Nationalisation d'ArcelorMittal : quelle suite après le vote de l’Assemblée ? - 2/12/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre. Le jeudi 27 novembre, lors de la niche de la France insoumise, pour la première fois depuis 1982, l'Assemblée nationale a adopté une loi de nationalisation, celle d'Arscelor Mital.
Ce vote fut acquis malgré l'obstruction honteuse du Rassemblement national. Bras armés des actionnaires, ennemis de toujours de la classe ouvrière, renouant avec la tradition de briseur de grève de l'extrême droite. Ce vote est le résultat de 2 ans de lutte des ouvriers sidérurgistes de Dquerque, Fauses surmer, Florange et des autres.
Une lutte pleine de sacrifices de petit matin dans le froid des piqués au fin de mois de grève où se nourrir devient difficile. Cette proposition de loi est la leur, celle des familles de métallo de génération en génération. au corps brisé par le travail de l'acier.
Depuis jeudi, un vent d'espoir souffle dans toutes les industries du pays. Les ouvriers relève la tête. Les sidérurgistes trahis par SarkoZi à Gandrange puis par Hollande à Florange pourraient enfin retrouver leur dignité.
Votre gouvernement ont gavé harcelor d'argent public 300 millions par an pour que le voyou mithal déverse des milliards de dividend, supprime 1000 emplois en un an, délocalise en Inde en Pologne et jette à la poubelle le projet de décarbonation à Dinkerc. Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement a été humilié. 80000 emplois sont menacés.
Notre souveraineté bafoué, notre industrie en passe de s'effondrer. Votre ministre Martin a osé déclarer je ne souhaite pas qu'on perde du temps avec ce budget. La représentation nationale a voté.
Vous devez vous y plier. Je vous pose solennellement la question. Allez-vous respecter le vote de l'Assemblée nationale ?
Allez-vous inscrire la proposition de loi de nationalisation d'harceleor à l'ordre du jour du Sénat ? Puis donnerez-vous le dernier mot à l'Assemblée ? la République et le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. [applaudissements] Je vous remercie monsieur le député.
La parole est à monsieur Sébastien Martin, ministre en charge de l'industrie. Merci madame la présidente, monsieur le Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Aurélien Lecoque. En effet, j'ai eu le plaisir de pouvoir échanger et débattre pendant 9h avec vous la semaine dernière sur cette proposition de loi et maintenant de vos bancs sur la potentielle nationalisation d'Arcellormital, c'est-à-dire d'aller chercher en 1982 les problèmes de la France de 2025, c'est-à-dire de vouloir couper de vouloir couper l'industrie française et harceler l'ormital France à la fois de son amont et de son aval en nationalisant Arcorital France.
Bien évidemment, vous aurez des haut fourneaux mais vous n'avez plus les mines et vous n'avez plus les mutières première pour pouvoir fournir les haut fourneaux et pour pouvoir faire de l'acier. Et en le coupant aussi de son aval, vous le coupez de ses clients puisque l'essentiel de ses clients sont au sein même du groupe Harcèleur Mital. Et puis surtout, vous faites un magnifique cadeau à monsieur Mital, ce que je croyais que vous ne souhaitiez pas faire puisque c'était à peu près 5 milliards d'euros de chèqus que vous allez faire à Arceloral sans compter les pertes annuelles d'à peu près 300 millions d'euros que vous donnerez au contribuable en vous inspirant ainsi du modèle libéral anglais qui paye à peu près chaque jour 500000 livres de déficit après avoir nationalisé lui aussi sa son industrie sidérurgique.
Voilà, un très beau modèle économique. Et en matière de modèle économique, nous avons vu au cours des débats ce qui était extrêmement intéressant, c'est que ce texte a pu passer pour une raison assez simple, c'est que finalement de LFI et le Rassemblement national a permis de faire passer ce texte et donc le Rassemblement national a la même politique économique que LFI. C'est pas inquiétant pour LFI ça.
Aller pour le Rassemblement national. [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le ministre. M.
Sébastien Martin