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Interviewyoutube.com· 16 septembre 2025 4 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Dans les GG sur RMC/RMC Story avec Karim Bouamrane, Maire de Saint-Ouen.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30ComplaisanteRéponse directe

    Acceptez-vous de prendre ces demoiselles pour épouse et de voter pour moi ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Votre point de vue du jour, on est en pleine crise politique nationale.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la dérive clientéliste dans les quartiers ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle responsabilité pour les maires face à ces dérives ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Karim BouamraneFait
    « On a communautarisé, ethnicisé, clientélisé la politique dans les quartiers populaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et comme tous les mardis, les maires se lâchent, on accueille Karim Boamran, le maire socialiste de Saint-toi. RMC : "acceptez-vous de prendre ces demoiselles pour épouse et de voter pour moi ? Les mères se lâchent !

Vous avez tort de prendre ça à la rigolade. Monsieur le maire, bonjour. Monsieur le maire, bonjour.

Alors, votre point de vue du jour de la semaine plutôt Karim Boamran, on est en pleine crise politique nationale. La défiance des Français vis-à-vis du pouvoir central n'a jamais été aussi fort. Veut dire heureusement, il reste un pilier politique, un élu, c'est le maire qui devient le référent quoi.

En fait, le gars en qui on a, l'homme ou la femme en qui on a confiance. Absolument. On a un environnement qui est assez anxiogène pour la classe politique.

Il y a une désapprobation, il y a un rejet pour ne pas dire un dégoût. Et paradoxalement, si on peut parler de paradoxe, il y a 70 % des Français depuis 10 ans qui est que leur personne préférée sur le plan politique reste le maire. Je suis d'accord avec vous, mais je vais quand même aller dans le prolongement de la question de Barbara.

Alors, c'est vrai que vous êtes encore la dernière soupape, on va dire, de la confiance dans le politique parce que vous êtes à la fois à porté de compliments et apporté de gifles. Mais moi, ce que j'aime bien chez vous, c'est que vous allez sur les sujets tabou et que vous êtes très cach. Vous savez très bien qu'au niveau de la jeunesse notamment de nos quartiers populaires, le clientélisme politique a tué la citoyenneté dans nombre de territoire.

Parce que quand on parle des subventions hautes, ça c'est des choses que l'on peut que l'on peut vérifier quand on fait des promesses à des jeunes, des voyages en Espagne, des voyages au ski en fonction que il y a des élus qui ont travaillé avec des narcotrafiquants aussi pour assurer la sécurité. Alors je vais vous lancer un peu de fleur. Je sais qu'à à Saint-Tin se passe bien.

Je travaille avec les apprentis d'uteuil et le dispositif impact jeune sur votre territoire. Et je sais que, mais il y a beaucoup de territoires aussi où les dispositifs jeunesse sont en froid avec le maire, sont en froid avec la municipalité et sont obligés de se débrouiller éventuellement avec le département, voir la région directement et c'est quelque chose qui est vraiment dramatique. Je veux pas citer des noms de ville, mais il y en a en scène Saint-Denis et pas que.

Et qu'est-ce que vous pouvez faire par rapport à ça ? Moi je pense que avec la voix que vous portez, avec ce que vous représentez, vous devez aussi plus prendre la parole pour dénoncer le clientéliste pour justement ne pas être éclaboussé à cause des brebis galeuses. Ce qui s'est passé là-dessus et vous pointez un vrai sujet, c'est la dérive des politiques publiques ville des ces 20 dernières années.

On a communautarisé, ethnicisé, clientélisé la politique dans les quartiers populaires en se disant avec un élément qui était terrifiant. On s'est dit on va pas vous donner on va pas vous apprendre à pêcher, on va vous donner un poisson tous les jours. cette espèce d'assistance respiratoire sociale qui font que il y a eu toute une génération après les années 80 et ça c'était après la marche des beurs et ça a été accéléré par les émeutes les révoltes de Clichis sous-Bois au début des années 2000 où on s'est dit il y a toute une classe politique de mer qui était déconnectée notamment par une génération des enfants dont les parents étaient issus d'immigration qui ils étaient parqués et là ils sont réveillés ils sont dit bah ces gamins et ces gamines et bien ils ont 16 17 ans, 18 ans, ils sont français comme tout le monde.

Mais on n' pas su apporter une politique à la hauteur de notre ambition républicaine. Et du coup le rattrapage c'est effectivement du clientélisme. Si vous permettez, il y a eu aussi ce que j'appelle le colonialisme de gauche où on nous caressait dans le sens du poil.

Les noirs et les arabes on vous aime bien, les autres vont vous jeter à la mer. Mais vous avez mais vous avez mais vous avez complètement raison. Vous avez complètement raison.

Il y a eu ce néocolonialisme qui consistait à infantiliser, à leur dire "Vous savez quoi ? On va te mettre un petit terrain de foot, on va te donner au maximum Moximorum une petite salle, un petit voyage de temps en temps. On va les emmener au puit du fou ou en vender pour voir comment ça se passe de l'autre côté de la scène Saint-Nis et derrière on narrivvait pas à monter un vrai projet qui s'appelle la démocratisation de l'excellence républicaine.

Et c'est vrai que les premières victimes, les premières responsables de justement de ce de ce cette déliance citoyenne dans les quartiers populaires, ça a été malheureusement toute une partie de la gauche. La droite, elle a été cache. La droite c'était un projet ultra dur.

Tu es bon, OK, tu es pas bon, tu sors. Et la gauche était supposé apporter un service public, une puissance publique pour démocratiser l'excellence. Et malheureusement, on a infantilisé.