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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 29 décembre 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleSantéInstitutions & élections

Christiane Taubira, une primaire à gauche, les dernières mesures contre le Covid-19... Le 8h30 franceinfo de Guillaume Lacroix

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça y est, votre candidate part à l'assaut de l'Elysée ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Guillaume Lacroix, c'est une sorte d'inventaire cette tribune.

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Puis, elle dit, de ces désaccords, combien sont insurmontables ? La réponse, c'est quoi ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Elle ne dit pas ça aux chefs des partis, elle parle aux électeurs, c'est ça ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    Mais on ne peut pas être tout seul à décider qu'on ait une candidature au-dessus des autres.

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Donc elle dit quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « D'abord, Christiane Taubira, c'est une femme libre. Elle n'est plus membre du Parti Radical de Gauche depuis 2007. »
  • 2:22Invité politiqueChiffre
    « Christiane Taubira, c'est presque 100 000 personnes dans les comités de Taubira depuis deux ans, partout sur le territoire, qui sont des femmes et des hommes qui ne sont liés à aucun parti politique. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « 30 ans de vie politique, elle ne penserait rien. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « il n'y a pas de contrat social républicain sans une justice fiscale. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « à ce moment où la gauche est disqualifiée pour 2022, à ce moment où parfois même elle est humiliée, à ce moment où les Françaises et les Français attendent un chemin nouveau, il faut véritablement nous lever. »
  • 7:13Invité politiqueChiffre
    « Quelqu'un qui prend la parole sur les réseaux sociaux, un vendredi, 2,5 millions de vues en 24 heures. »
  • 16:44Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, on est à 180 000 cas de personnes contaminées »
  • 16:59Invité politiquePromesse
    « qui ne sont pas vaccinés et rendre la vaccination obligatoire. »
  • 19:53Invité politiqueFait
    « elle a toutes ses doses, elle a dit 20 fois sa confiance dans la science »
  • 20:20Invité politiqueFait
    « le président de la République était allé à Marseille écouter l'oracle Raoult pour nous expliquer comment nous en sortir. »
  • 23:21Invité politiqueFait
    « la constitution prévoit que la liberté de culte est totale comme d'ailleurs la démocratie »

Temps de parole

  • Guillaume Lacroix70 %
  • Invité12 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 28 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bienvenue, si vous nous rejoignez, France Info, Canal 27, ou France Info, la radio, deux antennes pour un seul invité que l'on va accueillir ensemble. Jean-François Akili, bonjour.

0:07
Invité

Bonjour Céline.

0:08
Présentateur

Et cet invité, c'est le président du Parti Radical de Gauche. Bonjour Guillaume Lacroix. Bonjour. Le Parti Radical de Gauche, pardon, c'est le parti de Christiane Taubira, qui annonce ce matin dans une tribune publiée dans Le Monde que le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Est-ce que ça y est, votre candidate part à l'assaut de l'Elysée ?

0:26
Guillaume Lacroix

D'abord, Christiane Taubira, c'est une femme libre. Elle n'est plus membre du Parti Radical de Gauche depuis 2007. C'est quelqu'un qu'on ne peut arrimer finalement, et c'est ce qui fait sa force, à aucun enfermement politique. C'est quelqu'un qui a montré un parcours de liberté, d'universalisme, qu'elle écrit ce matin. C'est une démarche de rassemblement. Son texte qui est publié dans Le Monde, c'est d'abord un manifeste, un manifeste à l'unité des Français, un manifeste au rassemblement de la gauche, un manifeste aussi de détermination politique pour ne pas oublier 2022.

C'est une démarche qu'effectivement mon parti, qui la connaît bien, puisqu'elle avait été en son temps candidate pour le PRG, a décidé de soutenir à l'unanimité.

1:05
Invité

Guillaume Lacroix, c'est une sorte d'inventaire cette tribune. Regardez, liste, les marqueurs de gauche, elle dit, services publics. Alors, elle commence par le choc climatique, l'école, justice sociale, salaire minimal. Et puis, il y a les sujets de divergences, sources d'énergie, Union européenne, TVA. Puis, elle dit, de ces désaccords, combien sont insurmontables ? La réponse, c'est quoi ?

1:24
Guillaume Lacroix

La réponse, c'est évidemment que beaucoup de ces désaccords sont souvent des désaccords plus identitaires, qui concernent les courants des partis politiques, des équilibres internes, mais qui ne concernent que, très rarement, les Françaises et les Français. Et Christiane Taubira, elle dit aux Françaises et aux Français d'abord.

1:40
Invité

Elle ne dit pas ça aux chefs des partis, elle parle aux électeurs, c'est ça ?

1:43
Guillaume Lacroix

Elle ne parle pas directement aux candidats et aux chefs de parti, elle sort de ce syndrome de la gauche nombriliste, qui ne fait que parler d'elle-même devant tout le monde. Christiane Taubira, depuis le début, depuis qu'elle a fait sa vidéo, elle ne fait que parler à la France, aux Françaises et aux Français, des sujets qui les concernent, et elle leur dit qu'il y a, dans ce pays, une gauche responsable, une gauche qui a des solutions anciennes, des solutions nouvelles, des solutions adaptées. Et finalement, elle est une candidature au-dessus, au-dessus des partis, au-dessus des problématiques de courant. Une candidature à la présidence de la République. Ça change quand même.

2:16
Présentateur

Mais on ne peut pas être tout seul à décider qu'on ait une candidature au-dessus des autres. Il faut que les autres en soient d'accord.

2:20
Guillaume Lacroix

Je n'ai pas le sentiment qu'elle soit toute seule. Christiane Taubira, c'est presque 100 000 personnes dans les comités de Taubira depuis deux ans, partout sur le territoire, qui sont des femmes et des hommes qui ne sont liés à aucun parti politique. C'est un parti politique pour l'instant, mais je ne doute pas qu'il y en aura bientôt d'autres qui soutiennent une démarche de rassemblement. C'est finalement cette idée que ce qui compte dans ce moment, c'est la capacité de la gauche à répondre aux problèmes de notre temps. Ça n'est pas de savoir si l'étiage de tel ou tel parti est à la hauteur de ses espérances. Les Français s'en moquent. Ils sont face à des problématiques énormes.

Crise sanitaire, crise climatique, crise économique, crise sociale, crise républicaine. Et à ce moment-là, il faudrait que la gauche leur parle de trébuchet de problèmes internes.

3:01
Invité

Donc elle dit quoi ? Elle dit Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et les autres, messieurs, oubliez vos égaux, venez avec moi, c'est moi devant.

3:08
Guillaume Lacroix

Elle dit, aujourd'hui, il y a une situation pour les Françaises et les Français, un devoir moral de la gauche d'y répondre, d'y répondre en étant très claire sur ses valeurs et sa capacité à affronter le réel. Et elle dit, au regard du parcours de liberté qui est le mien, parce que c'est ça sa force, parce qu'elle n'est la femme de personne en politique. Elle est Christiane Taubira, avec tout ce que cela comporte et représente. Elle dit, si le sujet, c'est aujourd'hui que la politique est enquistée parce que les partis n'arrivent pas à se mettre d'accord, il faut passer au-dessus, il faut apporter un message d'espoir aux Français et aux Français.

3:42
Présentateur

Mais ça, elle l'avait déjà dit, finalement, sur les réseaux sociaux. Là, il y a une tribune qui ne va pas beaucoup plus loin. C'est une sorte de dose de rappel, on va dire, de l'appel en rassemblement. Ça veut dire que, bon, la première dose, elle n'a pas suffi, en fait.

3:52
Guillaume Lacroix

Non, ce n'est pas vrai du tout. Moi, je crois que la première dose, elle était très claire. C'était une capacité simplement à dire une détermination et à se mobiliser. De cette première dose dont vous parlez, de cette première prise de parole de Christiane Taubira, en était issue l'idée de ses contradicteurs, de ses adversaires, de dire, mais Christiane Taubira, on ne sait pas ce qu'elle pense. Christiane Taubira, sous-entendu, elle ne penserait rien. 30 ans de vie politique, elle ne penserait rien. Eh bien, la pensée de Christiane Taubira, elle est ce matin exprimée clairement.

C'est une républicaine laïque, universaliste, une femme attachée à l'idée qu'il nous faut faire converger les solutions pour le climat, faire converger les solutions pour la justice sociale, pour la justice fiscale, parce qu'il n'y a pas de contrat social républicain sans une justice fiscale. Finalement, ce que dit Christiane Taubira, c'est les solutions, nous les avons. Nous sommes en capacité de les porter. Simplement, nous sommes inaudibles et disqualifiés parce que nous sommes divisés. Eh bien, si je peux réunir, je vais le faire. Je crois que c'est un acte de grande responsabilité.

4:46
Invité

Alors, il y a Christiane Taubira au-dessus des partis, puis il y a Guillaume Lacroix qui est le patron du PRG, le parti radical de gauche, bienvenue. Vous téléphonez, j'imagine, à Jean-Luc Mélenchon. Vous téléphonez à Yannick Jeanneau, vous vous parlez, vous vous tutoyez. Ils vous disent quoi de la candidature de Christiane Taubira ?

5:00
Guillaume Lacroix

Alors moi, j'ai pour habitude, contrairement à beaucoup de familles d'hommes politiques, de ne pas dévoiler la nature de mes conversations. Oui, nous nous parlons. Nous nous parlons depuis longtemps. Nous nous parlions déjà avant la démarche de Christiane Taubira. Nous continuerons de nous parler. Nous avons des accords, des désaccords, ça n'est pas nouveau. Moi, je crois au sens des responsabilités des partis. Les partis sont très souvent vilipendés, critiqués et pas toujours à tort.

5:23
Invité

Qu'est-ce que vous leur dites là, ce matin ?

5:24
Guillaume Lacroix

Moi, je leur dis, à ce moment de notre histoire collective, à ce moment où la gauche est disqualifiée pour 2022, à ce moment où parfois même elle est humiliée, à ce moment où les Françaises et les Français attendent un chemin nouveau, il faut véritablement nous lever, nous lever comme des femmes et des hommes de progrès de gauche. Ce que nous sommes historiquement, c'est notre devoir.

5:44
Présentateur

Mais encore une fois, ça veut dire que ces négociations, elles n'ont pas beaucoup avancé, en fait, depuis la première prise de parole de Christiane Taubira. Sinon, vous en auriez parlé. Vous auriez eu envie de dire, ça y est, ça commence à prendre.

5:52
Guillaume Lacroix

Je redis simplement que la démarche de Christiane Taubira, c'est d'abord une démarche qui s'adresse aux Françaises et aux Français. C'est une démarche qui s'adresse aux électreurs et aux électrices de gauche. Ensuite, il y a la responsabilité des partis. Je vous le disais, je crois que la responsabilité des partis, c'est d'organiser la démocratie. Eh bien, je dis simplement aux chefs de partis, qui sont mes homologues, celles et ceux avec qui je parle, je leur dis simplement, c'est notre devoir maintenant de nous réunir, de nous parler. C'est notre devoir maintenant de montrer que, oui, il y a des différences, mais il y a surtout une capacité de convergence.

Et c'est bien cela dont la France a besoin. Maintenant, ça veut dire qu'il y a urgence. Il y a toujours urgence quand une élection arrive et que la gauche, qui est quand même un élément fondateur de la vie de ce pays, est incapable de se faire entendre et d'être crédible.

6:34
Invité

Alors, Guillaume Lacroix, il y a les partis, comme vous dites, et puis à un moment donné, il faut qu'une décision arrive. Il n'y a pas un calendrier, mais il y a quand même une élection. Le 10 avril, le premier tour, le juge de paix, c'est le sondage, c'est ça, les sondages sont décriés aujourd'hui. Mais parce qu'à un moment donné, parce que l'horizon s'est mis janvier pour Christiane Taubira, il faudrait bien qu'elle se dise, j'y vais, j'y vais pas. Là, pour l'instant, il s'appelle Cluster 17. C'est un institut qui a dit 7% il y a 6 jours pour Christiane Taubira ex nihilo, si je puis dire. Donc, à quel moment et avec quel curseur elle se dira, c'est bien, j'y vais ?

7:07
Guillaume Lacroix

Mais attendez, Christiane Taubira est dans une démarche, on le voit bien, elle est dans une démarche déterminée. Quelqu'un qui prend la parole sur les réseaux sociaux, un vendredi, 2,5 millions de vues en 24 heures. 2,5 millions de vues en 24 heures pour 3 minutes d'expression politique.

7:25
Présentateur

Une curiosité, ça se transforme pas forcément en vote.

7:27
Guillaume Lacroix

Qui ensuite enclenche des déplacements dans 3 communes différentes, très différentes, pour parler à la fois des problématiques sociales, des problématiques d'exclusion, mais aussi des problématiques de ruralité, de l'hôpital rural, mais aussi pour parler des questions de jeunesse. Qui ensuite, entre Noël et le jour de l'an, produit une tribune sur le fond, où elle donne un chemin, où elle montre des convergences. Si ça n'est pas une démarche déterminée, construite, je ne sais pas ce que c'est. Mais pour moi, j'ai confiance sur le fait que cette démarche va se poursuivre tranquillement, proprement, pour redonner confiance dans une parole de gauche. C'est ça l'important.

8:01
Présentateur

On va continuer à parler de cette démarche, Guillaume Lacroix, si vous le voulez bien, président du parti radical de gauche. Dans un instant, à 8h40, on s'interrompt. Le temps de faire le point sur l'actualité, c'est le fil Info, Laurence Méride.

8:12
Invité

Les patrons du secteur le redoutaient. Les discothèques vont rester fermées, 3 semaines supplémentaires, annonce ce matin du ministre délégué au tourisme et aux petites et moyennes entreprises, Jean-Baptiste Lemoyne. Elles ne pourront rouvrir que le 24 janvier au lieu du 6. Une nouvelle restriction qui s'ajoute à la série de mesures annoncées lundi par le gouvernement. Et dès aujourd'hui, le projet de loi sur le pass vaccinal est examiné en commission à l'Assemblée nationale. L'exécutif espère le voir remplacer le pass sanitaire d'ici 15 jours. L'avocat de Grishka Bogdanov le confirme. L'ancien présentateur de l'émission scientifique temps X, frère jumeau d'Igor, est décidé du Covid-19 hier.

Il n'était pas vacciné. Après les champions des champions de France, place au palmarès dans le monde. Le serbe Novak Djokovic, numéro 1 mondial de tennis, et la sprinteuse jamaïcaine Hélène Thompson, triple championne olympique à Tokyo, sont élues meilleures sportives de l'année par le journal L'Équipe. France Info. Guillaume Lacroix, il y a une autre candidate qui aimerait parler à toute la gauche. Elle s'appelle Anne Hidalgo. C'est la maire de Paris, candidate du Parti Socialiste. Pour vous, sa candidature a échoué aujourd'hui ?

9:30
Guillaume Lacroix

Moi, je ne suis pas le juge de savoir qui a échoué, pas échoué. D'abord, le seul juge, c'est le peuple français dans une élection. D'être prudent. Mais parce que je ne veux pas rentrer dans ce qui tue la politique, et ce qui tue la politique à gauche depuis si longtemps, cet empire de la petite phrase, si possible l'assassine, pour expliquer qu'un tel ou une telle est responsable ou fautif. Moi, ce que je constate simplement, puisqu'on parlait de Christiane Taubira, c'est qu'elle n'est ni responsable ni comptable du fait que la gauche est jusque-là inaudible. Et qu'à ce moment, elle se prête simplement à un devoir de responsabilité.

Les candidates et les candidats sont à la fois responsables de ce qu'ils disent, de ce qu'ils font, mais aussi héritiers d'histoires qui parfois les dépassent. Héritiers aussi de difficultés liées à leur propre parti politique. Il faut simplement entendre que la politique, c'est une histoire de moment.

10:15
Invité

Alors, quand Anne Hidalgo dit, allons à la primaire populaire, c'est assez courageux d'ailleurs comme démarche de sa part, quand elle veut cette primaire, elle aimerait bien que tout le monde soit autour de la table, il n'y aura personne pour débattre dans cette histoire. Cette primaire-là, cette histoire de primaire populaire, c'est pchit.

10:28
Guillaume Lacroix

On verra. Christiane Taubira a dit que si c'était le dernier espace possible pour le rassemblement de la gauche, elle ne s'y soustrairait pas. Vous vous y êtes favorable ? Moi, j'avais appelé, mon parti avait appelé à des primaires en novembre 2020. En novembre 2020, il y a plus d'un an. On nous avait d'ailleurs regardé un peu de haut à l'époque, en nous expliquant qu'on était, c'est souvent assez ringard, qu'on ne comprenait plus rien aux nécessités du moment. Je suis ravi de voir qu'on avait raison trop tôt. Moi, je crois que les primaires, c'est utile, parce qu'il n'y a pas de possibilité dans ce pays qu'une gauche puisse gouverner si elle n'est pas dans une unité.

C'est ainsi, notre pays est sociologiquement conçu de telle manière que la gauche divisée perd systématiquement les élections. Moi, j'appelais depuis très longtemps donc à cette primaire. Si ça doit être la primaire citoyenne sous une forme ou sous une autre, on n'en connaît pas encore les règles. Si c'est sous forme de débat, je ne sais pas s'ils auront lieu. Si c'est sous forme d'une investiture, les citoyens voteront. Ça n'aura pas la même valeur, mais les citoyens voteront.

11:21
Présentateur

Est-ce que vous êtes prêt à soutenir un candidat de gauche, quel qu'il soit, si un candidat émerge ? Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ?

11:27
Guillaume Lacroix

Moi, je crois... Depuis le début, j'appelle à des primaires qui soient en capacité d'assurer aux électeurs, justement, que, quel que soit celui qui en sort, il sera, ou celle, il sera suivi. Et c'est tout le sujet. Jean-Luc Mélenchon, depuis le début, indique qu'il est dans une démarche différente, qu'il est dans une démarche autre, qu'il ne veut pas collaborer avec ce qu'il appelle la vieille gauche. Il a très peu d'amabilité pour celles et ceux que nous défendons et représentons, je le regrette. Je pense que, sur beaucoup de points, nous pourrions être d'accord. Sur certains, nous avons des désaccords, aujourd'hui, très difficiles.

Mais simplement dire clairement que, dans ce moment, la primaire, si ça doit être une primaire en débat, une primaire où l'on vote sur des candidats qui y participent, alors il faut que ce soit des candidats qui en aient fait la démarche. Et je pense que Jean-Luc Mélenchon a lui-même dit qu'il ne la ferait pas.

12:12
Invité

Guillaume Lacroix, ça lui est resté en travers. Yannick Jadot, 2017, il s'était retiré en faveur du Parti Socialiste, de Benoît Hamon. Un Yannick Jadot, aujourd'hui, qui rejoindrait celle que vous soutenez, Christiane Taubira, pour un projet commun à gauche, ça aurait de la gueule.

12:27
Guillaume Lacroix

Oui, je pense que, dans ce moment, celui ou celle qui dirait « je vais à la table » pour, à la fois, m'assurer que les idées que je défends vont être entendues et respectées, et à la fois aider, de façon pragmatique, à la reconstruction de l'unité de la gauche, serait celui ou celle qui gagnerait énormément de respectabilité dans le débat public.

12:47
Présentateur

Au-delà des différences de partis, au-delà des différences de programmes, au-delà des différences de personnes, est-ce que c'est l'avenir de la gauche, aussi, qui joue là, la présidentielle, qu'une défaite cuisante, peut-être, au premier tour, pourrait signer la fin, d'une, en tout cas, une étape importante de l'histoire de la gauche ?

13:02
Guillaume Lacroix

Cette élection, c'est d'abord le devenir de la France. On est dans un débat assez inédit, quand même, de Zemmour, qui y entre de façon fracassante. C'est un moment où la France va se poser la question, simplement, de qui elle est. On le sent, chaque jour, que dans les discussions qui nous animent, les Françaises et les Français s'interrogent moins sur des questions comptables que sur des questions, finalement, de ce que nous sommes, ce que nous voulons être et où nous voulons aller pour nos enfants.

À ce moment-là, imaginer que la gauche ne soit pas de ce débat, imaginer alors même que la gauche a construit l'histoire de la République, de ce pays, qu'elle ne serait pas en capacité de répondre, c'est quelque chose, effectivement, de fondamental, et c'est pour moi quelque chose d'extrêmement inquiétant, qui fait que, jusqu'au bout, depuis des mois et jusqu'au bout, avec mes amis du PRG, nous nous battrons pour l'unité de la gauche. Le peuple de gauche,

13:49
Invité

ça y est, c'est Sobriquet, qui désigne les électeurs des candidats de la gauche, en général. Ce peuple-là, vous le sentez, dans quelle humeur, aujourd'hui ? On parle de désarroi, souvent.

13:58
Guillaume Lacroix

Oui, désarroi, en attente. Désarroi, en attente. J'avais écrit à tous les chefs de parti au mois de novembre dernier pour leur dire que, si nous ne nous unissions pas, ce serait vécu par les Françaises et les Françaises de gauche comme une faute impardonnable, que la grève du vote pourrait même en résulter. Je maintiens cela. Il y a, aujourd'hui, des Françaises et des Français qui attendent une réponse à la fois sur les valeurs et sur le réel et des réponses de gauche. Parce que, dans ce pays, il y a une tradition, une histoire, des avancées qui ont été gagnées parce que la gauche faisait du pouvoir.

14:29
Présentateur

Alors, on a parlé de la France de demain, parlons de la France d'aujourd'hui. Si vous en êtes d'accord, Guillaume Lacroix, puisqu'il y a le projet de loi de passe vaccinale qui arrive aujourd'hui devant la commission de loi à l'Assemblée nationale, vous approuvez ou pas ?

14:41
Guillaume Lacroix

Alors, d'abord, je pense que sur cette question, il y a beaucoup de sachants et je ne veux pas ajouter mon nom à la liste de toutes celles et ceux qui savent tout mieux que tout le monde. Moi, par contre, j'ai des interrogations. Vous n'êtes pas épidémiologiste ? Et non, je ne suis pas épidémiologiste et je respecte beaucoup cette profession. Donc, je ne vais pas commencer à vous dire ce qui est bien ou ce qui est mal. Je vais vous dire ce que je ne comprends pas. Parce qu'il y a des choses, par contre, que je ne comprends pas, comme tous les Françaises et les Français.

Je ne comprends pas pourquoi est-ce qu'on peut boire un café assis dans un bistrot et pourquoi on ne peut pas le boire assis dans un train. Je ne comprends pas pourquoi on peut réveillonner vendredi soir, mais on doit télétravailler lundi. Je ne comprends pas pourquoi le pass vaccinal n'est pas la vaccination obligatoire. Et ce qui, je crois, est aujourd'hui extrêmement important dans ce moment, c'est la nécessité de donner aux Françaises et aux Français des explications compréhensibles. Parce que les injonctions contradictoires, ça peut rendre fou. Parce que quand on ne comprend plus la capacité logique des décisions qui sont prises, on finit par se défier du pouvoir.

Et quand en plus, on décide de cela dans des conseils de défense où l'omerta est la règle, où l'on ne sait pas sur quelle base on décide, eh bien, il y a la matière, effectivement, parfois à créer le doute. Moi, depuis le début, je défends, avec mes amis, la vaccination. Depuis le début, je défends que l'opposition n'a pas à estimer qu'il y a des solutions de gauche ou de droite face à la pandémie. Mais quand même...

16:04
Présentateur

Mais là, il y a les députés qui vont devoir se prononcer. Et j'en suis ravi. Donc, même s'ils ne sont pas épidémiologistes, ils sont appelés à donner leur avis sur ce pass vaccinal. Qu'est-ce que vous en dites, vous ?

16:13
Guillaume Lacroix

Moi, je ne suis pas député. Je dis que je ne comprends pas. Je vous redis donc ma question. Je ne comprends pas pass vaccinal plutôt qu'obligation vaccinale. Alors, justement... Je ne comprends pas pourquoi est-ce qu'on va demander à des cafetiers, des bistrottiers de vérifier les cartes d'identité alors qu'à ce moment, puisque nous en sommes désormais là, et même si le vaccin ne résout pas tout, même s'il n'empêche pas d'avoir le Covid, il en atténue les effets les plus graves et c'est ce que nous recherchons.

Moi, je ne comprends pas pourquoi tous les moyens de la Sécurité sociale, puisqu'aujourd'hui, on est à 180 000 cas de personnes contaminées, donc autant vous dire que le traçage, tractage, etc., c'est fini. On n'y arrivera plus. Je dis simplement que tous ces personnels de la Sécurité sociale qu'on utilise pour traquer, tracer, devraient être utilisés aujourd'hui pour aller à la rencontre de celles et ceux qui ne sont pas vaccinés et rendre la vaccination obligatoire.

17:04
Invité

Vous dites, je ne comprends pas, mais l'idée du gouvernement, c'est d'expliquer, de convaincre plutôt que contraindre. C'est ce qui est dit et répété au sein du gouvernement. Est-ce que vous pensez que le fait qu'il y ait une campagne présidentielle en cours ait un impact sur ces décisions ? Sur ce que vous ne comprenez pas ?

17:21
Guillaume Lacroix

Je ne veux pas le croire, mais nous sommes dans une période effectivement particulière où le président de la République va avoir cette responsabilité de montrer qu'il est le président de la République qui gère une pandémie et non pas le candidat à l'élection présidentielle qui pilote un calendrier. Et ça, c'est extrêmement important. C'est un moment tragique, historique pour notre pays, pour le monde. On ne pensait pas il y a encore 3 ans qu'un jour, on pourrait en 24 heures nous enfermer chez nous. On ne pensait pas qu'en 24 heures, toute l'économie de notre pays serait paralysée. Nous vivons quelque chose que personne n'avait imaginé. C'est ce président de la République qui doit le gérer.

C'est sa responsabilité et il doit le faire. Maintenant, simplement, dans ce moment particulier de la démocratie française, il a un devoir d'immense vigilance sur le fait de ne pas confondre le calendrier électoral et le calendrier de lutte contre la pandémie.

18:12
Présentateur

Guillaume Lacroix, on va reprendre cet entretien dans un instant, 9h moins 10. Le fil info tout de suite, c'est avec Laurence Méride.

18:18
Invité

Les examens maintenus en présentiel à l'université malgré la situation sanitaire, c'est la demande majoritaire des étudiants, nous dit Frédérique Vidal sur France Info. La ministre de l'Enseignement supérieur précise qu'un report départiel est possible s'il y a trop de cas de Covid au sein d'une promotion. Le nombre de contaminations qui augmente encore en France, près de 180 000 cas de Covid ces dernières 24 heures selon Santé publique France. Un chiffre à prendre avec précaution car comme tous les mardis, il y a certainement un phénomène de rattrapage après ce week-end. 100 000 nouveaux cas ont tout de même été recensés le jour de Noël. Le français Benoît Paire testé positif au Covid-19.

Cela pourrait remettre en question sa participation à l'Open d'Australie. Le joueur de tennis a déjà été testé positif lors de l'US Open l'an dernier. Il a exprimé sa lassitude sur les réseaux sociaux. Quatre départements placés en vigilance orange pour pluie, inondations ce matin par Météo France. Il s'agit de L'Ain, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie. Les deux Savoies qui sont également en alerte orange pour risque d'avalanche. France Info

19:24
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info Jean-François Aquili Céline Asselot

19:29
Présentateur

Guillaume Lacroix vous avez insisté il y a un instant sur la nécessité de la vaccination sur l'importance de convaincre plutôt que de contraindre. Est-ce que vous aviez été déçu de voir que Christiane Tomira a entretenu une forme d'ambiguïté à un moment sur ce sujet qu'elle avait refusé en tout cas de lancer un appel clair à la vaccination ?

19:47
Guillaume Lacroix

Moi j'ai été très déçu des assiduités dont elle a été poursuivie parce que Christiane Tomira allait vacciner, elle a toutes ses doses, elle a dit 20 fois sa confiance dans la science, elle le redit d'ailleurs dans la tribune ce matin et parce qu'à un moment elle n'a pas voulu mêler conflit social en Guyane et conflit autour de la vaccination on lui a prêté les pires choses. Je m'interroge quand même. On a poursuivi et on poursuit encore beaucoup Christiane Tomira sur cette question. Je trouve qu'on a été beaucoup plus magnanimes pour celles et ceux qui venaient sur tous les plateaux de télé souvent de droite nous faire des prescriptions de chloroquine.

On est beaucoup plus magnanimes sur le fait que le président de la République était allé à Marseille écouter l'oracle Raoult pour nous expliquer comment nous en sortir. Je trouve qu'il y a sur cette question puisqu'on en appelle à la raison la nécessité de bien peser Christiane Tomira est une femme qui n'est absolument pas anti-vax qui n'est absolument pas contre la science il y a eu dans cette période des femmes et des hommes qui ont été beaucoup plus obscures sur leur capacité à guider et à éclairer les françaises et les français j'aimerais simplement qu'on arrête de s'acharner sur celles et ceux qui défendent le bien commun et que parfois on rappelle la responsabilité des autres.

Vous dites quoi ? Deux poids deux mesures dans cette histoire ? Pourquoi ? Parce que je trouve qu'avec Christiane Tomira il y a toujours deux poids deux mesures Je trouve qu'il y a toujours de l'irrationnel On lui prête en permanence des pensées qu'elle n'a pas On entendait il y a encore quelques jours combien se sont élevés en disant Christiane Tomira la République c'est pas son truc Lisez sa tribune ce matin Pourquoi selon vous ?

Parce que je pense qu'elle prête dans ce moment si compliqué pour notre pays où l'outrance est devenue la règle où il faut que chacun et chacune ait la petite phrase qui tue parce qu'elle ne s'y prête pas elle, je pense qu'on veut absolument lui prêter des choses qu'elle ne dit pas et de ses silences on ne veut pas parfois entendre simplement la raison et moi je pense qu'en politique il faut parfois savoir ne pas être sur tous les sujets ne pas marteler un mot dix fois par jour pour se convaincre qu'on le défend bien je pense notamment à la laïcité cette valeur si chère au parti radical de gauche c'est pas parce qu'on prononce dix fois le mot laïc dans la journée et très souvent à mauvais escient qu'on en a compris la substance moi quand je lis Christiane Taubira ce matin dans le monde c'est une leçon de ce qu'est la république universaliste et laïque et c'est une fierté pour le PRG

21:58
Invité

et Yom Lacroix dans la série je ne comprends pas il y a cette décision du conseil constitutionnel apparemment il y a une revoyure entre Gérald Darmanin et le président du conseil constitutionnel Laurent Fabius sur l'autorisation qui est faite aux français d'aller dans les meetings politiques vous trouvez ça c'est conforme à la constitution mais est-ce que vous trouvez ça normal ?

22:16
Guillaume Lacroix

moi depuis le début déjà quand il avait été annoncé que les passes vaccinaux ne seraient pas demandées enfin les passes sanitaires à l'époque ne seraient pas demandées dans les meetings j'avais dit publiquement que je trouvais que ça n'était pas normal il n'y a pas de raison la question de la pandémie ne s'arrête pas avec la démocratie alors bien sûr il faut défendre le fait que la démocratie doit pouvoir s'exprimer mais enfin ça va être la responsabilité des candidats des candidats des partis politiques de faire en sorte que les réunions publiques ne soient pas des clusters

22:43
Présentateur

vous n'imaginez pas Christiane Taubira mener de grands meetings au cours de cette campagne ?

22:47
Guillaume Lacroix

je pense qu'elle en aurait la capacité contrairement peut-être à beaucoup d'autres mais je crois par contre qu'elle va veiller comme nous toutes et nous tous mais elle aura l'occasion de s'exprimer elle-même au fait qu'il n'y ait pas de risque majeur porté sur la population qui voudrait venir

23:02
Invité

écouter ce qu'elle a à dire vous comprenez notamment chez les jeunes mais pas que ceux qui se disent concert de rock non meeting politique oui

23:08
Guillaume Lacroix

ça fabrique quoi ça ?

je m'étais posé j'avais fait partie de ceux qui se disaient à un moment pendant la pandémie au moment le plus fort le plus fort j'avais dit on ouvre les lieux de culte mais on ferme les théâtres on peut se poser la question alors évidemment la constitution la constitution prévoit que la liberté de culte est totale comme d'ailleurs la démocratie et c'est heureux mais on peut quand même essayer de se dire que tout en veillant à la liberté totalement assumée de la pratique démocratique on veille aussi à ce que ça ne développe pas la pandémie au-delà du réel c'est juste un en fait pardon mais il va falloir que les candidats mais le sont je n'en doute pas soient simplement responsables responsables dans la façon qu'ils vont créer les événements autour de la politique je n'imagine pas un instant que quelqu'un joue avec le feu sur cette question

23:51
Présentateur

alors si on continue le jeu des qui est fermé qui est ouvert les discothèques ils vont rester fermés trois semaines supplémentaires en janvier c'est ce qu'a annoncé tout à l'heure Jean-Baptiste Lemoyne le ministre délégué du tourisme sur France Inter est-ce que c'est une bonne décision ?

24:02
Guillaume Lacroix

ah mais je redis moi je ne suis pas épidémiologiste je pense que je pense à mes fils alors ils ont 12 ans et demi donc eux ils rêvent d'aller en boîte je me dis que l'avantage c'est que ça devrait avoir réglé d'ici leur 16 ou 17 ans si j'arrive à les tenir jusque là mais non j'ai une pensée simplement pour les professionnels de l'événementiel en général parce que quand même dans celles et ceux qui trinquent depuis le début très fort et même si l'état est là je ne le conteste pas il n'empêche qu'il y a là quelque chose qui est en train de changer profondément fondamentalement dans nos rapports sociaux et derrière la fermeture de ces boîtes de nuit il y a quand même cette idée que je crains parfois que notre société soit bien différente après la pandémie peut-être parfois moins festive peut-être parfois moins en proximité et c'est quelque chose contre lequel il va falloir lutter parce qu'on a quand même besoin à un moment de s'amuser et d'être avec les autres

24:46
Invité

Vous validez d'un mot la gestion de la crise sanitaire aujourd'hui ?

24:51
Guillaume Lacroix

Oui je crois que d'abord l'histoire jugera vous savez on est dedans là les décisions sont prises et elles sont prises je le redis dans des conseils de défense dont on ne comprend pas véritablement sur quelle base elles sont prises en démocratie dans un moment aussi tragique dans un moment où la France doit faire front unis il faut de la transparence il faut de l'objectivité et il faut de la logique pour que chacune et chacun s'en emparent moi je veux saluer le sens des responsabilités des français qui quand même depuis deux ans et demi montrent une sacrée capacité à s'adapter à être raisonnable et responsable

25:17
Présentateur

Le sens des responsabilités et l'importance de s'amuser on a retenu le message merci beaucoup Guillaume Lacroix président du parti radical de gauche merci à vous Jean-François Aquili on se dit à demain d'ici là restez avec nous bien sûr sur France Info

Christiane Taubira, une primaire à gauche, les dernières mesures contre le Covid-19... Le 8h30 franceinfo de Guillaume Lacroix — Guillaume Lacroix · Pourquijevote