Raffineries : cette “grève préventive” de la CGT est totalement irresponsable
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15François-Xavier BellamyFait
« Il faut commencer par dire la gravité de cet acte, qui consiste à lancer une grève avant d'avoir ouvert des négociations. »
- 0:45François-Xavier BellamyChiffre
« Total vient de distribuer 2,6 milliards d'euros à ses actionnaires, on en veut une petite partie. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« Dans une période d'inflation, ça peut être parfaitement légitime. »
- 4:30François-Xavier BellamyFait
« Le gouvernement dit que, maintenant, la situation va s'améliorer. »
- 6:30François-Xavier BellamyFait
« Heureusement, cela a été fait. Le gouvernement dit que, maintenant, la situation va s'améliorer. »
- 8:30François-Xavier BellamyChiffre
« aujourd'hui, c'est des dizaines de milliers de Français qui sont pénalisés, qui ne peuvent pas aller travailler »
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Il faut commencer par dire la gravité de cet acte, qui consiste à lancer une grève avant d'avoir ouvert des négociations. Je pense qu'aujourd'hui, tous les Français constatent l'irresponsabilité de la CGT qui, alors même que les discussions n'ont pas commencé, décide de faire une grève préventive. C'est là une manière de pénaliser tous les Français, de mettre en difficulté notre pays, dans un moment pourtant critique, alors que la discussion est aujourd'hui sur le point de s'ouvrir.
Une grève, ça ne sert pas à ça. Une grève, ça sert à, quand on a épuisé toutes les mesures de discussion, à témoigner de son opposition. Mais là, on n'est pas du tout dans ce cas de figure. - Ce que dit la CGT, c'est : Total vient de distribuer 2,6 milliards d'euros à ses actionnaires, on en veut une petite partie. - Mais que la négociation ait lieu, c'est nécessaire, bien sûr.
Évidemment, il faut discuter des salaires, il faut discuter de l'ajustement salarial. Dans une période d'inflation, ça peut être parfaitement légitime. Mais encore une fois, même la CFDT s'insurge contre ce processus, cette procédure.
Je pense que là, il faut faire preuve d'une ligne de fermeté très claire avec la CGT, en disant que ce n'est pas comme ça qu'on se comporte dans une démocratie. C'est pas en prenant en otage les Français, quand la discussion, encore une fois, n'a même pas encore commencé. - Une fois qu'on a dénoncé le droit de grève de la CGT en ce moment, qu'est-ce qu'on fait pour amener du carburant dans les stations ? - Il fallait effectivement mobiliser les stocks stratégiques.
Heureusement, cela a été fait. Le gouvernement dit que, maintenant, la situation va s'améliorer. Et j'espère qu'elle s'améliorera très vite, parce qu'aujourd'hui, c'est des dizaines de milliers de Français qui sont pénalisés, qui ne peuvent pas aller travailler, qui ne peuvent pas vivre leur vie normalement à cause de cette situation.
Et donc ces stocks stratégiques, il fallait les débloquer. Heureusement, c'est une réalité aujourd'hui. - Est-ce qu'il faut débloquer aussi les raffineries ? - Je crois qu'aujourd'hui, le problème est plutôt la question de l'acheminement que la question du blocage.
Le problème, il est à la fois dans les raffineries qui n'envoie plus de... - Mais le problème, c'est que si vous n'avez pas de camions, ça pose un autre problème.
Ça pose aussi la question, encore une fois, de l'organisation de l'emploi dans le pays. Mais aujourd'hui, on manque de chauffeurs de poids lourds, on manque de chauffeur de camion, pour transporter le pétrole. Donc la question c'est aussi celle-là.
François-Xavier Bellamy