Agnès Pannier-Runacher : "Le budget du RN est un budget de pieds nickelés !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement a été dépassé par la colère lycéenne ?
- 2:04RelanceRéponse directe
Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard sur les revendications lycéennes ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut tenir un langage de vérité sur les filières universitaires ?
- 4:43OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas généraliser les rythmes scolaires à 9h ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Faut-il raccourcir les vacances scolaires pour réformer les rythmes ?
- 7:31OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un problème de maintien de l'ordre en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Agnès Panier-RunacherFait
« Les violences sont inacceptables d'où qu'elles viennent. Personne n'est au-dessus des lois. »
Temps de parole
- ?100 %
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Au lieu de 99,99 €. Retrouvez tous nos prix baissés en magasin et sur ik.fr. Sud Radio, l'invité politique, Jacques Terdose, il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Agnè Panier Runaché, député du pas de calé, ancienne ministre et coresponsable du programme de Gabriel Atal. Agnès Panier Runaché, bonjour. Bonjour Jacques Cardose. Sébastien Lecnu tente de calmer la colère lycéenne sans annonce concrète, nouvelle mobilisation aujourd'hui. Est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ? Je crois en tout cas que il faut y répondre avec le plus grand sérieux. Il
y a il y a il y a plusieurs choses dans ce mouvement. Euh il y a évidemment les violences. Les violences sont inacceptables d'où qu'elles viennent. Personne n'est au-dessus des lois. Et on voit bien qu'il y a un certain nombre d'acteurs, d'adultes qui essayent d'instrumentaliser cette colère lycéenne et d'en faire un capital politique et un capital de bordélisation. Ça c'est inacceptable. Mais c'est pas le sujet principal et il doit pas écraser euh les demandes revendication les revendications des lycéens. Et les revendications des lycéens, elles sont deux ordres. Vous avez des revendications qui sont d'ordre, je dirais très profonde. Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe. Vous avez l'intelligence artificielle
qui menace potentiellement euh leur avenir. Où vous avez le dérèglement climatique qui dans ma génération était une abstraction totale et qui est une réalité de leur quotidien, notamment quand ils passent des examens par 35°gr dans les classes. Et ça c'est une angoisse qui monte chez eux et il y a les problèmes qu'on leurs parents pour boucler les fins de mois. Et puis il y a la 2è ensemble de revendications qui sont des revendications très concrètes. Avoir des professeurs qui sont là en cours et qui leur permettent d'étudier correctement, avoir des salles de classe qui soient à la bonne température, pas à 15°gr l'hiver et à 35°gr l'été. Mais tout ça, on ne le découvre pas. Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même ? Écoutez, je pense que le gouvernement
aurait sans doute pu être plus à la manœuvre. Après ce qu'il faut faire c'est regarder comment on peut répondre à ces revendications. Moi je pense que justement quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait annoncer pourrait avancer ? Moi il me semble que la revendication qui est les deux revendications sur lesquelles on est en droit moi en tant que député d'avoir des réponses rapides du gouvernement c'est un comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas. Ça c'est une urgence absolue. De comment euh Parcours sup est humanisé parce que on a transformé Parcours Supéen. Alors c'est pas que euh ce soit en soi un mauvais système parce qu'on oublie
qu'avant c'était un tirage au sort, ce qui était franchement absolument détestable. Mais le problème c'est que personne n'accompagne les lycéens sur Parture Sup. Il y a une forme d'hypocrisie de la part des adultes qui dit "Ah bah c'est pas moi, c'est parcours sup." Non, quand un lycéen demande des euh formations qui ne sont pas qui correspondent pas à son niveau, correspond pas à son profil, il faut qu'il y ait quelqu'un qui lui dise pourquoi il risque de ne pas avoir de de succès et qui accompagne ses orientations. Et là, on a loupé quelque chose. Là, on a loupé quelque chose. Réformé parcours sub, ça veut dire aussi avoir être plus transparent, plus honnête vis-à-vis d'un certain nombre d'étudiants et dire certaines certaines filières ne sont pas faites pour vous.
Est-ce qu'on il faut tenir ce langage ? et ben il faut avoir un langage de vérité, c'est-à-dire dire cette filière est une filière qui compte tenue des notes que vous avez risque de vous mener à l'échec. Quand on voit que un/4 des étudiants en première année abandonnent leurs études, en tout cas leurs filières, on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage. Et puis c'est partir beaucoup plus en arrière. Il y a un nombre de métiers qui sont accessibles aux étudiants et qui sont méconnus de ces étudiants qui sont des métiers qui payent bien. Moi je étais ministre de l'industrie l'artisanat par exemple. L'artisanat. Moi, j'étais ministre de l'industrie pendant 4 ans qui qui pe à recruter des compétences. Aussi là aussi le gouvernement a manqué quelque chose. Il faut essayer d'être
plus de plus dans l'accompagnement par rapport à ces métiers là. Par exemple, beaucoup plus dans l'accompagnement. C'est pas qu'une compétence du gouvernement, c'est aussi la compétence des régions et les régions ont un rôle à jouer qui impulse quand même. Non, la compétence a été délégué aux régions. Je veux dire qu'à un moment on peut dire par de l'impulsion et de la communication également. Je suis d'accord mais décentralisation décentralisation. Il faut aussi que chacun soit au rendez-vous de de ses compétences. Mais à la limite ce qui est essentiel aujourd'hui c'est que dès la 5e, la 4e, on parle des métiers. Pas pour dire tout de suite vous devez décider, mais pour dire voilà le panel de tout ce que vous pouvez faire. Choisissez et essayez de vous engager
dans ce qui vous parle le plus. Agnè Panier Runachet, autre point dont on parle beaucoup, ce sont les rythmes scolaires. Ça coûte pas d'argent de réformer les rythmes scolaires. Et d'ailleurs, Gabriel Otal avait testé ou en tous les cas inauguré dans certains lycées de Créteil, le candidat que vous soutenez donc le la possibilité de démarrer à 9h et non à 8h. Et on sait que les effets sont bénéfiques. Pourquoi on ne le généralise pas ? Pourquoi ça n'a pas été suivi d'effet ? Bah parce que Gabriel Atal a a quitté le gouvernement à la suite de la dissolution. hein, je crois que tout le monde est au courant que depuis cette dissolution, c'est très très difficile et en particulier pour les idées que nous portons. Euh oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h puisqu'on sait
que les adolescents d'abord ne dorment pas assez, que ça a des conséquences dramatiques sur la qualité de leur apprentissage. Alors ça va aussi avec la pénétration des écrans des réseaux sociaux et cetera qui qui sur lequel il reste très très longtemps et et c'est vraiment un appel aux parents à essayer autant que possible de d'encadrer ça. Mais démarrer à 9h, c'est une bonne mesure pour l'apprentissage des adolescents. Alors démarrer à 9h, oui, revoir complètement les rythmes scolaires, ça sous-entendrait aussi raccourcir par exemple les vacances. Est-ce qu'il faut en arriver là ? C'est en tout cas un sujet qui doit être pris du point de vue de l'élève et de l'étudiant. On a longtemps pris ce sujet du point de vue de l'organisation des adultes.
Oui. De l'organisation, les conséquences touristiques, les conséquences économiqu aussi pouvoir s'attaquer au lobby lobby du ski, lobby des vacances. Et donc le sujet aujourd'hui et il y avait eu une convention citoyenne sur ces sujetes-là d'ailleurs sur lequel s'était appuyé Gabriel Atal à l'époque faut quand même s'en souvenir des choses avaient été faites et c'est très dommage qu'elles aient été arrêtées dans l'élan accompagné je le redis il s'est passé un événement majeur qui s'appelle la dissolution où des politiques av de personnes si la politique avait été si bonne elle aurait été poursuivie ce n'est pas les mêmes qui ont repris le bâton et ils n'était probablement pas convaincu par cette politique. Donc voilà, moi j'en prends acte. Aujourd'hui, ce cette question des
rythmes scolaires doit être approé mais il faut pas la faire de manière descendante en disant on va imposer tel rythme scolaire. Ça suppose d'avoir une vraie concertation avec les parents, avec les professeurs et avec les premiers concernés. Et c'est vrai que les lycéens, les collégiens sur ces sujets-là, ils ont aussi des choses à dire. Est-ce qu'il y a un problème de maintien de l'ordre en France ? Vous êtes député du Pas de Calais, pas très loin de Lance. D'où est originaire le jeune homme ? J'habite Lance. Qui a eu D'accord, on bien le précis. J'habite Lance vingle. D'où vient ce jeune homme ? C'est un endroit où une partie de ma famille. Moi, je suis euh enfin je suis une mère de famille, hein. J'ai euh quatre enfants, enfin 3 + 1,
famille recomposée. Je suis dévastée par ce qui s'est passé, quel que soit les circonstances. Est-ce que il a ramassé la grenade de désencerclement ? parce qu'il l'a pas ramassé. À la limite, ce qui ce qui est affreux et et et ce qu'il faut reconnaître, c'est qu'un enfant ne doit pas perdre la main dans un mouvement lycéen. C'est insupportable. H alors il y a eu un débat cette semaine auquel a participé Gabriel Atal et il a fait face à une étudiante de l'Unie qui s'appelle Louise, adhérente au RN qui a reproché à Gabriel Atal lors d'un débat donc de ce débat sur LCI son action à la tête du ministère de l'éducation nationale en disant votre bilan est désastreux, on doit parler du classement PISA. Elle a parlé de la chute du niveau scolaire, de la montée de la violence
des lycéens euh ou au même titre de des étudiants en général également envers leurs professeurs euh que aucune hiérarchie ne respecte plus rien aujourd'hui. Elle dit et elle termine en disant "Votre bilan c'est la suppression de milliers de postes de professeurs." C'est à l'inverse de tout ce que vous venez de dire. Oui, surtout que c'est inexact. C'est-à-dire que le bud il y a pas eu de suppression de poste durant Oui, il y a un effondrement de la démographie aussi. C'est-à-dire que le nombre, vous venez de nous dire à l'instant qu'il faudrait peut-être remplacer les professeurs manquants. Alors, peut-être plusieurs choses. Un, il y a beaucoup moins euh de d'élèves par classe qu'il y en avait avant parce que il y a une effondrement de la de la démographie, c'est-à-dire qu'il y a
moins d'élèves pour un nombre de professeurs qui est certes en baisse mais en baisse très légère. Ça c'est le premier élément. Le deuxième élément c'est que les profs remplacés c'est souvent pas pour des raisons de budget. Hm. C'est parce que il y a des professeurs qu'on narrive pas à recruter. Lorsque vous regardez la situation de la scène Saint-Dené qui est probablement la situation la plus aigue en la matière, les professeurs qui arrivent en scène Saint-Di sont souvent des professeurs débutants qui ont peu d'expérience, qui se trouvent par face à des classes qui sont surchargées et qui dès qu'ils ont leurs points d'ancienneté partent de Sandy pour se rapprocher de l'endroit où ils ont d'où ils sont originaires. Et
donc vous avez un un un turnover au niveau des professeurs de la scène syndique est très élevé et vous n'arrivez pas à recruter des professeurs. Les professeurs ils préfèrent enseigner au centre de Paris qu'en scène Saint parce qu'on sait que c'est plus difficile. Ce qui appelle en fait une politique où on essaie de valoriser les professeurs qui sont prêts à prendre ce défi qui ont plus de bouteilles et probablement qu'il faut mieux les payer. Donc la question n'est pas toujours la question des moyens. C'est la question de l'attractivité de la profession des professeurs. Et qui a augmenté les professeurs ? Quel est le ministre qui a augmenté les professeurs ? C'est Gabriel Atal et c'est pas l'épaisseur du trait 500 €. Agnè Pagier Runaché, passons justement à
cette campagne électorale. Vous êtes coresponsable du programme avec deux Gabriel Atal. Il a appelé à une grande coalition, une main tendue de Gluxman à à Retaillot qui fait flop pour le moment. Personne ne répond. Mais en fait, il a pas changé de position Gabriel Atal. Il fait le constat que si on veut avoir euh euh si on veut que les Français se reconnaissent dans un candidat qui est pro- européen, qui porte les valeurs de progrès, qui porte les valeurs euh de de ce que de ce qui est profondément la France, c'est-à-dire la déclaration universelle des droits de l'homme qui porte les valeurs de compétitivité, ça peut pas s'arrêter à la droite et le bloc central. C'est pas vrai, les chiffres nous le disent des person. Sauf
que pour le moment personne ne vous suit et personne n'accepte cette main tendue. Tout le monde sait très bien et ça c'est les chiffres qui disent que si on veut gagner demain face au Rassemblement national, il faudra être capable de réunir des électeurs qui viennent de la droite modérée jusqu'à la gauche responsable. éid ce que dit et ce que dit Gabriel Atal c'est pas autre chose c'est de dire ceux qui pensent qu'ils vont gagner avec une des propositions qui sont d'une droite un peu élargie ça ne fonctionnera pas les gens ne se reconnaîtront pas et il faut un projet on ne gagne pas face au Rassemblement national et àfi en disant juste altos extrêmes il faut un vrai
projet incarné comme nous le porton moi je mais il y a trop de monde dans le bloc central Agniespench, est-ce qu'il faudra une primaire pour déterminer qui doit En tout cas, nous on n pas peur de la primaire. Voilà, on le dit très simplement. À un moment, il faut que les candidats se regroupe. Il faut pas qu'il se regroupe par peur des extrêmes. Il faut qu'il se regroupe sur un projet. Nous, on porte un projet qui est fort. Quand on avance au contraire de l'extrême droite et l'extrême gauche, qu'il faut pas détricoter l'Europe et qu'au contraire, il faut la renforcer avec les États-Unis d'Europe, et ben on porte un vrai projet. C'est peut-être cliant mais c'est une vraie avancée. Est-ce que d'autres vous l'interrogerez ? Mais selon vous, est-ce qu'il a peur de cette primaire ?
Pourquoi elle prend ? Il faut lui poser la question. Ouais. Et d'autres pourraient faire partie de cette primaire. Vous la voyez comment ? Jusqu'à Bruno Rill. J'ai toujours dit que il y a un vrai, comment dire, qu'on partage des choses fondamentales de Xavier Bertrand, grosso modo jusqu'à Raphaël Gluxman. On est pro européen mais pour une Europe qui est plus exigeante et plus protectrice sans Bruno Rota. Si vous voulez Bruno Rotaillot euh il il est un peu curieux parce qu'il reprend les propositions du Rassemblement national et je trouve que ça met de la confusion dans le système quand il attaque les juges, quand il attaque euh la la Constitution, quand il attaque euh les organisations non gouvernementales, on on on n'est pas forcément dans ce que
nous nous portons quand il attaque l'Europe, hein, de la même façon. Donc autant il y a des électeurs et moi j'ai rencontrre sur le terrain qui sont à droite et qui peuvent se reconnaître dans un projet où on remet l'Europe une Europe puissance au centre du jeu où on fait où on travaille pour améliorer la compéendu ne va plus jusqu'à Bruno Rotaillot. C'est ce que vous nous dites ce matin. C'est ce que je C'est pas ce que je vous dis. Ce que je vous dis c'est que nous ce qui nous importe c'est de rassembler les électeurs. C'est de rassembler les Français. Parlons du parlons du programme économique. Pas de la petite politique avec monsieur machin et tout mais on ne salira pas avec des gens qui disent le contraire de nous. C'est pas possible. Ça n'a pas de sens et les Français ne seront pas
duptes d'une alliance de circonstances. Mais vous continuez de porter le bilan du macronisme. C'est aussi ça qui fait que Alors, j'aimerais qu'on arrête avec ce mot de macronisme. Si une chose est sûre pour les prochaines élections présidentielles, c'est que le président Macron ne se représentera pas. Donc c'est un peu un mot valise. C'est un peu un mot valise qui correspond à une succession de coalition. Aujourd'hui, la coalition au pouvoir, elle est essentiellement marquée par les républicains. C'est une réalité. les Français lorsqueon les entend donc moi je ne me reconnais pas dans cette coalition qui est marquée enfin qui est aujourd'hui plutôt conduite par les les Républicains. J'ai des points de désaccord assez majeurs avec euh le le gouvernement et c'est d'ailleurs pour ça
quand même dans le jeage du macronisme tout à fait. Moi, je reconnais tout le travail qu'on a fait lors du premier weekena avec des résultats objectifs. Création de 2,5 millions de d'emplois, la recréation de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie, le fait qu'on ait été et qu'on est d'ailleurs encore, on verra cette année le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. Enfin, il y a il y a quand même un certain nombre de choses qui ont été faites, y compris sur le champ du social. Mais pourquoi ça ce mot valise de d'héritage du macronisme ? Ça m'agace parce qu'en fait depuis 2024 mais parce qu'en fait depuis 2024 ce n'est plus le macronisme. Depuis 2024 les politiques qui sont menées ne correspondent pas à
celles qui que nous prenions pour arriver au pouvoir et à celle que nous avons déployé. Depuis 2024, on ne parle plus de planification écologique. Depuis 2024, euh la politique qui visait à à travailler à fond pour réindustrialiser le pays, elle s'est un peu effacée. Le macronisme s'est arrêté en 2024 selon vous ? En tout cas, il y a eu une vraie rupture en 2024. C'est un fait qu'on constate tous. Et après je je je vais être faut pas être mauvais joueur si vous voulez le gouvernement et face à à parce qu'on vous dira de toute façon dans la campagne mais vous êtes l'héritage du macronisme quand il arrive les français vous le dire. Oui oui, mais je vous savez je suis je suis beaucoup sur le terrain et je suis sur un terrain de ruralité euh dans le Pas de Caléis où vous avez
10 député ren sur 12. Donc je connais un peu tout ça et j'habite hein, j'habite Lance donc j'habite dans un territoire qui est pas le plus privilégié de de France. Donc j'entends tout ça mais moi je le redis démissionné du gouvernement j'ai fait le choix de quitter ce gouvernement parce que je ne m'y reconnaissais pas et je neen voie pas la pierre. Je sais combien c'est difficile aujourd'hui de gouverner. Je suis consciente des efforts déployés par Sébastien Lecornu pour tenir les deux bouts de l'omelette et c'est extrêmement difficile et on l'aidera parce qu'on aime notre pays et donc aujourd'hui on n'est pas là pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement mais on a le droit d'avoir un peu de distance critique. Un mot du programme économique du
Rassemblement national qui a été annoncé hier. Euh pourquoi ne se serait-il pas possible de baisser la contribution nette de la France à l'Union européenne que le RN veut faire passer à veut baisser pardon de presque 10 milliards ? Mais parce que la manière dont le formule le Rassemblement national, c'est qu'en fait il veut les bénéfices de l'Union européenne sans payer euh le prix de l'adhésion. Et ça n'existe nulle part. L'Union européenne l'Union européenne va vous rironner. L'Union européne vous apporte 9 milliards d'euros euh de politique agricole commune qui correspond à à à un élément énorme de revenu des chiffres, c'est que la France a versé 8 milliards de plus que ce qu'elle a reçu. Oui, mais sauf que le sauf que le marché
unique lui rapporte près de 140 milliards d'euros. Mais donc regardez ce qui s'est passé. Regardez ce qui s'est passé avec le le Brexit. Le Brexit, ça leur a coûté des dizaines de milliard d' on parle pas de Brexit. On parle de renégocier la contribution nette. Si on si on considère qu'il y a effectivement qu'on est en excédent de 8 milliards en qu'on a perdu vous avez une assurance, votre assureur vous dit ça coûte 100 €. Vous venez, vous dites le voir et vous lui dites non moi je vais payer 20 €. Qu'est-ce qu'il vous répond ? Il vous répond écoutez changer d'assureur. Donc ça se négocie pas. Bah ça se négocie pas de la manière dont c'est écrit de de de manière un peu naïve par le Rassemblement national. C'est-à-dire je paye rien et j'ai tous
les bénéfices. Si on a renégocié, contrairement à ce qu'on dit, nous on a obtenu des baisses de notre contribution à à certains moments. On est allé discuter avec l'Union européenne, évidemment, on n'est pas idiot. Je veux dire, il y a pas un pays qui aimerait payer plus que ce qu'il ne doit. Mais aujourd'hui, ce que propose le Rassemblement national, c'est de dire à son assureur, hein, pour reprendre cette image, bah, tu veux me faire payer 100 ? Moi, je vais payer 10. Bah, ça ne tient pas la route. C'est un budget de pied ni clé, excusez-moi, du du propos. Moi, je m'attendais si vous voulez avoir des mesures avec lesquelles j'aurais été pour ou contre, pourquoi pas ? Vous voyez euh il y a des mesures d'ailleurs que que je qui me vont bien la baisse des impôts de production, je trouve que
c'est une bonne mesure. Mais si je reviens au budget, ce qui ressort d'ailleurs de l'analyse de tous les experts, c'est que toutes les économies sont gonflées et toutes les dépenses sont sous-estimées. Ce n'est pas on va en parler dans la deuxième partie, je suis obligé de faire une petite pause. Vous êtes coresponsable du programme de Gabriel Atal. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur les manques selon lui du programme de Gabriel Atal. On aura l'actualité des réseaux sociaux et puis euh dans vos 3 minutes pour convaincre, vous avez choisi de nous parler du coût de l'électricité. On reparlera quand même du programme économique du RN. À tout de suite. Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. Agnès Panier Runaché, ancienne ministre
coresponsable du programme de Gabriel Atal et notre invité. Dans un instant, on va parler de vos 3 minutes pour convaincre. Mais auparavant, on navait pas tout à fait terminé sur le programme du Rassemblement national. Euh pourquoi partir du principe que euh certaines euh certaines demandes euh certaines appréciations ne pourraient pas se faire, je pense notamment euh aux économies sur les agences de l'État. Est-ce que c'est pas réaliste ce que dit le RN sur les agences de l'État et sur les économies ? Pour le coup, sur les agences de l'État, c'est surtout pas détaillé euh mais c'est vrai que les montants qui sont mis en avant laissent à penser que c'est quand même une suppression assez importante des agences de l'État. Or, les fameuses agences de l'État, le gros
des coûts, c'est les universités. Donc on comprend mal comment c'est fait et comment on arrive à réconcilier les chiffres parce que j'imagine que le Rassemblement national n'a pas dans l'idée de supprimer les universités ou alors on aurait un vrai problème. Lif a par exemple réalisé une étude qui montre qu'on pourrait contenir à 100 le nombre d'agences de l'État. Donc c'est qu'on peut les réduire. Je rappelle qu'il y en a 434 aujourd'hui. Non, il y a 3000 agences de l'État et 434 plus 700 organismes divers d'administration centrale. Mais en fait le sujet n'est pas là. La question c'est est-ce que ça sert à quelque chose ? Est-ce que ça coûte plus cher ou moins cher que l'administration ? Et vous prenez une des agences de l'État qui est particulièrement mis en exerg qui qui
est l'ADEM. LAADEM a fait l'objet de d'inspection de l'inspection générale des finances, de rapport de la Cour des comptes qui disent moi je leur fais confiance hein que pour l'action qu'ils font, ils ont fait des gains de productivité de plus de 25 % et que si on réinternalisait, ça coûterait plus cher. Donc moi, j'écoute ça si vous voulez. Et en réalité la DEM, on parle de 3 milliards d'euros. En fait, c'est 3 milliards d'euros d'argent qui soutiennent des projets des ménages des industriels et des collectivités locales. Mais les frais de fonctionnement, c'est 125 millions d'euros. Donc c'est l'épaisseur du trait. Mais juste je veux vous donner un chiffre parce que je le trouve assez révélateur. Dans le budget, le Rassemblement national dit, on va faire 5 milliards
d'économies sur la rénovation thermique. Formidable. Pourquoi pas ? C'est un choix politique, je ne le partage pas, mais pourquoi pas ? Sauf que la rénovation thermique dans le budget 2025, c'est 500 millions d'euros. Donc vous ne faites pas 5 milliards d'euros d'économie sur un budget qui coûte 500 millions d'euros dans le budget de l'État. Et ça c'est de l'incompétence ou c'est de la désinvolture ? Et je prendrai plutôt la deuxième chose, c'est-à-dire que c'est du foutage de gueule vis-à-vis des Français. Restons, restons sur la thématique de pouvoir d'achat. Votre carte blanche, vos 3 minutes. Vous avez souhaité nous parler du coût du nucléaire aujourd'hui. Oui, je je parlais plutôt du coût de l'électricité. Oui, aujourd'hui nous avons un coût d'électricité qui est moins cher que
celui de l'Allemagne et que celui de l'Italie parce que nous avons le bénéfice d'un nucléaire mais parce que nous avons aussi du renouvelable et nous avons des chiffres qui arrivent sur le nouveau nucléaire qui disent "Ce nouveau nucléaire pourrait coûter plus de 100 € du MW." Alors ça paraît technique mais si je vous dis que ça coûte deux fois plus que le nucléaire d'aujourd'hui là je pense que vous comprendez de quoi il est question. Et ce que nous voulons porter avec Gabriel Atal, c'est une approche où on dit on va pas prendre pour argent compant les nouveaux projets sur la production énergétique. Nous notre enjeu c'est d'avoir un nucléaire qui soit réellement compétitif. Il faut travailler à ça au moment où euh des opposants veulent soit sortir
complètement du nucléaire, ce qui est une bêtise absolue, soit au contraire ne faire que du nucléaire qui coûterait deux fois plus cher que ce qui coûte aujourd'hui monter la production, c'est ce que vous voulez. Ce qu'on dit, c'est que un, il faut prendre EDF entre casu en demandant quels sont les moyens industriels et d'instruction des projets et de financement du projet pour avoir un prix qui ne soit pas à 100 € et pour baisser ce prix. Et de quelles sont les alternatives renouvelables ? compléments renouvelables qui coûtent aujourd'hui moins cher. Parce que ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que en Allemagne le coût du photovoltaïque est inférieur à coup au coût de notre nucléaire historique. Notre sujet avec Gabriel Atal, c'est de produire plus, c'est de
produire plus rapidement et c'est de produire moins cher. C'est possible et c'est sur ça qu'il faut se concentrer au lieu de se battre sur est-ce qu'il faut du nucléaire ou est-ce qu'il faut du rouflable. On passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Benjamin Maglaz. Emmanuel Macron qui se retrouve accusé d'avoir tenu des propos racistes. Je sais pas si vous avez vu passer l'information Agnè Panier Runaché. Elle est à prendre bien évidemment avec des pincettes. Le président de la République n'a pas réagi pour le moment à ces accusations qui font suite à un article publié dans le journal l'infiltré. On y apprend que la campagne présidentielle de Gabriel Atel serait un sujet, je cite de plaisanterie récurrent pour le chef de l'État et pour son entourage. À ce
titre, Emmanuel Macron se serait notamment moqué de l'une des lieutenantes de son ancien premier ministre. Vous la connaissez bien, Prisca Tevna, député ancienne porte-parole du gouvernement. Il l'aurait surnommé la Pquy le journaliste, rédacteur en chef de l'infiltré Jul Toress en parler encore hier sur ces news. Quand notamment Priscat Evenau prend la parole dans des duplexes à la télévision, il peut arriver qu'Emmanuel Macron utilise ce surnom. surnom qu'on pourrait qualifier quand même de raciste parce que madame Tevna a des origines maoriciennes mais elle est certainement pas pakistanaise. Elle est bien une députée française et voilà c'est un fait qui dans la bouche d'un président de la République ne devrait pas dire ça. Je le disais Emmanuel Macron n'a pas réagi pour le moment
qui a réagi vis-à-vis de de Priscat Teeveno. D'abord ce terme est absolument abominable. C'est du racisme de bas étage. Deuxièmement, il a été très clairement dit par l'Élysée à Priscatou que jamais ce terme n'a été employé par le président de la République ni quiconque d'ailleurs à l'Élysée. Et troisièmement, ça fait partie de ces infiltré met dans l'atmosphère pour bordelliser la discussion. Personne n'est dupe. Ce racisme qui est décomplexé et qui est en train d'envahir la sphère publique est inacceptable. Ce n'est pas la France. Ce n'est pas les droits de l'homme et ce n'est certainement pas ce que nous portons. Il ne se moque pas de de Gabriel Atal de sa de sa campagne. On sait que les relations sont assez tendues désormais
entre l'ancien premier ministre et et le président de de la République. Est-ce que vous savez si euh bah il y a des moqueries du côté du président aujourd'hui ? Écoutez, moi j'ai pas euh Il est rancunier ou pas Emmanuel Macron ? Je pense qu'aujourd'hui objectivement on a une guerre qui est aux portes de la de l'Europe en Ukraine on a des Ukrainiens qui tiennent la ligne de front vis-à-vis de la Russie et qui font la guerre pour nous, je dirais hein parce que c'est un peu comme ça qu'il faut le regarder. Moi, je préfère que ce soit les Ukrainiens qui tiennent la ligne de front que des Européens. Deuxièmement, vous avez une crise majeure d'approvisionnement de pétrole et de gaz dans le monde. Troisièmement, vous avez un président américain qui a
créé des problèmes économiques la dissolution a contribué à quasiment flinguer l'économie française. C'est Gabriel Atal qui l'a dit. Il est assez dur. Je ne sais pas en tout cas ce que vous en pensez avec avec Emmanuel Macron. C'est pour ça que je vous demande s'il est rancuné ou pas. Emmanuel Macron. Je pense que la dissolution a il y a un avant et après dissolution et il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas le dire. Ce qui flingue aujourd'hui l'économie française, c'est quand même la situation du gaz et du pétrole au Moyen-Orient. La guerre en Iran qui n'a pas été déclenchée par l'Europe, qui a été déclenchée par monsieur Trump et on voit bien les difficultés de remettre le dentifrice dans le tube et c'est les décisions en matière de droite douine de
monsieur Trump. Donc à un moment faut Gabrial a autre chose à faire que Mais Gabriel et Emmanuel ont autre chose à faire et ces petites polémiques sont terribles parce que elles nous détournent de l'essentiel le filtrer enfin on pas besoin de mettre ils ont inventé les termes ils ont inventé les termes alors je pense enf jamais pour le coup moi ça fait 20 ans que je connais Emmanuel Macron ce n'est pas son langage. Jamais il ne prononcerait un mot comme ça. Ça n'a pas de sens. Il y a pas de moquerie de la part du président de la République. Vous en êtes certaine de ça ? Moi je Emmanuel Macr, il peut avoir de l'humour. Il y a pas que l'infiltré qui le dit. J'ai lu dans le canard enchaîné qui se moquait de du fait queil y ait pas grand monde dans les bars
racist. Il y a deux choses. Il y a tenir des propos racistes et là l'infiltré se fait plaisir parce que il utilise son langage et il le met dans la bouche du bloc central. Ce qui est une façon aussi de décomplexer ce racisme et de justifier ce que fait le Rassemblement national. Je rappelle que monsieur Bardella a été pris la main dans le sac de propos antisémites qui sont caractérisés. Contest, il les conteste certainement mais enfin manifestement, il a du mal à contester les preuves. Donc et c'est du journalisme. Et deuxièmement, il y a le fait que dans toute collectif, il peut avoir des plaisanteries les uns sur les autres. Enfin, ça c'est d'un grand classique. Je pense que on découvre pas la lune. Bon euh merci Agnè Panier Runaché. Grand moment ce soir de télévision puisque
Édouard Philippe sera l'invité de France Télévision. vous allez regarder euh ça dépend c'est ce que j'ai ce soir, je je pense que je suis retenue mais bien entendu moi je suis euh déclaration je suis les déclarations des différents candidats sur qu'il s'agisse de encore une fois Xavier Bertrand, Édouard Philippe, Raphaël Glxman je trouve que il faut écouter ce que les autres ont à proposer. Merci Agnè Panché pardon de d'avoir été notre invité ce matin. Je rappelle que vous êtes coresponsable donc du programme de Gabriel Atal.
Agnès Pannier-Runacher