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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 15 avril 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéJusticeInstitutions & élections

Philippe de Villiers : "La main qui soigne ne peut pas être la main qui tue"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Philippe de VilliersFait
    « Le serment d'Hippocrate a 25 siècles. Tu ne tueras pas. »
  • 4:00Philippe de VilliersFait
    « La main qui soigne ne peut pas être la main qui tue. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Cette semaine, j'ai été bouleversé, accablé quand j'ai vu la prise de position de Bruno Raillot. Bruno, je je on a été on a travaillé ensemble pendant 3 décennies, tu sais ce qu'il pense et il a accueilli avec moi le professeur le jeune au pu du fou. C'est un fan de Grinon Montfort, un catholique fervant qui ne compose pas avec ses convictions. Et là, il a fait une conférence de presse hier et on lui pose quelqu'un lui pose la question, un journaliste du boulevard Voltaire, je crois lui pose la question projet Bairou et il dit euh je salue le courage de François Bairou. Bon, j'ai pas vu la suite mais ça m'a suffi. J'ai coupé. Je salue le courage de François Baou. Vous rendez compte ?

Le courage de François Bairou, ça consiste, c'est la méthode démocrate chrétienne à faire une loi qui soigne et en même temps une loi qui tue. Moi je dis aux soignants attention les mecs faudra pas se tromper de seringue et les deux lois vont être collées vont être voté ensemble l'une après l'autre. Voilà. Or, alors je vais en pesant mes mots dire de quoi il s'agit pour que les gens qui nous regardent, qui nous écoutent ai conscience de la rupture anthropologique ou même de l'inversion anthropologique que nous sommes en train de vivre. Le serment d'Hippocrate a 25 siècles. Tu ne tueras pas. C'est le message donné à n'importe quel infirmier, n'importe quel soignant. Tu ne tueras pas.

Donc il y a pas là-dessus, il y a pas d'accommodement possible sinon c'est la fin du monde en tout cas du monde civilisé. Alors rupture anthropologique pourquoi ? Parce que comme le dit très bien Philippe Juvain, ce n'est pas à la médecine d'administrer la mort et ce n'est pas non plus au pouvoir politique d'un instant de changer, d'inverser les les repères moraux de la société. La main qui soigne ne peut pas être la main qui tue. Parce que comme le dit très bien Philippe Jouvelin, il dit "Quand j'entre moi médecin en blouse blanche dans la chambre d'un malade, je veux pas dans croiser dans son regard un soupçon sur ce que je viens faire. Je viens le soigner ou le tuer.

Donc c'est une rupture anthropologique. Le serment d'Hippocrate aura duré 25 siècles. C'est fini avec Bairou. Ensuite, c'est pas fini. Ensuite, c'est une manipulation des consciences. Et je vais vous expliquer pourquoi. Parce que on explique non mais il y a il y aura ce sera des cas particuliers. On nous reçit le coup de l'avortement avec la loi on a vu où ça nous amenait. En d'autres termes, dans un premier temps, on dit "Oh là là, c'est très corseté. Il y a euh il y a une voix très étroite avec des conditions draconiennes. Et puis les conditions, elles sautent les unes après les autres. C'est ce qui s'est passé dans tous les pays qui égalisent l'euthanasie.

C'est-à-dire qu'on finit par éliminer la personne qui a un petit truc en plus. par exemple Pays-Bas, Belgique, Canada, les mineurs, les enfants, euh les trisomiques, évidemment, on en a parlé il y a peu de temps. En fait, on est devant un bouleversement de civilisation. Pourquoi ? parce que on va créer une société de suspicion, la société du remord, la société du doute. Tous les voisinages vont être grignotés par le doute, gangrainés par le doute. Et je vous explique pourquoi. D'abord, le doute entre le soigner et le soignant. La relation de soin comme l'a dit madame Fourcade est une alliance asymétrique. Pourquoi elle est asymétrique ?

Parce que le soigner est en position d'appeler le soignant sans trop savoir ce que va faire le soignant. Et cette relation asymétrique, cette relation de confiance, elle repose sur un une confiance une relation de confiance ineffable. Ineffable. Si jamais il y a le moindre soupçon, la relation de confiance n'existe plus. Et donc le jour où ce projet va passer, la le regard qu'on va tous porter sur les médecins sera différent. On aura peur, on se méfiera. Et les médecins entre eux se méfieront les uns des autres parce qu'ils sauront, tu vois, on sait très bien la seringue que tu as utilisé, c'est pas le calement, ne fais pas croire ça et cetera. C'est épouvantable.

Le doute, la suspicion partout. Deuxièmement, je connais moi y compris dans cette maison des amis qui m'ont fait des confidence pas plus tard qu'hier et qui m'ont dit "J'ai tué mon père, j'ai tué ma mère, je m'en remets pas." Parce que là, on aura la possibilité de tuer ses proches. Et il faut imaginer ce que peut-être l'esprit, la mentalité d'un proche qui a tué son père ou sa mère. On va tous se méfier les uns des autres. C'est plus c'est une société invivable qu'on est en train de fabriquer avec cette loi. Et enfin, et c'est pas négligeable ce que je vais dire, les épades.

Jean-Marc Sauveté, vice-président du Conseil d'État, lui aussi, il a sauvé l'honneur en disant "J'ai fait une étude sur les pays qui ont légalisé l'euthanasie. L'assurance maladie pour les le grand tâche, c'est 6 milliards d'euros." Et là, grâce à l'euthanasie, on va faire une une économie d'un mliard 5. Donc, vous imaginez la tentation qui est d'ailleurs derrière ce projet de la Macronie, c'est de régler le problème des vieux, c'est de réguler, ils disent, de réguler les épades. Donc, vous imaginez quand vous allez conduire votre parent ou que vous allez visiter votre parent ÉPAD, l'atmosphère, les directeurs des pades, est-ce qu'on va encore en trouver ?

parce qu'on va les pointer du doig disant toi tu as tué mon père, tu as tué ma mère et ben voilà parce qu'on peut plus faire face puisqu'il y a plus d'enfants et qu'on peut plus payer la sécurité sociale parce qu'il y a plus d'enfants. Donc bah il faut éliminer les vieux. Voilà, ils sont en surnombe, les surnuméraires on les appellera. Mais je vais plus loin. À tout cela, on ajoute une philotrice sémantique. Et ça, je pardonne pas Emmanuel Macron, il ose parler d'une loi de fraternité. C'est un oxyor. Loi de fraternité. Et il ose nous dire que la mort finalement est le prolongement du soin. Non, la mort n'est pas le prolongement du soin.

Tous les médecin vous le diront, la mort n'est pas le prolongement du soin. Et donc cette filouterie sémantique, pourquoi Iotte ? Je crois pourquoi ? Je me suis posé cette question et j'ai la réponse. Elle est terrible la réponse mais je peux pas la contourner. Ils veulent pas parler de parce que ceux qui sont derrière ce projet savent que le mot euthanasie nous amène très vite au mot eugénisme et que finalement ce qu'ils sont en train de faire, ça a déjà été fait par une loi le 14 juillet 1933, pas en France, en Allemagne. J'ai très bien connu le cardinal euh Ratzinger. Un jour, il m'a dit "Vous savez, soyez ferme sur l'euthanasie parce que moi, j'ai vécu ça après la loi de 1933.

C'est pour ça que j'en parle." Dit, "J'avais un veœu trisomique. Un jour, il est parti, on l'a emmené à l'hôpital, il est jamais revenu." La sélection eugéniste qui se prépare, je pèse mes mots, elle va nous entraîner sur les chemins de la dérive. du vieillard parfait et de l'enfant parfait. On a l'avortement constitutionnel maintenant, on a l'euthanasie et donc nous allons entrer dans une société de l'invivable. Je dis aux parlementaires, ceux qui m'auront écouté, ne faites pas ça de grâce. Vous allez touser la civilisation. Yeah.