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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 17 avril 2018 7 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalRetraitesSolidarités & famille

"APPAREMMENT BOMBARDER UN PAYS N'EST PAS UNE DÉCLARATION DE GUERRE" - MACRON PAR SERGE FAUBERT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « bombarder un pays étranger n'était pas forcément une déclaration de guerre »
  • 1:15Fait
    « à défaut de légalité internationale cette opération avait une légitimité puisque trois membres du conseil de sécurité y participer »
  • 3:45Fait
    « à propos de salariés qui manifestaient en Aquitaine : au lieu de le bordel il ferait mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avant de développer les titres de ce journal nous voulons revenir sur l'entretien d' emmanuel macron hier sur bfm tv après tf1 mercredi dernier le président est effacé et vu plenel pour mediapart et jean jacques bourdin pour rmc pendant plus de deux heures et demie record d'audience pour bfm puisque environ 3,8 millions de personnes en moyenne ont suivi l'entretien du président jupitérien ce qui représente tout de même 15,8 pour cent de part d'audience selon médiamétrie alors serge qu'est ce qu'il faut en retenir d'abord que jupiter a été contraint de descendre de l'olympe c'est une bonne nouvelle à la fois pour la vie démocratique et puis pour le journalisme puisqu'on a eu quand même deux heures et demie d'un journalisme plutôt de haut niveau alors sur le fond la cause était entendue il n'y aurait pas d' annonce au cours de cet échange puisque si annonce il y avait dû en avoir on aurait eu ça avec jean pierre pernaut jean pierre pernaut ça a été la répétition la pédagogie de l'action politique donc là il y avait un autre enjeu et on a eu juste quelques précisions sur la syrie alors on a appris que bombarder un pays étranger n'était pas forcément une déclaration de guerre donc ça c'est une interprétation nouvelle et très créative du droit international on a appris qu'à défaut de légalité internationale cette opération avait une légitimité puisque trois membres du conseil de sécurité y participer c'est là aussi très créatifs en matière de droit international on mentionnera encore la réforme des retraites mais ça on savait que c'était dans le programme d' emmanuel macron et puis la fin des régimes spéciaux et la reprise par morceau de la dette de la sncf voilà pour les quelques rares petites annonces et c'était la mise en bouche si je puis dire l'objectif de cet entretien avec jean jacques bourdin et edwy plenel c'était de tenir à équidistance à égalité de distance un public de droite populaire incarnée par jean jacques bourdin et puis un public de gauche oignons nouveaux baux pour aller rapidement incarné par edwy plenel c'était ça l'objectif de la manoeuvre mais ça a été un mauvais calcul parce que les deux briscards plenel et bourdin sont plus malins que le président ne le résumé et surmontant leur ego respectifs et bien ils ont refusé de jouer les idiots utiles et ils se sont livrés à un véritable entretien d'évaluation du président et ce n'était pas désagréable alors le lendemain matin c'est à dire aujourd'hui on a désacralisé on a eu un la main taux de d'éditorialistes surtout ceux qui n'étaient pas sur le plateau bien sûr mais dans les rangs de la république en marche beaucoup sont montés au créneau en dix ans on a désacralisé la fonction présidentielle on a porté atteinte finalement à l'état et à la république alors on regarde quelques exemples de des passages qui ont qui sont incriminés par je lirai le cortège des pleureuses est ce une question ou un plaidoyer non c'est une question l aller les tournures d'un plaidoyer donc si c'est une question c'est une question il n'ya jamais de mauvaises questions emmanuel macron mais il n'y a jamais une mauvaise question est d'ailleurs à des questions orientées ni où ni moi n'êtes pas autour de cette table vous êtes des intervieweurs je pars dans sa république et nous sommes anti facebook vous remercie de me donner l'instruction sur ce que je devrais serbes sont pas des anneaux mais si vous dites que vous devez faire etc mais je suis très sensible et ça je peux pas être en désaccord avec ce que vous venez de dire est la différence vous êtes l'interviewer et du président de la république met donc je sais pas l'égalité si cette somme dans le lieu à égalité laissez-moi d'idées mais que c'est pas la plus neutre mais les vous décidez conneries alors voilà comment bordeaux elles auraient désacralisé la fonction présidentielle mais arrêtons nous un peu sur cette interrogation qui a vraiment désacralisé la fonction présidentielle si ce n'est le président lui-même à peine élu il expliqué qu' une guerre c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien il a ajouté un mois plus tard je ne cèderai rien gnouf aignan ni aux cyniques muse extrême est toujours un mois plus tard à propos de salariés qui manifestaient en aquitaine au lieu de le bordel il ferait mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes alors le sous-entendu été clair ceux qui ne réussissent pas sont des feignants qui foutent le bordel ce n'est pas la familiarité qui heurte ici hein c'est pas ça le problème c'est pas le vocabulaire ordurier c'est le mépris du président pour une partie des français et ce mépris lui abîme la fonction présidentielle car les mépriser ne pas vous que trouver méprisable ce président qui les exclut de la communauté nationale alors surtout quand la moitié de ses électeurs à emmanuel macron sont des gens qui ont voté pour lui uniquement pour faire barrage à marine donc une ingratitude et c'est un gratitude vient s'ajouter à bien ce mépris qui est pris en pleine face et donc il ya vraiment un vrai problème là dans la manière dont ils se comportent par rapport à l'opinion et par rapport à ses électeurs et puis il ya aussi un problème de vision de posture quand on compare la nation à une start up et bien il ne faut pas cette s'étonner d'être traité comme un patron de start up avec désinvolture avec familiarité dans toutes les start up de france m en tape sur l'épaule du patron le tutoie on lui dit mon gars alors comment ça va eh bien on lui a parlé comme ça comme un patron de start-up qu'il revendique être en revanche un pierrot taux historique quand on prétend incarner l'histoire millénaire de notre pays où la tradition socialiste et bien c'est beaucoup plus dur de désacraliser la fonction présidentielle souvenez vous du débat présidentielle de 1988 qui opposait jacques chirac au président sortant françois mitterrand et il prétendait parler non pas au président de la république au cours de ce débat mais aux citoyens françois mitterrand et il avait insisté françois mitterrand avait eu cette réponse cinglante comme vous voudrez monsieur le premier ministre on connaît la suite de ce débat jacques chirac n'ait jamais réussi à sortir de la posture du collaborateur du subordonné de françois mitterrand comme quoi il ya des gens qu'on peut aisément désacraliser il y en ad'autres lorsqu'il incarne une tradition un peu plus solide une vision du monde c'est plus difficile beaucoup plus difficile de les stabiliser