand il a été auditionné par notre commission. Et il a attiré notre attention sur l'inclusion dans les

34:14
Locuteur

comptes

34:15
Locuteur 5

de 700 millions de retours de produits de la CADES qui ont été introduits dans les produits de la Sécurité sociale cette année, alors que dans la vision de la Cour des comptes, ils estiment que cette opération, ces 700 millions, auraient dû être inscrits directement au bilan. Donc, à la question que j'ai posée à M. Durleman à ce sujet sur la conséquence que cette opération financière aurait sur la position de la Cour des comptes dans la certification des comptes de la Sécurité sociale, il a dit qu'actuellement, il réfléchissait et il n'avait pas pris de position. Donc, j'aimerais avoir votre interprétation de cette observation de la Cour des comptes.

La troisième question vise bien entendu le mécanisme ACOS-CADES. Alors, si dans votre raisonnement, vous dites que la masse globale entre les sommes que doit encore la COS et celles qui ont été transférées à la CADES est exacte, en revanche, ces sommes-là ne sont pas soumises au même risque.

35:23
Locuteur

Vous

35:24
Locuteur 5

le savez, globalement, on peut considérer, à moins que je me trompe dans mes chiffres, que le stock de dette de la CADES à fin 2016 sera de l'ordre d'un peu plus de 15 milliards auquel il faut rajouter le... 15

35:39
Christian Eckert

milliards.

35:42
Locuteur

Pardon ? 150, c'est déjà le

35:45
Locuteur 5

CADES.

35:48
Locuteur

Oui,

35:49
Locuteur 5

non, non, oui,

35:50
Locuteur

le

35:50
Locuteur 5

stock d'encours, oui, 150, il faut y rajouter la MSA,

35:56
Locuteur

il

35:56
Locuteur 5

faut rajouter la MSA, donc actuellement, et vous le savez, il n

36:03
Locuteur

'y

36:03
Locuteur 5

a plus d'autorisation de transfert de la COS vers la CADES, c'est-à-dire que ces sommes sont stérilisées ad vitam aeternam, à moins qu'une décision soit prise avant, il faudrait qu

36:14
Locuteur

'elle

36:14
Locuteur 5

soit prise avant 2024, puisque c'est la durée normale d'extinction de la CADES qui avait été programmée, donc ces sommes sont exposées au risque d'augmentation assez sensible des taux d'intérêt à court terme, ce qui aurait comme nature de faire exploser cette créance-là. Deuxième chose que nous a appris la Cour des comptes, je pensais que ce qui avait été transféré à la CADES était sécurisé, entre guillemets, et là, je n'arrive pas à bien savoir quelle est la réalité des choses, M. Durleman a dit au passage que dans le stock d'empreintes de la CADES, il y aurait à peu près 30% d'empreintes à taux variable, ce qui est aussi un risque, à mon sens, non négligeable.

J'ai interrogé ce matin à ce sujet-là, puisqu'il nous a parlé un peu du mécanisme CADES-ACOS, le président de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, et à cette question, il a dit, je ne sais pas, c'est sous contrôle de Bercy, donc interrogez le ministre, ce que je fais directement ce soir, ce sera plus facile.

Donc voilà l'autre objet de ma question, mais toujours, quand on se rend compte de ce stock de dettes, ne serait-il pas, c'est la question que j'ai posée l'année dernière, je pense qu'on pourrait, avec une autorisation, bien sûr, du Parlement qui conduirait à une augmentation de la durée de vie de la CADES ou à une augmentation de la CRDS, avec une faible augmentation de la CRDS, une fois pour toutes, éteindre ce stock de créances, puisque vous partez vers un budget de la sécurité sociale à l'équilibre, ce serait le moment ou jamais de dire, bon, puisqu'on part maintenant à une situation vertueuse d'équilibre des comptes de la sécurité sociale, autant faire table rase du passé.

Dans certains autres contextes, vous n'avez pas hésité à augmenter légèrement certains impôts, je pense que d'augmenter de 0,2 ou 0,3 points la CRDS ne serait pas quelque chose qui bouleverserait l'approche des finances publiques.

Dernière question concernant le RSI, puisque vous m'avez ouvert la porte, vous avez interrogé l'année dernière, nous avons eu en audition récemment les dirigeants du RSI entre le président et son directeur qui nous ont expliqué que dans l'EPLFSS allait être inclus la possibilité de nommer un directeur unique pour arriver, d'ailleurs j'ai participé puisque j'en suis vice-président, pas à toutes, mais au maximum de mes possibilités à la structure RSI qu'a créée Mme Touraine, présidée par M.

Verdier, donc c'est suite à ces auditions que vous avez pris la position de nommer un directeur unique, ce qui me semble bien puisqu'on sait très bien que le dysfonctionnement du RSI provenait d'avoir mis en présence des gens qui ne se sont pas parlé pendant des années et qui ont beaucoup de mal à se parler. Donc,

39:07
Locuteur

un

39:08
Locuteur 5

chef, pardon de m'exprimer ainsi, unique, va dans le bon sens, mais néanmoins, les hommes ne peuvent pas faire tout et je vous avais demandé l'année dernière, ce que nous ont confirmé les dirigeants du RSI, c'est que le gros problème, c'est le logiciel de la COS. On nous avait expliqué dans un premier temps que celui dédié au RSI était obsolète, il fallait le changer.

39:28
Locuteur

Dans

39:28
Locuteur 5

un deuxième temps, la COS nous a dit non, non, on ne peut pas se permettre de ne changer que le logiciel du RSI donc on va bouleverser celui de la COS et maintenant, on nous dit qu

39:38
Locuteur

'on

39:38
Locuteur 5

n'a pas les moyens de le faire. Et donc, je crains, je crains que

39:43
Locuteur

l

39:43
Locuteur 5

'émergence d'un directeur unique, si cette proposition va dans le bon sens, si on ne restructure pas d'une manière très significative le logiciel de recouvrement de la COS et par votre conséquence celui du RSI, on est encore beaucoup de mal dans les années à venir. Alors l'an dernier, vous nous aviez dit que c'était à l'étude qu'il y avait des sommes engagées.

40:04
Locuteur

Un

40:05
Locuteur 5

an après, je vous demande où en sommes-nous de cette restructuration du logiciel.

40:09
Locuteur 6

Merci bien. Je passe maintenant la parole au rapporteur pour avis que vous avez interpellé, M. le ministre, et qui doit, c'est qu'il

40:14
Locuteur

y

40:14
Locuteur 6

a certainement des choses à vous dire.

40:16
Christian Eckert

Bien, je vous remercie, M. le Président, de votre invitation.

40:19
Locuteur

D

40:20
Christian Eckert

'autant que c'est toujours un vrai plaisir d'écouter le secrétaire d'État au budget qui a un optimisme presque contagieux. Alors

40:29
Locuteur

la

40:30
Christian Eckert

façon dont on essaye de travailler, parce que vous êtes sur le fond, nous, c'est d'essayer de comprendre si

40:36
Locuteur

l

40:37
Christian Eckert

'ensemble des dépenses de la Sécurité sociale, comment est-ce que leur soutenabilité financière

40:44
Locuteur

pour

40:45
Christian Eckert

les années qui viennent est assurée. C'est quand même un peu

40:47
Locuteur

dans

40:48
Christian Eckert

cet esprit que nous regardons les choses. Alors naturellement, il y a des présentations qui peuvent varier de l'ensemble du sujet aujourd'hui.

40:58
Locuteur

Alors,

40:59
Christian Eckert

pour reprendre deux, trois

41:00
Locuteur

observations

41:02
Christian Eckert

de M. le Ministre,

41:03
Locuteur

il

41:04
Christian Eckert

nous dit que ça va quand même beaucoup mieux qu'en 2012. Bon, sauf que quand je regarde

41:08
Locuteur

les

41:09
Christian Eckert

appréciations de la Cour des Comptes, qui est quand même un organisme sérieux, la Sécurité sociale,

41:17
Locuteur

d

41:17
Christian Eckert

'ailleurs, elle est dirigée par un ancien parlementaire que vous avez sûrement connu.

41:23
Locuteur

La

41:23
Christian Eckert

Sécurité sociale, et qui est un de vos prédécesseurs, d'ailleurs, donc, puisque ça ne peut être que sérieux, la Sécurité sociale n'a pas encore retrouvé en 2015, parce que c

41:35
Locuteur

'est

41:35
Christian Eckert

l'année qu'on est des combrais, le niveau de déficit d'avant la crise qui était lui-même élevé. Donc, ça atténue quand même un peu les choses de dire que c'est une matière difficile. Nous n'ayons pas les efforts qui sont faits, notamment

41:49
Locuteur

sur

41:50
Christian Eckert

l'assurance maladie, parce que si on regarde les principaux postes,

41:54
Locuteur

l

41:54
Christian Eckert

'assurance maladie, il est vrai que l'ONDAM est à peu près suivie, même si ce n

41:58
Locuteur

'est

41:58
Christian Eckert

pas simple. Je pense néanmoins que toutes les décisions qui ont été prises maintenant, notamment sur les salaires,

42:06
Locuteur

etc., je

42:07
Christian Eckert

ne suis pas sûr qu'on puisse suivre l'ONDAM

42:09
Locuteur

au

42:10
Christian Eckert

niveau où vous l'avez assuré. ensuite, le gros problème, effectivement, c'est aujourd'hui de savoir,

42:22
Locuteur

dans

42:23
Christian Eckert

l'ensemble du panel, vous avez dit tout à

42:25
Locuteur

l

42:25
Christian Eckert

'heure, M. le ministre, qu'en gros, c'est 400 milliards les contours que nous examinons aujourd'hui. Mais en réalité,

42:33
Locuteur

l

42:33
Christian Eckert

'ensemble de la dépense sociale,

42:35
Locuteur

c

42:35
Christian Eckert

'est plus de 600 milliards. C'est la moitié des 57% de dépenses publiques.

42:41
Locuteur

C

42:42
Christian Eckert

'est au regard de ceux-ci qu'il faut bien examiner les choses parce qu'en réalité, les efforts que nous avons à faire,

42:51
Locuteur

et

42:51
Christian Eckert

tout le monde a l'air d'accord là-dessus, sur les dépenses publiques, ça touche le bloc santé, retraite

42:57
Locuteur

et

42:58
Christian Eckert

les administrations sociales. Et ça va jusqu'aux retraites, agir, carcaux.

43:05
Locuteur

Donc

43:05
Christian Eckert

le défi, quand même, ça nous amène à traiter ces sujets-là avec beaucoup de sérieux.

43:12
Locuteur

Alors

43:12
Christian Eckert

j'ai auditionné moi-même le directeur

43:17
Locuteur

de

43:17
Christian Eckert

la assurance maladie. Je dois reconnaître que

43:20
Locuteur

les

43:23
Christian Eckert

travaux, les réformes qu'ils essayent de communiquer à l'ensemble des services

43:27
Locuteur

de

43:28
Christian Eckert

la sécurité sociale sont sérieux.

43:30
Locuteur

mais

43:30
Christian Eckert

le défi quand même sérieux à relever.

43:35
Locuteur

C

43:35
Christian Eckert

'est dommage aussi que les ministres

43:38
Locuteur

sur

43:38
Christian Eckert

l

43:39
Locuteur

'aspect

43:40
Christian Eckert

retraite aujourd'hui qui est excédentaire, ne voient pas quand même qu'il y a des effets

43:46
Locuteur

de

43:47
Christian Eckert

la réforme de structure qui a été faite aussi en 2010.

43:51
Locuteur

Et

43:52
Christian Eckert

même si le FCSV

43:53
Locuteur

pose

43:54
Christian Eckert

problème, on peut dire aujourd'hui que la branche VES est quand même aujourd'hui parce qu'une réforme de structure a été faite en temps et en

44:04
Locuteur

temps. Alors

44:05
Christian Eckert

la Sécurité sociale le redit aujourd'hui M. le

44:09
Locuteur

ministre

44:09
Christian Eckert

Ali très franchement, ce dont souffle plus aujourd'hui les budgets, c'est quand même le problème de réforme de structure.

44:20
Locuteur

Alors

44:20
Christian Eckert

si je vous demande quelle est la réforme de structure que

44:22
Locuteur

vous

44:23
Christian Eckert

avez réellement faite, M. le ministre, je suis attentif à l'écouter.

44:28
Locuteur

Nous

44:29
Christian Eckert

avons vu beaucoup de one shot, nous avons beaucoup de mesures. Donc je reconnais que vous avez une véritable habileté à faire en sorte que l'ensemble des tuyaux communique plus ou moins bien pour avoir un résultat qui parfois est présentable.

44:47
Locuteur

Mais

44:47
Christian Eckert

sur le fond des choses, il n

44:48
Locuteur

'y a

44:48
Christian Eckert

pas eu de réforme de

44:49
Locuteur

structure. qui

44:50
Christian Eckert

ont été réellement faites. Il est évident aussi qu'aujourd'hui, on est dans une phase où on va faire en sorte que les dépenses publiques soient maintenues.

45:09
Locuteur

Je

45:09
Christian Eckert

pense que les efforts qui sont à faire sont, à mon avis, ne sont pas encore à la hauteur de ce qu'il faudrait faire.

45:15
Locuteur

mais

45:16
Christian Eckert

que la direction sur certains points

45:18
Locuteur

est

45:19
Christian Eckert

plutôt bonne.

45:20
Locuteur

Donc

45:20
Christian Eckert

pour ne

45:21
Locuteur

pas

45:21
Christian Eckert

être, vous dire que la sécurité sociale, c'est quelque chose, on est tous attachés. Nous pensons qu'il faut la gérer sérieusement, il faut y apporter des réformes de structure qui sont aujourd'hui indispensables si on veut justement maintenir l'essentiel de l'outil.

45:39
Locuteur

Alors

45:39
Christian Eckert

ensuite, la calesse, puisque c'est quand même un sujet qui nous...

45:43
Locuteur

qui

45:43
Christian Eckert

fait que nous ne sommes pas d'accord.

45:46
Locuteur

La

45:46
Christian Eckert

calesse,

45:47
Locuteur

c'est

45:47
Christian Eckert

une loi... Bon,

45:48
Locuteur

c

45:48
Christian Eckert

'est... D'abord, c'est pas une loi ordinaire qui a créé la calesse. Donc le plafond avait été fixé que vous pouviez par an aller jusqu'à 10 milliards d'emprunts via la calesse pour équilibrer la COS.

46:03
Locuteur

Il

46:03
Christian Eckert

faut bien dire que la dernière fois, on a été largement au-dessus des... des 23... des 10 milliards parce qu'on est à 23 milliards et quelques.

46:12
Locuteur

Et

46:12
Christian Eckert

qui plus est, M. le ministre, c'est que dans son rapport de septembre, la Cour des comptes nous dit

46:17
Locuteur

qu

46:17
Christian Eckert

'il faudrait envisager entre 15 et 20 milliards de transferts de la COS encore vers

46:25
Locuteur

la

46:26
Christian Eckert

calesse. Alors là, on n'est plus du tout dans le même schéma. Là, vous avez réussi à... comment dirais-je... à faire en sorte que ça rentre à peu près dans les clous

46:35
Locuteur

parce

46:36
Christian Eckert

que votre direct... enfin, celui qui gère la calesse est talentueux. il a fait ce que beaucoup d'emprunteurs ont fait, c'est-à

46:45
Locuteur

-dire

46:45
Christian Eckert

qu'il a renégocié une partie de sa dette au taux d'aujourd'hui et il emprunte à des prix négatifs. Donc, ça a quand même amélioré les choses, ce qui fait... Ah, si, si... Vous savez, on est même membre du conseil de surveillance de la CADES, donc ils nous donnent les vrais chiffres, les vraies informations. Pardon

47:07
Locuteur

?

47:09
Christian Eckert

Ils apprennent à moyen terme puisqu'aujourd'hui,

47:13
Locuteur

vous

47:13
Christian Eckert

savez que comme c'est 2024, euh, 2024, ils ne peuvent pas emprunter au-delà de 2024. Donc, il y a un vrai problème parce que si vous voulez reprendre les 15-20 milliards de la cause vers la CADES aujourd'hui, vous serez obligés, vous n'aurez pas le choix parce que c'est la loi qui le dit, vous serez obligés d'augmenter le CRDS.

47:36
Locuteur

Donc,

47:36
Christian Eckert

c'est une vraie difficulté. Donc, je pense que vous ne le proposerez pas.

47:42
Locuteur

Donc,

47:42
Christian Eckert

voilà la situation.

47:46
Locuteur 6

Merci. Je vous laisse, monsieur le ministre, répondre aux questions de nos trois intervenants puis nous passons ensuite à nos collègues.

47:53
Christian Eckert

Oui, merci, monsieur le président. Je voudrais, donc, essayer de répondre le plus précisément

47:59
Locuteur

à

48:00
Christian Eckert

toutes les interpellations sont évidemment normales. Monsieur le rapporteur général, vous avez souligné qu'il

48:09
Locuteur

y a

48:09
Christian Eckert

un transfert effectivement du FSV à la CNAM.

48:14
Locuteur

J

48:14
Christian Eckert

'allais dire qu'en termes de solde, c'est neutre. Si on additionne

48:19
Locuteur

les

48:19
Christian Eckert

quatre branches du régime général et le FSV,

48:22
Locuteur

ce

48:23
Christian Eckert

que je veux bien faire, que l'on fasse, passe quelque chose d'une branche à l'autre, est neutre. Mais, vous le savez, la section 3 du FSV est

48:35
Locuteur

une

48:37
Christian Eckert

section à part qui a été créée en 2011

48:40
Locuteur

pour

48:41
Christian Eckert

financer le maintien de l'âge de départ de la retraite à taux plein à 65 ans pour les parents de trois enfants ou parents d'enfants handicapés.

48:48
Locuteur

Il

48:49
Christian Eckert

y

48:49
Locuteur

a

48:49
Christian Eckert

un coût de quelques dizaines de millions d'euros cette année.

48:52
Locuteur

Elle

48:52
Christian Eckert

n'est pas comptabilisée parmi les résultats du FSV.

48:55
Locuteur

Le

48:56
Christian Eckert

fait de réaliser ce transfert ne dégrade pas le FSV. Seules les sections 1 et 2 sont comptabilisées dans les soldes.

49:04
Locuteur

C

49:04
Christian Eckert

'est une situation assez baroque.

49:08
Locuteur

D

49:08
Christian Eckert

'abord, parce que

49:09
Locuteur

les

49:10
Christian Eckert

fonds prévus sont nettement excédentaires. La section 3 est dotée actuellement de plus de 800 millions d'euros

49:16
Locuteur

de

49:16
Christian Eckert

réserve pour des dépenses dont le coût devrait être de l'ordre de 240 millions d'euros.

49:22
Locuteur

Mais,

49:23
Christian Eckert

donc, je crois qu'il n'y a pas là de... D'ailleurs, c'est fait en toute transparence, en toute objectivité.

49:31
Locuteur

et

49:32
Christian Eckert

cela, je le répète, ne dégrade pas le total des déficits et

49:37
Locuteur

on

49:38
Christian Eckert

verra tout à l'heure sur la question qu'a l'est sa cause. Le fonds de l'innovation thérapeutique dont il a été question, il est alimenté effectivement par un prélèvement là aussi sur la section 3 du FSV.

49:58
Locuteur

Quel

49:59
Christian Eckert

est l'objectif de ce fonds ? L'objectif est de pouvoir absorber et de lisser dans le temps l'arrivée dans nos dépenses d'assurance maladie de nouveaux médicaments et notamment de médicaments les plus coûteux.

50:14
Locuteur

On

50:15
Christian Eckert

s'aperçoit que, si on prend l'exemple de l'hépatite C par exemple, il y en a évidemment un pic de dépense au moment de la mise sur le marché

50:22
Locuteur

quand

50:22
Christian Eckert

on a la chance d'avoir un médicament qui fonctionne, qui soigne, qui guérit et qu'on l'utilise même s'il est très cher,

50:32
Locuteur

c

50:32
Christian Eckert

'est évidemment une opportunité dont il faut saisir. Ça permet d'avoir un étalement dans le temps en espérant que

50:42
Locuteur

l

50:43
Christian Eckert

'arrivée de ces médicaments et le tassement de leur prix dans le temps compte tenu de leur diffusion permettent d'arriver à des situations plus régulières. Les dépenses sont d'ailleurs tracées dans les comptes de l'assurance maladie. Ce

50:56
Locuteur

ne

50:56
Christian Eckert

sont pas des dépenses qui disparaissent, ce sont des dépenses qui restent comptées, comptabilisées dans l'endame.

51:04
Locuteur

Le

51:05
Christian Eckert

comité d'alerte, M. le rapporteur général, il ne m'a pas échappé qu'il a donné un avis aujourd'hui, je crois. Cet avis, j'allais dire, il est comme d'habitude.

51:17
Locuteur

Il

51:17
Christian Eckert

dit que les choses sont tendues. On n

51:20
Locuteur

'a

51:20
Christian Eckert

jamais prétendu le contraire. Ce n

51:22
Locuteur

'est

51:22
Christian Eckert

pas facile pour nous

51:27
Locuteur

d

51:28
Christian Eckert

'arriver à tenir les dépenses.

51:30
Locuteur

Et

51:30
Christian Eckert

on le fait avec parfois des réserves qui ont été faites en début d'exercice

51:37
Locuteur

qui

51:37
Christian Eckert

permettent de couvrir les surcoûts, notamment pour l'hôpital. L'année dernière, je crois, en fin d'année, il a été

51:43
Locuteur

dégelé,

51:45
Christian Eckert

comme on dit, je ne

51:46
Locuteur

sais

51:46
Christian Eckert

plus, c'est 100 ou 150 millions d'euros pour couvrir des besoins qui se font jour dans le secteur hospitalier.

51:54
Locuteur

Donc

51:55
Christian Eckert

moi, je ne

51:55
Locuteur

suis

51:55
Christian Eckert

franchement pas inquiet. D'ailleurs, le comité d'alerte ne nous dit pas que cet objectif ne sera pas atteint.

52:02
Locuteur

Il

52:03
Christian Eckert

pourrait le faire. Il nous dit que c'est soumis à des aléas.

52:07
Locuteur

Je

52:08
Christian Eckert

connais peu de rapports, que ce soit du Haut Conseil des Finances Publiques,

52:13
Locuteur

que

52:13
Christian Eckert

ce soit même de nos rapports internes.

52:15
Locuteur

Vous

52:16
Christian Eckert

savez, quand la direction du budget m'adresse une note sur tel ou tel sujet,

52:20
Locuteur

je

52:21
Christian Eckert

n

52:21
Locuteur

'ai

52:21
Christian Eckert

jamais vu l'absence d'une phrase qui dit il subsiste néanmoins des aléas. Alors parfois, il rajoute des aléas positifs, des aléas négatifs,

52:30
Locuteur

ce

52:30
Christian Eckert

qui est toute la difficulté de la prévision et de

52:33
Locuteur

l

52:33
Christian Eckert

'exercice budgétaire. Donc franchement, rien d'alarmant,

52:38
Locuteur

un

52:39
Christian Eckert

rapport qui nous dit tout ça est tenable, tout ça est difficile. On n

52:42
Locuteur

'a

52:42
Christian Eckert

jamais prétendu que c'était simple. Il faut toujours rappeler à nos concitoyens que toute chose égale par ailleurs.

52:49
Locuteur

La

52:49
Christian Eckert

progression de la démographie, l'allongement de la durée de vie,

52:54
Locuteur

le

52:55
Christian Eckert

renchérissement des soins d'une façon générale. Et souvent, c'est une chance,

53:00
Locuteur

tout

53:01
Christian Eckert

ça. Tout ça fait que toute chose... en ne faisant rien, les dépenses d'assurance maladie progresseraient de l'ordre de 4%. Certains disent 3,6, 3,8. En tout cas, entre 3,5 et 4%.

53:17
Locuteur

Et

53:18
Christian Eckert

quand nous disons nous ferons en sorte qu'elle ne progresse que de 2,1%,

53:24
Locuteur

on

53:25
Christian Eckert

a bien tous conscience que ça nécessite

53:27
Locuteur

des

53:28
Christian Eckert

efforts,

53:29
Locuteur

des

53:29
Christian Eckert

rationalisations de dépenses, recours aux médicaments génériques, la forme de structure dont vous parliez tout à l'heure, oui, la chirurgie ambulatoire, les soins à domicile, l'utilisation des médicaments génériques,

53:42
Locuteur

tout

53:43
Christian Eckert

ça fait en sorte effectivement que nous ayons structurellement, et d'ailleurs, ça se reproduit, vous disiez tout à l'heure qu'on n

53:52
Locuteur

'a

53:52
Christian Eckert

pris que des mesures one shot. Non, on n'a pas pris que des mesures one shot, M. le Sénateur. Je ne

53:58
Locuteur

suis

53:58
Christian Eckert

pas d'accord avec vous, sinon ça se verrait d'ailleurs. Sinon, nous aurions réduit une fois le déficit,

54:03
Locuteur

mais

54:04
Christian Eckert

pas de façon continue d'année en année.

54:08
Locuteur

et

54:09
Christian Eckert

non, non, non, non, on n'est pas dans du one shot, loin de là. Quand ça a été du one shot, je l'ai dit d'ailleurs, c'était l'affaire de la Caisse des Consigues que j'ai payé, en fait, ce n'était même pas du one shot,

54:19
Locuteur

c

54:19
Christian Eckert

'était

54:19
Locuteur

du

54:20
Christian Eckert

double shot, puisque ça s'est étalé sur deux années,

54:24
Locuteur

c

54:24
Christian Eckert

'est réparti en tout cas sur deux années, et je l'ai, et j'ai bien dit que nous avons intégré cette année la disparition de cette recette pour la compenser, pour l'intégrer dans les compensations nécessaires.

54:37
Locuteur

J

54:38
Christian Eckert

'en viens, je vais passer d'abord à M. Delattre, mais il y avait des questions d'ailleurs qui se chevauchaient.

54:46
Locuteur

Est

54:46
Christian Eckert

-ce que la dette diminue ? Est-ce que Cadès-Acosse commence à se jouer ? Et quelle est mon analyse de la chose ?

54:53
Locuteur

En

54:54
Christian Eckert

2011,

54:56
Locuteur

si

54:57
Christian Eckert

j'additionne la dette à l'époque de la Cadès et de l'Acosse,

55:02
Locuteur

le

55:02
Christian Eckert

total des deux était de 148,2 milliards d'euros. Acosse plus Cadès. En

55:12
Locuteur

2017, selon

55:14
Christian Eckert

nos prévisions, le total des deux

55:16
Locuteur

sera

55:17
Christian Eckert

de 140,4 milliards d'euros.

55:21
Locuteur

La

55:21
Christian Eckert

dette aura diminué.

55:24
Locuteur

Non

55:24
Christian Eckert

mais,

55:25
Locuteur

la

55:26
Christian Eckert

dette aura diminué. Elle a atteint un pic en 2014 de 158,4 milliards d'euros.

55:33
Locuteur

Oui, elle

55:35
Christian Eckert

a atteint.

55:36
Locuteur

Alors,

55:36
Christian Eckert

pourquoi, comment, et question des taux. Non, M. le Sénateur, l'alignement des planètes, si ça suffisait pour faire, c'est faux. Le déficit, aujourd'hui, annuel, les besoins de financement annuels sont inférieurs au capital qui est remboursé annuellement. M. le Rapporteur Général, je crois, on est d'accord. Alors, c'est d'ailleurs une différence par rapport au budget de l'État. L'État ne rembourse pas de dette en capital. Lorsqu'on arrive à échéance d'un emprunt d'État, on le remplace systématiquement par un autre emprunt. Il n'y a pas d'amortissement du capital. Sur la Cadès, il y a un amortissement du capital. C'est son but, c'est de l'éteindre en 2014.

Faut-il transférer plus de la cause à la Cadès ?

56:23
Locuteur

La

56:23
Christian Eckert

Cour des comptes le recommande. Je ne m'ai pas échappé non plus.

56:28
Locuteur

M.

56:29
Christian Eckert

Delattre, l'année dernière, je crois que vous nous avez un peu reproché de le faire. Si je me souviens bien. J'ai dit M. Delattre. Mais, c'est une manipulation. C'est

56:41
Locuteur

totalement fait en cas de...

56:42
Christian Eckert

Non, non. Écoutez, c'est dans le PLF, c'est clair. Et ça répond effectivement à une loi organique, je crois, qui ne peut pas être modifiée comme ça. Nous l'avons fait l'année dernière, mais toujours en donnant le total des deux dettes. Les vocations ne sont pas les mêmes. Et j'en viens à une des questions que vous posiez sur les taux et la gestion de cette dette. La cause doit gérer une dette à court terme. C'est normalement ce qui doit gérer l'équilibre, ou plutôt le déséquilibre, des trésoreries, des quatre branches et des besoins de financement. Cette dette continue à augmenter un peu et se stabilise. Et normalement,

57:17
Locuteur

d

57:17
Christian Eckert

'après nos projections, devrait se remettre, se remettre à diminuer très rapidement. Il devrait s'éteindre.

57:25
Locuteur

S

57:25
Christian Eckert

'éteindre ou disparaître. La vocation à disparaître puisque nous serons excédentaires selon nos prévisions. Et donc, ça a vocation à disparaître.

57:35
Locuteur

Et

57:35
Christian Eckert

c'est du court terme. C'est vrai que là, on emprunte à des taux négatifs. L'année dernière, la gestion de la dette de la cause a généré un produit financier de 80 millions d'euros.

57:46
Locuteur

C

57:46
Christian Eckert

'est pas grand-chose.

57:47
Locuteur

C'est

57:47
Christian Eckert

du bon bon à prendre. C'est mieux que si ça avait coûté 250 millions. Bon. Ce n'est pas le cas de la CADES. Même si à la CADES, M. le sénateur, M. le rapporteur, vous avez raison, il y a des emprunts à taux variables. Je ne trouve pas ça scandaleux. La CADES a des différents types de produits. Avec des taux fixes, des taux variables.

58:08
Locuteur

Les

58:09
Christian Eckert

taux variables,

58:10
Locuteur

jusqu

58:10
Christian Eckert

'à preuve du contraire, personne ne s'en plaint.

58:14
Locuteur

Il

58:15
Christian Eckert

y a parfois des taux indexés aussi, parfois sur l'inflation, parfois sur d'autres choses. Heureusement pas sur

58:21
Locuteur

des

58:22
Christian Eckert

choses risquées. Il n'y en a pas. Non. Mais, vous savez, je

58:29
Locuteur

réponds

58:30
Christian Eckert

là aussi

58:32
Locuteur

un

58:33
Christian Eckert

peu à certaines questions qui me sont régulièrement posées. Tout le monde regarde les taux d'intérêt.

58:39
Locuteur

Tous

58:39
Christian Eckert

les jours, sur Bloomberg, vous avez les taux d'intérêt. D'abord, ce sont des taux d'intérêt sur le marché secondaire.

58:44
Locuteur

Ce

58:45
Christian Eckert

ne sont pas les taux d'intérêt à l'émission.

58:46
Locuteur

Et

58:47
Christian Eckert

ensuite, ce ne sont pas les plus importants.

58:49
Locuteur

Nous

58:50
Christian Eckert

avons beaucoup de produits qui sont indexés sur l'inflation. Et si aujourd'hui, nous économisons sur la charge de la dette, c'est souvent plus grâce à la faible inflation que grâce au faible taux. Les deux y concourent, bien entendu. Mais ce que nous disent les gestionnaires de l'agence France Trésor, c'est ça.

59:09
Locuteur

C

59:10
Christian Eckert

'est surtout la faible inflation aujourd'hui qui fait baisser les intérêts que nous payons

59:15
Locuteur

plutôt

59:15
Christian Eckert

que les taux d'intérêt. Une fois, les deux y contribuent. Je ne vais pas se plaindre. Donc, nous pensons que la CADES doit empracer effectivement sur des durées longues, plus longues, même si je sais que ça doit s'arrêter en 2024.

59:29
Locuteur

Donc,

59:29
Christian Eckert

on a là deux secteurs relativement différents. Et je pense qu'il ne serait pas de bonne gestion actuellement d'introduire plus de charges, je veux dire, sur la CADES. Alors, M. le rapporteur, M. Cardouf, vous émettez un point de vue qui dit pourquoi ne pas augmenter la CRDS pour amortir plus vite la dette de la CADES d'un point de vue politique

59:52
Locuteur

que

59:52
Christian Eckert

je respecte, que chacun peut commenter. En fin de législature, je pense que ce genre de décision révèle plutôt un engagement de début de législature. Mais, je peux... La question peut se poser. J'entendrai... Si nous avions fait ce type de proposition, je suis à peu près sûr de ce que j'aurais entendu en disant que vous augmentez encore les taxes et les impôts. Mais bon, en termes de gestion, on peut en discuter. Je ne

1:00:20
Locuteur

vous

1:00:20
Christian Eckert

donnerai pas de point de vue. À ce stade, le gouvernement n'entend pas le faire. M. Cardouf,

1:00:27
Locuteur

je

1:00:27
Christian Eckert

mélange un peu. M. Cardouf, vous m'interrogez sur la croissance, les hypothèses de croissance et sur la fiabilité de ces hypothèses

1:00:33
Locuteur

et

1:00:34
Christian Eckert

les impacts qu'ils peuvent avoir.

1:00:36
Locuteur

En

1:00:36
Christian Eckert

matière de PLFSS, je suis plus à l'aise qu'en matière de PLF

1:00:40
Locuteur

sur

1:00:41
Christian Eckert

cette question. Pourquoi ?

1:00:42
Locuteur

Parce

1:00:42
Christian Eckert

que quel est le principal indicateur qui pèse sur les recettes de la sécurité sociale

1:00:53
Locuteur

? Ce

1:00:54
Christian Eckert

n

1:00:54
Locuteur

'est

1:00:54
Christian Eckert

pas la croissance.

1:00:56
Locuteur

C

1:00:57
Christian Eckert

'est la masse salariale. Alors parlons de la masse salariale.

1:01:01
Locuteur

Nous

1:01:02
Christian Eckert

avions prévu en 2016, en début d'année, une croissance de la masse salariale de 2,3%.

1:01:09
Locuteur

Tout

1:01:10
Christian Eckert

le monde nous a dit « Oh là là, mais vous truquez les comptes, ce n

1:01:13
Locuteur

'est

1:01:13
Christian Eckert

pas sincère, ce n

1:01:14
Locuteur

'est

1:01:14
Christian Eckert

pas possible. » Elle a été revue régulièrement à la hausse en fonction des résultats,

1:01:20
Locuteur

des

1:01:20
Christian Eckert

constats que nous faisons. Elle est aujourd'hui revue à 2,6%. Constatez, non pas d'estimé, nous en rapprochons de la fin de l'année. Donc nos prévisions sur la masse salariale de début 2016, qu'à l'époque beaucoup qualifiés d'optimistes, de surréalistes et nous accusaient de truquer les recettes,

1:01:40
Locuteur

ont

1:01:40
Christian Eckert

été dépassées.

1:01:42
Locuteur

Nous

1:01:42
Christian Eckert

posons pour l'année prochaine une hypothèse de 2,7%, si ma mémoire est bonne, c

1:01:47
Locuteur

'est

1:01:47
Christian Eckert

-à

1:01:47
Locuteur

-dire

1:01:47
Christian Eckert

proche de ce que nous avons constaté en 2016,

1:01:52
Locuteur

pour

1:01:52
Christian Eckert

différentes raisons. On a regardé, parce que nos spécialistes regardent, qu'est-ce qui fait que la masse salariale a progressé beaucoup ? Il y a deux facteurs.

1:02:02
Locuteur

Il

1:02:02
Christian Eckert

y

1:02:02
Locuteur

a

1:02:02
Christian Eckert

la progression des salaires de ceux qui travaillent

1:02:05
Locuteur

et

1:02:05
Christian Eckert

puis il y a l'augmentation du nombre de salariés.

1:02:07
Locuteur

Et

1:02:08
Christian Eckert

si chacun sait, objectivement, sans aller plus loin dans le commentaire, que même si le chômage augmente en nombre, le nombre d'emplois salariés augmente aussi.

1:02:19
Locuteur

Le

1:02:20
Christian Eckert

nombre de cotisants augmente. Il a augmenté de l'ordre de 120, 130, 150 000. On verra les chiffres définitifs à la fin de l'année en 2016. Et ces deux facteurs

1:02:32
Locuteur

sont

1:02:33
Christian Eckert

en gros assez répartis sur l'augmentation, j'allais dire, des salaires de ceux qui travaillent et des nouveaux salariés, donc nouveaux cotisants qui arrivent sur le marché du travail. Et donc, nous pensons raisonnablement que 2,7% l'année prochaine,

1:02:48
Locuteur

vous

1:02:48
Christian Eckert

avez parlé d'optimisme Béa ou contagieux, monsieur le rapporteur, contagieux, vous avez dit, pardon, nous pensons que c'est raisonnable. Et pardon de vous le dire, depuis 2 ans, si le passé éclaire l'avenir, je crois qu'on peut être,

1:03:02
Locuteur

non

1:03:02
Christian Eckert

pas forcément, tout à fait rassuré et confiant, enfin plutôt serein sur l'année qui vient et les prévisions que nous avons faites. Sur la croissance 1,5, 1,3, le débat a lieu, il aura lieu ici et maintenant et probablement, enfin, il a lieu tout le temps, tous les ans.

1:03:20
Locuteur

L

1:03:20
Christian Eckert

'année dernière, on nous a dit au mois de juin, la croissance, vous ne l'atteindrez pas et il va vous manquer 10 milliards de recettes

1:03:27
Locuteur

l

1:03:28
Christian Eckert

'année dernière, en 2015, je parlais du PLF.

1:03:31
Locuteur

Parce

1:03:31
Christian Eckert

que là,

1:03:32
Locuteur

c

1:03:32
Christian Eckert

'est vrai que la croissance,

1:03:33
Locuteur

c

1:03:33
Christian Eckert

'est plus directement, via la TVA, un impact apparemment plus direct sur les recettes de l'État en termes de TVA. On a eu 1 milliard de plus.

1:03:43
Locuteur

Et

1:03:43
Christian Eckert

votre collègue Gilles Carrez, au mois de juin, je revois les titres dans les échos, il va manquer 10 milliards à la fin de l'année parce que la croissance ne sera pas atteinte. Et on a constaté,

1:03:51
Locuteur

qu

1:03:51
Christian Eckert

'on décompte, 1 milliard de plus que ce que nous avions prévu. Bon, donc,

1:03:57
Locuteur

oui,

1:03:58
Christian Eckert

sur les recettes fiscales. Oui, je redis qu'au mois de juin, je vais pas déborder et m'en tenir aux questions que vous avez posées.

1:04:08
Locuteur

Ben,

1:04:09
Christian Eckert

il faut être, oui, raisonnablement optimiste et pas systématiquement de ne voir que les aléas négatifs. Taux variables, j'ai répondu, à cause CADES, exposition, oui, exposition à des remontées des taux. C'est vrai que la CADES,

1:04:25
Locuteur

en

1:04:25
Christian Eckert

printemps à court terme, semble plus exposée, pardon, la COS semble plus exposée que la CADES à une remontée des taux. Mais, bon, pour l'instant,

1:04:36
Locuteur

les

1:04:36
Christian Eckert

politiques, notamment de la Banque Centrale Européenne,

1:04:40
Locuteur

semblent

1:04:40
Christian Eckert

indiquer que ces taux, ce matin, je crois, Bloomberg, sur le marché secondaire, on était à 0,3 et quelques. On a augmenté un peu. il y a 15 jours, on était plutôt à 0,16, 0,19.

1:04:50
Locuteur

Bon,

1:04:51
Christian Eckert

après, par définition, ce sont des taux variables. Les 700 millions d'euros, monsieur le rapporteur.

1:04:58
Locuteur

Oh

1:04:58
Christian Eckert

là là, qu'est-ce qu'on n'a pas dit ? Vous avez bien résumé les choses, merci de l'avoir fait. Personne ne conteste que 700 millions d'euros ont été encaissés. Personne. Pas même la Cour des comptes.

1:05:10
Locuteur

Les

1:05:11
Christian Eckert

700 millions d'euros ont bien été encaissés. Le problème,

1:05:13
Locuteur

c

1:05:13
Christian Eckert

'est que ces 700 millions d'euros, pour des raisons techniques, comme ils interviennent au mois de décembre, n'ont jamais été affectés. Normalement, au fur et à mesure que les recettes arrivent, on les affecte suivant les répartitions qui doivent être... Elles n

1:05:27
Locuteur

'ont

1:05:27
Christian Eckert

pas été affectées.

1:05:28
Locuteur

Et

1:05:29
Christian Eckert

donc, on s'en est rendu compte. Tout le monde s'en est rendu compte. La Cour des comptes ne le conteste pas. Et vous n'avez pas affecté les 700 millions d'euros. Non. Eh bien, on

1:05:36
Locuteur

a

1:05:36
Christian Eckert

dit, donc on va les affecter. Et comme vous l'avez fort justement dit, on a deux choix. Ou les affecter à l'exercice 2017. C'est ce que nous proposons. 2017, oui, c'est ça ? 2016, oui. J'ai bien raison d'avoir un doute. Ou nous affectons en 2016. Nous affectons à chaque fois là où il devait aller. Et la Cour des comptes a dit, oh ben non, c'est pas un acte de la gestion de l'année. Et donc,

1:06:01
Locuteur

il

1:06:01
Christian Eckert

faudrait mieux l'affecter au bilan. Elle a raison. C'est le débat que nous avons avec la Cour des comptes. Donc, il

1:06:07
Locuteur

n'y

1:06:07
Christian Eckert

a pas là de cachotterie, d'argussie. Parce qu'au final, ça ne change rien.

1:06:16
Locuteur

Ce

1:06:16
Christian Eckert

qui compte,

1:06:16
Locuteur

c

1:06:16
Christian Eckert

'est... Bien sûr, le bilan est quoi ? Le bilan, il sera le résultat de l'addition des exercices après année. Donc, on va le retrouver au bilan. On le trouvera un an plus tard.

1:06:26
Locuteur

On

1:06:26
Christian Eckert

aurait pu le mettre au bilan.

1:06:27
Locuteur

On

1:06:27
Christian Eckert

ne

1:06:27
Locuteur

l

1:06:27
Christian Eckert

'aurait pas eu dans l'exécution. Voilà. Donc, c'est la nuance que nous avons avec la Cour des comptes. C'est un débat. Est-ce que ça les entraînera à ne pas certifier ou à certifier quand même ? Ils sont juges de paix. C'est une autorité indépendante par définition. Nous avons cet échange avec eux. Mais il est très clair,

1:06:44
Locuteur

il

1:06:44
Christian Eckert

est très transparent. Et il n'y

1:06:46
Locuteur

a

1:06:46
Christian Eckert

pas là non plus de... A y voir malice si j'ose utiliser cette expression. Voilà. Pardon d'avoir été un peu lourd, mais j'aime que les choses soient claires entre nous.

1:06:59
Locuteur

Merci. Le

1:06:59
Christian Eckert

logiciel du RSI.

1:07:01
Locuteur

Ah, le

1:07:01
Christian Eckert

logiciel du RSI. Oui.

1:07:03
Locuteur

Bon,

1:07:04
Christian Eckert

vous avez bien résumé les choses. qu'il y a actuellement.

1:07:07
Locuteur

Je

1:07:08
Christian Eckert

ne reviens pas sur l'idée de créer un GIP qui regroupe les deux ou pas. Cette idée a été abandonnée. L'idée est de privilégier, oui, de nommer un responsable unique plus qu'avant. Et reste le problème de ce logiciel, savoir s'il est séparé ou pas séparé ou intégré dans le logiciel général de la cause. Cette discussion est en construction. mais avec de lourds débats entre les deux organismes.

1:07:38
Locuteur

Je

1:07:39
Christian Eckert

ne crois pas que ce soit tellement une question de moyens financiers. On mettra les moyens qu'il faut,

1:07:45
Locuteur

mais

1:07:45
Christian Eckert

ce sujet il est identifié

1:07:47
Locuteur

et

1:07:48
Christian Eckert

il est en cours de règlement. Je pense que le PLFSS et son nouvelle organisation y contribuera.

1:07:56
Locuteur

Merci,

1:07:56
Locuteur 6

M. le ministre.

1:07:58
Locuteur

Voilà

1:07:58
Présentateur

pour l'audition de Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au budget qui s'est donc exprimé devant les sénateurs sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017. Vous l'avez entendu, le gouvernement est satisfait par la réduction progressive du déficit du trou de la sécu. Cela alors qu'au contraire les professionnels de santé estiment être sacrifiés que ce soit les médecins libéraux mais aussi l'hôpital public, les syndicats eux crient à l'austérité. Place à présent aux discussions des sénateurs sur la loi égalité-citoyenneté après avoir débattu des deux premiers volets du texte.

Je vous rappelle que le premier porte sur la jeunesse et la citoyenneté, le second sur la mixité et le logement social. Eh bien, les sénateurs débattent à présent du troisième volet qui porte lui sur la lutte contre le racisme et les discriminations. On prend donc tout de suite la direction de l'hémicycle.

1:08:46
Christian Eckert

Deux amendements maintenant faisant l'objet d'une discussion commune. Un amendement 677 qui est présenté par le gouvernement, M. le ministre.

1:08:56
Locuteur 9

Oui, M. le Président, donc, comme cela a été annoncé, nous allons passer un peu de temps sur cet amendement. J'en suis convaincu. J'essaierai d'être le plus précis possible sur l'augmentation qui est celle du gouvernement. de

1:09:12
Locuteur

l'économie.

1:09:12
Locuteur 9

Mesdames et messieurs les sénateurs, je vais m'arrêter donc sur ces dispositions qui réforment la loi de 1881 sur la communication publique et, en particulier, la liberté de la presse.

1:09:25
Locuteur

Le

1:09:25
Locuteur 9

Sénat a souhaité en modifier les équilibres de manière très substantielle au travers des propositions du vote de la commission spéciale.

1:09:36
Locuteur

Le

1:09:36
Locuteur 9

rapport produit par les sénateurs Pillet et Soilly est de grande qualité.

1:09:40
Locuteur

Il

1:09:41
Locuteur 9

faut le reconnaître.

1:09:42
Locuteur

Il

1:09:42
Locuteur 9

dresse un constat que l'on ne peut pas nier et qui a été rappelé par plusieurs d'entre vous tout à l'heure dans les interventions liminaires sur cet article.

1:09:51
Locuteur

Je

1:09:52
Locuteur 9

dois même dire que le gouvernement partage ce constat,

1:09:54
Locuteur

puisque

1:09:55
Locuteur 9

nous avons proposé dans ce projet de loi à

1:09:57
Locuteur

l

1:09:57
Locuteur 9

'article 37

1:09:58
Locuteur

une

1:09:59
Locuteur 9

évolution de certaines dispositions de la loi du 29 juillet 1881.

1:10:04
Locuteur

Nous

1:10:05
Locuteur 9

divergeons néanmoins sur les réponses nouvelles issues de la commission spéciale

1:10:11
Locuteur

qui

1:10:11
Locuteur 9

prévoit un alourdissement, j'ai envie de dire,

1:10:15
Locuteur

de

1:10:15
Locuteur 9

cette disposition proposée par le gouvernement.

1:10:18
Locuteur

L

1:10:20
Locuteur 9

'article 37 prévoit déjà que pour les délits de provocation, diffamation ou injure à caractère raciste ou discriminatoire,

1:10:28
Locuteur

le

1:10:29
Locuteur 9

juge puisse requalifier les faits, ce qui n'était pas possible jusque-là.

1:10:35
Locuteur

Le

1:10:36
Locuteur 9

juge restant lié par la qualification des faits. Cette règle rigide

1:10:41
Locuteur

est

1:10:42
Locuteur 9

à l'origine de nombreuses nullités de procédures.

1:10:46
Locuteur

L

1:10:46
Locuteur 9

'article du gouvernement,

1:10:47
Locuteur

l

1:10:48
Locuteur 9

'article 37 encore une fois, prévoit aussi une aggravation des peines pour les injures racistes

1:10:53
Locuteur

ou

1:10:54
Locuteur 9

discriminatoires.

1:10:56
Locuteur

Nous

1:10:56
Locuteur 9

avions aussi prévu d'écarter l'excuse de provocation en matière d'injure raciale.

1:11:01
Locuteur

La

1:11:01
Locuteur 9

commission l'a rétablie.

1:11:03
Locuteur

Ce

1:11:03
Locuteur 9

que je regrette, quelle provocation, mesdames et messieurs les sénateurs, pourrait justifier une injure raciste

1:11:09
Locuteur

? Aussi,

1:11:11
Locuteur 9

le gouvernement a décidé

1:11:13
Locuteur

de

1:11:14
Locuteur 9

déposer trois amendements de suppression.

1:11:18
Locuteur

La

1:11:18
Locuteur 9

loi de 1881 est un socle.

1:11:21
Locuteur

Un

1:11:21
Locuteur 9

socle qui est consubstantiel à la République.

1:11:26
Locuteur

On

1:11:26
Locuteur 9

peut y toucher. Et d'ailleurs, cela a déjà été fait pour tenir compte de l'évolution des techniques de communication.

1:11:32
Locuteur

Mais

1:11:34
Locuteur 9

toute évolution doit être travaillée, concertée,

1:11:39
Locuteur

en

1:11:40
Locuteur 9

amont avec l'ensemble des acteurs. Magistrats, avocats, juristes, bien sûr, et journalistes, naturellement.

1:11:50
Locuteur

Mais

1:11:51
Locuteur 9

aussi les fournisseurs d'accès Internet, hébergeurs, utilisateurs, plateformes de réseaux sociaux. Votre commission spéciale a adopté un amendement réécrivant l'article 46

1:12:01
Locuteur

de

1:12:02
Locuteur 9

la loi de 1881 qui interdit pour les seules diffamations et injures contre les corps constitués et personnes publiques l'exercice de l'action publique séparément de l'action civile. Afin de le remplacer par une disposition autorisant les victimes de toutes les infractions de presse

1:12:19
Locuteur

d

1:12:20
Locuteur 9

'agir aux civils

1:12:21
Locuteur

sur

1:12:22
Locuteur 9

la base de l'article 1382 du Code civil.

1:12:27
Locuteur

Cette

1:12:28
Locuteur 9

disposition revient sur une jurisprudence de la Cour de cassation, mesdames et messieurs les sédateurs, du 12 juillet 2000, consacrant le principe selon lequel,

1:12:37
Locuteur

je

1:12:38
Locuteur 9

vous le rappelle, les abus de la liberté d'expression prévus et réprimés par la loi du 29 juillet 1881 ne peuvent être réparés sur le fondement de l'article 1382 du Code civil,

1:12:49
Locuteur

je

1:12:50
Locuteur 9

le répète, jugement de la Cour de cassation du 12 juillet 2000.

1:12:56
Locuteur

Le

1:12:56
Locuteur 9

gouvernement ne peut être favorable à l'amendement adopté en commission.

1:13:01
Locuteur

Je

1:13:02
Locuteur 9

veux prendre le temps

1:13:02
Locuteur

car

1:13:03
Locuteur 9

je souhaite que l'on mesure ce que l'on est en train de prévoir par le travail sincère, je n'en doute pas, efficace, vous le pensez, de la commission spéciale.

1:13:13
Locuteur

Le

1:13:14
Locuteur 9

principe de la Cour de cassation

1:13:15
Locuteur

se

1:13:16
Locuteur 9

justifie par l'équilibre

1:13:18
Locuteur

qui

1:13:19
Locuteur 9

a été recherché, qui doit être recherché entre d'une part la liberté d'expression et d'autre part la répression de ses abus, équilibre qui explique le formalisme régoureux prévu dans la loi de 1881 qui est remis en cause par les propositions et le vote de la commission spéciale. Sauf pour les personnes publiques, rien n'interdit évidemment à la victime d'un délit de presse d'exercer l'action civile, résultant de ce délit, au sens de l'article 2 du Code de la procédure pénale, devant la juridiction civile, même en l'absence de procès pénal, conformément aux dispositions générales de l'article 4 du même Code.

1:13:58
Locuteur

Mais

1:13:59
Locuteur 9

cette action civile doit respecter les contraintes de la loi de 1881, notamment la fameuse prescription de 3 mois

1:14:06
Locuteur

et

1:14:07
Locuteur 9

l'obligation de qualification.

1:14:08
Locuteur

Si

1:14:09
Locuteur 9

on permet d'agir sur le fondement non pas de l'action civile de l'article 2 du Code de procédure pénale, mais sur celui de l'article 1382 du Code civil, qui d'ailleurs changera bientôt de numérotation, il passera par le thème de 1240,

1:14:24
Locuteur

toutes

1:14:25
Locuteur 9

ces contraintes disparaissent.

1:14:27
Locuteur

Je

1:14:27
Locuteur 9

le dis bien, toutes ces contraintes

1:14:29
Locuteur

prévues,

1:14:30
Locuteur 9

assises par la loi de 1881, disparaissent au travers de votre amendement. Surtout, elle pourra ainsi agir aux civils pendant 5 ans, conformément à la prescription civile prévue par l'article 2224 du Code civil. On passerait donc d'une prescription de 3 mois, qui fait partie de l'histoire

1:14:52
Locuteur

de

1:14:53
Locuteur 9

notre pays en matière de liberté de la presse, à une prescription de 5 ans,

1:14:57
Locuteur

qui

1:14:58
Locuteur 9

serait finalement plus longue que celle de 3 ans applicable pour les délits de droit commun, y compris lorsque ce délit donne lieu à l'exercice de l'action civile devant le juge civil. Bref, toutes les garanties de liberté d'expression de la loi de 1881 disparaîtraient, mesdames et messieurs les sénateurs.

1:15:15
Locuteur

Il

1:15:15
Locuteur 9

sera même, finalement, plus facile de condamner à des dommages et intérêts un journaliste que l'auteur d'un vol ou de violences.

1:15:22
Locuteur

Il

1:15:22
Locuteur 9

n'y aura évidemment plus aucun procès

1:15:25
Locuteur

devant

1:15:26
Locuteur 9

le juge pénal. Évidemment, pourquoi voulez-vous aller devant le juge pénal si on peut trouver une solution plus simple à mettre en œuvre devant le juge civil

1:15:34
Locuteur

? Tous

1:15:35
Locuteur 9

les procès de presse qui se multiplieront iront devant le juge civil, ce qui n'est pas possible aujourd'hui.

1:15:42
Locuteur

Il

1:15:42
Locuteur 9

faut mesurer ce que cela implique. D'ailleurs, vous avez suivi les réactions de journalistes sur le sujet. Cela suppose que des journalistes,

1:15:50
Locuteur

des

1:15:51
Locuteur 9

médias, pourraient être condamnés à verser des dommages et intérêts aux civils en l'absence de toute sanction pénale.

1:15:58
Locuteur

Et

1:15:58
Locuteur 9

nous verrions les procès civils se multiplier, l'un pour demander des dommages et intérêts pour une entreprise mise en cause dans une enquête médiatique, sur ses pratiques en matière environnementale, par exemple, l'autre d'un homme politique,

1:16:11
Locuteur

parce

1:16:11
Locuteur 9

qu'il estimera sa réputation entachée après un article de presse.

1:16:15
Locuteur

C

1:16:16
Locuteur 9

'est le droit de la presse,

1:16:17
Locuteur

c'est

1:16:18
Locuteur 9

le droit de

1:16:19
Locuteur

la

1:16:20
Locuteur 9

presse, mesdames et messieurs les sénateurs, dans son entier, que l'on est en train de bouleverser.

1:16:34
Locuteur

Et

1:16:35
Locuteur 9

je demande vraiment instamment, instamment au Sénat de voter ce premier amendement de suppression porté par le gouvernement.

1:16:43
Locuteur

Merci,

1:16:44
Christian Eckert

monsieur le ministre. Madame la rapporteure,

1:16:47
Locuteur

tout

1:16:47
Christian Eckert

d'abord l'amendement que vous présentez, le 748.

1:16:57
Locuteur

Comme

1:16:58
Locuteur 4

je viens de le déclarer, et au vu des échanges que nous avons eus, je serai assez bresque, je pense que chacun ici a bien compris de quoi il s'agissait. Il est nécessaire de prévoir à nouveau une responsabilité civile, comme c'était le cas jusqu'en 2000. Cela ne remet pas en cause l'équilibre de 1881. Cela y revient. Néanmoins, et je l'ai dit tout à l'heure, je l'ai précisé, il est clairement stipulé,

1:17:27
Locuteur

très

1:17:28
Locuteur 4

clairement en français, que nous avons exonéré les journalistes de cette responsabilité civile. Et comme nous disons journalistes, nous avons même complété en écrivant pigistes et correspondants régionaux. Donc nous les avons exonérés de cette responsabilité civile, afin qu'ils ne soient pas l'objet de recours abusifs à ce type de responsabilité. Je rappelle encore une fois que notre propos vise ce qu'on appelle le corbeau numérique.

1:17:56
Locuteur

L

1:17:57
Locuteur 4

'amendement fait référence aux journalistes dits professionnels, mentionnés dans la récente loi, visant à renforcer la liberté, l'indépendance et le pluralisme des médias, qui a été adopté définitivement par l'Assemblée nationale il y a quelques jours, puisque c'était le 6 octobre dernier.

1:18:15
Christian Eckert

Merci. Merci Madame la rapporteure. Alors, votre avis sur le 677, l'amendement du gouvernement ?

1:18:23
Locuteur

Alors,

1:18:28
Locuteur 4

je vais être aussi peut-être un peu longue, Monsieur le Ministre, pour vous répondre, mais notre commission, nous l'avons dit, agit avec rigueur. Donc je vais lire avec rigueur. Donc la proposition que vous faites est contraire, voilà, vous l'avez dit, à la position de la commission, puisque cet amendement revient sur l'adoption des amendements qui avaient été proposés par M. Pilet, Mohamed Souaïli et Richard, adoptés par la commission spéciale. Ces derniers cherchent, en effet, à revenir sur une jurisprudence récente de 2000 de la Cour de cassession qui a éradiqué

1:19:07
Locuteur

la

1:19:08
Locuteur 4

responsabilité civile de droit commun dans le domaine des abus de la liberté d'expression. Jusque-là, nous sommes d'accord.

1:19:16
Locuteur

La

1:19:16
Locuteur 4

Cour de cassession a en effet d'abord soumis au formalisme de 1881 les assignations en matière civile, puis a interdit toute réparation d'un dommage né d'un abus de la liberté d'expression sur le fondement de l'article 1382. Actuellement, c'est l'article 1240 du Code civil.

1:19:39
Locuteur

Je

1:19:39
Locuteur 4

rappelle pourtant que ce n'est absolument pas l'intention des rédacteurs de la loi du 29 juillet 1880 qui est une loi pénale.

1:19:49
Locuteur

Alors,

1:19:50
Locuteur 4

je vais faire une citation. L'action civile devant les tribunaux civils ne peut être évidemment régie que par les règles du Code de procédure civile, écrivait Georges Barbier dans le Code expliqué de la presse en 1911.

1:20:05
Locuteur

Vous

1:20:06
Locuteur 4

expliquez, M. le ministre, que cette unification est justifiée et maintenue.

1:20:11
Locuteur

Il

1:20:12
Locuteur 4

me semble que ce n'est cependant pas une unification, mais bien une disparition de la responsabilité civile, qui plus est, sans fondement légal et qui prive de la réparation des personnes affectées par un dommage.

1:20:27
Locuteur

Je

1:20:28
Locuteur 4

trouve dommage de supprimer cette disposition sans proposer de modification, alors qu'il me semble que le constat est unanime sur le fait que la Cour de cassation est allée très loin.

1:20:42
Locuteur

Je

1:20:43
Locuteur 4

crois savoir, M. le ministre, que de leurs travaux sur l'équilibre de la loi du 29 juillet 1881, la Direction des affaires civiles et du Sceau avait proposé à M. Pillet et M. Pillet, concernant cette jurisprudence, qui avait même été qualifiée de très critiquable et critiquée. Trois solutions avaient alors été proposées. La première, une autonomisation de la responsabilité civile pour abus de la liberté d'expression, qui pourrait prendre la forme d'un alinéa ou d'un article supplémentaire à la loi de juillet 1881, indiquant expressément qu'elle n'est pas exclusive de l'application du droit commun de la responsabilité civile.

Seconde solution proposée, plus protectrice de la liberté de la presse, mais moins protectrice des droits de victimes, aurait pu consister à neutraliser,

1:21:43
Locuteur

je

1:21:44
Locuteur 4

vois un peu de fièvre, M. le ministre, pourrait consister à neutraliser la jurisprudence la plus excessive de la Cour de cassation, pour préciser que dans la loi de 1881, que les abus de la liberté d'expression qui ne sont pas incriminés, peuvent être réparés sur le fondement du droit commun de la responsabilité civile. Troisième proposition qui avait été faite, la dépénalisation des infractions relatives à la législation de la presse, notamment de la diffamation, pour soumettre les demandes en réparation uniquement au régime de la responsabilité de droit commun.

1:22:21
Locuteur

M.

1:22:22
Locuteur 4

le ministre, je ne voudrais pas être impertinente,

1:22:25
Locuteur

mais

1:22:26
Locuteur 4

je comprends aujourd'hui la vive tentation de tout un chacun de prendre fait et cause pour les journalistes, dont encore une fois nous n'attaquons nullement les libertés, et de participer, je ne

1:22:40
Locuteur

dis

1:22:40
Locuteur 4

pas que c'est vous qui participez, mais moi je vois bien depuis quelques jours qu'après avoir une campagne de dénigrement sur un autre sujet, aujourd'hui on a du dénigrement du Sénat sur des tentatives liberticides, je comprendrais également qu'on me dise que ce texte ne peut procéder à une telle réforme qui est conséquente, mais sincèrement, on ne peut pas accepter que la proposition portée de manière transpartisane, j'ai rappelé les amendements de M. Pillet, et de M. Richard et M. Mohamed Souali, soient balayés

1:23:13
Locuteur

par

1:23:14
Locuteur 4

le gouvernement, alors qu'une grande majorité de la doctrine, qu'un grand nombre de juristes,

1:23:20
Locuteur

au

1:23:20
Locuteur 4

sein même de la chancellerie, devrais-je dire, M. le ministre, et vous le savez, reconnaît qu'une réforme est sans doute nécessaire.

1:23:29
Locuteur

Merci

1:23:29
Christian Eckert

Mme la rapporteure.

1:23:31
Locuteur

Bien. M.

1:23:33
Christian Eckert

le ministre, j'ai eu votre avis, j'ai cru comprendre sur l'amendement qui était défavorable.

1:23:39
Locuteur

Vous

1:23:39
Christian Eckert

voulez

1:23:40
Locuteur 9

donner l'avis

1:23:40
Locuteur

? L

1:23:41
Locuteur 9

'avis sur l'amendement du gouvernement. D'accord, M. le

1:23:44
Locuteur

ministre. Merci,

1:23:44
Locuteur 9

si vous le permettez. D'abord, un mot sur le fond, Mme la rapporteure. Je crois qu'il serait excessif de dire qu'on prive le justiciable d'une réparation, peut-être pas aux civils, mais réparation possible, naturellement, s'il y

1:23:58
Locuteur

a

1:23:58
Locuteur 9

un procès pénal. Permettez-moi de vous rappeler cette réalité très directe. Sur la forme, si aujourd'hui vous êtes amené, je vais y revenir à présenter un amendement qu'on pourrait qualifier de correction, c'est que, manifestement, vous avez pris conscience qu'il y avait une difficulté sur le travail qui a été celui de la commission spéciale.

1:24:23
Locuteur

Je

1:24:23
Locuteur 9

voudrais assister sur le fait que les journalistes que vous évoquiez à plusieurs reprises n'ont été reçus qu'il n'y a que très peu de jours, sauf erreur de ma part, que, quand ils l

1:24:35
Locuteur

'ont

1:24:35
Locuteur 9

demandé, j'aurais préféré, monsieur le président de la commission, qu'il puisse être reçu peut-être en amont du débat au sein de la commission. Il semblerait, madame la rapporteure, que les grandes plateformes comme les réseaux sociaux n'auraient pas été consultées, que les hébergeurs n'ont pas été aussi reçus et que les fournisseurs d'accès auraient connu le même sort. Donc, sur un sujet aussi difficile, aussi délicat, il aurait été utile, je crois, d'amener autour de la table l'ensemble des partenaires concernés, parce que le diagnostic qui est le vôtre

1:25:10
Locuteur

est

1:25:10
Locuteur 9

réel. Vous parlez de corbeau numérique, je ne sais pas quel terme il faut employer, mais en tout cas, il y a une dérive qui existe. Encore une fois, le diagnostic, nous le partageons au niveau du gouvernement, nous estimons que simplement la réponse n'est pas, encore une fois, adaptée. Et je voudrais reprendre votre amendement au travail de la commission spéciale. Je voudrais donc saluer votre initiative,

1:25:33
Locuteur

parce

1:25:34
Locuteur 9

que, et nous avons discuté il y a très peu de temps, vous sentiez, à juste titre, qu'il y avait une difficulté à traiter. Mais je crains, là encore,

1:25:44
Locuteur

que

1:25:44
Locuteur 9

la démarche soit mal entamée. Compte tenu de l'émoi suscité par les amendements adoptés en commission, vous avez souhaité réagir, consulter les journalistes ou reçu les journalistes à leur demande, peu importe la manière dont cela a été réalisé. Mais si la loi de 1881 est appelée loi relative à la liberté de la presse, c'est presque de manière impropre,

1:26:08
Locuteur

puisqu

1:26:09
Locuteur 9

'il s'agit d'une loi sur la communication publique et pas uniquement sur la liberté de la presse. Avec votre amendement,

1:26:16
Locuteur

vous

1:26:16
Locuteur 9

tentez finalement d'éteindre un incendie qui s'est manifesté dans la presse, celui provoqué par les journalistes. Mais je crains que vous n'en lumiez un autre, celui de tous les internautes,

1:26:27
Locuteur

dont

1:26:28
Locuteur 9

la liberté d'expression doit être aussi protégée.

1:26:31
Locuteur

Eh

1:26:32
Locuteur 9

oui

1:26:32
Locuteur

!

1:26:39
Locuteur 9

Ai-je parlé de liberté d'injure ? Je... Si

1:26:47
Locuteur

vous estimez que la liberté... Monsieur Assouline, s

1:26:48
Locuteur 9

'il vous plaît,

1:26:49
Locuteur

chers collègues... Heureusement qu

1:26:50
Locuteur 9

'il y a une liberté d'expression qui n'est pas automatiquement liée à une injure. Sinon, toute liberté d'expression devient une injure. Je ne pense pas que vous irez jusque-là. Et donc, cette liberté d'expression liée à un nouveau mode d'expression doit être aussi protégée. Il faut donc consulter les journalistes. Vous l'avez fait.

1:27:11
Locuteur

Mais

1:27:12
Locuteur 9

il faut, encore une fois, consulter tous ceux qui sont impactés par la modification que vous proposez. En un amendement, vous allez déclencher des milliers

1:27:21
Locuteur

et

1:27:23
Locuteur 9

des milliers d'actions en réparation de le droit commun en contournant les exigences procédurales de la loi de 1881.

1:27:31
Locuteur

C

1:27:31
Locuteur 9

'est encore une fois un bouleversement considérable que vous allez introduire. Et tout à

1:27:37
Locuteur

l

1:27:37
Locuteur 9

'heure, nous parlions d'études d'impact. Je voudrais bien aimer que sur un tel amendement, il y ait une étude d'impact

1:27:41
Locuteur

pour

1:27:41
Locuteur 9

voir les conséquences sur l'institution judiciaire elle-même qui sera incapable, incapable d'absorber autant de recours potentiels. Nous sommes donc face à un changement de paradigme.

1:27:54
Locuteur

Il

1:27:54
Locuteur 9

faut le reconnaître. Un changement de paradigme. Et je vous demande, mesdames et messieurs les sénateurs, de l'examiner avec un peu d'humilité

1:28:00
Locuteur

au

1:28:01
Locuteur 9

regard de l'importance de cet événement. Internet, Internet

1:28:07
Locuteur

est

1:28:08
Locuteur 9

le lieu où des litiges qui demeuraient dans la sphère privée,

1:28:12
Locuteur

hors

1:28:13
Locuteur 9

loi 1881, ou qui ne pouvaient pas exister car les outils de communication n'existaient pas, se trouvent désormais sur la place publique. Je le reconnais comme vous. Et donc,

1:28:22
Locuteur

puisqu

1:28:23
Locuteur 9

'ils se retrouvent sur la place publique, dans le champ d'intervention de la loi de 1881. Il faut les sanctionner,

1:28:29
Locuteur

bien

1:28:30
Locuteur 9

sûr, mais il faut avoir le courage de dire que le traitement judiciaire ne sera pas suffisant et sera même pour partie inopérant.

1:28:36
Locuteur

J

1:28:37
Locuteur 9

'ajoute que si la profession de journaliste est bien définie à l'article 2 de la loi de 1881, l'épigiste

1:28:43
Locuteur

et

1:28:43
Locuteur 9

autres correspondants de presse ne le sont pas. Avis, donc, non seulement réservé, madame la rapporteure,

1:28:52
Locuteur

j

1:28:52
Locuteur 9

'en suis désolé, mais vraiment défavorable. Et je demande instamment au Sénat de voter l'amendement initial du gouvernement.

1:29:01
Christian Eckert

Merci, monsieur le ministre. Alors, pour explication de vote, maintenant, madame la rapporteure.

1:29:11
Locuteur

En fait,

1:29:11
Locuteur 4

c'est pour éclairer, monsieur le ministre, monsieur le président.

1:29:17
Locuteur

Je

1:29:18
Locuteur 4

voulais répondre à monsieur le ministre sur la définition du pigiste. Donc, l'article 7113 du Code du travail donne une définition du journaliste professionnel, quant aux correspondants qui travaillent sur le territoire français ou à l'étranger. Il est considéré comme un journaliste professionnel s'il perçoit des rémunérations fixes et remplit les conditions prévues au premier alinéa de l'article 7111.3. Cette définition s'applique au pigiste, qui n'est absolument pas un terme juridique, mais qui a été inséré, suite à une demande du président Bas, dès lors qu'il respecte les conditions de l'article 7113 du Code du travail, cour de cassation, chambre sociale du 1er février 2000.

Et l'article 7112 du Code du travail a été créé, c'est l'ancien article 761.2 du Code du travail, pour assimiler les pigistes aux journalistes professionnels. C'est la loi Cressard du 4 juillet 1974 qui a été expressivement faite pour les correspondants régionaux.

1:30:33
Locuteur

Madame

1:30:33
Christian Eckert

la rapporteure, y a-t-il d'autres explications de vote ? Monsieur Assouline.

1:30:39
Locuteur

Oui,

1:30:42
Locuteur 7

trois choses par rapport à ce qu'a dit et que je respecte complètement et son travail et sa rigueur, Madame la rapporteure. Le catimini n'était pas

1:30:57
Locuteur

le

1:30:58
Locuteur 7

fait que la Commission n'ait pas discuté de cela et n'ait pas apprécié et pris une position sur un sujet qu'elle jugeait avoir évalué suffisamment, avec notamment le rapport, etc.

1:31:09
Locuteur

Le

1:31:10
Locuteur 7

problème, il est de fait matérialisé par ce que l'on a vu.

1:31:16
Locuteur

Quand

1:31:17
Locuteur 7

on fait la loi, on voit quand même les acteurs, surtout une loi fondatrice de la liberté d'expression. On demande à voir les journalistes, on ne demande pas seulement à voir les journalistes, les organes de presse très divers, presse écrite, presse de papier, PQR, médias audiovisuels.

1:31:33
Locuteur

Je

1:31:33
Locuteur 7

ne pense pas, on peut aussi, parce que le ministre a raison, on n'a jamais considéré

1:31:40
Locuteur

que

1:31:41
Locuteur 7

c'était une loi sur la presse, mais fondatrice de la liberté d'expression dans notre pays. C'est-à-dire que c'est à travers la liberté de la presse qu'en France, c'est un chemin comme un autre, mais en France a été ce chemin qu'a été établi l'ensemble de ce qui constitue la législation concernant la liberté d'expression. Et donc, ça touche tous les citoyens et leur liberté d'expression. Si vous avez bougé quasiment à la veille du débat, là, sur cet article, c'est bien que vous avez pris en compte des acteurs qui se sont manifestés que vous n'aviez pas vus avant. Or, je pense que sur une telle loi, il était absolument nécessaire d'avoir ce débat public avec les acteurs.

Et vous n'allez pas jusqu'au bout

1:32:26
Locuteur

parce

1:32:27
Locuteur 7

que ce que vous modifiez, moi, je le salue,

1:32:30
Locuteur

mais

1:32:31
Locuteur 7

c'est insuffisant.

1:32:32
Locuteur

Mais

1:32:33
Locuteur 7

je le salue.

1:32:34
Locuteur

Mais

1:32:35
Locuteur 7

c'est la matérialisation qu'en précipitation et devant cette réaction, vous bougez encore quelque chose en disant on va faire étanchéité

1:32:42
Locuteur

et

1:32:43
Locuteur 7

on ne

1:32:43
Locuteur

va

1:32:43
Locuteur 7

pas toucher les journalistes. Mais vous nous dites tout à

1:32:45
Locuteur

l

1:32:45
Locuteur 7

'heure, on n'a jamais voulu toucher les journalistes. Vous-même,

1:32:47
Locuteur

vous

1:32:47
Locuteur 7

reconnaissez que ça touchait les journalistes puisque votre amendement bouge considérablement sur cette question. Donc, pas de mauvais procès, pas de mauvais procès. Ensuite, pas de mauvais procès

1:32:59
Locuteur

sur

1:32:59
Locuteur 7

ceux qui seraient attentifs à l'injure sur le net, etc.

1:33:03
Locuteur

Je

1:33:03
Locuteur 7

fais partie, comme beaucoup de personnalités publiques et tous les sénateurs et sénatrices le sont, d'injures sur Internet mais de façon incroyable, d'une violence inouïe.

1:33:15
Locuteur

Et

1:33:15
Locuteur 7

bien entendu, je veux qu'on puisse protéger de cela. Et d'ailleurs, il faudrait un peu plus se tourner vers les plateformes qui, elles, peuvent supprimer ces choses-là et les laissent courir très souvent. Donc, ces combats, on peut les mener. Sauf que,

1:33:29
Locuteur

il

1:33:30
Locuteur 7

ne faut pas le faire en précipitation parce qu'il faut retenir ce qu'a dit M. le ministre, c'est qu'une fois que vous avez enlevé les journalistes et que c'est une loi qui touche à la liberté d'expression en général, vous devez voir comment on règlemente pour tous les internautes les choses et pas en catimini et pas de façon rapide en ayant une grande discussion sur la liberté d'expression à l'heure du numérique et peut-être en légiférant à ce moment-là. Ne le faites pas de façon

1:33:57
Locuteur

précipitée. Merci, M.

1:33:58
Christian Eckert

Assouline. M. Pillet.

1:34:00
Locuteur 7

Donc, notre groupe votera l'amendement de suppression proposé par le gouvernement et s'opposera à l

1:34:05
Locuteur

'amendement

1:34:06
Locuteur 7

de la rapporteure.

1:34:08
Locuteur 2

Merci, M. le Président. Premier point, je vous invite à relire le rapport que nous avons rédigé avec Tani Mohamed Souali, à regarder la fin de ce rapport, vous verrez les personnes que nous avons auditionnées,

1:34:18
Locuteur

ce

1:34:19
Locuteur 2

qui mettra un terme au débat.

1:34:20
Locuteur

C

1:34:20
Locuteur 2

'est des points juridiques que nous traitons. Nous avons interrogé tous ceux qui étaient contre, tous ceux qui étaient pour. Et nous avons particulièrement auditionné l'avocat spécialiste du droit de la presse, qui est l'avocat habituel de tous les groupes de presse. Donc, en ce qui concerne les auditions, nous avons fait, me semble-t-il, notre travail. De plus, le rapport, il date de juillet.

1:34:43
Locuteur

Et

1:34:44
Locuteur 2

depuis, on aurait pu nous alerter. Enfin, Mme la rapporteure, dans un travail remarquable, j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt les explications qu'elle a fournies, a pris la précaution, entre-temps, de revoir un certain nombre d'organes de presse, ce qui l'a amené à rédiger un amendement, j'allais dire, de compromis. Maintenant, sur le fond, sur le fond, qu'est-ce que nous voulons ? Revenir à une jurisprudence antérieure à un arrêt de la Cour de cassation de 2000 et de 2005, jurisprudence qui ne faisait pas débat

1:35:19
Locuteur

et

1:35:20
Locuteur 2

qui était parfaitement conforme à ce que nous voulions, ce que nous voulions remettre dans le droit. Que je sache,

1:35:27
Locuteur

c

1:35:28
Locuteur 2

'est au législateur de faire la loi. Ce n

1:35:30
Locuteur

'est

1:35:30
Locuteur 2

pas la Cour de cassation, surtout qu'à la suite de cet arrêt-là, elle a fait l'objet d'une critique quasiment unanime de la doctrine au motif essentiel

1:35:38
Locuteur

qu

1:35:39
Locuteur 2

'il y a des victimes, curieusement, qui n'ont même pas le même droit que les autres puisqu'elles ne peuvent pas être indemnisées alors qu'une faute a été commise à leur détriment. Voilà la raison pour laquelle nous voulions revenir sur ce point. Madame la rapporteure vous a fait une analyse juridique

1:35:55
Locuteur

que

1:35:56
Locuteur 2

je trouve absolument remarquable.

1:35:58
Locuteur

Elle

1:35:58
Locuteur 2

a par ailleurs cité ces sources qui ne sont pas n'importe lesquelles puisque c'est celle de la chancellerie

1:36:04
Locuteur

qui,

1:36:05
Locuteur 2

effectivement, nous avait guidés avec Tani Mohamed Soali dans les solutions que nous voulions proposer. Alors, j'en ai terminé sur ce point. Je voterai à deux mains

1:36:14
Locuteur

l

1:36:15
Locuteur 2

'amendement de notre rapporteur. Mais je veux terminer sur un point, M. le ministre.

1:36:20
Locuteur

Je

1:36:21
Locuteur 2

suis effaré

1:36:21
Locuteur

de

1:36:22
Locuteur 2

lire dans l'objet de votre amendement la phrase suivante.

1:36:26
Locuteur

Les

1:36:27
Locuteur 2

juridictions civiles

1:36:28
Locuteur

sont

1:36:29
Locuteur 2

en effet celles

1:36:30
Locuteur

qui

1:36:30
Locuteur 2

peuvent potentiellement porter les plus graves atteintes à la liberté de la presse en imposant notamment des interdictions ou des retraits. M. le ministre, c'est l'autorité judiciaire qui est chargée traditionnellement d'assurer la défense des libertés individuelles.

1:36:46
Locuteur

Merci,

1:36:48
Christian Eckert

M. le ministre, mes chers collègues.

1:36:55
Locuteur

Il

1:36:55
Christian Eckert

est minuit. Je ne peux pas couper cet article en deux et ne pas laisser la discussion se faire. C'est pourquoi je vous propose de prolonger notre séance bien sûr au-delà de minuit afin d'achever l'examen de cet article. Mais bien sûr, n'exagérons pas.

1:37:16
Locuteur

Voilà.

1:37:17
Christian Eckert

S'il n'y a pas d'observation,

1:37:19
Locuteur

si

1:37:20
Christian Eckert

vous en êtes d'accord, il en est ainsi décidé. Je vous remercie. M. Gatola avait demandé la parole pour l'explication de vote.

1:37:30
Locuteur

M.

1:37:30
Christian Eckert

Gatola.

1:37:31
Locuteur 9

Merci, M. le Président.

1:37:32
Locuteur

Je

1:37:33
Locuteur 9

crois qu'il faut à un moment raison garder. Alors, une commission spéciale

1:37:38
Christian Eckert

n'est pas la société, ne sont pas tous les acteurs. je respecte les éminents juristes qui s'en sont occupés, mais je trouve qu'il y

1:37:45
Locuteur

a

1:37:45
Christian Eckert

un

1:37:45
Locuteur

amalgame

1:37:46
Locuteur 9

entre nous avons mis de côté la situation des journalistes épigistes et puis le corbeau numérique.

1:37:53
Locuteur

Mais

1:37:54
Locuteur 9

qu'est-ce qu'il y a ? Il y

1:37:54
Locuteur

a

1:37:54
Locuteur 9

des internautes.

1:37:56
Locuteur

Il

1:37:56
Locuteur 9

y a des gens qui existent. Il y

1:37:57
Locuteur

a

1:37:57
Locuteur 9

des gens qui ne sont pas anonymes. Il y

1:37:59
Locuteur

a

1:37:59
Locuteur 9

des gens qui ont des droits d'expression. Je rappelle à M. Pillet qui nous parle de la loi 1881 qu'il a l'air de très bien connaître. A l'époque, il n'y avait pas de statut de journaliste. A l'époque, ce qu'on lisait dans la presse et on a créé

1:38:11
Christian Eckert

le statut de syndicat des journalistes, le SNJ, on a créé les lois de 34 pour donner un statut parce que c'était un lieu de déferlement de l'injure. Donc, les choses se sont régulées, régularisées. Alors, je veux bien qu'on essaye de condamner les corbeaux numériques mais je ne veux pas qu'on condamne l'ensemble des internautes. Quelqu'un qui tient un

1:38:37
Locuteur 9

blog professionnel n'est pas un journaliste. Et je dis, votre proposition, elle est bancale parce qu

1:38:42
Locuteur

'elle

1:38:42
Locuteur 9

ne tient pas compte de la réalité économique, de la réalité technologique.

1:38:47
Christian Eckert

Parce que, ce que vous allez interdire ici, vous allez le mettre sur un serveur à l'étranger et ça sera encore pire. Écoutez, moi, j'ai participé à

1:38:54
Locuteur

une

1:38:55
Locuteur 9

attaque en diffamation sur un des sites de Wikipédia. Vous voulez faire retirer quelque chose, il faut passer par le droit américain et le droit californien du commerce. vous passez trois ans. Il y

1:39:07
Locuteur

a

1:39:07
Locuteur 9

des problèmes techniques qui sont monstrueux. Alors, je ne

1:39:09
Locuteur

dis

1:39:09
Locuteur 9

pas, il ne faut rien faire. Mais là, nous avons une faux loi. Excusez-moi, madame la rapporteure, et j'aimerais

1:39:15
Christian Eckert

que quand vous parlez aux gens, vous ne donnez pas des corrections mais vous leur suggériez des modifications parce que nous sommes entre collègues et donc je pense qu'on suggère des modifications à des amendements et pas des corrections. Je pense que c'est la moindre des corrections. Je voudrais dire que c'est juste dans les formes. Il faut à un moment que nous gardions une certaine courtoisie. Il n'y a pas des gens qui détiennent un savoir juridique et d'autres parlementaires qui ne connaîtraient pas les réalités. Moi, je propose à un moment qu'on regarde la situation dans un débat qui n'est pas dans cette plan en particulier parce que

1:39:48
Locuteur

je

1:39:48
Christian Eckert

crois qu

1:39:49
Locuteur

'il

1:39:49
Christian Eckert

faut connaître les évolutions technologiques d'Internet. Donc, en tous les cas, le groupe écologiste soutiendra l'amendement de suppression du gouvernement et vaudra contre l'amendement de Mme Gatel. Merci.

1:39:59
Locuteur

Merci, M.

1:39:59
Christian Eckert

Gatelard. M. le ministre.

1:40:02
Locuteur

Après,

1:40:02
Christian Eckert

oui.

1:40:03
Locuteur

Simplement,

1:40:04
Locuteur 9

par rapport à, encore une fois, au très bon rapport que j'ai évoqué, M. le rapporteur, vous évoquez l'ensemble des personnes que vous avez consultées. Et, naturellement, je ne mettais pas en cause votre parole, mais j'ai repris le rapport et la

1:40:22
Locuteur

liste

1:40:22
Locuteur 9

des personnes consultées. Donc, vous avez consulté le ministère de la Justice,

1:40:26
Locuteur

bien

1:40:26
Locuteur 9

sûr, l'Intérieur, l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information,

1:40:32
Locuteur

la

1:40:32
Locuteur 9

CNIL, naturellement, en personne qualifiée, donc, un expert auprès de la Cour de Cassation et M. Christophe Bigot, avocat, des universitaires, la direction des systèmes d'information du Sénat, on n

1:40:45
Locuteur

'est

1:40:45
Locuteur 9

jamais mieux servi que par soi-même, mais j'aurais aimé que le ministère de la Culture,

1:40:53
Locuteur

le

1:40:53
Locuteur 9

ministère du Numérique

1:40:54
Locuteur

puisse

1:40:55
Locuteur 9

être consulté, j'aurais aimé que le Conseil National du Numérique puisse être consulté et que surtout, les hébergeurs de sites internet le soient. Ça n'a pas été le cas. je ne veux pas affaiblir la qualité de votre travail. Je dis simplement que quand vous affirmez que tous ceux qui pouvaient dire des choses intéressantes l'ont été, je vous réponds que ce n'est pas vrai.

1:41:19
Christian Eckert

Merci, M. le ministre. M. le Président Mézard.

1:41:31
Locuteur

M.

1:41:31
Christian Eckert

le Président, M. le ministre, mes chers collègues, je ne voterai pas personnellement l'amendement du gouvernement

1:41:37
Locuteur

et

1:41:38
Christian Eckert

je vais me rallier à l'amendement de la Commission. Je voudrais simplement faire trois observations. M. le ministre, vous nous avez dit

1:41:46
Locuteur

il

1:41:47
Christian Eckert

y

1:41:47
Locuteur

a

1:41:47
Christian Eckert

une jurisprudence de la Cour de cassation, elle est essentielle, il faut se caler là-dessus.

1:41:52
Locuteur

Que

1:41:53
Christian Eckert

je sache, et ça a été rappelé excellemment par François Pillet, nous ne sommes pas dans un régime anglo-saxon.

1:41:59
Locuteur

En

1:42:00
Christian Eckert

France,

1:42:01
Locuteur

c

1:42:01
Christian Eckert

'est la loi qui compte.

1:42:03
Locuteur

Ce n'est

1:42:03
Christian Eckert

pas la jurisprudence. La jurisprudence,

1:42:05
Locuteur

c

1:42:05
Christian Eckert

'est une indication.

1:42:07
Locuteur

Et

1:42:07
Christian Eckert

en plus, quand dans quelques articles

1:42:10
Locuteur

vous

1:42:11
Christian Eckert

allez marcher sur les décisions du Conseil constitutionnel

1:42:18
Locuteur

sur

1:42:19
Christian Eckert

les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme, je trouve qu'il est un peu fort de café de se référer à un arrêt de la Cour de cassation. Première observation, que ça plaise ou non, à M. Kaltenbach. Deuxième observation, il vient de nous être dit qu

1:42:38
Locuteur

'il

1:42:39
Christian Eckert

n'y avait pas eu suffisamment de consultations. Moi, effectivement, je l'ai lu le rapport.

1:42:44
Locuteur

Je

1:42:44
Christian Eckert

vous renvoie aussi au débat que nous avons tous eu ici,

1:42:47
Locuteur

mais

1:42:48
Christian Eckert

le rapport, l'excellent rapport de nos collègues, nous l'avons lu.

1:42:50
Locuteur

Il

1:42:50
Christian Eckert

a d'ailleurs donné lieu

1:42:52
Locuteur

à

1:42:52
Christian Eckert

une proposition d'amendement transpartisane. Quand vous nous dites qu

1:42:57
Locuteur

'il

1:42:57
Christian Eckert

n

1:42:57
Locuteur

'y a

1:42:57
Christian Eckert

pas assez de consultations, mais M. le ministre, faut-il que je vous rappelle

1:43:02
Locuteur

le

1:43:02
Christian Eckert

nombre de consultations que vous avez fait pour la loi sur les fusions de régions

1:43:06
Locuteur

?

1:43:09
Christian Eckert

Là, ça ne vous a pas étouffé

1:43:11
Locuteur

de

1:43:12
Christian Eckert

passer outre, de marcher sur les élus de ce territoire

1:43:16
Locuteur

et

1:43:16
Christian Eckert

du pays. Alors, on ne peut pas utiliser ce type d'argument. Quand ça vous arrange, il faut consulter. Quand ça ne vous arrange pas, vous passez outre. Voilà quelle est votre méthode. Mais M. le ministre,

1:43:32
Locuteur

vous

1:43:33
Christian Eckert

dites que

1:43:33
Locuteur

ce

1:43:33
Christian Eckert

n

1:43:33
Locuteur

'est

1:43:33
Christian Eckert

pas brillant avec... Vous parliez d'humilité tout à l'heure. Quand vous me dites que

1:43:38
Locuteur

ce

1:43:38
Christian Eckert

n

1:43:38
Locuteur

'est

1:43:38
Christian Eckert

pas brillant, je vous renvoie à vos propos.

1:43:42
Locuteur

Je

1:43:42
Christian Eckert

crois qu'il faut aussi à raison garder vous donner des leçons à longueur de journée.

1:43:47
Locuteur

Et

1:43:48
Christian Eckert

nous avons le droit dans ce Parlement de nous exprimer et de vous dire ce que nous pensons même si ça ne vous fait pas plaisir.

1:43:55
Locuteur

Bon. Et

1:43:56
Christian Eckert

la troisième...

1:43:59
Locuteur

Et

1:43:59
Christian Eckert

la troisième observation.

1:44:03
Locuteur

Je

1:44:03
Christian Eckert

n'aurai pas le temps. Je la reprendrai sur la prochaine explication de vote. Merci M. Mézard. M. Lecomte.

1:44:13
Locuteur

Merci

1:44:14
Locuteur 8

M. le Président, M. le ministre, mes chers collègues.

1:44:17
Locuteur

Il

1:44:18
Locuteur 8

ne faudrait pas que

1:44:19
Locuteur

ce

1:44:20
Locuteur 8

débat laisse penser, alors que nous débattons de la citoyenneté au XXIe siècle,

1:44:28
Locuteur

qu

1:44:29
Locuteur 8

'Internet n'est pas un formidable outil pour renforcer la citoyenneté.

1:44:34
Locuteur

Et

1:44:35
Locuteur 8

que nous ne voyons Internet que comme un risque,

1:44:39
Locuteur

que

1:44:39
Locuteur 8

comme facteur d'abus.

1:44:41
Locuteur

Et

1:44:42
Locuteur 8

que la première préoccupation soit finalement non pas d'affirmer la liberté de chacun de s'exprimer, mais la manière avec laquelle il faudrait encadrer

1:44:56
Locuteur

les

1:44:56
Locuteur 8

risques d'abus

1:44:57
Locuteur

et

1:44:58
Locuteur 8

les risques de la liberté d'expression.

1:45:00
Locuteur

C

1:45:01
Locuteur 8

'est la raison pour laquelle

1:45:03
Locuteur

de

1:45:04
Locuteur 8

la même manière qu'il y a plus de 100 ans

1:45:07
Locuteur

une

1:45:07
Locuteur 8

loi a encadré pour protéger la liberté de la presse, je ne pense pas que nous puissions faire si rapidement

1:45:14
Locuteur

un

1:45:15
Locuteur 8

encadrement d'Internet

1:45:17
Locuteur

pour

1:45:18
Locuteur 8

faire évoluer cette loi parce que maintenant elle doit s'appliquer à tout le monde.

1:45:22
Locuteur

Et

1:45:22
Locuteur 8

je ne pense pas, Mme la rapporteure,

1:45:26
Locuteur

qu

1:45:26
Locuteur 8

'en établissement, un droit différent en fonction des personnes, en fonction de leur statut, en fonction de leur profession,

1:45:33
Locuteur

en

1:45:33
Locuteur 8

ce qui concerne la manière dont ils seraient réprimés s'ils abusent de leur liberté,

1:45:37
Locuteur

de

1:45:38
Locuteur 8

la manière dont ils useraient de leur liberté et des risques juridiques que pourrait engendrer cet usage de la liberté, suivant qu'ils sont simples citoyens ou qu'ils sont journalistes, ça me semble risqué pour l'exercice même de la citoyenneté dans ce pays.

1:45:55
Locuteur

Et

1:45:55
Locuteur 8

compte tenu de cela, il me semble qu'il est le plus raisonnable aujourd'hui,

1:45:59
Locuteur

tout

1:45:59
Locuteur 8

en prenant bien en compte les risques et les évolutions nécessaires et la réflexion indispensable que le Sénat a commencé sur les risques de la liberté d'expression

1:46:10
Locuteur

au

1:46:11
Locuteur 8

moment et au temps d'Internet, nous ne pouvons pas établir des différences

1:46:16
Locuteur

entre

1:46:17
Locuteur 8

des citoyens

1:46:19
Locuteur

sur

1:46:19
Locuteur 8

la manière dont ils seraient, dont ils peuvent exercer leur liberté d'expression en fonction du fait qu'ils sont journalistes ou simples citoyens. La liberté, elle est pour tous

1:46:28
Locuteur

et

1:46:28
Locuteur 8

Internet renforce la liberté pour tous.

1:46:31
Locuteur

Il

1:46:31
Locuteur 8

ne s'agit pas aujourd'hui de donner à un citoyen qui n'est pas journaliste la capacité

1:46:38
Locuteur

d

1:46:39
Locuteur 8

'être plus facilement, d'avoir finalement des risques complémentaires lorsqu'il utilise cette liberté et lorsqu'il use de cette liberté.

1:46:46
Locuteur

Merci

1:46:47
Christian Eckert

monsieur le comte. J'ai été saisi à madame Morin de Sailly.

1:46:53
Locuteur

Oui,

1:46:54
Locuteur 3

j'ai une simple question à madame le rapporteur qui nous a expliqué l'objet de son amendement qui visait à exonérer j'ai bien noté les journalistes professionnels y compris pigistes et correspondants de presse et je voulais lui dire qu'ouïe des directeurs de publication ou éditeurs parce qu'il me semble que dans la chaîne de responsabilité pénale ce sont bien eux qui sont en première ligne quand il y a un problème avec un article un journal. Voilà, c'était une question que je voulais mettre au débat. Merci.

1:47:27
Christian Eckert

En débat. Merci madame Morin de Sailly madame la rapporteure pour répondre à la question.

1:47:34
Locuteur 4

Merci monsieur le président. Il faut distinguer la responsabilité civile de la responsabilité pénale. Dans un cas il y a une chaîne de responsabilité et donc l'implication du directeur de la publication et dans l'autre seul celui qui a commis la faute en quelque sorte c

1:47:54
Locuteur

'est

1:47:54
Locuteur 4

-à

1:47:54
Locuteur

-dire

1:47:54
Locuteur 4

qui est à l'origine est concerné. Donc voilà la distinction chers collègues.

1:47:59
Locuteur

Merci madame

1:48:00
Christian Eckert

la rapporteure. Si vous n'êtes d'accord chers collègues j'ai été saisi d'une demande de scrutin public par la commission spéciale et le groupe socialiste et républicain sur l'amendement numéro 677 du gouvernement. Je vous rappelle que l'avis de la commission est défavorable et qu'il va être procédé donc au scrutin public dans les conditions fixées par notre règlement.

1:48:29
Locuteur

Sur

1:48:29
Christian Eckert

l'amendement 748 nombre de votants 342 nombre de suffrages exprimés 337 pour l'adoption 197 contre 140 le Sénat a adopté.

1:48:47
Locuteur

Un

1:48:48
Christian Eckert

amendement 676 présenté par le gouvernement monsieur le ministre.

1:48:53
Locuteur 9

Oui monsieur le président nous sommes toujours dans la même philosophie.

1:48:57
Locuteur

la

1:48:58
Locuteur 9

commission spéciale a modifié l'article 37 afin de généraliser la possibilité de requalification des délits de presse à l'audience. Je dis bien de généraliser la requalification.

1:49:09
Locuteur

Là

1:49:09
Locuteur 9

encore le gouvernement ne peut que s'y opposer.

1:49:12
Locuteur

En

1:49:12
Locuteur 9

effet la loi de 1881

1:49:15
Locuteur

que

1:49:16
Locuteur 9

nous souhaitons protéger je n'en doute pas les uns et les autres

1:49:18
Locuteur

assure

1:49:19
Locuteur 9

un équilibre entre la liberté d'expression et la répression des abus de cette liberté

1:49:23
Locuteur

et

1:49:24
Locuteur 9

l'interdiction de requalifier constitue un élément essentiel de cet équilibre qui reste toujours précaire et qu'il faut donc défendre.

1:49:33
Locuteur

Il

1:49:34
Locuteur 9

ne paraît possible d'y déroger comme le prévoyait le projet de loi que pour les diffamations et injures racistes ou discriminatoires car celles-ci peuvent concerner des groupes de personnes.

1:49:44
Locuteur

Il

1:49:45
Locuteur 9

en découle mesdames et messieurs les sénateurs que la distinction entre l'injure et la diffamation est plus difficile à établir que pour les diffamations et injures de droit commun concernant des personnes individuellement identifiées.

1:49:57
Locuteur

Je

1:49:57
Locuteur 9

voudrais vous rappeler l'avis du Conseil d'Etat qui a été rendu public et qui a choisi de disjoindre une partie des ajouts

1:50:04
Locuteur

que

1:50:05
Locuteur 9

propose désormais la commission spéciale et notamment la possibilité de requalifier toutes les infractions de presse entre elles à injures, provocations à la haine, à la violence et à la diffamation.

1:50:16
Locuteur

En

1:50:16
Locuteur 9

conséquence, le gouvernement vous demande d'adopter cet amendement qui rétablit les dispositions retenues en première lecture à l'Assemblée nationale et qui surtout limite la possibilité de requalifier au seul délit discriminatoire.

1:50:31
Locuteur

Différence

1:50:32
Locuteur 9

essentielle bien sûr avec la généralisation de la requalification qui est prévue par la commission spéciale.

1:50:36
Christian Eckert

Merci monsieur le ministre. Madame la rapporteure.

1:50:39
Locuteur

Merci

1:50:40
Locuteur 4

monsieur le président. Monsieur le ministre, votre amendement porte sur la suppression de l'extension de la possibilité de requalifier les délits de presse. Donc avec cet amendement, vous revenez sur les amendements de messieurs Pillet, Swahili et Richard adoptés par la commission spéciale. En effet, l'impossibilité pour le juge de requalifier les faits dont il est saisi ne se justifie plus aujourd'hui et contribue à affaiblir très substantiellement les mécanismes répressifs de la loi de juillet 81. En effet, même s'il est mal qualifié, l'abus de la liberté d'expression existe bien.

Limiter ce retour au droit commun de la procédure pénale à un nombre restreint d'infractions de presse comme vous le proposez, en fonction de certains délits, me paraît entraîner un risque d'incohérence, de rupture d'égalité manifeste de la loi de 1881. Il nous semble donc préférable de permettre au juge de requalifier tous les délits de presse dont il est saisi. votre dispositif semble s'arrêter au milieu du guet ou bien la requalification est possible dans la loi de 1881 et il convient de la permettre pour tous les délits ou bien la requalification n'est pas permise.

Il me semble que le texte de notre commission spéciale présente l'avantage de la cohérence donc vous l'avez bien saisi monsieur le ministre. C'est un avis défavorable.

1:52:04
Locuteur

Merci

1:52:05
Christian Eckert

madame la rapporteure.

1:52:07
Locuteur

Monsieur

1:52:07
Christian Eckert

Pilet.

1:52:12
Locuteur

Merci

1:52:12
Locuteur 2

monsieur le président. Madame la rapporteure encore une fois c'est un festival ce soir qui était particulièrement clair sur la motivation en droit et en fait qui justifie le rejet de l'amendement du gouvernement. J'y ajoute encore une chose qui me fascine un peu cette fin de soirée.

1:52:32
Locuteur

Tout

1:52:32
Locuteur 2

est défiance

1:52:34
Locuteur

vis

1:52:34
Locuteur 2

-à-vis du juge.

1:52:35
Locuteur

Tout

1:52:36
Locuteur 2

est défiance vis-à-vis du juge. Or là en l'espèce qui va décider de requalifier c'est le magistrat c'est le juge

1:52:44
Locuteur

et

1:52:45
Locuteur 2

comme tout à l'heure je l'ai indiqué

1:52:47
Locuteur

pourquoi

1:52:48
Locuteur 2

douter de l'autorité judiciaire dont on ne doute pas et de l'indépendance et de l'objectivité et de la transparence. Dans ce débat il y a quelque chose

1:52:59
Locuteur

qui

1:53:00
Locuteur 2

est invisible mais que je ressens c'est le doute la mise en cause de l'autorité judiciaire.

1:53:08
Locuteur

Merci. Bien.

1:53:11
Christian Eckert

J'ai été saisi

1:53:13
Locuteur

mes

1:53:14
Christian Eckert

chers collègues Monsieur Assouline j'ai été saisi d'une demande de scrutin public par la commission spéciale sur l'amendement 676 qui a été présenté par le gouvernement.

1:53:28
Locuteur

Monsieur

1:53:28
Christian Eckert

le ministre vous souhaitiez vous exprimer une explication de vote

1:53:32
Locuteur 9

pas de vote monsieur

1:53:38
Locuteur

ça

1:53:38
Locuteur 9

viendra peut-être mais pas tout de suite en tout cas je voudrais réinsister sur l'avis du conseil d'état je ne voudrais pas en cause la pertinence du juge monsieur Pillet mais l'avis du conseil d'état estime l'impossibilité générale de requalifier qui constitue une part consubstantielle de ce qui fait notre équilibre en matière de respect de la loi de 1881 ce sont des garanties essentielles qu'il faut préserver vous passez outre ces garanties essentielles c'est la responsabilité que vous prenez en tout cas je ne peux pas moi y contribuer je me limiterai à l'avis qui me paraît juste du conseil d'état et qui manifestement n'est pas reprise en compte y compris dans votre analyse madame la rapporteure

1:54:27
Locuteur

merci

1:54:27
Christian Eckert

monsieur le ministre

1:54:28
Locuteur

donc

1:54:30
Christian Eckert

là vraiment pour une explication de vote monsieur Assouline

1:54:32
Locuteur

c

1:54:33
Locuteur 7

'est une phrase on a eu le débat général tout à l'heure mais là on touche vraiment au coeur et je n'ai pas eu une argumentation j'ai entendu ce qui a pu être dit par les uns et les autres pour justifier cette modification mais la question de la requalification est au coeur même

1:54:51
Locuteur

de

1:54:52
Locuteur 7

la loi de 1881 cette façon de dire bon ben les juges requalifieront sans sans étude d'impact d'ailleurs encore sur ce que ça va signifier les juges vont pouvoir tout faire par milliers de contentieux de requalifications etc il n

1:55:10
Locuteur

'y a

1:55:10
Locuteur 7

pas de problème on sait qu'aujourd'hui ils n'ont que ça à faire d'ailleurs qu'ils ne

1:55:14
Locuteur

sont

1:55:14
Locuteur 7

pas débordés et on sait que votre camp politique propose l'augmentation des personnels de justice alors qu'il en a réduit quand il était au pouvoir donc tout ça est dans l'incohérence totale parce qu'il faut de façon précipitée je le dis bien régler un problème qui est tout à fait sérieux

1:55:32
Locuteur

que

1:55:33
Locuteur 7

nous devons aborder

1:55:34
Locuteur

que

1:55:35
Locuteur 7

nous devons aborder avec précision y compris avec les magistrats

1:55:38
Locuteur

qui

1:55:39
Locuteur 7

peuvent nous dire

1:55:39
Locuteur

parce

1:55:40
Locuteur 7

que et je finis

1:55:42
Locuteur

le

1:55:43
Locuteur 7

rapport il est pas mal sur le constat

1:55:47
Locuteur

mais

1:55:48
Locuteur 7

sur la façon de soigner sur les préconisations concrètes qui rentrent dans une loi

1:55:53
Locuteur

et

1:55:54
Locuteur 7

c'est là toute la difficulté il ne disait pas grand chose et donc n'essayez pas de dire qu'on dénigrerait le rapport qui avait déjà tout dit ce n'est pas vrai

1:56:04
Locuteur

le

1:56:05
Locuteur 7

rapport a dit des choses essentielles mais quand on doit juridiquement faire dans la dentelle pour ne pas déstabiliser un dispositif qui existe depuis 1880 et qui a été à chaque fois aménagé à ce moment là il faut peut-être un peu plus de temps un peu plus de consensus et un peu plus de discussion avec ceux qui sur le terrain devront faire appliquer les choses donc là franchement rejet de ce que propose la commission et avec le gouvernement qui ne dit pas le débat est clos qui dit on revient au dispositif de l'Assemblée nationale et on se donne le temps

1:56:44
Christian Eckert

merci monsieur Assouline

1:56:46
Locuteur

donc

1:56:46
Christian Eckert

plus d'explications de vote

1:56:52
Locuteur

allez

1:56:53
Christian Eckert

-y mon cher collègue

1:56:55
Locuteur

non bien donc

1:56:58
Christian Eckert

j'ai été saisi d'une demande de scrutin public par la commission spéciale sur cet amendement 676 présenté par le gouvernement

1:57:06
Locuteur

je

1:57:07
Christian Eckert

vous rappelle que l'avis de la commission est défavorable et qui va être procédé

1:57:12
Locuteur

au

1:57:13
Christian Eckert

scrutin public bien sûr dans les conditions fixées par notre règlement

1:57:18
Locuteur

le

1:57:22
Christian Eckert

scrutin est ouvert

1:57:23
Locuteur

donne

1:58:20
Christian Eckert

le demande à voter le scrutin est clos

1:58:22
Locuteur

voici

1:59:43
Christian Eckert

le résultat donc sur l'amendement 676 nombre de votants 342 nombre de suffrages exprimés 337 pour l'adoption 146

1:59:55
Locuteur

contre

1:59:56
Christian Eckert

l'adoption 191

1:59:58
Locuteur

le

1:59:59
Christian Eckert

Sénat n'a pas adopté

2:00:00
Locuteur

je

2:00:02
Christian Eckert

suis saisi de deux amendements qui font l'objet d'une discussion commune le 678 monsieur le ministre

2:00:09
Locuteur

oui

2:00:11
Locuteur 9

monsieur le président ce sera le dernier amendement de suppression proposé par le gouvernement qui effectivement souhaite

2:00:22
Locuteur

voir

2:00:24
Locuteur 9

modifier et supprimer les dispositions introduites par la commission spéciale du Sénat prévoyant que le point de départ de la prescription et là nous sommes sur des choses extrêmement précises concrètes que le point de départ de la prescription en cas de délit de presse commis sur internet

2:00:43
Locuteur

ne

2:00:44
Locuteur 9

commence à courir que lorsque cesse la diffusion en ligne du message

2:00:48
Locuteur

je

2:00:49
Locuteur 9

répète

2:00:50
Locuteur

que

2:00:50
Locuteur 9

lorsque cesse la diffusion en ligne du message

2:00:54
Locuteur

ces

2:00:55
Locuteur 9

dispositions tout d'abord même si je ne doute pas de la sincérité du travail encore une fois de la commission spéciale sont contraires à la constitution

2:01:06
Locuteur

en

2:01:07
Locuteur 9

effet le conseil constitutionnel et là pas le conseil d'état

2:01:09
Locuteur

le

2:01:10
Locuteur 9

conseil constitutionnel saisit d'une disposition similaire de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance en l'économie numérique l'a déclaré contraire à la constitution au motif je cite

2:01:20
Locuteur

que

2:01:21
Locuteur 9

la différence de régime instauré par les dispositions critiquées dépasse manifestement ce qui serait nécessaire pour prendre en compte la situation particulière des messages exclusivement disponibles sur un support informatique

2:01:33
Locuteur

il

2:01:34
Locuteur 9

n'y a pas lieu

2:01:34
Locuteur

madame

2:01:36
Locuteur 9

la rapporteure que le conseil est aujourd'hui une autre interprétation

2:01:41
Locuteur

cette

2:01:41
Locuteur 9

différence de régime est d'ailleurs d'autant moins justifiée aujourd'hui que les délits de presse à caractère raciste et discriminatoire se prescrivent par

2:01:48
Locuteur

un

2:01:49
Locuteur 9

an

2:01:49
Locuteur

et

2:01:50
Locuteur 9

non trois mois

2:01:52
Locuteur

au

2:01:53
Locuteur 9

delà là encore je veux poser des mots précis sur les dispositions introduites en commission

2:01:59
Locuteur

pour

2:02:00
Locuteur 9

une publication en ligne

2:02:01
Locuteur

le

2:02:02
Locuteur 9

délai de prescription je reprends la formule le travail qui a été le vôtre pour une publication en ligne le délai de prescription ne commencerait à courir

2:02:13
Locuteur

qu

2:02:14
Locuteur 9

'au retrait de cette publication autrement dit un fait délictueux

2:02:20
Locuteur

commis

2:02:20
Locuteur 9

au 1er janvier 2017

2:02:22
Locuteur

pourrait

2:02:23
Locuteur 9

être encore poursuivi sur ce fondement s'il n'y a pas de retrait de la publication en ligne

2:02:28
Locuteur

en

2:02:29
Locuteur 9

2027 en 2037 en 2047

2:02:33
Locuteur

encore

2:02:34
Locuteur 9

une fois parce que la publication n'aurait pas été retirée permettez-moi de réinsister de manière la plus pédagogique possible

2:02:41
Locuteur

de

2:02:42
Locuteur 9

fait c'est l'imprescribilité quasi général crédibilité pardon l'imprescribilité il est un peu tard je m'en excuse quasi général

2:02:53
Locuteur

pour

2:02:54
Locuteur 9

ne pas dire général tout court d'ailleurs que l'on organise en matière de publication en ligne alors même que la prescription permet de mettre fin au litige

2:03:03
Locuteur

dans

2:03:03
Locuteur 9

une proposition de loi que vous étudierez ce jeudi

2:03:06
Locuteur

aujourd

2:03:06
Locuteur 9

'hui même

2:03:07
Locuteur

c

2:03:07
Locuteur 9

'est ce que rappellent avec force ces auteurs

2:03:09
Locuteur

mesdames

2:03:10
Locuteur 9

et messieurs les sénateurs je vous invite vraiment à accepter l'idée que la prescription est un facteur de paix sociale alors même que si elle n'existe pas les litiges ne prennent jamais fin y compris lorsqu'ils sont mineurs c'est donc le sens de cet amendement de suppression que j'ai l'honneur de soumettre à votre appréciation

2:03:27
Christian Eckert

merci monsieur le ministre madame la rapporteure sur le 749

2:03:33
Locuteur 4

merci monsieur le président donc effectivement l'amendement proposé vise à allonger la prescription des délits de presse de trois mois à un an uniquement lorsque les faits sont commis sur internet donc monsieur le ministre vous avez et certains ont évoqué le caractère tardif de nos amendements je rappelle que les dispositions législatives permettent aux rapporteurs et au gouvernement de déposer et ça nous est arrivé voilà moi aujourd'hui vous hier voilà mais nous respectons les choses mais vous l'avez souligné je crois qu'il y

2:04:09
Locuteur

a

2:04:09
Locuteur 4

une vraie volonté de la commission d'améliorer les choses et c'est dans ce sens que nous avons peaufiné notre copie en tout cas le texte de la commission issu de l'adoption des deux amendements identiques de messieurs Pilet et Soili assimile les infractions de presse commises sur internet à des infractions continues tant que l'effet perdure le point de départ du délai de prescription est reporté

2:04:37
Locuteur

à

2:04:38
Locuteur 4

la suite effectivement de réflexions il apparaît préférable d'allonger le délai de prescription de trois mois à un an lorsque les faits sont commis sur internet afin d'accorder un délai raisonnable aux victimes pour porter plainte sans modifier le point de départ du délai de prescription qui restait fixé au jour de l'infraction

2:05:01
Locuteur

l

2:05:02
Locuteur 4

'allongement à un an de la prescription pour les délits commis sur internet est conforme au principe constitutionnel comme le relevait le conseil constitutionnel en juin 2004 enfin de surcroît monsieur le ministre vous conviendrez avec moi que l'allongement que nous proposons s'inscrit dans la logique du texte que vous-même avez proposé en allongeant la prescription des contraventions de presse

2:05:26
Locuteur

injures

2:05:27
Locuteur 4

et diffamations non publiques à un an il serait donc incohérent que des contraventions par exemple un courriel privé raciste

2:05:35
Locuteur

soit

2:05:36
Locuteur 4

prescrite par une année quand certains délits tout aussi graves un jour public serait prescrit par trois mois

2:05:43
Locuteur

pourquoi

2:05:44
Locuteur 4

est-il nécessaire de revenir

2:05:46
Locuteur

de

2:05:47
Locuteur 4

prévoir une prescription plus longue on sait bien que les technologies de l'internet accroisent non seulement la persistance des contenus dans l'espace public mais surtout facilitent leur accessibilité et je voudrais aussi peut-être anticiper une question qui va être posée pourquoi maintient-on un délai de trois mois lorsqu'il s'agit d'une reproduction d'un support papier il est nécessaire de fixer un point de départ au délai de prescription seule la date de la première publication peut être retenue pour une infraction donc quand il y a reproduction d'un support papier sur internet le départ est bien celui de la première publication

2:06:32
Locuteur

et

2:06:33
Locuteur 4

bien j'en ai terminé monsieur le président ça tombe bien car je crois que vous me rappelez à l'ordre et puis alors je vais terminer avec le mot de la fin monsieur le ministre pardonnez-moi mais naturellement compte tenu de ce que je viens de proposer j'ai mis un avis défavorable à l'amendement 678 que vous portiez parce que le délai est trop court

2:06:51
Locuteur

merci madame la

2:06:52
Christian Eckert

rapporteure donc monsieur le ministre sur le 749

2:06:58
Locuteur

votre

2:06:59
Christian Eckert

avis

2:06:59
Locuteur

c

2:07:00
Locuteur 9

'est un duel presque d'ordre juridique madame la rapporteure

2:07:06
Locuteur

vite

2:07:07
Locuteur 9

trop vite

2:07:08
Locuteur

même

2:07:09
Locuteur 9

si je reconnais que conscient des difficultés vous avez souhaité proposer une nouvelle rédaction par rapport au travail initial de la commission spéciale

2:07:18
Locuteur

cette

2:07:19
Locuteur 9

nouvelle rédaction sauf erreur de ma part reprend une proposition de loi de monsieur Cléache déposée ici en 2008

2:07:24
Locuteur

la

2:07:26
Locuteur 9

proposition de loi 2008 qui faisait suite d'ailleurs à la décision du conseil constitutionnel du 10 juin 2004 qui a été rappelé qui précisait qu'une différence de délai de prescription entre les publications papier et les services de communication publique en ligne dépassait manifestement entre guillemets ce qui serait nécessaire pour prendre en compte la situation particulière des messages exclusivement disponibles sur un support électronique telle était l'expression du conseil constitutionnel or

2:07:55
Locuteur

depuis

2:07:55
Locuteur 9

2004 le législateur a choisi pour permettre la poursuite des infractions les plus graves commises sur internet d'étendre le délai de prescription de ces infractions

2:08:04
Locuteur

le

2:08:04
Locuteur 9

choix était fait de ne pas différencier les délais de prescription en fonction du support de l'infraction mais en fonction de la nature et de la gravité des infractions

2:08:12
Locuteur

cette

2:08:13
Locuteur 9

solution mesdames et messieurs les sénateurs a été validée en 2013 par le conseil constitutionnel

2:08:17
Locuteur

en

2:08:18
Locuteur 9

revenant sur cette distinction des délais de prescription institués en fonction des infractions pour la fonder sur les supports de l'effusion madame la rapporteure l'égalité de traitement entre les auteurs d'infraction serait rompue

2:08:31
Locuteur

par

2:08:32
Locuteur 9

votre initiative

2:08:32
Locuteur

par

2:08:33
Locuteur 9

ailleurs la formulation de l'amendement instaure une différence de traitement

2:08:37
Locuteur

entre

2:08:38
Locuteur 9

les sites d'information selon qu'ils sont ou non la déclinaison d'un titre de presse imprimée

2:08:43
Locuteur

ce

2:08:44
Locuteur 9

qui est totalement injustifié au principe du regard du principe d'égalité très simplement

2:08:51
Locuteur

peut

2:08:52
Locuteur 9

-être même de la fiscalité monsieur le sénateur les services de presse tout en ligne participent autant que la presse imprimée

2:08:59
Locuteur

et

2:08:59
Locuteur 9

oui et de plus en plus d'ailleurs au pluralisme de l'information et à l'information des citoyens et vous savez d'ailleurs que certains supports d'ailleurs aujourd'hui n'existent plus qu'en

2:09:09
Locuteur

ligne

2:09:10
Locuteur 9

et sont appréciés en tant que tel par leur lecteur je suis donc contraint madame la rapporteure de mettre un avis défavorable à votre amendement en cohérence avec l'amendement que je présente j'ai bien entendu que nous n'étions pas d'accord sur l'interprétation mais il me semble que sur ces délais de prescription nous touchons là une forme de totem qui serait vraiment très grave pour la liberté de la presse

2:09:34
Locuteur

merci

2:09:35
Christian Eckert

monsieur le ministre

2:09:37
Locuteur

madame

2:09:38
Christian Eckert

la rapporteure

2:09:39
Locuteur

je serai

2:09:40
Locuteur 4

brève je voulais juste répondre à un élément que vous évoquiez monsieur le ministre sur la différence de traitement juste pour rappeler qu'un délit d'apologie de crime contre l'humanité sur internet c'est 7 ans

2:09:57
Locuteur

et

2:09:58
Locuteur 4

sur un autre support c'est 5 ans donc on a déjà des décalages qui

2:10:01
Locuteur

existent madame

2:10:05
Christian Eckert

la rapporteure alors j'ai demande d'explication de vote plusieurs madame Morin de Saillet oui

2:10:11
Locuteur 3

c'est une nouvelle question madame le rapporteur quant à la rédaction de son amendement donc qui a introduit cette exception qui spécifie en cas de reproduction d'un contenu d'une publication diffusée sur support papier j'attire son attention sur la réalité ce qu'est une entreprise de presse aujourd'hui ce n'est pas simplement la reproduction d'un support à l'eau d'un même texte d'ailleurs il y

2:10:36
Locuteur

a

2:10:36
Locuteur 3

des modifications qui interviennent en cours de journée parfois le texte numérique est publié avant même le texte papier qui est publié dans l'édition du soir et puis aussi et surtout de plus en plus les entreprises de presse publient des articles complémentaires qui sont voilà pas forcément édités sous forme papier donc on introduirait là une différence de traitement selon le type de texte et la façon et le support sur lequel il serait édité donc moi ça me pose problème parce que je pense qu'on nie la réalité de ce qu'est une entreprise de presse du 21ème siècle et ce qu'elle est de plus en plus amenée à devenir donc voilà je voulais partager cette réflexion importante avec vous d'autant qu'il ne faudrait pas que ça conduise à une forme d'auto-censure des entreprises de presse qui se disent on prend trop de risques à publier sur internet alors qu'on est plutôt dans un mouvement d'encouragement aux entreprises de presse pour qu'elles se numérisent précisément parce que le modèle papier est un modèle non pas qui a vécu je pense qu'il va se compléter mais au demeurant on sait bien que les entreprises vivent leur mutation numérique toutes les entreprises au demeurant vivent leur mutation numérique et elles peinent déjà à trouver leur équilibre économique sur le web donc là on introduirait peut-être quelque chose qui serait préjudiciable je me permets d'attirer l'attention sur ce sujet particulier

2:12:05
Locuteur

merci

2:12:06
Christian Eckert

madame Mourad de Sailly

2:12:11
Locuteur 7

merci monsieur le président très rapidement je crois

2:12:16
Locuteur

je

2:12:17
Locuteur 7

crois que là on touche encore

2:12:20
Locuteur

à

2:12:21
Locuteur 7

des débats finalement qu'on a eu sous d'autres formes concernant le net et le numérique

2:12:26
Locuteur

quand

2:12:26
Locuteur 7

on parlait de culture quand on parlait de musique de cinéma de droit d'auteur etc il y a toujours deux tentations

2:12:32
Locuteur

ou

2:12:34
Locuteur 7

parce que la révolution numérique vient perturber la façon dont le droit régulait ses productions et ses expressions

2:12:42
Locuteur

et on

2:12:44
Locuteur 7

réagit par des mesures de répression qui changent le droit tel qu'il existait sous les formes autres là c'est le papier pour la musique c'était le vinyle etc où

2:12:57
Locuteur

on

2:12:58
Locuteur 7

dit liberté totale on enlève le droit existant d'avant parce que c'est obsolète il y a la révolution numérique et ces deux tendances sont absolument mortifères et se renvoient l'une à l'autre d'ailleurs en réalité nous devons maintenir le droit tel qu'il existe

2:13:13
Locuteur

parce

2:13:14
Locuteur 7

qu'il était protecteur

2:13:17
Locuteur

ne

2:13:18
Locuteur 7

pas distinguer ce qui est presse numérique et presse papier nous l'avons dit par la fiscalité en alignant

2:13:24
Locuteur

la

2:13:24
Locuteur 7

presse numérique sur la presse papier parce qu'on a dit qu

2:13:27
Locuteur

'il

2:13:28
Locuteur 7

y avait indifférenciation des supports en ce qui concerne la presse et adapter ce droit à la révolution numérique

2:13:36
Locuteur

en

2:13:37
Locuteur 7

s'assurant de façon très précise qu'on n'atteint pas au droit qu'on avait déjà pour la presse papier et je peux transposer sur la musique sur le cinéma etc avec tout ce que l'on a à faire pour protéger les droits d'auteur pour protéger les droits de création c'est la même méthode arrêtons de où on met tout en l'air où on réprime il faut absolument maîtriser les choses et je crois que sur la prescription il n'y a absolument aucune raison de distinguer la presse papier de la presse numérique

2:14:08
Locuteur

on

2:14:09
Locuteur 7

a distingué les infractions racisme etc mais c'est égal pour les uns et pour les autres

2:14:17
Locuteur

par

2:14:18
Locuteur 7

contre en termes de délai à partir du moment où vous avez reconnu que vous aviez commis une erreur en amendant ce qu'avait fait la commission spéciale qui créait l'imprescribilité

2:14:29
Locuteur

je

2:14:29
Locuteur 7

ne sais pas pourquoi vous mettez un an au lieu des trois mois existants je ne comprends pas

2:14:33
Locuteur

et

2:14:33
Locuteur 7

que vous le proposez que pour la presse numérique parce qu'à la règle vous pouvez dire trois mois ce n

2:14:37
Locuteur

'est

2:14:37
Locuteur 7

pas assez pour la presse en général donc mettons tout un an il y aurait une logique mais pourquoi vous le faites pour la presse numérique ce n

2:14:45
Locuteur

'est

2:14:45
Locuteur 7

pas compréhensible et pour la neutralité du support qui est un argument fort que nous avons défendu à la commission culture je soutiens l'amendement de suppression du gouvernement avec le groupe

2:14:58
Locuteur

social

2:14:58
Christian Eckert

merci monsieur

2:14:58
Locuteur

Assouline

2:14:59
Locuteur 2

monsieur Pillet

2:15:01
Locuteur

si

2:15:01
Locuteur 2

je

2:15:01
Locuteur

ne suis pas

2:15:03
Locuteur 2

dans le débat sur la prescription trois mois un an je veux juste parler d'un problème de cohérence de notre droit il se trouve que dans le texte qui nous revient de l'assemblée nationale sans que ça ait choqué qui que ce soit d'ailleurs le délai de prescription pour les contraventions les contraventions de provocation de diffamation et d'injure racial ou discriminatoire non public a été allongé à un an

2:15:29
Locuteur

pour

2:15:29
Locuteur 2

une contravention

2:15:30
Locuteur

et

2:15:31
Locuteur 2

on voudrait que pour des délits on limite la prescription à trois mois moi je vous dis c'est plus du droit en tout cas c'est plus d'état d'état de droit dernier point dernière incohérence deuxième incohérence

2:15:43
Locuteur

quelle

2:15:44
Locuteur 2

est la véritable position du gouvernement

2:15:45
Locuteur

je

2:15:46
Locuteur 2

m'étonne parce que ce matin nous avons parté en commission des lois d'un autre texte qui a très précisément la prescription

2:15:54
Locuteur

où

2:15:54
Locuteur 2

on va doubler la prescription pour les crimes doubler la prescription pour les délits c'est à dire qu'on va passer de 10 à 20 ans de 3 à 6 ans et dans ce texte qui par nature devait recevoir ces amendements sur la prescription nous avons réétudié

2:16:11
Locuteur

l

2:16:12
Locuteur 2

'exact amendement qui nous est proposé

2:16:14
Locuteur

par

2:16:15
Locuteur 2

notre rapporteur dans le texte actuel et dans ce cas là

2:16:19
Locuteur

le

2:16:20
Locuteur 2

ministère de la justice monsieur Orvoas nous a donné son accord alors quelle est la position du gouvernement

2:16:27
Christian Eckert

merci monsieur Piley monsieur Gatolin

2:16:32
Locuteur

oui

2:16:33
Christian Eckert

merci monsieur le président j'ai l'impression parfois qu'on est un peu dans le monde farfelu je veux bien la cohérence du droit mais je crois qu'il faut savoir exactement ce qu'est internet quand on dit le délai de prescription commence à la fin du retrait de la publication mais c'est méconnaître ce qu'est internet rien ne disparaît totalement d'internet ainsi une personne va retirer son texte il aurait été repris par les réseaux sociaux qui l'auront diffusé

2:17:01
Locuteur 9

qui continueront donc il n'y a pas de délai de prescription vous êtes dans l'imprescribable le truc où on ne peut pas prescrire vous voyez ce que je veux dire c'est à dire que le média le support le support lui-même ne rend impossible

2:17:14
Locuteur

c

2:17:15
Locuteur 7

'est pour ça qu'il faut essayer avant de faire du droit sur internet il faut essayer de comprendre la nature de ce média parce que si on commence à répliquer à chaque fois les vieilles logiques d'antan on se plante sur internet internet moi j

2:17:30
Locuteur 9

'ai participé et j'ai gagné des procès pour obtenir des retraits de choses diffamatoires et bien le site en question retirait je faisais trois mois après une recherche sur un site de référencement un moteur de recherche le texte réapparaissait

2:17:46
Locuteur

donc

2:17:47
Locuteur 9

on ne peut pas prendre la

2:17:49
Locuteur 7

fin de publication parce que là l'auteur n

2:17:51
Locuteur

'est

2:17:51
Locuteur 7

même plus responsable l'éditeur premier n'est même plus responsable de cela donc essayons partons de la date de publication et allongeons mais prenons pas la date de retrait

2:18:02
Locuteur 9

enfin je crois qu'on est dans le monde farfolu de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent je vous dis il

2:18:06
Locuteur

y

2:18:06
Locuteur 9

a une particularité d'internet penchez-vous et là il va falloir peut-être adapter le droit à cette réalité plutôt que croire que le droit va changer une

2:18:15
Christian Eckert

réalité d'une révolution technologique je vous remercie je

2:18:18
Locuteur

vous remercie

2:18:18
Christian Eckert

pour cette raison donc nous soutiendrons l'amendement du gouvernement et nous voterons contre l'autre amendement merci monsieur Gatelin monsieur Buffet

2:18:28
Locuteur

non bien monsieur

2:18:31
Locuteur 9

le ministre simplement pour ne pas rallonger quand même le délai pour dire à monsieur Pillet que il y

2:18:40
Locuteur

aura

2:18:40
Locuteur 9

prescription mais une heure moins dix c'est une bonne heure pour travailler madame la sénatrice le délai d'un an il est cohérent monsieur Pillet puisque c'est le délai qui est le même pour toutes les infractions racistes ou à caractère discriminatoire dans les lois de la presse donc nous nous sommes alignés sur justement avec un souci de cohérence deuxièmement sur la PPL qui vous sera présentée demain prescription pénale elle a trait aux prescriptions du code pénal et en général et ici nous sommes sur une loi pénale spéciale vous le savez bien donc il n

2:19:18
Locuteur

'est

2:19:18
Locuteur 9

pas étonnant qu'il puisse y avoir des divergences en tout cas des différences entre les deux textes

2:19:23
Christian Eckert

merci monsieur le ministre

2:19:26
Locuteur

donc

2:19:26
Christian Eckert

j'ai été saisi d'une demande de scrutin public par la commission spéciale sur cet amendement 678

2:19:35
Locuteur

en

2:19:36
Christian Eckert

vous rappelant que l'avis de la commission est défavorable et que nous allons procéder au scrutin public le résultat sur l'amendement 678 nombre de votants 342 nombre de suffrages exprimés 339

2:19:51
Locuteur

pour

2:19:52
Christian Eckert

l'adoption 149 contre 190 le Sénat n'a pas adopté

2:19:59
Locuteur

alors

2:20:00
Christian Eckert

sur le 749 j'ai été saisi également d'une demande de scrutin public

2:20:04
Locuteur

par

2:20:05
Christian Eckert

la commission spéciale en vous rappelant que l'avis du gouvernement est défavorable et que nous allons procéder au scrutin public

2:20:14
Locuteur

voici

2:20:15
Christian Eckert

le résultat donc sur l'amendement 749

2:20:19
Locuteur

nombre

2:20:20
Christian Eckert

de votants 343 nombre de suffrages exprimés 341 pour l'adoption 198 contre l'adoption 143 le Sénat adopté

2:20:33
Locuteur

sur

2:20:34
Christian Eckert

l'article 37 j'ai été saisi

2:20:37
Locuteur

d

2:20:38
Christian Eckert

'une demande de scrutin public par le groupe Les Républicains

2:20:42
Locuteur

il

2:20:43
Christian Eckert

va donc être procédé au scrutin public

2:20:45
Locuteur

dans

2:20:47
Christian Eckert

les conditions fixées par l'article 56 de notre règlement Voici le résultat

2:20:54
Locuteur

du

2:20:55
Christian Eckert

scrutin sur l'article 37 nombre de votants 343 nombre de suffrages exprimés 341

2:21:05
Locuteur

pour

2:21:06
Christian Eckert

l'adoption 198

2:21:09
Locuteur

contre

2:21:09
Christian Eckert

143

2:21:11
Locuteur

le

2:21:12
Christian Eckert

Sénat adopté

2:21:14
Locuteur

Voilà

2:21:15
Présentateur

pour les discussions des sénateurs autour du troisième volet de la loi égalité citoyenneté un troisième volet qui porte sur la lutte contre le racisme et les discriminations Leurs discussions doivent se conclure aujourd'hui avant un vote solennel mardi prochain

2:21:28
Locuteur

Vous

2:21:29
Présentateur

pouvez toujours voir et revoir tous les matins du Sénat sur publicsénat.fr Prochain rendez-vous de l'actualité parlementaire cet après-midi à 15h Ne manquez pas les questions d'actualité au gouvernement au sein de Sénat 360 avec Delphine Girard Très bonne journée sur les chaînes parlementaires