"Vous avez la parole" : Gabriel Attal face à des lycéens et des étudiants|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 34 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes satisfait de la réponse du pouvoir ce soir ?
- 0:43RelanceRéponse partielle
Comment vous pouvez vous estimer que vous allez faire changer les choses en étant président de la République ?
- 2:07RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous appelez toujours au changement alors que finalement vous n'êtes pas tellement un changement ?
- 3:48OuverteÉludée
On vous instrumentalise ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez que les lycéens aujourd'hui sont peu dépolitisés ?
- 5:02RelanceRéponse directe
Le mouvement est-il instrumentalisé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:36SPEAKER_UNKNOWNFait
« Le mouvement est-il instrumentalisé ? »
- 6:20SPEAKER_UNKNOWNFait
« Condamnez-vous la violence policière ? »
- 7:03SPEAKER_UNKNOWNChiffre
« 30 septembre 2026, Tour Le Monde, procureur, Maë 16 ans crêvant blessé à l'œil les y ont jugé compatible avec l'impact d'un LBD perd l'usage de son œil droit. Une enquête est ouverte. »
- 14:18LouiseFait
« Votre bilan, il est désastreux. On peut parler du classement PISA, la chute du niveau scolaire en français, en math, la montée de la violence des lycéens ou même juste des étudiants en général envers leur professeurs. »
- 16:06Gabriel AttalFait
« J'ai lancé beaucoup de chantiers. J'ai fait beaucoup de choses. Il y a effectivement le choc des savoirs, vous l'avez évoqué, c'est l'un d'entre vous l'a évoqué, qui a fait débat avec des syndicalistes. »
- 16:06Gabriel AttalFait
« Le rétablissement du redoublement, la mise en place de groupes de niveau, l'importation de la méthode de Singapour pour apprendre les mathématiques dans le premier degré, la création d'une nouvelle épreuve de mathématique en fin de première, un bac de math en fin de première. »
- 17:59Gabriel AttalFait
« Je considère qu'avec la baisse démographique qui va y avoir, la pire des choses à faire, ça serait de supprimer des postes qui correspondent à cette baisse démographique. »
- 22:05SPEAKER_UNKNOWNChiffre
« En 15 ans, le nombre de candidats au concours pour devenir professeur a baissé de 50 %. »
- 23:24Gabriel AttalChiffre
« Aujourd'hui c'est un peu plus de 2000 €. C'était 1700 € quand j'étais ministre de l'éducation nationale. »
- 24:01Gabriel AttalFait
« J'ai augmenté les enseignants quand j'étais ministre. Il y avait pas eu d'augmentation comparable depuis 1990. »
- 24:33Gabriel AttalChiffre
« Dans la dernière année de votre formation, vous enchaînez à la fois la rédaction d'un mémoire, la préparation du concours, le stage et cetera, vous aviez 10 à 15 % qui abandonnaient. »
- 32:22Gabriel AttalChiffre
« Il y en a déjà 5000 qui ont été rénovés. »
- 40:03Gabriel AttalPromesse
« On a commencé à le faire sur le primaire, il faut le faire sur le collège et sur le lycée. »
- 43:31Gabriel AttalFait
« J'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé en 2013. »
- 44:06Gabriel AttalPromesse
« Je propose de rétablir un équivalent du certificat d'étude pour l'entrée au collège. »
- 44:44Gabriel AttalFait
« Aucun candidat, à part moi, ne parle de l'IA. »
- 56:35Gabriel AttalFait
« j'ai rétabli le redoublement et donc je veux aller plus loin avec le retour du certificat d'étude pour rentrer en 6e et le brevet obligatoire pour rentrer au lycée »
- 56:59Gabriel AttalFait
« il faut plus d'excellence et d'exigence »
- 58:11Gabriel AttalFait
« je reprends la logique du choc des savoirs »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Gabriel Atal, monsieur le premier ministre, bonsoir. Bonsoir. Merci beaucoup d'être là. Vous avez face à vous euh les étudiants, lycéens, parents d'élèves, proviseurs. Euh j'aimerais que et je vous présenterai les uns et les autres au fur et à mesure qu'on voit les images et les dernières informations, qu'on voit ces dernières images qui montrent ce qui a marché et ce qui a moins bien marché, les grandes images de de tension puisque ce soir il y a beaucoup d'interpellations, plus de 6500, beaucoup d'arrestations, plus de 5000 gardes à vue ce soir. Je vais vous donner la parole d'abord filément parce que vous êtes une des une des têtes de liste de ce de ce mouvement avec une question simple. Est-ce que vous êtes satisfait de la réponse du pouvoir ce soir ? Le parti présidentiel,
vous êtes toujours dans la coalition gouvernant la France. Question réaction d'abord et question à Gabriel à Table. Alors, par rapport à à la gestion de de ces mobilisations par le gouvernement, nous on est profondément déçu, lycéens et lycéens de la gestion de cette crise déjà parce que encore une fois et c'est habituel avec les gouvernements, enfin avec les derniers gouvernements, on se fait étouffer, on essaie de détourner la mobilisation et en plus de ça, une répression très forte s'acharne contre nos camarades qui demande juste à avoir des conditions d'apprentissage dignes. Voilà. Donc moi, monsieur Atalm, mon interrogation, c'est vous qui avez été si longtemps dans le camp macroniste
et dont d'ailleurs la mouvance politique continue de soutenir très largement le gouvernement. Comment vous pouvez vous estimer que vous allez faire changer les choses en étant président de la République ? Puisque au final, tout de même, vous souteniez toutes les réformes qui ont été mises en place sous ce gouvernement. Vous en avez fait partie en tant que ministre de l'éducation, vous avez mis en place des réformes telles que le choc des savoirs qui ont selon un rapport de laad deepte de cette année eu aucun impact significatif sur le niveau des élèves qui ont d'ailleurs obligé les les établissements à investir des moyens qu'il auraient pu investir ailleurs. Voilà. Donc ma question c'est pourquoi vous appelez toujours au changement alors que finalement vous n'êtes pas
tellement un changement ? Merci. Bon d'abord merci pour l'invitation et merci de participer à cette émission. Je vais vous répondre mais d'abord je vais vous dire pourquoi est-ce que j'ai accepté cette invitation. J'ai accepté cette invitation parce que je vous respecte que je crois en vous. C'est pas parce que vous avez moins de 18 ans pour certains. C'est pas parce que vous avez pas encore le droit de vote qu'on doit pas vous écouter, qu'on doit pas échanger avec vous. Moi, j'ai toujours échangé avec les jeunes et depuis le début de cette mobilisation, dès le début de cette mobilisation, je l'ai fait compris hors caméra avec les jeunes de ma circonscription, les lycéens de ma circonscription. Vendredi dernier encore, je l'ai fait à Blois, je l'ai fait dimanche à Bourge et je continue à
le faire avec vous ce soir parce que vous avez des choses à dire parce que j'ai lancé ma candidature à la présidentielle il y a quelques mois en disant que ce que je voulais c'est mettre au sommet de la pyramide l'avenir et notamment la jeunesse pour lutter contre une fracture générationnelle qui risque de s'installer dans notre pays. Et parce que par ailleurs, je trouve qu'aujourd'hui très peu de politiques, voire aucun n'ont un dialogue sincère avec les jeunes. Il y a ceux d'un côté qui vous instrumentalisent parce qu'ils veulent soit se servir de votre colère pour manifester, soit parce qu'ils veulent bordelliser le pays en vous utilisant. Et puis il y a ceux qui vous essentialisent et qui veulent installer l'idée que derrière chaque jeune, chaque lycéen, il y aurait un voyou en France.
Moi, je crois pas ça du tout. Réaction des des réaction des lycéens. Vous venez de dire vous ceux qui vous instrumentalisent, j'aimerais bien entendre la réaction je à chaque fois. Je vais au bout juste de mon de ce que je disais. Il y a ceux qui instrumentalisent et il y a ceux qui essentialisent. Il y a ceux qui veulent faire croire que derrière chaque lycéen en colère, chaque lycéen qui a des revendications, il y aurait un voyou en puissance qui s'attaquerait aux forces de l'ordre, qui s'attaquerait à leur lycée. C'est Je vous interromp qu'on compr la règle, c'est vraiment que vous puissiez à chaque fois que les lycéens puissentas mais que les lycéens puissent vous contrer. Ce qu'il faut c'est qu'on ait un vrai dialogue sur le fond sur tous les sujets
que vous avez envie d'aborder surtout que ça débouge sur quelque chose. Alors précisément, écoutons les lycéens, vous avez la priorité exceptionnellement monsieur le premier ministre, priorité à eux systématique. Ils ont un avantage sur vous là. Voilà, c'est celui de la jeunesse et ça dure pas longtemps mais vous avez raison d'en profiter. Réaction quand le premier ministre vient de dire "On vous instrumentalise." Est-ce que vous vous sentez instrumentaliser Matis ? Vous êtes élève dans un lycée du 14e. Il faut préciser. Vous êtes engagé en politique, vous êtes jeune socialiste, je crois. Vous avez suivi, vous étiez dans les manifestations, vous étiez dans les blocages. Réaction quand vous venez d'entendre Gabriel Atal dire "On vous instrumentalise." Alors tout d'abord, moi j'aimerais dire
une chose de très simple. D'abord, le mouvement, il a commencé dans un lycée à Créteil. Il a été euh il a été ensuite les lycées ont suivi, lycée de de Paris et de France. Maintenant, moi j'aimerais vous dire une chose de très simple. Est-ce que vous trouvez que les lycéens aujourd'hui sont peu dépolitisés ? Parce qu'en fait l'argument que vous nous dites aujourd'hui, c'est que on est instrumentalisé par je ne sais trop quel parti politique, mais en vérité c'est que nous sommes pas du tout dépolitisés. Déjà, tu c'est la première chose. Et ensuite, vous doutez que les jeunes soient incapables de réfléchir par eux-mêmes, monsieur Atal ? Pas du tout. Je viens de vous dire l'inverse. Je viens de vous dire que vous avez des choses à dire et qu'on doit vous prendre
au sérieux, même si vous êtes pas encore des électeurs et que malheureusement il y a des politiques qui cherchent soit à vous à vous réduire à l'idée que vous soyez des casseurs, soit qui cherchent à vous utiliser. C'est ce que j'ai dit. Comprenez bien que dire qu'on est instrumentalisé, c'est croire que nous n'avons pas de cerveau. En fait euh c'est vous nous limiter. Monsieur, j'ai commencé mon mon propos en disant que vous aviez des choses à dire et que je voulais parler avec vous des sujets de fond comme je le fais quasiment tous les jours en tout cas depuis le début de cette mobilisation et comme je l'ai toujours fait en échangeant. Je vais vous dire il y a des choses sur lesquelles on sera pas d'accord. Il y a des choses que je vais dire que vous aurez pas envie d'entendre. Pardon,
je qu'on entende bien qu'on vous entende là-dessus parce c'est vrai que c'est un thème de la soirée. Oui ou non ? Le mouvement est-il instrumentalisé ? Vous avez dit le mot tout en amenant des nuance. Sofian et Abdel Kader vouliez réagir ? Oui. Vous parlez deinstrumentalisation. Nous lycéens de Créteil avons commencé notre premier notre première mobilisation pardon à vendredi sans aucun député du LFI, sans aucun parti politique. Nous l'avons commencé suite à une greffe des professeurs qui a eu lieu le jeudi de avant. Et pour rebondir sur ce qui a dit mon camarade ici présent, vous pensez qu'on est assez bête justement pour pas savoir se mobiliser tout seul, pour pas savoir revendiquer nos revendications qui sont légitimes mis à part un fou, qui peut dire que nos revendications ne sont pas
légitimes ? Je viens de dire l'inverse hein. Non mais je parle pas instrumentalisation. Pour une fois nous lycéens avons la parole s'il vous plat laiss pour ça que je suis là. Euh justement vous vous moi vos propos me font penser que vous dites qu'on est justement bête de ne pas savoir se mobiliser, de ne pas savoir revendiquer nos nos revendications légitimes, de ne pas savoir se mobiliser avec des des mobilisations pass pacifiques, pardon. Et aussi, j'ai une question à vous poser. On parle souvent de la violence des lycéens. Condamnez-vous la violence policière ? Moi, je condamne les violences pour vous dire hein. 28 septembre 2026, Saint-Toin Lomone, source le monde,
l'IGPN. Lycéen de 14 ans reçoit à bout portant un tir de lance-grenade dans la mâchoire. Perd de nombreuses dents. Deux enquêtes sont ouvertes. 29 septembre 2026. Agnè sur scène AFP, le monde. Jeune de 18 ans interpellé devant le lycée Auguste Renoir. Une vidéo visionnée par l'AFP montre un policier lui pratiquant une clé d'étranglement. 30 septembre 2026 tour Le monde procureur. Maë 16 ans crêvant blessé à l'œil les y ont jugé compatible avec l'impact d'un LBD perd l'usage de son œil droit. Une enquête est ouverte. Abdel Kader, si vous permettez que j'inter bien sûr là tout tout ce que vous dites est très important mais un exemple précis c'est le premier que vous avez cité je crois ou le ou le deuxè c'est effectivement le cas qui domine la soirée en l'occurrence le policier a été
mis en examen dans l'affaire de ce tir de lacrimogène blessant gravement un un jeune homme à la mâchoire et tout à l'heure avec Bouer on on on comment dire on détaillait la scène. Question et je vous relance et je vous laisse enchaîner bien interpeller Gabriel Natal. Qui d'après vous est responsable ? À qui la faute ? Est-ce que ça vous paraît proportionné et à qui la faute de votre point de vue ? Allez-y Math, je vous en prie ou Abdel Kader. Alors moi j'aimerais préciser qu'il y a aussi eu des éléments extérieurs qui sont venus perturber les mouvements des lycéens euh qui parce que quand vous voyez des personnes qui sont cagoulées, vous doutez bien que ce ne sont pas des lycéens. euh que ce sont des éléments extérieurs qui ont allumé des poubelles, qui ont euh souvent attaqué des forces
de l'ordre et des euh et des personnes de l'éducation nationale. Mais je pense qu'ils ne doivent pas visibiliser bah notre mouvement parce que nous quand pour on se lève pour des conditions d'éducation dignes pour que on mette des moyens dans l'éducation nationale est-ce que en fait vous monsieur Atal vous avez été mise l'éducation nationale et vous n'avez rien fait vous n'avez pas augmenté le budget d'éducation nationale vous n'avez pas remplacé les professeurs. Vous n'avez pas augmenté le nombre de professeurs. Euh maintenant on manque de psychologue, on manque d'infirmiers dans les établissements scolaires. Matis, pardon de vous interrompre vraiment si je permets, je juste chapitrer un peu. Finissons sur la question des violences et puis vous avez raison, je vous
redonnerai la parole sur la question des moyens. Exactement, mais sur les violence Gabriel Atal, répondez d'abord su n'avez pas du tout répondu à notre question. On vous a demandé est-ce que vous condamniez les violences qui ont été faites ? Je répond toutes les violences d'où qu'elles viennent et je vais vous dire à chaque fois qu'il y a des violences, à chaque fois qu'il y a des personnes qui sont blessées, qu' s'agissent de lycéen, il s'agisse de policiers, qui s'agisse de personnel de l'éducation nationale, je le condamne parce que c'est une défaite pour la République. On a quand même vu des dizaines de professeurs, de proviseurs qui ont été agressés physiquement, des gens qui se lèvent tous les matins euh pas pour la gloire, pas pour s'enrichir, mais juste pour
être au service des élèves. Ils se sont fait pour certains agresser très durement. Il y a des lycéens qui ont été blessés, c'est dramatique aussi. Il y a des policiers qui ont été blessés, c'est dramatique. Moi, je condamne toutes les violences parce qu'elles empêchent aussi le la vraie discussion et le vrai débat. Moi, je reconnais qu'il y a une légitimité évidemment à porter des débats à se mobiliser et l'important, c'est qu'on ait des débats sur le fond et qu'on travaille sur le fond. Question précise, pardon, est-ce que oui ou non l'action de la police à ce stade vous paraît proportionnée ? C'est ça la question. Ils sont bien obligés de maintenir l'ordre, mais est-ce qu'elle est proportionnée ? Qui veut réagir là-dessus ? est interpellé. Alors pour on avance, je donnerai tous la parole
mais à votre tour, présentez-vous d'un mot s'il vous plaît. Euh bonjour, je m'appelle Sophè Abitch élève à Saint-ennie, Paul Luar. Aujourd'hui, j'aimerais revenir un peu sur les violences qui ont été dites par mon camarade ici. Nous avons vu beaucoup de personnes qui ont été gravement blessées comme une personne qui a perdu l'usage de sa main gauche ou une autre personne qui a perdu l'œil droit. Donc aujourd'hui, ce mouvement n'est pas que pacifique à vrai dire, elle est aussi faite par des violences qui sont inacceptables et que nous condamnons au plus haut point. Maintenant, monsieur Atal, moi ce que je je condamne aussi, c'est que
des policiers en civil, parce que nous avons vu aussi ces images là qui sont inacceptables, encore une fois, des policiers en civil qui prenaient des des des pierres ou et qui lançaient vers les policiers pour faire croire que c'est c'est des lyciens qui lançaient ça et pour faire des images, dire faire des vidéos, dire que c'est que c'est les lycéens qui ont fait ça, dire que voilà ce que font les lycéens aux forces de l'ordre. Est-ce que au jour de aujourd'hui est-ce que vous êtes prêt à condamner cette forme de violence ? Parce que bah c'est une forme de violence parce que bah ces policiers là n'ont en civil n'ont pas à faire ça et
n'ont pas à à transformer notre cause en violemment. Réaction de Gabriel Atal. Je viens de dire que je condamnais toutes les violences et ensuite moi je je fais confiance aux enquêtes violence là cette violence de ces policients civil qui se déguisent et qui jettent moi j'ai pas de connaissance de cette situation en revancheour ce que je sais c'est que à chaque fois qu'il y a des situations qui posent des bas il y a des enquêtes administratives judiciairus Rochebin vient de le dire il y a même un policier là déjà quelques jours après qui a été mis en examen dans une affaire donc moi je respecte les institutions de notre pays quand il y a des cas qui posent question il y a des enquêtes, il y a des c'est pas au politique de dire si une action a été proportionnée ou pas. C'est à des enquêtes
administratives. Il y a une inspection de la police nationale et c'est à la justice de le dire. Maintenant, je peux pas être plus clair que vous dire que je trouve que chaque violence est un drame parce que c'est terrible de voir des élèves, des professeurs, des policiers qui sont blessés et je peux pas être plus clair qu'en disant que ça empêche de parler des vrais débats sur l'avenir de l'école, sur la situation de l'école. Moi, j'aimerais Darius Rogemin puisse peut-être avancer dans le débat et parler des questions euh mobilise les lycéens parce que contrairement à ce que vous avez semblé vouloir me faire dire, moi je dis pas du tout euh que vous avez pas de revendication sur le fond. Je dis pas du tout que vous avez pas de choses à dire. Au contraire, je passe mon temps
à échanger avec des lycéens sur tous les sujets qui mettent sur la table. Et donc, parlons de ces sujets-là. Ne vous inquiétez pas, on en parlera aussi mais c'est pas vous qui faites l'ordre. Attendez, attendez. Gam, [rires] posez-leur la question aussi. On leur posera aussi la question, on leur posera aussi la question. Voilà, on parler de leur revendication, il ne vous inquiétez pas, on en parlera aussi. J'aimerais parce que tous les avis s'expriment ce soir, ils sont divers sur sur ces gradins puisque Louise, vous vous êtes étudiante en master, vous êtes responsable de la section de Bordeaux de l'Uni, vous êtes étudiante aujourd'hui et vous êtes adhérente au RN. Euh c'est bien ça. Donc j'imagine vous avez une sensibilité différente. Je vous pose la même question et là aussi vous pourrez
interpeller Gabriel Atale et donner votre point de vue. Est-ce que vous considérez que l'action de la police est est proportionnée et au fond qui est responsable ? Et encore une fois on reviendra sur le fond des dossiers mais sur la violence sur les excès de violence qui est responsable d'après vous. Bonsoir monsieur Atal, merci de nous accorder ce débat. Moi ce que j'aimerais dire c'est qu'aujourd'hui on est bien loin d'un mouvement lycéen. Voilà, on parle des enquêtes de l'IGPN. Très bien, ça se compte sur les doigts d'une main. On peut aussi parler des centaines de policiers qui sont blessés. Il y a plus de 300 policiers qui sont blessés. On peut aussi également parler euh des plus de 180 personnel proviseur professeur blessé. On peut parler du professeur de
Lille qui a été frappé. On peut parler d'un professeur à la Siota à qui on a jeté de l'essence dessus. On peut parler d'une surveillante à Ansy qu'on a roué de coup. On peut aussi parler d'une dame qui voulait simplement s'opposer à la case d'un abrébus qui a reçu un lance-flamme au visage. Voilà ce que c'est la réalité des violences qu'on élève un petit peu le débat autour de ce plateau. Moi, ma question, elle est simple. Euh votre bilan, il est désastreux. Je suis désolé de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes le pensent et ça sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan, il est désastreux. On peut parler du classement PISA, la chute du niveau scolaire en français, en math, la montée de la violence des lycéens ou même juste des étudiants en
général envers leur professeurs. Vous êtes dans le pas de vague. Vous êtes le visage du laxisme. Vous avez dit "Tu casses, tu répares, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." C'est faux. Aujourd'hui, nous avons des milliers de lycéens, des milliers d'étudiants qui n'ont aucun cadre, qui n'ont aucun cadre, qui n'ont aucune hiérarchie, qui ne respectent rien. Votre bilan, c'est la suppression de milliers de postes de professeurs et vous osez nous sortir des vidéos Instagram. Bien sûr que si monsieur Atal si si votre PLF 2024 lorsque vous étiez ministre de l'éducation nationale, arrêtez de dire que c'est faux. Les gens pourront regarder sur internet. C'est vrai. Oui oui oui oui. Bien sûr. Mais ce que j'aimerais surtout vous dire au-delà du classement PISA, au-delà des violences,
les professeurs, vous nous sortez des vidéos Instagram dans lesquelles vous nous dites "Moi président, je vous mettrai un professeur devant vous, tous élèves." C'est faux. Et le moi président, on l'a beaucoup entendu. En tout cas vous premier ministre et vous ministre de l'éducation nationale, tout ce que vous avez fait c'est abandonner le premier service public de la nation qui est l'éducation nationale. Voilà. Est-ce que je peux répondre à un moment ? Bien sûr à vous et en particulier sur classement PISA puisque vous êtes notamment Non mais je parlais sur d'abord Marius avait posé c'est Marius c'est ça Mhis pardon vous aviez posé la question sur mon bilan et ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Je suis resté 6 mois ministre de l'éducation nationale j'ai lancé
beaucoup de chantiers. J'ai fait beaucoup de choses. Il y a effectivement le choc des savoirs, vous l'avez évoqué, c'est l'un d'entre vous l'a évoqué, qui a fait débat avec des syndicalistes, j'en vois ici présent, avec un certain nombre de mesures qui ont été prises. Le rétablissement du redoublement, la mise en place de groupes de niveau, l'importation de la méthode de Singapour pour apprendre les mathématiques dans le premier degré, la création d'une nouvelle épreuve de mathématique en fin de première, un bac de math en fin de première. Il y a eu des mesures sur le harcèlement très importantes pour que ce soit à l'élève harceleur de quitter l'établissement et non plus à l'élève harcelé. Des créations de postes dans tous les rectorats pour gérer les problèmes de harcèlement avec des gens
formés dédiés à 100 % dans les rectorats sur les problématiques de harcèlement. [raclement de gorge] Il y a eu des choses sur l'orientation. Le stage de seconde qui n'existait pas avant que je sois ministre de l'éducation nationale. C'est moi qui ai créé un stage de seconde puisqu'il n'y avait qu'un stage de 3e auparavant. Des mesures de revalorisation des enseignants les plus importantes depuis 1990. Est-ce qu'elles étaient assez importantes ? Euh, évidemment que non. Je propose d'aller plus loin. Tous les enseignants, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, ont été revalorisés de 90 € par mois et pour les débuts de carrière, c'était plusieurs par complet sur les suppression de post interpellé aussi sur ce sujetl et je vais vous dire quand j'étais ministre de l'éducation
nationale, je suis allé voir à l'époque la première ministre Ellisabeth Born. C'est pas souvent que je je dis des choses, je rends hommage, mais je suis allé la voir en lui disant "Je veux des postes en plus." Et à la fin de l'année 2023, j'ai eu 6000 créations de postes supplémentaires qui ont été octroyés au ministère de l'éducation nationale. Donc dire que j'ai supprimé des postes, ça n'est pas vrai puisque j'ai obtenu des créations de postes en plus et ça c'est vérifiable. Vous disiez, on vérifiera sur internet. Regardez, création de postes supplémentaires décembre 2023 quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Et je termine et je termine. Moi, je me suis exprimé très clairement sur le sujet. Je suis un des seuls candidats à l'avoir dit aussi clairement. Je considère qu'avec la
baisse démographique qui va y avoir, la pire des choses à faire, ça serait de supprimer des postes qui correspondent à cette baisse démographique. Moi, je veux qu'on maintienne les postes dans l'éducation nationale quand bien même il y aura moins d'élèves parce que ça nous permettra d'avoir plus de profs devant les élèves. Ça nous permettra d'avoir plus de remplaçants quand il y a des professeurs qui sont absents. Ça nous permettra d'avoir une école qui fonctionne mieux. Voilà. Ouais. sur l'insalubrité. Si vous permettez, c'est vous Sopiane ou vous Abdel Kader qui nous aviez dit que l'insalubrité puisque entrons comme vous le recommandiez et vous êtes, je crois que vous êtes tous d'accord là-dessus sur les raisons précises et les revendications précises indépendamment
de ce que vous avez réussi ou non, mais le l'état présent de l'école effectivement on a vu sur une antenne quand il y a des rats, quand il y a des insuffisances, quand il y a des œuvres d'absence non remplacées, on va prendre tous ces thèmes, mais d'abord simplement l'insalubrité et notamment à Paul et Luarard. Euh en tant que élève à Paul Louard, nous avons depuis la rentrée, nous avons vu certainement cette insalubrité grandissante mais qui date depuis l'année dernière. Nous avons vu des gafars, nous avons vu bah comme l'a dit des rats et euh par exemple notre lycée cette année 45 millions d'euros parce que il est en travaux et nous avons des bâtiments raménagés et dans ces bâtiments raménagés il y a des toilettes et des toilettes, il n'y a pas d'eau.
Donc il y a il y a et les l'eau, elle est infectée. Donc on doit se déplacer euh dans d'autres bâtiments. par exemple dans notre lycée le bâtiment S où il y a des toilettes et c'est là-bas qu'on qu'on doit faire nos nos besoins ce qu'on doit faire aux toilettes mais il y a la queue et après nous avons d'autres comme nous avons une absence de foyer euh nous avons un CDI qui peut accueillir que h8 personnes. Donc il y a une il y a une salle d'attente pour le CDI. Nous nous dénonçons aujourd'hui et nous revendiquons encore quand nous avons commencé notre mobilisation vendredi dans notre lycée le manque de chasse le manque de table. Nous avons aussi un manque de classes surgées, par exemple des élèves qui restent debout en classe.
Combien d'élèves ? Pardon, je peux vous poser la question et je vous laisserai bien sûr répondre et continuer mais parce que c'est une question qui est souvent soulevée. Dans le tron commun, combien d'élèves à peu près vous avez vous dans la classe à peu près ? Euh on peut arriver dans les dans les 28 ou dans les 30 ou dans les 32. Et vous ? 36 36 36 ce qui est 30 36 Louise vous avez aussi 38. OK 38 ou 40 ou mais ça n'a jamais posé problème quand on se comporte bien généralement prenez bien votre micro pardon parce que sinon on vous entend pas on vous donnera votre micro tel vous disez ça n'a pas posé de problème dans votre cas mais je vous laisse donc pas pour nous pour répondre à ce que la ma camarade vient de dire nous ça nous pose problème parce que ça nous pose un
problème déjà d'abord pour se concentrer en cours pour euh pour travailler parce que bah nous manquons de chais nous manquons de de moyens matériel et euh avec notre lycée avec d'autres profs que de Pierre Fit, de Bourger et d'autres lycées. Nous avons écrit au ministère de l'éducation et que nous espérons être reçu prochainement. Alors, je vous laisse aussi donner votre témoignage et Gabriel Nathal, vous réagirez. Mon camarade ici présent du lycée Paul et Loir a invoqué justement le manque de moyens. Moi dans mon lycée à à Saint Exupérie à Créteille, nos revendications sont plus tournées sur le manque de personnel un DDFBT, un proviseur adjoint, une infirmière, un RDBE, plus de 10 postes
d'Ash, une absence de prof de mathématique et de français. Et pour vous dire en mathématique, c'était l'option mathématique. Et pour rebondir sur cela, vous avez été en mission. C'est vrai. Il est toujours, je crois, en tant que premier ministre. et ministre de de l'éducation nationale, vous avez été en mission. Si je peux vous sortir les chiffres, 15,4 millions d'heures de cours noinsurées. Récemment, j'ai pu entendre bah vos discours. Vous nous avez dit qu'il y aura un professeur devant chaque salle de classe. Pourquoi l'avez pas pourquoi vous ne l'avez pas fait ça avant ? Alors, commençons par là. Allez, les heures non remplacées. On prendra chaque chapitre, mais les heures non remplacé, moi j'ai entendu tout le monde, je
crois. Je je travestis pas votre pensée. Tout le monde dit c'est absolument qu'en France aujourd'hui il y ait tellement d'heures non remplacé. Pourquoi est-ce queonarrive pas à remplacer les professeurs qui sont absents ? Parce que en 15 ans, le nombre de candidats au concours pour devenir professeur a baissé de 50 %. Et donc en fait, on n pas assez de professeurs. La réalité c'est que vous avez aujourd'hui des professeurs dont le métier c'est d'être remplaçant. Ce qu'on appelle des TZR. Donc c'est des professeurs, ils sont 12000 et leur travail c'est quand vous avez un professeur qui est absent parce qu'il est en congé maternité, parce qu'il est en arrêt maladie, ils sont envoyés dans le lycée où le professeur est absent. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? 80 % de ces thèses
TZR dès la rentrée, ils sont affectés dans un établissement pour toute l'année parce que on n pas suffisamment de de professeurs pour pourvoir ces postes. Et donc quand vous avez des professeurs qui sont absents, bah il y a plus de remplaçant pour venir les remplacer tout simplement parce que les remplaçants, ils ont déjà été affectés à l'année dans des établissements. Donc la clé à la fin, la clé c'est d'avoir plus de professeurs, plus de candidats au concours et plus de professeurs. Comment est-ce qu'on arrive à avoir plus de candidats au concours et plus de professeurs ? Bah en donnant à nouveau envie de devenir professeur. Comment est-ce qu'on donne à nouveau envie de devenir professeur ? Pour moi, il y a différents sujets. Il y a évidemment la rémunération. Évidemment que il y a un
déclassement des professeurs dans la société. Il gagnait il y a 30 ou 40 ans, deux fois et demi le SMIC en moyenne. Aujourd'hui, c'est 1,9 fois. Enfin, c'est vrai qu'il y a eu une smicardisation du métier d'enseignant. Je vous ai dit tout à l'heure, j'ai augmenté les enseignants quand j'étais ministre. il y avait pas eu d'augmentation comparable depuis 1990. Je vous ai dit aussi que c'était pas suffisant et que donc il fallait aller plus loin et moi je propose des augmentation de 200 à 500 € par mois dans mon projet. Combien gagne un enseignant en début de carrière aujourd'hui ? Aujourd'hui c'est un peu plus de 2000 €. C'était 1700 € quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Ça c'est la première chose. Réaction là-dessus filément. Pardon. Je aller au bout sur Non non, je
je veux vraiment aller au bout sur pourquoi est-ce qu'il y a pas assez d'enseignants. Il y a le sujet de la rémunération de il y a le sujet de la formation. Est-ce que toutes les réformes qui avaient eu lieu de la formation depuis des années, ça a fini par dégoûter certains jeunes d'aller au bout et de devenir professeur ? Parce que quand dans la dernière année de votre formation, vous enchaînez à la fois la rédaction d'un mémoire, la préparation du concours, le stage et cetera, vous aviez 10 à 15 % qui abandonnaient. Cette réforme pour le coup, je l'ai faite quand j'étais ministre de l'éducation, elle rentre en vigueur depuis cette année et vous avez une augmentation des candidats au concours depuis cette réforme. Et 3 qui est un sujet dont on ne parle jamais,
jamais dans les débats et je le regrette beaucoup. C'est la place du du professeur dans la société. C'est le respect qui est dû au professeur, le respect qui est dû évidemment par les élèves. Mais je le dis aussi ici parce que c'est totalement tabou et qu'on en entend jamais parler sur les plateaux. Le respect qui est dû par les familles avec parfois des familles qui ont un comportement quasiment de de de consommateur vis-à-vis de l'école et qui remettent en cause la note qui a été mise par un enseignant. Réaction natur réaction làdessus. J' voyais en dialogue hein. Réaction làdessus. Je vo le débat c'est aussi la place chapitre réaction là-dessus quand vous dites je voyais attendez que tout le monde s'exprime Louis parce je voyais que vous approuviez sur la question je
vous donne toute la parole premier juré vous réagissiez sur la question des professeurs qui ne sont pas respectés assez bah oui bien sûr enfin quand on voit aujourd'hui enfin je je vais peut-être refaire la liste je sais pas ça ça choque peut-être pas assez des profs qui sont brûlés des profs sur qui on jette de l'essence une surveillante tabassée un professeur frappé à Lille c'est ça aussi qui dégoûte les jeunes de devenir professeur moi la première quand je suis rentrée en licence de philosophie à Bordeaux Montagne, j'en avais plein des rêves he dans la tête hein. Je voulais même enseigner la philosophie. Vous donnez envie à qui là sérieusement ? Personne. D'ailleurs, j'en profite juste pour vous dire que vous n'avez absolument pas répondu sur le classement
Pizza. Vous n'avez pas répondu sur la chute du niveau scolaire qui selon moi c'est quand même assez important et aujourd'hui vous avez littéralement une chute dans le niveau. Mais c'est aussi beaucoup d'élèves, beaucoup d'étudiants qui partent dans le privé parce que aujourd'hui tout le monde est écouté par le public. Je peux répondre sur le placement. Vous allez répondre aux deux. Je je sais que de toute façon vous allez décaler sur une autre question mais enfin vous arrivez là comme une fleur et vous faites comme si vous n'étiez pas responsable en fait. Vous êtes irresponsable de la situation de l'éducation nationale. À vous entendre en fait. Euh vous êtes président du groupe de la majorité présidentielle qui est plutôt évidemment une minorité présidentielle mais enfin vous êtes
quand même enfin l'image dépinale de la macronie en France. Excusez-moi, mais vous êtes le produit pur de la macronie et des politiques, excusez-moi, laissez-moi finir, je vous ai les laissé finir. Des politiques anti service public et antiéducation nationale. Enfin, vous pouvez pas d'un côté vous plaindre du fait que il n'y ait plus de professeurs qui se présentent au concours et de l'autre en 10 ans de Macronnie vote que vous aviez enfin vous avez toujours voté avec vos groupes avec votre groupe pour les projets de loi de finance. La non revalorisation des salaires le gelèle du point d'indice h fois en 10ant donc h8 fois sur 10. Alors laissez répondre Gabriel Nathal et je précise pardon, je précise que Philé vous avez 16 ans et vous êtes responsable fédéral de l'Union syndicale
lycéenne et vous exprimer Louise vous avez 22 ans et vous êtes étudiante membre de l'uni et adhérente au RN. Question sur la revalorisation qui a eu lieu en 2023 quand j'étais ministre de l'éducation nationale, vous êtes d'accord ? Vous êtes pas d'accord ? Évidemment, mais sauf que si hu fois ailleurs vous ne l'avez pas revalorisé. Le problème Le problème monsieur Non, attendez. Non, non, mais le problème monsieur le problème monsieur c'est que non mais attendez, le problème c'est que l'inflation est un phénomène annuel. Donc si vous ne la revalorisez que deux fois en disant les salaires ne rattrapent pas l'inflation. Et d'ailleurs Sophie Venité, pardon, va pouvoir vous le dire très bien aussi. Mais sur le respect des professeurs, j'aimerais bien que vous précisiez vos
positions. Sur le respect des des professeurs puisque Gabriel a amené le amené le sujet et ça vous faisait réagir hein. Filémon, vous votre union syndicale, on peut dire qu'elle est de gauche. Elle défend en tout cas les intérêts de toutes les lycéennes et les lycéens. Louise, vous vous êtes de droite. Moi, je suis de droite et j'assume tout à fait mes positions. Quant à vous, vous n'assumez pas vos positions et je pense qu'il faut rappeler que le président de l'Union syndicale lycéenne était sur les listes de la France insoumise, était collaborateur parlementaire d'un membre de la France insoumise. Donc, il faut assumer ces positions et ne pas avoir honte, même si je sais que c'est compliqué de s'assumer comme étant d'extrême gauche quand on voit tout ce qui se passe dans la rue.
Voilà, toutes les expressions politiques s'expriment. Je peux vous dire, moi je trouve ça super que vous soyez engagé. Je veux dire, je vous reproche reprocherai jamais à personne d'avoir un engagement politique quel qu'il soit. On n'arrête pas d'entendre que les jeunes se désintéressent de la politique, sont pas engagés, s'en fichent de leur pays. Je veux dire, moi le fait de voir d'abord des lycéens qui se mobilisent, je vais vous dire, ça montre qu'il croi encore que les choses peuvent changer. Le jour où ça sera inquiétant, c'est quand il y aura plus de revendication, plus de mobilisation parce que ça veut dire que les gens considéront ou les lycéens considéront que c'est foutu, qu'il y a rien à attendre. Et quand je vois des jeunes qui soient euh engagés
syndicalement, engagés politiquement ou les deux, bah je me dis ça permet de démentir quand même cette idée que les jeunes ne s'intéressent pas au pays et s'engagent pas. Donc moi, je vous reproche pas d'être euh LFI, je vous reproche pas d'être ORN, je sais pas où vous êtes vous si vous êtes quelque part, mais je vous le reprocherai pas non plus. J'ai envie de dire tant mieux qu'il y a des jeunes qui s'engagent et surtout si ça permet qu'on puisse débattre. Nous, on vous reproche de pas avoir financé l'éducation nationale. Mais d'ailleurs enfin, on a posé des questions on vous a posé des questions sur la rénovation des bâtiment. Oui. Euh, vous n'avez pas répondu. Alors, vous lu avez pas laissé répondre. Alors, soyez honnête là. On lui a pas c'est ma
faute. C'est ma faute. Je je prends tout sur moi. Je suis le bouquet ministère de tout sœur. Il y a pas de problème. Sur l'insalubrité là pour qu'on construise l'avenir. Allez sur l'insalubrité euh puisque vous disiez vous vous parliez des cafars, vous parliez des problèmes de toilettes, vous parliez des problèmes d'eau infecté, vous parliez de problèmes graves. Là aussi vos autres témoignages et vous allez pouvoir répondre là parce que c'est simplement la la base de la base de les infrastructures. Alors allez-y Matis si vous vous aussi vous pouvez témoigner. Bah oui. Est-ce que moi par exemple, moi dans mon éissement au lycée euh Émubois, on a des portes qui ne ferment pas, on a des tables qui sont cassées, on a des chaises qui euh sont aussi cassées et euh vous nous
dites que vous avez été ministre, OK, mais vous n'avez rien fait en fait concrètement. Est-ce qu'on vous parle des bâtiments, on vous parle des chaises, on vous parle du emplacement des heures, on vous parle des psychologues et des infirmiers qui manquent à l'appel. Concrètement, vous avez été mis, vous avez fait quoi monsieur Atal ? Alors, il y a deux choses différentes dans ce que vous dites. Il y a les bâtiments scolaires, il y a les infirmiers scolaires. Vous savez qui est en charge des bâtiments scolairire aujourd'hui ? Qui doit financer les bâtiments scolaires, construire les bâtiments scolaires ? les collectivités locales. Donc les lycées, c'est les régions, les collèges, c'est les départements et les écoles, c'est les mairies. Et c'est vrai que c'est
assez compliqué et que beaucoup de Français le savent pas, mais en gros, l'État, il est chargé de mettre des professeurs dans les établissements scolaires et des personnels par ailleurs sanitaires et sociaux comme vous voulez le dire. Et les collectivités locales, elles sont chargées de l'entretien des bâtiments. Est-ce que ça veut dire que l'État doit se désintéresser de la manière dont les élèves étudient et dont les professeurs enseignent ? Évidemment que non. Et évidemment que dans ce que vous décrivez, enfin, je veux dire, il y a des euh situations que aucun français dans sa vie professionnelle n'accepterait euh n'en accepterait le début du quart euh de ces situations-là. Et donc la question c'est comment est-ce que état et collectivité locale arrivent davantage à avancer ? J'étais au
téléphone avec un maire tout à l'heure qui a probablement un des lycées les plus délabrés ou dégradés de France dans sa commune pour lui parler du sujet pour lui dire comment tuexpliques que le le le chantier n'est pas encore été fait et que ça avit pas encore été rénové. Il se trouve que ça va l'être puisque ça a enfin été validé. Il me dit "Mais on ne se rend pas compte des règles aujourd'hui pour rénover un lycée. On se rend pas compte du code des marchés publics qu'on doit respecter de l'inflation sur les coûts. Vous savez combien ça coûte de refaire le lycée ? 150 millions d'euros, vous avez je crois 12000 collèges lycées, 150 millions d'euros. Vous imaginez ce que ça coûte s'il faut tout refaire ? Donc il y a des règles à simplifier pour que ça coûte moins cher. Et deux,
il y a un sujet dont on n pas parlé parce qu'on a parlé là d'insalubrité de CAFAR. C'est c'est insupportable et évidemment qu'il faut y répondre. Et puis il y a ce qui frappe quasiment tous les établissements scolaires. On a vu malheureusement de manière très forte cet été, c'est évidemment la chaleur et le froid. Ensuite l'hiver, vous faites réagir Sopiane et l'isolation thermique. Et juste là-dessus que vous dites vous n'avez rien fait alors même que ça n'est pas la compétence de l'État. J'ai lancé quand j'étais ministre de l'éducation nationale, là aussi c'est vérifiable. Vous regardez septembre 2023, plan et du rénoval sur Google ou sur votre tri, j'ai lancé un plan pour rénover l'objectif 40000 établissements scolaires pour mieux les isoler en matière thermique qui fassent moins
chaud l'été, moins froid l'hiver. Il y en a déjà 5000 qui ont été rénovés. J'adorerais que ça soit beaucoup plus. Il se trouve que je suis plus au gouvernement depuis 2 ans, mais j'ai lancé des choses. Voilà, je je suis conscient de ces problèmes-là et franchement à l'époque personne n'en parlait parce qu'il y avait pas eu les canicules qu'on a eu. Est-ce que LCI est venu à l'époque faire un reportage sur le plan et du rénov et euh les établissements euh dont j'ai lancé la rénovation ? Non. Donc moi, je suis parfaitement conscient. Ce quiéresse venir maintenant Sophiane, je précise puisque vous chacun donnez un peu ses étiquettes politiques. Vous si si je me trompe, vous n'en avez pas. C'est ça. Non, pas d'étiquette particulière. Vous avez 18 ans, vous êtes donc au lycée Paul
Luiard à Saint-Denis. Je je voyais réagir. Euh bah ce que je viens de raconter c'est que c'est littéralement 1 % de ce que nous les à APE ou à d'autres secteurs de de Saint-Denis ce que nous vivons maintenant aujourd'hui nous avons des enseignants qui qui sont à bout qui n'ont pas le matériel pour pour faire cours et j'aimerais revenir sur votre notamment votre mandat de 6 mois la désolé de vous dire monsieur Atal mais la seule chose qu'on vous retient de vous c'est que vous avez fait une sorte de chasse aux sorcières sur la tenue la Baya. Vous avez durant votre mandat, c'est la seule chose qu'on retient de vous. Mais l'autre chose qu'on retient de vous aussi, c'est que plus de 2500 postes de d'enseignance ont été supprimés. Vous
allez vous allez vous allez me bien sûr me répondre, c'est par rapport à la démo démographie, mais euh pour moi c'est ça montre juste votre incompétence quand vous étiez ministre de l'éducation nationale et ça montre que nous les siens nous demandons pas des souspressions. Nous demandons pas que nous enlèvent des choses pour notre lycée. nous demande que notre lycée soit valorisé, que nous avons la même chose que ceux de Paris et que nous vous avez l'impression, pardon, pardon de vous couper, vous avez l'impression que vous êtes dévalorisé par rapport à certains lycées du centre de Paris par exemple. Ah oui, mais il a rien à rien qu'à voir par rapport à à Parcours supres choses. Nous avons par exemple certains figures politiques qui sont venus nous dire que nous sommes
instrumentalisés ou que nous sommes nous sommes la ville la plus subventionnée au monde. Euh cette personne qui est notre président de la région Valérie Picrè qui est venu nous rendre visite à notre lycée Paul Luar. Malheureusement que nous euh élèves avons fini notre mobilisation. Elle est venue, elle a constaté nos revendications, elle a vu pourquoi nous nous militons au jour d'aujourd'hui. Et la sa seule réponse qu'elle a amené parce que des élèves qui étaient présents qu'elle était là euh qu'elle a ramené, c'est "Nous allons faire des efforts." Mais les efforts, ça fait depuis que moi je suis en première, maintenant je suis en terminal, nous les voyons pas, nous les avons jamais vu. Des projets qui ont été lancés par par le ministre de l'éducation nationale
comme Édouard ou vous qui ont jamais été abouti. des aides que nous d'argent que nous que nous avons jamais vu au sein de notre sur la question de l'inégalité des lycées. J'aimerais vos témoignages répondre évidemment Gabriel Atal précise c'est pas non plus le procès de Gabriel Atal il a le cuir assez épais pour répondre juste juste pour répondre à ça. Moi je vais vous dire, j'ai aucun problème à ce que vous me critiquiez. Vous allez me dire "Vous avez pas fait c, vous avez pas fait ça." Et moi, je vais vous répondre "Bah si, j'ai fait c, j'ai fait ça." Bon, on va passer beaucoup de temps là-dessus mais on aura oublié une question, c'est qu'est-ce qu'on fait pour l'avenir ? Moi, c'est ça qui m'intéresse. Je vais vous dire, on se parle là ce soir. On se parle là ce
soir. Moi, je suis totalement prêt. Est-ce que la semaine prochaine, la semaine suivante, on se revoit avec ou sans caméra, peut-être sans caméra et qu'on continue la discussion et qu'on écrive ensemble un pack d'avenir pour la jeunesse. Je suis presque. On se voit. Voilà, vous venez me voir et on travaille ensemble. Voouve. dire on pe on peut chercher à tout ressasser. Moi je vais vous dire ce que j'ai fait. Vous allez me dire bah c'était pas assez ou c'était pas bien. Oui, c'était pas assez. D'accord. Alors parlons-en. Allez permettez-moi tous vous interrompre Gabriel. Gabrial, je vous interromps tous. Parlons effectivement si vous permettez. Vous avez tous fait le droit de taper sur Gabriel, c'est la démocratie. Mais avançons un petit peu. Effectivement,
qu'est-ce qui doit changer maintenant ? Oui ou non ? Est-ce que vous avez le sentiment comme vous l'ameniez que il y a une inégalité des lycées, c'est-à-dire qu'il y a des lycées riches et des lycées pauvres. Et selon qu'on est au centre de Paris ou qu'on est dans certaines banlieux, on est défavorisé. Vos réactions à tous là-dessus. Là-dessus précisément, allez-y là-dessus. Vous avez ce sentiment ? Bah aujourd'hui, comme on l'a dit, il y a un mouvement lycéen. On a des revendications. Alors moi je peux vous les énumérer mais là-dessus, pardon, sur l'inégalité des lycées, si je peux me permettre. Ah oui, forcément moi je suis pas dans un lycée très très prestigieux. Je suis dans un lycée du sud de Paris à Émine Dubois. Et effectivement euh moi j'ai eu des camarades qui sont maintenant dans
l'enseignement supérieur qui ont bien vu que bah c'est pas facile en fait avec parcours sup et parcours supress, une machine à problème de santé. Est-ce que vous avez des camarades qui prennent des médicaments pourvoir dormir le soir ? font du 8h 18h, ils rentrent chez eux et puis bah il faut faire les bah les les devoirs et ensuite faut prendre un médicament pour dormir et ensuite retourner en cours le matin. Moi je pense que c'est pas raisonnable monsieur. C'est pas raisonnable. Réponse proposition c'est quoi ? Moi je suis là pour entendre et d'ailleurs pardon j'ai pas de stylo. J'ai une feuille mais je veux bien si quelqu'un m' regardez je vais vous offrir chrétiennement mon stylo. Merci beaucoup. Voilà. Alors bah alors nos syndicats ont remonté nos revendications.
Alors l'augmentation du budget alloué à l'éducation nationale, le remplacement des professeurs et augmenter le nombre de profs aussi dans les établissements scolaires. Et aussi il manque des psychologues et des infirmiers dans les établissements scolaires. Il y a des lycées où il y a pas d'infirmiers, il y a pas de psychologues. rénover des bâtistes. Bah comme on l' on l'a tous dit à peu près, il y a des bâtiments, il y a des lycées où il y a des rats, où il y a pas de chaises, où des chaises sont cassées, où il y a voilà, il y a beaucoup de choses à rénover. Abroger la loi blancaire et parcours sup puisque Parcours sup est une machine à stress aujourd'hui. Vous avez des élèves qui prennent des médicaments pour pouvoir tenir les rythmes scolaires qui sont euh complètement impossibles à
vivre. Alors sur le stress, j'aimerais vraiment attendez on va proposer quoi ? La place de parcours sup, ça m'intéresse de savoir. Je peux pardon pardon pardon. On va pas faire des énumérations à chaque fois parce qu'on s'en sort plus sur sur le stress sur les heures, le stress. Vous dites certains prennent des médicaments là-dessus aussi. J'aimerais que vous puissiez interpeller spécifiquement Gabriel Atal là-dessus. Là-dessus, vous avez un témoignage aussi justement l'équité. Comment pouvez-vous nous expliquer que les lycées qui sont au cœur de Paris dans le 16e arrondissement et cetera, notamment Henriat n'ont pas les mêmes problèmes que nous lycées de banlieu moi à Saint Exupéri ici présent à Pet Loirand moi je pense vraiment qu'il a un problème d'équité et
que le et que le choix budgétaire pour l'éducation nationale n'est pas pareil dans les lycées de banlieu et dans les lycées qui sont au cœur de Paris. Du coup, moi je vous avez été en mission, vous vous avez dit qu'il y a eu 5000 lycées qui ont été entre guillemets réglés vis-à-vis du climat sur 40000. Oui. Quels sont ces 5000 lycées là qui ont été réglés ? Passer on peut vous passer la liste, il y a aucun problème. D'où viennent ces lycées là ? Ils viennent du cœur de Paris ou des banlieux ? Vous en avez partout en France, mais on peut vous communiquer la liste. Honnêtement, tout ça c'est c'est établi juste pour pour vous répondre. Oui, il faut une équité et oui, il y a des jeunes qui ont moins de chance que les autres au départ parce qu'ils ont pas le
même capital social comme on dit, ils sont pas nés dans des familles où on a pu leur mettre des professeurs particuliers et cetera et où ils ont moins ils ont plus de plus grandes difficultés. Moi, il y a une chose dont je suis très fier qui a été faite ces dernières années, c'est le choix de dédoubler les classes dans les écoles primaires, dans les banlieux justement et dans les quartiers difficiles. Parce que la réalité, c'est que et vous avez raison de dire que il y a des lycées qui se trouvent au centre de Paris, même si vous êtes dans Paris et vous avez des problèmes euh aussi manifestement dans votre lycée et des lycées en banlieu qui sont en difficulté. La même manière, je pense qu'on peut trouver des lycées en banlieu qui ont été refaits ces dernières années euh et euh dans le
centre de Paris des lycées qui vont pas bien. Mais la réalité aujourd'hui, après cette mesure qui a été prise, c'est que vous avez moins d'élèves par classe en CP CE1 dans les banlieux et dans les quartiers difficiles que vous en avez dans les écoles des centres-villes. Et ça, c'est quand même une vraie réforme sociale parce que ça donne plus de chance à ceux qui en ont moins au départ. Et oui, l'objectif ça doit être de le faire y compris pour le collège et y compris pour le lycée. Évidemment, on a commencé à le faire sur le primaire, il faut le faire sur le collège et sur le lycée. Je peux poursuiv Allez-y ou pouvez réagir. Moi, je pense que vous n'avez pas eu la même douleur que nous car vous avez étudié dans l'école alsacienne, une école très prestigieuse. C'est vrai.
Mais bien moi, vous savez, c'est la première chose que j'ai dite quand je suis arrivé au ministre au ministère de l'éducation nationale dans mon discours de passation de pouvoir, je l'ai dit, c'est le choix qu'on fait mes parents à l'époque. pour le coup, j'avais 3 ans. C'est pas moi qui ai pris la décision à l'époque. Je vais pas voilà, ça vous arrange grandement. Mais moi ce que je veux, c'est que tout le monde a les mêmes chances. Et c'est vrai que ce que je vois aujourd'hui, c'est que vous avez beaucoup de familles qui se disent "En fait, si je veux que mon enfant réussisse, il faut que je le mette dans le privé." Et vous avez des gens de la classe moyenne qui travaillent, qui se saignent, qui ont plus d'argent à la fin du mois parce que ce qu'ils ont ce qui leur reste de de
leur salaire après avoir payé les charges et cetera, ils se disent "Il faut payer une école privée à mes enfants sinon ils réussiront pas." Ouais. C'est quand même terrible pour la République et ça fait réagir Louise veux trouve dans ce que les gens vont chercher dans l'école privée, c'est-à-dire l'excellence, l'exigence sur le niveau. Oui. Une forme d'autorité et de respect des règles. Ça les gens vont le vont le chercher dans le privé. Bah, je veux que les gens puissent le trouver dans le public. On qu'on restaure l'attractivité du public. Louise Louise attendez qu'on partage jusqu'au Louise Non mais parce qu'on on vous parlait beaucoup des lycées de banlieu ou établissement scolaires de de banlieu ou de région parisienne. Moi je viens d'une toute petite campagne voilà de moins de
1000 habitants. Je viens d'un tout petit village. Il y avait un bus le matin, il passait à 6h17. Ça vous laisse une petite idée de l'heure à laquelle je me levais et je rentrais à 19h40. Je ne me plaignais pas. Euh se plein de parcours sup qui est une machine à médicament et que bon on rentre à 18h, il y a encore des devoirs à faire. l'atterrissage, il va vous faire très très mal quand vous allez faire des études supérieures où vous allez rentrer dans le monde du travail. Pour rebondir juste sur tout ça, nous à l'uni, l'excellence, ça tombe bien que vous en parliez, c'est une valeur qu'on porte depuis toujours, depuis 1969, date de la création de notre association. Juste pour le dire simplement en deux mots, aujourd'hui l'excellence n'est plus garantie ni par l'éducation nationale, ni par
l'enseignement supérieur public. Pourquoi ? parce que désolé de vous le redire mais vous êtes le visage du laxisme du laxisme au niveau des violences mais du laxisme aussi au niveau de la chute du niveau scolaire littéralement je rebondis encore une fois je sais mais on on n'est pas d'accord il y a une différence d'âge aussi qui crée le fait que voilà je non mais moi à 17 ans aussi j'avais envie de forcément de je parle de madame véntite qui soyons direct non mais à 17 ans, on a tous envie de refaire le monde. Voilà, juste aujourd'hui l'excellence n'est plus garantie ni à l'éducation nationale ni dans l'enseignement supérieur public. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de sélection. On laisse rentrer n'importe qui dans les universités et on donne le bac à qui veut l'avoir et à n'importe
qui. Voilà où il est le problème. Le chute du niveau scolaire en français en math. Je ne comprends pas comment on peut donner le bac à des gens à des lycéens qui n'ont pas d'épreuves en math. Moi quand j'étais au lycée en 2022, je n'ai pas passé d'épreuves de math. C'est scandaleux. Mais j'ai recréé une épreuve de math. Mais elle a été supprimée, monsieur Atal. Mais je ne vous attaque pas que vous. Je vous attaque pas que non mais je ne vous attaque pas que vous. Je ne vais pas vous je ne vais pas vous dire amen parce que vous avez je ne vais pas vous dire amen parce que vous avez remis le le bac de mathématiques. Non mais c'est tout à fait normal. C'est c'est tout à fait normal. On va pas vous remercier d'avoir fait ça. Mais je je je vous je vous l'accorde je vous
l'accorde, je vous le reconnais. Il y a pas que vous qu'on attaque. Mais je vous réponds juste parce qu'on a j'ai pas répondu tout à l'heure sur PISA, sur l'excellence, l'exigence, le niveau, sur la valeur du bac. Sur la valeur du bac puisque je soulligne, vous avez été le seul à dire ça, parole de vérité. Et là, donnez-lui quand même ce point si je peux me permettre. Gabriel sur ce plateau a dit pendant des années le bac les notes du bac étaient artificiellement gonflé ce qui est quand même assez grave. Donc est-ce que oui ou non ? Est-ce que oui ou non ? Comme le dit mademoiselle le madame le le bac a diminué et on a un système aujourd'hui qui dépasse d'ailleurs l'éducation nationale. On ment à nos jeunes et on ment aux familles. On leur ment quand on leur laisse croire qu'un élève peut
glisser de classe en classe sans avoir le niveau pour réussir dans la classe supérieure. C'est pour ça que j'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé en 2013. On m aux élèves quand on leur dit que on peut rentrer au collège sans savoir lire, écrire et compter convenablement. C'est pour ça que je propose de rétablir un équivalent du certificat d'étude pour l'entrée au collège. On m aux élèves avec un brevet au rabet en leur expliquant que si ils ont pas le brevet alors même que objectivement les notes étaient artificiellement gonflées jusqu'à ce que je mette fin à ça, ils peuvent réussir et passer au lycée. Et on ment aux élèves effectivement en leur disant en leur vendant un bac au rabet. Et je vais vous dire ça va plus loin. On ment à nos jeunes aussi aujourd'hui en leur
expliquant que parce qu' qu'il faut absolument avoir un master pour réussir plus tard et avoir euh un boulot qui fonctionne, on leur m dans ce système où objectivement euh on n'a pas revu la manière d'orienter et de former nos jeunes depuis très longtemps. Vous avez parlé de parcours sup, il y a beaucoup d'angoisse autour de ça, mais je vais vous dire, c'est une angoisse qui est beaucoup plus large. C'est une angoisse de jeunes qui se disent "Est-ce que je vais être capable de réussir ma vie ? Est-ce que je vais être capable de trouver un emploi qui me convient, de fonder une famille et de m'émanciper et de m'insérer ? Et je vais vous dire, si on change pas notre système, ça va être de plus en plus difficile et de plus en plus grave à l'heure de l'intelligence
artificielle dont personne ne parle. Aucun candidat, à part moi, ne parle de l'IA. Les jeunes là qui sont actuellement qui rentrent au collège, je peux vous dire que quand ils seront à la fin du lycée qui s'interrogeront pour le orientation, si on n pas revu profondément aussi notre enseignement supérieur, ils seront très angoissés sur l'avenir vu l'impact de l'IA profond qu'elle va avoir sur les métiers. sur parcours sub pour vous répondre très concrètement pour moi, il y a deux problèmes. Il y a un problème autour de l'orientation. Effectivement, on n'est pas collectivement assez bon sur la manière d'accompagner les jeunes. Il y a quand même des familles qui peuvent se permettre de prendre des quasiment des coachs maintenant pour euh très en amont expliquer à leur enfant à l'élève ce
qu'il faut faire, les choix qu'il faut faire de spécialité et cetera. Et là, il y a une inégalité parce que tout le monde a pas accès à ça. Et vous retrouvez avec des jeunes, ils se retrouvent en première en terminale, ils ont envie de poursuivre dans l'étude supérieur. Ah mince, j'ai pas pris les bonnes spécialités qui me permettaient euh de pouvoir poursuivre dans ces études supérieures. Je me suis fait avoir, c'est terrible pour eux. Problème sur l'orientation. Et deux, pour moi, quand vous parlez de pression parce que c'est vrai qu'il y a une pression. Euh alors vous avez pas l'air euh d'accord mais chacun vit les choses différemment mais moi je parle beaucoup avec des jeunes. Oui. Il y a il y a une pression assez forte. Pour moi, c'est le contrôle continu qui joue beaucoup. C'est le
contrôle continu qui joue beaucoup. Et c'est vrai que c'était un des éléments de la réforme blancaire que vous avez évoqué mais le contrôle continue a un impact où en fait chaque note devient potentiellement un drame parce qu'elle peut vous fermer des portes à l'accès à l'université. et de et de ça augmente le problème qu'on évoquait tout à l'heure sur le mensonge aux élèves parce que vous avez et on le sait tous des lycées la plupart d'ailleurs maintenant où les profs sont amenés à devoir gonfler artificiellement des notes parce qu'ils savent très bien que sinon ça risque de priver d'accès à une école ou à une université des élèves. Donc moi je pense que s'il y a une chose à revoir c'est peut-être l'organisation du contrôle continu. continue plus. Soyons pas trop long
parce que la parole doit circuler et avançons dans la discussion, c'est-à-dire comment sortir de la crise. Je rappelle si vous nous rejoignez, il y a une réunion autour de d'Emmanuel Macron. les propositions et un syndicat étudiant qui demande 10 milliards 10 milliards pour sortir de la crise un certain nombre de de réformes. Vous êtes aussi avec nous Sophie Vedite, vous êtes secrétaire général du SNES CFSU, vous êtes professeur de sciences économiques et et social, vous enseignez dans l'Esson, je crois que votre lycée est fermé depuis vendredi à cause des des mobilisations. S'il fallait résumer pour sortir de la crise là maintenant, les les mesures les plus urgentes et vous pourrez tous s'il vous plaît, questions précise, réponse précise pour sortir maintenant de la crise, le plus urgent
c'est quoi ? Oui, bonsoir monsieur le premier ministre. Bonsoir monsieur le ministre. effectivement, on va pas refaire le match de de votre bilan, je pense que c'est pas lieu ce soir. Moi, j'ai trois questions extrêmement précises pour sortir de la crise. Il y a un budget qui est qui est en discussion qui prévoit à ce stade des suppressions d'emploi de professeur notamment dans le second degré. Vous avez rappelé à l'instant ce qui était votre promesse de campagne sur la question de la pérénisation des postes alors même qu'il y a une baisse démographique. Moi, je voudrais vous demander si en tant que député, en tant que chef des députés euh de de Renaissance, est-ce que vous seriez prêt ? a voter un amendement qui annulerait les suppressions d'emploi de professeur
dans le second degré pour la prochaine rentrée. Ça serait un signal quand même très important et pas juste un signal. Ça permettrait quand même d'avoir plus d'adultes dans les établissements ce que nous demandons les personnels comme les élèves. J'ai répètement laissez le répondre juste. C'est précis, c'est important. C'est très important. C'est en lien avec cette les deux sont liés parce que la question des emplois est aussi liée forcément à la question des salaires. Euh alors vous nous avez dit que les professeurs avaient été euh effectivement augmenté au 1er septembre 2023. Je rappelle que même que c'est avec votre prédécesseur que nous avons mené les discussions euh sur cette augmentation et ce que vous avez mis en place, c'est ce sur quoi nous avions
discuté avec Papendai. Euh maintenant, si on veut recruter recruter davantage, il faut aussi pouvoir augmenter les les professeurs. Et pareil, en tant que député euh qui va s'exprimer sur le le budget dans les prochaines semaines, est-ce que vous et les députés euh de votre camp, vous seriez prêts à voter des amendements qui eraient dans le sens d'un début de revalorisation dès le budget 2027 ? Et enfin, dernière question extrêmement précise, il y a le budget 2027, il y a ce que vous faites en tant que que député et puis il y a ce que vous avez annoncé en tant que candidat à l'élection présidentielle. Moi, je voudrais quand même vous rappeler une chose, c'est que aujourd'hui globalement les personnels de l'éducation nationale ne vont pas bien et ne vont pas bien parce qu'on les
a pas écouté. On nous a pas écouté. Et quand je vous entends dire que vous allez remettre en place, question si je peux me permettre, c'est surtout la parole au lycéen ce soir. Donc trois questions rapides, répons remettre en place le choc des savoirs alors qu'on a bien vu que ça ne fonctionnait pas et qu'on était contre. Moi, je voulais et que globalement ça n'avait pas marché. À un moment, il faut aussi, je voudrais vous le dire et sans doute que vous répondrez, il faut nous écouter. Il faut écouter et quand il y a une majorité qui s'exprime, il faut entendre aussi qu'on peut pas brutaliser comme ça l'éducation nationale. C'est à moyen terme, mes premières questions sont sur le court terme. Mais je voulais aussi vous passer le message. Alors, première question, réponse très
claire. Oui, je serais prêt à voter un tel amendement. Je peux pas vous dire d'un côté euh je ne veux pas qu'il y ait de suppression de poste et je veux qu'on profite de la baisse démographique pour améliorer le taux d'encadrement et le nombre de professeurs devant les élèves et valider des suppressions de poste dans l'éducation nationale évidemment et de la même manière que j'avais obtenu 6000 créations de poste, je le maintiens quand j'étais ministre de l'éducation nationale évidemment que je veux pas qu' a de suppression de poste. Je me suis engagé là-dessus en tant que candidat. Donc je vous le dis de manière très claire. Oui, je serais prêt à voter cet amendement. Deuxièmement sur l'augmentation de la rémunération des enseignants. Merci d'avoir rappelé qu'il
y a eu une augmentation de la rémunération des enseignants, qu'elle est intervenue à l'époque où j'étais ministre de l'éducation nationale dans le porte-monnaie sur la le bulletin de paye des enseignants sur la la la revalorisation que j'ai annoncé. C'est une revalorisation qui est très conséquente. C'est au moins deux fois ce que j'avais fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale puisque c'est entre 250 et 500 €. Cette augmentation, elle va devoir se financer. Moi, je propose en face parce que je suis responsable des économies pour financer cette augmentation salariale des enseignants. Je les propose notamment sur le social et sur la sphère sociale où je considère qu'on peut faire des économies pour financer ces augmentations. Je préfère qu'on dépense
moins pour notre fonctionnement aujourd'hui et plus pour investir sur l'avenir. Donc s'il y a pas ces économies en face dans le budget, malheureusement vu la situation politique, ça sera compliqué d'aller défendre ces mesures. En revanche, je l'ai mis dans mon programme présidentiel. Si je suis élu, si les Français me font confiance, il y aura cette augmentation qui interviendra parce qu'il y aura les économies en face. Et troisièmement sur le fait d'écouter. Oui. Enfin, moi j'ai on s'est beaucoup vu quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Moi, j'ai toujours écouté. Mais à un moment, je considère que le rôle d'un responsable politique, c'était mon cas en tant que ministre. Ça sera peut-être mon cas demain si les Français me font confiance en tant que président de la République,
c'est d'écouter puis ensuite c'est de trancher, de prendre des décisions. Est-ce que toutes les décisions que j'ai prises ont été bonnes par nature et par principe ? Non. Est-ce que si aujourd'hui j'étais à nouveau en situation, je prendrai certaines décisions différemment, je les appliquerai différemment, je laisserai plus de souplesse aux établissements pour organiser les choses, notamment sur le groupe les groupes de niveau, groupes de besoins. Évidemment que oui parce que c'est aussi on apprend évidemment quand on agit mais mais voilà il faut écouter puis il faut décider et trancher et quand vous décidez vous avez rarement 100 % des gens qui sont avançons dans la discussion et je vous recommande s'il vous plaît questions brève réponse brève la parole circule he
c'est une discussion donc c'est pas des petites conférences qui s'ajoutent les unes aux autres donc vous interpelz le premier ministre vous répondez Gabriel Natal la question du casseur payeur il faut vous rendre cette hommage en tout cas pour ceux qui saluent cette mesure elle revient vous avez vu beaucoup sont en train de vous copier là Gabriel vous aviez lancé cette idée tuas casse, tu répares, tu casses, tu payes. Préciser peut-être en quelques mots et ensuite on ouvrira le débat là-dessus puisque je vous donne cet exemple, lycée de Nantes, il est le plus emblématique, lycée qui a coûté 77 millions, ultra moderne, enfin, il date de 2014 mais il était très sophistiqué, qui a brûlé, il fait partie de des 24 lycées à ce jour qui ont été soit saccagés, soit brûlé. Qui p
exactement ? C'est pas seulement une histoire d'argent he, c'est évidemment une histoire aussi de responsabilité. Vos avis sont très importants, mais d'abord expliquer la logique. Je suis juste un peu frustré Darius Rochban parce que on a parlé de plein de sujets. On a parlé un peu de parcours sup, on a parlé des remplacements, on a parlé du bâtis scolaire, on n pas parlé des rythmes scolaires, on n pas parlé de l'organisation de la journée des lycéens qui sont aussi des revendications que vous avez. Il y a encore d'autres choses que vous revendiquez, d'autres choses que vous demandez et donc moi je veux bien parler de tous les sujets. Parlons de ça et on reviendra sur les horaires. Effectivement, on finira sur les horaires parce peut-être est-ce qu'on peut peut-être continuer à parler
euh bah de ce qui préoccupe les lycéens parce que moi je suis venu échanger avec eux, je suis venu répondre à leurs préoccupations. Je répondrai à vos questions évidemment sur ces questionsl qui sont très importantes sur l'autorité. Allez, on va voter. Alors, je suis d'accord. Si vous êtes tous d'accord, on suit la proposition du député à Atal et on va effectivement parler des horaires et ensuite on parlera des des casseurs payeurs, oui ou non ? Soyez très précis là-dessus hein, pas trop d'énumération. Oui ou non ? Est-ce que vous considérez que vous avez un problème d'horaire ? Tous les témoignages de lycéens ces derniers jours que nous que nous transmettions disaient ça et expliquait pourquoi très exactement les uns et les autres. Alors moi j'ai ramené ma mon horaire de
grille au lycée. Je sais pas si on Montrez-le bien la caméra. Montrez-le bien. Hop. Voilà. Là c'est les horaires de bah de d'entrée que vous pouvez voir et de sortie d'ouverture et de sortie. Donc en fait prenez bien le micro dans la bouche. Je me permets de venir. Venez montrez-moi venir là. Hop là. Tenez. Vo bien. Moi j'ai une bonne vue mais alors là c'est un peu comme ça. On va faire un travail pratique. Ça rappellera l'école. Voilà. Je sais pas si on voit bien ici à la caméra votre horaire. Voilà. Expliquez-nous d'ouverture et de fermeture du lycée. Alors pour 8h c'est 7h48 et ça ferme à 8h enfin à 7h58. Donc euh on commence vraiment plus tôt et moi dans mon lycée, j'ai des personnes qui viennent de loin hein, qui viennent effectivement aussi euh dans
dehors de Paris, de banlieu mais aussi plus loin, qui viennent étudier au lycée Émile Dubois. Alors vous imaginez quand même le trajet, il y a certains qui se lèvent à 5h du matin, voire 4h pour arriver à l'heure au lycée parce que bah les hurs d'ouverture ne sont pas bah au point. Ensuite, il y a les rythmes scolaires que vous avez évoqué. Alors moi j'ai ramené mon emploi du temps. Alors vous pouvez le voir ici. Monsieur Rochin si vous voulez. Je crois que c'est bon. Gardez-le là. Alors j'espère qu'on y voit. Alors, vous pouvez voir là, c'est le meilleur qu'on a pu avoir que notre proviseur a essayé de faire mais vous voyez que il y a un jour où je fais 8h 18h mais après ce sont des qui vont loin. Le lundi, je commence à peut-être à 10h, c'est vrai. Et je finis à 18h. J'ai 2 jours où je
suis né à 18h 3 jours pardon où je suis fin né à 18h et enfin c'est je rentre chez moi, je travaille et je dors puisque le lendemain je commence à 10h et vous faites sursauter qu'on est tous les avis. Vous faites sursauter Louise passez-vous le passez-vous le micro qu'on toutes vos réactions et puis ensuite on on va grouper. Louise je vous voyais réagir très fortement à ça. Pardon. Est-ce que je peux avoir votre emploi temps juste de petites minutes par que j'ai pas eu le temps de bien le voir s'il vous plaît juste s'il vous plaît. Donc lundi et mardi on commence à 10h, on termine à 18h certes, mercredi pas court l'après-midi, jeudi grosse journée, j'accorde 8h 18h, vendredi termine à 15h. Donc là, c'est ça une grosse semaine. Moi, je préfère vous le dire. Je suis complètement honnête avec
vous. vraiment je suis honnête parce que je pense que vous avez tous le désir, je je termine, vous avez tous le désir de faire des études supérieures. Ça va vous faire très très mal quand vous allez redescendre sur terre, quand vous allez poser les pieds à plat parce que moi je vous le dis hein, la journée type d'un étudiant et aujourd'hui je suis en master, il y a des moments, je commençais à 8h, je partais de la fac, il était 21h, fallait que je fasse mes TD, fallait que je révise mes partielles parce que oui, tout ne se passe pas en contrôle continu. Le contrôle continu, c'est la belle vie, je tiens à le rappeler. Et surtout et surtout j'ai un 25 he semaine à côté, vous imaginez la semaine que ça fait. Je sais que vous êtes jeune, je le sais. Mais aujourd'hui
Gabriel ATA, je me retourne sur les horaires on reste sur les horaires, vous inquiétez pas. Aujourd'hui, il y a plus de culture de l'effort, il y a plus de culture du mérite, il y a même plus de culture de l'excellence. Vous président, qu'est-ce que vous proposez sur ça ? Ça ça va pas faire plaisir à madame Venetit, mais je l'ai dit, je reprends la logique du choc des savoirs. Je vous ai dit tout à l'heure, moi je considère qu'on ne peut pas accepter que des élèves glissent de classe en classe, y compris quand ils n'ont pas le niveau de réussir dans la classe supérieure. Donc j'ai rétabli le redoublement et donc je veux aller plus loin avec le retour du certificat d'étude pour rentrer en 6e et le brevet obligatoire pour rentrer au lycée. Et par ailleurs, j'ai supprimé,
je l'avais dit ici sur le plateau de Darius Roin, le correctif académique pour qu'on arrête de gonfler artificiellement les notes notamment au brevet des élèves. Donc oui, il faut plus d'excellence et d'exigence. Maintenant, vous pouvez pas balayer d'un revers de la main la question des rythmes et de l'organisation de la journée. Parce que là, il y a un exemple qui est là, mais c'est vrai, je la balaye pas, monsieur Atel, je balaye juste cette revendication là. Les horaires, restons un instant sur les horaires louis pardon de vous couper mais restons vraiment sur les horaires vous avez donné votre avis des vrais gros horaires Louis s'il vous plaît écoutons tous vraiment là-dessus s'il vous plaît parce c'est un problème très important tout le monde en parle donc les uns après les
autres là-dessus alors apparemment je crois que vous m'avez pas très très bien écouté je vous ai parlé d'élèves qui viennent dans mon lycée qui vieillent qui vivent en dehors de Paris donc enfin là moi je vous ai pris comme exemple mon emploi du temps mais on vous a montré les horaires d'entrée et de sortie des grilles En fait, pardon de le dire, mais si vous habitez en dehors de Paris et que vous souhaitez venir à Émile Dubois à 7h58 à 7h48 puis jusqu'à 7h58, c'est un peu compliqué. Mais dites ça au au lycéens et aux enfants de campagne, vous verrez ce qu'il vous répondre. Attendez, alors les avis de tous, allez-y, allez-y. Sofian, là-dessus, là-dessus et ensuite on donnera la parole au proviseur. J'aimerais que chaque lycéen vous disiez si oui ou non vous avez un problème
d'horaire. Euh moi c'est juste pour reprendre pour dire quelques mots à madame. Euh ce n'est pas un concours de celui qui s'offre le plus. Si vous dans votre compagne vous avez pas milité ou que vous avez pas sorti dans les rues pour Oui, mais nous nous avons pas tout cassé. Nous avons milité pacifiquement. C'est il y a que certaines personnes qui ont qui ont cassé. Maintenant, pour revenir sur les emplois du temps surchargé, euh malheureusement, je n'ai pas ramené le mien ou euh celui de mon lycée. Nous avons pour ma part euh pour manger, nous avons de 12h15 à euh Ouais. 1215 à 13h. 13h10, nous devons euh euh reprendre. Du coup, nous avons que 30 minutes pour manger. Ce que nous personnellement, nous trouvons cela inacceptable. Maintenant
pour les nous avons des cours surchargées, nous avons des personnes comme il a dit mon karma d'ici, des personnes qui habitent hyper loin, des personnes qui sont même pas de notre ville et qui doivent faire le déplacement et rentrer chez eux. Certains ratent même leur leurs train, leur bus ou leur trame pour rentrer chez eux. Ce que nous déplorons, c'est que bah le manque de moyens aussi par rapport à ça et que les classes euh que pardon les emplois du gant ne sont plus surchargé comme aujourd'hui. Euh toujours les horreurs. Oui, pour rebondir, les étudiants en Finlande ont les emplois du temps les moins chargés de toute l'Europe. Est-ce que vous savez ils font combien d'heures de cours par jour ? dites-moi 6h et malgré tout cela, ils sont placés
à la 2e position de l'éducation nationale européenne. Est-ce que vous savez combien ils ont de vacances ? Ça non. Parce que je le dis souvent quand vous avez des systèmes scolaires où vous avez des moins d'heures de cours dans la journée, ils ont moins de vacances que nous. Nous, on a plus de vacances que les autres en moyenne. On préfère avoir moins de vacances mais avoir des horaires plus allégés. Ça c'est intéressant comme débat. Qui est d'accord avec vous là parmi les les cinq qui serait prêt à avoir moins de vacances scolaires ? pour avoir des journées moins longues. Moi, je suis d'accord. Euh, OK. Les autres, je suis d'accord avec cette proposition parce que ça nous permettra aussi d'avoir du temps euh de nous occuper de nous, d'avoir euh du temps extrascolaire. Par exemple, aux
États-Unis, ils ont cours le matin et l'après-midi, ils ont plus cours. Ils font leur vie et cetera, ils retrouvent leur famille. Moi, il y a un slogan que j'aime beaucoup, que beaucoup de lycéens reprennent, c'est on voit plus nos parents, on voit plus nos enseignants, pardon, que nos parents. Et aujourd'hui, c'est une dure réalité parce que bah euh les employ ne font pas que ne sont pas ne font pas que aujourd'hui au jour d'aujourd'hui nous voyons nos propres familles où on passe du du temps avec nos familles. Alors réaction encore de filément et ensuite on entendra la parente d'élèves, la représenté des parents d'élèves, ça concerne évidemment et le proviseur puisque ça vous concerne très directement. Filement sur les horaires et madame, je vais réagir à ce que à ce qu'a dit ma
camarade justement par rapport au temps. Alors non, effectivement ce n'est pas un concours de celui qui souffre. Effectivement les les étudiants ont aussi un problème de temps euh et il n'est pas normal qu'il n'it pas le temps aussi pour eux-mêmes de réfléchir. Mais moi, j'aimerais surtout avoir une pensée pour nos camarades dans lycée professionnels et techno qui sont par définition des lycées qui ne sont pas forcément sectorisés. Donc c'est des élèves qui vont avoir des des temps de [raclement de gorge] trajet qui sont potentiellement longs, qui en plus peuvent cumuler à côté soit les stages, soit des petits boulots pour pouvoir pour pouvoir travailler. Et donc cela quand on part de chez soi à 6h du matin pour arriver à 8h et qu'on rentre à 20h effectivement on est dans des conditions
d'aliénation qui ne sont pas acceptables parce qu'on n'est pas en capacité de réfléchir, d'avoir du recul sur sa propre situation quand on a des conditions horaires comme ça. Voilà. Et peut-être que monsieur Florence Gatino Saillant, vous êtes administratrice de la FCPE Paris, j'aimerais que vous témoigiez puisque là on touche vraiment à la vie quotidienne des élèves. Tout à fait. Bonsoir. Merci pour merci pour votre invitation. Sur la question des horaires, je vais être très très brève en fait, il y a une convention des rythmes de l'enfant qui a eu lieu. J'ai l'impression que pas grand monde s'est vraiment saisi des conclusions de cette convention. Euh et en l'occurrence, il était clairement établi dans cette convention que comme les chronobiologistes le l'exposent
depuis un petit moment, le rythme de l'adolescent, ben en fait il a besoin, il s'endort tard et il se lève tard. Voilà, c'est pas moi qui l'invente, c'est comme ça. Donc ça c'est le premier point. Après, je vais être très brève et je voudrais revenir sur deux points avant de poser quelques questions. Donc moi, ça fait 15 ans que je suis représentante de parents d'élèves à la FCPE et en fait depuis 15 ans, moi je vois les conditions d'apprentissage se dégrader. Voilà, dans tous les établissements scolaires. C'est pas moi qui l'invente. Je vais pas revenir sur tout ce qui a été dit, je souscris totalement. Nous, c'est ce qu'on voit hein, en terme de moyens humain et en terme de moyens financier. Et puis moi aussi, je voudrais revenir sur un point là-dessus de mon expérience, sur la
question du respect. Vous parlez du respect mais en fait moi c'est mon point principal en fait et je pense que ce qui se passe aujourd'hui le point principal c'est justement le respect. Moi en tant que parent d'élèves, ça fait 15 ans que j'ai l'impression que personne nous écoute. Ça fait 15 ans à l'FCPE qu'on dit qu'il y a des problèmes, qu'il y a des problèmes d'insalubrité, que on n pas de système d'alarme incendie, que les gamins ils crèvent de chaud, que il y a pas de professeur. Moi ma fille pendant un an en 4e, elle a pas eu de prof de français. Bon ben voilà et il y a plein d'endroits en France où c'est comme ça. Ça fait 15 ans qu'on le dit et 15 ans qu'on nous dit "Ah ben oui mais c'est pas de notre faute euh parce que il y a pas d'argent ou "Ah bah oui,
c'est pas notre faute parce que vous comprenez euh il y a plus beaucoup de gens qui veulent faire ce métier." Ah ben en fait c'est pas mon problème. Moi mon problème c'est que moi je veux que mes enfants ils aient la meilleure éducation possible que mes enfants, moi j'ai choisi l'école de la République pour mes enfants comme tous les militants. D'ailleurs, je j'utilise le mot militant qui est un peu galvodé mais là je pense qu'il fait sens aujourd'hui. Nous, on choisit l'école publique parce que nous ce qu'on a envie c'est que nos enfants ils grandissent avec des gens qui viennent de culture, d'horizons différents parce que c'est ça la vraie richesse. Moi, j'ai envie qu'ils aient cette richesse là. Et donc, je vais finir. Pardon, excusez-moi, je suis un petit
peu longue mais on vous a beaucoup écouté et on avait envie d'intervenir beaucoup. Donc, je reviens sur le respect. Moi, j'ai un problème sur la démocratie scolaire par exemple. Moi, je constate que la démocratie scolaire ne fonctionne pas. Il y a plein de collèges où il y a pas de conseil de la vie collégienne ou alors c'est des chambres d'enregistrement pour le projet de tel CPE ou de tel chef d'établissement. Il y a des endroits où il y a pas non plus de conseil de la vie lycéenne où ça ne marche pas. Ou alors on dit à au lycéen bah écoute franchement ton projet il est pas terrible, reviens quand tu auras un meilleur argumentaire. Je l'ai entendu ça. Donc il y a un moment posons-nous vraiment la question du respect. Et encore une fois, pour finir, posons-nous
la question du respect de la part des forces de police. Moi, je vois des choses là, on parle d'enfants quand même. Enfin, je sais pas moi, j'ai l'impression que tout le monde oublie que ce sont des enfants. Il y a 4440 gamins qui ont été interpellés. Moi, j'ai accompagné des familles qui sont venues chercher leurs enfants en garde à vue. J'ai accompagné des familles à qui on a dit "Madame, cassez-vous Je l'ai entendu ça. J'ai entendu des familles qui sont venues apporter des médicaments pour leur gamin en garde à vous à qui on a dit partez et que le gamin il se retrouver à l'hôpital parce qu'il a pas pu avoir ses médicaments. C'est ça la réalité. Donc parfois j'ai l'impression que vous vivez dans une dystopie que vous ne voyez pas ce qui se passe réellement sur le terrain. Voilà.
Et donc moi ma question elle est simple, c'est qu'est-ce que vous allez mettre en place pour en fait rétablir ce respect ? Qu'est-ce que vous allez mettre en place pour qu'on soit respecté nos parents ? Pour que les lycéens soient respectés ? Comment vous allez mettre en place une réelle démocratie scolaire ? parce qu'en fait ça il suffit pas faut arrêter avec l'éducation nationale. Vous laissez répondre pas conférence à chaque fois dernier point un dernier point et après j'arrête. Quel dialogue vous allez mettre en place avec le ministère de l'intérieur pour que nos enfants ils ne subissent plus de discrimination ? Bon d'abord euh je suis d'accord avec vous sur le fait que la démocratie scolaire fonctionne mal. Euh moi j'ai réuni quand j'étais ministre de
l'éducation nationale le CNVL qui sont les lycéens élus par les lycéens dans chaque académie dans chaque établissement. Je pense que c'est une instance qui quand même permet d'avoir des représentants des lycéens de partout. Alors, je vois que les les syndicalistes euh sont pas sont pas d'accord et hoche la tête, mais voilà, moi je pense c'est un bon moyen. Évidemment qu'il y a aussi des organisations syndicales qu'il faut aussi qu'il faut aussi leur parler et surtout il faut leur permettre de pouvoir participer à la décision sur certains sujets dans leur établissement scolaire, ce qui est aussi un sujet d'ailleurs d'apprentissage de la démocratie et de la participation citoyenne parce que peut pas d'un côté reprocher au au jeunes de moins voter que les
autres. Et en même temps quand ils sont au lycée, c'est vrai qu'il y a très peu de possibilités pour eux de participer à la prise de décision, y compris d'ailleurs sur des choix qui peuvent être des choix d'organisation bâtimentaire ou d'organisation de l'emploi du temps, des rythmes. Et ça, je suis totalement d'accord avec vous. Premier point. Deuxième point sur le respect, je vous rejoins totalement. Euh le respect est dû aux enseignants et je le dis encore aujourd'hui, il y a beaucoup de manque de respect aux enseignants et d'élèves et de parents. Le respect, il est dû aux parents aussi évidemment euh quand vous avez des choses à dire, il faut qu'elles puissent être entendues, il faut que vous puissiez participer aussi euh à la vie de l'école et puis le respect, il est dû
aux élèves. Voilà, c'est comme ça que ça fonctionne. Et à chaque fois que ça disfonctionne, évidemment que vous y a une perte de confiance dans l'école de la République, dans l'école publique et que ça nourrit encore cette idée que l'école publique ne fonctionne pas. Moi, je serais favorable, vous savez, à ce que chaque année à la rentrée, les familles et l'établissement scolaire signent un contrat, un contrat avec les droits et devoirs de chacun. Et il y a des droits et des devoirs pour chacun. Il y a le droit pour les familles effectivement que quand le professeur est absent pour euh leur enfant, il soit remplacé. Euh, il y a le devoir pour les familles aussi, je pense, de venir personnellement retirer les bulletins scolaires, de participer aux réunions
par un professeur. Il y a des droits et des devoirs aussi pour l'établissement scolaires. Ça existe dans des établissements privés. Je trouve que dans l'établissement public, il devrait y avoir chaque année un contrat signé entre l'école et la famille avec les droits et devoirs de chacun pour aussi aller plus loin dans cette question du respect. Sur les temps scolaires, je voudrais répondre parce qu'ils en ont beaucoup parlé aussi. Allez-y. Euh bon, c'est quand même un vrai sujet et je sais plus qui a parlé des chronobiologistes. Je pense que c'est c'est vous. Euh je les avais consultés aussi à l'époque parce que moi je ce qu'il faut c'est regarder la science et c'est vrai que vous avez des scientifiques dont c'est le métier chronobiologiste qui sont spécialistes
pour savoir selon un âge donné quels sont les rythmes de votre vie et biologiquement à quel moment est-ce que vous pouvez euh pas vous endormir et à quel moment est-ce que vous avez du mal à vous réveiller. Et effectivement, ils avaient dit que euh pour des lycéens notamment, les cours commencent les cours qui commencent à 8h, ça pouvait nuire à leur capacité de concentration, de mémorisation et aux bonnes conditions d'apprentissage. Et donc moi, même si ça vous plaira pas que je dise ça, mais j'ai agi quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai voulu expérimenter. Moi, je passe beaucoup par l'expérimentation. Et donc à l'époque où j'étais ministre de l'éducation nationale dans le rectorat de Créteille a été expérimenté le fait qu'au lycée aucun cours ne commence à 9h dans
certains établissements pas dans tous les établissements dans le rectorat de Créteil et il y a les résultats qui viennent de tomber. Il y a une étude scientifique qui vient de tomber et qui dit que les résultats sont positifs. Donc moi, je pense typiquement que c'est une initiative qu'il faudrait étendre et que y compris si on fait participer les lycéens et les professeurs dans l'établissement en les faisant voter sur ce sujet-là, pourquoi pas ? Il y a juste un sujet quand même, c'est que là euh vous vous êtes dans des grandes villes, dans des métropoles, à Paris notamment, il y a des territoires ruraux où vous avez des jeunes qui dépendent des transports scolaires et du ramassage scolaire. Donc vous pouvez dire "On va faire redémarrer tous les lycéens à 9h
le matin." La réalité c'est que vous avez des transports scolaires qui passent à une certaine heure, que vous avez aussi des collégiens et que donc vous pouvez vous retrouver dans une situation où vous avez des lycéens qui habitent à la campagne qui vont quand même devoir prendre le bus à 6h30 du matin comme s'ils avaient cours à 8h et qui pourront pas avoir cours et qui devront attendre jusqu'à 9h. Donc moi, je crois qu'il faut organiser les choses un peu finement et qu'il faut justement mettre de la démoc démocratie scolaire là-dedans, qu'on associe tout le monde pour décider. Maintenant, pardon juste, il y a juste une dernière chose, il faut avancer parce qu'on c'est que derrière ce débat, j'ai entendu ce que vous disiez sur on voit plus nos profs que nos parents et
cetera. Enfin, il faut pas non plus se mentir à nous-même ou vous mentir à vous-même. Aller à l'école, il y aura toujours une part d'effort. Évidemment, c'est un effort de devoir aller à l'école, de devoir apprendre, de devoir passer des examens, devoir et cetera. et surtout à à un moment, vous l'avez dit, où euh la Chine, les États-Unis, ils nous attendent pas pour faire tout ce qu'il faut pour avoir une nation de scientifique et d'ingénieur pour gagner la guerre technologique sur l'intelligence artificielle, la robotique, euh le quantique. Et donc moi, je veux aussi qu'on redevienne une vraie nation de scientifique et d'ingénieur. Et pour ça, bah il y a besoin effectivement d'aller à l'école, il y a besoin d'aller en cours, il y a besoin de d'être renforcé dans les
matières fondamentales. Est-ce que ça veut dire que on peut pas prendre des mesures et des décisions pour simplifier un peu les choses ? Je pense qu'il y a des choses qui peuvent être faites mais perdons pas ça de vue quand même. Il y a une part d'efforts, il y aura toujours une part d'efforts. Merci beaucoup. Dans quelques instants, Thibou de Montbrial nous rejoindra et on parlera de votre proposition des casseurs payeurs. Et avant ça, j'aimerais qu'on regarde simplement cette image. Il y a eu du positif hein, on a souligné beaucoup des violences. On parlera effectivement des casseurs payeurs et cetera. Il y a aussi des images sympathiques. Regardez, c'était à Maconhe d'Ora euh où les manifestants où les les bloqueurs et les et les policiers ont plutôt sympathisé. Voilà, je sais pas si
vous voulez faire une réaction là-dessus sur l'aspect aussi positif qui a été frappé du côté sympathique qu'il y a eu lors de cette manifestation. Sophian, vous avez vu ce genre de scène sympa aussi ? [acclamation] Oui. Bah ça nous ça nous réchauffe le cœur parce que bah on voit que malgré que il y a une sorte de lycéen et force de l'ordre, il y a aussi une part d'humanité. Donc bravo. Allez, vous nous faites la démonstration comment vous faites là. Qui est fort en bataille d'or sur ce sur ce plateau. Allez, il y en a un au moins. Peut-être. Vous êtes forts. Mo j'ai vu ça ce point là. Mais allez, vous êtes un vous savez faire une bataille d'or vous ? Personne ici sur ce plateau. Allez, c'est comme ça. Non, c'est pas ça. Ah bah allez, comment ? Allez-y. Enfin,
je sais pas. Il faut faudra encore vous former je pense vous confondez avec le 67 voulez pas faire voulez pas geste d'ora comment vous voulez pas faire un geste d'or puis que j'ai dit puisquon a dit qu'on allait se revoir pour continuer à travailler ensemble et préparer un vrai pack d'avenir pour la jeunesse. Vous allez m'apprendre ça et bien vous ferez un geste de juste pardon dans les images dans les images qu'on devrait aussi euh relayer valoriser. Il y a aussi les images de ses parents qui quand ils ont vu que qu'ils ont su que leurs enfants participaient parfois à des violences et cetera, qui sont venus les chercher Manu, militar parce que on entend beaucoup qu'il y a des parents qui sont des missionnaires, défaillants et cetera. Il peut y en avoir évidemment,
mais il y a aussi des parents partout en France hein, y compris dans des quartiers difficiles et on l'a vu sur les images, bah qui en fait ils voi que leur gamins particip à parfois des violences, ils y vont, ils vont le récupérer parfois par le col pour le ramener chez eux. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Merci beaucoup Gabriel d'avoir été avec nous. L'émission continue avec vous. Avec vous aussi monsieur le proviseur. Évidemment, vous aurez la parole dans quelques instants puisque Thbao de Montbrial va nous rejoindre en particulier sur les questions de sécurité ce soir puisque je vous rappelle l'état des derniers bilans. Il y a ces images heureuses. Vous apprendrez la bataille d'orat. Moi aussi je suis nul dans bataille d'orat. Les interpellations 6500 plus de 5000 gardes
à vue. C'est ce dont vous parliez madame plus de 700 blessés chez les forces de l'ordre, plus de 200 blessés chez les étudiants. Thba de Momrial nous rejoint et il sera aussi en dialogue avec vous. à tout de suite.
Gabriel Attal