Démission de Lecornu : et maintenant ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences immédiates de la démission de Lecornu ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le RN appelle à une dissolution. Est-ce une stratégie gagnante ?
- 9:00RelanceRéponse directe
Pourquoi les LR ont-ils claqué la porte du gouvernement ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron peut-il nommer un Premier ministre de gauche ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les divisions de la gauche bloquent-elles toute alliance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Bruno RotaillotFait
« La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise. »
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Sens public, édition spéciale la démission de Sébastien Lecnu, moins d'un mois après sa nomination à Matignon, ouvre une crise politique sans précédent. On continue de l'analyser avec cette hypothèse d'une nouvelle dissolution qui ressurgit et un parti politique qui l'appelle. On l'a entendu encore et toujours de ses vœux, c'est le Rassemblement national.
Audrey Vetaz. Marine Le Pen et Jordan Bardellaard avaient bien prévu de s'entretenir ce lundi au siège du Rassemblement national. Mais aucun des deux n'imaginait que la démission du Premier ministre serait au menu.
Il aura donc fallu 2 heures de réunion pour peaufiner l'après. Nous avons préparé la suite. Elle ressemble à quoi la suite ?
Elle ressemble à des élections législatives. On est au bout du chemin. Il faut arrêter.
Voilà, il faut arrêter les ministres ministres, ministre de droite, ministre de gauche, on arrête, on retourne aux urnes. Et ce sont les Français qui vont décider. Après sa contreperformance au législatif de 2024, le Rassemblement national veut prendre sa revanche avec un plan Matignon 2.
Exit les brebis galeuses, le parti a chargé un prestataire de passer au crible les réseaux sociaux des prétendants à l'investiture Renne. Jordan Bardella se dit prêt. Il affirme même avoir validé 85 % des candidats.
Désormais, il met la pression sur le chef de l'État. Plus le président de la République patiente, plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité. Donc plus nous retournons aux urnes et plutôt nous permettrons aux Français de se choisir une majorité.
Donc maintenant, si les Français le veulent, nous nous sommes prêts à gouverner. Il reste néanmoins une inconnue, Marine Le Pen qui plaide pour une dissolution et pour l'instant provisoirement inéligible, condamné en première instance dans l'affaire des assistants d'Eurodéputés. Notre édition spéciale continue consacrée évidemment à ce chaos, cette crise politique et vous pouvez he continuer de de réagir, poser vos questions en flashant ce QR code avec votre téléphone ou ou votre tablette et et je poserai vos questions à nos experts.
Bruno CR, bonsoir, bienvenue. Vous êtes chercheur CNRS au Sévf, enseignant à Science Po et auteur avec Anne Muxell. À chaque fois que je cite votre livre, je me dis bon il il s'était pr monoire le vote sans issue.
On est en plein chronix électoral 2024 c'est au presse universitaire de Grenoble. As de Vilen bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste product de l'esprit public, c'est sur France Culture et vous publiez décrypter les institutions politiques.
On en a bien besoin. C'est aux éditions Laarouse. Mathieu Souier, bonsoir et bienvenue Mathieu essayiste, consultant et vous avez contribué à cet ouvrage collectif la France à 20h ou l'heure d'être ensemble.
C'est paru aux éditions de l'aube et évidemment Anne Charlin Bezinma. éditorialiste pour sens publique, constitutionnaliste. On a aussi beaucoup besoin ce soir de vos lumières de constitutionnaliste.
On va on va on vient de voir notre sujet sur la stratégie du RN. Je vais reprendre la toute dernière information. Il y en aura certainement d'autres hein.
Là, on est en en fin d'après-midi 18h48 pour être précis. Et des urgents, il y en a souvent. Le tout dernier, le Rassemblement national et ses alliés censureront systématiquement tout gouvernement jusqu'à une dissolution.
Bruno Cotè, la pression elle est clairement mise sur Emmanuel Macron aujourd'hui de la part du RN. Mais pas seulement. Oui, pas seulement.
Il est en première ligne au fond parce que d'abord c'est lui l'auteur principal de cette situation hein. Tout remonte à la dissolution bien évidemment. il prend une décision ce soir qui est de prolonger, on va dire, Sébastien Lecornu jusqu'à mercredi pour une séance, on va dire, de prolongation des des consultations dont plus personne ne voit comment elles peuvent se tenir où on imagine que pour ceux qui viendraient négocier avec un Sébastien Lecornu dont on ne sait plus s'il est premier ministre, démissionnaire, actif, on imagine bien que pour les autres ça rend la situation totalement ubueseque qui est totalement incompréhensible et pour l'opinion Emmanuel Macron va évidemment être très clairement pointer du doigt sur sa responsabilité.
Moi, je m'attends à des indicateurs de popularité sans doute très très très mauvais dans les encore plus mauvais que que d'habitude, mais là vraiment parce que on est dans une situation qui est sans sans équivalent sans équivalent dans la 5e République. Euh beaucoup la compare à la fin de la 4e République. Je sais pas si comparaison et raison dans ce domaineel mais en tout cas c'est vrai qu'on est dans une situation qui est qui est sans équivalent et avec une opinion qui doit être chauffé à blanc dans un mélange de de dégoût de lassitude de d'usion.
On est complètement perdu là. On est vraiment complètement perdu. Donc le chef d'état est évidemment en première ligne.
C'est lui le garant du bon fonctionnement de notre système politique. Astrid de Villen comment on va essayer d'analyser les différentes options. Voilà qui se présentent devant devant Emmanuel Macron.
Celle qui est en cours, c'est ce délai offert à son premier ministre des missionnaire Sébastien Lecnu. Donc jusqu'à mercredi pour tenter de trouver euh une issue, une plateforme d'action. Bon, comment vous analysez ce voilà ces ces trois ces tr jours de de délai supplémentaires ?
Moi, j'ai l'impression que c'est surtout le président de la République qui se donne de l'air à lui-même parce que en réalité, vous avez vu le temps qu'a pris Sébastien Lecnu pour former ce gouvernement qui était finalement à l'identique du précédent, mais également pour euh soi-disant nous commencer par le quoi avant le qui, c'est-à-dire proposer des lignes fortes sur un budget. on en a pas vu la couleur. Donc soit Emmanuel Macron est dans un grand déni et honnêtement c'est possible puisque ce serait pas la première fois.
Soit euh en plus je trouve que d'un point de vue constitutionnel, je je sais pas ce qu'en pense Anne Charline Bezina mais moi je je trouve qu'on ne s'y retrouve plus du tout. C'est-à-dire que on a un un premier ministre démissionnaire. Donc normalement soit il est renommé et dans ce cas il renomme un gouvernement et il est aux affaires, soit il gère les affaires courantes.
On a un ministre des armées, Bruno Lemire, qui donne lui-même qui transfère lui-même ses pouvoirs vraisemblablement si l'on en croit les échos de presse, à au premier ministre des missionnaires Sébastien Lecornu alors que le président de la République est normalement là pour nommer le gouvernement. Enfin, je trouve que là, il faut faire attention aussi à respecter les institutions. C'est-à-dire que ce grand chaos euh qui est d'ailleurs à mon avis un peu comique, hein, tragicomique ou pathétique, hein, ça dépend comment on le voit.
Mais je pense que moi les échos que j'ai du terrain, c'est aussi beaucoup de rire et de moquerie hein, c'est-à-dire sur la classe politique en tant que telle. C'est que font-ils ? Enfin, ça devient un vaste sketch.
Je n'ai même pas les mots. Je pense que c'est même plus grave que ça. Donc là, un peu de sérieux quand même.
Donc euh euh je sais pas si j'ai répondu à votre question, mais voilà. En grande partie répondu à ma question. Euh du côté effectivement de euh d'Emmanuel Macron avec cette alors dernière information, on a donné une information du Parisien tout à l'heure.
Là, on va citer le Figaro, nos confrères du Figaro qui disent, on verra si c'est totalement confirmé officiellement, que Sébastien Lecnu ne souhaite pas rester premier ministre. Il faut qu'on intègre ça aussi à notre tentative de compréhension du du scénario qui qui est en cours. Mathieu Chouier, on on va rester sur le les les cartes dans le jeu.
C'est un peu cliché ce que je dis mais bon voilà du président de la République aujourd'hui un président quand même à chaque fois un peu plus affaibli. Oui. Euh il il me fait il me donne l'impression d'être un une sorte de force né, c'estàd quelqu'un de replié à l'Élysée qui tente de négocier effectivement des des rallonges, des surcis provisoires.
Euh on s'attendait à ce que la semaine soit compliquée et on imaginait qu'une censure était une hypothèse possible et même probable. Ce qu'onattendait pas, encore une fois, l'effet de surprise, c'est que d'alors d'abord au bout d'un mois ou quasiment un mois, la liste des ministres transmise euh publié hier en fait soit celle-ci, c'est-à-dire une quasi reconduction du du gouvernement sortant. On s'était pas imaginé qu'au bout d'un mois, on allait se retrouver avec cette liste là.
On n'allait pas imaginer que les 5 ou 10 % de changement allaient produire cette crise politique là en un temps aussi rapide. anticipetique viendrait non pas de l'opposition de la gauche ou l'extra droite mais d'une implosion en fait du socle commun de la nomination de Bruno Lem qui c'est vrai que je n'arrive pas à croire quand même que nous soyons dans une crise politique qui soit d'ailleurs au bord d'une crise de régime à cause de la du retour de Bruno le maire c'est vrai que avec un minimum de recul on voit bien ce que ce retour pouvait avoir de maladroit mais de là à ce que ça plonge le pays dans une sorte de chaos institutionnel. Non, on on comprend pas bien.
Ouais, on on on y reviendra. Vous voulez dire un mot Bruno ? On reviendra sur les LR un peu plus tard et puis on va se poser la question d'un premier ministre de gauche parce que c'est aussi une pression, on parlait de pression sur le président de la République, c'est une pression qui est mise par plusieurs leaders de gauche.
Mais vous vouliez intervenir, je vous donne la parole Bruno. Oui, effectivement pour pour reprendre, on voit qu'effectivement si la présence de Bruno Lemire crée un tel désordre, c'est qu'effectivement le désordre, il existe avant. Voilà, il existe avant. et que ce socle commun euh ce socle commun euh on disait beaucoup socle euh moyen, commun est maintenant, c'est plus du tout un socle commun.
Gabriel Atal a quand même hier ressorti l'artillerie lourde euh en montrant que au fond, il trouvait que ce gouvernement ça allait pas du tout. Donc on on ne voit pas du tout là où on va. Effectivement, je reprends ce que ce que disait tout à l'heure, ce qui était dit tout à l'heure para viden, c'est qu'effectivement l'opinion va repercevoir ça comme une sorte de de grande bouffonnerie d'une certaine manière.
C'est-à-dire ça met en cause pratiquement la croyance qu'on peut avoir dans la parole des institutions dans sa sincérité. C'est s'il le premier vient et dit "Je démissionne" et ben il démissionne. C'est la parole du chef du gouvernement.
C'est presque la parole de l'État dont il dont il s'agit. il peut pas quelques heures plus tard dire ben non finalement c'est plus compliqué donc voilà c'est on commence à touch on est on est dans le dur hein du point de vue des mécanismes de la confiance politique effectivement avec alors j'ouvre le chapitre sur le la pression mise par cette fois-ci les partis de gauche sur le président de la République. On va écouter deux réactions.
La toute dernière c'est celle de Marine Tondelier conférence de presse des écologistes en fin d'après-midi vers vers 18h. Elle est très claire. Elle s'adresse au président de la République.
Maintenant, vous nous nommez. Je ne prendrai plus aucune leçon de morale de qui que ce soit sur la responsabilité des écologistes et de la gauche dans cette affaire. Car tout ce que nous avions à faire, nous l'avons fait et nous avons bien compris que pour ces gens-là, ça ne suffirait jamais.
Il fallait un nom, nous l'avons donné. Il fallait attendre, nous avons attendu. Il fallait de la stabilité, nous ne l'avons pas vu.
À un moment, ça suffit les excuses, ça suffit les prétexte. Nous devons être nommés la gauche et les écologistes et il doit nous laisser nous y coller. Et d'ailleurs pour celles et ceux qui nous disent qu'il ne le fait pas parce qu'il a peur que nous échouons, je les regarde droit dans les yeux en leur disant si Emmanuel Macron pensait vraiment qu'on échouerait, alors il l'aurait déjà fait. il nous aurait laissé nous planter.
S'il ne nous nomme pas, c'est qu'il voit bien l'espoir que ça susciterait dans le pays. La bouffée d'oxygène, la grande respiration, l'enthousiasme. Voilà, la secrétaire nationale d'Europe écologie et vert des écologistes avec autre prise de parole.
C'était quelques minutes, une grosseur auparavant. Cette fois-ci le Parti socialiste à l'issue d'un bureau politique évidemment convoqué en urgence. On écoute le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet.
Nous demandons donc aujourd'hui au président de la République la nomination d'un ou d'une première ministre issue de la gauche et des écologistes ouvert au compromis s'engageant comme nous l'avions dit il y a plusieurs semaines à ne pas utiliser l'article 493 et nous continuerons de porter dans le débat des mesures qui seront fortes telles que la taxation des ultra riches et le nécessaire débat sur la réforme des retraites qui doit être menée au parlement. Au moment où nous en sommes, nous n'appelons ni à la dissolution, ni au départ du chef de l'État, ce qui est une façon de se différencier des insoumis. On y reviendra peut-être dans un instant, mais peut-être ne faut-il pas balayer cette hypothèse trop vite à street de Villen, même si on pourrait se demander pourquoi Emmanuel Macron ferait aujourd'hui ce qu'il n'a pas fait en juillet 2024 à l'issue des législatives ?
Oui. Euh et même euh encore à la après François Baou. Enfin, je veux dire là Olivier Fort semblait tenir la corde à un moment.
Euh donc tout semble à cont-temps en fait chez Emmanuel Macron. Lui qui voulait au tout début de son premier quinquena être le maître des horloges, là c'est déréglé mais un point assez impressionnant. il peut très bien nommer un premier ministre de gauche, mais on va se dire pourquoi maintenant je et puis s'il avait voulu le faire, il l'aurait fait à la sortie des urnes quand c'était logique, quand c'était la logique démocratique en réalité, ça semble la seule option avant la dissolution, même si je pense qu'il y en a d'autres he moi je je pense par exemple que le référendum serait une très belle arme goliste, ça fait longtemps que je le dis mais pareil ça arrive à contetemps puisque là tout se précipite tellement thème sur les finances publiques compliqué un référendum sur la proportionnel, il aurait fallu un référendum sur le mode de scrutin il aurait fallu changer de mode de scrutin avant cette dissolution à mon avis pas la mais alors pardon allons-y là-dessus pardon je vous donne la par juste après mais c'est trop tard c'est pas trop tard mais c'est encore une fois je rejoins complètement l'idée du contre-temps c'est-à-dire qu'on a plus de gouvernement on a plus d'assemblée on a plus de budget et là on va réfléchir au mode de scrutin désolé mais je pense qu'on a vraiment des urgences plus grandes sur le métier et c'est toujours le problème c'est-à-dire qu'en fait on a une tendance en France à réfléchir aux institutions quand il est trop ttoir trop tard c'est la fin de la 3e République la fin de la 4e République c'est toujours le problème.
On a ouvert la page institutionnelle quand on était sûr d'être déjà mort. Oui, mais enfin encore une fois les institutions sent une période très importante et vraiment je parle sous le contrôle de Bruno sur la question des de la confiance mais c'est souvent une page de réconciliation. On peut arriver avec les institutions à se mettre d'accord toute famille politique confondue sur des sujets présentiels je pense que la proportionnelle aurait pu l'être.
Ça nous constitue en tant que groupe constitution. Voilà. Mais la Constitution joue de moins en moins son rôle de contrat social égard à l'utilisation politicienne qui en est faite.
Alors je referme cette parenthèse et on revient sur l'hypothèse d'un premier ministre ou d'une premier ministre de gauche. Non mais donc on verra on verra s'il se résout à respecter en réalité ce qui s'est produit en 2024. C'était la première force à arriver en tête.
Mais entre-temps la gauche c'est quand même fracturée. On le voit d'ailleurs là dans les dans les différentes stratégies qui sont à l'œuvre. Jean-Luc Mélenchon qui veut la destitution, la présidentielle, ce qui montre que même la gauche est présidentialisée, 5è républicanisé, je sais pas comment le dire, mais c'estàd que tous ont en tête pour pour lire ce qui se passe en ce moment, il faut vraiment avoir 2027 en tête.
C'est-à-dire que chaque partie, je pense que Bruno Retaillot, on va y venir, mais c'est aussi le cas, Marine Le Pen, évidemment, Jean-Luc Mélenchon et ne parlons pas de ceux qui ont refusé d'entrer au gouvernement du soi-disant socle commun, Gabriel Atal et Édouard Philippe quand même un peu de aussi de hauteur de sens de l'État, je ne sais pas. Enfin, je je pense que là, on est loin de la présidentielle et que les Français ne seront comme ils l'ont, ils ont pu l'être d'ailleurs vis-à-vis de leur renvoquer quand il avait refusé aussi de rentrer. Je pense que les Français s'interrogent.
C'est soit on change les institutions parce que ça ne fonctionne plus et en plus moi je l'ai dit depuis longtemps, on a une assemblée nationale absolument parfaite pour faire une constituante puisque les élections sont récentes, qu'elles représentent le pays et que c'est la seule chose qui lie encore ces parties là, la Constitution. Donc autant aujourd'hui faire en sorte que ça fonctionne puisqu'il y a un blocage. Mais malheureusement, je pense qu'Emmanuel Macron n'en est pas là.
Bon, Anne Charlen, un mot, je reviens sur le la question des divisions à gauche. Après, allez, l'hypothèse de la gauche, c'est encore une fois une hypothèse de de mathématique, c'est-à-dire avec qui et la gauche PS. Alors, on arithmétiquement, c'est vrai que si on va jusqu'au LR avec toutes les familles du centre, le PS pourrait se maintenir à je crois, deux ou trois voies près.
Mais la question, c'est l'explosion des familles du centre. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est assez peu penché sur le fait que au sein du Sénat finalement, on se retire du socle commun. Donc la gauche avec aussi toute la recomposition du bureau politique de l'Assemblée nationale serait aujourd'hui très affaiblie.
Donc elle aurait la chance aussi de refaire un gouvernement de 48 heures. Mathie Oui, effectivement Mathieu Souquier, petite question venue de enfin pas petite d'ailleurs, grande question bonne question venue de Maya de Boulogne Bien. Les partis de gauche sont-ils capables de s'unir derrière un même projet ou leurs divisions vont-elles bloquer toute alliance ?
C'est intéressant parce que derrière ça, vous nous direz si c'est toujours vrai, mais on a souvent dit sur ce plateau qu'il y avait quand même de la part des électeurs et des sympathisants des différents partis de gauche une envie d'union. Est-ce que c'est toujours aussi vrai alors qu'ils entendent presque à longueur de de de journée les insoumis s'insultaient par médias ou meeting interposés avec les socialistes ? Oui, mais de ce point de vue-là, rien n'a changé. sympathis compess au planmatique il y a deux choses qui en général les sépare une vision une vision à l'internationale qui n'est pas la même et qui est effectivement franchement différente entre LFI et les autres composantes de la gauche et une posture une attitude en particulier une attitude républicaine dans notamment la posture d'opposition mais de façon un peu paresseuse ou un peu rapide souvent on parle du PS en réalité c'est pas le PS d'un côté et les autres c'est l'ex gauche pluriel ou la gauche de gouvernement composé y compris des écologistes et des communistes d'un côté et LFI de l'autre.
Et de ce point de vue-là, c'est peut-être la seule chance d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron est très affaibli parce que il refuse d'admettre que politiquement il a perdu le pouvoir et que psychologiquement il n'a pas vocation à être au centre de tout. Pour autant, sa seule force ou en tout cas la seule ressource qui demeure pour lui, c'est la division des oppositions parce que en face de lui, pour le coup, vous avez d'un côté l'extrême droite qui réclame la dissolution, d'un côté la gauche radicale qui réclame la destitution, la démission et par ailleurs la gauche de gouvernement qui demande d'accéder aux affaires.
Mais est-ce que c'est clair est-ce que c'est clairement sans LFI la demande de cette gauche du gouvernement dans dans les prises de parole d'aujourd'hui ? C'est j'ai pas entendu ces mots-là mais il y a il y a ce qui se dit euh on sait que les écologistes on sait que les écologistes tentent de maintenir une forme de passerelle entre les différentes composantes de la gauche. Pour autant dans les déclarations récentes, Marine Tondolier, Fabien Roussell et Olivier Fort sont assez alignés sur le fait que ils sont prêts à prendre des responsabilités.
J'entendais encore Yannick Jado cet après-midi. Encore une fois, eux sont prêts à aller au gouvernement. Siel ma ça sous-entend sans les insoumis.
Les insoumis ont été extrêmement. De toute façon, les insoumis, rappelez-vous quand Olivier Fort était pressenti euh pour aller à Matignon, avait dit euh dans un grand journal télévisé, on le censurera d'emblé. Donc c'est vous dire quand même l'état des divisions, même si je pense que quand même s'il y avait une dissolution, on peut avec des s on peut aller loin, mais peut-être que face à une peut-être une union des droites ou à une extrême droite très importante, peut-être qu'il s'alirait encore une fois pour faire barrage avec Jean-Luc Mélenchon qui a invité les autres forces du de ce qui reste du Nouveau Front populaire à une réunion cet après-midi.
Elle n'a pas eu lieu. Ça veut dire quoi ? qui veut on est toujours dans cette stratégie de de faire porter aux autres la responsabilité de d'une union de la gauche qui ne renait pas évidemment.
Alors en même temps en même temps le tableau est plus compliqué pour moi. Je trouve que parce que déjà parlementairement en nombre de sièges si on retranche les députés de la France insoumise ça fait un socle qui ne tient pas du tout. Il faudrait énormément de députés centristes pour faire voter le budget.
D'autant que l'engagement a été pris de pas de 493. Donc euh il faut trouver des voies pour faire voter le budget. Et par ailleurs et par ailleurs, il y a quand même pour tout le monde la perspective de la présidentielle.
Si si les socialistes et les écologistes aujourd'hui actent qu'ils gouvernent le pays sans les insoumis, c'est une vraie rupture de c'est une vraie vrai vraie grosse rupture de l'Union de la gauche qui aura des conséquences sur les municipales, sur la présidentielle qui sont pas seulement des conséquences tactiques, sont de vraies conséquences programmatiques. Ça veut dire que au moment de se présenter devant les électeurs, ça devient beaucoup plus compliqué de dire "On est la gauche, on va rassembler la moitié du la moitié du pays pour la grande élection présidentielle." Donc c'est c'est très très compliqué et moi je le vis plutôt je le vois plutôt comme un épisode de la désunion à gauche avec des réconciliations des désunions, des réconciliations des désunions et je ne suis pas certain que du point de vue des électeurs, il y a un engouement pour l'idée de dire socialiste et écologistes dorénavant vont faire alliance avec les centristes parce qu'au fond au bout du compte si le Parti socialiste acte ça ça veut dire qu'en fait il donne raison à Emmanuel Macron et donc que le clivage gauche droite est mort et que les centristes de la gauche et de la droite se réunissent.
Et au fond, ça veut dire que le Parti socialiste après 10 ans de macronisme dire bah finalement Macron avait raison, il fallait bien faire cette nouvelle coalition qu'Emmanuel Macron appelle le 10 juillet 2024 de ses vœux appelant vraiment les les centristes de tout bord à se réunir ensemble. Est-ce que le Parti socialiste va offrir ce cadeau à Emmanuel Macron comme presque cadeau de départ ? Ouais.
Allez, on continue d'analyser la stratégie des différentes familles politiques. On va parler des du parti LR qui s'apprêtait à claquer la porte du gouvernement avant que le Premier ministre choisisse de la fermer lui-même si j'ai si j'ai bien compris. Voilà, c'est ça.
On est un peu perdu. Écoute, tiens le sénateur de de Loise. Alors, il était sur notre antenne ce matin particulièrement remonté Olivier Pacot.
On nous avait vendu monsieur le cornu comme un petit maquiavel. On découvre Jean-Claude Dus à Matignon. sur un malentendu, ça peut passer.
Non, ça ne peut pas passer. Et j'accueille de nouveau Steve Jourdain. Bonsoir Steve.
Bonsoir pour parler de la stratégie. Alors, si on s'était endormi hier soir à 19h et qu'on se réveille ce soir au moment de votre crière, alors déjà on est c'est quoi ? Hypersomiaque, c'est ça il faut les consulter.
Mais sinon, qu'est-ce qu'on a raté chez elle ? Beaucoup de choses. Beaucoup de choses.
Alors, on va revenir effectivement à hier. Alors un petit peu avant 19h parce que c'est intéressant Thomas, dans la nuit de samedi à dimanche, Sébastien Lecornu transmet la feuille de route du futur gouvernement en partie du socle commun. À ce moment-là, les négociations entre Sébastien Lecnu et les LR sont toujours en cours.
À 10h30 dimanche, une réunion des parlementaires LR est prévu à l'ordre du jour. Faut-il ou non participer au gouvernement au regard de la feuille de route qui a été transmise ? La réunion est finalement reportée à 14h30.
Elle a lieu en visoconférence et va actter la participation du parti au gouvernement. On va voir le communiqué final. Les parlementaires LR réunis dimanche après-midi se sont très largement exprimés en faveur du maintien de la participation des Républicains au gouvernement.
Les assurances obtenues du Premier ministre permettent d'écarter les folies budgétaires et fiscales portées par la gauche. Tom. Alors il est on est aux alentours de 17h.
Mais alors là il y a un emballement. Ouais. On apprend que qu'Emmanuel Macron pousse Sébastien Lecornu à nommer rapidement son gouvernement sous-entendu dès dimanche soir.
Voici ce qui se passe alors selon l'entourage de Bruno Rotaillot. Bruno Rotaillot qui passe un coup de fil à Sébastien Lecornu pour parler du casting gouvernemental. Réponse du Premier ministre.
Je te rappelle, je suis en train d'écrire ma déclaration de politique générale. Déclaration qui doit avoir lieu mardi à l'Assemblée nationale. Et puis plus rien, zéro nouvelle de Sébastien Lecornu dans l'équipe de Bruno Rotaillot qui décide alors de s'inviter directement à Matignon entre 17h et 18h hier.
Les deux hommes s'entretiennent en tête à tête. Le premier ministre dévoile le casting gouvernemental. Bruno Rotaillot dit trop de renaissance, trop d'élu renaissance au gouvernement.
Ettumé qui aux armées au ministère de la défense ? Réponse de Sébastien Lecornu. Je ne sais pas, c'est le choix du président.
Quelques minutes plus tard, en regardant son poste de télévision, Bruno Retaillot apprend que le ministre des armées à venir n'est autre que Bruno le maire. Il est 21h30, Thomas, quand Bruno Rotaillot se fend de ce désormais fameux tweet. La composition du gouvernement ne réflète pas la rupture promise devant la situation politique créée par cette annonce.
Je convoque demain le comité stratégique des Républicains. On comprend alors que la participation DLR au gouvernement est largement remise en cause. C'est ce tweet qui va donc provoquer une crise à l'intérieur même du tout jeune gouvernement Lecornu.
Et puis ça va encore s'accélérer. Tout va aller très vite. Aux alentours de 10h ce matin, Sébastien Lecornu remet sa démission au président.
Le premier ministre des missionnaires convoque dans la foulée la presse pour une déclaration et il a cette petite phrase face aux caméras. Écoutez-le. La composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétit partisans parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime avec la future élection présidentielle.
Voilà, sous-entendu, les LR et Bruno Rotaillot en particulier sont les vrais responsables de l'échec des négociations. Ce seront eux qui seront comptables d'une future dissolution si Emmanuel Macron en décidé ainsi. Tel est prix qui croyait prendre Sébastien Lecenu qui veut faire porter la responsabilité du chaos sur les épaules des LR.
Merci beaucoup Steve. Je commence avec vous à Street Deven. Comment vous vous analysez vous jugez même peut-être l'attitude de Bruno Retaillot ?
Vous savez, les LR nous avaient offert le premier épisode de la grande du grand Secret Story ou de la grande téléréalité qu'on vit depuis maintenant un an et demi avec le forcené pour reprendre le mot de Mathieu Souquier, Eric Siotti enfermé dans son bureau, Valérie PC qui soulevait ses ses manches qui allait aller chercher la clé. Bon et là on a on a à mon avis la saison 2, hein, c'est-à-dire à coup de tweet Sébastien Lecornu qui moi je l'ai trouvé comme dans un confessionnal, vous voyez, venant nous expliquer les coulisses et de pourquoi ses petits camarades ne pouvaient pas rester au gouvernement. On comprend que vous avez dit Sébastien Lecnu mais vous parlez de Bour.
Non mais Sébastien Lecnu là tout à l'heure dans cette allocution c'est pas une allocution de premier ministre. Je ne comprends pas pourquoi il est pas il s'est pas maintenu, il a pas attendu qu'on le fasse tomber s'il fallait le faire tomber, qu'il n'ait pas mis la pression sur Bruno Rotaillot qui visiblement fait un caprice. Enfin, moi je je comprends pas en fait si depuis quand dans un gouvernement il faut avoir tous ses petits amis, tous ses petits camarades depuis quand on textote comme ça toujours eu des négociations des différents partis qui forment un gouvernement pour être plus moins représenté.
Je suis désolé, normalement ça se fait entre le premier ministre et le président de la République à h clos parce que il y a une majorité que tout le monde est aligné là. tout le monde profite de cette situation et je trouve que ça donne un piètre spectacle. Je pense aussi que les LR devraient être modeste vu les 49 députés qu'ils ont à l'Assemblée nationale.
C'est on parlait du Parti socialiste, c'est beaucoup moins. Euh donc non, je trouve qu' il y a vraiment un spectacle qui est triste, qui ne à mon avis ne va pas leur servir. C'est-à-dire que tout le capital politique qu'ils avaient retrouvé et on l'a vu dans votre sondage en allant au gouvernement et cetera, en étant à l'intérieur, ben il est en train de le mettre par terre à mon avis parce que franchement, moi je pense que qu'est-ce qui se cache derrière ça ?
C'est pas qu'il a pas envie de son que son ancien petit ami Bruno Lemer vienne avec lui au gouvernement. On a tous vu des gouvernements avec des gens avec qui il y a pas d'affinité. C'est pas grave.
C'est qu'en réalité il cherche une sortie. Il cherche une sortie parce qu'il veut il vise 2027 comme tous les autres. Donc moi je pense que ça ce sera sanctionné et que et que c'est pas du tout au niveau et que ça ça reflète sans doute son impuissance politique à l'intérieur où il a pas un bilan très alors il faut jamais oublier, je dis pas ça juste parce que la chaîne s'appelle public sénat mais que dans cette équation il y a aussi le poids des LR ici au Sénat.
D'ailleurs, Sébastien le Cornu est venu au Sénat tout à l'heure justement que l'émission démarre voir Gérard Lâcher. Vouz intervenir ? Peut-être pour quand même un peu nuancer, c'està-dire que les LR ont acquis du poids par rapport au fait qu'ils sont justement le plus petit dénominateur commun, donc le plus petit parti.
C'est comme ça que ça fonctionnait sous la 3e et la 4e République. C'est-à-dire qu'en fait c'était parfois les non inscrits. On sait que Guy Carcasson allait négocier des hôpitaux ultramarins pour essayer d'avoir un amendement sur le budget parce que parfois ça se joue à un député prêt, un non inscrit.
Donc je suis pas sûr qu'on puisse vraiment dire que les LR se sont se sont vu plus gros que le buf. Il y a il y a il y a une chose aussi, c'est que l'idée qu'il y a des négociations internes, moi ça ne me choque absolument pas. La question est celle-ci, c'est est-ce que alors que toutes les déclarations de l'opposition ont été quand même bien plus violentes qu'attendu à la suite de la nomination du gouvernement, Bruno Rotaillot n'a pas juste pas voulu tomber avec l'ensemble du gouvernement.
C'est ça qu'il faut se poser comme question, c'est qu'on avait très vite compris hier soir que Sébastien Lecnu avait 48 heures devant lui et Bruno Rotaillot à ce moment-là sort de l'équation. Et donc moi ce que j'entends et là je vous rejoins, c'est cette idée que euh on a essayé de sauvegarder la famille LR de la chute du Titanic, mais il fallait peut-être le faire avant et et on voit bien au fond tout ce que la présidentielle révèle des querelles partisanes intrapartisanes. C'est-à-dire que toutes les microfamilles euh créent euh finalement une forme de de d'identité à l'intérieur.
Et je crois qu'on vit vraiment ici les pires heures de ce que les partis politiques peuvent nous offrir. Oui. intéressant moment vous je regardais une dépêche de nos confrères de l'agence France qui titre Bruno Rota dans l'œil du cyclone après la démission de Sébastien le corn enfin on est on est vraiment au cœur de avec les les voies dissonnantes même si il y en a peut-être qu'une mais elle pèse quand même encore un peu, celle de Laurent Voquier qui préside toujours le le groupe de députés LR à l'Assemblée et et qui dit je cite la FP hein tout le mal qu'il pense de la lettre d'engagement envoyée par le le chef du gouvernement à la droite.
Très peu de nos demandes ont été entendues. considère que les conditions ne sont pas réunies pour une participation. Là où c'est intéressant, Mathieu Souier, c'est sûr effectivement ce que LR peut capitaliser de l'année écoulée, c'est-à-dire d'un Bruno Retaillot qui a été jugé plutôt efficace au ministère de l'intérieur.
Est-ce que ça profite WR ou est-ce que l'épisode qu'on est en train de vivre bah met tout ça à plat comme un château de carte ? Pardon. plus largement la crise à laquelle nous assistons depuis 24 heures, c'est l'implosion en fait du camp présidentiel. de rappeler tout à l'heure que deux postes de ministres ont été deux ministères ont été proposés et à Gabriel et à Édouard Philippe qui se sont empressé de refuser.
Donc on voyait que cette partie là du socle commun est pas du tout soudée. Et par ailleurs encore une fois on sait qu'Emanuel Macron aurait pu acheter pour assez peu cher en 2022 le ralliment des Républicains. Il a payé beaucoup plus cher en 2024 en devant leur offrir Matignon et un certain nombre de ministères très importants.
C'est ça la situation politique. depuis 2024 sont particulièrement bien servis. On comprend d'autant moins ce qui se passe aujourd'hui.
En réalité, on ne voit pas ce qui indispose Bruno Retaillot, y compris encore une fois le retour de Bruno Lemire dont je rappelle que c'est un ex républicain qui aux affaires depuis 2017 n'a pas mené une politique de gauche. Voilà. Alors, OK, les finances publiques sont plombées en particulier parce que la politique menée depuis 2017 a été ce qu'elle a été, mais tout de même.
Donc je l'implosion encore une fois à laquelle on assiste paraît fonder sur des bases politiques peu compréhensies. Et alors sur le je repose la question, je suis un peu ttu sur ce que peut capitaliser de de l'année écoulée et et ce que cette crise fragilise quoi. Je pense que ça parle de ça.
C'est au fond, ils ont capitalisé principalement la position dans l'opinion de Bruno Rota. Oui, et ça c'est un gros capital, c'est-à-dire d'avoir une figure qui en quelques mois incarne quelque chose dans l'opinion sur une dimension de l'action publique qui est très cher aux yeux des électeurs et des sympathisants républicains, la sécurité intérieure, l'ordre public. Donc là, il capitalise il capitalise là-dessus.
Et Bruno Retaillot a une autre à mon avis une autre perspective qui est au fond de passer de messages à son électorat que il veut éliminer tout doute possible sur le fait qu'il ne découvrirait pas ultérieurement s'il siégeait au gouvernement que finalement on a été trop complaisant avec des demandes de la gauche. Et donc c'est principalement ça qui s'est joué hier et Bruno Rota c'est Arquebouté sur la figure qu'il incarne dans l'opinion. quelqu'un qui incarne une forme de on va dire de de sincérité totale euh il a joué de ce ressort dans l'opinion, c'est-à-dire comme s'il envoyé le message que à lui on ne pouvait pas mentir ou cacher quelque chose et que si on lui avait caché la présence de Bruno Lemire au gouvernement, peut-être qu'on est en train de lui cacher des concessions à la gauche.
Et ça c'est un risque que les Républicains ne veulent pas. micro pour répondre à la question à laquelle je n'ai pas répondu sans aucun doute que ça a profité ào dans sa conquête de l'appareil des républicains parce que encore une fois on le connaissait peu et en réalité il a écrabouillé finalement le renvo qui est en revanche aujourd'hui même si les sondages ne valent que ce qu'ils valent quand on se projette dans une présidentielle on voit que le score des républicains reste un score à un chiffre globalement donc on voit bien que les républicains n'ont pas en revenant aux affaires à ce stade reconquis la légitimité qu'ils avaient autrefois alors même s'il a un surcis jusqu'à mercredi Sébastien le Cornu il sera a resté moins d'un mois à Matignon. Anne Charlon, vous allez vous pencher sur ces c'est ce triste record en quelque sorte la signification de cette crise gouvernementale dans notre histoire.
C'est ça. J'ai décidé de nous de nous repencher un petit peu en arrière et d'abord rappeler quand même quelque chose que je pense qu'on a on a on a un peu négligé aujourd'hui, c'est que le gouvernement de Sébastien Lecornu sera le plus court pas de l'histoire de la 5e République, mais de l'histoire et notamment de l'histoire de la 3e et de la 4e République qui, on peut pas le dire était des Républiques où on avait vraiment des premiers ministres pendant très longtemps. Le record auparavant c'était 48h hein 48h.
Henrique Cueil, Robert Schumman, Alexandre Ribau, Frédéric Maral avec des circonstances sur lesquelles j'ai eu envie de me pencher un petit peu parce que toute ressemblance avec des faits actuel n'est pas à exclure. Le président de la République s'appelle à l'époque Vincent Oriol et il essaie de décrocher la gauche pour créer, je le cite, un socle commun. Euh et euh cette participation est obtenue d'arrache-pied à la dernière minute, sauf que à l'Assemblée nationale, on ne trouve pas le soutien et c'est comme ça que Robert Schuman chute en 48 he à l'époque, on avait ce qu'on appelait la double investiture, c'est-à-dire on vient se présenter en tant que premier ministre et on revient quelques jours plus tard avec son gouvernement et c'est exactement ce qui s'est passé avec Sébastien Lecnu.
Et j'ajoute qu'en plus c'est la peur de la censure qui a amené les premiers ministres à démissionner avant que la censure n'ait lieu. Vous voyez, on est un peu en train de revivre. Alors, j'avoue qu'en plus, j'ai rédigé mon édito avant de savoir que Sébastien Lecornus vivrait peut-être un revival parce que j'avais envie de vous rappeler que sous la 4e République, on avait du cuil 1, cueil 2, on avait Clémenceau 1, Clémenceau 2, Clémenceau 3.
Donc voilà, il y a quand même beaucoup d'ancrage dans ce qu'on a déjà connu auparavant. Alors donc si je vous comprends bien, c'est peut-être encore pire que que les précédents et oui, je crois que c'est encore pire. Alors non, d'abord je vais vous réexpliquer pourquoi il y a quand même beaucoup d'ancrages et oui pour d'autres éléments.
Alors non parce que finalement c'est juste les pires heures de la 4e République, c'est-à-dire que bon on démissionne d'emblé sont des alliages qui se font pas et voilà on va on va évidemment trouver une sortie de l'ornière. Non, parce que des gouvernements qui s'autodissolvent et bien figurez-vous qu'on les a déjà connu au moins une seule fois. Ce sont les communistes qui le 4 mai 46 sont sortis du gouvernement avec une toute petite dépêche à FP parce qu'ils ont voté contre la confiance d'un gouvernement dont il faisait partie.
Donc finalement, on a déjà connu la déflection de Bruno Rotaillot mais c'était le parti communiste auparavant. Donc les choses se répètent mais il y a quand même mais il y a du pire notamment parce que le premier ministre n'a même pas eu l'opportunité d'entrer à l'Assemblée nationale. C'est la première fois de notre histoire et ça avait un peu plus de panage d'être démis.
Le premier ministre de la 5e République est aussi le premier à avoir créé le gouvernement né des missionnaires puisque il n'y aura pas eu de prise de fonction et donc il y aura cette espèce de fiction juridique qui va être un peu complexe. Je rajoute au passage quand même qu'on peut pas démissionner d'une fonction démissionnaire. Donc je comprends pas bien l'acte de Bruno Lemire et par ailleurs, Sébastien Lecornu est le 3è alliage qui échoue sur la question budgétaire.
Donc on va sûrement violer le délai de 70 jours de notre constitution. Tout ça pour vous dire qu'on multiplie des appels à l'histoire avec finalement des circonstances actuelles bien pire. Peut-être que nous sommes en train de vivre une fin de cycle de la 5e République.
Ben écoutez, ça ouvre le dernier chapitre de de ce débat et je commence avec vous Bruno Cotè. effectivement, est-ce que c'est une alors on l'a souvent dit mais là vous avez ce sentiment que finalement la 5e République va se dissoudre dans cette crise si j'ose dire. Peut-être vite en besogne.
Mais en tout cas, ce qui est sûr c'est qu'on est en train de vivre quelque chose qui qui du point de vue moi, de ce que j'observe, c'estàd les logiques de l'opinion, il y aura un avant et un après. On peut pas passer l'ardoise magique en disant ça revient comme avant parce que et on voit que le nombre de signaux de dysfonctionnement de notre système politique devient très important, très très important. On a des partis politiques qui sont faibles.
Voilà, il y a en nombre d'adhérents, ils ne représentent pas la diversité du pays. Nos partis politiques sont composés de quelques dizaines de milliers d'adhérents. On a un système politique qui répond de moins en moins bien à la diversité des demandes de la société, à la fois des demandes venant sur le thème de la prise de parole, démocratie directe, démocratie plus inclusive et participative, mais aussi à intégrer des forces politiques très importantes aujourd'hui.
Le Rassemblement national a gagné les élections législatives en voitur et 2è tour. Comment une formation politique peut-elle gagner des élections en voie et ne pas exercer le pouvoir ? Voilà, on a un certain nombre de signaux de dysfonctionnement qui deviennent des des on va dire des témoins lumineux qui s'allument et qui montrent que c'est en surchauffe la 5è répub.
Voilà, je suis pas assez constitutionnaliste comme un Charlin pour pour pouvoir en dire plus. Est-ce qu'on peut dire qu'on est dans une crise du système politique ? Ça c'est clair.
Est-ce qu'elle commence être tangente avec une crise de régime ? Ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui commence à ressembler quand même à une crise de régime ? C'est-à-dire le pouvoir exécutif envoie un message qu'il est lui-même complètement aux abois et désorganisé lui et désorganisé lui-même.
Donc voilà, on est on est un moment donné grave. Même question Mathieu Squer. Est-ce que c'est la mort d'une crise de régime ?
On s'en on s'en rapproche dangereusement. La 4e République est tombée à cause de l'instabilité gouvernementale et de l'impuissance politique en tout cas telle que perçu par l'opinion. an elle est tombée et la 5 République a été instaurée pour remplacer ce pouvoir faible par un pouvoir fort.
L'histoire de la 5e République ressemble de plus en plus à l'histoire d'un pouvoir fort, de moins en moins fort et aujourd'hui extrêmement faible. Oui, effectivement. Mais ça pose quand même la question de savoir si qu'est-ce qu'on va faire après.
C'està-dire qu'en fait, si on a vraiment une 5è République qui est un régime corseté qui n'est plus suffisant pour garantir de l'autorité, c'est quoi la page d'après ? Quand on lit le dernier baromètre du CVPOf sur la question de la confiance, on a quand même près de 60 % des Français qui sont dans la tentation autoritaire. Donc je pense que la 5e République est quand même la dernière chose qui nous reste pour arriver à avoir des bastions, des fondamentaux.
Vous parliez du respect de nos institutions tout à l'heure. Il faudrait pas que cette crise apporte avec elle le squelette de ce qui nous reste. Oui, on a longuement parlé du Rassemblement national et de leur de leur stratégie, la pression mise pour obtenir une dissolution.
J'ai ouvert ce débat en disant que euh Marine Le Pen et ses allies ont annoncé qu'il il qu'il voterait la censure contre tout gouvernement quel qu'il soit avant la la dissolution parce qu'ils ont à Street de Villette beaucoup à gagner à des législatives anticipés. On peut être aussi affirmatif que ça. Bien sûr, bien sûr.
Et d'ailleurs, ils ont la chance que le président de la République lui-même leur donne le point. C'est intéressant en ce moment de se replonger dans le livre d'Emmanuel Macron Révolution, ses promesses de 2017. Vous vous souvenez quand il est arrivé au Louvre le jour de son élection et qu'il a dit "Je veux que aucun français n'ait de raison de voter RN." S'il termine son deuxème mandat avec le RN à Matignon ou à l'Élysée, vraisemblablement, c'est sa crainte que ce soit à l'Élysée, mais en réalité, ça serait presque la même chose que ça arrive à Matignon.
Vous imaginez le le désordre et le bilan ? C'est pour ça que je trouve très étonnant ce manque de sens politique qu'il a parce qu'il ne pense, on dirait qu'il ne pense ni évidemment à sa transmission, à c'est son héritage et cetera d'un point de vue de la personnalité puisque il flingue les uns après les autres ses potentiels successeurs mais non plus d'un point de vue du bilan, d'un point de vue du président bâtisseur de la culture. Moi c'est pour ça que je parlais des référendum il y a déjà un an.
C'est-à-dire que au moins il y a quelque chose qui reste. Le changement des institutions, ça reste les écrans un moment. Il a eu de très beaux mots d'ailleurs sur le le rôle des réseaux sociaux.
Ça sera à analyser ça dans la période qu'on vit l'accélération du temps. Bah pourquoi pas sur fameux référendum sur les écrans des jeunes tout ça en fait c'est en fait ça reste derrière. Donc moi je je je suis très étonnée de ce qui est en train de se passer quand il voulait faire la start-up nation.
Honnêtement, euh si une entreprise était gérée comme ça, elle ferait faillite dans la minute, j'imagine. Donc oui, moi je suis extrêmement inquiète pour l'avenir de la 5e République et ce qui est dommage, c'est que c'est une belle constitution, c'est une très très on voit à quel point elle s'adapte et qu'il aurait fallu pas grand-chose, je pense peut-être que c'est pas trop tard, hein, mais pour l'adapter à la à la société et j'ajoute que il y a une demande là-dessus hein, du du peuple français he rappelez-vous les gilets jaunes, c'était des demandes institutionnelles. Rappelez-vous les retraites, c'était contre le 493.
à chaque fois qu'il y a une crise sociale, la crise institutionnelle se euh se se fait aussi entendre. Ouais. de demande de référendum qui était exprimée, on a vu le euh la la question euh se s'afficher un dernier mot sur alors il y a une perspective de législative en anticipée, mais mais il y a surtout des municipales dont on est sûr au mois de mars.
Enfin, imaginons qu'il y ait pas de scrutin d'ici là. Qu'est-ce qui peut se passer ? Vous parliez de l'état d'esprit des des citoyens, des électeurs français. pas de scrutin d'ici les municipales.
Oui, c'est ça. Il est pas impossible à ce moment-là que le l'électorat se saisisse de la première opportunité qu'il a pour exprimer une envie de dégagisme. Et je serai des élus locaux.
Je ne serais pas si sûr que cela que la prime au sortant les protègerait à ce moment-là de cette atmosphère du pays qui a un mélange de colère, de lassitude, d'écœurement et peut-être aussi de sentiment de de passer un coup d'éponge sur une classe politique qui en renvoie un tel spectacle. Merci beaucoup à tous vos livres de Vilenes décrypter les institutions politiques chez Larousse Bruno le vote sans issu au presse universitaire de Grenoble. Mathieu la France à 20h c'est aux éditions de l'eau.
Merci encore et à et à très bientôt sur Public Sena. Merci à Charlè à la à la semaine prochaine. Demain, on est là à 18h et 22h.
On va évidemment encore beaucoup parler de de cette actualité politique. Vous pouvez retrouver nos débats mais aussi les articles de l'excellente rédaction numérique de Public Sénena sur publicsenna.fr.
FR nous réécouter en podcast et puis l'invité de la matinale. On sera au cœur du destin de ce sole commun puisque ce sera Marc Fenot président du groupe modè à l'Assemblée qui sera l'invité d'Orian Mansini. Belle soirée.
Marine Le Pen